Martine autour du monde ...

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31-3 : Shahrisabz

 

 

Beaucoup beaucoup de problèmes pour se connecter à internet ici, 1 minute ça marche, 10 minutes ça marche pas ... mais bon, j'essaie encore 

 

A environ 100 km  au sud de Samarkand, dans la région du Kashka Daria, Shahrisabz est connue pour être la ville natale de Tamerlan et de ses ancêtres : il y est né dans un petit village situé à un quinzaine de km de là. Ayant fait de Samarkand sa capitale, Tamerlan voulu rendre hommage à sa famille en donnant à sa ville natale un peu de prestige. Il fit construire un  mausolée pour son père, ses fils, et ses maîtres spirituels. Il prévoyait d’y être enterré lui-même.

Il s’attaqua ensuite, pendant 25 ans, à la construction d’un palais somptueux : l’Ak Sarai ce qui signifie « Palais blanc » couleur de la noblesse, couvert de majolique azur et bleue, dont il ne reste plus aujourd’hui que les deux colonnes de la porte d’entrée. Mais sa statue est bien là, au milieu de la place (debout, car n'y a qu'à Samarkand qu'il est assis ... sur son trône); partout en Ouzbekistan Tamerlan a remplacé Lénine comme héros national. 

 

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Nous avons vu les tombes, mausolés, de la famille de Tamerlan:

 

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On trouve aussi à Shahrisabz, caravansérail, madrasas et plusieurs mosquées.

 

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... ce qui m'a permis de faire la différence entre les différentes pièces de décoration :

 

1 : Koshi:    revêtement mural de faïence contemporaine 

 

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2 - Majolique : ou faïence italienne. la faïence étant une terre cuite à base d'argile. Il s'agit donc d'un matériau   

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3 - La mosaïque : terme qui signifie "assemblage" de morceaux appelés des "tesselles" . Ces tesselles peuvent être faits de galets,de pâte de verre, de carreaux de grès, d'émaux, de céramique, de marbre, d'or ou d'argent. A Samarkand  il s'agit de céramique. la céramique étant l'art de fabriquer les poteries, fondé sur la propriété des argiles de donner avec l'eau une pâte plastique, facile à façonner, devenant dure, solide et inaltérable après la cuisson. C'est aussi la poterie elle-même.

Bon, j'insiste un peu car je n'y connaissais rien ... et ne suis d'ailleurs pas tout à fait sûre de ce que j'avance   ... mais enfin, c'est TRES BEAU!

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 4- la peinture murale  : on peint directement sur les murs !

 

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Les monuments de Shahrisabz reflètent l’esprit de démesure  de Tamerlan, et ne méritent peu être pas les 6 heures de route que nous avons du faire pour y aller…, (interrompues par quelques contrôles sur la route quand on change de district et où les policiers relèvent le numéro de notre voiture …) routes cahoteuses, empierrées, très délabrées. Les gens roulent très vite ici,  surtout en ville, sans respecter aucun code de la route, Boris les appellent les "Schumacher" ouzbeck ! Si on ajoute les zig zag en permanence pour éviter les nids de poule, ça donne une idée du voyage :)

Heureuses compensations : les paysages de steppes et de montagnes, au loin l'on aperçoit les sommets enneigés du Pamir qui forment la frontière avec le Tadjikistan, les plaines  cultivées : vignes, pommiers, coton.... sans oublier le long de la route les mûriers sauvages, 

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En effet sur le bord de la route, voici des mûriers sauvages, dont on coupe les feuilles (il reste le tronc comme ci dessus), pour nourrir les vers à soie.

Mais le coton, nous n'en verrons pas, car il est tout juste planté, la récolte se ferra au mois de septembre.

Le coton : la « Oq Oyl » = la route du coton …

le coton, sorte d’or blanc pour le pays, occupe la majeur partie des terres du pays, ce qui laisse peu de place aux cultures vivrières, et oblige l’état à de multiples importations. En outre, les dégâts sur l’environnement sont considérables, à preuve l’assèchement de la mer d’Aral … La route du coton a remplacé la route de la soie. 

Le coton appartient à l'Etat, et chaque famille semble -t-il doit contribuer gracieusement à la cueillette, ce qui ne semble pas poser de problème.

Ce n’est pas la fleur, que l’on cueille pour faire le coton, mais le fruit et les fibres qui l’entoure.

La fleur de coton, une corolle orangée dont la taille et la forme sont proches de la tulipe, donne naissance à un fruit de la taille d’une petite noisette qui devient gros comme une balle de ping-pong. Ce fruit dur éclate en forme d’une étoile à 5 branches, et le coton qu’elle contient gonfle et s’épanouit en une boule virginale. Les cueilleurs empoignent ces boules et les fourrent dans leur sac. Comme on continue d’irriguer le coton durant la récolte, ils sont le plus souvent pieds nus dans la boue. Le soir, le propriétaire donne environ 25 centimes d’euros par kilo ramassé. Pour s’offrir un repas de chachliks le soir au restaurant, il faut cueillir entre 8 et 12 kilos …

 

En images (mais les photos ne sont pas de moi !)  : 

 

 

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Le marché  de viande, fruits et légumes de Shahrisabz : c'est la saison des tomates, concombres, fraises et cerises :

 

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Enfin un arrêt dans un atelier de tissage de tapis où Mireille s’est mise au travail ! L'on y fait des tapis, noués ou tissés :

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Nous terminons la journée autour d'un bon repas arrosé d'un vin du pays (Bagizagan), et toujours dans la bonne humeur !

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Bref, nous sommes devenus de vrais Ouzbeck 

 

Mais mon blog et tellement difficile à faire ici ... que je ne donne pas cher de la suite ! Inch Allah !

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31- 2 Nurata, Sob, Sentop, Oukhum

 

La grande aventure commence aujourd’hui : direction le nord vers le lac Aydar Kul : paysages de steppes désertiques à perte de vue. La route est en (àpeu près) bon état, il fait chaud, mais le "Gr Martine Bachelier" est en pleine forme pour aller à la découverte des GR d'Uz. ! Bernard s'est même équipé d'une calotte locale ...


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La seule ville traversée est Navoï.  Là, surprise, la ville est noire de monde, un énorme embouteillage sur la route qui est coupée, des policiers partout…contrôles… contrôles… nous resterons bloqués pendant une heure, notre chauffeur s’énerve … impossible de faire demi-tour, certains y parviennent quand même. Finalement Bernard sort de la voiture, se dirige vers le check point et parvient à discuter avec une femme qui vient nous voir et réussit à nous faire passer sans trop de problèmes … Bravo ! Nous sommes libres. Nous comprenons qu’il s’agit d’un grand festival qui attire beaucoup de monde (Le "Festival des cultures traditionnelles") créé à Navoï par la fille du Président Karimov.

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Arrivés à Nurata, une petite ville de 50 000 hab. connue pour être le point de rassemblement des troupes d’Alexandre le Grand avant la prise de Samarkand : on y voit sa forteresse en ruine. Deux mosquées rénovées et une source d’eau sacrée : c’est aussi un lieu de pèlerinage important.

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Nous logeons chez l’habitant, dans la vieille ville -qui est plutôt un village- et comme toujours ensuite nous y serons accueillis avec beaucoup de gentillesse, par un thé vert accompagné de cacahuètes, de gâteaux et de bonbons... que nous retrouverons d'ailleurs sur la table à tous les repas .  Nous les prenons sous la tonnelle et dormons en « dortoir » sur des nattes. Boris, notre chauffeur qui commence à nous connaître, n'hésite plus à faire de plus en plus le clown (il s'amuse tout le temps à nous parler en fermant un oeil) et nous raconte des histoires drôles que Bakhrom, notre guide (à droite) nous traduit. Boris, a surnommé Bernard « Berdiboy » (le gentil riche) et Gilles « Juraboy ». Il apprend aussi à Mireille à danser sur une seule jambe en se tenant accroupie...

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La jeune fille de la maison me prête même son chapeau !

 

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Les conditions de vie sont assez sommaires ici, comme elles le seront plus ou moins partout : le jeune garçon de la maison fait chauffer l'eau de la douche en faisant de feu dessous, tandis que la jeune fille fait la cuisine avec ce qu'elle trouve dans le jardin: actuellement c'est la saison des concombres, des tomates, et des pommes de terre. Mais c'est très bon. 

Le soir, la Vodka coule à flot : il faut respecter la coutume, porter un toast chacun à son tour, faire "cul sec" ... et recommencer !! je suis  obligée de trouver des astuces pour m'en sortir : je verse discrètement ma vodka dans mon verre d'eau ... où dans le verre de Bakhrom...  Ca marche Ouf !!

              

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 Le lendemain nous continuons vers le nord et le Lac Haydarkul situé en plein désert à 6O km de Nourata. Une route toute droite au milieu de la steppe à perte de vue. Très peu de circulation et encore moins d’habitations. Le lac, vaste étendue très calme d’un bleu azur étincelant  pointe le bout de son nez au loin. Il brille sous le soleil qui tape de plus en plus fort.  C’est un lac salé créé à la suite du déversement d’un réservoir, qui contient aujourd’hui plus d’eau que la mer d’Aral et qui continue de se remplir. Les immenses étendues traversées sont recouvertes de coquelicots en fleur.  

 

  Arrêt à midi dans une tchaïkana où l’on nous sert des carpes grillées du lac. Délicieux !

 

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Nous partons faire une grande promenade sur le chemin qui longe le lac, où Mireille et Beranrd ont le courage d'aller se baigner, malgré l'eau très froide,  pas grand chose en vue sinon des troupeaux de moutons ...   

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    Brrr.......  

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Rescapés du lac, nous avons plaisir à regarder nos photos 

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Nous arrivons à Sob, un tout petit village perdu au milieu de nulle part en bordure de la chaîne de montagne Nurala Tizmasi.

Là aussi nous sommes « chez l’habitant », un logement très simple, mais  finalement nous nous faisons bien à la vie de routards , filet de douche froide et wc à la turque ! Nous partons faire une grande randonnée avec le fils aîné de la famille « Sam » qui nous sert de guide. Le paysage est magnifique. Nous observons les sources d’eau, les fleurs, les moutons, les vaches, nous croisons des Kasahks à dos de mulets et de nombreux enfants qui tous nous font de grands signes de la main accompagnés de chaleureux « assalam malekoum »  (bonjour)  … et même un stupa sur lequel Bernard ajoute quelques pierres.

Certaines maisons me font penser à des temples tibétains :

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Cette région semble très pauvre, la population y vit en autarcie, chacun cultivant son potager. Elle est peuplée de Kasakhs qui étaient déjà la avant la formation des nouvelles frontières et y sont restés depuis. Ils ont gardé leur nationalité et parlent kasakh mais sont "citoyens d’Oubékistan", bien qu’ils n’aient pas le droit de vote... Allez comprendre. 

 

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Après un bon déjeuner fait de raviolis maison : toujours par terre, on pose la viande, on enroule la pâte autour du doigt et hop ... c'est fait ! ensuite il reste à faire cuire au feu de bois.

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 Nous faisons route vers notre prochain village Sentop environ 500 habitants, très dispersés sur un immense territoire montagneux traversé par une joie rivière. Les gens ici sont Tadjik et parlent le tadjik. Ils sont dans la même situation que leurs amis Kasakhs que nous venons de quitter. On découvre notre logement chez l’habitant : une grande maison fait pour recevoir les touristes qui y sont aussi logés en dortoirs, sur des nattes. Dans ces vastes pièces, hormis les matelas en coton -très minces !- étalés sur le sol, il n’y a rien d’autre, pas même une chaise … et comme toujours il faut enlever ses chaussures avant de rentrer, pour ne pas salir les tapis qui recouvrent le sol. La douche (très rudimentaire où seul un très mince filet d’eau coule) et les WC sont toujours à l’extérieur, dans la cour. Mieux vaut être muni d’une lampe électrique !

 

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Les propriétaires sont très gentils et très chaleureux, viennent nous montrer leurs enfants, parler avec nous, souvent par gestes, mais pas de problème, nous finissons toujours par nous comprendre ! Les gens habitent le plus souvent en famille comprenant grands parents, enfants et petits enfants. C’est encore le cas dans ce B & B. Les filles, elles, quand elles sont mariées, partent habiter chez leurs beaux-parents. C’est vrai que les « grand-mères » que nous avons rencontrées semblent très autoritaires ! Ce qui nous surprend toujours c’est que la cuisine, le service à table, sont exclusivement le domaine des femmes qui pourtant  ne viennent jamais s’asseoir à notre table, alors que les hommes eux mangent parfois avec nous.  Ou se reposent dans les tchor poya (taktan en russe)

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Après une courte sieste, nous sommes partis à la découverte du village… aux maisons très « éparpillées » dans la nature, et le lendemain grande promenade de 3h. en remontant le long de la rivière. L’occasion encore de rencontres en tous genres : enfants qui rentrent de l’école (la scolarité est obligatoire à partir de 7 ans, dure 4 ans et ensuite il y a le collège, le bac à 21/22 ans … et l’université pour ceux qui en ont les moyens), les troupeaux qui passent, des femmes et des hommes à dos d’âne, un petit garçon se met même debout sur le dos de son âne en nous voyant !

 

 

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      Beaucoup de maisons en ruines, on se croirait parfois dans un village « mort ». Seules les anciennes peintures murales apparaissent. Quelques rares « grandes et belles » maisons attirent notre attention. D’autres ressemblent à des temples tibétains. Un monument funéraire  (ci-dessus) me fait penser à un stupa surmonté d’une grande main qui s’élance vers le ciel et dont les 5 doigts représentent les 5 piliers de l’Islam… quant aux drapeaux votifs ils sont remplacés par des cailloux blancs.

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Le lendemain, après une heure de route sur un chemin caillouteux, nous arrivons à un village situé de l'autre côté de la montagne : Oukhum. Ouzbeck cette fois. Arrivés au sommet, nous devons charger nos sacs sur des "Mercédès ouzbecks" comme dit Boris, autrement dit à dos d'âne, pour atteindre notre chambre d'hôtes, car le chemin n'est pas carrossable :

 

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Nous sommes accueillis chez une famille très pauvre, dont la père est professeur de mathématiqes au collège et la maman institutrice. Elle est adorable, et c'est la première femme qui aura  "le culot" de venir s'asseoir à notre table !Pas facile pour Gilles de s'asseoir par terre !

  

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Les conditions d'hébergement sont encore plus spartiates que les jours précédents : wc et douche froide de l'autre côté du pré , après avoir traversé la rivière sur un petit pont de bois branquignolant ! La nuit, il vaut mieux se munir d'une lampe! Pour se laver les mains , deux petits pots en plastique suspendus remplis d'eau de la rivière  :

 

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Grande balade encore en montagne, accompagnés du fils de la maison :

partout, de petits canaux de dérivation pour irriguer les rares potagers, des ânes chargés de sacs de bouze qui sert d'engrais, des noyers, de jolies chèvres aux longues oreilles noires et blanches, des chevaux qui passent  semblant connaître leur chemin, on s'est même essayer au Taï Chi sur la montagne !

 

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et puis retour à la maison, pour un dernier déjeuner préparé dans la cuisine de la maison, tandis que l'on se repose dans le jardin, sur un "tchor poya"  ... 

 

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....avant de repartir vers Samarcande : mulet, puis chemin de terre, puis route défoncée : au total 6 heures pour atteindre à la "perle de l'Orient" ... ça se mérite ! Mais ambiance toujours au beau fixe  

 

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31-1 : Boukhara

 

Attente dans l'aéroport de Tashkent ... et du hublot, je vois les différents paysages traversés jusqu'à Boukhara : steppes et  lac Haydarkul  où nous irons bientôt nous baigner ...

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Boukhara, plus de 300 000 hab., la "perle de l'Islam" : son nom pourrait venir du farsi "boukhar" qui signifie "connaissance" ou du sanscrit "vihara" qui signifie "monastère bouddhique" ...

