Martine autour du monde ...

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Conclusion sur mon voyage au Laos en janvier 2013 

 

 Ce petit pays enclavé, au régime de parti unique et à l'idéologie officiellement communiste, sort d'une certaine somnolence. Son taux de croissance, autour de 8,3% en 2012, reflète mal la réalité du pays, mais est un indicateur de l'évolution de la République populaire démogratique lao.

Depuis la fin des années 80, le Pouvoir a choisi la voie suivie par la Chine et le Vietnam, en s'ouvrant à l'économie de marché tout en conservant un système rigide de contrôle social et politique.

Lors du 9ème congrès du  parti communiste, en 2011, les dirigeants laotiens avaient annoncé des objectifs de diminution de la pauvreté à 10% de la population d'ici 2015, et de scolarisation à 100% des enfants du pays.

40% des laotiens vivent encore aujourd'hui avec moins de 2 dollars par jour.

Le produit intérieur brut par tête est passé de 300 dollars en 2001 à 1200 dollars en 2011. C'est encourageant. L'objectif est d'atteindre 1700 dollars dans 3 ans.

Le Laos est toujours classé dans la "tranche inférieure des pays à revenus intermédiaires" et espère accéder au statut de "pays à revenus intermédiaires" d'ici 2020.

L'Assemblée du Laos a ratifié le 6 décembre, l'adhésion du pays à l'OMC dont il devrait devenir membre début 2013. Cette adhésion participe à la volonté des dirigeants d'échapper à la main mise sur l'économie par la Chine, la Thaïlande, le Vietnam...et d'encourager les investissements étrangers.

Le très important projet de chemin de fer à grande vitesse (projet qui fait beaucoup de bruit au Laos), viendrait d'être "bouclé" après maintes difficultés.

Il va dans le même sens : la première ligne feroviaire du Laos devrait relier Ventiane à la frontière chinoise. Il est prévu que  ce chemin de fer traverse aussi les pays voisins jusqu'à Singapour à une vitesse de 160km/h  ! Une opportunité supplémentaire pour l'ouverture du pays à l'internationnal. Il devrait être terminé en 2018.

Les raisons de ce décollage sont liées à l'expansion du tourisme ainsi qu'à l'exploitation d'importantes ressources minières, agroforestières et hydroélectriques.

 

Qu' ajouter d'autre ?

 

Ce voyage m'aura permis d'approcher au plus près les laotiens des villages du nord du pays, de faire un voyage "authentique", c'est ce que je voulais .... j'avais en effet l'intention d'aller à la rencontre des populations ethniques reculées et isolées .... Ce fut à la fois un succès et un échec, dans la mesure où j'ai eu l'impression que les lao, qui  parlent  très peu  anglais bien sûr, n'ont pas très envie de s'exprimer, de parler de d'eux, de leurs problèmes, de leurs coutumes, de leur pays...

En outre, j'ai eu un chauffeur , par ailleurs adorable, mais avec lequel il me fut impossible d'échanger, puisqu'il ne parlait pas anglais. 

Les lao sont, dans l'ensemble - il y a bien sûr toujours des exceptions et j'en ai heureusement trouvé quelques unes - peu expansifs à l'égard des étrangers. Presque tout ce que j'ai appris, ce fut grâce à des étrangers de passage connaissant bien le Laos.  Les laos sont pourtant très gentils. 

Sur un plan plus pratique, pour ceux qui voudraient se rendre au Laos, j'ajoute :

 

- La nourriture est excellente et très saine (j'ai perdu 3 kg en 1 mois sans m'en rendre compte)

- L'hébergement dans des guesthouses ne pose aucun problème, ce n'est pas la peine de réserver à l'avance. J'ai été surprise du peu de touristes dans le nord et me suis retrouvée souvent seule. L'eau chaude peut être rare sauf quelques heures par jour... donc je prenais  ma douche - parfois située juste au dessus des wc - au milieu de l'après midi pour aller ensuite me réchauffer au soleil.

- En janvier il fait frais le matin, mais les températures grimpent vite et les écarts sont importants (parfois 25°).

- On peut tout (ou presque) payer en dollars,

- On trouve de tout sur place : affaires de toilette et vêtements, médicamants de base, donc pas la peine de se charger avant de partir ! On trouve de l'eau potable partout ( bien choisir les bouteilles quand même ...) Pas besoin de gourde catadyn.  

- Ne pas oublier cependant quelques bombes ou crèmes "anti-moustiques" même si, au mois de janvier ils sont relativement rares.

 - En revanche, pour internet il y a plus de problèmes : s'il y a presque toujours un ordinateur dans les entrées des guesthouses, la connexion est parfois difficile, et le wifi encore plus rare. Mais mes hôtes ont toujours été adorables pour m'aider!

J'étais parfois dans le noir, mal installée, avec ma lampe frontale branchée sur l'ordinateur  leur ordinateur ... ce qui explique les défauts de rédaction ... qu'il faut corriger en rentrant à la maison! : pas facile de faire un blog en live

- Pas de problème avec les prises de courant : ce sont les mêmes que chez nous. Il faut juste parfois une petite rallonge.

- En ce qui concerne les transports : les lao se déplacent de plus en plus en moto ... et les touristes aussi, ce qui est une bonne idée, compte tenu du mauvais état des routes en ce moment, on va plus vite ainsi qu'en voiture ou en bus. le taxi coûte cher car l'essence est très chère (1 euro le litre). Quand on a de longs trajets à faire, je conseille fortement de prendre l'avion. Mais le bateau reste le moyen le plus agréable.

- Le Laos est un pays magnifique et très sûr. 

 

Je remercie encore l'agence "Exotissimo Lao" (Ventiane et Luang Prabang). http://exotissimo.com , pour son attention à mon égard, et la qualité de ses services.

 

 

 

 

        

 

 

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Mon retour en France approche....

 

Avant de partir, un dernier tour au "marché de nuit" qui est devenu immense et occupe maintenant, le soir, la rue principale sur presque toute sa longueur ! Mais déambuler sous les tentes rouges, reste magique : une féerie de couleurs, de tissus, de sacs, de lampes, de vêtements  et d'innombrables objets artisanaux de qualité (même si on m'a dit que beaucoup venaient ... de Chine).

 

Les marchands, des femmes la plupart du temps, sont installées par terre, leurs bébés sur les genoux. Certains dorment, d'autres jouent...

 

Dans une petite rue transversale, on peut prendre pour 1 euro un excellent repas et y faire des rencontres sympathiques puisque c'est le rendez-vous des routards du monde entier.

 

J'y suis allée très tôt vers 17h au moment où les marchands s'installent : 

 

 

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On prend une assiette, on se sert, on s'assoie ...

 

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Voici mon dernier repas. Excellent, rien ne vaut le marché de nuit pour bien manger à luang Prabang !  

 

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 LP 1 (65) 

 

Et le lendemain matin,  avant de partir, je regarde les moines et novices qui se rassemblent et se préparent à défiler (la procession) dans les rues pour recevoir leur "aumône", le plus souvent juste un peu de riz :  

 

 :LP-1--23--copie-1.JPG     LP 1 (36)

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L'occasion de revenir un peu sur le bouddhisme  laotien :

 

La plupart des hommes bouddhistes passent une partie de leur vie comme moines dans des temples, pour quelques jours ou des années. j'ai rencontré beaucoup de jeunes qui m'ont dit avoir passé leur enfance, leur adolescence, de 3 à 15 ans, dans un temple. Il y a environ 22 000 moines dans le pays, près de 9000 d'entre eux ont atteint le grade de "moine senior", titre indiquant les années d'étude qu'ils y ont faites. Ce sont en général des jeunes issus des milieux les plus pauvres, auxquels les parents ne peuvent pas offrir d'études dans les grandes villes. Ils sont logés et nourris dans les temples ce qui assure leur subsistance;

Il y a en outre plusieurs centaines de religieuses qui sont des femmes âgées et veuves.

 

Le pouvoir bouddhique est sous la direction d'un moine suprême, qui réside à Ventiane et supervise les activités du bureau central : le Ho Tammasapha.

Les lao bouddhistes appartiennent à la tradition Theravâda qui se base sur les premiers enseignements du Bouddha et qui a été préservé au Sri Lanka après que le bouddhisme mahayana se soit divisé dans le 2ème siècle avant J.C. Il est considéré comme tolérant et assez libéral.

 

Le wat est, avec l'école, le point central du village. C'est le symbole de son identité et le lieu de cérémonie et de festivité. Avant la création des écoles laïques, les garçons du village recevaient une éducation de la part des moines au Wat. Presque tous les villages des plaines en ont un et parfois deux.

Un wat doit avoir au minimum un bâtiment de séjour pourles novices (vihan) et les moines, et un immeuble principal qui abrite les statues de Bouddha (SIM), et est utilisé pour les réunions laïques des villages ainsi que pour les sessions de prière.

 

Le  tout petit wat du village de Yio Hai, situé sur une hauteur :

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Le wat de Muang La, plus grand :

 P1010251-copie-1

 

 

En fonction de la prospérité et de la contribution des villageois, la construction des bâtiments varie du bois simple et des structures en bambou, aux grandes briques ornées et aux édifices en béton décorés de peintures murales, aux toits de tuiles de différentes formes pour copier la courbe de la Nâga, le serpent mythique ou le dragon d'eau.

Les affaires du wat sont géres par un comité composé des hommes âgés et respectés.

A l'exception de la mort, les cérémonies ne marquent pas les évènements de la vie.

les obsèques peuvent être assez élaborées si la famille peut se la permettre, mais sont souvent assez simples en milieu rural.

le corps repose dans un cercueil à la maison pendant plusieurs jours, où un flot continu de visiteurs manifestent leur respect à la famille et partagent nourriture et boissosn. Puis le corps est transporté dans le cercueil (j'en ai vu juste posés sur une planche, recouverts d'un drap noir) vers un lieu de crémation où il est brûlé en présence de moines avant que ses cendres soient enterrées dans un petit sanctuaire sur le sol du wat.

Ce transport du corps cause parfois d'incroyables "embouteillages" sur la route !  

                                            

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De très nombreuses croyances pré-bouddhistes et animistes ont été assimilées dans la pratique du Bouddhisme Theravâda, formant ainsi le "bouddhisme laotien".                            

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Je suis donc partie ce matin à 8h30 pour descendre la Nam Ou (affluent du Mékong) jusqu'à Luang Prabang : 5 à 6  heures de bateau... seule avec un jeune homme pour "capitaine".

A peine un quart d'heure plus tard, nous étions déjà obligés de nous arrêter pour changer l'hélice. Mais il m'a semblé que cet arrêt était prévu ... allez donc savoir. Nous descendons en aval donc ça va assez vite malgré les nombreux détours et lacets qu'il faut faire pour éviter les rochers qui affleurent. Malgré la longueur de ce voyage "en solo", je n'ai pas trouvé le temps long car les paysages sont magnifiques et le spectacle permanent sur les rives de la Nam Ou : villages, cultures, pêcheurs, vaches et buffles, femmes qui lavent le linge...etc... 

 

Départ dans la brume, il fait froid ! :

 

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Je me suis même prise en photo ... pour passer le temps  équipée de l'anorak d'Olivier.

Puis nous sommes repassés devant les grottes de Pak Ou, signe que Luang prabang n'est plus très loin !  Arrivée : 14 heures. OUF je n'aurai pas été mangée par les catfishs, ces gros poissons qui peuvent faire jusqu'à 10 kgs : 

 

 

   

 

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Nong-Khiaw----sur-la-route---bateau--18-.JPGNong-Khiaw----sur-la-route---bateau--2-.JPG 

 

LP-1--5-.JPGArivée à Luang prabang, il fait très chaud (30°). Comme d'habitude à cette époque de l'année, les différences de température sont importantes entre le matin et le soir, surtout en montagne.

