Martine autour du monde ...


 Le Dieu "MAKE MAKE " (Pierrot - Pierrot pour les intimes), étant de nouveau venu à mon secours, je peux continuer ....ouf ! Merci Pierrot 

 

Je voudrais d'abord remercier du fond du coeur tous ceux qui m'ont envoyé leurs voeux de bonne année, et auxquels je ne peux répondre, n'ayant pas leur adresse e-mail personnelle ... à mon tour BONNE  ANNEE A TOUS !


Avant de quitter l'île de Pâques, je voudrais juste mentionner rapidement, pour m'en souvenir (moi-même personnellement) , tous les sites visités sur l'ile:


1 - Dans le centre et le nord de l'ile :

Vaihu, Akahanga, le volcan Rano Rakaku le plus haut (511 m) carrière où les moais ont été sculptés, Ahu Tngakiri, Pito Kura, la belle Anakena beach ( la seule fois ou je me suis baignée) avec le Ahu Nau Nau,
 

2 – A l'Est :

la péninsule Poike : Ahu Akivi ( les 7 moais qui sont les seuls à regarder la mer ), Te Pahu, Puna Pau ,
 

3 – Au Sud ouest :

Le parc national d'Orongo, avec le volcan Rano Kau (341 m), le Ahu Vinapu = le site de l'homme oiseau, là où fut trouvé le pétroglyphe le plus célèbre: celui de l'homme oiseau qui se trouve aujourd'hui au British Museum de Londres!, et la grotte de peintures rupestres Ana Kai Tangata,
 

4 – Juste à côté d'Hanga Roa, en passant par le cimetière qui borde la côte et le Musée archéologique, je suis allée à pied voir le Rongo Tautira (le beau moai solitaire qui a encore des yeux !)


et quelques photos en vrac pour donner une idée de tout cela :


Vous y verrez donc partout des moais, en tuf pour la plus part, (pierre volcanique grise) ou encore en basalte ou en trachyte, des grands, des petits, des cassés, des entiers, des reconstitués, des avec tête, des sans tête, des têtes qui traînent par terre, des sans yeux, des avec des yeux en corail blanc avec des iris en scorie rouge ou en obsidienne noire, des qui sont restés là où ils furent taillés – dans la carrière- des qui ont été transportés sur les Ahu - 298 -( grosse discussion d' ailleurs pour savoir comment ils ont été transportés !), des qui regardent vers la terre (presque tous) , d'autres (7 seulement ) qui regardent vers la mer, et des qui sont encore inachevés dans leur carrière, des qui ont des chapeaux ronds (comme les bretons) en scorie rouge, d'autres qui n'ont pas de chapeau, sans doute parce qu'ils n'ont pas eu le temps de les mettre, les chapeaux étant fixés en dernier, juste avant les yeux.. .... bref, il y en a vraiment pour tous les goûts !!!

Vous y verrez aussi des pétroglyphes, sculptures- dessins en creux ou en relief, sur les pierres et même sur certains moais, représentant pour la plupart le dieu MAKE MAKE, dieu créateur de Rapa Nui.

Et puis quelques peintures rupestres sur les voûtes des grottes, et enfin, des tablettes en bois ou en pierre, gravées en écriture « RONGO RONGO » sur laquelle, alors là, on ne sait absolument rien, si ce n'est que ce système d'écriture est unique au monde ! Personnellement, je n'en ai vu qu'au musée.


J'avoue qu'au bout de 2 jours complets de visite de moais, j'ai un peu saturé.....mais il y a de quoi occuper le temps des chercheurs en anthropologie .... c'est toujours ça !

devant--iles-de-l-homme-oiseau.jpg Le site de "l'homme-oiseau"

IP35.jpgLa pierre philosophale

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Les moaïs qui regardent la terre, le seul groupe de 7 qui regarde la mer (Aku Akivi),  ceux qui sont inachevés, ceux qui sont tombés, ceux qui ont des yeux (le Rongo Tautira) ...et tout en haut le cratère du volcan Rano Rakakou.
Peintures rupestre et pierre sculptée.

 











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Tout juste un mois après être arrivée au Chili, je quitte donc le pays d'adoption de Sara (snif snif...) et la remercie encore de m'avoir organisé un si beau voyage !!

 




 

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La « messe de Noël » fera partie, je crois, d'un des plus grands et plus émouvants moments de mon voyage.