 

L’une des plus vieilles cités du monde, l’une des villes les plus religieuses de l’Orient, comptant plus de 360  mosquées, une centaine d’écoles coraniques qui totalisèrent jusqu’à 10 000 étudiants. Marché capital sur la Route de la Soie, elle a possédé plusieurs dizaines de caravansérails. Son bazar s’étendait sur des hectares. S’y retrouvaient les marchands les plus spécialisés, et les changeurs d’argent. Trois coupoles marchandes ont été préservées et rénovées et servent aujourd’hui exclusivement aux vendeurs de tapis et de souvenirs pour touristes. Sa bibliothèque a contenu jusqu’à 45 000 volumes.

Un personnage célèbre de la ville : le grand vizir « Abu Ali Al Husayn ibn Sina »– plus  connu sous le nom d’ « Avicenne », fut linguiste, musicien, astronome… c’est aussi lui qui écrivit une encyclopédie médicale « le canon de la médecine » qui servit de base aux médecins du monde entier entre le 10ème et le 19ème siècle

C'était une des nombreuses cités sogdiennes, au coeur du Kysyl Kum (le désert de sable  rouge) mais aussi de la vallée arrosée par le fleuve Zéravshan où les agriculteurs sont devenus très vite sédentaires. Une ville sainte où se côtoyaient zoroastriens, bouddistes , nestoriens, manichéens avec une grande liberté de culte.... et commerçante.Elle fut conquise par les musulmans en 708 qui mirent  fin à la liberté de culte et remplacèrent les temples par des mosquées. En 892 elle devint le premier Etat musulman indépendant de la région, atteignit son âge d'or sous les Samanides, déclina au 11ème siècle, sous les Karakhanides, s'effondra sous la déferlante mongole, puis sous les troupes de Tamerlan en 1370. Boukhara ne connaîtra un nouvel âge d'or qu'au 16ème siècle sous les Chaybanides, puis à l'époque du "grand jeu" à la fin du 19ème.

 Aujourd'hui l'économie de cette ville du désert est basée sur, outre le tourime, la culture des céréales et du coton. Elle possède aussi la plus importante raffinerie de pétrole d'Ouzbékistan. 

Tout a été restauré pour redonner à la ville son éclat d'antan. Ce qui la caractérise par rapport aux autres grandes villes d'Ouzbékistan, c'est que son architecture couvre une très large période d'une dizaine de siècles.

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      Au centre de la vielle ville se trouve la place Lyabi-Khaouz avec ses constructions élégantes autour d’un bassin entouré de mûriers centenaires.

 

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Dans la partie Est on peut voir la madrasa Nodir Devon Begi construite comme caravansérail transformée en une madrasa - école coranique -  en 1630. Actuellement il  reste 9 madrasas en fonction d'école dans tout le pays dont 2 Tashkent et 1 à Boukhara, ce sont des écoles privées payantes, où l'on apprend non seulement le Coran mais aussi toutes les matières fondamentales en 4 ans.  C'est là, à deux pas de nos chambres d'hôtes, que nous commençons notre découverte de la ville :

-Notre B & B Hovli Poyon, la demeure d'un ancien Emir transformée en hôtel, très bien situé au coeur de la vieille ville tout près de la place Lyabi Khauz, et notre voiture conduite par celui que nous appelons "Boris" (avec une pointe d'humour :) car il s'appelle comme notre guide "Bakrom"  

 

 

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Après un moment de repos dans la cour de notre petit hôtel (très agréable!), Mireille  se dirige vers la place principale de la vieille ville : Lyabi-Khauz, entourée de canalisations aériennes de gaz (il y en a partout ici ), et de nombreux monuments dont le khanaka, le bâtiment du 17ème siècle qui servait au Khan (ou Emir), mais aussi de lieu d'hébergement aux derviches ( ces nomades chanteurs soufis ). la place est entourée de canalisations, en son centre un grand bassin. 


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Je cueille quelques mûres blanches au passage, il y a en partout ici. Elles sont juteuses et très bonnes !

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De l'autre côté de la place, la madrasa Nodir Devon Begi. Les 2 phénix qui arrachent les loups porteurs de malheur, et les emmènent vers le ciel et le soleil pour protéger les hommes ...sont les oiseaux mythiques très célèbres en Ouzbékistan.

 

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Sur la place une sculpture du fameux clown ouzbek du 10ème siècle : Nasreddin dont tout le monde ici connait les blagues !

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Il y a dans cette ville tant de monuments et de noms compliqués à retenir pour nous ... que je vais me simplifier la vie et mettre une série de photos des plus beaux monuments vus durant ces trois jours : 

 

La plupart de ces monuments se trouvent dans la "vieille ville" de Boukhara, souvent autour des places où ils sont regroupés (caravansérail, mosquée, madrasa, palais du Khan, khanaka la résidence administrative du khan, minaret, nécropole, bibliothèque ...), l'ensemble formant ce qu'on appelle un "complexe". Il y a plusieurs complexes ici. Tous se ressemblent un peu dans la mesure où ils sont tous en brique beige, et mosaïque bleue (symbole du ciel) et cela aurait pu finir par être lassant si nous n'avions pas eu les explications très pointues de Bakrom, notre guide, qui sait faire la différence ... Tous ont été magnifiquement rénovés - après la destruction par les Russes -, et apparaissent aujourd'hui flambants neufs. Pour la plupart transformés en boutiques d'exposition et de vente pour touristes : l'artisanat est superbe et de très bonne qualité. 

 

Nous sommes impressionnés par le nombre, la taille et l'harmonie de ces ensembles... et souvent le peu de monde qui s'y promène ! C'est juste le début de la saison.

 

 

 

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Sous les "coupoles des marchands", où passaient les chameaux , on vend aujourd'hui encore tapis, faïences, textiles ... des "susani" : des tentures en coton, qui  servent de couvre-lit, de nappe, ou de décoration murale . Recouvert de motifs traditionnels, le susani est fait de l'assemblage de morceaux de tissus cousus et brodés à la main de couleurs flamboyantes, mais aussi de couleurs naturelles, moins flashy.                                                                                            

             

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Nous irons  voir la forteresse de l'Emir, située un peu à l'extérieur de la ville  sur la colline d'Afrosyab, une ville dans la ville, dont les fondations remonteraient à 2500 ans avant JC.

 

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Puis une toute petite synagogue, trouvée par hasar dans les ruelles, car il y a une importante communauté juive ici:

 

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Mais Boukhara c'est aussi les "villages" , où vivent les Ouzbeks d'ici : une multitude de petites ruelles ou chemins de terre, où les maisons, se cachent autour de cours centrales, derrière de petits murs de brique ou de pisé. Un autre monde ... qui semble bien pauvre !... et où les canalisations de gaz sont fixées aux murs :

 

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Mais une promenade dans cette partie de la ville, souvent en rénovation aussi,  sans lumière le soir (lampe de poche obligatoire), est très émouvante , les gens y sont calmes et joyeux, dînent dehors...Les vieilles Lada russes sont encore légion ...

 

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A Boukhara nous avons visité un atelier de tissage de la soie, et un atelier de miniatures, représentant notamment Marco Polo sur la Route de la Soie, ainsi qu'un atelier de fabrication de marionnettes 

 

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La plupart des femmes porte les foulards, robes et pantalons traditionnels, elles adorent qu'on les photographie ! les enfants aussi ... ce n'est pas le cas dans tous les pays, loin de là, et mérite d'être souligné. C'est le signe de leur caractère spontanné et accueillant que nous retrouverons tout au long du voyage :

 

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Les hommes quant à eux s'adonnent au backgammon et à la musique, essentiellement de petites guitares à 2 ou 3 cordes, des tambourins pour le rythme, et des flûtes pour l'accompagnement :  

                                                                                                   

 

 

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et nous, pendant ce temps là  ... on déguste la cuisine ouzbek en famille,après que Backrom nous ait appris à servir le thé, selon la tradition, en 3 fois pour qu'il ait le meilleur goût : on reverse la première tasse dans le pot, puis la deuxième, puis la troisième ... en disant Loï, Moï, Choï (la terre, l'huile, le thé) ... et ensuite on peut boire. C'est bon, c'est léger.  Yarchi

 

Photos prises dans la cour de notre B&B :

 

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Demain départ vers le nord, avec hébergement chez l'habitant sans doute pas de wifi pendant 4 jours snif snif ... but don't worry 

 

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31 - Tashkent

Cette fois ça y est ! "Nous" y sommes !! car fait exeptionnel : cette fois, je ne pars pas toute seule ! Nous serons quatre ! 

Fini les préparatifs !  

A nous d'approcher ce pays inconnu, de regarder avec curiosité tout ce qui s'offre à nous, d'ouvrir grands nos yeux et nos oreilles, nez au vent ... sentir,voir,découvrir, apprendre ...

Le voyageur, ne suit-il pas un peu, la même trajectoire que celle du peintre : une fois que la toile est tendue, offerte au vent, on vogue, sans savoir vraiment où...ni comment... au gré des cheminements, des rencontres, des états d'âme ... Quant au résultat, comment savoir ...?

 

 

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Taschkent, capitale de la République autonome d'Ouzbékistan depuis 1930, poumon économique du pays, est située à l'Est  à quelques dizaines de kilomètres de la frontière Kazakh, elle compte aujourd'hui plus de 2,7 millions d'habitants.

La ville fut reconstruite par les soviétiques suite au tremblement de terre de 1966 qui la détruisit presque entièrement, reconstruction qui s'est poursuivie sous la présidence Karimov : aujourd'hui les nouveaux édifices prestigieux côtoient les vieux quartiers de Chorus et de Labzakh, qui seuls, ont échappé à la destruction.

Elle fut souvent utilisée comme base arrière de conquête par les soviétiques et reste une mosaïque de nationalités.

De prime abord, l'une des plus anciennes étapes sur la route de la soie, ne semble mériter plus qu'une courte visite, mais aujourd'hui on dit que Tachkent bouge, prend son statut de capitale nationale et régionale, et semble de plus en plus agréable à vivre. 

 

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Nous sommes bien contents d'être arrivés après 24h de voyage (porte à porte), un transit à St Pétersbourg où nous n'avons croisé que des visages fermés et peu sympathiques,  des contrôles et des re-contrôles à n'en plus finir,  à St Pétersbourg comme à Taschkent où là ce fut alors le summum à tel point qu'au bout d'une heure d'attente dans une file compacte, dans une chaleur insupportable, une jeune femme qui était juste devant moi, a fini par s'évanouir !  

 

Bref, nous nous sommes couchés à 5 heures du matin dans un bel hôtel, au style est très soviétique... avant de commencer la visite de Taschkent avec un guide francophone très sympathique, charmant et plein d'humour qui s'appelle "Bakhrom". Nous sommes ravis !

Il nous apprend un tas de choses intéressantes sur l'histoire et la culture ouzbek.

  

Taschkent est une ville neuve, moderne, avec de larges avenues bordées d'arbres et de parcs. La vieille ville a quasi complètement disparu aujourd'hui. 

  

Tous les monuments ont été restaurés en deux temps trois mouvements par les Russes, puis par les Ouzbeks, mais ils sont magnifiques. 

 

Nous avons admiré l'ensemble Hasti Imam qui comprend, autour de la même place une madrasa du 16ème siècle, un mausolée du 16ème siècle aussi qui abrite l'un des quatre  Corans d'origine du monde musulman, et une mosquée du 19ème:

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Grande Mosquée Tilla Sheikh (19 ème siècle) avec ses deux minarets de 52 mètres

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Madrasa Barak Khan (16 ème siècle) restaurée

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      La Madrasa Barak Khan ci-dessous à gauche et le Coran d'Osman rapporté d'Irak à Samarcande par Timour au 14ème siècle :

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Nous sommes allés ensuite déjeuner au marché où nous avons goûté au plat "national" le "PLOV" une sorte de tajine, faite de riz , de légumes et e fruits (pour nos des raisins secs) et de viande de boeuf :

 

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agrémenté  de pain rond , les "nons" et j'ai même dégusté une "samsa" un beignet fourré de viande, d'agrumes et de légumes avec de belles saveurs d'épices (délicieux!)

 

Nous avons poursuivi au grand bazar central de la ville situé sous une immense coupole, où les marchands sont situés par quartiers, selon ce qu'ils vendent : on y trouve absolument de tout des graines, des fruits, des oeufs  de toutes sortes, des épices de toutes les couleurs  dont les effluves font agréablement tourner la tête, de nombreuses variétés de riz , des cornichons gros comme des courgettes, des montagnes de fromage blanc ...

 

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Enfin, nous sommes allés voir la Place de l'Indépendance, anciennement place Lénine, un espace vert planté d'arbres, traversé par 4 avenues de pierre, avec notamment une sculpture de "la mère triste" pour commémorer les morts ouzbeks de la deuxième guerre mondiale (500 000), et la statue de la "mère heureuse" qui a remplacé celle de Lénine et célèbre la naissance de l'Indépendance de l'Ouzbékistan (1991) 


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Et voilà, la première journée, très ensoleillée et sous une température douce (environ 22 degrés) s'est terminée autour d'une bonne table en compagnie de notre guide Bakhrom et Izrofil le Directeur de l'Agence.

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30 - L'Ouzbékistan

La Route de la Soie ... fait son chemin ... par petits bouts !  

 

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  BA-carte générale Asie centrale

 

Je connais déjà Xi'an et Istanbul les deux extrémités de la Route de la Soie ... mais entre les deux, rien. C'est pour moi encore : Voyage en terre inconnue !

La première fois donc que je me rends dans cette région du monde... et je suis confrontée à des statistiques qui divergent beaucoup selon les sources, je suis donc très réservée quant à l'exactitude de celles qui suivent ... 

 

Carte d'identité :

 

Nom officiel : République d'Ouzbékistan

 

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Le drapeau ouzbek est composé de trois bandes horizontales : bleue, blanche et verte, séparées de deux liserés rouges. Dans le coin gauche, figurent un croissant de lune et douze étoiles pour les douze mois de l’année de l’indépendance. Le bleu rappelle la couleur de la bannière de Tamerlan. Le blanc symbolise la pureté et la paix, et la bande verte est la couleur de l’islam. 

- Superficie : 447 000 km². (Troisième pays d'Asie centrale par sa superficie, les 3/4 de la France). La République est divisée en 12 régions.
- Population : Premier pays d'Asie centrale par sa population : 30 millions habitants (au 1er février 2013) dont la moitié est aujourd'hui  citadine.

 - Capitale : Tachkent. (2,3 millions d'habitants)

- Densité : 63,4 hab./km².- Espérance de vie : 73 ans - taux de natalité : 17,3 pour mille
- Régime : présidentiel, avec un Parlement bicaméral.
- Président de la République : Islam Karimov (depuis mars 1990 ; réélu en janvier 2000 et décembre 2007 avec 88%).

  
Karimov
- Monnaie : le soum ouzbek. 1 euro = 2683 soums

- PIB par habitant en 2011 : 3 300 dollars (selon plusieurs sources mais 1500 d'après les statistiques de "France diplomatie") - (France : 35 600)

PIB 2011 du pays : 43 700  millions  de dollars - (France : 2 580 milliards de dollars  en 2011)  - Taux de croissance 2011 : 8,3%

- Taux d'inflation officiel : 8% (30% selon certains observateurs indépendants)
- Peuples et ethnies : 71 % d’Ouzbeks, 6 % de Russes, 5 % de Tadjiks, 4 % de Kazaks , 2 % de Karakalpaks, 2 % de Tatars, 1 % de Coréens, 1 % d’Ukrainiens. Le reste de la population se partage parmi la centaine d’ethnies que compte le pays : Tchétchènes, Arméniens, Allemands, Turkmènes, Biélorusses...
Ce  mélange  ethnique, qui se retrouve également dans les pays voisins de l’Ouzbékistan, résulte à la fois de l’histoire mouvementée de la région et du tracé frontalier décidé par Staline dans les années 1920 et 1930, qui n'a pas respecté la réalité linguistique ni géographique. Les déportations effectuées par le même Staline ont parallèlement créé nombre de petites communautés éparses en Asie centrale.
- Langues : l’ouzbek, appartenant au groupe des langues turques,  est la langue nationale depuis l’indépendance, mais le russe est encore très pratiqué dans l’ensemble du pays  surtout dans les grandes villes. Il est cependant de plus en plus remplacé par l'anglais chez les jeunes ce qui est révélateur de l'ouverture du pays à la mondialisation. On parle aussi tadjik, kazakh, Karakalpak... Il existe autant de langages que d’ethnies.  