Je vais chercher où me loger ce soir ...

 

 


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Pur rejoindre Nong Khiaw (Nongkiam sur la carte), nous sommes partis - toujours avec Khamsso - à 8h30 de Muang La ce matin  et sommes arrivés à 15h !.. en repassant bien sûr par Oudomxai et sa route caillouteuse qui suit ensuite la Nam Tha sur une bonne distance. Il faut savoir qu'au Laos on roule rarement à plus de 30 km/h compte tenu de l'état des routes et des nombreux lacets.

Ban Nam Matmay (4)

 

Les paysages de montagne sont toujours aussi beaux, même dans le brouillard.

 

Les petits villages sont nombreux de long de la route. Comme toujours les maisons sont alignées tout près de bord du chemin. La route est pour ainsi dire leur "principale avenue" bordée de petites échoppes-épiceries, c'est là que la vie s'écoule ...tranquille mais dans la poussière. C'est aussi là, au bord des routes, que

C'est ainsi que j'ai eu la chance de traverser un village Akha (Akha Pala m'a dit Khamsso le chauffeur), où le marché battait son plein... et nous nous sommes arrêtés le temps de prendre quelques photos :  

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Nong-Khiaw----sur-la-route---bateau--47-.JPGNong-Khiaw----sur-la-route---bateau--41-.JPGNong-Khiaw----sur-la-route---bateau--40-.JPGNong-Khiaw----sur-la-route---bateau--45-.JPG

Un peu plus loin sur la route une jeune maman Thaï et des rats à vendre pour la soupe:

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Des rats (ou ragondins) oui, mais attention plus de drogue... ce qui est rappelé par de larges panneaux :

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Puis arriée à Nong Khiaw, qui me rappelle de bons souvenirs (nous y étions déjà venus en 2010 avec Gilles :)

Là je suis logée dans une guesthouse très confortable et accueillante que je recommande :

 

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Nong Khiaw est un petit port très actif, où les bateaux arrivent de Ngoi en amont, de la Nam Ou en aval. C'est de là que les bateaux partent plusieurs fois par jour vers Luang Prabang en aval. Un  carrefour important donc, et une étape incontournable pour les touristes. J'y ai rencontré un couple d'allemands très sympathiques qui m'ont invités à leur table (exceptionnel !) et m'ont même proposé de partir avec eux en voiture demain... C'est en effet de là, que je partirai demain matin pour Luang Prabang... mais en bateau.

 

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Muang Khua (Province de Phongsali) à 15 km de la frontière vietnamienne, est une petite ville portuaire sans grand intérêt, située au confluent des rivières Nam Ou et Nam Phak, et actuellement en pleine reconstruction. Comme partout au Laos, ce sont les habitants eux mêmes qui construisent leur maison : femmes, enfants, voisins, tout le monde s'y met ! Le paysage du Laos change : il y a de plus en plus d'habitations en en briques ou parpaings qui remplacent le bambou. Pour cette raison la ville n'est pas très agréable actuellement, car il y a beaucoup de poussière ! 

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Mais pour y arriver, les  paysages traversés sont superbes. 

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Le district est fréquenté par les Akhas et les Thaï, ce qui m'a permis d'admirer les coiffes des femmes qui n'ont pas manqué de me vendre pour 20 000 kip un petit bracelet "en argent" :

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et j'ai pu déguster pour la première fois un poisson grillé très courant ici : le Kat fish ... et bien d'autres :

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Il y a aussi à Muang Khua un joli temple bouddhiste, ce qui prouve ici le mélange des religions :

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J'ai eu la chance de rencontrer à Muang Khua, tout à fait par hasard, un Lao avec qui j'ai pu discuter pendant plusieurs heures. C'est la première fois que j'ai pu aborder avec un Lao, des questions de fond... car dans l'ensemble ils ne parlent pas. Mais celui-ci parlait parfaitement anglais et était particulièrement "ouvert". Un drôle de look qui m'a surprise tout d'abord : il ressemblait plus à un Maya (avec bandeau et cheveux longs...) qu'à un Lao, et doué d'un humour incroyable ! Il m'a bien fait rire, et  m'a notamment expliqué  le système de la propriété de la terre au Laos.

Si j'ai bien compris, ni les étrangers, ni les lao d'ailleurs, ne peuvent  acheter de terrains ici.

Ils peuvent "investir" en les louant à l'Etat à très long terme (un peu comme en Corse chez nous). Ils doivent payer une taxe ou "loyer" tous les ans. Ensuite sur cette terre, ils font ce qu'ils veulent. Mais cela doit être "rentable". L'Etat contrôle cette rentabilité tous les ans. si au bout de trois ans ils n'ont rien fait, alors l'Etat peut reprendre la terre. C'est ainsi m'a t il expliqué, que de nombreux Lao, mais aussi Chinois investissent dans l'agriculture par exemple. Lui même, a passé un contrat avec une société chinoise exploitant une plantation d'arbres à caoutchouc  (hévéa), -250 hectares quand même-, société qui lui livre le latex à lui exclusivement, latex qu'il transforme en caoutchouc dans une usine qui lui appartient. Il travaille à l'import:export. Il m'a expliqué, comment selon lui, un tel système permet aux ouvriers agricoles lao de travailler et de gagner leur vie.

De temps  en temps, il joue le rôle de "guide" pour touristes, et là, il venait justement prendre en charge pour 11 jours, un groupe de 17 personnes qui arrivaient du Vietnam. Nous avons échangé nos cartes de visites et peut être le reverrai-je un jour en France car il voyage beaucoup. Bref, j'ai apprécié sa franchise et sa compagnie.

 

Demain, départ pour Nong Kiaw ... toujours avec le même chauffeur, adorable, mais qui lui,  ne parle pas un mot d'anglais !  


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Muang La est une toute petite ville située au nord-est d'Oudomxay, mais pour y aller nous avons du repasser par Oudomxay (pas d'autre solution) et faire 6 heures de route.  

 

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Là, agréable surprise : je suis très bien accueillie et très bien logée au  "Muang La Resort" dirigée par Rodolphe, un français . Le lodge et situé près de la rivière Tha, où l'eau est salée et d'où sortent par endroits des sources d'eau chaude! Un excellent menu "dégustation" dont je garde précieusement les recettes ...On y pêche un bon poisson : le tilapia. Cet endroit est classé en zone protégée.

Cerise sur le gâteau : on y parle français et anglais ! sans coq ni haut-parleurs, ni moustique dans la chambre 

les gens des deux petits villages Hmong situés non loin du lodge, participent à son fonctionnement, et peuvent venir se baigner et se laver  dans la "piscine" d'eau chaude de l'hôtel : le soir, ils viennent éclairés par des feux :

Mung-La--1-Muang-la-resort.JPG    Muang-La--10--Resort-Bain-eau-chaude.JPG

    Muang La (11) bain eau chaude
         Ce matin en faisant un tour avec mes 2 accompagnateurs (l'un parlant français, l'autre anglais) j'ai découvert comment les Lao d'ici fabriquent le sel tiré de l'eau de la rivière ... le sel qui provient de la nature du sol. 

Par endroits, les pierres qui affleurent dans l'eau douce de la rivière, sont blanches de sel .. c'est étonnant. 

On recouvre de terre et de cailloux le sable des bords de la rivière à certains endroits salés bien repérés près des sources d'eau chaude, on attend plusieurs semaines, puis on va "distiller le sable salé" à la chaleur, un peu comme de l'alcool, et une fois toute l'eau évaporée, restent les barres de sel ... On remet enfin le sable à sa place sur le bord de la rivière. Et on recommence. Ce sel est très salé (plus que notre sel de Guérande!)

La cabane où le sel est fabriqué :

Muang-La--38-cabane-a-sel.JPGA gauche, la source d'eau chaude , j'y ai mis la main : plus de 40°!

Muang-La--32--source-d-eau-chaude-pour-sel.JPG   Muang-La--34--eau-salee-est-recuperee-en-bas.JPG

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Les petites filles ramassent les algues dans la rivière, les femmes les font sécher au soleil, on ne les cuit pas, on les met direct dans la soupe :

 

Muang-La--68-ramassent-les-algues-dans-la-riviere.JPG   Muang-La--44-idem.JPG

Puis j'ai traversé a rivière (au péril de ma vie:),  pour aller voir des femmes enlever les graines du coton :

Muang-La--49-.JPG   Muang-La--40-idem.JPG

Sur le chemin, repérer la citronelle et le fruit hojplum :

Muang-La--62-citronnelle.JPG   Muang-La--61--fruit-Hojplum.JPG

La culture du tabac qu'on fait sécher dans la cabane au fond, un eucaplyptus (dont on se sert de la sève pour certaines maladies de peau )

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Le café et les panneaux de bois qu'on fait tremper dans la rivière pour qu'ils soient plus résistants :

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Enfin le temple bouddhiste du village où se trouve l'un des cinq Bouddhas les plus sacrés du Laos. Il a été fondu au XVème siècle, caché dans une grotte pendant la guerre avant d'être récupéré par les Khamus :

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Et demain ?? On verra bien ....


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Muang sing , environ 50 000 habitants y compris tous les villages alentours, est située dans une vallée de rizières, tout au nord, à 10 km de la frontière chinoise. Certains touristes vont voir cette frontière, mais c'est parait-il sans intérêt.

On m'a dit que les Lao peuvent passer la frontière sans passeport pour 5000 kips (50 centimes d'euros et y rester 1 mois … à vérifier).

La ville en elle-même n'est pas belle : une rue principale et des ruelles latérales en terre qui mènent aux  rizières et  villages.

 

L'accueil dans ma guesthouse , d'un niveau de confort un  supérieur à celle de Luang Namtha, est sympa sans plus , à l'exception du jeune homme qui semble la diriger. Toujours pas de rideaux occultants , mais c'est normal, il fait nuit à 20h et on se lève avec le jour à 6h du matin.  Les chiens et les coqs qui braillent, les haut-parleurs qui diffusent les informations du jour dès 6h30 (normal aussi il n'y a pas de journaux...).

 

Phu Lou guesthouse :

                          Phou-Lu-guesthouse.JPGma-chambre.JPG

 

 Tous les villageois de la vallée sont descendus des montagnes entre 98 et 2000 quand le gouvernement a décidé d'arrêter la culture de l'opium. En 1998 on produisait ici 1000 tonnes d'opium par an. Ils sont alors devenus des « chaona » , ouvriers des rizières et autres culture pour un salaire d'environ 70 à 80 euros par mois.

Les Chinois envahissent toute la région ici, et la forêt primaire – et même la ZNP la zone protégée - a partiellement disparue : remplacée par des forêts de teck, d'hévéas (caoutchouc), de gros troncs d'arbres récupérés par terre au bord des rivières (arbres dont je n'ai pu savoir le nom exact, du "bois de rose" semble-t-il  qui servent à faire des sculptures), et de « kam » qui sert à faire notamment les balais... tout cela direction la Chine et les autres pays limitrophes.

 

Quant aux cultures vivrières ici : canne à sucre, maïs, riz, légumes, pastèques, tamarin .

 

Avec un jeune homme local , qui m'a dit être guide,  et son petit garçon de 3 ans,  j'ai pu visiter en quelques heures des villages Akha, Thaï, Yao et Hmong, situés juste à quelques km du centre ville.

