Martine autour du monde ...

 

Histoire et géographie

 

La géographie

Coincé entre l'océan pacifique et l'Argentine, bordé au nord-est par la Bolivie,le Chili partage avec l'Argentine sa plus longue frontière : 3500 km serpentant à travers la cordillère.

L'île de Pâques et l'île Fernandez (« de Robinson Crusoe ») font partie du territoire qui totalise 756 000 km2.

Sur une longue bande de terre de 4300 sur 18O km se succèdent des paysages très variés: déserts, lagunes, lacs salés (salares) canyons, oasis, volcans actifs (55 sur plus de 2000 ), lacs, fjords, glaciers, îles ....

Le pays est divisé en 13 régions administratives et 5 grandes régions « géographiques » qui sont du nord au Sud:

-le Norte Grande:

région dominée par le désert de l'Altacama le plus aride du monde, la cordillère avec ses hauts plateuax qui atteignent 6000 m, les salares, les oasis...

-le Norte Chico:

région semi-désertique, une des plus belles du pays avec le « désierte florido » le désert qui, tous les 5ans grâce au courant marin « el nino », se remplit de fleurs

-le chili central:

très fertile, cultures vignes, fruits exotiques ... Santiago et Valparaiso

-la région des lacs

et des indiens mapuches dans l'Aruncania. C'est une région couverte de forêts, de lacs et de prairies. On y trouve aussi la plus grande île du pays : Chiloë, où il pleut 300 jours par an!

-la Patagonie et la Terre de Feu:

l'extrême sud sauvage et magnifique, aux conditions climatiques extrêmes, avec de nombreux essaims d'îlots séparés par des fjords... et tout au bout, la terre de feu, séparée par le détroit de Magellan.

 

Mon itinéraire sera le suivant : Puerto Natales (frontière), Punta Arenas, l'île de Chiloé, Puerto Varas, Pucon, Santiago, Valparaiso, Vina del Mar (la route des vins).

Je n'ai pas voulu aller en "terre de feu", où il n'y a pas grand monde, et où les voyageurs vont essentiellement faire de longues randonnées à pied, ce qui n'est pas mon cas. 

 

 

 

itinéraire Chili 

 

Il y a plus de 16 millions d'habitants pour un pays très fortement urbanisé, une fois et demi grand comme la France.

La population, catholique dans sa grande majorité, est extrêmement métissée: on y recense 3 groupes ethniques autochtones importants: les indiens Aymaras, Atacamenos et Mapuches, lesquels se sont brassés avec les espagnols au fil de l'histoire.


L' histoire

 

La présence humaine remonte à 35000 av JC. Le pays est habité par de nombreuses ethnies amérindiennes, organisées en tribus nomades puis sédentaires, vivant de l'agriculture et de la chasse, avant l'arrivée des espagnols.

Au 15ème siècle, les Incas ont pris possession du nord du Chili actuel.

Les Mapuches, la communauté la plus nombreuse, sera la seule à s'opposer aux Incas, puis aux espagnols.

Magellan qui voulait trouver la route pour parvenir à "l'île aux épices"  (Indonésie) fut le premier à découvrir le passage entre les océans atlantique et pacifique.

Mais c'est Pedro de Valdivia, un espagnol, qui commença la conquête et fonda Santiago en 1541: en quelques décennies, l'Espagne – qui a déjà le Pérou sous sa tutelle - possède un immense empire en Amérique. Elle instaure le système de « l'encomienda » = système qui attribue à chaque soldat espagnol une parcelle de terre avec la possibilité d'exploiter les indiens qui l'occupent. C'est ce système qui jette les bases de l'oligarchie chilienne et donne naissance aux « latifundias ».

Cette période coloniale dure pendant 3 siècles, jusqu'en 1818.


En 1818, le Chili proclame son indépendance. Le premier président O'Higgins promulgue la première constitution.


Puis c'est la « guerre du Pacifique » pour l'accès à la mer entre Chili, Bolivie et Pérou,  l'industrialisation, les premières luttes ouvrières, et le krach de Wall Street qui plonge le Chili dans le récession, la création du front populaire, qui propulse Salvador Allende à la présidence en 1970.


ALLENDE : il met en oeuvre la réforme agraire, les grandes nationalisations (charbon, salpêtre) et met fin aux grands monopoles ( textile, ciment, téléphone, banque... ).

 

Mais la crise amène le coup d'Etat en 1973 et la prise de pouvoir par le général PINOCHET – origine bretonne ! - avec la complicité des américains. Allende se suicide... dit-on.


C'est le début de la dictature, (avec ses 3OOO disparus) jusqu'en 1989 date de l'élection de Aylwin, qui assume le premier gouvernement de transition vers la démocratie... jusqu'à l'élection de Michele Bachelet - d'origine française - en 2006 qui est la 4ème présidente de la « concentration démocratica », coalition de centre gauche. C'est la première femme présidente de son pays et la 6ème dans l'histoire de l'Amérique latine. Décidément, après Cristina Krishner.... je ne vois passer que des femmes!

 Le Chili a encore de gros progrès à faire dans le secteur social et les services publics: tout est payant : la santé, l'éducation ...et la pauvreté est grande.


Pinochet est arrêté en octobre 1998 à Londres et meurt en décembre 2006 à l'âge de 91 ans, sans avoir jamais été condamné, ni au Chili, ni à l'étranger, bien que 400 procès soient toujours en cours...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Je n'ai pas pu m'empêcher d'y retourner une dernière fois avant de partir! ... mais cette fois par la route : une heure et demie d'une route splendide pour voir le glacier d'en haut.