- Religion : République laïque dont la religion officielle est l’Islam (ce qui peut paraître contradictoire).

 - la langue :  en moins d'un siècle, trois systèmes d'écriture ont été utilisés tour à tour pour l'Ouzbek, langue turcique de la famille des langues altaïques : l'écriture et l'alphabet arabes, puis cyrilliques, puis latins, puis de nouveau cyrillique russe pour une plus grande cohésion de l'URSS, puis lors de l'indépendance, nouveau retour à l'alphabet latin .... L'alphabet est lié à l'histoire du pays.

 

 Ecriture arabe ancien : 

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Alphabet cyrillique :

 

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Le nouvel alphabet latin devait avoir remplacé l'alphabet cyrillique en 2000, délai repoussé en 2005 puis 2010... car la mise en oeuvre du changement s'est avérée plus problématique que prévu : toute la population est alphabétisée dans l'écriture cyrillique, et l'usage du russe est loin d'avoir disparu, y compris dans la presse (peu nombreuse) et les inscriptions les plus diverses, à l'exception des panneaux indicateurs tous en caractères latins. C'est tout cela qui a engendré des confusions dans l'orthographe, y compris des noms propres !

 

Exemple d'un clavier "multilangue" cyrillique et latin : 

 

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- Le phénix ("le khumo") est l'oiseau symbole de joie et de liberté du pays.

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- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco :
Itchan Kala ; le centre historique de Boukhara ; le centre le centre historique de Shakhrisyabz ; Samarcande
. 

1 - Histoire de l'Ouzbékistan

 Une des plus anciennes régions peuplée du monde … en outre, compte tenu de sa situation géographique, au coeur de l'Asie, c'est aussi le point de rencontre de grands empires, une histoire passionnante, longue, riche et complexe... pas facile d'essayer de résumer !

 - 6ème siècle av.JC : Le Perse (aujourd'hui l'Iran) « Cyrus II le Grand » conquiert l'Asie Centrale, c'est le règne de la dynastie des Achéménides  : Il créa des « Satrapies » (Provinces), dont la Bactriane appelée aussi  Transoxiane (au delà du fleuve,  l'Oxus) par les romains. C'est dans cette zone, entre les 2 fleuves l'Amou-Daria et le Syr-Daria, qu'allaient éclore les villes oasis de Boukhara et Samarkand

- 4ème siècle av.JC : Le Grec Alexandre le Grand (Grec macédonien), commence ses conquêtes suivi par un de ses généraux, Alexandre Séleucos, qui fonda la dynastie des Séleucides (royaume greco-bactrien)

 

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  - 1er et 2ème siècles de notre ère: un peuple venant de Chine : les Kouchans, envahit la Transoxiane qui devint un carrefour important et marque le début de la Route de la Soie (thé, soie, porcelaine, papier)

- du 3ème au 7ème siècle : domination des Perses sassanides, ( dont l'empire est dirigé par le Shah) en Transoxiane et la Sogdiane (les Sogdiens sont un peuple d'habiles artisans et  commerçants, grands propriétaires terriens, établis dans des forteresses au centre de vallées fertiles de l'Ouzbékistan actuel. Ils ont dominé le commerce de la route de la soie pendant un millénaire).

 Les Sogdiens :

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 - 7ème et 8 ème : 642 à 712 : Les arabes et la conquête musulmane (après la mort de Mahomet en 632). Samarkand tomba une première fois en 712 (son prince se convertit à l'Islam et se déclara vassal du Calife) : par la suite l'histoire des arabes fut mouvementée et trois dynasties se succédèrent : les Abbassides (Troisième dynastie de califes arabes qui a régné, depuis sa capitale Bagdad (aujourd'hui en Iraq), sur l'ensemble de l'Empire musulman,  les Samanides qui firent de Boukhara leur capitale et la surnommèrent « la perle de l'islam » et les Turcs Seldjoukides . A la fin du 11ème siècle, l'empire était démembré.

- 12ème siècle : Gengis Khan et la déferlante mongole : à la fin du 12ème siècle Gengis khan fut élu Khan puis Khan Suprême, de l'ensemble des peuples nomades Mongols (en actuelle Mongolie). Il allait créer le plus grand empire de tous les temps. Il commença par la Chine en 1215, puis l'Inde, l'Asie centrale – l'Ouzbékistan en 1220 à la tête d'une armée de plus de 200 000 hommes – la Sibérie, la Russie, la Perse, la Syrie... Les Mongols étaient chamanistes et respectaient toutes les religions. C'est en 1272 que Marco Polo, accompagné de son père et de son oncle, partit de Venise pour la Chine en traversant l'Asie centrale. Leur voyage dura 25 ans. Marco Polo racontera son voyage le long de la Route de la Soie dans un livre devenu une légende littéraire « Le Devisement du monde ».

- 14ème siècle : 1370 : Tamerlan et les Timourides : l'âge d'or de Samarcande :

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  Son nom :Timour, un Mongol turquisé et sédentarisé, est né à Kech, près de Chakhrisabz, à 80 km au sud de Samarcande en 1336- mort en 1404, – surnommé Tim Leng qui signifie Timour le Boiteux , se fait  proclamer Emir de Transoxiane et passa le reste de sa vie à annexer les  états voisins. En 9 ans seulement il conquiert :  l'Iran, l'Irak, la Syrie, la Turquie orientale, le Caucase, le nord de l'Inde. Il mourut à 71 ans alors qu'il s'apprêtait à envahir la Chine. Ce cruel  chef militaire se montra en même temps fin connaisseur et protecteur des arts et des lettres, ce qui contribua à donner à Samarkand une splendeur et un rayonnement  jamais atteint jusqu'alors.

 

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 - Fin 14ème- début 15ème : Tamerlan avait organisé sa succession : son fils (Shah Rukh) et son petit fils (Oulouh Beg, un passionné de sciences fondateur de l'Observatoire de Samarcande ) puis Hussein Bayqara lui succédèrent. C'est alors que la ville d'Herat pris un envol spectaculaire. C'est aussi la ville du philosophe  et poète Alicher Navoï, fondateur de la langue ouzbek moderne.

- 15ème siècle : les Chaybanides : dynastie nomade musulmane mongole, connue sous le nom d'Ulus Ouzbek: pour la première fois le terme « ouzbek » apparaît dans l'histoire ! Nom issu « d'Özbeg », prince mongol du 13ème siècle. Toute l'Asie Centrale est divisée en "khanats"  dont celui de Kiva (Etat de Khorezm), celui de Boukhara, et celui de Kokand (dont le centre était Ferghana)

- Fin 19ème siècle - 20ème siècle : Les Russes (1862/1991).

Les Russes, qui avaient passé des accords de protection avec les 3 khanats Ouzbek, arrivèrent peu à peu dans le pays. Ils s'emparèrent de toutes les grandes villes d'Asie Centrale, Tachkent tombe en 1865, Samarkand en 1868, Kiva en 1873, Kokand en 1877. En moins de 20 ans ils s'emparent ainsi d'un territoire immense, comparable à la moitié des Etats-Unis.

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 1916 : de violentes révoltes éclatent contre les Russes.

1917 : Révolution bolchevique et la formation de l'URSS.

La formation de l'URSS fut l'une des conséquences de la "révolution de Février »  qui avait mis fin au règne du tsar Nicolas II en 1917.  L'un des moteurs de la création de l'URSS fut la volonté de Lénine d'appliquer sa doctrine fédéraliste en transformant la Russie unitaire en une union de 15 républiques formées selon le principe de la répartition ethnique et jouissant d'un certain degré d'autonomie culturelle locale. Sa conception s'opposait initialement à celle de  Staline, qui voulait créer une seule République socialiste fédérative soviétique de Russie. Toutefois, Staline revint ultérieurement sur ses positions et, dans les années 1925-1939, procéda lui-même à la création de plusieurs républiques fédérées en Asie centrale l'URSS.

En tant que "république soviétique" et que nation unique et distincte, l'Ouzbékistan n'existe que depuis le 27 octobre 1924, quand diverses entités territoriales existantes dans l'Asie centrale furent regroupées dans la « République socialiste soviétique d'Ouzbékistan ». La République autonome soviétique tadjike, originellement intégrée au sein de la RSS d'Ouzbékistan fut constituée en république fédérée distincte.

Ainsi furent créées plusieurs enclaves ouzbèkes dans les territoires kirghiz et tadjik et vice versa. En 1936 la RSS d'Ouzbékistan fut agrandie par l'intégration de la république autonome de Karalkapie .

De 1930 à 1940, la collectivisation et les purges organisées par Staline entraînent une hécatombe dans toutes les républiques d'Asie centrale, qui est en 1945 mobilisée pour l'effort de guerre.

Après la seconde guerre mondiale, la lutte des bolcheviques pour l'émancipation  des femmes ouzbèkes a porté ses fruits : vers les années 1950, presque aucune femme ne portait plus de tchador et toutes les filles recevaient  l'éducation publique au même titre que les garçons. L'illettrisme, quasi total en 1924, fut entièrement éradiqué vers les années 1950.

Le 26 avril 1966 la capitale ouzbèke Tachkent et sa région furent sévèrement frappées par un tremblement de terre, après lequel un vaste programme de reconstruction fut lancé grâce notamment à la participation de toutes les républiques soviétiques.     

- 1991 : La République d'Ouzbékistan et Indépendance :

 Effondrement de l'Union soviétique. L'Ouzbékistan comme les quatre autres républiques d'Asie centrale proclame son indépendance et Islam Karimov, né en 1938, scientifique et économiste, ancien Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste, est élu Président de la "République d'Ouzbékistan". ll est toujours Président aujourd'hui, ayant été reelu pour la dernière fois en 2007, avec 88% des suffrages. L'indépendance n'a pas vraiment modifié le caractère artificiel des frontières.

1992 : Adoption de la Constitution d'Ouzbékistan : il s'agit d'une constitution classique donnant un fort pouvoir à l'exécutif dans le cadre d'un régime démocratique, fonctionnant sur les bases de la séparation des pouvoirs et du suffrage universel (président élu pour 7 ans renouvelable une fois). Un Sénat a été mis en place en 2004. Il existe 4 partis politiques, qui semblent tous avoir le même programme et soutiennent tous ouvertement le Président Karimov, qui exercerait, selon certains, un pouvoir sans partage, favorisant son puissant clan Samarkand-Boukhara. L'Ouzbékistan a choisi la voie de la prudence (le « gradualisme ») tant dans ses transformations politiques qu'économiques. Mais dans une phase de « transition démocratique », la main de fer n'est peut être pas la plus mauvaise solution... L'Ouzbékistan fait preuve aussi d'une grande sérénité diplomatique alliant réalisme et pragmatisme : il a su lier des liens amicaux avec tous les pays à l'international.

Depuis de nombreux attentats terroristes ont été perpétrés, vraisemblablement par les talibans intégristes du MIO ("Mouvement Islamique d'Ouzbékistan") crée en 1998 déclaré illégal en tant que mouvement  terroriste proche à Al Qaida. En avril 2010, des émeutes sanglantes eurent lieu au Kirghizistan contre la communauté ouzbeck de la vallée de Ferghana. On compte des centaines de morts et des milliers de réfugiés.

2 – Géographie et climat

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L’Ouzbékistan se trouve au coeur de l’Asie Centrale. C'est un pays continental doublement enclavé, ne disposant d'aucun débouché sur une mer ouverte.

Certains disent que l'Ouzbekistan a une forme de "botte" , d'autres de "dragon"...

Une steppe semi-aride et aride et le désert couvrent les quatre cinquièmes de son territoire.

Il a des frontières communes avec les 4 autres anciennes républiques soviétiques : le Kazakhstan au nord, le Kirghizstan et Tadjikistan a l’est,  le Turkménistan a l’ouest, outre l'Afghanistan au sud. La République autonome de Karakalpakistan fait partie de l’Ouzbékistan.

Avec une surface de 447 000 kilomètres carrés, partagée entre plaines désertiques, steppes et déserts (qui couvrent environ les 2/3 du territoire) , les bassins, les oasis, les montagnes à l'est,  l'Ouzbékistan s'étend sur 1425 km d'Ouest en Est et 930 km du nord au sud . 

 Le relief de l’Ouzbékistan est varié. A l’est s'étendent les chaînes de Tian Shan et de Guissar-Alay. Le sommet le plus élevé du pays est l'Adelunga Toghi qui culmine à 4301 mètres . Les sommets des chaînes montagneuses du Tian Chan et du Pamir culminent à l'Est à 4 643 m.

Les ressources en eau sont rares et mal réparties.

C'est dans les montagnes du Tian Chan, au nord,  que prend sa source le plus long fleuve d'Asie centrale, le  Syr-Daria  (3 019 km) qui ne traverse le pays que dans la région de Tachkent et du Fergana. Il se jette dans la Mer d'Aral, après un détour par le Kazakhstan.. Le deuxième fleuve l’Amou-Daria au sud (2 620 km), prend sa source dans le montagne de Pamir sur le territoire de Tadjikistan, et forme au sud la frontière avec l'Afghanistan, irrigue la région de Khiva avant de rejoindre la mer d'Aral par un delta long de 160 km. Ces deux fleuves sont utilisés pour l'irrigation des terres agricoles essentiellement celles vouées à la culture extensive du coton, ce qui a fortement réduit l'apport d'eau vers la mer d'Aral aujourd'hui presque entièrement asséchée : un désastre écologique.

 

les fleuves

 

 

     Syr et Amou Daria

Entre ces deux fleuves au centre nord se trouve le désert de Kyzyl-Koum , ce qui veux dire «Les sables rouges ».  Le Kyzyl-Koum, l'un des déserts les plus étendus de l'Asie Centrale, couvre une grande partie du territoire à l'ouest de l'Ouzbékistan. Une partie du désert du Kara-Koum traverse également le pays au sud-ouest. Les vallées de ces fleuves sont fertiles, et quelques massifs de moyenne altitude brisent la monotonie du désert, dont le plus important est celui des monts Nurata au sud du lac Aydar Kul.

 L’Ouzbékistan  a un climat excessivement continental, avec des écarts de température journalière pouvant aller du simple au double.
L’hiver est très froid, en particulier dans le Karakalpakistan où les températures peuvent tomber jusqu’à - 40 °C, car la région est exposée aux vents de Sibérie. L’été, les températures les plus hautes sont atteintes autour de Khiva et dans le sud du pays, à Termez, où le mercure peut dépasser les 60 °C.
Les meilleures périodes pour voyager se situent donc d’avril à juin et de fin août à début novembre.  

 

3 - Population d'Ouzbékistan

 

On ne peut être qu'impressionné par l'incroyable diversité des peuples qui ont traversé l'Ouzbékistan : Iraniens, Grecs, Chinois, Huns, Turcs, Mongols, Russes … auxquels il faut bien sûr ajouter toutes les minorités ethniques actuelles d'Asie Centrale : les Ouzbeks (population de langue turque dans laquelle toutes les lettres sont prononcées – aujourd'hui 71% de la population) , les Russes (6%), les Tadjiks (5%), les Kazakhs (4%) les Karakalpaks (2%), les Tatars, les Coréens, Allemands, Arméniens, Biélorusses … certains disent 130 ethnies différentes sur le territoire Ouzbek qui compterait,  30 millions d'habitants en 2013. Ces 50 dernières années, la population, jeune (60% a moins de 30 ans) mais en voie de vieillissement, a augmenté de 220%  essentiellement absorbée par l'espace rural et plus récemment par les villes. L'élévation du niveau de vie est resté continu et l'Etat joue un rôle fondamental en matière sociale. Il en résulte un mélange impressionnant, certains disent déroutant... à suivre !