 

Dans l'ensemble, les traditions disparaissent, remplacées par les téléphones portables auxquels les lao sont très très accros… Je n'ai vu que très peu de femmes portant leur vêtements ethniques. Les conditions de vie sont manifestement très difficiles et tout exprime à l'évidence une extrême pauvreté. Les villages sont très sales, les égoûts affleurent et les enfants y mettent les pieds avec les canards et les porcs.

 

Enfin, j'ai trouvé les villageois très peu accueillants, pour le moins complètement indifférents, à l'égard des farangs que nous sommes, ce que je comprends parfaitement. Cette phrase de Christian Bobin me revient à l'esprit :

 

"Qui es-tu?" Faire sans cesse l'effort de penser à qui est devant toi, lui porter une attention réelle, ne pas oublier qu'il vient d'ailleurs, que ses goûts, ses pensées et s"es gestes ont été façonnés par une longue histoire, peuplée de beaucoup de choses et d'autres gens que tu ne connaîtra jamais. Te rappeler que celui ou celle que tu regardes ne te dois rien.. Aimer celui qui est devant toi, l'aimer d'être ce qu'il est, une énigme et non pas d'être ce que tu crois, ce que tu crains, ce que tu espères, ce que tu attends, ce que tu cherches, ce que tu veux".

1 - L'entrée du village AKHA , animiste, est protégé par la « spirit gate » laquelle est censée repousser les mauvais esprits. Le portique de bois qui garde l'entrée, est équipé de morceaux de bois en forme de canons, de fusils etc.... D'autres animistes mettent de petits drapeaux de voeux au centre du village. Il y avait aussi une grande fête pour l'inauguration d'une maison, comme souvent (les villageois font beaucoup de fêtes!) et comme d'habitude aussi l'alcool de riz coulait à flots !

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2 – les villages THAI (Thai Nua, Thai Lue, Thaï Dam - famille linguistique Thaï Kadai) :

 

Muang Sing (35) femme Yao-copie-1    Muang Sing (36) femme Yao


Ils sont en général bouddhistes, font du tissage, de l'alcool de riz et de maïs, des nouilles :

Un temple bouddhiste en bien mauvais état :

 

Muang-Sing---26-tempe-bouddhiste.JPG    Muang-Sing---48-Bouddha-chez-Thai-Lue.JPG 

Fabrication de l'alcool de riz (le lao alo):

Le riz cuit à la vapeur, sèche avec différents épices, macère dans des pots pendant une semaine, puis est distillé

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Fabrication de l'alcool de maïs:

Le maïs (et le riz) sont ensuite donnés à manger aux animaux

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 Fabrication des nouilles de riz :

la pâte de riz broyé est cuite sur des plaques quelques secondes, puis sèche,  est roulée, puis coupée sur le marché. El.le sert surtout à mettre dans les soupes.

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Fabrication des bonbons de canne à sucre :

On broie à la machine ce qui est bon dans la canne à sucre, on la cuit pour en faire une pâte, on fait sécher dans des "tuyaux", et on coupe pour en faire des bonbons que l'on trouve partout ici. Bon mais très sucré !

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3 - Village YAO :

Les femmes Yao portent ce large bandeau bleu noué sur la tête, et cette écharpe rouge autour du cou. 

L'une d'elles m'a vendu un très joli petit sac brodé,

Puis le chauffeur à été chez lui fumer la pipe à eau, tandis que sa femme se faisait un shampoing

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4 - Village HMONG

 

J'en profite pour faire une petite parenthèse sur la minorité Hmong qui avait soutenu la guerre américaine :

Elle a longtemps constitué un sujet de préoccupation car des milliers de Hmongs avaient fui le Laos pour se réfugier en Thaïlande depuis la fin de la guerre du Vietnam en 1975 et certains étaient restés pour mener une guérilla dans des régions isolées. Après un accord bilatéral entre les deux pays, plus de 4500 Hmongs laotiens ont été rapatriés des camps thaïlandais fin 2009. La communauté internationale, dont la France et l'Union européenne, s'est inquiétée des conditions de rapatriement et du sort de ces personnes. Les anciens exilés hmongs ont été relogés dans leurs villages d'origine ou de nouveaux villages construits à cet effet. La question Hmong est en voie d'apaisement, ne présentant plus aucun risque de destabilisation politique. La France, avec ses partenaires européens, américains, australiens et canadiens continue de suivre la situation et la question de son intégration;

 

J'ai pu observer la récolte du "Kam" : qui sert à la fabrication des balais, mais dont les feuilles servent aussi à enrouler le riz pour le faire cuire :

 

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Enfin aujourd'hui, avant le petit déjeuner, un tour au marché du matin car on avait dit que les villageoises s'y rendaient en costumes traditionnels… ce qui n'est plus vrai … mais j'ai pu parfaire ma culture « fruits - légumes », c'est déjà pas mal !

Beignets à la banane et à la noix de coco :

 

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Petits oignons très fins pour la soupe et les plats de légumes, coriandre et brocolis :

 

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       Escargots et feuille de bananiers pour enveloper la nourriture, la faire cuire, et servir d'assiette :

 

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Fleurs de bananier , navets :

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Petites courges et sapotilles (ressemble à nos kiwis)

 

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Nouilles vendues avec leur sauce :

 

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Départ demain matin pour Muang La.

 

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Bien arrivée à Luang Nam Tha (qui signifie le grand fleuve Tha) après 3 heures de route en trés bon état cette fois, mais très dangereuse à cause des précipes et des virages ... On a quand même assité à 4 accidents! mais paysages de hautes montagnes magnifiques !

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  La ville est horrible, envahie par les chinois qui achètent les terrains , en pleine reconstruction, toutes les rues sont entrain d'être refaites : travaux et poussière partout ... j'ai dû mettre mon masque  pour pouvoir respirer en allant faire un tour au grand marché : un marché incroyable, mi- chinois mi- lao, encore plus grand que celui d'Oudomxai et très authentique (photos à l'appui). Je dois apprendre le nom de tout ce que j'ai vu et continuer ma formation en fruits et légumes

Riverside Guesthouse:

 

 P1000901.JPGlégP1000899.JPG   La ville : 

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Ma guesthouse tenue par un jeune couple fort sympathique, est très basique, formée de bungalows qui donne sur la rivière Tha. J'y suis pour 2 nuits. heureusement car coqs le matin qui hurlent à 5h30 (le poulailler et juste à côté de ma chambre et les coqs sont très polis se répondent toutes les 7 secondes!) suivis les haut-parleurs , les scies qui coupent le bois ,  les machines qui se mettent en route pour les 3 maisons qui se construisent à côté, et la musique à tue tête pour se réveiller de bonne humeur .

  

Le marché : jeunes pousses de bambou (sucré, très bon), toutes sortes de riz, de poissons et d'algues séchées avec des graines de sésame (il faut les faire cuire)

 

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Les AKHAS

Comme les Hmong et les Hô, les AKHA font géographiquement partie des Lao Soung, (tribus établies en altitude autour de 1000m, un peu plus bas que les Hmong), et de la famille linguistique Sino-Tibétaine (une trentaine d'ethnies au total), plus précisémment de la famille Tibéto-Birmane (comme les Lisu, les Lahu,les Lolo, les Pounoys). Les Akha sont arrivés tard au Laos au début du 19ème siècle, chassés par les ThaÏ. Compte tenu de leur position enclavée et très isolée dans les montagnes du nord du Laos, ils vivent encore aujourd'hui en quasi autarcie. Les conditions de circulation très difficiles ont évidement favorisé le maintien des caractéristiques propres à leur ethnie.

Il existe plusieurs sous ethnies Akha : les Akha Luma, les Akha Lylo, les Akha Oma, les Akha Kophe, les Akha Bothche, les Akhas Kopien, tous parlant la même langue : le Akha. Au total environ 10 000 personnes.

Leurs caractéristiques :

des maisons en bois et bambous à même le sol

l'absence d'écriture

une religion animiste complexe basée sur les esprits et les âmes

la culture sur brûlis du riz ordianire, du riz « sticky » et du pavot

La chasse et la cueillette

leur système social accorde une grande place aux chamans, personnes capables de communiquer avec l'au-delà. Certains d'entre eux croient à la réincarnation avec changement de sexe.

 

Nous sommes partis avec Pong et sa femme Noy, voir deux villages Akhas dans les environs de Luang Namtha : Ban Nam Yang, puis Ban Nam Matmay.

Mais je vous raconte d'abord une petite histoire qui va vous montrer Le tempérament lao : Pong m'avait donné RV pour partir à 9h le matin. A 9h je me présente, prête à partir. Il me dit « non, pas possible maintenant, j'ai mes cousins qui viennent me voir, on doit discuter business jusqu'à 11h... A 11h je vais le voir : « Ah non pas avant 15h car c'est l'heure à laquelle les Lao descendent des montagnes ... ». Donc voilà, nous ne sommes partis qu'à 15h !

 

Mais quelle expérience !

Le trajet en tuk tuk fut long (2 heures) sur un chemin de latérite complètement défoncé et tellement poussiéreux que lorsque je suis rentrée mon jean et mes cheveux étaient rouges ! Ça sautait tellement que j'ai du me tenir pliée en deux, les mains sur les barres de fer ... je n'ai du qu'à la chance de ne pas me faire défoncer la tête à chaque saut en l'air. Et j'ai rangé « mon » appareil photo (vous voyez ce que je veux dire?) dans un plastique pour le protéger, mais il avait déjà perdu son verre protecteur d'objectif snif snif ...

 

Le village de Ban Nam Yang en vaut la peine (ouf!) - Merci Daniel Gilbert-  : situé dans les hautes montagnes, isolé de tout, il comprend une cinquantaine de familles qui vivent dans l'autarcie la plus complète … et ce que nous appellerions chez nous, une « grande misère ». Je suis allée voir l'école située en hauteur : 3 classes en bien mauvais état comme partout dans les campagnes. Les villageois vivent essentiellement du « sticky rice » qu'ils cultivent sur les versants des montagnes, car il demande peu d'eau, contrairement au « steam rice ». les femmes descendent ensuite le vendre à Luang Namtha.

 

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 Ils fabriquent aussi des balais vendus au marché. Pour le reste … c'est la débrouille au jour le jour. L'autosuffisance.

Les hommes et les animaux cohabitent, cochons et rats y compris. Les rats, ils les attrapent dans la forêt et ils les vendent au poids. Ils ont un joli pelage gris argenté Il paraît que c'est très bon. Je n'en avais jamais vu de si gros. A Paris, au lieu de « dératiser » il y aurait du business à faire !

 

Les femmes ne portent plus leurs habits traditionnels au village, mais seulement pour descendre au marché. J'ai cependant aperçu 2 femmes coiffées du chapeau de leur tribu.

 

Comme j'interrogeais Pong sur la raison de bien nombreuses toutes petites huttes haut perchés sur leur pilotis, il m'a expliqué qu'il s'agissait de « maisons de garçons » où les jeunes peuvent aller avec leur petite amie (dès 14 ans) … et si elles tombent enceintes, ils doivent se marier.

Quand nous sommes arrivés, vers 16h, c'était l'heure du retour de récoltes dans les montagnes : ils se vendent tout les uns aux autres en marchandant. C'était aussi l'heure de la toilette dans la piscine communautaire : un bac en béton équipé d'un robinet. L'eau coule de la montagne. Toujours de très nombreux bébés très calmes sur le dos des mamans. La poussière et la terre volent partout dans ces villages Lao, je comprends mieux maintenant pourquoi ils marchent pieds nus : ça évite d'avoir à nettoyer les chaussettes et chaussures . Etre couverts de poussière ne semble pas les déranger : nous sommes venus de la terre et y retournerons … la terre est nourricière, c'est notre mère, donc c'est bien de patauger dedans ! C'est notre mère nature qui commandera toujours … et voilà tout est dit.