 

J'ai trouvé que c'était encore plus beau d'en haut.

 

en plus il faisait très beau, les couleurs sont magnifiques.

 

Il y a un petit chemin de passerelles qui suivent la côte, on peut prendre son temps : j'y suis restée 2 heures à contempler! de temps en temps un bruit terrible, comme une grosse explosion: c'est un morceau du glacier qui tombe dans l'eau. Mais le Perit Moreno est "vivant" : il se reconstitue en haut aussi vite qu'il se casse .... en bas :)

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1 -9 : El Calafaté - suite : quelques dernières petites photos avant le départ d' Argentine !



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

commentaires photos:

-Survol du "Lago Argentina"

-El Calafaté

-La  vitrine d'un resto "parilla"

-Dans le parc des glaciers

-mon hôtel très style "Super Besse", pas de grands hôtels ici, que des grands "chalets"

-les rues de Calafaté ne sont pas goudronnées (sauf la rue principale), résultat : avec les grosses rafales de vent, on s'en prend plein la figure! et les pare-brise des voitures sont tous cassés!

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    1 - 8 : El Calafaté 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le 27 novembre :

 

et premier gros  "BUZZ" du voyage : j'ai cassé mes lunettes hier en marchant dessus avec mes grosses chaussures de montagne!!

Vous devez vous demander pourquoi mes lunettes étaient par terre plutôt que sur mon nez? ... Oui ça , c'est bien vrai!

heureusement  : une paire de rechange ...

 

Mais, même sans mes lunettes, je suis bien arrivée au bout du monde : El Calafate  (3000 km de Buenos Aires), petite ville de 17 000 habitants à la lisière de la Cordillère des Andes, en Patagonie, dans le Province de Santa Cruz, au bord d'un lac magnifique le "Lago de Argentino" le plus grand du pays,  très célèbre pour son "parc national des glaciers", classé lui aussi au patrimoine mondial.

 

Dès mon arrivée, j'ai suivi les ordres de Sara et je suis allée prendre mon billet de bus pour passer la frontière samedi vers le Chili : tu peux être tranquille Sara: c'est fait Et puis là j'ai bien sûr une petite pensée pour "Jojo" :)

 

Le parc est  immense : géographiquement  partagé avec le Chili, il s'étend sur des centaines de km. et  compte beaucoup de glaciers dont le plus célèbre : le Perito Moreno. 

 

Nous sommes partis tôt ce matin pour 40 mn de bus puis  toute une journée de catamaran à travers des paysages fantastiques, vraiment des plus beaux que j'ai jamais vus .... moi qui suis plutôt du style "dure à cuire"  eh bien j'en avais les larmes aux yeux !

et du coup j'étais très émue de voir comme j'étais émue!

enfin bref, c'est un peu compliqué à expliquer ...

 

Je vous laisse plutôt regarder les photos : rien à ajouter tellement c'est beau!

(en espérant que cette fois elles veuillent bien se mettre comme il faut!)  

 

 

 

 

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1 - 7 : Péninsule Valdès - Fin

Encore quelques photos de la péninsule : éléphants de mer et baudruches

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et de ma première journée de "repos" : balade sur la plage, courses à Carrefour !!...mais pas n'importe lequel: ils sont toujours énergiques ici, donc c'est un Carrefour "EXPRESS" !

sieste et lèche vitrine...

et dodo tôt car demain matin réveil à 4h30 :(

 

 

 

 

Une petite église dédiée aux premiers colons qui ont découvert la péninsule en 1860 et s'y sont installés.

 

 

Au fond, c'est Puerto Madryn .... je suis quand même venue ici à pied, par la plage!

mais suis revenue en stop : j'y croyais pas trop mais ça a marché :)

 

 

Je comprends pas pourquoi mes photos se mettent n'importe où ! mais tant pis ... je vais me coucher, après un petit pique-nique dans ma chambre!

Au fait, je vous ai pas dit : ici c'est le grand luxe : j'ai une baignoire et une lampe de chevet, c'est super!!

 

UNE GROSSE BISE A TOUS.

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1 - 6 : La Péninsule Valdès

Premiers pas en Patagonie - Province de CHUBUT

 

Arrivés à  Trelew, un tout petit aéroport encore tout plein du souvenir d'Antoine de Saint Exupéry, qui y a crée "l'Aeropostal" et y a vécu 2 ans en 1929/1930, on prend le bus pour Puerto Madryn à 40 kms 

 

 

 

 

Sur la route de Trelew à Puerto Madryn, là je me dis que vraiment Buenos Aires est bien loin, et que c'est le début des grands espaces ...

 

Quand je vois cette route tirée au cordeau à l'infini, je n'ai plus qu'une envie : aller plus loin ... c'est très émouvant !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  et puis l'arrivée à Puerto Madryn, petite ville de 70 000 ha, qui a des airs de Texas.

 

C'est la porte ouverte sur la "Péninsula Valdès", réserve naturelle classée au patrimoine mondiale de l'UNESCO

 

Une presqu'île de 97 km sur 63, très gardée (il faut payer pour entrer et on n'a pas le droit de descendre du bus, sauf en certains endroits). C'est le site de reproduction, selon les saisons, de la faune qui l'habite : baleines, éléphants de mer, otaries, orques, "choiques" sorte de baudruches et nous avons vu aussi beaucoup de "Guanachos", sorte de lamas , et de moutons ... ainsi que quantité d'oiseaux , et des pingouins qui se laissent presque toucher!