Dimanche 28 décembre, 9h, me voici devant la petite église blanche et verte dont les marches sont déjà pleines de monde .... un prêtre venu de Santiago, d'un rang assez élevé si j'en juge par son habit blanc brodé d'or, et le respect que tous semblent lui témoigner, serre les mains des fidèles sur le parvis... je fais donc comme les autres, je me présente et il me souhaite - en français - la bienvenue « dans la maison du Seigneur. »
 


L'église est déjà pleine à craquer, je compte environ 1000 personnes tous Pascuans, sauf peut-être une dizaine de touristes dont je fais partie ...je me faufile devant, et trouve une place libre au bout du 6ème rang ... il fait chaud .... je m'assois donc lorsque je réalise que je me trouve au milieu d'un groupe de musiciens : des guitares, deux accordéons, une sorte de mandoline, un accordéon et des tambours.

Assise sur la droite le long du mur avec sa mère et son frère, une très jolie fillette d'une douzaine d'années (à droite en haut), fait manifestement la tronche, pas contente du tout d'être là !!


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Les prêtres et autres participants, tous en blanc, arrivent en grande pompe par l'allée centrale.

Le grand prêtre nous souhaite la bienvenue dans toutes les langues et dit quelques mots en espagnol.

La petite fille qui faisait la tête, se lève, pieds nus, mini jupe .... et sans complexe va chercher ....un tambour caché derrière l'hôtel : elle revient à sa place et d'un geste sec coince le djembé entre ses cuisses !

Et puis un jeune arrive et se colle contre moi, en bout de banc ... alors pour ne pas gêner (ils sont quand même chez eux ! ), je me déplace et je vais m'assoir à côté de la jeune fille au djembé..

Là je m'aperçois que le jeune garçon qui vient d'arriver, très gros, est manifestement trisomique (avec le pull rouge sur la photo), mais les autres l'accueillent très bien...


Alors là, tout d'un coup, la jeune fille se met à taper sur son tambour, le jeune trisomique sort un harmonica de sa poche et toute l'église s'emplit de chants et de musique d'une incroyable beauté ! De quelque chose de très fort, de très profond, de très « vrai » ... les gens chantent dans leur langue, le rapanui, très haut, sans complexe, avec une évidente foi qui vous prend aux tripes sur une musique mi-rock mi-blues, très rythmée qui n'appartient qu'à eux.  Je dois avouer que j'ai eu les larmes aux yeux !


Sans doute aussi l'émotion de savoir ma famille si loin de moi en un moment si intense.


Soudain, POUF!

Je sens un gros poids me tomber dessus : c'est la femme assise juste à côté de moi qui s'évanouit ! (il faut toujours que ça tombe sur moi des trucs pareils !) Tandis que les gens continuent de chanter – il y en a même une qui se met à danser! - petit remue ménage de mon côté pour allonger la dame. Je lui mets mon sac sous la tête, un médecin arrive et dit que ce n'est rien, on l'asperge d'eau et finalement, elle reprend ses esprits et sort prendre l'air : OUF !


La messe qui a suivi pendant une heure et demie, a été tout simplement magnifique d'un bout à l'autre, avec un très beau sermon ne manquant pas d'humour (sur le thème de la famille justement, en ce jour de «Santa natividad »! ), tantôt en latin, tantôt en espagnol, tantôt en rapanui, et surtout des chants, beaucoup de chants et de la musique, à en faire trembler les vitraux de la petite église ! Quelques chants religieux bien sûr, connus de tous les catholiques, mais surtout des chants traditionnels relatant probablement l'histoire de l' île... des ancêtres. Et j'ai compris alors la longue litanie des noms qui avait précédé le début de la cérémonie.


Le jeune malade, de temps en temps, sortait son mouchoir de sa poche pour chatouiller le nez de son voisin guitariste qui lui faisait les gros yeux. Alors il remettait son mouchoir dans sa poche ..... mais, comme pour se venger, sortait son harmonica au bon moment pour envoyer un son bref mais sonore, de sorte que tout le monde se retournait pour lui lancer un regard noir !! Replacé dans le contexte, je vous assure que c'était trop drôle !!

















En fait, dans l'église, un peu partout, des gens étaient venus avec leur instruments de musique, en vêtements de tous les jours, avec leur vieux jean, leur bandana et leur tongs, juste pour participer ....


Comme lors du repas de Noël, j'ai senti une communauté extrêmement soudée... enfin pour ceux qui étaient à la messe en tout cas !


D'une manière générale les Pascuans sont extrêmement fiers d'eux, (voire parfois un peu hautains), de leur histoire, de leur style de vie. J'en ai encore eu la confirmation en regardant un film de 2008, projeté cet après midi au Musée Historique.