 

4 - les religions

 

De la même manière, la situation géographique de l'Ouzbékistan  au carrefour des Routes de la Soie, en a fait tout au long de l'histoire une zone privilégiée de contact entre les grandes civilisations mondiales chrétienne, islamiste et bouddhiste.

Si la  République d’Ouzbékistan se veut laïque, l’Islam reste la religion officielle. Le Président Karimov a d'ailleurs prêté serment sur le Coran.

Les musulmans sont donc la plus forte proportion de croyants dans le pays ( environ 85%), majoritairement sunnites, métissés de croyances. 

 

Pour le reste, les statistiques semblent évoluer et sont difficilement exploitables.

On compte des chrétiens, surtout des Russes orthodoxes (9% ?). Depuis l’indépendance, un peu moins de 50 000 Ouzbeks se sont convertis à la chrétienté.  Ils subiraient actuellement une forte répression.

Les juifs, qui formaient d’importantes communautés à Boukhara et Samarcande, ont presque tous émigré après l’indépendance.

Enfin le communisme a laissé des traces, puisque l’on compterait, parmi ceux qui restent,  environ 15 % d’athées....

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Je profite de l'occasion pour revenir sur les différentes religions ayant existé  en Ouzbékistan au cours de l'histoire - conséquence notamment des Routes de la Soie - , Elles ont disparu aujourd'hui, mais se fondant à l'islam, y ont déposé une empreinte qui perdure :

1 - Avant la conquête arabe :

- le Chamanisme : il semble qu'il y ait un certain retour des chamans-soufis (les "bakhsis") qui guérissent la mal en invoquant les esprits.

- le Zoroastrisme (né au 2ème millénaire av JC), qui conçoit l'univers comme une lutte entre le bien et le mal, religion officielle de la dynastie sassanide, a aujourd'hui disparu.

- le Manichéisme ( 3ème siècle) ou "religion des 2 principes" car il oppose lui la matière à l'esprit, a également disparu;

- le Nestorianisme : qui nie l'origine divine du Christ conserve une grand influence jusqu'au 14ème siècle.

-le  Bouddhisme : introduit en Ouzbékistan dès le 2ème siècle av JC  grâce aux marchands et missionnaires du bouddhisme, il devint la religion officielle des Empereurs chinois au 6ème siècle. Il a laissé des traces autour de Termez au sud de l'Ouzbékistan.

- Judaïsme : des colonies juives s'installèrent en Asie centrale sous Tamerlan. Bien que rejetés par les autorités, ils ont bénéficié au 19ème d'un statut "d'incapables" qui leur  évitait de devenir des esclaves. C'est la seule communauté ayant résisté à l'islam : en 1989 il y avait encore 37 000 juifs à Boukhara, mais si leurs quartiers sont toujours là, ils ont presque tous émigré après la chute de l'URSS.

2 Après la conquête arabe: l'Islam

Tant que le prophète Mahomet est en vie, l'islam ne forme qu'un seul et même courant. A sa mort, les divergences  apparaissent et le schisme se produit entre sunnites et chiites.

Les chiites et sunnites ne reconaissent pas le même successeur au Prophète. Ceux qui choisissent Ali (le gendre du prophète) deviendront les chiites, tandis que ceux , majoritiares qui préfèrent suivre Abou Bakr compagnon de Mahomet, deviendront les sunnites.

En outre, les sunnites  font référence au Coran, mais aussi à la "sunna" que l'on peut définir comme l'ensemble des paroles, des actes, des approbations  du Prophète qui ne figurent pas dans le Coran.

Le sunnisme est globalement, le courant majoritaire de l'Islam. Il représente 85 à 90% des musulmans.  Il ne dispose d'aucune institution définie pour s'imposer (ni pape, ni synode, ni concile). Il est parfois qualifié "d'orthodoxe".

 Sur la carte qui suit : les sunnites en vert, les chiites en rouge :

Islam by country (1) 2

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Actuellement l’Ouzbékistan est donc un pays musulman sunnite.

Depuis l’indépendance, l’Islam sunnite d'Ouzbékistan  qui était  resté séparé du reste du monde musulman par l’apparition d’un pouvoir chiite en Iran, puis par la chape de plomb soviétique tout au long du XXe siècle,  réapparaît au grand jour, avec des traditions souvent figées au début des années 1920 et transmises oralement par les anciens. Cet islam particulier, très tolérant,  se mélange à des traditions religieuses et culturelles plus anciennes, réminiscences  de zoroastrisme, de chamanisme et de traditions liées à la vie nomade dans certains endroits.

Le soufisme est un courant de l'Islam  qui recherche l'intériorisation, l'amour de dieu, la contemplation , la sagesse. Il s'agit d'une organisation initiatique et ésotérique.

- L'orthodoxie : arrivée en Asie centrale au 19ème avec la conquête russe. Persécutée sous les Soviétiques, la religion est de nouveau pratiquée par les Russes qui résident encore en Ouzbékistan.

5 - Economie

L'agriculture, secteur majeur de l'économie ouzbèk, représente près d'un tiers du PIB et emploie près de 40 % de la population.
L'économie ouzbèk souffre des conséquences de la monoculture du coton imposée par les Soviétiques pendant plus d’un siècle. Le pays compte aujourd'hui parmi les plus gros producteurs de coton du monde. Il reste très dépendant du cours du coton et du volume des exportations, ce qui freine parfois sa croissance et son accession à l'autosuffisance énergétique.
Les ressources du pays sont importantes en cuivre, en uranium, en gaz naturel et en pétrole, charbon, or, argent,, cuivre, zinc. Le rapprochement politique avec la Russie a permis quelques investissements sur le territoire, ainsi que des partenariats commerciaux.  L'extraction minière, le raffinage et l'assemblage automobile attirent la majorité des investissements étrangers en Ouzbékistan.

Le système économique est en voie de modernisation, l’économie informelle et le travail non déclaré sont une constante, et la population a de plus en plus tendance à s’exiler en Russie via le Kazakhstan pour trouver un emploi.
Le gouvernement a lancé un programme de privatisations dans le domaine agricole. Mais de manière générale, il hésite à se lancer dans une politique libérale craignant les conséquences sociales, mais aussi de briser des accords entre quelques personnalités de l'économie et le monde politique .

Conclusion :

Selon les auteurs de "Géopolitique de l'Ouzbékistan", - d'autres auteurs sont beaucoup plus sévères ... - le pays est entrain de créer une "nouvelle route de la soie", celle des infrastructures des transports trans-asiatiques, un "nouveau grand jeu" avec cette fois la Russie les Etats Unis et la Chine, et de devenir le centre de référence d'une nouvelle démocratie traçant son chemin lentement mais sûrement, ainsi que d'une diplomatie raisonnable, pragmatique, habile et constructive. 

 

6 -La Route de la Soie

 

Durant les cinq siècles précédant notre ère, la connaissance de la soie est limitée au coeur de la Chine et aux tribus nomadisant au nord de l'empire. Elle sert de monnaie d'échange pour obtenir la paix. Puis les voies d'invasions vont devenir voies commerciales vers l'Ouest, toujours plus loin ... les garnisons militaires deviennent des relais marchands et de futures étapes sur la "grande route". A la fin du premier siècle, la soie trace déjà son chemin depuis Xi'an jusqu'à Antioche, avant de franchir la Méditerranée. A la soie, se greffent de nombreux autres produits de luxe : épices, thé, cannelle, métaux précieux, et les caravanes deviennent de plus en plus importantes  formées de plusieurs dizaines ou centaines de chameaux, entraînant la nécessité de créer des étapes capables d'héberger, de ravitailler et de protéger les caravaniers. Les Sogdiens de Transoxiane font payer des taxes importantes qui font la richesse de Samarkand et Boukhara. Mais les acteurs qui contrôlent la route changent, les routes  se multiplient et il n'est jamais besoin de chevaucher plus d'une journée pour trouver un nouveau caravansérail. Le secret de la fabrication de la soie n'en est plus un et l'on trouve de nombreux centres de production tout au long de la route. Au 16ème siècle, les risques deviennent trop importants à cause des guerres, et c'est vers la mer à la suite des grands navigateurs (Christophe Colomb qui part pour l'Inde et découvre l'Amérique, Vasco de Gama qui franchit le cap de Bonne Espérance, Magellan qui passe la Cap Horn)  que les marchands se tournent, scellant le sort de la route de la soie terrestre. Elle renaîtra pourtant dans la seconde moitié du 19ème siècle avec la conquête soviétique, et l'indépendance des pays d'Asie centrale vers lesquels se tournent aujourd'hui les grandes nations du monde moderne, même si les pistes sont devenues des autoroutes, les caravansérails des hôtels 4 étoiles et si les Ladas ont remplacé les chameaux ... mais il en fut plus pour tuer un mythe  ... pour la plus grande joie des touristes !

 

 

 

 

 

 

 

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Petite bibliographie :

Le Routard et le Petit futé (Route de la soie et Ouzbékistan)

"Marco Polo et la route de la Soie" de Jean-Pierre Drège.

"La rumeur des steppes" de René Cagnat

"La longue marche" (tome II "Vers Samarcande") de Bernard Ollivier

 "L'ombre de la route de la Soie" de Colin Thubron

"Ouzbékistan, la croisée des chemins" de Catherine Poujol

"Explorateurs en Asie Centrale" de Svetlana Gorshenina.

""Géopolitique de l'Ouzbékistan" de J. Barrat, C. Ferro et C. Wang.

 

Notre itinéraire : Tachkent - Boukhara - Nourata - le lac Haydarkoul - Sob - Sentop - Oukhum - Samarkand - Shahrisabz - Samarkand - Tachkent.   

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Conclusion sur mon voyage au Laos en janvier 2013 

 

 Ce petit pays enclavé, au régime de parti unique et à l'idéologie officiellement communiste, sort d'une certaine somnolence. Son taux de croissance, autour de 8,3% en 2012, reflète mal la réalité du pays, mais est un indicateur de l'évolution de la République populaire démogratique lao.

Depuis la fin des années 80, le Pouvoir a choisi la voie suivie par la Chine et le Vietnam, en s'ouvrant à l'économie de marché tout en conservant un système rigide de contrôle social et politique.

Lors du 9ème congrès du  parti communiste, en 2011, les dirigeants laotiens avaient annoncé des objectifs de diminution de la pauvreté à 10% de la population d'ici 2015, et de scolarisation à 100% des enfants du pays.

40% des laotiens vivent encore aujourd'hui avec moins de 2 dollars par jour.

Le produit intérieur brut par tête est passé de 300 dollars en 2001 à 1200 dollars en 2011. C'est encourageant. L'objectif est d'atteindre 1700 dollars dans 3 ans.

Le Laos est toujours classé dans la "tranche inférieure des pays à revenus intermédiaires" et espère accéder au statut de "pays à revenus intermédiaires" d'ici 2020.

L'Assemblée du Laos a ratifié le 6 décembre, l'adhésion du pays à l'OMC dont il devrait devenir membre début 2013. Cette adhésion participe à la volonté des dirigeants d'échapper à la main mise sur l'économie par la Chine, la Thaïlande, le Vietnam...et d'encourager les investissements étrangers.

Le très important projet de chemin de fer à grande vitesse (projet qui fait beaucoup de bruit au Laos), viendrait d'être "bouclé" après maintes difficultés.

Il va dans le même sens : la première ligne feroviaire du Laos devrait relier Ventiane à la frontière chinoise. Il est prévu que  ce chemin de fer traverse aussi les pays voisins jusqu'à Singapour à une vitesse de 160km/h  ! Une opportunité supplémentaire pour l'ouverture du pays à l'internationnal. Il devrait être terminé en 2018.

Les raisons de ce décollage sont liées à l'expansion du tourisme ainsi qu'à l'exploitation d'importantes ressources minières, agroforestières et hydroélectriques.

 

Qu' ajouter d'autre ?

 

Ce voyage m'aura permis d'approcher au plus près les laotiens des villages du nord du pays, de faire un voyage "authentique", c'est ce que je voulais .... j'avais en effet l'intention d'aller à la rencontre des populations ethniques reculées et isolées .... Ce fut à la fois un succès et un échec, dans la mesure où j'ai eu l'impression que les lao, qui  parlent  très peu  anglais bien sûr, n'ont pas très envie de s'exprimer, de parler de d'eux, de leurs problèmes, de leurs coutumes, de leur pays...

En outre, j'ai eu un chauffeur , par ailleurs adorable, mais avec lequel il me fut impossible d'échanger, puisqu'il ne parlait pas anglais. 

Les lao sont, dans l'ensemble - il y a bien sûr toujours des exceptions et j'en ai heureusement trouvé quelques unes - peu expansifs à l'égard des étrangers. Presque tout ce que j'ai appris, ce fut grâce à des étrangers de passage connaissant bien le Laos.  Les laos sont pourtant très gentils. 

Sur un plan plus pratique, pour ceux qui voudraient se rendre au Laos, j'ajoute :

 

- La nourriture est excellente et très saine (j'ai perdu 3 kg en 1 mois sans m'en rendre compte)

- L'hébergement dans des guesthouses ne pose aucun problème, ce n'est pas la peine de réserver à l'avance. J'ai été surprise du peu de touristes dans le nord et me suis retrouvée souvent seule. L'eau chaude peut être rare sauf quelques heures par jour... donc je prenais  ma douche - parfois située juste au dessus des wc - au milieu de l'après midi pour aller ensuite me réchauffer au soleil.

- En janvier il fait frais le matin, mais les températures grimpent vite et les écarts sont importants (parfois 25°).

- On peut tout (ou presque) payer en dollars,

- On trouve de tout sur place : affaires de toilette et vêtements, médicamants de base, donc pas la peine de se charger avant de partir ! On trouve de l'eau potable partout ( bien choisir les bouteilles quand même ...) Pas besoin de gourde catadyn.  

- Ne pas oublier cependant quelques bombes ou crèmes "anti-moustiques" même si, au mois de janvier ils sont relativement rares.

 - En revanche, pour internet il y a plus de problèmes : s'il y a presque toujours un ordinateur dans les entrées des guesthouses, la connexion est parfois difficile, et le wifi encore plus rare. Mais mes hôtes ont toujours été adorables pour m'aider!

J'étais parfois dans le noir, mal installée, avec ma lampe frontale branchée sur l'ordinateur  leur ordinateur ... ce qui explique les défauts de rédaction ... qu'il faut corriger en rentrant à la maison! : pas facile de faire un blog en live

- Pas de problème avec les prises de courant : ce sont les mêmes que chez nous. Il faut juste parfois une petite rallonge.

- En ce qui concerne les transports : les lao se déplacent de plus en plus en moto ... et les touristes aussi, ce qui est une bonne idée, compte tenu du mauvais état des routes en ce moment, on va plus vite ainsi qu'en voiture ou en bus. le taxi coûte cher car l'essence est très chère (1 euro le litre). Quand on a de longs trajets à faire, je conseille fortement de prendre l'avion. Mais le bateau reste le moyen le plus agréable.

- Le Laos est un pays magnifique et très sûr. 

 

Je remercie encore l'agence "Exotissimo Lao" (Ventiane et Luang Prabang). http://exotissimo.com , pour son attention à mon égard, et la qualité de ses services.

 

 

 

 

        

 

 

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Mon retour en France approche....

 

Avant de partir, un dernier tour au "marché de nuit" qui est devenu immense et occupe maintenant, le soir, la rue principale sur presque toute sa longueur ! Mais déambuler sous les tentes rouges, reste magique : une féerie de couleurs, de tissus, de sacs, de lampes, de vêtements  et d'innombrables objets artisanaux de qualité (même si on m'a dit que beaucoup venaient ... de Chine).

 

Les marchands, des femmes la plupart du temps, sont installées par terre, leurs bébés sur les genoux. Certains dorment, d'autres jouent...