 

Tout ça dans un paysage de désert herbeux et broussailleux, sans aucun arbre, et au bord d'une mer d'un bleu très profond, sur laquelle le vent souffle fort .... il faut que je me couvre un peu pour la première fois. Par endroit il fait froid.

Un seul petit village "Puerto Piramidès" où nous nous sommes arrêtés pour prendre le bateau et observer les baleines.

C'est magnifique .                                              

                                                                                                                                                                       

 

Le bateau qui nous emmène 

vers les baleines

 

 

 

 

 

 

 

 Les pingoins restent sur la côte,

comme les éléphants de mer ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Nous finissons la journée au resto, avec Claude et Caroline, un couple de français très sympathique, qui m'a aidé à réparer la grosse bêtise que j'avais faite: pas de carte sim dans mon appareil photo ! ils m'ont donc passé les leurs !

Caroline et Paul préparent aussi un tour du monde .....en bateau!  pour l'année prochaine...

Bonne chance et donnez moi de vos nouvelles!!

 

et puis aujourd'hui, je n'ai rien fait : REPOS :)

 

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1 - 5 : Buenos Aires - Fin

Le 23 novembre : je quitte Buenos Aires pour La Péninsule Valdès, 1500 km plus au  sud sur la côte.

 

ADIOS BUENOS AIRES !

 

 

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1 - 4 : Buenos Aires suite

Buenas tardes a todos ! y muchas gracias para vuestros pequenos commentarios y  mesajes que me gustan tanto !

 

 Alors j'ai réfléchi sur les points "négatifs" de cette mégalopole :  le bruit, un trop plein de voitures, de bus, et surtout la pollution. Je crois vraiment qu'ils vont avoir des problèmes avec ça, les Portenos, s'ils ne font pas quelque chose rapidemment !

La pauvreté aussi sans doute  pour ce que j'ai pu en voir, surtout à la gare, et sur la trottoir quelques mendiants... mais pas plus qu'à Paris. 

 

Hier, Plaza de Mayo, je suis tombée sur une manifestation de Boliviens, qui contestent une décision du gouvernement leur restreingnant l'autorisation de vendre des vêtements boliviens lesquels représentent une grande partie de leurs ressources. 

Todo va bene : hier je suis allée une nouvelle fois dans le centre ville faire le quartier du "nouveau port",  le cimetière de la Recoleta,  le quartier des "affaires",  et les Musées : le Musée national des Beaux Arts  ( 80% de peintres français du 18ème au 20 ème siècle !!) , le Musée Latinoamericano  et le Museo historico national, malheureusement ces deux derniers n'ont pas de traduction en anglais ... et c'est un peu difficile!

 

Alors le directeur du Musée qui passait par là, m'a promis de m'envoyer la traduction par internet ... super gentil!!

 

Je voulais absolument voir le Musée d'art moderne: quartier San Telmo pour les connaisseurs ( hein Gilbert?), après une bonne heure de galère en bus et en taxi, c'était fermé pour cause de réfection!!

Je suis quand même restée dans ce quartier qui est celui des artistes, des galeries  des antiquaires, et qui a beaucoup de charme malgré sa "décrépitude" ... c'est dommage.

 

En rentrant j'ai une nouvelle fois pu constater  la gentillesse des Argentins, quand un jeune homme, ( travaillant dans une banque de New York) est venu à mon secours pour prendre mon billet de train .... ici il faut faire une longue queue, prendre son billet à la bonne machine en mettant beaucoup de monnaie que l'on a pas forcément sur soi... bref, c'est un peu galère surtout à 6 heures du soir ! S'il lit ce blog, je lui dis encore : merci Ivan!!

 

Et puis, c'est "Martin" qui est parti ce matin en scoot faire ses 12 000 kms  en Amérique du Sud ( good luck Martin !!)

 

Aujourd'hui de nouveau un tour dans le delta jusqu'à la petite ville de" El Tigre" à 30 km de BA ainsi nommée parce que les nouveaux immigrants anglais y trouvèrent des pumas!, très touristique, mais un bon point de départ pour aller sur l'eau... en effet à Buenos Aires impossible de voir le Delta ( 200 km de large à son embouchure), et encore moins la mer bien sûr.

 

Et puis retour vite fait à la chambre, parce que boulot , boulot : il faut faire mon blog, et ma valise pour demain!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

commentaires des photos:

 

1 - départ de Martin

2 - "la passerelle" dessinée par Calatrava dans le quartier des Doks rénovés

3 - le qautier des Affaires et des Banques

4 - Le Musée des Beaux Arts

5 - Un "carteno"

6 - Dans le Delta

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 Argentine---photos--Buenos-Aires-026.jpg

 


1-3 : Buenos Aires

Me voici donc arrivée! C'est le début de mon "Carquefou Globe" en avion, bien entourée et avec  beaucoup d' escales :)

Partie de Nantes à 7 h, je suis arrivée à Buenos Aires, le lendemain à 3 h du matin heure française!

Mon "B & B" est assez éloigné du centre, dans un quartier très calme de "Munez", ce qui fait que je prends beaucoup le bus - 30 centimes d'euros pour aller où l'on veut -  le train ( qui passe sous ma fenêtre!  et quand il passe : c'est moins calme!! ) et peux ainsi découvrir cette ville  immense (16 millions d'habitants avec les banlieues ) magnifique, étonnante, qui ne ressemble à aucune autre que j'aurais déjà vue.