Mais ils ont aussi le sentiment que cela ne va pas durer très longtemps. Certains disent que c'est la dernière génération à vivre ainsi, si attachée à ses traditions. Ce n'est pas impossible!


En tout cas, si vous venez un jour à l'Ile de Pâques, venez à Noël : rien que pour la messe , ça vaut le déplacement !!

 

 

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L' île de Pâques : scènes de la vie quotidienne

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Après la « grande histoire », dont je ne garantis pas d'ailleurs l'exactitude mais on peut me corriger!,
quelques « petites histoires  de la vie de tous les jours » :


Quand je suis arrivée, j'ai été étonnée par la petite taille de l' île, le bleu du ciel et celui de la mer....J'y trouve comme un mélange de la Pointe du Raz et de l'île aux Moines...


A l'aéroport, (8 vols Santiago et 2 Papeete par semaine exclusivité LAN), qui ressemble plus à un terrain de jeu qu'à un aéroport, (sauf que quand même la piste, une des plus longue du monde parait-il, car destinée à servir en cas de pépin, à l'atterissage de la navette spatiale américaine, traverse l'île de part en part !), il pleut des cordes, un couple de français "ronchon" (comme souvent hélas  ) se plaint qu'il n'y a pas de passage abrité !! Un pascuan de leur répondre  que  « ça ne fait pas vraiment partie de leurs priorités  » ...


Il y a en effet ici beaucoup de français, de chiliens du continent, de japonais, d'américains des US... de couples mixtes de tous les pays.


La seule ville, « Hanga Roa », est très étendue, les rues sont larges, les « maisons » espacées dans de très grands jardins remplis de végétation exotique exubérante : ça pousse partout, de toutes les tailles, de toutes les espèces (il va falloir que je me documente là dessus ,car je n'y connais rien en plantes, mais c'est vraiment très beau!)

Quand on arrive on nous donne une carte de la ville, avec des noms de rues, le problème, c'est qu'il n'y a aucun panneau indiquant le nom de ces rues, et donc, malgré mon plan (et ma boussole dont je n'arrive toujours pas à me servir ), je n'arrête pas de tourner en rond et de me perdre!! J'ai quand même mis plus d'une heure pour aller dire bonjour à Lili, comme promis - hi hi - à Joël !. Mission accomplie sous un cagnard de ouf !


Ici, on n'est pas logé, comme au Chili dans des « hospedadges » mais dans des « cabanas », des bungalows autour de très jolis jardins. J'ai la « suite 7 », c'est une vraie « suite », c'est à dire qu'il y a un grand lit + un petit (dont le couvre- lit me sert comme d'habitude à cacher la fenêtre le soir, car ici comme dans toute l'Amérique du Sud j'ai l'impression : pas de volets! Alors on se débrouille car il fait jour très tôt le matin : bref, je suis vraiment très très bien. Je n'aurais jamais pensé avoir une « suite » dans une « cabane » ...!


Il y a une église (catholique !, merci les missionnaires envoyés par le Bishop de Tahiti au 19ème) où je vais aller à la messe de Noël demain, car je me dis que c'est sans doute une « sacrée » aventure que d'aller à une messe de Noël à Pâques !!!

Un petit hôpital, une très modeste « maison du gouverneur » (un maire élu + un gouverneur nommé par la Présidente, l'île faisant partie de la région 5 du Chili), une école où les enfants apprennent l'espagnol qu'ils parlent, puis l'anglais et le pascuan en secondes langues obligatoires.


Mais ce qu'ils apprennent surtout c'est à monter à cheval (merci La Pérouse), à scoot, à 4 sur des Quad ... à faire du surf dans le petit port d'Hanga Roa ... et à boire, m'a t on dit, pas mal ...


Presque chaque famille a son cheval devant la porte, de très beaux chevaux brun doré, fins et élancés, qu'ils montent sans selle, comme nous on prend la bicyclette ! On les voit partout en ville, torse-nu, tatouages sur les chevilles, les bras, le torse, souvent avec les enfants en croupe, et la « queue de cheval » au vent car ils portent les cheveux longs attachés par des bandeaux de couleur vive. Ils sont très beaux – très fiers aussi - ça fait très « western sans le chapeau »  !!! 

            
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Il n'y a pas que des chevaux, aussi beaucoup de chiens (genre chien loup), qui, cela va sans dire, gambadent en toute liberté (et déchire les sacs poubelles), il y en a un en permanence devant ma porte qui monte la garde, et des poulets en veux- tu en voilà, de toutes les couleurs, comme des perroquets!. En revanche, très peu d'oiseaux en l'air.