 

Dans une petite rue transversale, on peut prendre pour 1 euro un excellent repas et y faire des rencontres sympathiques puisque c'est le rendez-vous des routards du monde entier.

 

J'y suis allée très tôt vers 17h au moment où les marchands s'installent : 

 

 

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On prend une assiette, on se sert, on s'assoie ...

 

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Voici mon dernier repas. Excellent, rien ne vaut le marché de nuit pour bien manger à luang Prabang !  

 

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 LP 1 (65) 

 

Et le lendemain matin,  avant de partir, je regarde les moines et novices qui se rassemblent et se préparent à défiler (la procession) dans les rues pour recevoir leur "aumône", le plus souvent juste un peu de riz :  

 

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L'occasion de revenir un peu sur le bouddhisme  laotien :

 

La plupart des hommes bouddhistes passent une partie de leur vie comme moines dans des temples, pour quelques jours ou des années. j'ai rencontré beaucoup de jeunes qui m'ont dit avoir passé leur enfance, leur adolescence, de 3 à 15 ans, dans un temple. Il y a environ 22 000 moines dans le pays, près de 9000 d'entre eux ont atteint le grade de "moine senior", titre indiquant les années d'étude qu'ils y ont faites. Ce sont en général des jeunes issus des milieux les plus pauvres, auxquels les parents ne peuvent pas offrir d'études dans les grandes villes. Ils sont logés et nourris dans les temples ce qui assure leur subsistance;

Il y a en outre plusieurs centaines de religieuses qui sont des femmes âgées et veuves.

 

Le pouvoir bouddhique est sous la direction d'un moine suprême, qui réside à Ventiane et supervise les activités du bureau central : le Ho Tammasapha.

Les lao bouddhistes appartiennent à la tradition Theravâda qui se base sur les premiers enseignements du Bouddha et qui a été préservé au Sri Lanka après que le bouddhisme mahayana se soit divisé dans le 2ème siècle avant J.C. Il est considéré comme tolérant et assez libéral.

 

Le wat est, avec l'école, le point central du village. C'est le symbole de son identité et le lieu de cérémonie et de festivité. Avant la création des écoles laïques, les garçons du village recevaient une éducation de la part des moines au Wat. Presque tous les villages des plaines en ont un et parfois deux.

Un wat doit avoir au minimum un bâtiment de séjour pourles novices (vihan) et les moines, et un immeuble principal qui abrite les statues de Bouddha (SIM), et est utilisé pour les réunions laïques des villages ainsi que pour les sessions de prière.

 

Le  tout petit wat du village de Yio Hai, situé sur une hauteur :

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Le wat de Muang La, plus grand :

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En fonction de la prospérité et de la contribution des villageois, la construction des bâtiments varie du bois simple et des structures en bambou, aux grandes briques ornées et aux édifices en béton décorés de peintures murales, aux toits de tuiles de différentes formes pour copier la courbe de la Nâga, le serpent mythique ou le dragon d'eau.

Les affaires du wat sont géres par un comité composé des hommes âgés et respectés.

A l'exception de la mort, les cérémonies ne marquent pas les évènements de la vie.

les obsèques peuvent être assez élaborées si la famille peut se la permettre, mais sont souvent assez simples en milieu rural.

le corps repose dans un cercueil à la maison pendant plusieurs jours, où un flot continu de visiteurs manifestent leur respect à la famille et partagent nourriture et boissosn. Puis le corps est transporté dans le cercueil (j'en ai vu juste posés sur une planche, recouverts d'un drap noir) vers un lieu de crémation où il est brûlé en présence de moines avant que ses cendres soient enterrées dans un petit sanctuaire sur le sol du wat.

Ce transport du corps cause parfois d'incroyables "embouteillages" sur la route !  

                                            

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De très nombreuses croyances pré-bouddhistes et animistes ont été assimilées dans la pratique du Bouddhisme Theravâda, formant ainsi le "bouddhisme laotien".                            

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Je suis donc partie ce matin à 8h30 pour descendre la Nam Ou (affluent du Mékong) jusqu'à Luang Prabang : 5 à 6  heures de bateau... seule avec un jeune homme pour "capitaine".

A peine un quart d'heure plus tard, nous étions déjà obligés de nous arrêter pour changer l'hélice. Mais il m'a semblé que cet arrêt était prévu ... allez donc savoir. Nous descendons en aval donc ça va assez vite malgré les nombreux détours et lacets qu'il faut faire pour éviter les rochers qui affleurent. Malgré la longueur de ce voyage "en solo", je n'ai pas trouvé le temps long car les paysages sont magnifiques et le spectacle permanent sur les rives de la Nam Ou : villages, cultures, pêcheurs, vaches et buffles, femmes qui lavent le linge...etc... 

 

Départ dans la brume, il fait froid ! :

 

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Je me suis même prise en photo ... pour passer le temps  équipée de l'anorak d'Olivier.

Puis nous sommes repassés devant les grottes de Pak Ou, signe que Luang prabang n'est plus très loin !  Arrivée : 14 heures. OUF je n'aurai pas été mangée par les catfishs, ces gros poissons qui peuvent faire jusqu'à 10 kgs : 

 

 

   

 

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Nong-Khiaw----sur-la-route---bateau--18-.JPGNong-Khiaw----sur-la-route---bateau--2-.JPG 

 

LP-1--5-.JPGArivée à Luang prabang, il fait très chaud (30°). Comme d'habitude à cette époque de l'année, les différences de température sont importantes entre le matin et le soir, surtout en montagne.

Je vais chercher où me loger ce soir ...

 

 


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Pur rejoindre Nong Khiaw (Nongkiam sur la carte), nous sommes partis - toujours avec Khamsso - à 8h30 de Muang La ce matin  et sommes arrivés à 15h !.. en repassant bien sûr par Oudomxai et sa route caillouteuse qui suit ensuite la Nam Tha sur une bonne distance. Il faut savoir qu'au Laos on roule rarement à plus de 30 km/h compte tenu de l'état des routes et des nombreux lacets.

Ban Nam Matmay (4)

 

Les paysages de montagne sont toujours aussi beaux, même dans le brouillard.

 

Les petits villages sont nombreux de long de la route. Comme toujours les maisons sont alignées tout près de bord du chemin. La route est pour ainsi dire leur "principale avenue" bordée de petites échoppes-épiceries, c'est là que la vie s'écoule ...tranquille mais dans la poussière. C'est aussi là, au bord des routes, que

C'est ainsi que j'ai eu la chance de traverser un village Akha (Akha Pala m'a dit Khamsso le chauffeur), où le marché battait son plein... et nous nous sommes arrêtés le temps de prendre quelques photos :  

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Nong-Khiaw----sur-la-route---bateau--47-.JPGNong-Khiaw----sur-la-route---bateau--41-.JPGNong-Khiaw----sur-la-route---bateau--40-.JPGNong-Khiaw----sur-la-route---bateau--45-.JPG

Un peu plus loin sur la route une jeune maman Thaï et des rats à vendre pour la soupe:

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Des rats (ou ragondins) oui, mais attention plus de drogue... ce qui est rappelé par de larges panneaux :

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Puis arriée à Nong Khiaw, qui me rappelle de bons souvenirs (nous y étions déjà venus en 2010 avec Gilles :)

Là je suis logée dans une guesthouse très confortable et accueillante que je recommande :

 

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Nong Khiaw est un petit port très actif, où les bateaux arrivent de Ngoi en amont, de la Nam Ou en aval. C'est de là que les bateaux partent plusieurs fois par jour vers Luang Prabang en aval. Un  carrefour important donc, et une étape incontournable pour les touristes. J'y ai rencontré un couple d'allemands très sympathiques qui m'ont invités à leur table (exceptionnel !) et m'ont même proposé de partir avec eux en voiture demain... C'est en effet de là, que je partirai demain matin pour Luang Prabang... mais en bateau.

 

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Muang Khua (Province de Phongsali) à 15 km de la frontière vietnamienne, est une petite ville portuaire sans grand intérêt, située au confluent des rivières Nam Ou et Nam Phak, et actuellement en pleine reconstruction. Comme partout au Laos, ce sont les habitants eux mêmes qui construisent leur maison : femmes, enfants, voisins, tout le monde s'y met ! Le paysage du Laos change : il y a de plus en plus d'habitations en en briques ou parpaings qui remplacent le bambou. Pour cette raison la ville n'est pas très agréable actuellement, car il y a beaucoup de poussière ! 

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Mais pour y arriver, les  paysages traversés sont superbes. 

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Le district est fréquenté par les Akhas et les Thaï, ce qui m'a permis d'admirer les coiffes des femmes qui n'ont pas manqué de me vendre pour 20 000 kip un petit bracelet "en argent" :

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et j'ai pu déguster pour la première fois un poisson grillé très courant ici : le Kat fish ... et bien d'autres :

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Il y a aussi à Muang Khua un joli temple bouddhiste, ce qui prouve ici le mélange des religions :

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J'ai eu la chance de rencontrer à Muang Khua, tout à fait par hasard, un Lao avec qui j'ai pu discuter pendant plusieurs heures. C'est la première fois que j'ai pu aborder avec un Lao, des questions de fond... car dans l'ensemble ils ne parlent pas. Mais celui-ci parlait parfaitement anglais et était particulièrement "ouvert". Un drôle de look qui m'a surprise tout d'abord : il ressemblait plus à un Maya (avec bandeau et cheveux longs...) qu'à un Lao, et doué d'un humour incroyable ! Il m'a bien fait rire, et  m'a notamment expliqué  le système de la propriété de la terre au Laos.

Si j'ai bien compris, ni les étrangers, ni les lao d'ailleurs, ne peuvent  acheter de terrains ici.

Ils peuvent "investir" en les louant à l'Etat à très long terme (un peu comme en Corse chez nous). Ils doivent payer une taxe ou "loyer" tous les ans. Ensuite sur cette terre, ils font ce qu'ils veulent. Mais cela doit être "rentable". L'Etat contrôle cette rentabilité tous les ans. si au bout de trois ans ils n'ont rien fait, alors l'Etat peut reprendre la terre. C'est ainsi m'a t il expliqué, que de nombreux Lao, mais aussi Chinois investissent dans l'agriculture par exemple. Lui même, a passé un contrat avec une société chinoise exploitant une plantation d'arbres à caoutchouc  (hévéa), -250 hectares quand même-, société qui lui livre le latex à lui exclusivement, latex qu'il transforme en caoutchouc dans une usine qui lui appartient. Il travaille à l'import:export. Il m'a expliqué, comment selon lui, un tel système permet aux ouvriers agricoles lao de travailler et de gagner leur vie.

De temps  en temps, il joue le rôle de "guide" pour touristes, et là, il venait justement prendre en charge pour 11 jours, un groupe de 17 personnes qui arrivaient du Vietnam. Nous avons échangé nos cartes de visites et peut être le reverrai-je un jour en France car il voyage beaucoup. Bref, j'ai apprécié sa franchise et sa compagnie.

 

Demain, départ pour Nong Kiaw ... toujours avec le même chauffeur, adorable, mais qui lui,  ne parle pas un mot d'anglais !  


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Muang La est une toute petite ville située au nord-est d'Oudomxay, mais pour y aller nous avons du repasser par Oudomxay (pas d'autre solution) et faire 6 heures de route.  

 

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Là, agréable surprise : je suis très bien accueillie et très bien logée au  "Muang La Resort" dirigée par Rodolphe, un français . Le lodge et situé près de la rivière Tha, où l'eau est salée et d'où sortent par endroits des sources d'eau chaude! Un excellent menu "dégustation" dont je garde précieusement les recettes ...On y pêche un bon poisson : le tilapia. Cet endroit est classé en zone protégée.

Cerise sur le gâteau : on y parle français et anglais ! sans coq ni haut-parleurs, ni moustique dans la chambre 

les gens des deux petits villages Hmong situés non loin du lodge, participent à son fonctionnement, et peuvent venir se baigner et se laver  dans la "piscine" d'eau chaude de l'hôtel : le soir, ils viennent éclairés par des feux :

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    Muang La (11) bain eau chaude
         Ce matin en faisant un tour avec mes 2 accompagnateurs (l'un parlant français, l'autre anglais) j'ai découvert comment les Lao d'ici fabriquent le sel tiré de l'eau de la rivière ... le sel qui provient de la nature du sol. 

Par endroits, les pierres qui affleurent dans l'eau douce de la rivière, sont blanches de sel .. c'est étonnant. 

On recouvre de terre et de cailloux le sable des bords de la rivière à certains endroits salés bien repérés près des sources d'eau chaude, on attend plusieurs semaines, puis on va "distiller le sable salé" à la chaleur, un peu comme de l'alcool, et une fois toute l'eau évaporée, restent les barres de sel ... On remet enfin le sable à sa place sur le bord de la rivière. Et on recommence. Ce sel est très salé (plus que notre sel de Guérande!)

La cabane où le sel est fabriqué :

Muang-La--38-cabane-a-sel.JPGA gauche, la source d'eau chaude , j'y ai mis la main : plus de 40°!

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Les petites filles ramassent les algues dans la rivière, les femmes les font sécher au soleil, on ne les cuit pas, on les met direct dans la soupe :

 

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Puis j'ai traversé a rivière (au péril de ma vie:),  pour aller voir des femmes enlever les graines du coton :

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Sur le chemin, repérer la citronelle et le fruit hojplum :

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La culture du tabac qu'on fait sécher dans la cabane au fond, un eucaplyptus (dont on se sert de la sève pour certaines maladies de peau )

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Le café et les panneaux de bois qu'on fait tremper dans la rivière pour qu'ils soient plus résistants :

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Enfin le temple bouddhiste du village où se trouve l'un des cinq Bouddhas les plus sacrés du Laos. Il a été fondu au XVème siècle, caché dans une grotte pendant la guerre avant d'être récupéré par les Khamus :

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Et demain ?? On verra bien ....


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Muang sing , environ 50 000 habitants y compris tous les villages alentours, est située dans une vallée de rizières, tout au nord, à 10 km de la frontière chinoise. Certains touristes vont voir cette frontière, mais c'est parait-il sans intérêt.

On m'a dit que les Lao peuvent passer la frontière sans passeport pour 5000 kips (50 centimes d'euros et y rester 1 mois … à vérifier).

La ville en elle-même n'est pas belle : une rue principale et des ruelles latérales en terre qui mènent aux  rizières et  villages.

 

L'accueil dans ma guesthouse , d'un niveau de confort un  supérieur à celle de Luang Namtha, est sympa sans plus , à l'exception du jeune homme qui semble la diriger. Toujours pas de rideaux occultants , mais c'est normal, il fait nuit à 20h et on se lève avec le jour à 6h du matin.  Les chiens et les coqs qui braillent, les haut-parleurs qui diffusent les informations du jour dès 6h30 (normal aussi il n'y a pas de journaux...).

 

Phu Lou guesthouse :

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 Tous les villageois de la vallée sont descendus des montagnes entre 98 et 2000 quand le gouvernement a décidé d'arrêter la culture de l'opium. En 1998 on produisait ici 1000 tonnes d'opium par an. Ils sont alors devenus des « chaona » , ouvriers des rizières et autres culture pour un salaire d'environ 70 à 80 euros par mois.

Les Chinois envahissent toute la région ici, et la forêt primaire – et même la ZNP la zone protégée - a partiellement disparue : remplacée par des forêts de teck, d'hévéas (caoutchouc), de gros troncs d'arbres récupérés par terre au bord des rivières (arbres dont je n'ai pu savoir le nom exact, du "bois de rose" semble-t-il  qui servent à faire des sculptures), et de « kam » qui sert à faire notamment les balais... tout cela direction la Chine et les autres pays limitrophes.

 

Quant aux cultures vivrières ici : canne à sucre, maïs, riz, légumes, pastèques, tamarin .

 

Avec un jeune homme local , qui m'a dit être guide,  et son petit garçon de 3 ans,  j'ai pu visiter en quelques heures des villages Akha, Thaï, Yao et Hmong, situés juste à quelques km du centre ville.

