Martine autour du monde ...

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26-4 : Départ sur la route d'Ürgur à Konya : on traverse quelques petites villes au milieu de magnifiques paysages mais, allez-savoir pourquoi, sur une route très souvent en travaux. Attention aux gravillons et donc ... au pare-brise 

 

Vers-Antalya--2--vallee-entre-nevsehir-et-oksaray.JPG

 

Vers-Antalya--10--village-sur-la-route.JPG  Vers-Antalya--12--route-vers-Konya.JPG

 

Les villes traversées par cette grande route sont pour tout dire plus que quelconques. Il est recommandé de ne pas s'arrêter car il n'y a rien à voir ni à faire. A un point tel qu'un peu d'authenticité ne saurait nuire. On décide donc de faire un petit écart et d'emprunter une route aléatoire pour visiter, espérons-nous, un vrai village turc et en plus sans touristes. Bonne pioche. Nous arrivons dans un hameau de 20 maisons environ, où la richesse n'est pas de mise.

Vers Antalya (5) village sur la route   Vers-Antalya--4--village-sur-la-route.JPG

 

Vers-Antalya--3--village-sur-la-route.JPG   Vers-Antalya--6--village-sur-la-route.JPG

 

 

Une dame, toute de noir vêtue avec un foulard blanc, assez surprise, vient au devant de nous et nous accueille très gentiment. Elle nous invite à boire un verre de lait de chèvre frais qu'elle vient de faire traire par sa fille.

Délicieux : la preuve...

 

       Vers-Antalya--7--village-sur-la-route-copie-1.JPG   Vers-Antalya--8--village-sur-la-route.JPG

 

Puis elle nous fait entrer dans sa maison pour nous montrer le portait de son mari  décédé récemment : séquence émotion. Les turcs ont un vrai sens de l'hospitalité comme le disent à juste titre tous les guides sur ce merveilleux pays. Tout est fait gentiment et sans rien demander en retour, cela change des pratiques courantes dans d'autres pays. Que souhaiter de plus ?

Enfin, petit clin d'oeil à la route de la soie, il faut bien sûr faire étape dans les caravansérails (un tous les 35 km). Les caravansérails étaient, depuis le 12ème siècle, les "gites étapes" pour les caravanes de chameaux qui transportaient da soie depuis Xian en Chine, seul pays alors produisant la soie.  Celui de Sultanhani, situé à 110 km de Konya, a été construit au 13ème siècle et est le plus grand de toute la Turquie. Il a été remarquablement restauré.

Nous avons ainsi laissé notre dromadaire version 2012 (Clio 5 portes) le temps de nous restaurer et de déguster un excellent plat turc dans un petit restaurant typique. C'est en fait un kebap (poulet grillé, oignons, tomates, salade) servi sur une assiette, ce qui est aussi très courant ici.

 

Vers Antalya (14) Déjeuner à Sultanhani     Vers Antalya (15)Déjeuner à Sultanhani

 

Le caravansérailde Sultanhani:

-l'entrée principale

-la cour intérieure avec sa mosquée centrale, ses logements pour les commerçants nomades, et ses écuries pour les animaux, autour.

 

Vers-Antalya--18--Caravanserail-de-Sultanhani.JPG

 

  

Vers-Antalya--24--Caravanserail-de-Sultanhani.JPG    Vers-Antalya--33--Caravanserail-de-Sultanhani.JPG

Vers-Antalya--27--Caravanserail-de-Sultanhani.JPG   Vers-Antalya--32--Caravanserail-de-Sultanhani.JPG

Et puis arrivée à Konya, plus d'1 million d'habitants, (une "ville  nouvelle" horrible) , pour y passer la nuit.

Le lendemain, route vers Antalya, à travers le "Taurus", la grande chaîne de montagne du sud. Le paysage change, nous sommes à 1850m d'altitude.

Kony Antalya (1) traversée de la chaîne du Taurus

 

  Bientôt nous apercevons la mer méditerranée. La température augmente encore ...

Nous allons nous mettre un peu à l'ombre dans le grand théâtre antique (15 000 places) du site archéologique d'Aspendos, construit  au IIème siècle apr.JC sous le règne de Marc Aurèle. Il servit ensuite de caravansérail.Le site comprend aussi une basilique, un odéon, un stade...

 

Kony-Antalya--23--Aspendos-theatre-romain.JPG   Kony-Antalya--20--Aspendos-theatre-romain.JPG

Kony-Antalya--24--Aspendos-basilique-romaine.JPG

Nous arrivons à Antalya (1 million d'hab.), bien fatigués, finissons par trouver notre hôtel alors que le soleil se couche ...

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26 - 3 : La Cappadoce

Avant hier, nous avons fait 480 km de Bolu à Ürgüp, le centre de la Cappadoce.

Rien de bien excitant sur cette auto-route, toute droite, souvent en travaux, qui traverse d'infinies étendues de steppes arides, de quelques villages neufs, agglomérats de HLM ... de très  nombreuses stations service indispensable aux énormes camions qui défilent ... C'et ça aussi la Turquie qui explose !

 Sur-la-route-Bolu-Urgup--4-.JPG  Sur-la-route-Bolu-Urgup--7-.JPG

Le seul paysage intéressant sur ce long parcours : le "Lac salé" que nous avons longé sur une bonne centaine de km : ce lac est, en été, partiellement à sec et recouvert de sel. C'est très beau :

Sur-la-route-Bolu-Urgup--10-.JPGSur-la-route-Bolu-Urgup--17-.JPG

Sur-la-route-Bolu-Urgup--2-.JPG Sur-la-route-Bolu-Urgup--8-.JPG

 Bravo au chauffeur qui a été au volant pendant 7 heures  !

 

Arrivés à Urgup, la récompense et là ! Mille fois !!

La Cappadoce est un miracle de la nature comme il en existe peu dans le monde, qui dépasse l'imagination et nous laisse pantois.

Paysage de steppes semi-arides, sur un haut plateau situé au coeur de l'Anatolie Centrale (1100m de moyenne), elle s"étend sur 28 OOO km2.

Les premiers peuplements de la Cappadoce commencent à l'époque paléolitique avec les Hittites. La région qui abrita des colonies marchandes tout au long de son histoire, fut un pont .Au croisement des mondes, où la nature a forgé un paysage lunaire,  une oeuvre étonnante,  depuis des millénaires, où toutes les influences occidentales et orientales se sont  mêlées, où toutes les religions se sont croisées et combattues.

 

Quelques photos :

  

vue générale d'une des nombreuses vallées,

Cappodoce---86-.JPG

 

Sur-la-route-Bolu-Urgup--26-.JPG   Cappodoce--1--Goreme-Musee-en-plein-air--eglises-rupestr.JPG

 "Les trois Belles" ... cheminées de fées à Urgup, 

Les formations en tuf, provenant d'éruptions volcaniques dans les périodes lointaines des ères géologiques, constituèrent des sources d'inspirations de l'art rupestre. Ces strates en tuf se sont érodées avec le temps, la pluie et le vent, les lacs et les cours d'eau : elles ont pris l'apparence de colonnes de roches coniques surmontées d'une coiffe en basalte, d'où leur nom de cheminées de fées .  

Cappodoce--8-Goreme-musee-en-plein-des-eglises-rupestres.JPG    Cappodoce--11--Valleedes-epees-avec-notre-guide.JPG

  Eglises rupestres de Göreme, Gilles et Kâmil notre très sympathique guide dans une habitation troglodyte Cappodoce--15--Interieur-d-une-masion-troglodyte.JPG

 

Nombreuses villes souterraines construites à partir du 2ème au 12ème siècle par les premiers chrétiens pour sse protéger des agressions extérieures et assurer leur survie : chaque ville pouvait abriter jusqu'à 13 000 personnes.

 

Cappodoce--19--Ville-souterraine-dOskonak.JPG           Cappodoce--24-Ville-souterraine-dOskonak.JPG

 

 Les deux spécialités artisanales de la Cappadoce : le tissage (tapis -en soie, ou en laine , ou coton et laine- et kilim) et poterie  ... Nous avons visité une usine de fabrication de tapis (on n'a pas résisté...) et un atelier de poterie :

 

 

 

Cappodoce--30-visite-d-une-usine-de-tapis.JPG Cappadoce-2-----48--Uchisar.JPGCappodoce--28--visite-d-une-usine-de-tapis.JPG

Cappadoce-2-----16--Avanos.JPG                                             Cappadoce-2-----17--Avanos.JPG

Nous terminons notre séjour en Cappadoce sous un beau coucher de soleil et au matin, des montgolfières qui s'envolent ...Cappadoce-2-----58---Ortahisar-vallee-au-coucher-de-soleil.JPG

 

 Demain matin route pour Konya  ...

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26 - 2 : Istambul (suite)

 

Bon, il et quand même temps de passer aux choses sérieuses en faisant, sans rentrer dans les détails (eh oui manque de temps hé hé) un court résumé des plus beaux monuments d'Istanbul, que nous vons pu voir en 48h, accompagné d'un guide "turc Alévi", absolument remarquable par sa culure :

 

La basilique Sainte Sophie (Aya Sofya : la sagesse) :

Sa construction, ordonnée par l'empereur Justinien, dura 5 ans par plus de 10 000 ouvriers. Elle fut inaugurée en 537. Symbole de l'Empire byzantin, elle fut pendant 10 siècles, le plus grand monument de la chrétienté. Puis fut transformée en mosquée par le sultan Mehmet II en 1453. Outre le mihrab orienté vers La Mecque, il reste des vestiges des anciennes religions pratiqées dans la mosquée : christianisme (le jugement dernier), juive (la croix juive)... Elle a 4 minarets.Istanbul-2----14--Ste-Sophie.JPG

Istanbul--4--Ste-Sophie.JPG   Istanbul (6) Ste Sophie (petite)

 Ci dessus le Minrah , et ci dessous le Mimbar, la chaire où l'iman monte pour faire son prêche. 

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Istanbul (10) Ste Sophie Mosaique le jugement dernier petitIstanbul (11) Ste Sophie Croix juive (petite) 

Puis promenade en bateau le long des rives du Bosphore, où l'on admire les superbes (et très chères maisons anciennes : l'une d'entre elles vient de se vendre ... 680 millions de dollars casch !)   :Turquie 009

 

Visite de la Mosquée Bleue (6 minarets de 3 corbeilles chacune, il fallait faire mieux que Ste Sophie ...) bleue (la couleur du ciel et de la mer) parce qu'elle est couverte de plus de 21 000 mosaïques bleues (faïences fabriquées à Iznik) ... construite à la demande du Sultan Hamet I en 1616 durant 6 années.

 

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Istanbul 2 - (24) Mosquée bleue

Istanbul 2 - (8) Mosquée bleue 

 La mosquée de Soliman Le Magnifique, la plus grande de la ville, toute blanche, sans faïence, construite entre 1550 et 1557 avant la Mosquée Bleue) par le plus célèbre architecte de l'époque : Minar Sinam,

et toujours le sol recouvert de tapis de prière  : chaque fidèle y a son emplacement, tourné vers La Mecque.

Dans la cour, le petit bâtiment symbolyse La Mecque.

C'est ma mosquée préférée     Istanbul--27--Mosquee-Soliman-entree.JPG

 

 Istanbul--28--Mosquee-Soliman.JPG   Istanbul--32--Mosquee-Soliman-tapis.JPG

 

Une dernière merveille : le Palais de Topkati ("la porte du canon") qui fut pendant 4 siècles de 1475 à 1855, la résidence principale des sultans depuis Mehmet II. Sur 36 sultans de la dynastie ottomane, 26 ont vécus à Topkapi, qui est une véritable ville dans la ville, avec plusieurs cours, un harem, 300 énuques pour surveiller tout ça, le salle des  circoncisions (eh oui!), une bibliothèque, de nombreux pavillons, les appartements privés du sultans, la salle du Conseil (qui a particulièrement plu à Gilles!), une salle des trésors ... et bien d'autres choses encore.... C'est magnifique!

L'entrée du palais : 

 

Istanbul-2----30--Palais-Topkapi-porte-imperiale-construit.JPG  .                              

  Istanbul-2----46--palais-Topkapi-interieur-pavillon-Bagdad.JPG                   Istanbul-2----51--Topkapi-pavillon-cironcision.JPG

 

Istanbul-2----31-Palais-Topkapi-Kubbealti-salle-reunion-du.JPG      Istanbul-2----38--palais-Topkapi-corridor-des-tresors.JPG

Istanbul-2----53--Topkapi-tapis-de-priere-direction-La-Mec.JPG                     Istanbul-2----54--Topkapi-corridor-meant-au-pavillon-Revan.JPG

 

Ce matin, départ pour la grande aventure en Clio "symbol" (fabriquée en Turquie ben sûr ... ) : 1700 km nous attendent, mais tout devrait bien aller avec un GPS dernier cri, ce qui ne nous empêche pas de galérer pas mal à la sortie d'Istanbul -car l'on ne sait pas s'en servir! -,  et de nous perdre 2 fois sur les petites routes d'Asie ... car nous sommes en ASIE eh OUI !!

La route Istanbul - Bolu est bonne, mais circulez il n'y a rien à voir, sinon de nombreux camions, des industries, des usines, et un paysage défiguré par les constructions ... 