En quelques mots je dirai mes principales impressions : non pas  cosmopolite mais plutôt très "diverse", rassemblant à elle seule Séville avec ses petites rues piétonnes pavées et ensoleillées, New York pour son incessante activité, son bruit, ses gratte-ciel de verre, Paris avec ses façades en pierre 18/19ème, la City de Londres avec son quartier des affaires et des banques, Stockholm avec son port et ses vieux gréements , la baie  de Hong Kong avec ses îles ... des avenues très larges  et des parcs ... des parcs partout, immenses et  très fréquentés, avec en permanence les Portenos qui font leur footing... et des "gardiens" qui promènent leurs troupeaux de chiens en laisse ...

 

Los Portenos  ? d'une incroyable gentillesse, toujours près à rendre service, à renseigner, à accompagner, à discuter ... c'est vraiment très agréable Et surtout étonnant, car en France, nous ne sommes pas vraiment habitués à tant d'attention!
Exemple : hier, lorsque des bandes de jeunes excités et des cars entiers de supporters foot "un peu chauds" sont arrivés dans le quartier de la Boca où nous étions ( avec "Martin" mon voisin allemand qui attend sa "big motorcycle" pour un parcours de 7000 km en Amérique latine), un cafetier est spécialement sorti pour venir nous dire de nous mettre à l'abri chez lui "le temps que ça passe". Nous avons attendu une demi- heure, il y avait des dizaines de cars de police, et puis une fois que tout a été calmé, il nous a dit que nous pouvions sortir....!
Un autre exemple " live" : je sors à l'instant d'un petit resto, où j'ai pris "un lomo a la crema de asperagos" délicieux mais ENORME la portion de viande, le serveur a ri en voyant ma tête .... il est allé me chercher une boîte en aluminium, m'en a mis la moitié dedans, et m'a dit avec un grand sourire, d'emporter ça  pour demain !!... Incroyable non?

"La atmosfera de la capital ? " : couleur,  gaieté, on prend son temps, les terrasses sont pleines de monde, les gens pique-niquent assis dans l'herbe, jouent de la musique. Beaucoup d'artisans, des Indiens pour la plupart,  fabriquent  des objets  d'art magnifiques et de grande qualité - et dont même en cherchant bien, je n'ai jamais pensé qu'ils puissent être "made in China".
La population me semble jeune, dynamique et très drôle ( notre guide nous a fait rire tout l'après midi!). Les filles sont très belles, souvent brunes aux yeux bleus. Pas du tout  de problème d'obésité ...  Le tango et le foot - attention aux supporters hooligans - sont partout ... la crise financière aussi fait les grands titres des journaux. Maradona est une idole au même titre qu'Evita Péron et San Martin ! Les Argentins sont très très fiers de leur pays, et ils le disent! Ils ont raison, on sent ici une énorme envie de vivre ... et de faire la fête!

C'est vrai qu'en ce moment c'est le printemps ( déjà bien avancé ) et que tous les arbres sont en fleurs ("les Jacarandas" ... je ne sais pas ce que c'est en français, peut-être des flamboyants?),   couvrent toute la ville en bleu et c'est très beau ! et il fait chaud  : 26°  et 31 hier  ce qui ajoute bien sûr au plaisir!

Voilà : un tableau qui peut paraître un peu idyllique ... mais bon, c'est ma première impression , et c'est tant mieux!!
Il y a sûrement une face cachée un peu plus sombre que je vais m'efforcer de découvrir ... Ce sera pour la prochaine fois!

commentaires photos:
Avenida de Julio, la plus large du monde !
La plaza de Mayo

L'Ambassade de France :)
Vendeur de "plumeaux"
Jumbés pour Charly
Plaza de Mayo - le Ministère de l'Intérieur

Supporteurs de foot
Les journaux  ..... la crise financière et les problèmes d'emploi
La Cathédrale sous les fleurs -Absolument superbe, elle abrite le mosolée de San Martin
Balade en bateau "catamaran" sur le Rio de la Plata ( ...c'est plutôt El Rio del Chocolate!!)
Plaza de Mayo :  Le Palais présidentiel.

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1 - 2 : mon itinéraire en Argentine et au Chili

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 Temucco
Santiago

Ile
     En Argentine :

Buenos Aires
Péninsule Valdès
El Calafate

      
   
Au Chili :
    
Puerto Natales
Punta Arenas 
Puerto Montt
Ancud
Puerto Varas
Pucon
 de Pâques

     



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

itineraire-Argentine.JPG

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1 - 1 - L'Argentine : Le pays 


Si Senor! antes de salir hay que estudiar un pocito la geografia y la historia del pais !!

La géographie

un pays riche par sa diversité, des paysages magnifiques

L'Argentine, 37 millions d'habitants (80% d'ascendance espagnole ou italienne),13 ha au km2, 3700 kms N/S sur 1400 E/O est un très grand pays, le 8ème du monde par sa superficie. Sa plus grande partie est peu accidentée, sauf les Andes qui sont fières du plus haut sommet du continent nord américain:l'Aconcagua, 7000 m.

A noter que sur le plan administratif, l'Argentine est une république fédérale, divisée en régions elles mêmes divisées en 23 provinces + un district fédéral : Buenos Aires, cité autonome. Chaque province est divisée en départements, et chaque département en municipalités.
Ces provinces sont très autonomes et s'organisent comme elles l'entendent. Le gouvernement fédéral n'est chargé que du respect des principes républicains et de la politique étrangère. A noter aussi que la majorité des provinces du centre et du nord, celles qui ont une grande présence aborigène, sont antérieures à l'existence de l'Argentine en tant qu' Etat national. La Terre de feu n'est devenue province qu'en 1991.