 

Dans l'ensemble, les traditions disparaissent, remplacées par les téléphones portables auxquels les lao sont très très accros… Je n'ai vu que très peu de femmes portant leur vêtements ethniques. Les conditions de vie sont manifestement très difficiles et tout exprime à l'évidence une extrême pauvreté. Les villages sont très sales, les égoûts affleurent et les enfants y mettent les pieds avec les canards et les porcs.

 

Enfin, j'ai trouvé les villageois très peu accueillants, pour le moins complètement indifférents, à l'égard des farangs que nous sommes, ce que je comprends parfaitement. Cette phrase de Christian Bobin me revient à l'esprit :

 

"Qui es-tu?" Faire sans cesse l'effort de penser à qui est devant toi, lui porter une attention réelle, ne pas oublier qu'il vient d'ailleurs, que ses goûts, ses pensées et s"es gestes ont été façonnés par une longue histoire, peuplée de beaucoup de choses et d'autres gens que tu ne connaîtra jamais. Te rappeler que celui ou celle que tu regardes ne te dois rien.. Aimer celui qui est devant toi, l'aimer d'être ce qu'il est, une énigme et non pas d'être ce que tu crois, ce que tu crains, ce que tu espères, ce que tu attends, ce que tu cherches, ce que tu veux".

1 - L'entrée du village AKHA , animiste, est protégé par la « spirit gate » laquelle est censée repousser les mauvais esprits. Le portique de bois qui garde l'entrée, est équipé de morceaux de bois en forme de canons, de fusils etc.... D'autres animistes mettent de petits drapeaux de voeux au centre du village. Il y avait aussi une grande fête pour l'inauguration d'une maison, comme souvent (les villageois font beaucoup de fêtes!) et comme d'habitude aussi l'alcool de riz coulait à flots !

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2 – les villages THAI (Thai Nua, Thai Lue, Thaï Dam - famille linguistique Thaï Kadai) :

 

Muang Sing (35) femme Yao-copie-1    Muang Sing (36) femme Yao


Ils sont en général bouddhistes, font du tissage, de l'alcool de riz et de maïs, des nouilles :

Un temple bouddhiste en bien mauvais état :

 

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Fabrication de l'alcool de riz (le lao alo):

Le riz cuit à la vapeur, sèche avec différents épices, macère dans des pots pendant une semaine, puis est distillé

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Fabrication de l'alcool de maïs:

Le maïs (et le riz) sont ensuite donnés à manger aux animaux

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 Fabrication des nouilles de riz :

la pâte de riz broyé est cuite sur des plaques quelques secondes, puis sèche,  est roulée, puis coupée sur le marché. El.le sert surtout à mettre dans les soupes.

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Fabrication des bonbons de canne à sucre :

On broie à la machine ce qui est bon dans la canne à sucre, on la cuit pour en faire une pâte, on fait sécher dans des "tuyaux", et on coupe pour en faire des bonbons que l'on trouve partout ici. Bon mais très sucré !

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3 - Village YAO :

Les femmes Yao portent ce large bandeau bleu noué sur la tête, et cette écharpe rouge autour du cou. 

L'une d'elles m'a vendu un très joli petit sac brodé,

Puis le chauffeur à été chez lui fumer la pipe à eau, tandis que sa femme se faisait un shampoing

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4 - Village HMONG

 

J'en profite pour faire une petite parenthèse sur la minorité Hmong qui avait soutenu la guerre américaine :

Elle a longtemps constitué un sujet de préoccupation car des milliers de Hmongs avaient fui le Laos pour se réfugier en Thaïlande depuis la fin de la guerre du Vietnam en 1975 et certains étaient restés pour mener une guérilla dans des régions isolées. Après un accord bilatéral entre les deux pays, plus de 4500 Hmongs laotiens ont été rapatriés des camps thaïlandais fin 2009. La communauté internationale, dont la France et l'Union européenne, s'est inquiétée des conditions de rapatriement et du sort de ces personnes. Les anciens exilés hmongs ont été relogés dans leurs villages d'origine ou de nouveaux villages construits à cet effet. La question Hmong est en voie d'apaisement, ne présentant plus aucun risque de destabilisation politique. La France, avec ses partenaires européens, américains, australiens et canadiens continue de suivre la situation et la question de son intégration;

 

J'ai pu observer la récolte du "Kam" : qui sert à la fabrication des balais, mais dont les feuilles servent aussi à enrouler le riz pour le faire cuire :

 

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Enfin aujourd'hui, avant le petit déjeuner, un tour au marché du matin car on avait dit que les villageoises s'y rendaient en costumes traditionnels… ce qui n'est plus vrai … mais j'ai pu parfaire ma culture « fruits - légumes », c'est déjà pas mal !

Beignets à la banane et à la noix de coco :

 

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Petits oignons très fins pour la soupe et les plats de légumes, coriandre et brocolis :

 

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       Escargots et feuille de bananiers pour enveloper la nourriture, la faire cuire, et servir d'assiette :

 

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Fleurs de bananier , navets :

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Petites courges et sapotilles (ressemble à nos kiwis)

 

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Nouilles vendues avec leur sauce :

 

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Départ demain matin pour Muang La.

 

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Bien arrivée à Luang Nam Tha (qui signifie le grand fleuve Tha) après 3 heures de route en trés bon état cette fois, mais très dangereuse à cause des précipes et des virages ... On a quand même assité à 4 accidents! mais paysages de hautes montagnes magnifiques !

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  La ville est horrible, envahie par les chinois qui achètent les terrains , en pleine reconstruction, toutes les rues sont entrain d'être refaites : travaux et poussière partout ... j'ai dû mettre mon masque  pour pouvoir respirer en allant faire un tour au grand marché : un marché incroyable, mi- chinois mi- lao, encore plus grand que celui d'Oudomxai et très authentique (photos à l'appui). Je dois apprendre le nom de tout ce que j'ai vu et continuer ma formation en fruits et légumes

Riverside Guesthouse:

 

 P1000901.JPGlégP1000899.JPG   La ville : 

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Ma guesthouse tenue par un jeune couple fort sympathique, est très basique, formée de bungalows qui donne sur la rivière Tha. J'y suis pour 2 nuits. heureusement car coqs le matin qui hurlent à 5h30 (le poulailler et juste à côté de ma chambre et les coqs sont très polis se répondent toutes les 7 secondes!) suivis les haut-parleurs , les scies qui coupent le bois ,  les machines qui se mettent en route pour les 3 maisons qui se construisent à côté, et la musique à tue tête pour se réveiller de bonne humeur .

  

Le marché : jeunes pousses de bambou (sucré, très bon), toutes sortes de riz, de poissons et d'algues séchées avec des graines de sésame (il faut les faire cuire)

 

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Les AKHAS

Comme les Hmong et les Hô, les AKHA font géographiquement partie des Lao Soung, (tribus établies en altitude autour de 1000m, un peu plus bas que les Hmong), et de la famille linguistique Sino-Tibétaine (une trentaine d'ethnies au total), plus précisémment de la famille Tibéto-Birmane (comme les Lisu, les Lahu,les Lolo, les Pounoys). Les Akha sont arrivés tard au Laos au début du 19ème siècle, chassés par les ThaÏ. Compte tenu de leur position enclavée et très isolée dans les montagnes du nord du Laos, ils vivent encore aujourd'hui en quasi autarcie. Les conditions de circulation très difficiles ont évidement favorisé le maintien des caractéristiques propres à leur ethnie.

Il existe plusieurs sous ethnies Akha : les Akha Luma, les Akha Lylo, les Akha Oma, les Akha Kophe, les Akha Bothche, les Akhas Kopien, tous parlant la même langue : le Akha. Au total environ 10 000 personnes.

Leurs caractéristiques :

des maisons en bois et bambous à même le sol

l'absence d'écriture

une religion animiste complexe basée sur les esprits et les âmes

la culture sur brûlis du riz ordianire, du riz « sticky » et du pavot

La chasse et la cueillette

leur système social accorde une grande place aux chamans, personnes capables de communiquer avec l'au-delà. Certains d'entre eux croient à la réincarnation avec changement de sexe.

 

Nous sommes partis avec Pong et sa femme Noy, voir deux villages Akhas dans les environs de Luang Namtha : Ban Nam Yang, puis Ban Nam Matmay.

Mais je vous raconte d'abord une petite histoire qui va vous montrer Le tempérament lao : Pong m'avait donné RV pour partir à 9h le matin. A 9h je me présente, prête à partir. Il me dit « non, pas possible maintenant, j'ai mes cousins qui viennent me voir, on doit discuter business jusqu'à 11h... A 11h je vais le voir : « Ah non pas avant 15h car c'est l'heure à laquelle les Lao descendent des montagnes ... ». Donc voilà, nous ne sommes partis qu'à 15h !

 

Mais quelle expérience !

Le trajet en tuk tuk fut long (2 heures) sur un chemin de latérite complètement défoncé et tellement poussiéreux que lorsque je suis rentrée mon jean et mes cheveux étaient rouges ! Ça sautait tellement que j'ai du me tenir pliée en deux, les mains sur les barres de fer ... je n'ai du qu'à la chance de ne pas me faire défoncer la tête à chaque saut en l'air. Et j'ai rangé « mon » appareil photo (vous voyez ce que je veux dire?) dans un plastique pour le protéger, mais il avait déjà perdu son verre protecteur d'objectif snif snif ...

 

Le village de Ban Nam Yang en vaut la peine (ouf!) - Merci Daniel Gilbert-  : situé dans les hautes montagnes, isolé de tout, il comprend une cinquantaine de familles qui vivent dans l'autarcie la plus complète … et ce que nous appellerions chez nous, une « grande misère ». Je suis allée voir l'école située en hauteur : 3 classes en bien mauvais état comme partout dans les campagnes. Les villageois vivent essentiellement du « sticky rice » qu'ils cultivent sur les versants des montagnes, car il demande peu d'eau, contrairement au « steam rice ». les femmes descendent ensuite le vendre à Luang Namtha.

 

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 Ils fabriquent aussi des balais vendus au marché. Pour le reste … c'est la débrouille au jour le jour. L'autosuffisance.

Les hommes et les animaux cohabitent, cochons et rats y compris. Les rats, ils les attrapent dans la forêt et ils les vendent au poids. Ils ont un joli pelage gris argenté Il paraît que c'est très bon. Je n'en avais jamais vu de si gros. A Paris, au lieu de « dératiser » il y aurait du business à faire !

 

Les femmes ne portent plus leurs habits traditionnels au village, mais seulement pour descendre au marché. J'ai cependant aperçu 2 femmes coiffées du chapeau de leur tribu.

 

Comme j'interrogeais Pong sur la raison de bien nombreuses toutes petites huttes haut perchés sur leur pilotis, il m'a expliqué qu'il s'agissait de « maisons de garçons » où les jeunes peuvent aller avec leur petite amie (dès 14 ans) … et si elles tombent enceintes, ils doivent se marier.

Quand nous sommes arrivés, vers 16h, c'était l'heure du retour de récoltes dans les montagnes : ils se vendent tout les uns aux autres en marchandant. C'était aussi l'heure de la toilette dans la piscine communautaire : un bac en béton équipé d'un robinet. L'eau coule de la montagne. Toujours de très nombreux bébés très calmes sur le dos des mamans. La poussière et la terre volent partout dans ces villages Lao, je comprends mieux maintenant pourquoi ils marchent pieds nus : ça évite d'avoir à nettoyer les chaussettes et chaussures . Etre couverts de poussière ne semble pas les déranger : nous sommes venus de la terre et y retournerons … la terre est nourricière, c'est notre mère, donc c'est bien de patauger dedans ! C'est notre mère nature qui commandera toujours … et voilà tout est dit.

 

L'arrivée au village avec notre tuk tuk dernier cri :

 

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Ici la petite fille tape sur la truie quand elle mange tout et ne laisse rien à ses petits !

 

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J'étais tellement impressionnée que je n'osais prendre des photos, mais Pong m'a dit que je pouvais, que ça leur faisait plaisir, du coup je me suis focalisée sur les photos et je n'ai même pas pensé à prendre un petit film … manque d'habitude hé hé !

 

                        Quant au village de Ban Nam Matmay, ce qui m'a le plus impressionnée, c'est la traversée d'une rivière à gué avec notre tuk tuk ! … et la quantité incroyable de camions croisés sur le chemin : d'énormes camions rouges chinois chargés de tonnes de bois de rose d'après ce que j'ai compris...direction la Chine. Pong a encore pesté contre les chinois !

Le village lui même  m'a semblé sans grand intérêt comparé à Ban Nam Yang.

L'école et très ancienne et complètement délabrée.

 

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Et nous voilà repartis par la même route ....                                    

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Le 21 janvier, je quitte, en compagnie de deux amis rencontrés dans ma guesthouse, la province de Luang Prabang pour celle d'Oudomxai,  pour rejoindre la capitale du même nom, par une route secondaire en très mauvais état : pour faire 190 km nous avons mis, arrêts compris … près de 7 heures ! Merci pour le dos … et la voiture aussi qui en a pris un coup.

Mais les paysages montagneux sont magnifiques, les sommets entre 1000 et 1500 mètres, très découpés et verdoyants. La route, qui suit par endroits les rivières Nam Ou et Nam Ko est bordée de petits villages où il fait bon s'arrêter malgré la poussière qui envahit tout.

 

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Oudomxai est une petite ville nichée dans la vallée de la Nam Ko, important carrefour commercial entre la Chine surtout et le Vietnam. Elle est en pleine « mutation » : constructions modernes, grand marché chinois avec notamment une quantité impressionnante de téléphones portables, télévisions, machines à laver etc...

Peu de touristes, sauf de passage pour la nuit. C'est une ville étape. Je vais y rester 4 jours avec plaisir grâce à la compagnie de Duangta, professeur de français au lycée , fidèle au RV que nous nous étions fixé. Je suis logée au « Charming Lao Hôtel » tout près de la maison du Gouverneur de la Province, dans le centre, un hôtel que je recommande, le grand luxe comparé à ma guesthouse de Luang Prabang pour seulement quelques dollars de plus. Un hôtel construit par les chinois et racheté par les lao l'année dernière.

 

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Grâce à Duangta, qui connaît tout le monde et retrouve ses anciens élèves à presque tous les coins de rues, j'ai pu aller faire un tour dans des villages ethniques :

Nous sommes allés en tuk tuk au village Hmong/Khamu de Ban Nasaenkham voir l'école DGLaos, là nous avons pris part à une fête de « mariage » bien arrosée au Lao Hay (alcool de riz fermenté) à laquelle participait le directeur de l'école qui nous a invité chez lui. La fête se passe dehors autour des tables, les invités dansent et la musique est très forte aussi !

L'école :

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      Le mariage :

 

 

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Chez le directeur de l'école avec Duangta :

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Parenthèse : Duangta m'a précisé ce que je souhaitais, à  savoir que les Khamu (branche Môn- Khmère), une des ethnies les plus anciennes et les plus importantes du Laos, sont bien arrivés du nord au XVème siècle, et ont été chassés au sud et au centre du pays où ils se sont éparpillés . Ils se sont installés en moyenne montagne, sur les bords des rivières : c'est ainsi par exemple que ceux installés sur les bords du Mékong s'appellent les Khamu Rok, ceux installés sur les bords de la Nam Ou, les Khamu Ou. Ils sont restés très pauvres comparés aux autres ethnies.

 

Puis je vais découvrir un village Hô et un Hmong, situés à juste quelques centaines de mètres du centre d'Oudomxay.

 

Les Hô sont facilement reconnaissables à leur faciès très chinois : nez long et yeux étirés. Ils viennent de la frontière chinoise du Yunnan, parlent un dialecte proche du chinois (mais aussi le lao comme tout le monde puisque c'est la seule langue officielle enseignée), sont taoïstes, portent des habits traditionnels, chapeau et pantalon noirs . Ils sont de plus en plus nombreux à venir s'installer ici, pour faire du commerce, depuis la  ville de Phongsali, une ville encore plus au nord. On reconnaît aussi facilement leurs maisons aux insignes chinoises :

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Quelques centaines de mètres plus loin, nous arrivons au village Hmong.