 

L'arrivée au village avec notre tuk tuk dernier cri :

 

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Ici la petite fille tape sur la truie quand elle mange tout et ne laisse rien à ses petits !

 

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J'étais tellement impressionnée que je n'osais prendre des photos, mais Pong m'a dit que je pouvais, que ça leur faisait plaisir, du coup je me suis focalisée sur les photos et je n'ai même pas pensé à prendre un petit film … manque d'habitude hé hé !

 

                        Quant au village de Ban Nam Matmay, ce qui m'a le plus impressionnée, c'est la traversée d'une rivière à gué avec notre tuk tuk ! … et la quantité incroyable de camions croisés sur le chemin : d'énormes camions rouges chinois chargés de tonnes de bois de rose d'après ce que j'ai compris...direction la Chine. Pong a encore pesté contre les chinois !

Le village lui même  m'a semblé sans grand intérêt comparé à Ban Nam Yang.

L'école et très ancienne et complètement délabrée.

 

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Et nous voilà repartis par la même route ....                                    

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Le 21 janvier, je quitte, en compagnie de deux amis rencontrés dans ma guesthouse, la province de Luang Prabang pour celle d'Oudomxai,  pour rejoindre la capitale du même nom, par une route secondaire en très mauvais état : pour faire 190 km nous avons mis, arrêts compris … près de 7 heures ! Merci pour le dos … et la voiture aussi qui en a pris un coup.

Mais les paysages montagneux sont magnifiques, les sommets entre 1000 et 1500 mètres, très découpés et verdoyants. La route, qui suit par endroits les rivières Nam Ou et Nam Ko est bordée de petits villages où il fait bon s'arrêter malgré la poussière qui envahit tout.

 

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Oudomxai est une petite ville nichée dans la vallée de la Nam Ko, important carrefour commercial entre la Chine surtout et le Vietnam. Elle est en pleine « mutation » : constructions modernes, grand marché chinois avec notamment une quantité impressionnante de téléphones portables, télévisions, machines à laver etc...

Peu de touristes, sauf de passage pour la nuit. C'est une ville étape. Je vais y rester 4 jours avec plaisir grâce à la compagnie de Duangta, professeur de français au lycée , fidèle au RV que nous nous étions fixé. Je suis logée au « Charming Lao Hôtel » tout près de la maison du Gouverneur de la Province, dans le centre, un hôtel que je recommande, le grand luxe comparé à ma guesthouse de Luang Prabang pour seulement quelques dollars de plus. Un hôtel construit par les chinois et racheté par les lao l'année dernière.

 

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Grâce à Duangta, qui connaît tout le monde et retrouve ses anciens élèves à presque tous les coins de rues, j'ai pu aller faire un tour dans des villages ethniques :

Nous sommes allés en tuk tuk au village Hmong/Khamu de Ban Nasaenkham voir l'école DGLaos, là nous avons pris part à une fête de « mariage » bien arrosée au Lao Hay (alcool de riz fermenté) à laquelle participait le directeur de l'école qui nous a invité chez lui. La fête se passe dehors autour des tables, les invités dansent et la musique est très forte aussi !

L'école :

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      Le mariage :

 

 

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Chez le directeur de l'école avec Duangta :

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Parenthèse : Duangta m'a précisé ce que je souhaitais, à  savoir que les Khamu (branche Môn- Khmère), une des ethnies les plus anciennes et les plus importantes du Laos, sont bien arrivés du nord au XVème siècle, et ont été chassés au sud et au centre du pays où ils se sont éparpillés . Ils se sont installés en moyenne montagne, sur les bords des rivières : c'est ainsi par exemple que ceux installés sur les bords du Mékong s'appellent les Khamu Rok, ceux installés sur les bords de la Nam Ou, les Khamu Ou. Ils sont restés très pauvres comparés aux autres ethnies.

 

Puis je vais découvrir un village Hô et un Hmong, situés à juste quelques centaines de mètres du centre d'Oudomxay.

 

Les Hô sont facilement reconnaissables à leur faciès très chinois : nez long et yeux étirés. Ils viennent de la frontière chinoise du Yunnan, parlent un dialecte proche du chinois (mais aussi le lao comme tout le monde puisque c'est la seule langue officielle enseignée), sont taoïstes, portent des habits traditionnels, chapeau et pantalon noirs . Ils sont de plus en plus nombreux à venir s'installer ici, pour faire du commerce, depuis la  ville de Phongsali, une ville encore plus au nord. On reconnaît aussi facilement leurs maisons aux insignes chinoises :

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Quelques centaines de mètres plus loin, nous arrivons au village Hmong.

Là, je découvre vraiment cette ethnie.

Les Hmong (environ 200 000), font partie des Lao Soung (tribues des montagnes -d'où l'origie du mot "mongolie"-)  vivants à plus de 1000 mètres d'altitude).Venus de Birmanie, du Tibet et de Chine du sud au cours du siècle dernier, c'est l'ethnie la plus récemment immigrée au Laos. Leur langue est de la branche sino-tibétaine. Certains Hmong se sont bien débrouillés, ils sont riches et se font construire de belles maisons en dur qui contrastent avec leurs anciennes "cabanes" :

 

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 On les trouve principalement dans le nord et le centre du pays. Le maïs et le riz constituent la base de leur agriculture, Ils élèvent des bovins, des cochons, des kérabaus et des poulets (comme les Khamu). Ils n'y a pas longtemps encore, leur principal revenu était assuré par l'opium. Mais aujourd'hui c'est en principe interdit et on trouve à Oudomxai par exemple un très bon restaurant (le Kanya ) qui résulte d'un projet économique et social pour la reconversion des cultivateurs de pavot et d'opium. Ils sont facilement reconnaissables par leurs visages chinois (comme les Hô), leurs costumes colorés et les bijoux d'argent que portent les femmes : pantalons  noirs ou bleus et boucles d'oreilles et des colliers en argent. Les jeunes filles, elles, sont en jupes brodées. Nous nous sommes arrêtées, Duangta et moi, dans une famille de 18 personnes (parents, enfants et petits enfants) vivants tous dans la même « cabane » : une jeune fille de 18 ans, ancienne élève de Duangta, a déjà 4 enfants ! Elle portait le dernier bébé de 2 mois sur le dos et lui a donné le sein dès qu'il a commencé à bouger. Elle nous a dit qu'elle ne voulait pas de contraception, c'est mauvais pour la santé... En général, les jeunes mariés habitent chez les beaux parents. Il existe chez les Hmong une fête annuelle : « le jeu de ballon du vol des femmes » : les jeunes hommes peuvent ainsi partir avec la fille qui leur plaît, ils disparaissent,  et reviennent à la maison des parents ou des beaux parents pour se marier.

 Pour les Hmong, il n'y a pas de législation du mariage, pas de contrat. La polygamie est autorisée et tous vivent sous le même toit. Le grand père avait eu 4 femmes : l'une était décédée, les 2 autres parties, il restait la 4ème, d'ailleurs très jolie et beaucoup plus jeune que son mari !

 

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les khamous sont connus pour porter sur leur dos leurs bébés,, le bois, ainsi que tout ce qu'ils vont vendre au marché tous les matins, elles portent des écharpes bleues nouées sur la tête :

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Enfin, sur le chemin, j'ai pu apprendre à reconnaître des herbes, des fruits et des fleurs... 

Devant les maisons, les "plumeaux" sèchent pour faire les balais :

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Paille pour les toits :

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Galanga et citronnelle :

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Réserve de Lao beer et alcool de riz dans les jarres :

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Au marché avec Claude  Schmitt  et son épouse :

 

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Mangouste et fruits du dragon :

 

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lamyay et durian:

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Mangue et Papaye

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Tabac et écorse de bétel qui sèchent au soleil

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Coupe du galanga (sorte de gingembre) et fleurs de moutarde :

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Et pour finir avant de partir demain matin, un repas d'adieu avec Duangta, devant de bonnes bouteilles de vin !... mais nous avons trinqué avec du lait de soja ah ah  Au revoir et merci Duangta !

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Après 4 heures de bateau "lent" sur le Mékong, (une heure de plus que d'habitude car le niveau de l'eau est très bas et il faut sans cesse zigzaguer pour éviter les rochers), me voici de retour au village de Yoi Hai, chargée de plusieurs dizaines de kg de peinture et de matériel acheté à Luang Prabang, pour reprendre contact avec le village, les enfants de l'école, essayer de les sensibliliser à l'art de la peinture ! ...  tenter aussi de mettre en route un "jumelage" avec une classe de CE 2 où mon amie Sylvie est institutrice dans une école de Nantes...

Départ de Luang Prabang et le Mékong :

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Arrivée au Kamu Lodge, l'éco-lodge qui jouxte le village Kamu de Yio Hai, et la tente dans laquelle je suis logée :

KL 1 (92)        KL 1 (98)  Un endroit très authentique  que je recommande : www.kamulodge.com où il est possible de se rendre avec l'agence Exotissimo (www.exotissimo.com).J'en profite ici pour remercier les dirigeants d' Exotissimo d'avoir accepté mon projet, de m'avoir aidée à le réaliser. Un grand merci aussi à Olivier, pour son accueil si chaleureux au Kamu Lodge, son agréable compagnie, et son aide si efficace ! 

L'ethnie Khamu (ou Kamu, ou Khamou)

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Une ethnie est un groupe humain possédant un héritage socioculturel commun (langue surtout, religion, coutumes, ressemblances physiques, histoire, traditions...)

Le gouvernement laotien a simplifié la diversité des ethnies du Laos en découpant celle ci en 3 groupes :

- les laotiens des plaines "Lao Loum"

- ceux des montagnes "Lao Theung"

- ceux des hautes montagnes "Lao Soung"

On regroupe actuellement environ 130 ethnies et sous-ethnies différentes en 4 groupes linguistiques :

- la famille Tai-Kadai - ou Austro-Thai - (à peu près 55% de la population totale

- la famille Austro-Asiatique (30%)

- la famille Mia-Yao (10%)

- la famille Sino-Tibétaine (5%)

La famille Austro-Asiatique (austro signifiant "sud") dispose de 47 ethnies et sous ethnies dont les KHAMU. Eux-mêmes divisés en au moins 6 groupes : les khamu Ou, Rok, Lu, Me, Khong, Keun.  Les Khamu seraient arrivés au Laos par le sud il y a plus de 10 siècles. D'autres disent qu'ils seraient arrivés, au moins pour partie d'entre eux, de la province chinoise du Yunnan . Ils sont aujourd'hui présents dans les 9 provinces du nord du Laos. les Kamu étaient parfois appelés péjorativement "khaa" ce qui signifie esclave parce qu'ils ont servi de main d'oeuvre aux populations d'immigrés thaï il y a plusieurs siècles et plus récemment sous la monarchie lao. Aujourd'hui ils travaillent encore souvent au service des Lao Soung. Leurs échanges reposent sur la troc. Ils ont un niveau de vie nettement inférieur à celui des 3 autres groupes linguistiques. Ils pratiquent généralement la culture sur brûlis, vivent du riz des collines, du café, du tabac et du coton. Cultivent de plus en plus leurs légumes et leurs fruits. Leurs villages sont installés près des cours d'eau supérieurs, leurs maisons de bois et bambou sont sur pilotis courts ou posées  même le sol, avec des toits en paille soutenues par des poutres croisées.  mais ceci évolue et dans le village de Yio Hai les constructions en parpaing commencent. Ils n'ont ni l'eau courante, ni l'électricité. Se lavent soit dans l'eau du Mékong, soit à celle qui descend de la montagne. De tradition animiste, ils pensent que le corps est habité d'esprits (entre 30 et 300). Même le riz en contient plusieurs qui sont associés et célébrés cérémonieusement lors du rituel annuel du sou khouan khao, fête basi . Ils boivent de la bière de riz, le lao lao, un alcool fort. Leur esprit communautaire est très fort. Un chef, entouré "d'adjoints" "dirige" le village, donne ses conseils ... suivis ou pas. Les Lao ne disent jamais "non", mais n'en pensent pas moins.