 

carte-provinces-argentine.jpg

 

Les grandes régions géographiques de l'Argentine : 

 -à l'est, les ANDES
   - au centre, une immense plaine herbeuse, la PAMPA, sèche à l'ouest et humide dans la province de Buenos Aires riche région agricole
 - au nord le CHACO qui signifie « terrain de chasse » (jungle, savane)
 -au EO la « Mésopotamie », une région marécageuse
 -au NO, une région de plateaux qui s'élèvent jusqu'à l'altiplano à la frontière de la Bolivie et du Chili
 -au Sud, la PATAGONIE, zone de bas plateaux arides et caillouteux, balayée par les vents froids.

L'Argentine se situant dans l'hémisphère sud, les saisons sont inversées par rapport à l'Europe, et de toutes façons, à la variété du relief correspond à une grande variété climatique ... ce sera un peu la surprise du voyage!!

Mais moi, c'est surtout en Patagonie et dans la Pampa que je vais aller

La Patagonie argentine (à ne pas confondre avec la Patagonie Chilienne, sa soeur jumelle) est composée de 8 provinces dont 3 sont partiellement communes avec la Pampa (la Pampa - eh oui.... même nom que la région! - la Mendoza, et Buenos Aires).

 A l'ouest, c'est le domaine de la grande montagne: les Andes de Pantagonie avec ses forêts, ses lacs et ses parcs nationaux.
 Les Andes de Patagonie se présentent sous forme de cordons séparés par de profondes et larges vallées.
 Il y subsiste encore des restes de la dernière glaciation sous forme de « champs de glace continentale » qui donnent naissance aux glaciers comme le célèbre Perito Moreno ... que je devrais approcher :)
 Les vents d'ouest y sont humides et les précipitations maximum en hiver (j'y serai fin novembre... donc au début de l'été! Eh oui, c'est très bien)
 Dans les sous bois des étages arborés, on trouve un arbuste le « calafate »...

A l'est, c'est le domaine des mesetas ou plateaux ou Patagonie extraandine, une steppe au climat froid et sec. En Argentine, les pluies se réduisent rapidement d'ouest en est.
 La Terre de Feu fait partie de cette meseta patagonique, même s'il ne s'agit pas de meseta, mais plutôt de la partie terminale de la Cordillère des Andes.
 Dans cette partie de l'Argentine, beaucoup de lacs et d'anciens lits fluviaux;
Beaucoup aussi de très hautes falaises le long des côtes : il s'agit d'un phénomène « d'isostatisme » lié à la dernière déglaciation (en clair ça veut dire qu'il y a 10 000 ans, quand les lourds glaciers ont fondu, l' écorse terrestre, comme une balle de caoutchouc, es remontée en surélevant la Patagonie.

La Pampa (« plaine » en quechua )
Elle comprend 4 provinces argentines (Buenos Aires, la Pampa, Santa Fe et Cordoba). C'est une zone subtropicale humide et facilement inondable. Il y pleut beaucoup. Elle est couverte de steppe et de prairies à l'activité agricole prospère (soja) et l'élevage de bovins essentiellement, très développé.


Un peu d'histoire

Une histoire compliquée et tout compte fait, assez triste: émaillée d'esclavagisme, de dictatures et de crimes, de guerres civiles, de crises économiques, de pauvreté...

L'origine des premiers immigrants est contreversée.

Certains disent qu'ils seraient arrivés  du Nord par le détroit de Béring vers - 16 000 avant JC

D'autres que c'est vers 13OO av.JC que les premiers hommes seraient arrivés en pénétrant par l'extrême sud de la Patagonie, les peuples aborigènes se divisant en deux grands groupes: les chasseurs-cueilleurs-nomades ( Patagonie, Pampa) et les agriculteurs sédentaires.

Une étude récente (Le Monde du 28/29 sept 2008) vient de montrer que les Andes sont avec le proche Orient, la Chine et la Nouvelle Zélande, un des premiers foyers de « néolithisation » - sédentarisation par l'agriculture- dans le monde (culture du millet, de la courge, du haricot et élevage du lama)

.Un siècle avant l'arrivée des espagnols, l'Argentine était peuplée d'un grand nombre de peuples sédentaires. Les « MAPUCHES » ont contrôlé le nord de la Patagonie jusqu'à la fin du 19ème.

C'est un espagnol - Juan Diaz de Solis - qui est le premier européen à arriver sur les côtes argentines en 1516.
L' Espagne va alors inclure l'Argentine dans le « vice royaume du Pérou » qu'elle contrôle déjà. Mais en Argentine la conquête fut lente et difficile.
La première ville crée par Pedro de Mendoza  fut Buenos Aires (« Ciudad de Trinidad y Puerto de Santa Maria del Buen Ayre » !) en 1580. Les espagnols décimèrent les tribus. Ils instaurèrent le système de « l'encomienda », un asservissement impitoyable, et compte tenu des révoltes incessantes, ils firent appels aux Jésuites qui développèrent les Missions. Les Mapuches sont restés insoumis et continuèrent à imposer leur culture tout au long des 17 et 18 ème siècle. Ceux qui acceptèrent de travailler dans les grandes fermes espagnoles, les "estancias", se métissèrent avec les européens et sont à l'origine des « gauchos » , des métis hispano-indiens gardiens de bétail rejettés par la société,un peu l'équivalent des "cow-boys" du Texas, à ne pas confondre avec les « créoles », les descendants des espagnols.