Là , nous étions bien perdus ! : 

sur-la-route-Bolu.JPG

 Mais finalement, ce soir bien arrivés à BOLU (267 km) 

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26-1 : Istanbul

 

Pour une fois, ce sera un voyage en duo avec  ... Gilles ! 

 

Istanbul-2----40--palais-Topkapi-vue-Bosphore.JPG

 

Il était une fois Byzance …la fondation de la ville se perd dans les légendes …

Le nom vient de Byzas, un marin qui s'y installa au 7ème s. av. JC

Puis en 324, l'empereur romain Constantin s'empare de Byzance et en fait sa nouvelle Rome et sa nouvelle Jerusalem . Constantinopolis est construite sur 7 collines et entourée de remparts. Elle se couvre d'églises. Constantin conçoit aussi le projet de la basilique Sainte Sophie.

Quand Rome tombe en 476, il reste l'Empire romain d'Orient ou "l'empire byzantin" et sa capitale : Constantinople.

En 1453, les Ottomans (Mehmet II le conquérant âgé de seulement 21 ans), qui dominent déjà toute la région, donnent l'assaut avec ses janissaires qui se livrent à un hallucinant carnage. Sainte Sophie est coiffée d'un croissant et d'une étoile le soir même de leur victoire. Sous Soliman le Magnifique, Constantinople qui s'orne de nombreux monuments, est avec ses 700 000 habitants est la première ville du monde, avec 50% de musulmans, 40% de chrétiens et 10% de juifs . Sainte Sophie est transformée en mosquée et de nombreux édifices musulmans sont alors érigés, parmi lesquels la Mosquée bleue et le palais des Sultans : Topkapi. Sur 38 sultans qui se sucèdent, 26 vivront entre ses murs

C'est dans les années 1930 qu'elle prend le nom d'Istanbul. (nom d'origine grec et populaire signifiant "à la ville").

Aujourd'hui, avec 13 millions, elle n'est plus la capitale : depuis 1923 c'est Ankara plus petite, mais elle reste une des plus belles villes du monde, la seule à cheval sur 2 continents …et désignée en 2010, capitale européenne de la culture.

C'est une ville en pleine mutation, qui explose à tous les niveaux, foule, circulation, embouteillages, tramway, métro, bus, dolmus (taxi collectifs) , bateaux et ferries , il est difficile de circuler à Istanbul et la mer de Marmara est polluée … mais les trésors cachés ou non, sont toujours là …

On distingue traditionnellement :

- le vieil Istanbul (le vieux Stanbul)

- l'Istanbul moderne

- le Bosphore et la mer de Marmara, avec sa rive occidentale et sa rive asiatique.

                                                       ----------------------------------------------------

Ça y est nous y sommes dans le vieux Stanbul ! : rue Piyerloti (ça ne s'invente pas ! en bas à droite), dans le quartier Eminönü, plus précisément "Sultamahet", tout près de la Moquée Bleue, face au Bosphore :

 

mer de marmara

 

 

istanbul1_cevreyolu_mah.jpg

 

rue-piyerloti.JPG

Voici  notre rue Pyerloti et notre hôtel (Aziyade, que je recommande), tout près de la mosquée bleue : 

Istanbul-2----71--notre-rue-Pyer-Loti.JPG                           Istanbul-2----69--notre-hotel-Azyiade.JPG

 

 Il fait très chaud (34°) avc un taux d'humidité de 70%! Dur dur, on se croirait à Hong Kong en plein mois d'août ... On boit, on s'asperge d'eau (tous les moyens sont bons, même les ablutions:), on se désaltère souvent pour tenir le coup et on mange de la pastèque! Enfin moi, car Gilles lui, préfère boire un thé noir brûlant, le thé que les Stanbouliotes boivent à longueur de journée. Chacun sa méthode  pour se rafraîchir!!

Surtout qu'Istanbul, est en peine saion touristique, la foule est partout, qui vient de tous les coins du monde, c'est impressionnant  ...Nous avons déjà fait connaissance avec des canadiens, des brésiliens... La circulation est très dense (taxis jaunes), le Bosphore envahi par les bateaux en tous genres, et les rabatteurs de restos s'en donnent à coeur joie avec beaucoup d'humour !

Il et vrai que le tourisme est la 3ème source de revenu du pays, après l'industrie automobile, et le textile.   

 

Istanbul-2----60--sortie-de-Topkapi-rafraichisseme-copie-1.JPGIstanbul-2----64--la-Mosquee-bleue-ablutions-de-Martine.JPG       Istanbul-2----62--pasteque.JPG

 Istanbul (15) thé turc en attendant le bateau

 

  A midi, nous déjeunons d'un délicieux kebap au poulet (du pain aplati en crêpe, fourré de viande cuite à la broche, de tomate, d'oignons, de salade), et admirons les tapis kelim qui s'étalent sur les trottoirs :

 Istanbul 2 - (66) marchands de tapis dans la rueIstanbul 2 - (21) au kebab

   

Malgré cette cohue ininterrompue touristique et cosmopolite, Istanbul est fascinante par son contraste entre modernité et traditions, où richesse et pauvreté, religions et bonnes odeurs d'épices, burka et mini-jupes (des touristes!)  se côtoient. Toutes les femmes turques portent des robes longues et des écharpes sur la tête. 

L'appel à la prière 5 fois par jour fait partie du paysage : toutes les minarets mosquées de la ville (il y en a plus de 2000 !) retentissent au même moment du chant des muezzins ...

En outre, en ce moment c'est le ramadan (jusqu'au 20 août), alors le soir, vers 20h30 les restaurants sont pris d'assaut, le jeun du jour se termine, et l'on peut enfin manger !

 

Le quartier de la "petite Sainte Sophie" où nous sommes allés dîner ce soir un délicieux petit repas local (boulettes d'agneau grillé accompagnées  de yogourt, de salade, de riz et de frites) est un des plus authentiques, où vieilles maisons en bois noirci et minuscules échoppes (tapis, cordonniers, bijouteries...) s'alignent le long de ruelles grimpantes et pavées,  baignées d'odeurs de poisson grillé. Certains coins d'Istanbul  font penser à La Havane ou à Grenade.  Istambul est construite sur des collines et le soir ,ça se ressent!

En rentrant à l'hôtel, nous sommes repassés par le quartier de la Mosquée Bleue, et avons été sidérés par le nombre de personnes qui pouvaient être rassemblées là :  1 million peut-être... la beauté des minarets illuminés, le charme des bazars - nous nous sommes attardés dans l'Ararat Bazar, des boutiques magnifiques de très bonne qualité - les spectacles de musiciens et de derviches tourneurs ... On pourrait y passer la nuit ! Un endroit à ne pas manquer le soir.                           

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 26  La Turquie ou "République de Turquie" - Türkiye Cumhuriyeti  

  drapeau-2.jpg

 

Sur le drapeau de la Turquie, l'étoile et le croissant sont, aujourd'hui, vus comme des symboles de l'Islam.  Pourtant ils ont longtemps été utilisés par certains peuples d'Asie Mineure bien avant l'arrivée de l'Islam.

Selon l'une des nombreuses  théories, la lune représenterait la déesse grecque Artémis et l'étoile la Vierge Marie …Quoiqu'il en soit, le croissant et l'étoile ont été utilisés comme symboles de Byzance durant des siècles, repris par les ottomans, puis adoptés officiellement en 1936.

   

Brève carte d'identité :

 

- Régime politique :

* République née de l'écroulement de l'Empire Ottoman, en 1923.

* La Turquie moderne est aujourd'hui une République constitutionnelle, parlementaire, pluraliste et laïque, en phase de "transition démocratique" depuis 1983 (Président Abdullah Gül depuis 2007 : élu par les députés pour 5 ans renouvelable une fois - Premier ministre depuis 2003 : R. T. Erdogan)

- Superficie : 783 500 km2 (France métropolitaine 544 000) et 7200 km de côtes sur un périmètre de 9839 km.

- Découpage du pays: 7 régions géographiques (Egéenne, Marmara, Mer Noire, Anatolie centrale, Anatolie orientale, Anatolie du sud-est et Méditerranéenne), 81 provinces administratives et 957 districts.  Provinces et districts sont administrés par des préfets et sous-préfets nommés par l'Etat. Les provinces ont le même nom que leur capitale. Les maires des communes sont élus au suffrage universel.

 tr carte turquie regions

 - Population: 75 millions d'habitants - 96 hab. au km2 - 75% de population urbaine - 20% d'analphabètes - espérance de vie : 72 ans 

Résultat de constants mélanges, plus de 70 groupes ethniques se côtoient aujourd'hui en Turquie, et ne forment plus qu'un seul bloc qui est devenu "le peuple turc" et la "nation turque" en 1923 depuis Mustapha Kemal.

NB : les turcs ne sont pas des arabes ! : On appelle "turcs" les divers peuples dont la langue fait partie de la famille des langues turques. Ils sont originaires de tribus nomades indo-européennes venues d'Asie Centrale (frontière Russie/Mongolie) : les turcs seldjoukides arrivés en Anatolie en 1071.

Cependant malgré la naissance de cette nouvelle "nation turque", la mosaïque ethnique, complexe, existe toujours :

*Les Kurdes sont la principale minorité (environ 20% de la population)

* les Arméniens, plus grande communauté chrétienne orthodoxe de Turquie (120 000)

* les Juifs (30 000)

* les Lazees, les Bulgares, les Crétois, les Géorgiens, les Grecs, les Arabes, les Gitans …

- PIB par habitant  : 10 398 dollars, classé 57ème (France 41 000 - source: FMI 2010)

- Capitale: Ankara depuis 1923 (3,5 millions d'habitants)

- Plus grande ville: Istanbul, 13 millions d'habitants (16 millions avec l'agglomération)

- Religion : Islam à plus de 99% (pratiquants ou issus de familles turques ou kurdes islamiques) dont plus des trois quarts sont sunnites (conservateurs) et les autres chiites alévis (une branche du chiisme plus progressiste).

 

Sur cette carte, en vert les pays à majorité sunnite, et en rouge ceux à majorité chiite :

 

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 - Langue: le turc est parlé dans de très nombreux pays de l'Allemagne à la Chine,  par une centaine de millions de personnes dans le monde, notamment dans le territoire de l'ancien Empire ottoman. C'est une sous-classe des "langues altaïques", comme les langues mongoles, d'où son nom parfois de langue turco-mongole. Sa typologie est classée "SOV agglutinante" (sujet, objet, verbe) et de nombreux suffixes qui viennent "s'agglutiner"

* langues altaïques

  * langues turques

     * langues oghouzes

       * turc de Turquie

 

- sur le plan international, la Turquie a toujours été un carrefour d'échanges économiques, culturels et religieux. Elle occupe encore une position géostratégique de premier plan, et n'a eu cesse de chercher à se rapprocher de l'Occident (elle fait partie de l'OTAN,  l'OCDE, l'OSCE, le Conseil de l'Europe, le G20) et aimerait intégrer l'UE avec qui elle a conclu un accord d'union douanière en 1995. Les négociations sont en cours depuis 2005. Elle a aussi des liens privilégiés avec des pays musulmans du Moyen Orient et d'Asie Centrale.

 

Géographie :

 

 

la bonne carte générale

 

 

La Turquie ou "République de Turquie", est un pays situé aux confins de l'Europe et de l'Asie.

Sur le plan géopolitique, elle est située à l'intersection de 3 ensembles : l'Europe, le Moyen-Orient, et l'Asie centrale avec les Républiques musulmanes de l'ex- URSS.

Elle a des frontières avec 8 pays : la Grèce, la Bulgarie, la Géorgie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan, l'Iran, l'Irak, la Syrie.

Elle est bordée au nord par la Mer Noire, à l'ouest par la Mer Egée, et au sud par la Mer Méditerranée (partie orientale ou "bassin Levantin"). Sa partie européenne (ou Thrace orientale) est séparée de sa partie asiatique (Anatolie), par la mer de Marmara et les détroits du Bosphore à l'est et des Dardanelles à l'ouest.

La Turquie est un pays montagneux se rattachant à la partie centrale de l'arc alpino-himalayen, ensemble de chaînes plissées nées du contact des plaques tectoniques. La jeunesse du relief se traduit par la répétition de séismes meurtriers.

Dans le nord du pays, la "chaîne Pontique", succession de chaînons montagneux de plus en plus élevés jusqu'à la mer Noire.

Au sud, le "Taurus",second grand ensemble montagneux, dessine 2 grands arcs séparés par le golfe d'Antalya et la plaine de Pamphylie tandis que le Taurus central domine la plaine de Cilicie.

Taurus et Chaîne Pontique se rejoignent en Anatolie orientale, dans le "nœud arménien" où domine le point culminant du pays : l'Ararat, un cône volcanique de 5 165 m.

A l'ouest, une série de blocs et de fossés, d'orientation ouest-est donnent le tracé "en peigne" du littoral égéen.

Depuis les vallées égéennes, l'altitude s'élève progressivement jusqu'en Anatolie Centrale, région formée d'un ensemble de bassins, de chaînons, et de massifs volcaniques isolés.