Quant à la langue Kamu, elle et classe parmi les langues khmuiques, branche des langues môn-khmer (Asie du S-E), elles mêmes faisant partie du groupe des langues austro-asiaques. Elle est également parlée par des communautés importantes de Thaïlande et du Vietnam, ainsi que par des groupes réduits de Chine et e Birmanie.

Je n'ai pas pu apprendre grand chose par les Kamu eux-mêmes, à cause d'un problème de langue bien sûr, mais aussi peut être, parce que ce sont des gens qui n'aiment pas parler d'eux, sont de nature discrète et silencieuse avec les étrangers. Il faudrait beaucoup de temps je crois pour que s'établisse une vraie relation de confiance et d'amitié avec les adultes. Avec les enfants, c'est beaucoup plus facile. 

J'ai pu cependant rencontrer le Chef du village, l'istitutrice et l'instituteur, heureusement aidée par "Toï", un garçon du village formidable qui m'a servi d'interprète car il parle anglais. J'ai pu avoir les clés des classes et commencer un travail de collage  des photos que je leur avais apportées, photos prises lors de mon dernier passage il y a 2 ans. Je leur ai aussi donné les documents que Sylvie m'avait remis de la part de ses élèves, pour tenter d'organiser le "jumelage".

Voici le chef du village, Toï au centre et l'instituteur : 

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Toï traduit la lettre des enfants de France:

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Mais inutile de dire, que ce sont les adultes qui ont fait tout ça, les enfants, eux n'étant pas, je pense suffisamment "matures",  ne se sentant pas impliqués , ne comprenant pas ce que tout cela pouvait signifier, compte tenu de leur culture ... C'est tout simplement en dehors de leur monde à eux et il faut le respecter. 

Ce sont des enfants intelligents, ils savent tous à peu près écrire et lire à la fin de leur scolarité primaire à l'école du village, mais ensuite ...

Ils savent se débrouiller tout seuls, bien mieux que ne le feraient les enfants de chez nous : ils travaillent beaucoup au village pour aider leurs parents, portent de gros sacs de riz ou de bois sur leur dos, pêchent, chassent à la fronde et à l'arbalette ... Leur état de santé est souvent catastrophique : beaucoup de blessures qui s'infectent. J'ai passé une après midi entière à essayer de les soigner avec ma trousse de médicaments et les pansements qu'Olivier, le manager du Kamu Lodge a bien voulu me donner. Le nombre de petits enfants et de bébés est très important. Il y en a partout. Je n'en ai jamais entendu un pleurer ! 

Je n'ai guère vu les 2 instituteurs, excepté PAM la jeune femme qui a un bébé de 3 mois et qui est venue me voir 2 ou 3 fois,  s'essayant même à la peinture son bébé sur le ventre!

Avec souvent bien des difficultés pour me procurer les clés qui ouvrent les cadenas des classes, je suis allée à l'école tous les matins et tous les après-midi, soit environ 5 à 6 heures par jour car ensuite les enfants ne tenaient plus en place.

J'ai rencontré des enfants exceptionnels, notamment une petite fille "Soukssavan" âgée de 11 ans qui a, spontannément, et avec beaucoup d'intelligence, fait tout ce qu'elle pouvait pour m'aider. Un soir, je l'ai emmenée au lodge prendre un verre de jus d'ananas, et ensuite une douche dans ma tente car elle s'était mis de la peinture partout. Il faut dire que nous avons peint avec tout le matériel (pots de peinture, pinceaux, pots à eau etc... par terre, ce qui n'a pas facilité les choses!).

Soukssavan (à gauche) et Yiota (à droite) :

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Voici quelques uns de leurs dessins, essentiellement des "têtes", ils adorent ! leur village et leur hutte, avec Pam l'institutrice et son bébé     :

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Le soir de mon départ, les gens du village m'avaient réservé une surprise : ils m'ont invitée à dîner dans une de leur maison. Tous les personnalités importantes du village étaient là. J'ai été remerciée, fêtée, j'ai eu droit à la cérémoie du baci, et à une magnifique "boîte à riz" en bambou dont on m'a dit qu'il avait fallu plusieurs années pour le fabriquer.

Quelques photos du village relié au Kamu Lodge par un petit pont de bambou, et du temple :

 

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Voilà, mon séjour avec les enfants de Yio Hai se termine. Je souhaite qu'il ait servi à quelque chose, à leur  faire découvrir le plaisir de la peinture,  à nouer des liens avec l'école de Nantes, et que tout cela aura une suite ... Ce qui est sûr c'est que les enfants ont été manifestement ravis .... et moi aussi !

Au revoir et merci !

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Malgré un tourisme qui continue de se développer, Luang Prabang n'a pas beaucoup changé depuis 2 ans, et le charme continue d'opérer!

 

La rue principale grouille de monde, avec ses touristes, ses guesthouses à touche-touche,  ses échoppes, ses tuk tuk et scooters, son marché de nuit, et c'est vrai qu'il vaut mieux élire domicile côté Nam Khan!

 

Voici ma  guesthouse où l'on prend le petit déjeuner au bord de la rivière :

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Mais over-blog est tellement lent ici, que je vais arrêter pour ce soir : demain lever tôt pour prendre le bateau en direction du Kamu Lodge. Là bas pas d'internet , donc ne vous inquiétez pas si je ne donne pas de nouvelles  pendant quelques jours.

 

Je rajoute 3 semaines plus tard quelques photos prises au départ ...les tuk tuk, les jeunes novices, les moines, les temples, des noix de coco qui grillent, des tableaux, les ruelles, les fleurs ... Tout ce qui fait le charme de Luang Prabang.  

  

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8  janvier 2012 :

Je serai demain de retour au Laos pour quelles semaines.

 bonne carte !

Voici les liens qui permettent de retrouver mes précédents articles sur le Laos (séries 9 et 15), où j'étais pour la première fois en février 2009, pour la deuxième fois en avril 2010, et pour la troisième fois aujourd'hui!

9 - Laos 9 - 1 Luang Prabang - 9 - 2 Luang Prabang : les temples 9 - 3 :Luang Prabang : l'artisanat 9 - 4 : Sur les bords du Mékong 9 - 5 :L'eau, le bambou et le feu 15 - Retour au Laos : avril 2010 15 - 1 : un nuage dans le ciel... 15 - 2 : L'école de Yio Hai 15 - 3 : Marina et Charles à Yio Hai ! 15 - 4 : Nouveau départ au Laos : décembre 2010 - l'école de Yoi Hai 15 - 5 : Au nord du Laos : ethnies Khamu et Hmong 15 - 6 : Au nord du Laos : ethnies Lanten et Akha 15-7 Descente de la Nam Ou 15 - 8 : Luang Prabang 2 ans plus tard ... 15 - 9 : Ventiane 15 - 10 : Le sud du Laos : Les "quatre mille îles" et les Boloven 15 - 11 : Petite conclusion sur le Laos...

Cette fois, je vais passer quelques jours au Kamu Lodge pour y rencontrer les enfants du village de YIO HAI, puis je visiterai encore une fois le nord de ce  pays que j'aime tant, pour tenter d'aller à la rencontre des habitants des provinces de Luang Prabang, d'Oudomxai et de Luang Namtha :

Mon itinéraire devrait être le suivant :

Luang Prabang - Oudomxay - Luang Nam Tha - Muang Sing - Muang La - Muang Khua - Muang Ngoi - Nong Khiaw

Retour à Luang Prabang.

A bientôt  

 

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La Turquie est un pays très étonnant par sa diversité sur tous les plans : elle oscille dans tous les domaines entre passé et modernité, richesse et pauvreté. On ne peut pas dire qu'il existe un style de vie typique, car chaque région a son propre mode de vie et cela peut varier beaucoup en quelques kilomètres. Le climat varie aussi beaucoup et il est sûr que le mois d'août n'est pas le meilleur pour parcourir le pays! Plutôt le printemps.

  

Des photos pour illustrer quelques aspects de la vie au quotidien : 

 

- Partout des routes en travaux, des cités HLM (les gecekondu) qui poussent comme des champignons partout dans les banlieues et même dans les campagnes, beaucoup de tracteurs dans les villes, de jolis petits villages traditionnels avec leur maisons en pisé  persistent...  

 Sur-la-route-Bolu-Urgup--7-.JPG     Kusadasi.JPG     Vie-quotidienne--1-.JPG       

  DSCN6046    Cappadoce 2- (13) Avanos vieux village

- Partout un accueil très chaleureux, dans les villages comme dans les villes où souvent des automobilistes ou des motards se sont détournés de leur chemin pour nous indiquer le nôtre !

le guide que nous avions à Istanbul a passé plus d'une heure avant de nous quitter, à nous dessiner le meilleur itinéraire sur la carte routière, et les lieux à ne pas manquer!

les Turcs sont très hospitaliers lorsqu'il recoivent des invités ou gens de passage. Il faut toujours enlever ses chaussures en entrant dans une maison, si la femme qui accueille est âgée on lui fait le baise main, sinon, on lui serre la main, et on peut l'embrasser sur les deux joues si on la connaît. Puis elle nous fait entrer dans le salon où se trouvent les plus beaux tapis, pour prendre la traditionnelle tasse de thé ...  Bref, leur légendaire réputation d'hospitalité n'a pas été démentie.

 

Vers-Antalya--5--village-sur-la-route.JPG    Vers-Antalya--9--village-sur-la-route.JPG    Vers-Antalya--7--village-sur-la-route.JPG

- Il est partout justement le thé ! C'est la boisson nationale, cultivée sur les rives de la mer Noire. C'est peut être pour ça :) qu'il s'agit d'un thé très noir et fort, préparé dans une double théière avec le thé en haut et l'eau en bas, et servi dans de  tous petits verres à col . Le "cay" est le verre de thé de l'amitié. Il est servi partout, dans les magasins, dans les rues, ici on attendait le bateau...  Quand on ne veut plus être resservi pour la xième fois, il suffit de poser sa cuillère horizotalement sur le verre !

les hommes le boivent beaucoup aussi en se reposant, ou en jouant aux jeux traditionnels turcs : le backgammon : un des plus anciens "jeux de table" déjà pratiqué par les Ottomans (ci dessous à Antalya), ou le "tavla" jeu de hazar raisonné  ressemble au backgammon. Ils jouent aussi beaucoup aux dominos (ici à Selcuk).... quand ils ne se reposent pas tout simplement, en fumant le narghilé. 

 

Istanbul--15--the-turc-en-attendant-le-bateau.JPG    DSCN6021.JPG      

 

wikipedia-Backgammon_.jpgAntalya (32) jeu de Black Gammon 

 

 

Guzelcamli (7)      Antalya---4-.JPG       Jeu de dominos à Selçuk  

 

De toute façons, le grand plaisir en Turquie, c'est de se reposer sur les coussins bien  douillets  au milieu des tapis !