Puis ce furent les guerres avec les portuguais, les anglais .... je passe pour finalement arriver à la « révolution de mai » et à l'indépendance proclamée à Tucuman le 9 juillet 1816. Mais le jour officiel de la fête nationale ( équivalent de notre 14 juillet ) est le 25 mai  : cf  la Plaza de Mayo ...

Il s'en suivi une très longue période d'affrontement et de guerres civiles entre les caudillos fédéralistes (des grandes haciendas de l'intérieur du pays) et les portenos (habitants de Buenos Aires).

Le Général SAN MARTIN, un créole, veut libérer définitivement  tout le continent sud-américain des Espagnols et engage une extraordinaire expédtion indépendantiste qui est un succès : il est considéré aujourd'hui comme "le Père de la Patrie" et son mausolée se trouve dans la Cathédrale, surveillé par des gardes  (j'ai quand même pu prendre une photo! ). Il est mort en France à Boulongne sur mer où l'on peut visiter son musée...

Finalement c'est en 1853, que la première constitution républicaine et fédérale fut organisée, et en 1880 Buenos Aires fut déclarée capitale fédérale de la République.

L'Argentine moderne est née :
1880/1916 : république conservatrice et période de prospérité
1916/1930: république radicale de YRIGOYEN
1930/1976: une suite sans fin de coups d'état et de dictatures militaires  : Juan Domingo Péron 3 fois Président 1946, avec son épouse Evita ( morte à 30 ans d'une leucémie  alors qu'elle s'apprêtait à briguer la présidence et qui est devenue un mythe), met en place - un vaste programme de réformes sociales.... mais il était aussi très proche des nazis, et est très contreversé ici ....
1976/1983: une junte militaire gouverne le pays, c'est « la sale guerre » ou se succèdent arrestations arbitraires, assassinats, tortures et enlèvements politiques. Des milliers de personnes et de bébés ont disparu pendant cette période. Les procès seront longs et difficiles.
À partir de 1983 : retour à la démocratie :  Raoul ALFONSIN qui signe un traité d'amitié et de paix avec le Chili en 1984 et enfonce le pays dans une crise économique sans précédent - puis Carlos MENEM qui mène une politique très libérale et crée le Mercosur mais ne parvient pas à endiguer le chômage. Le pays est dans un état désastreux et corrompu avec beaucoup de scandales.....
 Nestor KIRCHNER ( un péroniste )arrive au pouvoir en 2003 avec 20 millions de personnes au dessous du seuil de pauvreté. C'est lui qui lève enfin l'immunité des criminels des périodes de dictature. Et négocie le rachat de 80 milliards de dettes de l'Etat.
KIRCHNER rompt avec l'alliance traditionnelle de Buenos Aires et Washington , critique du néolibéralisme, favorise au contraire les alliances régionales avec les pays d'Amérique du Sud.
 
En 2007, son épouse Cristina KIRCHNER est élue Présidente de la République.

Depuis début 2008, le pays connait d'importantes manifestations de fermiers en raison des taxes à l'exportation et des impôts. ... et dans les journaux d'aujourd'hui, je peux lire qu'il y a de nombreuses manifestations  de la CGT qui réclame des sous, car ( peut être que vous ne saviez pas, mais c'est  LA CRISE !

Bon alors maintenant il faut qu'ils se calment parce que j'arrive !

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Martine Bachelier - - Argentine

Carnet de voyage : de l'Agentine à L'Inde, du 15 novembre 2008 /18 avril 2009

Blog dédicacé à Gilles, Pierre, David et Charly.  

 

LES PREPARATIFS : novembre 2007/ novembre 2O08

 

 

Combien de fois : « tu pars faire le tour du monde? »

 

Quelle idée... et pourquoi ...c'est dangereux... tu es courageuse de partir toute seule...!

Beaucoup moins souvent : tu en as de la chance ! Quelle expérience !

 

A quoi bon se poser toujours tout un tas de questions sur le pourquoi du comment? Dans la vie « le plus grand des risques n’est-il pas « de ne pas en prendre » ?  Un voyage doit-il se justifier ? Je serais bien incapable de le faire. C’est finalement assez mystérieux...

 

L'essentiel c'est de partir parce qu'on en a envie. Il est des voyages qui s’imposent sans que l’on sache vraiment pourquoi, c’est juste l’envie de partir qui s’impose : voyager pour voyager, voyager pour rencontrer, partager, découvrir, comprendre, apprendre ... s’enrichir au contact des « autres », de ceux qui sont différents, et puis partir pour rentrer, se retrouver peut-être un peu plus tolérant, plus modeste aussi, et pourquoi pas : repartir !

 

A chacun sa boucle ...

 

Bon, ces « considérations hautement philosophiques » faites, préparer son voyage, ça, c'est une autre histoire!

 

Quel travail !

 

Tellement de travail qu'on finit par avoir envie d'être parti pour ne plus en parler! Déjà, on peut être fier de soi quand on a tenu le coup jusqu'au bout (il me reste encore un mois et demi...). Donc, une fois l'idée bien ancrée dans la tête, un seul mot d'ordre : de la ténacité, encore de la ténacité, toujours de la ténacité !

 

Je pensais (« car on m'avait dit ») que la préparation du voyage était un moment fort, passionnant, excitant ... déjà dans le rêve quoi! Et presque au Paradis...