    

Histoire :

 

- Des vestiges ont permis de déceler la présence d'hommes nomades en ANATOLIE (nom de l'ancienne Turquie), depuis le Paléolithique (avant 8000 av. JC - Pour faire une comparaison : présence d'hommes en Amérique latine depuis 50 000 av. JC et apparition des Mayas  en 1600 av. JC), puis le Néolithique (8000 /5500 av.JC) avec l'apparition de l'agriculture.

Ensuite l'âge du Cuivre (5500-3000) et l'apparition de la métallurgie à l'âge du Bronze (3000/1200), période des cités-Etats du peuple Hattis, puis des colonies marchandes Assyriennes venues de Mésopotamie (qui signifie "entre deux fleuves" en l'occurrence le Tigre et l'Euphrate, et correspond aujourd'hui essentiellement à l'Irak).

Suite à l'invasion de l'Anatolie par les Hittites, peuplade indo-européenne,  ce fut la création d'un Empire Hittite (2000/700 av. JC). Les hittites utilisaient 2 formes d'écriture : les cunéiformes assyriens pour les documents administratifs sur les tablettes d'argile et les hiéroglyphes sur les monuments rupestres et les sceaux.

Ensuite, l'Anatolie subit une succession d'invasions, dans l'ordre :

 -- Les Grecs qui créèrent de nombreuses cités-Etats et des colonies sur toutes  les côtes (Crésus fut le dernier roi de Lydie en 550 av. JC)

 -- Les Phrygiens de Thrace d'origine indo-germanique, avec le légendaire roi Midas. L'Empire succombe à l'invasion des Cimmériens venus du Caucase (Ukraine)

 -- Les Perses (Iran), avec Cyrus le Grand qui achève sa conquête de l'Asie occidentale (mer Egée) du 6ème au 4ème siècle av. JC

 -- Royaume Hellénistique avec Alexandre Le Grand, roi de Macédoine (Balkans - aujourd'hui République de Macédoine), qui ira jusqu'en Chine …et battra les Perses du roi Darios III en 334 av. JC

 -- Les Romains :  Empire byzantin : Le dernier roi hellénistique lègue son royaume aux romains, qui créent la "province romaine d'Asie", avec Pergame et Ephèse comme villes principales.

Au 1er siècle après JC, l'apôtre Paul introduit le christianisme en Anatolie, et fonde de petites communautés chrétiennes (les 7 églises citées dans le nouveau testament, dont Ephèse)

En 293, l'empire romain se divise : Byzance devient la capitale de l'Empire romain d'Orient.

 

L'Empereur Constantin le Grand proclame la liberté du culte chrétien, puis le christianisme est proclamé religion officielle de l'empire romain, avant de rebaptiser Byzance en "Constantinople" ( la "nouvelle Rome" en 330 ap. JC). Deux siècles plus tard, l'Empereur Justinien fait construire la Basilique de Sainte Sophie. Mais en réalité cet "Empire Byzantin" est la continuation de l'empire romain d'orient.

Après la chute de l'Empire romain en 476, l'Anatolie est de nouveau envahie par les musulmans, puis les Turcs seldjoukides (tribus nomades turciques oghouzes venues d'Asie centrale) de 1037 à 1300 environ. Les croisés s'emparent de Constantinople en 1204.Seldjoukides en vers 1100

 

-- Empire Ottoman :

Ce furent ensuite les Ottomans (issus de tribus Oghouzes ou "turcomanes" des bords de la mer Caspienne, une des principales branches des turcs) dotés de troupes de choc, les janissaires.

L'Empire ottoman est une monarchie qui va durer 624 ans, de 1299 à 1923.

Le souverain porte le nom de Sultan (Roi ottoman - Chef politique et militaire avec un Vizir pour 1er ministre, alors que le Calife est l'autorité religieuse, le commandeur de croyants).

En 1463 Constantinople tombe aux mains des Ottomans avec Mehmet II (c'est la fin du Moyen âge).

L'apogée de l'Empire ottoman est atteint avec Soliman le Magnifique (1520-1566) qui étend son empire sur tout le Moyen-orient, l'Afrique du nord et l'Europe jusqu'à Vienne.

 

carte empire ottoman en 1683

 

 -- Guerre de Crimée puis première guerre mondiale pendant laquelle l'Empire ottoman se place aux côtés de l'Allemagne et de l'Autriche.

1915 : Déportation et massacre des Arméniens ottomans faisant entre 800 000 et 1,5 million de morts en riposte au soutien qu'ils ont apporté aux russes en 1914 (C'est le "Génocide arménien").

En 1918, l'Empire ottoman est entièrement occupé par les alliés, qui décident de le démanteler. Le pays est placé sous contrôle international (traité de Sèvres remplacé en 1923 par le traité de Lausanne- accord de Sykes-Picot). -

 

Le dernier sultan  ottoman : Mehmet VI (1918-1922)

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   -- Révolution Turque :

L'effondrement de l'Empire éveille un fort sentiment national.

C'est alors que le général Mustafa Kemal va se battre pour que la Turquie reste indépendante et unie. Il libère le pays, chasse les européens de l'Anatolie, s'impose comme chef du gouvernement (parti unique) et, après avoir aboli l'Empire ottoman, se consacre,  sur le territoire restreint qui est celui d'aujourd'hui, à la reconstruction d'un Etat moderne:

                                                                     Atatürk 1881-1938, le "Père de la nation"

photo-Mustafa-Kemal--fondateur-de-la-turquie-moderne.jpg

 

 -- 1923 : création d'une République turque : la Turquie.

Mustapha Kemal, dit Atatürk, est élu Président.

Signature du traité de Lausanne qui reconnaît les frontières actuelles de la Turquie, nom officiel du nouveau pays laïc dont la nouvelle capitale est Ankara.

Adoption d'une constitution, abolition du sultanat (de la monarchie) et du califat (autorité religieuse), l'école laïque est gratuite et obligatoire, l'alphabet latin remplace l'alphabet ottoman d'origine arabe, égalité homme-femme, interdiction de la polygamie, du port du voile à l'école … le calendrier grégorien est adopté, ainsi que les codes civil, pénal, commercial. Abolition de la peine de mort. 

Constantinople prend en 1930 le nom d'Istanbul  (nom d'origine grecque et populaire signifie "à la ville").

 

La Turquie aujourd'hui : européenne, mais pas seulement …

 

2011 a vu la 3ème victoire consécutive de l'AKP, le parti de Recep Tayyip Erdogan, parti considéré comme "islamiste modéré" qui revendique une "démocratie musulmane" comme d'autres se disent de "démocratie chrétienne", les militaires disparaissant petit à petit des institutions gouvernementales où leur place étaient prépondérante.

 

Selon certains, la période de "transition démocratique" lancée en 1983, s'éternise, la démocratie turque reste encore bridée par l'armée dans le cadre d'un régime mis en place par elle-même (après 3 coups d'Etats en 1960, 1970 et 1980), par la corruption, l'emprise du Gouvernement sur la justice, une liberté d'expression plus ou moins  "sous contrôle" et surtout la permanence du problème kurde qui reste le premier problème politique de la Turquie contemporaine. Les kurdes sont actuellement représentés au Parlement (BDP).

 

Le problème kurde :

 

Le Kurdistan n'a pas de frontières, c'est un pays qui n'existe plus sur les cartes géographiques où il était indiqué du temps de l'Empire ottoman. Actuellement, seule est appelée « Kurdistan » une partie des provinces kurdes de l'Iran.

 Kurdistan-map.gif

 

En fait, le Kurdistan est à cheval sur 5 pays (Turquie, Irak, Iran, Syrie, Arménie) et regroupe 20 millions de Kurdes ; en Turquie, on les appelle les « Turcs de la montagne » et leur terre, la « province orientale ». En Turquie, 20% des turcs sont kurdes. Certains kurdes réclament l'autonomie, d'autres plus radicaux leur indépendance (le PKK, mouvement indépendantiste kurde).

Dès 1924, la Turquie interdit l'enseignement du kurde et la loi turque précise que les partis de minorités ne peuvent prétendre à l'existence sur le sol turc, et viser ainsi à la destruction de l'unité nationale. Trois grandes révoltes en 1925, 1930 et 1955, privent les Kurdes de tout droit. Plusieurs milliers d'entre eux sont déportés en Anatolie, leurs chefs sont exécutés.
Le régime progressiste d'Ankara déclara "le pays au-delà de l'Euphrate" en État de siège jusqu'en 1950. Il fut interdit aux étrangers jusqu'en 1965.

La Turquie est un avant-poste de l'OTAN en Méditerranée, elle dispose de l'armée la plus structurée et la mieux équipée de la région. Elle durcit ses positions et les accrochages se sont multipliés entre le PKK (les rebelles pratiquent la guérilla) et l'armée turque de chaque côté de la frontière irako-turque. 

Dans les années 1990, la guerre est devenue sanglante.

Depuis 1984 la guerre aurait fait plus 45 000 morts et des déplacements massifs de population (selon certaines sources plus de 1,5 million de personnes). Des villages kurdes entiers furent dévastés. Le chef du PKK capturé en 1999 a été condamné à la prison à vie.

Pour tenter de règler le problème, le gouvernement turc a lancé une grande campagne de développement économique, de création d'emplois dans cette région très pauvre : notamment la construction de 22 barrages pour l'alimenter en eau et fertiliser la région, faciliter la culture du coton et du tabac ... mais ceci implique de nouveaux problèmes écologiques et humains ...

En outre, les aménagements du Haut Euphrate avec la construction d'énormes barrages inquiètent le gouvernement syrien car ces réalisations pourraient affecter ses ressources en eaux et rendre le pays dépendant de la Turquie. De son côté, la Turquie accepte mal la présence des Kurdes et leur entraînement en Syrie, qui devient une base de repli efficace pour les combattants kurdes.

 

2011 a été l'année d'un regain d'activisme de la guérilla kurde avec un accroissement de la violence dans le sud est du pays.

 

Tout cela fait que la Turquie n'est pas encore acceptée comme membre de l'Union européenne, malgré les réformes lancées en 2002 pour "harmoniser" le pays avec les lois de l'Union…mais, compte tenu des "révolutions arabes" et de la guerre civile qui fait rage en Syrie, elle est très observée désormais dans la région, voire présentée par certains comme un modèle. Elle accueille actuellement de nombreux réfugiés syriens… quoique, débordée, elle risque de fermer bientôt ses frontières.

 

Selon Sophie Shihab, journaliste à Istanbul pour le magazine "Le  Monde" "Atlas des civilisations 2012" : " la réappropriation de son passé multiculturel progresse dans le pays, où l'on commence à aimer se découvrir des ancêtres non turcs, voir arméniens … C'est paradoxalement le retour d'un "ottomanisme" revisité qui, loin de repousser la Turquie vers de supposés ténèbres asiatiques, la rapprochent au contraire de valeurs qualifiées d'européennes ou d'universelles"

 

Parenthèse sur l'Islam en général : 

 

Un adepte de l'islam est un musulman.

 

l'Islam, apparue en Arabie au 7ème siècle, est  un mot arabe qui signifie "soumission" à la volonté de Dieu.

Pour bien comprendre le terme Islam, il faut s'en remettre à son sens : 

Le mot Islam tire son origine du verbe "aslama "qui signifie "s'en remettre, s'abandonner". Ainsi, Islam peut être traduit, dans le contexte religieux et voulu par Dieu, par "Répondre à la volonté ou à la loi de Dieu". Il en découle ainsi le mot Musulman qui est celui qui "se soumet à la volonté de Dieu". Islam a aussi pour mot dérivé Salam qui signifie "paix", ce qui est la conséquence naturelle d'une soumission totale à Dieu. C'est ce message qui est le plus important parmi les révélations divines, comme l'indiquent de nombreuses sourates dans le Coran :

 

Actuellement il y a entre 1,5 et 2 milliards de musulmans dans le monde;

 

Après le judaïsme et le christianisme, c'est la troisième religion monothéiste (famille des religions abrahamiques) qui affirme l'existence d'un seul dieu.

 

Dieu se dit Allah en arabe : 

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L'islam repose sur le livre sacré de l'Islam : le Coran   (la parole de dieu) et son complément la Sunna (la Tradition) , autre texte sacré.

Il a comme fondement : l"e seul dieu est Dieu et son prophète est Mahomet" , (Muhammad en arabe), le prophète majeur, dernier messager d'Allah, né à La Mecque en 570 et mort à Médine en 632.

Chiisme et Sunnisme sont les deux branches de l'Islam les plus répandues au Moyen- Orient;

 Sur cette carte, en vert les pays à majorité sunnite, et en rouge ceux à majorité chiite :

 

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  Le Sunnisme

est le principal courant religieux de l'Islam (90% de tous les musulmans), et se divise lui même en plusieurs catégories . En Turquie les musulmans sont des sunnites Alevis pour leur très grande majorité.

 Ses bases sont les 5 piliers de l'Islam. Les sunnites doivent y adhérer. "Sunni" signifie "chemin moyen".