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 - Partout aussi le "Nazar Boncuk" ou "oeil bleu" :  les Turcs sont supersticieux ! Cet oeil bleu protège l'homme du "mauvais oeil" ... celui qui fait des compliments est malvenu et l'oeil bleu le chasse; On en trouve partout, sur les marchés,  dans les voitures, les maisons, sur les bébés, et on nous en offre tout le temps dès qu'on arrive quelque part !

D'autres pratiques de superstition sont courantes et largement répandues en Turquie...

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- Le narguilé (nargila en turc) est une sorte de grande pipe à eau utilidée au Moyen  Orient pour fumer le tabac additionné de melasse et d'essence de fruits (le "tabamel"). Il comprend plusieurs parties : la cheminée, le bol,le réservoir, la pipe immergée et le tuyau. la fumée du tabamel passe par l'eau et est filtrée dans celle ci avant d'attiendre la bouche du fumeur qui aspire dans le tuyau prévu à cet effet. L'eau est changée régulièrment pour retirer les résidus.    

   .   Antalya (25)schema-narguile.JPG

- Quant aux femmes leur situation dans la société m'a été difficile à appréhender. Il me semble qu'elles encore beaucoup à la maison pour s'occuper des enfants, on les voient aussi vendre sur les marchés, elles portent presque toutes un foulard coloré (sauf les très jeunes) et des pantalons larges reserrés en bas. En 15 jours, je n'en ai vu qu'une seule, qui était enceinte, portant le tchador (çarsaf). Sur les plages, elles se baignent habillées :  

 Marche Aglasum (8)    Marche Aglasum (9)

Plage-Mer-Egee--5--Icmeler-copie-1.JPG   DSCN6022.JPG  

- On ne peut passer sous silence bien sûr tout ce qui a rapport à l'art  : musique (ici un "saz" luth à long manche), tapis, pierres précieuses, bijoux, poterie, céramique, tissage de la soie ( eh oui, c'est la que finit "la route de la soie" ! ci-dessous la fabrication des fils de soie) 

Antalya--29-.JPGAntalya---14-.JPG    Cappadoce-2-----17--Avanos.JPG   Cappadoce-2-----14--Avanos.JPG    Antalya--41-.JPG   Atelier-ceramique-Selcuk--4-.JPG    Atelier-ceramique-Selcuk--1-.JPG  

 

Antalya--42-.JPG    Cappadoce-2-----12--Avanos.JPG   Cappodoce--28--visite-d-une-usine-de-tapis.JPG    Cappodoce--34--pour-attraper-les-fils-des-cocons-d-copie-1.JPG      Cappodoce (33) pour attraper les fils des cocons d-copie-2     

 

     Cappodoce (36) pour torsader entre ux le fils de soie    Cappodoce--35--tirge-du-fil-de-soie.JPG    Cappodoce--31--tapis-de-soie.JPG

 

Enfin il est vrai que l'on mange très bien en Turquie, mais il faut comme toujours s'éloigner un peu des "restos touristes" ...

Les marchés sont magnifiques, la nourriture délicieuse, les plats très variés : entre les meze (entrées froides ou chaudes),  les soupes aux légumes divers, aux lentilles, à la menthe et au yaourt - car le yogurt est turc!, les grillades de toutes viandes (les kebap de toutes sortes, ou brochettes grillées) , les poissons et fruits de mer, les desserts qui font grossir (les lokums , les baklava ou pâte feuilletée fourrée de raisins de Smyrne - Izmir-, de pistaches, d'amandes et de noix recouvertes de sirop de sucre :) , on n'a que le choix !

Le pain est servi en épaisses tranches superposées,

Le fruit le plus courant c'est la pastèque très fraîche (ouf ça fait du bien!)  que j'adore, ainsi que le maïs grillé Outre le thé et le "café turc" (Moka!) qui boue avec le marc et le sucre, l'autre boisson nationale est le "Raki", une boisson alcoolisée anisée à base de raisins secs, surnommée "le lait du lion" ... , on boit aussi beaucoup d'oranges pressées, et de bière "Efes"

 

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 Pause-dejeuner--1-.JPG   Antalya---5-.JPG

 Vers-Antalya--15-Dejeuner-a-Sultanhani.JPG   Istanbul--48--vendeur-de-mais-grille-sur-la-place.JPG

 

 Bref, la Turquie vaut vraiment le voyage ... mais le nôtre s'est fait au pas de course; Il faudra y retourner pour approfondir les questions qui restent un peu en suspens : la religion, la politique, les droits de l'homme ... sur ces sujets, nous avons eu un peu tous les avis ... à suivre donc !

 

 

 

 

 

 

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26-7 :Ephèse

 

Avant de parler du site, il faut dire un mot de l'une des sept merveilles du monde située à proximité : le temple d'Artémis, déesse mère d 'Anatolie : déesse de la fécondité, construit au 8ème siècle av.JC

Merveille si l'on peut dire.... car il ne reste qu'une vague colonne de l'Artémision hellénistique, lieu sacré du culte dédié à cette déesse. Les cigognes n'ont aucun respect : à son sommet elles y ont édifié leur nid. Tout ou presque a été détruit de ce temple reconstruit au 3ème siècle avant Jésus-Christ, après la destruction du précédent par un incendie criminel. Les pierres ont servi à d'autres constructions, notamment pour Sainte-Sophie à Constantinople.

 

Mais le déplacement vaut quand même le coup puisque dans la même perspective, il y a sur le mont Ayasuluk la basilique Saint-Jean, construite au VIème siècle ap.JC (et restaurée totalement en 1974), qui abrite la dépouille de l'apôtre Saint-Jean, l'évangéliste ayant fini sa vie à Selçuk, à proximité la mosquée seldjoukide d'Isa Bey du XIVème siècle et surplombant l'ensemble, la citadelle d'Ayasuluk, forteresse militaire qui protégeait les habitants quand la ville était envahie.

 

Sur ce qui suit : les restes temple d'Artémis (la colonne), en arrière plan à droite la basilique St Jean, la mosquée d'Isa Bey à gauche, et plus haut, la forteresse  : quel meilleur exemple de la coexistence du paganisme, du christianisme, et de l'islam en Turquie !

 

  Temple Artémis, basilique St Jean , mosquée d'Isa Bey et

   

  La basilique St Jean : 

 

Basilique-St-Jean---1-.JPG   Basilique-St-Jean---2-.JPG

 

 La  mosquée Isa Bey : 

 

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Mosquee-Isa-Bey--10-.JPG      Mosque-d-Isa-Bey-et--Forteresse-d-Ayasoluk.JPG 

 

Puis la ville d'Ephèse : une des plus grandes cités greco-romaine de l'antiquité, située à 3 km de Selcuk, entre deux collines.

On aperçoit le théâtre sur la photo qui suit, ainsi que sur la droite les abris, qui protègent les restaurations des "maisons en terrasses" actuellement en cours ...

  Vue-du-theatre-d-Ephese.JPG

  

La cité antique d'Ephèse ne se raconte pas, elle ne se décrit pas davantage : il faut y passer de longs moments et découvrir un à un ses vestiges dont, pour certains, l'état de conservation, certes grâce aussi à la restauration, est absolument prodigieux. Nous avons eu la chance de faire cette visite avec une guide d'une culture impressionnante, et de plus non dépourvue d'humour. Ses descriptions sur les latrines valaient le déplacement. La vie dans cette ville de plus de 200 000 habitants était très codifiée selon le rang auquel on appartenait mais nombre des règles en vigueur à l'époque ont conservé toute leur pertinence. En se promenant dans les rues Ephèse, on est vite plongé 2000 ans en arrière, on peut facilement imaginé la vie d'alors … finalement pas si différente de celle d'aujourd'hui !

 

La cité-Etat que l'on visite date du 3ème siècle avant Jésus-Christ. Reliée alors à la mer Egée, elle a connu son apogée au 3ème siècle après Jésus-Christ. Les alluvions apportées par le fleuve qui serpentait entre les deux collines ont petit à petit envasé le port. Elle a aussi été détruite en partie par des tremblements de terre. Les travaux de fouille et de restauration entrepris depuis 1895 permettent de mieux appréhender la réalité de cette cité.

 

l'Agora d'Etat (cité administrative) et l'Odéon (ou Bouleterion : théâtre couvert du 2ème siècle)

 

 Ephese--2--Agora-d-Etat.JPG     Ephese--4--Odeon-theatre-couvert.JPG

 

le Prytanée (lieu des cérémonies les plus importantes réservées aux hôtes de marque) et la fontaine de Trajan

 

 Ephese--6--Le-prytanee.JPG   Ephese--16--fontaine-de-Trajan.JPG

 

le temple d'Hadrien avec la déesse Médusa qui protégeait des mauvais esprits (« l'oeil bleu e la méduse » est toujours vendu ou offert partout en Turquie comme porte-bonheur) ... d'où l'expression française "restée médusé" quand quelque chose nous surprend !

 

Ephese--20--temple-d-Hadrien-en-second-plan-la-meduse.JPG    Ephese--19--temple-d-Hadrien-gros-plan-sur-la-meduse.JPG

 

 

La rue des curètes (catégorie de prêtres d'Artémis qui gardaient les temples) et la rue de marbre

 

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Un Rébus sur la « voie de marbre » pour l'indication de la maison close située rue des curètes : le buste d'une femme, le coeur percé par une flèche, un pied qui indique la direction à prendre : 

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Les « latrines » (aujourd'hui WC turcs...). On s'y cotoyait sans problème, seuls les riches avaient des latrines privées. Le sytème d'évacuation des eaux usées, était remarquable, souterrain, presque semblable à celui d'aujourd'hui. Il est vrai que cela était largement facilité par le fait que la ville était en pente !

 

Ephese--21--les-latrines.JPG      Ephese--22--les-latrines.JPG 

Maisons en pente et les céramiques.

Il y avait aussi des « maisons en terrasses » réservées aux riches : 

 

Ephese---46--les-maisons-en-terrasse.JPG Ephese---45--les-maisons-en-terrasse.JPG                                     

La bibliothèque de Celsius ... mais rien à voir avec le thermomètre ! (construite au 2ème siècle, à proximité de l'Agora commerciale, alors la troisième plus grande bibliothéque du monde après celles d'Alexandrie en Egypte, et celle de Pergame au nord de la Turquie. Mais on nous a dit qu'elle servait aussi de « passage » pour se rendre en douce à la maison close! Les femmes alors étaient parait il très jalouses et  on nous a raconté que si Socrate avait fini par devenir "philosophe", c'est parce que son épouse était acariatre) et l'Agora commerciale, que l'on peut comparer au bazar d'aujourd'hui.

 

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                                                                                                   Ephèse (30) bibliothèque de Celsius statue la sagesse

Gilles m'a photographiée aux côtés de Sophia, la déesse de la sagesse .... pour qu'elle me serve de modèle ...

Le théâtre (1er siècle 24000 spectateurs)

 

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                                    Ephese--37--le-theatre.JPG

 

La rue portuaire Arcadiane, qui menait autrefois à la mer, dédiée à l'empereur Arcadius, sur laquelle dit-on Cléopâtre et Marc Antoine auraient marché : l'histoire ne retiendra pas qu'en 2012 Martine et Gilles ont aussi emprunté cette voie.... où ils ont assisté à un petit spectacle, rappel vivant du temps jadis. 

 

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26-6 - Pamukkale

 

Sur la route qui conduit à Pamukkale, arrêt sur le site de Sagalassos (1500m), au milieu de nulle part, que nous atteignons par une petite route sinueuse. Le paysage est magnifique. C'est un site en cours de fouilles et de restauration par des archéologues belges que nous pouvons voir au travail : c'est inhabituel et très intéressant.