 

Vous voyez ce que je veux dire ?

 

Eh bien non!

 

Moi en tous cas, ce n'est pas comme ça que je l'aurai vécu. Peut-être  parce que je pars seule, sans beaucoup d’expérience, et que j’ai donc presque tout préparé toute seule.

 

C'est stressant, fatigant (à en perdre le peu de sommeil qui me reste!).

 

Il faut penser à tout, imaginer les pires catastrophes – les maladies, les accidents, les vols, les ratages d'avion, les hôtels crapoteux, les attaques la nuit au coin de la rue, les sacs à dos  ouverts au cutter, les taxis qui vous déroutent de votre route...Ah ma pauvre dame si vous saviez dans quel monde on vit !... et prévoir la façon d'y faire face. Il faut faire une incroyable quantité de démarches tous azimuts, comparer, soupeser, évaluer etc...

 

Alors je vais faire vite, car je trouve que finalement, tout ça n'est pas très intéressant.

 

Grosso modo, il faut donc:

 

-D'abord prévoir son budget – le nerf de la guerre! ça au moins depuis Christophe Colomb, ça n'a pas changé !

 

-Ensuite trouver le « meilleur  voyagiste » qui vous aidera à concrétiser tout ça.

J'ai choisi « les Connaisseurs du voyage » à Paris (aller-retour à Paris à trois reprises quand même rien que pour ça!) et me suis donné, vu mon peu d'expérience et mon tempérament très « perfectionniste », 6 mois pour préparer tout ça, avec en plus un calendrier très strict pour que tout soit prêt dans les délais impartis!

 

Choisir le sens dans lequel on veut « tourner » (car elle tourne ! merci la Géothèque à Nantes) - j'ai pour ma part préféré partir vers l'ouest pour mieux encaisser les décalages horaires ... mais bon, au point où j'en suis, je me dis que j'aurais bien pu tourner dans n'importe quel sens  !
 

Choisir les pays, en fonction non seulement de ses envies, mais aussi des distances, du climat, des langues, de la sécurité, du coût de la vie (eh oui on en revient toujours là!).

Choisir les itinéraires dans chaque pays (merci Joël pour l’Amérique du Sud, Sylvaine pour l’Australie, Madeleine pour l’Inde ...)

 

Se faire un planning semaine par semaine  pour ne rien oublier... et le respecter !

 

Faire des fiches sur tous les pays, avec les cartes routières et tous les documents, adresses – etc...dont on pourrait avoir besoin pendant le voyage ( ne pas oublier les consulats, les hôpitaux voire les cimetières... tiens , en passant, penser à faire son testament, on ne sait jamais... et aussi prévoir les cadeaux de Noël, car à Noël, je serai...à l'île de Pâques, ça ne s'invente pas!

Toutes ces fiches : un vrai travail de fourmi!

 

-Acheter les guides, et les « dépecer » pour n'emporter que ce qui est utile. Merci Anny pour la combine!! Et puis bien sûr, ensuite relier « les restes ».

 

-Penser à la santé, aux vaccinations, aux médicaments (qui augmentent considérablement avec l’âge, c’est là que l’on mesure le temps qui passe ! merci Yannick), aux crèmes protectrices de toutes sortes en veux-tu en voilà à emporter,

 

-Aller voir le médecin, le kiné pour le dos, l’oculiste, l’opticien, le dentiste – ça tombe bien j’avais 2 dents à refaire !-, le Centre des vaccinations de l'hôpital, la pédicure, le coiffeur : est ce que je pars avec les cheveux blancs ou est ce que je me fais ma teinture habituelle ?

 

-Aller faire un tour au Vieux (ça tombe bien !) Campeur pour la moustiquaire (merci Jacky), la gourde filtrante – qui ne servira sans doute à rien – lunettes de soleil indice UV 4 s’il vous plaît ! la casquette adéquate- celle qui protège le cou- la ceinture à billets, les cadenas à code qui, paraît-il, se « décodent » si facilement ... etc..

 

Bref, on sort de là, le porte-monnaie très allégé  et la valise beaucoup plus lourde ! 

 

-Prévoir toute la gamme de vêtements : du coupe-vent (marque "North Face" s’il vous plait! And what else ? De vieilles chaussures, un vieux maillot de bain qu’on se fera une joie d’abandonner sur place en partant ...

 

Penser aussi aux cartes bancaires et à l'argent à emporter : Ah !! sacré dollar qui monte avec la crise, c’est bien ma veine ! ... en espèces, pas en espèces, à combien on a droit? Comment se faire dépanner en cas d'urgence? Penser encore à l' « assurance assistance » ... laquelle ? Qui couvre quoi ? Pendant combien de temps ? (C'est là que l'on découvre le flou mystérieux des assurances) un vrai casse-tête. Finalement, pour  3 jours « de trop », j'ai dû prendre un mois entier supplémentaire, allez donc comprendre !

 

Faire tous ses papiers en double et même en triple pour les anxieux comme moi,

 

Prendre quelques leçons d'espagnol pour se remettre dans le coup (merci Gilbert!)

 

Se créer une adresse et organiser sa boîte mail pour le voyage (merci Pierre !)