Ces 5 piliers sont :

-la déclaration de foi (je témoingne qu'il n'est de dieu que Dieu et que Mouhammad est le messager de Dieu)

- la prière (5 par jour)

- l'aumône : les sunnites doivent payer le zakat, impôt légal purificateur, calculé selon les revenus du foyer et redistribué aux pauvres

- le pélerinage à La Mecque, lieu saint, au moins une fois dans la vie

- le jeûne durant le ramadan

Les principales fêtes sont la fête du sacrifice et la fête de la rupture du jeûne.

Dans la religion sunnite il est interdit de représenter des objets ou des personnes saintes.

Celui qui conduuit la prière est un imam (ce qui signifie "chef" en arabe). Les fidèles sont tous égalitaires, et tous peuvent théoriquement devenir Imam. leur fraternité se traduit par l'obligation de payer le zakat. La femme musulmane sunnite reste en situation d'infériorité.

Le Chiisme :

Répandu surtout en Iran et en Irak. Se divisent aussi en plusieurs branches.

Trois grandes caractéristiques  chiites qui les différencient des sunnites:

- Ils ne pratiquent pas les 2 premiers "piliers de l'Islam"

- la qualité d'Imam se transmet par la descendance et non par l'égalité de tous les fidèles; (les 3 premiers califes sont des usurpateurs)

- Ils considèrent Ali ( né en 600, 4ème calife et cousin germain de ce dernier) comme l'égal de Mahomet - Ils rejettent La Sunna car selon eux, elle n'est pas fiable.

Ils sont considérés comme plus "radicaux extrémistes" que les sunnites 

 

Islamistes :

On associe souvent "islamistes" à "terrorisme islamique" en référence aux actions de violence politique des musulmans extrémistes qui font le « choix conscient de la doctrine musulmane comme guide pour l’action politique » : en Turquie, le parti PKK (parti des travailleurs du Kurdistan).

Le Moyen  Orient est devenu depuis la fin de la seconde guerre mondiale, une zone de conflits intenses et d'instabilité, à cause notamment de ces différents religieux. Voués à la paix et à l'amour, ils se transforment en doctrine de guerre et de haine.

 

Le succès économique de la Turquie :

 

En 2011 la Turquie a enregistré des résultats spectaculaires. Sa croissance (11%) a devancé celle de la Chine ! Son taux de chômage est inférieur à celui de nombreux pays de l'UE, dont la France, et ses exportations ont augmenté de 18,2%. Pour l'instant, elle a peu pâti de la crise de la zone euro.

Seule ombre au tableau, son inflation  de plus de 10% fin 2011.

 

Alors pourquoi ce choix de la Turquie ?

         D'abord, parce que ça me rappellera les très bons souvenirs d'une semaine passée à Istanbul en 2005 avec .... .

Cette ville m'avait alors enchantée, et j'ai toujours eu envie d'y retourner.

         Parce que c'est l'ultime étape de la mythique "route de la soie" … mon prochain "rêve de voyage" …donc déjà, un avant- goût !

         Surtout, parce que la Turquie est, je pense, un lieu exceptionnel  et que son histoire,  longue et complexe (j'ai bien "galéré" pour écrire cet article et les critiques seront les bienvenues !), mais passionnante, "refait surface" en quelque sorte aujourd'hui dans le monde moderne.

C'est en effet le carrefour géographique, politique, religieux et culturel de l'Europe, de l'Asie, et même de l'Afrique, puisque l'Empire ottoman a rayonné sur les 3 continents. Il est encore aujourd'hui difficile pour la Turquie de concilier Orient et Occident, sans rien renier - comme elle souhaite le faire -.

Une mosaïque humaine donc, et un mélange de "civilisations" comme il en existe peu dans le monde. Une situation géopolitique particulièrement difficile à gérer aujourd'hui avec les révolutions arabes, et dont l'évolution sera forcémment intéressante à suivre.

         Enfin, parce que la Turquie c'est aussi des paysages que l'on dit étonnants, et des sites historiques remarquables dont 11 sont classés au Patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO (et 37 sur la liste provisoire). C'est toujours un plus!

       Et puis les turcs ont une réputation légendaire de gentillesse et d'accueil.         

Donc, voilà, je suis très contente de partir … même si la chaleur me fait un peu peur …et si 15 jours seront sans doute trop courts ... on verra  bien… Inch Allah ("si dieu le veut") !

 

Départ le 6 août, retour le 21, en suivant, grosso modo cet itinéraire : Istanbul - Bolu - Urgup - Konya - Antalya - Pamukkale - Ephèse  

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Une fois encore merci à Michel Deparis pour l'organisation complète  de ce voyage exceptionnel, "à la carte"  hors des sentiers battus, dans quatre pays successivement pendant 2 mois et demi :  http://www.connaisseursvoyage.fr/ .

 

Ce troisième voyage "en solo" (enfin presque), qui m'a permis de découvrir les civilisations d'Amérique centrale,  notamment la civilisation maya qui j'en suis sûre maintenant  existe bien encore aujourd'hui,   fut très intéressant sur les plans culturel et humain.

 

J'ai beaucoup appris sur l'histoire, la vie quotidienne des populations indigènes , moins sur les problèmes relatifs à l'environnement auxquels elles sont confrontées aujourd'hui du fait de l'extraction du gaz et du pétrole par exemple. Pour cela il faut, je pense, être "introduit" ou trouver des gens qui connaissent bien la question, ce qui ne fut pas mon cas.

 

Cependant j'ai pu constater qu'ils sont tous très attachés à leurs coutumes (vêtements, "religion", nourriture, soins à leurs enfants qui travaillent beaucoup ...),  leur mode de vie et leur organisation sociale (les communautés).  Leur pauvreté évidente  ne semble pas les affecter outre mesure, ou plutôt ils l'assument avec courage .

Ils sont extrêmement proches de la nature , se considérant en quelque sorte comme en faisant partie,  et veulent la préserver parce qu'elle incarne la "permanence" face à la fragilité de nos sociétés modernes. Ils ont une incroyable connaissance des plantes sauvages, les respectent, les préservent, les utilisent pour se soigner ... et ça marche !

Ils sont très proches aussi des animaux, pour la même raison. De même que les indiens des Etats Unis élèvent de nouveau les bisons de leurs ancêtres, les indiens d'Amérique centrale ont réintroduit les lamas, seuls mammifères domestiqués qui existaient avant l'arrivée des espagnols.

 

J'ai trouvé, dans l'ensemble, ces populations  moins "chaleureuses" que celles du sud-est asiatique par exemple, je ne sais pas pourquoi ... peut-être en ont-t-ils assez des "touristes" (ou des "voyageurs" comme on dit maintenant) ?   

 

Ce voyage fut dans l'ensemble extrêmement "speed" : il est  difficile au voyageur "sentimental" d'écrire en galopant ... d'où l'imperfection de mon écriture ... mais cette évasion de quelques semaines m'a confirmé s'il en était besoin, que le voyage est profitable. La découverte de pays et de peuples  inconnus  éveille l'attention, la compréhension et remet les choses à leur juste place. Je terminerai donc avec cette phrase de Montaigne : "je ne sache point meilleure école à former la vie, que de lui proposer incessamment la diversité de tant d'autres vies, fantaisies et usances".

 

Je ne dois pas être encore complètement "formée à la vie" car je sais que  mon   "goût du voyage" n'est pas près de disparaître ! 

 

 

 

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Mon séjour en Equateur fut certainement le plus "rude" - si l'on peut dire ! -  des pays visités cette année !

 Pour deux raisons principales :

- c'est un pays où il vaut mieux être très sportif si l'on veut  profiter au maximum de toutes les ressources qu'il recèle : sport, marche en  montagne, escalade, équitation, plongée, surf ... L'Equateur est en effet essentiellement un pays de très hautes montagnes, où les paysages sont magnifiques et très variés, mais il faut y aller !

- le climat est "spécial" : il peut faire très froid, et quelques heures plus tard, très très chaud ... il pleut aussi beaucoup partout, de temps en temps, dans tout le pays, donc pour nous, qui n'y sommes pas habitués, c'est un peu dur. Il faut pouvoir supporter ces différences de climat et d'altitude ( j'ai eu une fois je crois ce que l'on appelle "le mal des montagnes" (le soroche), qui s'est traduit par quelques petits vertiges vite passés.

 

C'est surtout un  pays fascinant par la variété de ses paysages : Océan pacifique bordé de très belles plages de sable noir ou rose, falaises de terre rouge, îles, forêt amazonienne, véritable merveille de végétation tropicale exubérante et de biodiversité, montagnes et volcans impressionnants de majesté, même vus de loin ... sauf quand il y a du brouillard ce qui est fréquent.

 

Ce qui m'a émerveillée en Equateur, c'est encore la lumière : étonnamment changeante, éblouissante, passant par toutes les couleurs de l'arc en ciel en un rien de temps, elle rend les paysages vivants et mystérieux ... d'autant plus que les routes passent souvent "au dessus des nuages", ce qui donne la sensation de voler, d'être en avion plutôt qu'en voiture ! C'est magique ... 

  

Les grands axes routiers sont en bon état, mais souvent coupés par des éboulis de terre dus à la pluie. Les voies secondaires sont difficiles, souvent ce ne sont que de simples chemins de terre cahoteux.

 

Globalement, hormis les anciennes maisons coloniales de l'époque espagnole encore présentes dans le centre des villes principales (et souvent propriété de l'Etat, de banques ou de musées), les villes ne sont pas vraiment belles : le pays est un vaste chantier de construction ! Les Equatoriens construisent eux-mêmes leurs maisons au fil des ans, et les maisons sont le plus souvent inachevées : des murs en parpaings partout... sauf quelques  magnifiques demeures modernes construites par les "immigrantes", des Equatoriens qui reviennent de l'étranger après avoir fait "fortune" (en tout cas gagné assez d'argent pour bâtir leur maison) ou des étrangers qui viennent s'y installer pour le business ou la retraite.

 

Je n'ai rencontré que peu d'indigènes sauf dans les régions  reculées; . Ils  représentent pourtant , d'après les statistiques, 20 à 30% de la population totale de l'Equateur. Ils vivent encore de manière très autarcique. Partout j'ai pu observer le travail des femmes indigènes  : elles sont partout, à la maison, avec les enfants, et dans les champs. Elles travaillent beaucoup....  

 

Les indigènes, très pauvres,  se regroupent en   "communautés" : ce ne sont pas des "villages" ni des regroupements ethniques,  mais  des groupes de personnes habitant sur un même territoire  qui mettent en commun leur savoir faire, leur culture et leurs traditions vestimentaires et religieuses. Chaque communauté porte son habit et son chapeau noir ou blanc ici portés par des femmes qui descendent au marché du "village" vendre leur récoltes :

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Les "indigènes" sont agriculteurs  : au Guatemala comme en Equateur, il n'est pas offensant de les appeler ainsi (ce qui n'est pas le cas au Pérou m'a t on dit, où ils se font nommer "paysans", Campesinos,  alors que les descendants de propriétaires terriens sont des "agriculteurs" ou "propriétaires").

Les communautés jouissent d'une certaine autonomie administrative et politique. Les habitants de la communauté sont tenus de réaliser des travaux d'intérêt général (construction d'école)...    

L'école de San Domingo visitée avec la famille Pupiales, est une oeuvre communautaire :

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...et certaines parties du territoire sont communes, les pâturages par exemple.  

 Si les indiens des communautés en Equateur sont très attachés à leurs traditions,  celles ci sont à mon avis en voie de disparition car, malgré les efforts annoncés, les pouvoirs publics peinent à les aider réellement et ils privilégient l'afflux de capitaux (notamment liés au pétrole) à la préservation durable et solide des espaces naturels et des modes de vie de ces communautés...La population augmente très vite et les terres cultivables deviennent insuffisantes...C'est incroyable comme dans ce pays toute suface est cultivée, partout, même sur les versants les plus pentus !

Paysage sur la route de Loja :

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                                       1--7--copie-1.JPG                                

Cependant la guide qui nous a ramenés à l'aéroport de Guayalquil le dernier jour, en suivant la côte pacifique, nous a dit que dans cette région, une des premières habitées du pays (par les peuples pré-incas Mantena et les Huancavilca), de nombreuses communautés indigènes existaient bien encore aujourd'hui, même si elles avaient abandonné les costumes traditionnels, et suivaient  les cérémonies et les fêtes rituelles.

 

On mange très bien en Equateur : la nourriture y est réellement variée, même si bien sûr comme partout en Amérique centrale beaucoup de riz et de frites (tout pousse à cette latitude équatoriale !!) et les portions sont énormes.

  

Enfin les Equatoriens sont très gentils, prévenants et aimables. Un bon souvenir ! Ainsi bien sûr que la présence de Pierrot qui m'aura permis de terminer ce voyage avec le plaisir du partage enfin retrouvé ! Merci Pierrot ! 