A l'arrivée nous sommes accueillis par une femme belge, bénévole, qui nous propose de nous faire visiter gratuitement le site, ce que nous acceptons bien volontiers. Il faudra des années pour que la restauration soit terminée … quel travail!

A son apogée, au IIème siècle av.JC, la ville romaine, comptait 5000 habitants, des gens riches pour la plupart, qui employaient locaux et esclaves. La ville avait été construite très haut dans la montagne, pour se protéger, pouvoir se défendre plus facilement des assaillants.

Là aussi : Voie d'accès, thermes, agora, fontaines, bibliothèque, théâtre, et de nombreuses maisons ...

 

    Route-vers-Sagalassos--1-.JPG   Site-de-Saglassos--4-.JPG

    Site-de-Saglassos--6--la-fontaine-superieure.JPG   Site-de-Saglassos--8--la-bibliotheque.JPG

Enfin, après une longue journée de route, nous arrivons à Pamukkale, ville fondée elle aussi au IIème siècle av.JC , célèbre non seulement pour son site antique, mais aussi pour une formation géologique exceptionnelle, ses « vasques » : l'eau chaude « miraculeuse », chargée de sels calcaires, venant du sous-sol, y a formé aux cours des siècles, le long de la falaise qu'elle descend un incroyable relief parsemé de vasques naturelles à l'eau plus blanche que bleue. On peut se baigner dans des vasques identiques aménagées par l'homme afin de ne pas abîmr les vasques naturelles. On marche pieds nus sur le travertin! Un vrai régal pour moi !

 

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Quant au site antique Hiérapolis, fondé au 2ème siècle avnt Jésus-Christ, il fait l'ojet depuis 1957 d'un travail de fouilles mené par une équipe italienne tout à fait remarquable. On y trouve ici les thermes (qui avaient ici une grande importance en raison des vertus supposées curatives de l'eau chaude et prouvent aussi encore une fois l'importance qu'accordaient les romains au rituel de l'hygiène), la Voie à colonnades (grande rue qui traversait la ville entre les deux portes byzantines), le Théâtre pouvant accueillir 25 000 spectateurs, le Martyrium de St Philippe (pour commémorer le martyr de l'apôtre), la Basilique byzantine, la Nécropole avec son nombre impressionnant de tombes (plus de 1000 tombes les malades venaient ici dans l'espoir d'être guéris par les eaux thermales miraculeuses:) …. sans oublier les latrines

 

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Hierapolis--12--allee-des-colonnades.JPG    Hierapolis--23--Necropole.JPG

 

Hierapolis--27--Basilique-romaine.JPG    Hierapolis--30--la-porte-byzantine-sud.JPG

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26-5 - Antalya,

fondée au IIème siècle av.JC se trouve en Lycie, une des plus belles régions de la Turquie en raison de son relief montagneux, de ses côtes abruptes formant une multitude de petites criques, de ses plages parfois désertes. Située au fond d'un golfe dominé par les monts Bey Daglari, on se croirait en Corse !

A côté de la vieille ville qui a conservé on caractère et a été parfaitement restaurée, c'est une grande ville moderne, d'un million d'habitants, qui explose comme toutes les villes de Turquie, dont les faubourgs nous plongent encore une fois dans d'immenses zones de HLM .

Son seul intérêt mais pas des moindres, réside donc dans la « vieille ville » où il est très agréable de flâner, et le petit port de plaisance, autrefois repaire de pirates …

 

Vue générale d'Antalya: 

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Phasélis, à 50 kms au sud d'Antalya, est un site archéologique charmant situé en bord de mer. Ville commerçante formée de trois ports, fondée au 7ème siècle av. JC... On y trouve tout ce que l'on peut voir habituellement dans ce genre de site : des vestiges importants de l'aqueduc romain, la grande avenue pavée qui relie le port central au port du sud, les bains, le palestre, l'agora, le théâtre...

Aujourd'hui, on se baigne dans les trois criques qui sont très appréciées car il ny a pas les hordes de touristes rencontrées quelques kilomètres avant à Kemer mais cela s mérite et il faut payer pour y accéder car elles sont comprises dans le site !

 

 

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A 35 kms au nord d'Antalya sur la route qui conduit à Burdur, visite du site de Termessos, un site très difficile à atteindre … Alexandre le Grand s'y est même cassé les dents : c'est dire !!! Il faut marcher longtemps car il est situé très haut (1000m), comme la majorité des sites archéologiques de Turquie. Les paysages plus que sauvages sont assez incroyables mais le site a été très endommagé par un tremblement de terre. C'est un champ de ruines éparses mais il reste encore quelqus souvenirs bien identifiables : le théâtre, les citernes, l'agora, la nécropole

 

Autour-d-Antalya--2--Termessos.JPG    Autour-d-Antalya--13--Termessos-theatre-romain.JPG

 

 Autour-d-Antalya--22--Termessos-Les-pierres-tombales.JPG    Autour-d-Antalya--19--Termessos-Les-citernes.JPG

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26-4 : Départ sur la route d'Ürgur à Konya : on traverse quelques petites villes au milieu de magnifiques paysages mais, allez-savoir pourquoi, sur une route très souvent en travaux. Attention aux gravillons et donc ... au pare-brise 

 

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Vers-Antalya--10--village-sur-la-route.JPG  Vers-Antalya--12--route-vers-Konya.JPG

 

Les villes traversées par cette grande route sont pour tout dire plus que quelconques. Il est recommandé de ne pas s'arrêter car il n'y a rien à voir ni à faire. A un point tel qu'un peu d'authenticité ne saurait nuire. On décide donc de faire un petit écart et d'emprunter une route aléatoire pour visiter, espérons-nous, un vrai village turc et en plus sans touristes. Bonne pioche. Nous arrivons dans un hameau de 20 maisons environ, où la richesse n'est pas de mise.

Vers Antalya (5) village sur la route   Vers-Antalya--4--village-sur-la-route.JPG

 

Vers-Antalya--3--village-sur-la-route.JPG   Vers-Antalya--6--village-sur-la-route.JPG

 

 

Une dame, toute de noir vêtue avec un foulard blanc, assez surprise, vient au devant de nous et nous accueille très gentiment. Elle nous invite à boire un verre de lait de chèvre frais qu'elle vient de faire traire par sa fille.

Délicieux : la preuve...

 

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Puis elle nous fait entrer dans sa maison pour nous montrer le portait de son mari  décédé récemment : séquence émotion. Les turcs ont un vrai sens de l'hospitalité comme le disent à juste titre tous les guides sur ce merveilleux pays. Tout est fait gentiment et sans rien demander en retour, cela change des pratiques courantes dans d'autres pays. Que souhaiter de plus ?

Enfin, petit clin d'oeil à la route de la soie, il faut bien sûr faire étape dans les caravansérails (un tous les 35 km). Les caravansérails étaient, depuis le 12ème siècle, les "gites étapes" pour les caravanes de chameaux qui transportaient da soie depuis Xian en Chine, seul pays alors produisant la soie.  Celui de Sultanhani, situé à 110 km de Konya, a été construit au 13ème siècle et est le plus grand de toute la Turquie. Il a été remarquablement restauré.

Nous avons ainsi laissé notre dromadaire version 2012 (Clio 5 portes) le temps de nous restaurer et de déguster un excellent plat turc dans un petit restaurant typique. C'est en fait un kebap (poulet grillé, oignons, tomates, salade) servi sur une assiette, ce qui est aussi très courant ici.

 

Vers Antalya (14) Déjeuner à Sultanhani     Vers Antalya (15)Déjeuner à Sultanhani

 

Le caravansérailde Sultanhani:

-l'entrée principale

-la cour intérieure avec sa mosquée centrale, ses logements pour les commerçants nomades, et ses écuries pour les animaux, autour.

 

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Et puis arrivée à Konya, plus d'1 million d'habitants, (une "ville  nouvelle" horrible) , pour y passer la nuit.

Le lendemain, route vers Antalya, à travers le "Taurus", la grande chaîne de montagne du sud. Le paysage change, nous sommes à 1850m d'altitude.

Kony Antalya (1) traversée de la chaîne du Taurus

 

  Bientôt nous apercevons la mer méditerranée. La température augmente encore ...

Nous allons nous mettre un peu à l'ombre dans le grand théâtre antique (15 000 places) du site archéologique d'Aspendos, construit  au IIème siècle apr.JC sous le règne de Marc Aurèle. Il servit ensuite de caravansérail.Le site comprend aussi une basilique, un odéon, un stade...

 

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Nous arrivons à Antalya (1 million d'hab.), bien fatigués, finissons par trouver notre hôtel alors que le soleil se couche ...

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26 - 3 : La Cappadoce

Avant hier, nous avons fait 480 km de Bolu à Ürgüp, le centre de la Cappadoce.

Rien de bien excitant sur cette auto-route, toute droite, souvent en travaux, qui traverse d'infinies étendues de steppes arides, de quelques villages neufs, agglomérats de HLM ... de très  nombreuses stations service indispensable aux énormes camions qui défilent ... C'et ça aussi la Turquie qui explose !

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Le seul paysage intéressant sur ce long parcours : le "Lac salé" que nous avons longé sur une bonne centaine de km : ce lac est, en été, partiellement à sec et recouvert de sel. C'est très beau :

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Sur-la-route-Bolu-Urgup--2-.JPG Sur-la-route-Bolu-Urgup--8-.JPG

 Bravo au chauffeur qui a été au volant pendant 7 heures  !

 

Arrivés à Urgup, la récompense et là ! Mille fois !!

La Cappadoce est un miracle de la nature comme il en existe peu dans le monde, qui dépasse l'imagination et nous laisse pantois.

Paysage de steppes semi-arides, sur un haut plateau situé au coeur de l'Anatolie Centrale (1100m de moyenne), elle s"étend sur 28 OOO km2.

Les premiers peuplements de la Cappadoce commencent à l'époque paléolitique avec les Hittites. La région qui abrita des colonies marchandes tout au long de son histoire, fut un pont .Au croisement des mondes, où la nature a forgé un paysage lunaire,  une oeuvre étonnante,  depuis des millénaires, où toutes les influences occidentales et orientales se sont  mêlées, où toutes les religions se sont croisées et combattues.

 

Quelques photos :

  

vue générale d'une des nombreuses vallées,

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Sur-la-route-Bolu-Urgup--26-.JPG   Cappodoce--1--Goreme-Musee-en-plein-air--eglises-rupestr.JPG

 "Les trois Belles" ... cheminées de fées à Urgup, 

Les formations en tuf, provenant d'éruptions volcaniques dans les périodes lointaines des ères géologiques, constituèrent des sources d'inspirations de l'art rupestre. Ces strates en tuf se sont érodées avec le temps, la pluie et le vent, les lacs et les cours d'eau : elles ont pris l'apparence de colonnes de roches coniques surmontées d'une coiffe en basalte, d'où leur nom de cheminées de fées .  

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  Eglises rupestres de Göreme, Gilles et Kâmil notre très sympathique guide dans une habitation troglodyte Cappodoce--15--Interieur-d-une-masion-troglodyte.JPG

 

Nombreuses villes souterraines construites à partir du 2ème au 12ème siècle par les premiers chrétiens pour sse protéger des agressions extérieures et assurer leur survie : chaque ville pouvait abriter jusqu'à 13 000 personnes.