 

Et finalement, hélas, faire ce qu'on ne voulait surtout pas faire : l'acquisition d'un mini ordinateur portable, car vu la quantité de documents à emporter, on n'a plus le choix, sinon on ne  passe pas l’enregistrement !...Et puis apprendre à s'en servir « bien » ... là, nouvelle crise : trouver vite quelqu'un d'efficace et prendre quelques cours. Apprendre aussi qu'un ordinateur portable dans un sac à dos, ça ne s'assure pas, personne ne veut prendre ce risque. Un petit coup de stress supplémentaire, car je vais sûrement me le faire piquer et perdre toutes mes données...Bon, allez, ça ne sert à rien, "dans la vie faut pas s'en faire" et à chaque jour suffit sa peine...

 

Penser aussi à ceux qui restent (snif snif) et faire un petit blog (merci Audrey mon « ange gardien internet » !) qui nous permettra de rester en contact.

 

Et puis ...   et puis j'en passe : il est temps de faire la valise et il faut que tout rentre et que malgré mon lumbago « dû au grand âge », je puisse porter tout ça...

 

Quelques objets, pourtant « hyper-précieux » et auxquels je tenais beaucoup, passent à la trappe   Et le sac à dos est échangé contre une valise à roulettes ! Je vous assure : véridique, une valise à 4 roues même !! Une vraie grand-mère J

 

Et voilà, 5 mois plus tard je suis « prête » à partir sur les traces des « grands explorateurs » !

 

J'espère faire aussi bien qu'Ulysse qui a vaincu le Cyclope, Circé la magicienne, et Scylla l'aboyeuse, et qu'à mon retour je retrouverai Gilles faisant et défaisant ses arrêts, pour faire passer le temps... ( merci Marie, tu penses à tout !)

 

Une petite pensée pour Marco Polo qui a mis des années au 13ème siècle, (pas seulement quelques mois!) à préparer son voyage en Chine, lequel a duré 24 ans!

Je pense à  tous ces italiens, espagnols, portugais, français, anglais, norvégiens   notamment Christophe Colomb, Juan Diaz de Solis, Cortès, Pizarro, Jacques Cartier, Samuel de Champlain, qui sont allés vers "Les Amériques" et vont donc devenir mes copains ! A Vasco de Gama au 16ème, puis James Cook au 18ème, qui ont exploré l'océan indien et l'océan pacifique.

 

Et surtout aux deux hommes qui, les premiers, ont bouclé un tour du monde complet:

 

Magellan au 16ème qui voulant rejoindre les « fabuleuses îles aux épices », quitta l'Espagne en 1518 avec 300 hommes et 5 navires spécialement construits pour l'expédition, et  découvrit le passage qui porte son nom au sud de la Patagonie : le « détroit de Magellan » ... j'aurai une petite pensée pour lui quand j'affronterai les grands froids de Punta Arenas (oui, je sais, je me la joue un peu:). Le pauvre, il mourut en route. Après 3ans de navigation, un huitième seulement de ses hommes rentrèrent au bercail...dur dur !

 

Et puis l'autre qui a fait le tour du monde, c'est l'anglais Francis Drake, au 16ème aussi. Mais celui là, il passa son temps à piller les colonies espagnoles d'Amérique et à faire du trafic d'esclaves. Un sale bonhomme : je préfère ne pas en parler!

 

Les « modernes »  ont suivi : Alexandra David-Neel au début du siècle (Grand Tibet et vaste Chine), c’est un peu elle, je crois, qui m’a donné envie de partir  (merci David).  Et tous les autres, explorateurs mais aussi photographes, écologistes ... (mais, rassurez-vous, je ne ferai aucune concurrence à Yann Arthus-Bertrand,  à Paul Emile Victor, ou Nicolas Hulot...! .) Et aujourd’hui ces milliers de jeunes et moins jeunes « globe-trotters » qui parcourent le monde en tous sens sans le moindre état d’âme ! et prennent l’avion comme nous, on prenait le « solex ».

 

Bref, tout ça pour dire, que quand même il faut relativiser le caractère « exceptionnel » de mon voyage ! Et ne pas se prendre trop au sérieux!!

 

Après quelques semaines de préparation, tranquillement assise à mon bureau la plupart du temps, avec toutes les infos du monde en quelques clics grâce au net, avec dans ma valise tout ce qu'il faut pour éviter de tomber malade, et dans la poche un téléphone portable, un ordinateur, les adresses et les numéros de mes « contacts »   un peu partout dans le monde, des cartes bancaires, un voyage « semi-organisé », et des « Appareils Volants Imitant l' Oiseau Naturel » - pour reprendre l'expression inventée par Clément Ader, le père de l'aviation, au 19ème siècle -, qui en deux temps trois mouvements, m'emmèneront d'un continent à l'autre, franchement, il n'y a pas de quoi trop parader!

 

Il y aurait même lieu de faire un «peu profil» bas, non ? !

 

Très sérieusement en revanche, je veux remercier tous ceux qui m'ont aidé à préparer ce voyage, en particulier Sara qui a fait un travail extraordinaire pour moi sur  le Chili, Baudouin pour Bombay... Leur expérience, leurs conseils et surtout leurs encouragements m'ont été très précieux (Anny, Martine, Sabine ...). Ce fut pour moi un grand plaisir de les rencontrer, en particulier tous ceux  de l’association « abm » (merci Odile).

 

Bien sûr et par dessus tout un grand merci à Gilles, pour son aide attentive, soutenue et constante à la préparation de ce voyage ... mais ne t’inquiète pas, je ne pars qu’en « éclaireur », pour repérer les chemins du prochain voyage que nous ferons ensemble !

 

A tous, merci encore et

 

Hasta Luego!

 

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Published by Martine Bachelier - - Tour du monde : les préparatifs

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