 

Un grand merci aussi à Eleonora, de Gentian Trails, qui a su savamment veiller au  bon déroulement de cette dernière étape en Amérique Centrale !! ( www.gentiantrails.com) 

 

Note de Pierrot, fier de sa maman baroudeuse, en profitant qu'elle ait délaissé un moment son ordinateur : un endroit vraiment idéal pour faire de grandes randos en montagne et approcher des volcans mais aussi pour aller au contact de l'Amazonie apparemment. On s'est vraiment super bien amusés, chaque jour du réveil à 6h du matin au coucher à 21h - et oui ! Encore un super souvenir avec la mama

 


 

 

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Dernière étape ... et nouveau loupé pour les transports ! Décidément les vols  domestiques en Equateur réservent bien des surprises : départ de Vilcabamba à 4 heures du matin, arrivée à 6 heures dans un aéroport dont on ne sait pas le nom, au nord de Loja, pour apprendre .... que notre vol était annulé !

 

Mais on s'est bien débrouillé (enfin Pedro s'est bien débrouillé car moi j'étais un peu en panique !). Nous avons pris un vol à 7h00 pour Quito, puis une demi-heure après notre arrivée, un autre vol pour Guayaquil où le chauffeur, prévenu, nous attendait). Le survol de ces villes permet de mesurer la différence totale de climat et d'ambiance : nuages épais et montagnes, nuits fraîches à Quito ; brume légère, plaines sableuses et humide, chaleur étouffante à Guayaquil, l'autre grande ville du pays, capitale économique avec son immense port.

 

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Nous devions  passer nos 2 derniers jours à Las Salinas, mais comme ça plaisait moyen moyen à mon co-équipier de faire la sieste sur la plage, de boire des cocktails et d'écluser les discothèques, changement dernière minute pour Puerto Lopez, un petit port situé sur la côte pacifique à 3 heures de voiture de Guayaquil, "como se puede ver sobre esta mapa" :

  

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S'il était un bonne occasion de faire une petite sieste réparatrice, car  le trajet sur la route un samedi matin depuis Guayaquil est assez intéressant : le WE est là, c'est l'afflux vers la côté et ses plages, activité très prisée ici. Longues files de voiture en tous genres, vendeurs de cartes, de bouées, de nourriture aux feux et aux péages. C'est un couple qui nous conduit (très bavard ce qui réveille Pierre toutes les 2 minutes), avec une autorité naturelle manifeste de la dame sur le monsieur, ça ne rigole pas. Le paysage devenu sableux offre de longues étendues parsemées ça et là de ranchs ou de très grandes propriétés dédiées à l'élevage de chevaux (animal roi en Equateur, pas un endroit où l'on ne monte pas à cheval) !

 

  La mer apparaît enfin avec son lot de paillotes, transats, gargotes qui attendent les citadins en WE.

 

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Bonne surprise de notre côté en arrivant : nous sommes logés dans un petit refuge atypique en pleine nature, face à l'île de la Plata, où le silence n'est troublé que par les chants joyeux des oiseaux exotiques. On s'octroie direct un bain rafraichissant dans le bassin !

           Puerto-Lopez--78--copie-1.JPG

 

 Nous sommes  les seuls dans ce petit hôtel situé à 2 km du port de pêche de Puerto Lopez. Le village est situé au creux d'une belle anse, bordée de paillotes d'un autre âge, où l'on ne se déplace qu'en rickshaw, même sur la plage.  Devenu un lieu de villégiature pour les habitants de Guayalquil, avec notamment les jolies plages désertes dissimulées dans le parc naturel alentour, le village conserve son organisation selon les traditions du pays, avec son marché, ses vendeurs de bibelots en tous genres, son église où les habitants se rassemblent chaque soir. Puerto Lopez, ce fut vraiment une bonne idée : un lieu que je recommande !
 

 

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 Fabrication de glace pilée et aromatisée "en direct" sur la plage  

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 Les pêcheurs rentrent le soir ... nous ne les avons pas vu, mais le poulet qui grille ... ça oui ! 

 

                                                                                             Puerto Lopez (42)                                                                                            Puerto-Lopez--33-.JPGObjectif de ces 3 jours : REPOS. Après 2 mois et demi de "baroud", je pensais me reposer un peu  avant de retrouver les frimas de l'hiver français. Eh bien, c'était sans compter avec les petites suggestions de Pierrot qui, profitant d'une très belle journée ensoleillée, est parvenu à emmener sa "mama" poursuivre une incertaine aventure avec à la clé  3 heures de montée en plein cagnard sur un petit chemin pas possible du Parc National Machalilla...(le chenapan !)  bref pour ma dernière journée "repos", une belle rando les pieds dans la gadoue !!

 

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Les paysages de cette côte sont magnifiques, bordés de falaises sableuses rouges, de belles plages et de pélicans qui plongent dans l'eau à la verticale , c'est impressionnant...  

                                                                                               Puerto-Lopez--51-.JPGPuerto Lopez (35)

  La plage de "las Frailes"  12 km au nord de Puerto Lopez

   Puerto-Lopez--17-.JPG    Puerto-Lopez--20-.JPG  

 

                                                             

    La plage de Puerto Lopez au coucher du soleil

 

Le voyage se termine demain, salué par un splendide coucher de soleil et un bon verre de vin, dans la bonne humeur, la chaleur, la beauté et la diversité des paysages et la gentillesse des Equatoriens.

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Sur la route le long de la côte pacifique : la récolte de sel, le retour des pêcheurs, les grandes plages désertes bordées parfois de hautes falaises : 

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Et nous voilà avec nos 4 billets Guayaquil-Madrid-Paris : départ à 21h ici, arrivée à Orly demain 1er février 2012 - 17h30 (15h30 de vol)

Finito el  viaje !  

Hasta luego la familia !    

 

 

 

 

 

 

 

 

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Je vais vivre ma plus grande aventure et mes moments les plus intenses, dans la petite ville de Vilcabamba 5OOO habitants, située tout au sud de l'Equateur, à quelques kilomètres de la frontière du Pérou ...grâce à Pedro qui m'a encore entraînée dans de folles aventures lesquelles heureusement se sont bien terminées !

 

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Vilcabamba est une bourgade, située tout au sud du pays, à 1858 m d'altitude,  au milieu de nulle part mais avec des paysages fabuleux, célèbre  pour la longévité de ses habitants dont les plus âgés sont nombreux à dépasser les 100 ans, pour être le "stop" privilégié des  routards au long cours, pour être un lieu de villégiature très "zen" où les stages de méditation sont légion, et où la douceur de vivre est bien présente, ainsi que les jus de fruits "énergétiques" ! Heureusement avant de partir nous en avions pris notre dose !

 

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 ... c'est un endroit très agréable, où, lorsqu'on arrive, on aimerait bien poser son sac et se reposer un peu ... ce qui ne fut pas mon cas , car Pierrot m'a entraîné dans de rocambolesques aventures, sans itinéraire , sans plan, sur un chemin perdu le long d'une rivière .... sans trop savoir où cela nous conduisait  ! Comme le chemin n'était pas fléché (hé hé ) j'ai suivi la flèche du sac à dos  ... et c'est parti pour 3 heures d'aventure le long d'un ruisseau, dans un décor de jungle, sur un petit chemin  cassé et boueux, dans un environnement magnifique  ! Il nous a même fallu franchir des barrières, des rivières (heureusement presque à sec ) et un pont effondré !

Malheureusement, au bout de 2 heures, il nous a fallu rebrousser chemin car : barrière en fer infranchissable !

 

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Mais au retour, petite récompense et repos dans notre joli lodge, avant un départ demain matin pour la côte atlantique : lever 4 heures !

 

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Je crois que je n'oublierai jamais la beauté de ces montagnes des Andes,  sa flore extraordinaire, et la lumière qui se faufile sous un ciel argenté pour faire éclater à l'infini  la palette des verts ...

 

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Loja est une des plus anciennes villes d'Equateur, de 140 000 habitants, à 2100 mètres d'altitude, fondée en 1548 peu après l'invasion de l'Equateur par les Espagnols. Elle est réputée, d'une part, pour sa musique et son ouverture culturelle et, d'autre part, pour ses universités, notamment celle de droit.

 

C'est une jolie ville coloniale où la religion est très présente et où règne une ambiance assurément plus intellectuelle que celle des autres villes que j'ai visitées jusqu'à présent. Ses rues sont tout aussi animées mais partout l'on peut entrer dans des lieux ou magasins qui mettent en avant l'importance de la culture. Loja a été une des premières villes d'Equateur à proclamer son indépendance du joug espagnol, dès 1820 (l'indépendance du pays n'eut lieu que 10 ans plus tard).

 

Les églises les plus célèbres sont la cathédrale fin XIXè (où chaque année le 20 août se tient le couronnement de la Vierge de Cisne, qui donne lieu au rassemblement de fidèles venus de tout le pays, une des fêtes religieuses importante en Equateur), l'église Santo Domingo (église la plus ancienne de la ville bâtie à leur arrivée par les Espagnols, entre 1560 et 1600, qui abrite encore une statue du XVIè siècle), les églises San Sébastian et San Francisco (où l'on a entendu un chant de messe sur un air de Francoise Hardy - tous les garcons et les filles !).


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 Les 3 églises du centre ville : la cathédrale, San Francisco, Santo Domingo , et San Sebastian sur la place de l'Indépendance 

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2--17-.JPGAprès la visite de toutes ces églises sérieuses, on est allé faire une promenade plus marrante, en se faisant expliquer dans le détail par de fiers militaires en armes la victoire contre le Pérou fin janvier 1942 (que ce dernier célèbre aussi...puisqu'il a tranquillement annexé 200 000 km2 de territoire équatorien dont l'accès à l'Amazone, conflit résolu seulement il y a quelques années !), puis en parcourant les rues les plus anciennes qui conservent soigneusement leur look colonial (dont la célèbre et colorée rue de Lourdes), en assistant aux joyeuses sorties des classes (les enfants rentrent chez eux le midi), en se régalant d'un n-ième pollo con arroz (poulet au riz) dans une petite échoppe, ou en nous égarant jusque dans le "Parc de distraction", voulu par le maire de la ville pour le bien-être de ses habitants (unique apparemment en Equateur, on a joué le jeu jusqu'au bout !). Un dernier tour au musée de la musique où, comme au musée d'histoire de la ville, sont essentiellement exposées des photos des années 40 à 60 de la ville et de ses senors de l'époque (manifestement encore pas mal espagnols...). On a même eu le droit à un petit récital de piano improvisé par quelques jeunes filles qui sortaient de leurs cours, jouant Bach et Beethoven ! L'intérêt de tous ces musées vient aussi du fait qu'ils sont logés dans de grandes maisons coloniales très bien préservées.

 

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je me fais expliquer la guerre contre le Pérou ...  

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Les enfants qui sortent de l'école,                                                 la "calle Lourdes" , évocation de la vierge de Lourdes

          

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                                                                Le musée de la musique et de la peinture . 

Une oeuvre  du peintre "GUAYAZAMIN" , le plus célèbre d'Equateur  (fortement influencé par Picasso).

A sa mort, en 1999, l’UNESCO lui décerna à titre posthume le Prix international José Martí, hommage légitime à un artiste qui s’était toujours préoccupé du sort des classes déshéritées d’Amérique latine et des Caraïbes                                                                                          

Bon dîner le soir pour se rattraper du pollo et être d'attaque pour le lendemain : assez de ville, départ pour Vilcabamba aux aurores, pour profiter des premières heures du jour au parc de Podocarpus...

 

 


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Réveil en pleine forme après une looooongue nuit de repos. Il le faut car aujourd'hui, au programme, grosse randonnée alpine dans un parc à ... 3900 m d'altitude (on n'avait pas totalement compris cela en partant !). Coup de chance, le soleil et la lumière se fraient un passage à travers les nuages et accompagnent notre chemin. Pourvu que ça dure ! Itinéraire au milieu de paysages grandioses et déserts de lacs, de sommets volcaniques, de rivières et de forêts de polylepsis (arbre rouge, appelé "arbre à papier" puisqu'on utilise son écorce pour fabrique du papier). D'une superficie de 280 km2, le parc se situe entre 3000 et 4500m d'altitude et présente des centaines de lacs (lagunas) qui font le bonheur d'une faune exceptionnellement riche (mais que nous n'avons pas rencontrée !!).

 

"Risque élevé de se perdre. Accompagnement par un guide recommandé" était-il écrit à l'entrée du parc... On était parti pour 2h30 mais on a finalement marché pendant 4h30 avec des passages assez accrobatiques ... jusqu'à se retrouver au bord de la route, pour finir par être sauvés par un bus - sans avoir manifestement été jugés crédibles en autostoppeurs...

 

Le récit en images :

 

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Cerveza de récompense à l'arrivée et bon dîner ! Départ le lendemain matin pour Loja, avec un itinéraire magnifique entre des montagnes où paissent tranquillement des vaches en liberté sur des pentes très marquées (mais elles sont élevées pour leur lait et non pour leur viande...). Le plafond nuageux et parfois un brouillard épais sont toujours bien présents, mais laissent ici ou là passer des rayons de lumière qui déclinent les tons de vert sur toute la palette possible de cette couleur. Difficile de rendre ce spectacle avec le petit appareil photo que nous avons en poche ! En dépit d'éboulements assez spectaculaires, on poursuit notre chemin avec quelques arrêts dans des villages communautaires, comme le marché aux bestiaux (avec test de la peau de porc grillé, spécialité locale...), les villages d'Oña et de Cumbre où l'on goûte la tomate ("tomaté", un fruit !), ou celui des Saraguro reconnaissables à leur habit noir très élégant, leur chapeau de feutre, leurs nattes (y compris chez les hommes qui portent les cheveux très longs) et les bijoux ciselés qui tiennent leur châle. Le noir serait l'expression séculaire de la mort d'Atahualpa, dernier roi Inca assassiné par les troupes de l'espagnol Pizarro en 1532 lors son invasion de l'Equateur.