Là, je découvre vraiment cette ethnie.

Les Hmong (environ 200 000), font partie des Lao Soung (tribues des montagnes -d'où l'origie du mot "mongolie"-)  vivants à plus de 1000 mètres d'altitude).Venus de Birmanie, du Tibet et de Chine du sud au cours du siècle dernier, c'est l'ethnie la plus récemment immigrée au Laos. Leur langue est de la branche sino-tibétaine. Certains Hmong se sont bien débrouillés, ils sont riches et se font construire de belles maisons en dur qui contrastent avec leurs anciennes "cabanes" :

 

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 On les trouve principalement dans le nord et le centre du pays. Le maïs et le riz constituent la base de leur agriculture, Ils élèvent des bovins, des cochons, des kérabaus et des poulets (comme les Khamu). Ils n'y a pas longtemps encore, leur principal revenu était assuré par l'opium. Mais aujourd'hui c'est en principe interdit et on trouve à Oudomxai par exemple un très bon restaurant (le Kanya ) qui résulte d'un projet économique et social pour la reconversion des cultivateurs de pavot et d'opium. Ils sont facilement reconnaissables par leurs visages chinois (comme les Hô), leurs costumes colorés et les bijoux d'argent que portent les femmes : pantalons  noirs ou bleus et boucles d'oreilles et des colliers en argent. Les jeunes filles, elles, sont en jupes brodées. Nous nous sommes arrêtées, Duangta et moi, dans une famille de 18 personnes (parents, enfants et petits enfants) vivants tous dans la même « cabane » : une jeune fille de 18 ans, ancienne élève de Duangta, a déjà 4 enfants ! Elle portait le dernier bébé de 2 mois sur le dos et lui a donné le sein dès qu'il a commencé à bouger. Elle nous a dit qu'elle ne voulait pas de contraception, c'est mauvais pour la santé... En général, les jeunes mariés habitent chez les beaux parents. Il existe chez les Hmong une fête annuelle : « le jeu de ballon du vol des femmes » : les jeunes hommes peuvent ainsi partir avec la fille qui leur plaît, ils disparaissent,  et reviennent à la maison des parents ou des beaux parents pour se marier.

 Pour les Hmong, il n'y a pas de législation du mariage, pas de contrat. La polygamie est autorisée et tous vivent sous le même toit. Le grand père avait eu 4 femmes : l'une était décédée, les 2 autres parties, il restait la 4ème, d'ailleurs très jolie et beaucoup plus jeune que son mari !

 

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les khamous sont connus pour porter sur leur dos leurs bébés,, le bois, ainsi que tout ce qu'ils vont vendre au marché tous les matins, elles portent des écharpes bleues nouées sur la tête :

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Enfin, sur le chemin, j'ai pu apprendre à reconnaître des herbes, des fruits et des fleurs... 

Devant les maisons, les "plumeaux" sèchent pour faire les balais :

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Paille pour les toits :

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Galanga et citronnelle :

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Réserve de Lao beer et alcool de riz dans les jarres :

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Au marché avec Claude  Schmitt  et son épouse :

 

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Mangouste et fruits du dragon :

 

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lamyay et durian:

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Mangue et Papaye

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Tabac et écorse de bétel qui sèchent au soleil

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Coupe du galanga (sorte de gingembre) et fleurs de moutarde :

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Et pour finir avant de partir demain matin, un repas d'adieu avec Duangta, devant de bonnes bouteilles de vin !... mais nous avons trinqué avec du lait de soja ah ah  Au revoir et merci Duangta !

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Après 4 heures de bateau "lent" sur le Mékong, (une heure de plus que d'habitude car le niveau de l'eau est très bas et il faut sans cesse zigzaguer pour éviter les rochers), me voici de retour au village de Yoi Hai, chargée de plusieurs dizaines de kg de peinture et de matériel acheté à Luang Prabang, pour reprendre contact avec le village, les enfants de l'école, essayer de les sensibliliser à l'art de la peinture ! ...  tenter aussi de mettre en route un "jumelage" avec une classe de CE 2 où mon amie Sylvie est institutrice dans une école de Nantes...

Départ de Luang Prabang et le Mékong :

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Arrivée au Kamu Lodge, l'éco-lodge qui jouxte le village Kamu de Yio Hai, et la tente dans laquelle je suis logée :

KL 1 (92)        KL 1 (98)  Un endroit très authentique  que je recommande : www.kamulodge.com où il est possible de se rendre avec l'agence Exotissimo (www.exotissimo.com).J'en profite ici pour remercier les dirigeants d' Exotissimo d'avoir accepté mon projet, de m'avoir aidée à le réaliser. Un grand merci aussi à Olivier, pour son accueil si chaleureux au Kamu Lodge, son agréable compagnie, et son aide si efficace ! 

L'ethnie Khamu (ou Kamu, ou Khamou)

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Une ethnie est un groupe humain possédant un héritage socioculturel commun (langue surtout, religion, coutumes, ressemblances physiques, histoire, traditions...)

Le gouvernement laotien a simplifié la diversité des ethnies du Laos en découpant celle ci en 3 groupes :

- les laotiens des plaines "Lao Loum"

- ceux des montagnes "Lao Theung"

- ceux des hautes montagnes "Lao Soung"

On regroupe actuellement environ 130 ethnies et sous-ethnies différentes en 4 groupes linguistiques :

- la famille Tai-Kadai - ou Austro-Thai - (à peu près 55% de la population totale

- la famille Austro-Asiatique (30%)

- la famille Mia-Yao (10%)

- la famille Sino-Tibétaine (5%)

La famille Austro-Asiatique (austro signifiant "sud") dispose de 47 ethnies et sous ethnies dont les KHAMU. Eux-mêmes divisés en au moins 6 groupes : les khamu Ou, Rok, Lu, Me, Khong, Keun.  Les Khamu seraient arrivés au Laos par le sud il y a plus de 10 siècles. D'autres disent qu'ils seraient arrivés, au moins pour partie d'entre eux, de la province chinoise du Yunnan . Ils sont aujourd'hui présents dans les 9 provinces du nord du Laos. les Kamu étaient parfois appelés péjorativement "khaa" ce qui signifie esclave parce qu'ils ont servi de main d'oeuvre aux populations d'immigrés thaï il y a plusieurs siècles et plus récemment sous la monarchie lao. Aujourd'hui ils travaillent encore souvent au service des Lao Soung. Leurs échanges reposent sur la troc. Ils ont un niveau de vie nettement inférieur à celui des 3 autres groupes linguistiques. Ils pratiquent généralement la culture sur brûlis, vivent du riz des collines, du café, du tabac et du coton. Cultivent de plus en plus leurs légumes et leurs fruits. Leurs villages sont installés près des cours d'eau supérieurs, leurs maisons de bois et bambou sont sur pilotis courts ou posées  même le sol, avec des toits en paille soutenues par des poutres croisées.  mais ceci évolue et dans le village de Yio Hai les constructions en parpaing commencent. Ils n'ont ni l'eau courante, ni l'électricité. Se lavent soit dans l'eau du Mékong, soit à celle qui descend de la montagne. De tradition animiste, ils pensent que le corps est habité d'esprits (entre 30 et 300). Même le riz en contient plusieurs qui sont associés et célébrés cérémonieusement lors du rituel annuel du sou khouan khao, fête basi . Ils boivent de la bière de riz, le lao lao, un alcool fort. Leur esprit communautaire est très fort. Un chef, entouré "d'adjoints" "dirige" le village, donne ses conseils ... suivis ou pas. Les Lao ne disent jamais "non", mais n'en pensent pas moins.

Quant à la langue Kamu, elle et classe parmi les langues khmuiques, branche des langues môn-khmer (Asie du S-E), elles mêmes faisant partie du groupe des langues austro-asiaques. Elle est également parlée par des communautés importantes de Thaïlande et du Vietnam, ainsi que par des groupes réduits de Chine et e Birmanie.

Je n'ai pas pu apprendre grand chose par les Kamu eux-mêmes, à cause d'un problème de langue bien sûr, mais aussi peut être, parce que ce sont des gens qui n'aiment pas parler d'eux, sont de nature discrète et silencieuse avec les étrangers. Il faudrait beaucoup de temps je crois pour que s'établisse une vraie relation de confiance et d'amitié avec les adultes. Avec les enfants, c'est beaucoup plus facile. 

J'ai pu cependant rencontrer le Chef du village, l'istitutrice et l'instituteur, heureusement aidée par "Toï", un garçon du village formidable qui m'a servi d'interprète car il parle anglais. J'ai pu avoir les clés des classes et commencer un travail de collage  des photos que je leur avais apportées, photos prises lors de mon dernier passage il y a 2 ans. Je leur ai aussi donné les documents que Sylvie m'avait remis de la part de ses élèves, pour tenter d'organiser le "jumelage".

Voici le chef du village, Toï au centre et l'instituteur : 

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Toï traduit la lettre des enfants de France:

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Mais inutile de dire, que ce sont les adultes qui ont fait tout ça, les enfants, eux n'étant pas, je pense suffisamment "matures",  ne se sentant pas impliqués , ne comprenant pas ce que tout cela pouvait signifier, compte tenu de leur culture ... C'est tout simplement en dehors de leur monde à eux et il faut le respecter. 

Ce sont des enfants intelligents, ils savent tous à peu près écrire et lire à la fin de leur scolarité primaire à l'école du village, mais ensuite ...

Ils savent se débrouiller tout seuls, bien mieux que ne le feraient les enfants de chez nous : ils travaillent beaucoup au village pour aider leurs parents, portent de gros sacs de riz ou de bois sur leur dos, pêchent, chassent à la fronde et à l'arbalette ... Leur état de santé est souvent catastrophique : beaucoup de blessures qui s'infectent. J'ai passé une après midi entière à essayer de les soigner avec ma trousse de médicaments et les pansements qu'Olivier, le manager du Kamu Lodge a bien voulu me donner. Le nombre de petits enfants et de bébés est très important. Il y en a partout. Je n'en ai jamais entendu un pleurer ! 

Je n'ai guère vu les 2 instituteurs, excepté PAM la jeune femme qui a un bébé de 3 mois et qui est venue me voir 2 ou 3 fois,  s'essayant même à la peinture son bébé sur le ventre!

Avec souvent bien des difficultés pour me procurer les clés qui ouvrent les cadenas des classes, je suis allée à l'école tous les matins et tous les après-midi, soit environ 5 à 6 heures par jour car ensuite les enfants ne tenaient plus en place.

J'ai rencontré des enfants exceptionnels, notamment une petite fille "Soukssavan" âgée de 11 ans qui a, spontannément, et avec beaucoup d'intelligence, fait tout ce qu'elle pouvait pour m'aider. Un soir, je l'ai emmenée au lodge prendre un verre de jus d'ananas, et ensuite une douche dans ma tente car elle s'était mis de la peinture partout. Il faut dire que nous avons peint avec tout le matériel (pots de peinture, pinceaux, pots à eau etc... par terre, ce qui n'a pas facilité les choses!).

Soukssavan (à gauche) et Yiota (à droite) :

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Voici quelques uns de leurs dessins, essentiellement des "têtes", ils adorent ! leur village et leur hutte, avec Pam l'institutrice et son bébé     :

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Le soir de mon départ, les gens du village m'avaient réservé une surprise : ils m'ont invitée à dîner dans une de leur maison. Tous les personnalités importantes du village étaient là. J'ai été remerciée, fêtée, j'ai eu droit à la cérémoie du baci, et à une magnifique "boîte à riz" en bambou dont on m'a dit qu'il avait fallu plusieurs années pour le fabriquer.

Quelques photos du village relié au Kamu Lodge par un petit pont de bambou, et du temple :

 

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Voilà, mon séjour avec les enfants de Yio Hai se termine. Je souhaite qu'il ait servi à quelque chose, à leur  faire découvrir le plaisir de la peinture,  à nouer des liens avec l'école de Nantes, et que tout cela aura une suite ... Ce qui est sûr c'est que les enfants ont été manifestement ravis .... et moi aussi !

Au revoir et merci !

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Malgré un tourisme qui continue de se développer, Luang Prabang n'a pas beaucoup changé depuis 2 ans, et le charme continue d'opérer!

 

La rue principale grouille de monde, avec ses touristes, ses guesthouses à touche-touche,  ses échoppes, ses tuk tuk et scooters, son marché de nuit, et c'est vrai qu'il vaut mieux élire domicile côté Nam Khan!

 

Voici ma  guesthouse où l'on prend le petit déjeuner au bord de la rivière :

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Mais over-blog est tellement lent ici, que je vais arrêter pour ce soir : demain lever tôt pour prendre le bateau en direction du Kamu Lodge. Là bas pas d'internet , donc ne vous inquiétez pas si je ne donne pas de nouvelles  pendant quelques jours.

 

Je rajoute 3 semaines plus tard quelques photos prises au départ ...les tuk tuk, les jeunes novices, les moines, les temples, des noix de coco qui grillent, des tableaux, les ruelles, les fleurs ... Tout ce qui fait le charme de Luang Prabang.  

  

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8  janvier 2012 :

Je serai demain de retour au Laos pour quelles semaines.

 bonne carte !

Voici les liens qui permettent de retrouver mes précédents articles sur le Laos (séries 9 et 15), où j'étais pour la première fois en février 2009, pour la deuxième fois en avril 2010, et pour la troisième fois aujourd'hui!

9 - Laos 9 - 1 Luang Prabang - 9 - 2 Luang Prabang : les temples 9 - 3 :Luang Prabang : l'artisanat 9 - 4 : Sur les bords du Mékong 9 - 5 :L'eau, le bambou et le feu 15 - Retour au Laos : avril 2010 15 - 1 : un nuage dans le ciel... 15 - 2 : L'école de Yio Hai 15 - 3 : Marina et Charles à Yio Hai ! 15 - 4 : Nouveau départ au Laos : décembre 2010 - l'école de Yoi Hai 15 - 5 : Au nord du Laos : ethnies Khamu et Hmong 15 - 6 : Au nord du Laos : ethnies Lanten et Akha 15-7 Descente de la Nam Ou 15 - 8 : Luang Prabang 2 ans plus tard ... 15 - 9 : Ventiane 15 - 10 : Le sud du Laos : Les "quatre mille îles" et les Boloven 15 - 11 : Petite conclusion sur le Laos...

Cette fois, je vais passer quelques jours au Kamu Lodge pour y rencontrer les enfants du village de YIO HAI, puis je visiterai encore une fois le nord de ce  pays que j'aime tant, pour tenter d'aller à la rencontre des habitants des provinces de Luang Prabang, d'Oudomxai et de Luang Namtha :

Mon itinéraire devrait être le suivant :

Luang Prabang - Oudomxay - Luang Nam Tha - Muang Sing - Muang La - Muang Khua - Muang Ngoi - Nong Khiaw

Retour à Luang Prabang.

A bientôt  

 

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La Turquie est un pays très étonnant par sa diversité sur tous les plans : elle oscille dans tous les domaines entre passé et modernité, richesse et pauvreté. On ne peut pas dire qu'il existe un style de vie typique, car chaque région a son propre mode de vie et cela peut varier beaucoup en quelques kilomètres. Le climat varie aussi beaucoup et il est sûr que le mois d'août n'est pas le meilleur pour parcourir le pays! Plutôt le printemps.

  

Des photos pour illustrer quelques aspects de la vie au quotidien : 

 

- Partout des routes en travaux, des cités HLM (les gecekondu) qui poussent comme des champignons partout dans les banlieues et même dans les campagnes, beaucoup de tracteurs dans les villes, de jolis petits villages traditionnels avec leur maisons en pisé  persistent...  