 

Cappodoce--19--Ville-souterraine-dOskonak.JPG           Cappodoce--24-Ville-souterraine-dOskonak.JPG

 

 Les deux spécialités artisanales de la Cappadoce : le tissage (tapis -en soie, ou en laine , ou coton et laine- et kilim) et poterie  ... Nous avons visité une usine de fabrication de tapis (on n'a pas résisté...) et un atelier de poterie :

 

 

 

Cappodoce--30-visite-d-une-usine-de-tapis.JPG Cappadoce-2-----48--Uchisar.JPGCappodoce--28--visite-d-une-usine-de-tapis.JPG

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Nous terminons notre séjour en Cappadoce sous un beau coucher de soleil et au matin, des montgolfières qui s'envolent ...Cappadoce-2-----58---Ortahisar-vallee-au-coucher-de-soleil.JPG

 

 Demain matin route pour Konya  ...

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26 - 2 : Istambul (suite)

 

Bon, il et quand même temps de passer aux choses sérieuses en faisant, sans rentrer dans les détails (eh oui manque de temps hé hé) un court résumé des plus beaux monuments d'Istanbul, que nous vons pu voir en 48h, accompagné d'un guide "turc Alévi", absolument remarquable par sa culure :

 

La basilique Sainte Sophie (Aya Sofya : la sagesse) :

Sa construction, ordonnée par l'empereur Justinien, dura 5 ans par plus de 10 000 ouvriers. Elle fut inaugurée en 537. Symbole de l'Empire byzantin, elle fut pendant 10 siècles, le plus grand monument de la chrétienté. Puis fut transformée en mosquée par le sultan Mehmet II en 1453. Outre le mihrab orienté vers La Mecque, il reste des vestiges des anciennes religions pratiqées dans la mosquée : christianisme (le jugement dernier), juive (la croix juive)... Elle a 4 minarets.Istanbul-2----14--Ste-Sophie.JPG

Istanbul--4--Ste-Sophie.JPG   Istanbul (6) Ste Sophie (petite)

 Ci dessus le Minrah , et ci dessous le Mimbar, la chaire où l'iman monte pour faire son prêche. 

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Istanbul (10) Ste Sophie Mosaique le jugement dernier petitIstanbul (11) Ste Sophie Croix juive (petite) 

Puis promenade en bateau le long des rives du Bosphore, où l'on admire les superbes (et très chères maisons anciennes : l'une d'entre elles vient de se vendre ... 680 millions de dollars casch !)   :Turquie 009

 

Visite de la Mosquée Bleue (6 minarets de 3 corbeilles chacune, il fallait faire mieux que Ste Sophie ...) bleue (la couleur du ciel et de la mer) parce qu'elle est couverte de plus de 21 000 mosaïques bleues (faïences fabriquées à Iznik) ... construite à la demande du Sultan Hamet I en 1616 durant 6 années.

 

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Istanbul 2 - (24) Mosquée bleue

Istanbul 2 - (8) Mosquée bleue 

 La mosquée de Soliman Le Magnifique, la plus grande de la ville, toute blanche, sans faïence, construite entre 1550 et 1557 avant la Mosquée Bleue) par le plus célèbre architecte de l'époque : Minar Sinam,

et toujours le sol recouvert de tapis de prière  : chaque fidèle y a son emplacement, tourné vers La Mecque.

Dans la cour, le petit bâtiment symbolyse La Mecque.

C'est ma mosquée préférée     Istanbul--27--Mosquee-Soliman-entree.JPG

 

 Istanbul--28--Mosquee-Soliman.JPG   Istanbul--32--Mosquee-Soliman-tapis.JPG

 

Une dernière merveille : le Palais de Topkati ("la porte du canon") qui fut pendant 4 siècles de 1475 à 1855, la résidence principale des sultans depuis Mehmet II. Sur 36 sultans de la dynastie ottomane, 26 ont vécus à Topkapi, qui est une véritable ville dans la ville, avec plusieurs cours, un harem, 300 énuques pour surveiller tout ça, le salle des  circoncisions (eh oui!), une bibliothèque, de nombreux pavillons, les appartements privés du sultans, la salle du Conseil (qui a particulièrement plu à Gilles!), une salle des trésors ... et bien d'autres choses encore.... C'est magnifique!

L'entrée du palais : 

 

Istanbul-2----30--Palais-Topkapi-porte-imperiale-construit.JPG  .                              

  Istanbul-2----46--palais-Topkapi-interieur-pavillon-Bagdad.JPG                   Istanbul-2----51--Topkapi-pavillon-cironcision.JPG

 

Istanbul-2----31-Palais-Topkapi-Kubbealti-salle-reunion-du.JPG      Istanbul-2----38--palais-Topkapi-corridor-des-tresors.JPG

Istanbul-2----53--Topkapi-tapis-de-priere-direction-La-Mec.JPG                     Istanbul-2----54--Topkapi-corridor-meant-au-pavillon-Revan.JPG

 

Ce matin, départ pour la grande aventure en Clio "symbol" (fabriquée en Turquie ben sûr ... ) : 1700 km nous attendent, mais tout devrait bien aller avec un GPS dernier cri, ce qui ne nous empêche pas de galérer pas mal à la sortie d'Istanbul -car l'on ne sait pas s'en servir! -,  et de nous perdre 2 fois sur les petites routes d'Asie ... car nous sommes en ASIE eh OUI !!

La route Istanbul - Bolu est bonne, mais circulez il n'y a rien à voir, sinon de nombreux camions, des industries, des usines, et un paysage défiguré par les constructions ... 

Là , nous étions bien perdus ! : 

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 Mais finalement, ce soir bien arrivés à BOLU (267 km) 

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26-1 : Istanbul

 

Pour une fois, ce sera un voyage en duo avec  ... Gilles ! 

 

Istanbul-2----40--palais-Topkapi-vue-Bosphore.JPG

 

Il était une fois Byzance …la fondation de la ville se perd dans les légendes …

Le nom vient de Byzas, un marin qui s'y installa au 7ème s. av. JC

Puis en 324, l'empereur romain Constantin s'empare de Byzance et en fait sa nouvelle Rome et sa nouvelle Jerusalem . Constantinopolis est construite sur 7 collines et entourée de remparts. Elle se couvre d'églises. Constantin conçoit aussi le projet de la basilique Sainte Sophie.

Quand Rome tombe en 476, il reste l'Empire romain d'Orient ou "l'empire byzantin" et sa capitale : Constantinople.

En 1453, les Ottomans (Mehmet II le conquérant âgé de seulement 21 ans), qui dominent déjà toute la région, donnent l'assaut avec ses janissaires qui se livrent à un hallucinant carnage. Sainte Sophie est coiffée d'un croissant et d'une étoile le soir même de leur victoire. Sous Soliman le Magnifique, Constantinople qui s'orne de nombreux monuments, est avec ses 700 000 habitants est la première ville du monde, avec 50% de musulmans, 40% de chrétiens et 10% de juifs . Sainte Sophie est transformée en mosquée et de nombreux édifices musulmans sont alors érigés, parmi lesquels la Mosquée bleue et le palais des Sultans : Topkapi. Sur 38 sultans qui se sucèdent, 26 vivront entre ses murs

C'est dans les années 1930 qu'elle prend le nom d'Istanbul. (nom d'origine grec et populaire signifiant "à la ville").

Aujourd'hui, avec 13 millions, elle n'est plus la capitale : depuis 1923 c'est Ankara plus petite, mais elle reste une des plus belles villes du monde, la seule à cheval sur 2 continents …et désignée en 2010, capitale européenne de la culture.

C'est une ville en pleine mutation, qui explose à tous les niveaux, foule, circulation, embouteillages, tramway, métro, bus, dolmus (taxi collectifs) , bateaux et ferries , il est difficile de circuler à Istanbul et la mer de Marmara est polluée … mais les trésors cachés ou non, sont toujours là …

On distingue traditionnellement :

- le vieil Istanbul (le vieux Stanbul)

- l'Istanbul moderne

- le Bosphore et la mer de Marmara, avec sa rive occidentale et sa rive asiatique.

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Ça y est nous y sommes dans le vieux Stanbul ! : rue Piyerloti (ça ne s'invente pas ! en bas à droite), dans le quartier Eminönü, plus précisément "Sultamahet", tout près de la Moquée Bleue, face au Bosphore :

 

mer de marmara

 

 

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Voici  notre rue Pyerloti et notre hôtel (Aziyade, que je recommande), tout près de la mosquée bleue : 

Istanbul-2----71--notre-rue-Pyer-Loti.JPG                           Istanbul-2----69--notre-hotel-Azyiade.JPG

 

 Il fait très chaud (34°) avc un taux d'humidité de 70%! Dur dur, on se croirait à Hong Kong en plein mois d'août ... On boit, on s'asperge d'eau (tous les moyens sont bons, même les ablutions:), on se désaltère souvent pour tenir le coup et on mange de la pastèque! Enfin moi, car Gilles lui, préfère boire un thé noir brûlant, le thé que les Stanbouliotes boivent à longueur de journée. Chacun sa méthode  pour se rafraîchir!!

Surtout qu'Istanbul, est en peine saion touristique, la foule est partout, qui vient de tous les coins du monde, c'est impressionnant  ...Nous avons déjà fait connaissance avec des canadiens, des brésiliens... La circulation est très dense (taxis jaunes), le Bosphore envahi par les bateaux en tous genres, et les rabatteurs de restos s'en donnent à coeur joie avec beaucoup d'humour !

Il et vrai que le tourisme est la 3ème source de revenu du pays, après l'industrie automobile, et le textile.   

 

Istanbul-2----60--sortie-de-Topkapi-rafraichisseme-copie-1.JPGIstanbul-2----64--la-Mosquee-bleue-ablutions-de-Martine.JPG       Istanbul-2----62--pasteque.JPG

 Istanbul (15) thé turc en attendant le bateau

 

  A midi, nous déjeunons d'un délicieux kebap au poulet (du pain aplati en crêpe, fourré de viande cuite à la broche, de tomate, d'oignons, de salade), et admirons les tapis kelim qui s'étalent sur les trottoirs :

 Istanbul 2 - (66) marchands de tapis dans la rueIstanbul 2 - (21) au kebab

   

Malgré cette cohue ininterrompue touristique et cosmopolite, Istanbul est fascinante par son contraste entre modernité et traditions, où richesse et pauvreté, religions et bonnes odeurs d'épices, burka et mini-jupes (des touristes!)  se côtoient. Toutes les femmes turques portent des robes longues et des écharpes sur la tête. 

L'appel à la prière 5 fois par jour fait partie du paysage : toutes les minarets mosquées de la ville (il y en a plus de 2000 !) retentissent au même moment du chant des muezzins ...

En outre, en ce moment c'est le ramadan (jusqu'au 20 août), alors le soir, vers 20h30 les restaurants sont pris d'assaut, le jeun du jour se termine, et l'on peut enfin manger !

 

Le quartier de la "petite Sainte Sophie" où nous sommes allés dîner ce soir un délicieux petit repas local (boulettes d'agneau grillé accompagnées  de yogourt, de salade, de riz et de frites) est un des plus authentiques, où vieilles maisons en bois noirci et minuscules échoppes (tapis, cordonniers, bijouteries...) s'alignent le long de ruelles grimpantes et pavées,  baignées d'odeurs de poisson grillé. Certains coins d'Istanbul  font penser à La Havane ou à Grenade.  Istambul est construite sur des collines et le soir ,ça se ressent!

En rentrant à l'hôtel, nous sommes repassés par le quartier de la Mosquée Bleue, et avons été sidérés par le nombre de personnes qui pouvaient être rassemblées là :  1 million peut-être... la beauté des minarets illuminés, le charme des bazars - nous nous sommes attardés dans l'Ararat Bazar, des boutiques magnifiques de très bonne qualité - les spectacles de musiciens et de derviches tourneurs ... On pourrait y passer la nuit ! Un endroit à ne pas manquer le soir.                           

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