 

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Arrivée au soir sans encombre, un bon filet de boeuf là-dessus et au lit ! Demain découverte de Loja ("une des villes les plus écologiques du monde" ... ?!?).

 

(articulo escribido por Pedro, hé hé hé ! 26 - 01 - 2012)

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Ancienne cité coloniale, Cuenca est la 3ème ville d'Equateur par sa population (400 000 hab.) et est située  2500m d'altitude, au fond d'une vallée arrosée de trois Rios. Son centre historique est classé au Patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco depuis 1999. Son artisanat est surtout connu pour le fameux chapeau Panama (fait traditionnement à partir de feuilles de paja de toquilla, mais également en laine de lama dans certaines communautés artisanales).

 

Première journée tranquille passée à déambuler dans cette ville à l'architecture soignée et préservée. En comparaison des villes du nord, Cuenca paraît plutôt riche et ses rues sont très propres. Son organisation est semblable à celle de toutes les villes d'Equateur : autour d'une grande place principale ombragée où viennent se reposer les passants, la cathédrale de marbre rose (avec une immense statue de JP II à l'entrée !), le palais du gouvernement de la province, la banque centrale marquent le centre de la ville. Les rues pavées sont disposées en perpendiculaires qui facilitent l'orientation, y compris depuis le Mirador del Turi ). Il y fait manifestement bon vivre, les rues très animées de boutiques commerçantes le jour s'apaisent la nuit avec toutefois de nombreux petits cafés discrets où les Cuencanos viennent déguster le chocolat chaud, spécialité locale !

 

Cuenca fut la première grande ville des Incas venus du sud (entre 1500 et 1530). Elle a conservé des toitures en tuiles (tierra) qui la distingue des autres grandes villes d'Equateur.

 

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La pause déjeuner au marché central de 10 de Augusto s'impose (dans une comedores pour 2$ !), on fait la discussion avec nos convives de table, trois frères peintres en bâtiment :

 

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Sans suprise, c'est le lieu où les habitantes (surtout) des villages alentour viennent vendre leur production de fruits et de légumes, et où on peut admirer leur habillement traditionnel (jupe bleue, châle sombre et panama).

 

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Couchés tôt après un bon diner de maïs (choclo ici) avec les dernières lueurs du soleil sur le Tomebamba et sous la protection bienveillante de la Vierge au chapeau (spécialité locale là aussi !!).

 

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Pierre devait venir me rejoindre aujourd'hui à Riobamba, mais son avion a été détourné sur Guayaquil, à cause du mauvais temps, et  nous ne nous retrouverons que demain ... à Cuenca !

C'est donc seule, que je vais passer la nuit dans une belle hacienda transformée en hôtel, un peu à l'écart de la petite ville de Riobamba.

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Aujourd'hui lever très tôt (5 heures) pour rejoindre Alausi par la route - en plein brouillard- et prendre "le petit train des Andes" qui descend vers le fameux "nariz del diablo" (le nez du diable, du nom de la forme de ce piton rocheux ... c'est ce que le gardien du musée m'explique sur la photo plus bas ...), puis retour par le même chemin ...

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DSCN2838 Le trajet dure 3 heures aller-retour avec quelques vues spectaculaires sur le relief andin, le dénivelé est asez vertigineux et le train circule à même la falaise !!

 

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Avant le départ du train pour le trajet retour, un petit musée permet de découvrir la communauté agricole locale, les Nizag, qui vivent à 3200 m d'altitude et qui ont construit la voie de chemin de fer (y laissant 1500 des leurs), en zig-zag le long de la falaise obligeant le train à de savantes manoeuvres arrière-avant pour continuer son chemin :

 

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L'après-midi, nous nous sommes arrêtés au site Inca le plus important de l'Equateur, Ingapirca, au sud de Riobamba, situé à 3200 m d'altitude. Ce site,édifié avant 1500 et découvert en 1970 par le savant français La Contamine, était dédié au dieu du soleil. Il n'en reste malheureusement pas grand chose aujourd'hui si ce n'est l'emplacement des anciennes habitations de l'époque et un vestige du temple du soleil, dont la particularité est sa forme ovale.

 

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Au terme de cette journée bien chargée, on arrive à Cuenca en fin d'après midi où Pedro m'attendait ! Retrouvailles émouvantes  que l'on a arrosé directement par une cerveza locale ! Il a l'air en pleine forme le "Piter" ... je ne sais comment il fait  Il m'a expliqué qu'il avait passé la nuit à Guayaquil dans un "dortoir" puis pris un mini-bus pour venir me rejoindre à Cuenca : bienvenue en Equateur

 

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Et c'est reparti !

En route sur la Panaméricaine vers le sud ( qu'on appelle "la Route des Andes") en traversant les Provinces de Cotopaxi et Tungurahua.

Crocus-008.jpgC'est la fameuse "allée des volcans" qui commence :

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Les volcans sont nombreux en Equateur et certains encore très actifs :

Le Chimborazo (6310m), l'un des plus hauts de l'hémisphère sud, le Nevado Ojos del Salado 6891m, le plus haut et aussi le point de la surface terrestre le plus éloigné du centre de la terre (à cause de l'aplatissement de la terre aux pôles), le Cotopaxi, le plus haut volcan actif du monde 5897m,, le Cayambe  5785m situé sur la ligne équatoriale,  l'Antisana 5753m proche de Quito, le Tungurahua 5023m que je verrai à Banos,  le Pinchincha 4784m volcan actif qui surplombe Quito ... Les tremblements de terre sont nombreux et violents. Par exemple, en 1987, un tremblement de terre de 6,8 sur l'échelle de Richter, détruisit une partie de la route Quito-Lago Agrio, renforçant pendant plusieurs mois l'isolement des provinces de l'Oriente et coupant en deux un pipe line, créant ainsi de nombreux dégats humains et écologiques (dont les habitants de mon lodge en Amazonie m'ont d'ailleurs parlé).

  

La Panaméricaine est en général en bon état, mais il y a beaucoup de ralentissements dûs à des travaux ... ou parfois des éboulements de lave grise qui envahissent la route.

 

 

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La vallée, que traverse la panaméricaine, est  bordée de tout un tas de villages, et plus loin, de collines verdoyantes et cultivées, montagnes, pâturages et volcans dont les sommets sont toujours dans la brume. Pourtant il fait beaucoup plus chaud ici qu'à Quito.

Comme partout, les champs (ici un champ de patates),  sont séparés, entre les frères d'une même famille notamment,  par des Agabes ou Pencos (qui ressemblent aux yuccas), et qui servent aussi à faire de l'alcool, le "Chawarmiski", ou de la fibre pour les cordes (alpargata). 

  

 

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Eduardo m'explique que chaque village a une "spécialité".

Quelques courts arrêts donc dans de petites villes ou des villages : Saquisili où il y a un très beau marché le jeudi et où je m'achète rapidement une veste en laine bien chaude (la veste à rayures blanches et grises en bas sur la photo- car la seule que j'avais a rétréci au lavage et je l'ai donnée à Eduardo qui a une petite fille de 11 ans), Latacunga la capitale de la Province de Cotopaxi, Ambato la capitale de la Province de Tungurahua, Salcedo dont la spécialité est le lait, la crème, les glaces : Eduardo s'arrête d'ailleurs pour en acheter 2 et pour que je puisse vérifier la saveur exceptionnelle de ces glaces! Salasaca célèbre pour ses fruits, Pelileo dont la spécialité est la fabrication de jeans ....

 

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Nous nous arrêtons aussi près de  San Francisco de Cunuguachay,  dans une communauté indigène située bien à l'écart de la route : cette commuanauté amérindienne porte le nom de "Palacio Real". Elle compte 80 familles qui se consacrent pour la plupart à l'agriculture et à l'élevage. La réintroduction des lamas en 2004 à permis à la communauté de mettre en place un projet de développement économique, en l'espèce un pôle d'activités qui rassemble un restaurant de viande de lama "El palacio de la Llama" (très riche en protéines et très pauvre en graisse) , une filature, une teinturerie de laine de lama, ainsi qu'un musée (Sumak Kawsay).  consacré au lama et à sa place dans la culture indigène Aujourd'hui la communauté possède plusieurs centaines de lamas et alpagas. Elle peut ainsi faire face à la pauvreté, valoriser sa culture indigène, et enfin protéger l'écosystème car les lamas produisent un engrais très riche qui fertilise le sol qu'ils n'abîment pas, puisque leurs pieds sont pourvus de coussinets.

 

 La route qui mène à la communauté. :   

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L'emblème de la communauté à l'entrée du musée :  l'eau et la terre, la Pacha Mama qui signifie en Quechua la Terre Mère                          

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Au musée, j'en profite pour me faire expliquer les symboles du chapeau régional : il est rondà bords étroits,blanc avec un ruban noir. Le blanc symbolise les sommets en Chimbo, et le ruban fait allusion au deuil suite à la mort du dernier inca. musee-de-la-communaute-Palacio-Real.JPG

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   Dans les champs, on cultive aussi une céréale : la quinoa, dont on fait, avec les graines, la boisson traditionnelle : la "Chicha de Quinua"                                                       quinua-4.jpg

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Après 4 heures de route, arrivée à Banos, "la célèbre station thermale" du pays : 13 000 habitants, 1800 mètres d'altitude, une  allure de bourgade tranquille, très propre, très   plaisante, située au creux d'un beau décor  naturel, dominé par de hautes montagnes verdoyantes, dont le volcan Tungurahua (5016 m) , toujours en activité (dernière grosse éruption en 1999), et dont le sommet est enneigé (enfin on peut  le voir quand il n'y a pas de nuages ... ce qui est rare!)

 

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Banos est très assez touristique certes, mais très agréable.

 

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Cependant, il faut être jeune et sportif pour profiter de toutes les activités offertes : escalade, rafting, randonnées à pied, à cheval, à velo, saut à l'élastique, bains dans les piscines naturelles d'eau chaudes volcanique, et les cascades .... 

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bref, tout cela n'est pas pour moi, et demain, j'ai demandé au sympathique propriétaire du petit lodge très "simplex" où je suis pour 3 nuits, de bien vouloir me faire faire demain un tour en voiture dans la montagne.... ci-dessous, l'entrée du lodge Higueron, ma chambre, et le lavoir où je lave mon linge (je suis sûre au moins qu'il ne va pas rétrécir  :

 

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Ce matin me voilà donc partie faire un tour en montagne, ce qui permet effectivement de découvrir Banos den haut :1--10--copie-1.JPG

 

et les magnifiques payages de la route qui grimpe vers le volcan Tungurahua : cascades, champs de "tomatos del arbol" (ça ressemble à des tomates, mais ça pousse sur des arbres et ce sont des fruits : ici ils sont verts mais deviennent rouges!), de maïs "tendre" (choclo)

  

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Enfin on arrive au plus haut où l'on puisse aller en voiture : "la casa del arbol" : 2690 mètres, mais malheureusement le sommet du volcan est toujours dans les nuages.  

 

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William m'a expliqué que le grand centre de volcanologie se trouvait entre Ambato et Banos, que les chercheurs y travaillaient 24h sur 24 à la surveillance d'éventuelles éruptions. La dernière a eu lieu en 1999 et  toute sa famille a été manu militari obligée de quitter la ville comme tout le reste de la population. Pour rien, puisque les coulées de lave se sont arrêtées à 1 km de la ville.

Les éruptions, sauf cas exceptionnels, sont prévisibles plusieurs jours à l'avance. Les habitants des montagnes sont des "vijias" (vigilants) chargés de dire s'ils voient des choses anormales... ils sont en contact permanent (et payés pour ça) avec les géophysiciens  de la station .On voit  un peu partout ces "instruments de mesure" dont je ne saurais expliquer le fonctionnement

 

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Enfin, Banos c'est "la capitale"  des bonbons fabriqués à partir de canne à  sucre :

 

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La Alegria est une hacienda située à une quarantaine de km au sud de Quito, ce qui m'a permis d'avoir une jolie vue de la ville qui s'étend tout en longueur au fond d'une vallée encastrée au milieu de montagnes toutes plus belles les unes que les autres. Les « barrios », les faubourgs pauvres envahissent les hauteurs de la ville.