 Sur-la-route-Bolu-Urgup--7-.JPG     Kusadasi.JPG     Vie-quotidienne--1-.JPG       

  DSCN6046    Cappadoce 2- (13) Avanos vieux village

- Partout un accueil très chaleureux, dans les villages comme dans les villes où souvent des automobilistes ou des motards se sont détournés de leur chemin pour nous indiquer le nôtre !

le guide que nous avions à Istanbul a passé plus d'une heure avant de nous quitter, à nous dessiner le meilleur itinéraire sur la carte routière, et les lieux à ne pas manquer!

les Turcs sont très hospitaliers lorsqu'il recoivent des invités ou gens de passage. Il faut toujours enlever ses chaussures en entrant dans une maison, si la femme qui accueille est âgée on lui fait le baise main, sinon, on lui serre la main, et on peut l'embrasser sur les deux joues si on la connaît. Puis elle nous fait entrer dans le salon où se trouvent les plus beaux tapis, pour prendre la traditionnelle tasse de thé ...  Bref, leur légendaire réputation d'hospitalité n'a pas été démentie.

 

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- Il est partout justement le thé ! C'est la boisson nationale, cultivée sur les rives de la mer Noire. C'est peut être pour ça :) qu'il s'agit d'un thé très noir et fort, préparé dans une double théière avec le thé en haut et l'eau en bas, et servi dans de  tous petits verres à col . Le "cay" est le verre de thé de l'amitié. Il est servi partout, dans les magasins, dans les rues, ici on attendait le bateau...  Quand on ne veut plus être resservi pour la xième fois, il suffit de poser sa cuillère horizotalement sur le verre !

les hommes le boivent beaucoup aussi en se reposant, ou en jouant aux jeux traditionnels turcs : le backgammon : un des plus anciens "jeux de table" déjà pratiqué par les Ottomans (ci dessous à Antalya), ou le "tavla" jeu de hazar raisonné  ressemble au backgammon. Ils jouent aussi beaucoup aux dominos (ici à Selcuk).... quand ils ne se reposent pas tout simplement, en fumant le narghilé. 

 

Istanbul--15--the-turc-en-attendant-le-bateau.JPG    DSCN6021.JPG      

 

wikipedia-Backgammon_.jpgAntalya (32) jeu de Black Gammon 

 

 

Guzelcamli (7)      Antalya---4-.JPG       Jeu de dominos à Selçuk  

 

De toute façons, le grand plaisir en Turquie, c'est de se reposer sur les coussins bien  douillets  au milieu des tapis !

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 - Partout aussi le "Nazar Boncuk" ou "oeil bleu" :  les Turcs sont supersticieux ! Cet oeil bleu protège l'homme du "mauvais oeil" ... celui qui fait des compliments est malvenu et l'oeil bleu le chasse; On en trouve partout, sur les marchés,  dans les voitures, les maisons, sur les bébés, et on nous en offre tout le temps dès qu'on arrive quelque part !

D'autres pratiques de superstition sont courantes et largement répandues en Turquie...

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- Le narguilé (nargila en turc) est une sorte de grande pipe à eau utilidée au Moyen  Orient pour fumer le tabac additionné de melasse et d'essence de fruits (le "tabamel"). Il comprend plusieurs parties : la cheminée, le bol,le réservoir, la pipe immergée et le tuyau. la fumée du tabamel passe par l'eau et est filtrée dans celle ci avant d'attiendre la bouche du fumeur qui aspire dans le tuyau prévu à cet effet. L'eau est changée régulièrment pour retirer les résidus.    

   .   Antalya (25)schema-narguile.JPG

- Quant aux femmes leur situation dans la société m'a été difficile à appréhender. Il me semble qu'elles encore beaucoup à la maison pour s'occuper des enfants, on les voient aussi vendre sur les marchés, elles portent presque toutes un foulard coloré (sauf les très jeunes) et des pantalons larges reserrés en bas. En 15 jours, je n'en ai vu qu'une seule, qui était enceinte, portant le tchador (çarsaf). Sur les plages, elles se baignent habillées :  

 Marche Aglasum (8)    Marche Aglasum (9)

Plage-Mer-Egee--5--Icmeler-copie-1.JPG   DSCN6022.JPG  

- On ne peut passer sous silence bien sûr tout ce qui a rapport à l'art  : musique (ici un "saz" luth à long manche), tapis, pierres précieuses, bijoux, poterie, céramique, tissage de la soie ( eh oui, c'est la que finit "la route de la soie" ! ci-dessous la fabrication des fils de soie) 

Antalya--29-.JPGAntalya---14-.JPG    Cappadoce-2-----17--Avanos.JPG   Cappadoce-2-----14--Avanos.JPG    Antalya--41-.JPG   Atelier-ceramique-Selcuk--4-.JPG    Atelier-ceramique-Selcuk--1-.JPG  

 

Antalya--42-.JPG    Cappadoce-2-----12--Avanos.JPG   Cappodoce--28--visite-d-une-usine-de-tapis.JPG    Cappodoce--34--pour-attraper-les-fils-des-cocons-d-copie-1.JPG      Cappodoce (33) pour attraper les fils des cocons d-copie-2     

 

     Cappodoce (36) pour torsader entre ux le fils de soie    Cappodoce--35--tirge-du-fil-de-soie.JPG    Cappodoce--31--tapis-de-soie.JPG

 

Enfin il est vrai que l'on mange très bien en Turquie, mais il faut comme toujours s'éloigner un peu des "restos touristes" ...

Les marchés sont magnifiques, la nourriture délicieuse, les plats très variés : entre les meze (entrées froides ou chaudes),  les soupes aux légumes divers, aux lentilles, à la menthe et au yaourt - car le yogurt est turc!, les grillades de toutes viandes (les kebap de toutes sortes, ou brochettes grillées) , les poissons et fruits de mer, les desserts qui font grossir (les lokums , les baklava ou pâte feuilletée fourrée de raisins de Smyrne - Izmir-, de pistaches, d'amandes et de noix recouvertes de sirop de sucre :) , on n'a que le choix !

Le pain est servi en épaisses tranches superposées,

Le fruit le plus courant c'est la pastèque très fraîche (ouf ça fait du bien!)  que j'adore, ainsi que le maïs grillé Outre le thé et le "café turc" (Moka!) qui boue avec le marc et le sucre, l'autre boisson nationale est le "Raki", une boisson alcoolisée anisée à base de raisins secs, surnommée "le lait du lion" ... , on boit aussi beaucoup d'oranges pressées, et de bière "Efes"

 

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 Bref, la Turquie vaut vraiment le voyage ... mais le nôtre s'est fait au pas de course; Il faudra y retourner pour approfondir les questions qui restent un peu en suspens : la religion, la politique, les droits de l'homme ... sur ces sujets, nous avons eu un peu tous les avis ... à suivre donc !

 

 

 

 

 

 

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26-7 :Ephèse

 

Avant de parler du site, il faut dire un mot de l'une des sept merveilles du monde située à proximité : le temple d'Artémis, déesse mère d 'Anatolie : déesse de la fécondité, construit au 8ème siècle av.JC

Merveille si l'on peut dire.... car il ne reste qu'une vague colonne de l'Artémision hellénistique, lieu sacré du culte dédié à cette déesse. Les cigognes n'ont aucun respect : à son sommet elles y ont édifié leur nid. Tout ou presque a été détruit de ce temple reconstruit au 3ème siècle avant Jésus-Christ, après la destruction du précédent par un incendie criminel. Les pierres ont servi à d'autres constructions, notamment pour Sainte-Sophie à Constantinople.

 

Mais le déplacement vaut quand même le coup puisque dans la même perspective, il y a sur le mont Ayasuluk la basilique Saint-Jean, construite au VIème siècle ap.JC (et restaurée totalement en 1974), qui abrite la dépouille de l'apôtre Saint-Jean, l'évangéliste ayant fini sa vie à Selçuk, à proximité la mosquée seldjoukide d'Isa Bey du XIVème siècle et surplombant l'ensemble, la citadelle d'Ayasuluk, forteresse militaire qui protégeait les habitants quand la ville était envahie.

 

Sur ce qui suit : les restes temple d'Artémis (la colonne), en arrière plan à droite la basilique St Jean, la mosquée d'Isa Bey à gauche, et plus haut, la forteresse  : quel meilleur exemple de la coexistence du paganisme, du christianisme, et de l'islam en Turquie !

 

  Temple Artémis, basilique St Jean , mosquée d'Isa Bey et

   

  La basilique St Jean : 

 

Basilique-St-Jean---1-.JPG   Basilique-St-Jean---2-.JPG

 

 La  mosquée Isa Bey : 

 

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Mosquee-Isa-Bey--10-.JPG      Mosque-d-Isa-Bey-et--Forteresse-d-Ayasoluk.JPG 

 

Puis la ville d'Ephèse : une des plus grandes cités greco-romaine de l'antiquité, située à 3 km de Selcuk, entre deux collines.

On aperçoit le théâtre sur la photo qui suit, ainsi que sur la droite les abris, qui protègent les restaurations des "maisons en terrasses" actuellement en cours ...

  Vue-du-theatre-d-Ephese.JPG

  

La cité antique d'Ephèse ne se raconte pas, elle ne se décrit pas davantage : il faut y passer de longs moments et découvrir un à un ses vestiges dont, pour certains, l'état de conservation, certes grâce aussi à la restauration, est absolument prodigieux. Nous avons eu la chance de faire cette visite avec une guide d'une culture impressionnante, et de plus non dépourvue d'humour. Ses descriptions sur les latrines valaient le déplacement. La vie dans cette ville de plus de 200 000 habitants était très codifiée selon le rang auquel on appartenait mais nombre des règles en vigueur à l'époque ont conservé toute leur pertinence. En se promenant dans les rues Ephèse, on est vite plongé 2000 ans en arrière, on peut facilement imaginé la vie d'alors … finalement pas si différente de celle d'aujourd'hui !

 

La cité-Etat que l'on visite date du 3ème siècle avant Jésus-Christ. Reliée alors à la mer Egée, elle a connu son apogée au 3ème siècle après Jésus-Christ. Les alluvions apportées par le fleuve qui serpentait entre les deux collines ont petit à petit envasé le port. Elle a aussi été détruite en partie par des tremblements de terre. Les travaux de fouille et de restauration entrepris depuis 1895 permettent de mieux appréhender la réalité de cette cité.

 

l'Agora d'Etat (cité administrative) et l'Odéon (ou Bouleterion : théâtre couvert du 2ème siècle)

 

 Ephese--2--Agora-d-Etat.JPG     Ephese--4--Odeon-theatre-couvert.JPG

 

le Prytanée (lieu des cérémonies les plus importantes réservées aux hôtes de marque) et la fontaine de Trajan

 

 Ephese--6--Le-prytanee.JPG   Ephese--16--fontaine-de-Trajan.JPG

 

le temple d'Hadrien avec la déesse Médusa qui protégeait des mauvais esprits (« l'oeil bleu e la méduse » est toujours vendu ou offert partout en Turquie comme porte-bonheur) ... d'où l'expression française "restée médusé" quand quelque chose nous surprend !

 

Ephese--20--temple-d-Hadrien-en-second-plan-la-meduse.JPG    Ephese--19--temple-d-Hadrien-gros-plan-sur-la-meduse.JPG

 

 

La rue des curètes (catégorie de prêtres d'Artémis qui gardaient les temples) et la rue de marbre

 

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Un Rébus sur la « voie de marbre » pour l'indication de la maison close située rue des curètes : le buste d'une femme, le coeur percé par une flèche, un pied qui indique la direction à prendre : 

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Les « latrines » (aujourd'hui WC turcs...). On s'y cotoyait sans problème, seuls les riches avaient des latrines privées. Le sytème d'évacuation des eaux usées, était remarquable, souterrain, presque semblable à celui d'aujourd'hui. Il est vrai que cela était largement facilité par le fait que la ville était en pente !

 

Ephese--21--les-latrines.JPG      Ephese--22--les-latrines.JPG 

Maisons en pente et les céramiques.

Il y avait aussi des « maisons en terrasses » réservées aux riches : 

 

Ephese---46--les-maisons-en-terrasse.JPG Ephese---45--les-maisons-en-terrasse.JPG                                     

La bibliothèque de Celsius ... mais rien à voir avec le thermomètre ! (construite au 2ème siècle, à proximité de l'Agora commerciale, alors la troisième plus grande bibliothéque du monde après celles d'Alexandrie en Egypte, et celle de Pergame au nord de la Turquie. Mais on nous a dit qu'elle servait aussi de « passage » pour se rendre en douce à la maison close! Les femmes alors étaient parait il très jalouses et  on nous a raconté que si Socrate avait fini par devenir "philosophe", c'est parce que son épouse était acariatre) et l'Agora commerciale, que l'on peut comparer au bazar d'aujourd'hui.

 

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                                                                                                   Ephèse (30) bibliothèque de Celsius statue la sagesse

Gilles m'a photographiée aux côtés de Sophia, la déesse de la sagesse .... pour qu'elle me serve de modèle ...

Le théâtre (1er siècle 24000 spectateurs)

 

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La rue portuaire Arcadiane, qui menait autrefois à la mer, dédiée à l'empereur Arcadius, sur laquelle dit-on Cléopâtre et Marc Antoine auraient marché : l'histoire ne retiendra pas qu'en 2012 Martine et Gilles ont aussi emprunté cette voie.... où ils ont assisté à un petit spectacle, rappel vivant du temps jadis. 

 

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26-6 - Pamukkale

 

Sur la route qui conduit à Pamukkale, arrêt sur le site de Sagalassos (1500m), au milieu de nulle part, que nous atteignons par une petite route sinueuse. Le paysage est magnifique. C'est un site en cours de fouilles et de restauration par des archéologues belges que nous pouvons voir au travail : c'est inhabituel et très intéressant.

A l'arrivée nous sommes accueillis par une femme belge, bénévole, qui nous propose de nous faire visiter gratuitement le site, ce que nous acceptons bien volontiers. Il faudra des années pour que la restauration soit terminée … quel travail!

A son apogée, au IIème siècle av.JC, la ville romaine, comptait 5000 habitants, des gens riches pour la plupart, qui employaient locaux et esclaves. La ville avait été construite très haut dans la montagne, pour se protéger, pouvoir se défendre plus facilement des assaillants.

Là aussi : Voie d'accès, thermes, agora, fontaines, bibliothèque, théâtre, et de nombreuses maisons ...

 

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Enfin, après une longue journée de route, nous arrivons à Pamukkale, ville fondée elle aussi au IIème siècle av.JC , célèbre non seulement pour son site antique, mais aussi pour une formation géologique exceptionnelle, ses « vasques » : l'eau chaude « miraculeuse », chargée de sels calcaires, venant du sous-sol, y a formé aux cours des siècles, le long de la falaise qu'elle descend un incroyable relief parsemé de vasques naturelles à l'eau plus blanche que bleue. On peut se baigner dans des vasques identiques aménagées par l'homme afin de ne pas abîmr les vasques naturelles. On marche pieds nus sur le travertin! Un vrai régal pour moi !

 

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Quant au site antique Hiérapolis, fondé au 2ème siècle avnt Jésus-Christ, il fait l'ojet depuis 1957 d'un travail de fouilles mené par une équipe italienne tout à fait remarquable. On y trouve ici les thermes (qui avaient ici une grande importance en raison des vertus supposées curatives de l'eau chaude et prouvent aussi encore une fois l'importance qu'accordaient les romains au rituel de l'hygiène), la Voie à colonnades (grande rue qui traversait la ville entre les deux portes byzantines), le Théâtre pouvant accueillir 25 000 spectateurs, le Martyrium de St Philippe (pour commémorer le martyr de l'apôtre), la Basilique byzantine, la Nécropole avec son nombre impressionnant de tombes (plus de 1000 tombes les malades venaient ici dans l'espoir d'être guéris par les eaux thermales miraculeuses:) …. sans oublier les latrines

 

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Hierapolis--12--allee-des-colonnades.JPG    Hierapolis--23--Necropole.JPG

 

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