 

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La Alegria se trouve à l'écart du petit village de « La Libertad », près de la ville de Lataguna et du Parc National Cotopaxi,( province de Vichincha),on y accède par un chemin caillouteux de quelques kilomètres, 

 

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Depuis La Alegria, on aperçoit 2 volcans : le Pasocha et le COTOPAXI , le deuxième volcan d'Equateur par sa hauteur (5897m), et aussi le volcan en activité le plus haut du monde ! Que les amateurs d'ascension peuvent faire en 2 jours... ce qui ne sera pas mon cas ! Je vais me contenter ici d'admirer les paysages magnifiques, les montagnes, les vallées, les animaux, et participer un peu à la vie de cette hacienda, propriété de Patricia et Don Gabriel Espinosa, depuis 5 générations …La vue de la fenêtre de ma chambre:

 

 

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Je découvre ici un autre monde : celui des descendants d'espagnols qui ont su conserver leur privilèges. 200 vaches, 1200 litres de lait par jour, dont 4,5% de crème, et 3,2% de protéîne … vendus chaque jour à Quito. 59  chevaux destinés à l'équitation et qui font le bonheur des touristes « cavaliers » (beaucoup de Français) qui viennent passer ici 1 à 2 semaines pour apprendre à monter ou faire de grandes balades dans les montagnes environnantes. Et plusieurs dizaines de lamas  Ils organisent aussi régulièrement des jeux de lasso … un bon business qui a l'air de bien marcher. Il y a ici 12 employés à plein temps pour s'occuper et soigner les chevaux, des cuisinières et employées de maison... Le  propriétaire des lieux dîne le soir avec moi et une jeune fille de Quito venue prendre des cours d'équitation pendant 8 jours. Nous sommes servis à table par une servante en blouse blanche, dans des assiettes très chiques.

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  Le grand père, Maurice, m'a fait faire le tour de cette expoitation de 130 hectares.

 

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 Les chambres sont très confortables, avec eau chaude et cheminée électrique, ce qui est bien agréable le soir , car il fait froid, froid....et un peu de confort de temps en temps ne fait pas de mal

 

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 Le volcan Imbabura au sommet couvert de nuages, alors qu'il est éteint ("dormido") :

 

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Arrivée hier après-midi, samedi, à Otavalo (90 km de Quito, 2580m d'altitude, 90 000 ha) un des plus beaux, sinon le plus beau marché de tissus d'Equateur : on l'appelle ici "le marché des ponchos" ... Il a lieu tous les jours, mais le plus grand c'est le samedi ! coup de chance ... Une vraie merveille et un régal pour les yeux ... J'ai bien regretté de ne pas avoir plus de place das ma valise ! J'y serais bien restée des heures ! mais comme d 'habitude : soy de prisa !

 

Vue générale à l'entrée du marché :

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 Les "Otavalos" qu'on appelle aussi les "Otavalenos", d'origine Inca, ont été exploités à l'époque coloniale comme "esclaves tisserans"  ... C'est de cette époque que remonte leur réputation de meilleurs tisserands d'Equateur, car ils en ont gardé la tradition, et grâce à leur sens du commerce ils s'en sont bien sortis.

Au marché on trouve surtout des tissus, des vêtements, des sacs, des hamacs, mais aussi des instruments de musique et des bijoux :

 

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En fait, le chapeau "panama"  est le nom de la paille avec lequel il est fabriqué (la para toquilla) ... en Equateur!

 

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Les Otavalos font partie des groupes indigènes les plus attachés à leurs traditions, ils sont très fiers et refusent d'imiter les blancs et les métis pour quoi que ce soit .. je l'avais déjà noté chez la famille Pupiales.

 

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Ils ont, comme toutes les communautés, leur propre costume : les femmes portent une longue jupe bleue marine, fendue sur un seul côté, laissant apparaitre un jupon blanc, un corsage de dentelle, et un très large collier doré. Sur la tête tissu bleu marine plié qui les fait un peu ressembler à des religieuses.

 

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Les hommes sont en pantalon court, blanc,et poncho bleu. Eux aussi se font parfois une tresse de leur cheveux longs.

 

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1 les environs d'OTAVALO 

Me voici arrivée dans la petite ville d'IBARRA (tout en haut sur la carte), où se trouve plusieurs communautés d'indiens Kichwas, dont la communauté INTIWASI (600 personnes, 75 familles) où je vais passer 3 nuits dans une famille qui accueille des voyageurs : la famille Pupiales, la maman Martina, (eh oui comme moi !) le papa Alfonso, la jeune fille Margaritta, et le petit garçon de 11 ans Camillo ...tous absoluement adorables!

Avec Camillo, nous sommes devenus de vrais copains, nous avons beaucoup ri !

 

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur le système "communautés" en Equateur , voici les références d'un article particulièrement intéressant :  

 http://www.iheal.univ-paris3.fr/IMG/pdf/DEA_v1_N_Mazars.pdf

 

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 Le papa est ébéniste, ll fabrique des meubles de très grande qualité et de style ... Louis XV !!

Le voici dans son atelier :

 

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 Ses parents (très agés, et qui vivent à côté)  étaient esclaves et lui-même l'a été jusqu'à l'âge de 7 ans (enfin pas tout à fait puisque l'esclavage a été aboli en 1861...mais c'est tout comme...) . Ils ont mis 18 ans à construire la maison qu'ils habitent aujourd'hui. Alfonso a fait tous les meubles, les portes  et fenêtres de la maison. Une très jolie maison entourée d'un jardin qu'ils cultivent  pour produire pratiquement toute leur alimentation.

 

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Leur jardin, comme tous ceux que j'ai pu voir, sont étonnants , dans la mesure où ils donnent l'impression d'un grand désordre : tout  est mélangé, tout pousse n'importe où, n'importe comment ... on a plus l'impression de se promener dans un champ abandonné que dans un jardin cultivé!   Mais il n'en est rien : ils savent exactement ce qui se trouve où, pourquoi et comment ... à quelle date la pousse a été plantée et quand il faudra venir récolter.

 

Ils sont également très connaisseurs des plantes médicinales qui sont aussi une spécialité de l'Equateur. Ainsi ils m'ont expliqué que le jus blanc de la plante ci-dessous (qui coule lorsqu'on casse la tige) soigne les verrues. 

 

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La vie des Kichwas  est encore assez "rustique" : pas de machine à laver le linge ni la vaisselle, pas de chauffage , juste 2 cheminées,  pas d'eau chaude ...et dans la maison,  à plus de 2000 m d'altitude, je dois dire qu'il faisait très froid !

 

Ici le poulet grille dans le four extérieur, et dans le jardin les lamas s'amusent.

 

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Le lama est une des 4 espèces de camélidés d'Equateur. On l'appelle le "chameau d'Amérique centrale" , un chameau sans bosse. Il y a plusieurs espèces de lamas (nom générique de ces camélidés)  en Amérique centrale : les "guanacos" et les "vigognes" qui sont sauvages, les "alpagas" et les "lamas glama" qui sont domestiqués depuis des milliers d'années... Ils sont de différentes couleurs et tailles. La longueur de leurs poils est variable.   Les lamas sont sont  les premiers animaux de l'Equateur. Ils étaient déjà là sans doute lors des civilisations précolombiennes. En tout cas, ils y étaient lorsque les espagnols sont arrivés, les ont pourchassés pour les remplacer par des chevaux, des vaches et des moutons. La destruction de l'emire Inca par les colons espagnols  contribua à leur déclin. Ils sont aujourd'hui réintroduits en grand nombre, notamment par les communatés indigènes, même s'ils se trouvent de nouveau menacés par le besoin de terres cultivables qui commence à faire sérieusement défaut en Equateur.  Donc ils sont en quelque sorte "sacrés" et parfois, dans certaines communautés, ils sont encore tués lors de cérémonies rituelles. Ils sont surtout utiles aujourd'hui pour leur laine et pour leur viande très riche en protéines et pauvre en graisse. La viande de lama se mange grillée ou en daube. 

 

J'ai participé  à la vie familiale (à la cuisine, on mange avec les doigts !) et j'ai visité l'école de la communauté, ainsi qu'un atelier de couture, où j'ai pu essayer l'habit traditionnel des femmes de la communauté : la "camissa" le chemisier blanc brodé,  l"'anaco", la jupe plissée, parfois le châle le "latchalina"  et le large collier traditionnel doré : le walka .

Elles ont toutes une tresse qu'elles entourent d'un lacet coloré.

Les hommes eux, portent pantalons et chemises blancs,  chapeaux et ponchos noirs.

 

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Je les quitte avec regret : merci à la famille Pupiales

Muchas gracias a toda la familia Pupiales, Yo paso un  momento muy bonito  con ustedes ! 

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La région d'Otavalo : Province d'Imbarra : Capitale Imbarra

 

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Les villes et villages visités :

-La ligne de l'Equateur, à 22 km au nord de Quito

-Otavalo (marché d'art et de textile, un des plus anciens des Andes Equatoriens)

-San Antonio (capitale des sculptures en bois)

-San Pablo et son lac (volcan Imbabura)

-Peguche (la capitale du tissage -visite d'un atelier)

-village de Cotacachi (spécialité artisanale le cuir : magnifique! )

-et son lac de Cuicocha. Célèbre pour avoir un maire indien depuis 2002. Le village a eu le prix international de l'Unesco pour la paix la même année.

-Communauté de San Clemente aux pieds du volcan Imbabura (famille Pupiales)

 

Pour rejoindre la Communauté San Clemente, nous sommes passés par " La Midad del Mundo" 2483 m (la ligne de l'équateur  : latitude 0°0°O°, longitude 78°27'08'') ! C'est pas une blague, j'ai même une jambe de chaque côté !

C'est le résultat des recherches du savant astronome français Charles Marie de La Condamine, qui conduisit la mission géodésique française au 18ème siècle (le siècle des lumières) et put donc affirmer que la terre n'est pas vraiment ronde (comme une orange), mais plutôt ovale (comme un pamplemousse), aplatie aux pôles et bombée sur la ligne de l'équateur, exactement à cet endroit là (ou presque...), d'où le nom du pays !

 

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San Pablo et son lac, avec les "totoras", plantes dont on se sert pour faire les matelas. Au fond le volcan Imbaburra (4621m d'altitude)

 

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Le village de Peguche, capitale du tissage artisanal où j'ai pu visiter un atelier: toutes les couleurs sont naturelles, tirées de plantes ou de bestioles. Par exemple sur ces feuilles de cactus couvertes de chaux, il y a de toutes petites bêtes noires (des cochenilles, m'a dit ma soeur Mireille, créateur licier ( http://mireilleguerin.wordpress.com/), que la dame a écrasées dans sa main pour obtenir un liquide rouge  servant de teinture.

 

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Peguche, c'est aussi la capitale de la fabrication des instruments de musique : flûtes, marancas et charangos (guitares d'équateur) qui sont faites à partir de carapaces d'armadillos (sortes de tortues). Eduardo, mon adorable guide s'y est essayé...

 .

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La lagune de Cuicocha et ses deux îles, plongées dans le brouillard matinal :

 

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C'est sur cette route que j'ai découvert des fruits que je ne connaissais pas :

 

-la "tomate del arbol" sucrée; On la mange comme ça, ou on en fait des jus

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-le "taxo", assez doucereux. On crache les pépins :

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-Le babaco ,  le chivalcan,

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-et surtout, (très important!) le "penca" qui sert à sucrer la préparation  de la chicha, boisson andine alcoolisée à base de maïs. C'est cette plante que l'on retrouve, dans tout le pays, car elle sert à délimiter les terrains des différents propriétaires (notamment ceux des enfants quand le père décède) 

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A ne pas confondre avec le yucca, plante d'intérieur, dont il existe des dizaines de variétés ...  :

    

 

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 l'Amazonie

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Trois jours en pleine forêt amazonienne (ou "Oriente") dans une communauté Quechua. C'est ce qu'on appelle ici le "tourisme communautaire".

 

Un vol de 45 minutes Quito-Coca, puis bus pour rejoindre le port, puisque Coca (ci-dessous) est situé à la confluence du Rio Coca et du fleuve Napo qui se jette dans l'Amazone au Pérou. Coca, 42000 hab., est la capitale de la Province d'Orellana, en limite du "Yasumi National Park" qui abrite, paraît-il , la plus grande diversité biologique du monde, et est classée au Patrimoine mondial de l'humanité.

 

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Nous sommes un groupe de 10 voyageurs et 4 personnes du lodge sont là pour nous accueillir.

 

On prend ensuite une pirogue à moteur (qui va très vite : 50 à 60km/heure en lançant de grandes giclées d'eau au passage)  direction le Sani Lodge ...

 

Par endroits, le fleuve fait bien 2 km de large. Deux heures et demie plus tard, alors que des trombes d'eau se sont mises à tomber et que l'on se cache sous nos panchos (photo), on arrive à un "chemin de planches" (environ 1km), puis à un autre minuscule débarcadère où de nouveau nous nous installons sur deux barques de 6 personnes chacune, et nous voilà repartis, à la pagaie cette fois, pour une petite demi-heure, quand nous apercevons enfin l'entrée du Sani Lodge !

Un lodge ma foi très confortable : je suis logée dans une jolie cabane mais pas d'eau chaude bien sûr !

 

 

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Là, durant 3 jours, je découvre la forêt amazonienne, humide, sombre et dense, plus haute et luxuriante que celle du nord du Yucatan, (mais moins que celle du Brésil paraît-il) sa végétation extraordinaire , et une faune en revanche assez rare, à part les oiseaux que l'on entend le soir et qui font un incroyable vacarme joyeux, musical, très agréable... auquel s'ajoute souvent le bruissement des gouttes de pluie - ou des trombes d'eau-  qui tombent sur les feuilles des arbres ...Un autre monde. Sonore et mystérieux.

 

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Le soir sur le rio Napo à la recherche de caïmans  

et des toucans de toutes les couleurs : 

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Ici des toucans, qui ont des becs de toutes les couleurs, briseurs de graines, indispensables  

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On a même trouvé des "fruits" (achiote sauvage) qui donnent le piment rouge pour se dessiner les signes symboliques sur le visage  

 

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C'est aussi surtout pour sa population  (3% seulement de la population totale du pays) que cette région est intéressante. Une population indigène extrêmement pauvre, qui vit en quasi autarcie  et lutte contre les projets pétroliers.

 

Ceci dit , je n'ai  vu ni puit de pétrole ni raffinerie ...qui pourtant existent bien.  

 

Les indiens Quechuas (majoritaires ici) se sont organisés en communautés : chaque famille a reçu son lopin de terre dont elle est propriétaire. Mais beaucoup de choses se font "en commun" et notamment ceux qui veulent créer ou  participer aux travaux de centres écotouristes, comme le Sani Lodge, le peuvent. Chaque communauté est dirigée par un "président" élu pour 4 ans, et les différentes communautés se réunissent entre elles régulièrement à Coca. Cet écotourisme leur permet de vivre et de rompre leur isolement. De se faire connaître aussi. Mais encore aujourd'hui les touristes qui choisissent de venir ici ne sont que 4%, essentiellement des jeunes : dans mon groupe la moyenne d'âge : 30 ans !

 

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Ci dessus, on voit les 7 maisons qui représentent le lodge (tout en haut à droite), et la communauté qui est située le long des deux bords du Rio Napo, avec ses lopins de terre rectangulaires ayant tous un accès au fleuve.

 

Les Communautés, au nombre (approximatif) de 136 dans toute l'Amazonie, se composent grosso modo de 20 familles chacune et sont  à l'origine de la création de 200 entreprises. Celle du Sani lodge a environ 150 habitants.

 

Toutes ces communautés sont aidées par un organisme international : la FICAE 

 

Les Quechuas sont des gens très joyeux, les guides sont très cultivés, même s'ils ne parlent pas tous le quechua.  Ils vivent de façon très simple et très saine et se soignent avec des plantes médicinales, nous en avons vu des dizaines.

 

Les femmes là aussi comme au Guatemala, portent leurs enfants dans des "parillos". Nous avons été reçus à déjeuner dans leur communauté ... un repas très local , notamment des larves grillées:

 

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Beaucoup d'arbres sont encombrés d'épines ou de plantes épiphytes qui poussent sur les autres telles les orchidées dont les variétés sont innombrables ... Beaucoup de palmiers "toquilla" qui servent à tout, au tressage des toits et à la fabrication des chapeaux "panama" , symbole de l'Equateur. 

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Ces trois jours ont été fatigants (pour moi!) : lever à 5h30 tous les matins pour aller voir les animaux, pluie la moitié du temps, bottes trempées et pleines de boue ... mais ce qui est drôle c'est de voir les quechuas qui s'en fichent complètement : pour eux, c'est comme si la pluie n'existait pas , ils ne s'en préoccupent même pas ....  c'est vraiment une expérience à faire que je ne regrette pas ... d'autant plus que j'ai eu la chance être avec un groupe de jeunes hyper sympas  et que je salue bien

  

Un article rédigé par Aline TIMBERT sur le problème du pétrole en Equateur 

(mais aux dernières nouvelles le projet de rejet du puits de pétrole serait remis en question .....)

  

Le président équatorien, Rafael Correa, relancera d’ici quelques jours, aux Nations Unies, le projet « Yasuni ITT », une initiative écologique de son gouvernement dont le but est de maintenir sous terre une importante quantité de pétrole brut localisée en Amazonie en échange d’une contribution financière au niveau international.

Lors d’un voyage officiel réalisé au Japon il y a maintenant un an (septembre 2010), le président avait déclaré « L’Équateur a le droit d’extraire ce pétrole, c’est pourquoi le pays réclame une compensation pour ne pas l’exploiter », tout en précisant qu’il s’agissait là d’une proposition « altruiste » de son gouvernement qui réclame, à ce titre, la moitié de la somme qui serait susceptible d’être engrangée au moyen de l’exploitation du sous-sol amazonien. Ivonne Baki

La proposition a été bien accueillie initialement par différents gouvernements et institutions, cependant la récolte de fonds n’excède pas pour le moment 5 millions de dollars, 40 millions doivent être débloqués conformément aux engagements de différentes nations, selon des informations données par la négociatrice du projet, Ivonne Baki, ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO. Le gouvernement équatorien espère recevoir d’ici la fin de l’année un fidéicommis international de 100 millions de dollars (administré par la PNUD), dans le cas contraire, le chef de l’État se dit prêt à exploiter la réserve pétrolière située en plein coeur de l’Amazonie, à raison d’une production estimée à 850 millions de barils. Ivonne Baki a insisté à différentes reprises sur le fait que la non d’exploitation de cette réserve de pétrole permettrait d’éviter l’émission dans l’atmosphère d’environ 407 millions de tonnes de dioxyde de carbone. Ce thème devrait être à nouveau évoqué en marge de l’assemblée générale des Nations Unies qui se tiendra le 23 septembre, en effet le président Rafael Correa, soutenu par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon, devrait motiver les présidents qui assisteront au forum  afin que ce projet devienne concret grâce à leurs financements. Cette occasion pour le chef de l’État équatorien de s’exprimer sur cet engagement environnemental lui sera accordée lors d’une réunion parallèle à celle tenue à l’assemblée, un événement auquel ont été conviés différents chefs de l’État.

 

L’Équateur propose à la communauté internationale qu’elle contribue à hauteur de 3,5 milliards de dollars soit l’équivalent de la moitié des bénéfices  auxquels pourrait prétendre l’État s’il finissait par opter pour l’exploitation des ressources pétrolières regorgeant dans son sous-sol.

Le Parc National Yasuni abrite des populations indigènes isolées, et il est considéré comme l’un des lieux les plus riches de la planète d’un point de vue de sa biodiversité. Il a été créé en 1979 et déclaré par l’UNESCO comme Réserve Mondiale de la biosphère en 1989. Il s’étend sur 982 000 hectares dans le bassin de l’alto Napo en Amazonie. il offre une variété de 2 274 espèces d’arbres et d’arbustes, sur un seul hectare on peut répertorié jusqu’à 655 espèces différentes.

Le projet « ITT », qui reprend les initiales des gisements pétrolifères d’Ishpingo, de Tiputini et de Tambococha, dans la forêt amazonienne, sites qui présentent près de 20 % des réserves du pays en or noir, a pour objectif de convaincre la communauté internationale de financer à hauteur de 3,5 milliards de dollars sur 12 ans l’abandon de leur exploitation, soit un manque à gagner que les Équatoriens évaluent à 850 millions de barils de pétrole.

Selon Ivonne Baki « cette réunion médiatique permettra de voir l’importance que les différents États accordent à cette initiative écologique », elle a cependant ajouté que la crise économique et politique qui affecte le Moyen-Orient a affecté le financement des principaux pays intéressés par cette proposition environnementale. Pendant son voyage en Belgique survenu le 13 août dernier, le président équatorien a annoncé que, s’il ne parvenait pas à recevoir l’appui financier nécessaire à ce projet, il analyserait avec son gouvernement la possibilité d’appliquer le « plan B » à savoir l’exploitation du pétrole avec les conséquences que cela peut avoir sur l’environnement.

 

Le parc naturel Yasuni

Il est à noter que l’Équateur pourrait mettre en place grâce aux financements étrangers une « ville de la bio-connaissance » au coeur de l’Amazonie afin d’effectuer des recherches scientifiques dans le domaine médical en procédant à l’analyse de la grande biodiversité du parc naturel Yasuni. « Nous analysons la possibilité de créer à moyen terme une ville de la bio-connaissance et nous y réfléchissons dès aujourd’hui » a déclaré Ivonne Baki à l’Agence de presse Notimex. Elle a précisé que le centre pourrait se situer à Nuevo Rocafuerte, à la frontière amazonienne avec le Pérou, à une distance raisonnable du parc national Yasuni, afin de ne pas endommager « l’écosystème » de la région; de plus elle a souligné avoir pris contact avec des scientifiques pour mener à bien projet de création d’un pôle de recherche. Elle a informé pour le moment il existait deux centres de recherche créés par l’université catholique de Quito et par l’université de San Francisco. Elle a tenu à souligner qu’il n’y avait pas de centre équivalent à ceux existant à Hawaï, au Panama, au Costa Rica ou encore dans d’autres pays bien que l’Équateur bénéficie de richesses naturelles bien supérieures à celles présentes dans ces différents pays, « il manquait une décision politique pour le faire » a-t-elle déclaré.

Elle n’a pas manqué de souligner que le prix Nobel de médecine, Eric Chivian, a rédigé un ouvrage sur l’importance de la biodiversité au Yasuni, mettant en exergue le potentiel pharmaceutique présent dans ce patrimoine naturel « tous les médicaments pour soigner les maladies du monde » a-t-il écrit. « Il a affirmé qu’il existait au moins 40 000 sortes de venins efficaces dans le traitement de maladies », les venins de certains batraciens comme les grenouilles sont de véritables médicaments aptes à traiter différentes maladies. « Il faut exploiter cette richesse et pour le moment nous n’avons pas les moyens de faire » a ajouté Ivonne Baki.

« Ce que nous possédons sur la terre de Yasuni est bien plus précieux que ce que nous avons sous terre » a-t-elle affirmé. Nous ne devons pas seulement nous focaliser sur le thème du changement climatique engendré par l’exploitation pétrolière, mais aussi sur la riche biodiversité qu’abrite le Yasuni. En effet, il s’agit « du plus grand apport que l’ Équateur puisse faire au monde ».

Rafael Correa

Le voisin colombien a clairement manifesté son soutien au projet en débloquant 100 000 $, un geste salué par le ministre des Affaires étrangères équatorien, Ricardo Patiño, qui a loué « les liens d’amitié et de coopération entre les peuples équatoriens et colombiens » dans un communiqué officiel.

Par ailleurs, au mois d’août, des membres de la communauté indigène waorani, 250 représentants pour être précis se sont donné rendez-vous dans la localité de Tiguino, pour rencontrer la chef de projet Ivonne Baki afin d’en savoir davantage sur l’évolution du projet Yasuni ITT en compagnie du représentant du Fonds Yasuni, Manuela Ima. À l’issu de cet atelier de socialisation autour de l’initiative développée par le gouvernement, 30 communautés waoranis ont signé une résolution où ils s’engagent à respecter les postulats

Sachez également que l’ancien président de la République français, Jacques Chirac a été séduit par le projet Yasuni, il a promis lors d’une visite effectuée par Ivonne Baki en France au mois de juin 2011, l’appui inconditionnel de la Fondation Chirac (créée en 2008) pour mener à bien cette initiative de préservation de l’océan vert…

(Article rédigé par Aline Timbert)

 

 

 



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Un premier aperçu de Quito, la capitale, 2 millions d'habitants, la plus haute capitale du monde (2850m) après La Paz,  située dans une vallée entourée de collines parsemées d'habitations.

 

Quito étire tout en longueur ses 2 quartiers principaux :

- le moderne au nord (où je suis logée à l'hôtel "Vieja Cuba" ... retour en arrière ) 

- et le "quartier historique" au sud classé au Patrimoine de l'humanité par l'UNESCO...j'y suis allée faire un tour rapide (15 minutes de taxi pour rejoindre la place centrale) mais personnellement je ne lui trouve rien d'extraordinaire, à part quelques  beaux bâtiments coloniaux, surtout la Cathédrale dont l'intérieur est magnifique ...mais les photos sont interdites.

 

Ce qui est le plus pittoresque ici, ce sont les rues piétonnes qui grimpent vers les hauteurs.

Tout le centre historique est en pleine réorganisation.

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Ici comme ailleurs, lorsque les espagnols sont arrivés, ils sont détruit tous les temples Incas.

j'y reviendrai dans quelques jours, et pourrais alors peut être compléter ces informations !

Pour l'instant quelques photos de la "Plaza de la Independencia" ou "Plaza Centrale"  (1) , où l'on trouve :

2 - le Palais du Gouvernement

3 - le monument aux héros de l'indépendance (10 aout 1809)

4 - le palais de l'Archevêché converti en Centre commercial

5 - la cathédrale trapue, basse (pour cause de tremblement de terre)  et toute blanche mais splendide à l'intérieur

 

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  La Place de l'Indépendance,  

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Les gardes devant la porte du Palais du Gouvernement,

 

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Au  centre de la Place de l'Indépendance, le monument aux héros du 10 août 1809, premier groupe à se battre pour l'indépendance

 

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L'ancien Palais de l'Archevêché (Palacio Arzobispal)

 

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La cathédrale qui contient le mausolée du maréchal Sucre libérateur du pays et père de l'indépendance (1795-1830)

 

Partout dans les villes coloniales d'Equateur je retrouverai cette disposition.

 

Comme vous pouvez le voir il fait pas très beau : froid et pluvieux , c'est pas vraiment la bonne période ici ! en plus on est quand même en altitude ... 

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