 Des chiens qui hurlent à la mort tous les soirs de 10h à minuit, et plein de coqs qui commencent à chanter à 5h du mat .... autant dire, qu'après les trains de Buenos Aires, et les cloches de Puerto Natales, mes nuits sont toujours aussi courtes !!


Une seule route goudronnée qui fait le tour de l'île, et le reste: des chemins de terre volcanique rouge très fine, qui vole partout, nous aspergeant à chaque passage ... si bien que : lessive tous les soirs!!


Les gens d'ici sont bien sûr très pauvres, ils se débrouillent avec rien, leur principale ressource est le tourisme. On  ne sait pas trop ce qu'ils en pensent, mais ils ne me paraissent pas aussi « déprimés » que bien des Chiliens du continent.

Le 25 au matin, en sortant de l'hôtel, 2 hommes complètement ivres descendent le chemin bouteilles à la main ...ils avaient manifestement bien festoyé!
L'un d'eux s'avance vers moi, s'agenouille (s'il vous plait! ) et me fait.... tenez -vous bien : un baise- main !! J'ai trouvé que le geste très élégant .


Pour terminer ce  survol de l'île, il faut que je raconte mon « déjeuner de Noël »:

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Au cours d'une journée d'excursion, notre guide nous dit : « je vous emmène au déjeuner de Noel! C'est une tradition ». Elle nous explique que chaque année une famille de l'île offre le déjeuner de Noël à tous ceux qui viennent, pascuans surtout (90 %) et touristes. En effet on arrive dans un grand jardin où des hommes et des femmes préparent à l'ancienne, braises à même le sol, viande, légumes etc... il y a même des gâteaux de melons. Ils nous donnent tout ce que l'on veut et autant qu'on en veut! Je me suis retrouvée avec une grappe d'une vingtaine de bananes ... et en plus, on n'a rien pour mettre tout ça, ni assiette, ni couteau, ni fourchette!! tu prends et tu te débrouilles !! j'ai fini par trouver par terre un sac en plastique, et sans que j'ai eu le temps de faire ouf, ils m'ont fourré dedans en vrac entrée, légumes, viande, et dessert! On s'assoit par terre et on mange avec les doigts, tout se mélange, ça dégouline de partout et on s'en met partout !! mais c'était vraiment super bon. Ce qu'on ne mange pas, on le donne à la mama de la guide qui récupère tout! Re-lessive en rentrant !! Cette tradition se répète pour chaque grande fête de l'année, par famille tournante...


Bon, les chiens commencent à se calmer, il est temps d'aller se coucher 
avant que les coqs prennent le relais ...
AH LES COQS !!!!!

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3 - L'Ile de Pâques : 23/31 décembre 2008


« l’ île de Pâques est un appel. Le Moai de la paix est le symbole de cet appel. Il n’est pas que pascuan, il est universel » Paul Emile Victor – qui fut le premier a inaugurer le vol papeete/Ile de Pâques en 1968.



 Me voici donc arrivée à Hanga Roa sur l''île de Pâques,  une île minuscule de 166 km2 , à 4000 km de Tahiti, et 3700 de la côte chilienne,

sous des trombes d'eau !!!!
 


















Géographie de l'île de Pâques:


L'île compte à peine 5000 hab. (dont la moitié sont des chiliens du continent) ... et 20 000 visiteurs par an.

23 km sur 12, elle a la forme d'un triangle isocèle. Elle est constituée de 3 volcans principaux aujourd'hui éteints: le Poike, le Rano Kau et le Terevaka, (le plus haut : 511 m), qui se dressent à chaque angle de l'ile.

L'île est très sèche, recouverte d'herbe roussie, mais à côté de la capitale Hanga Roa, il y a aussi des collines vertes, des bouquets de cocotiers, de palmiers importés de Polynésie, de bananiers, de manguiers, et d'eucalyptus, des hibiscus, des frangipaniers,  même si les arbres ont pratiquement disparu à cause de la surpopulation et la surconsommation d'arbres  à certaines époques.

Pas de port naturel ( les cargos sont déchargés en mer!), ni de barrière de corail (donc très peu de poissons).
 

Le climat subtropical est chaud et humide (température comprise entre 12 et 27 maxi en février). Beaucoup de pluie et de vent.


Histoire


 

L’île de Pâques fut ainsi nommée car elle fut découverte le jour de Pâques par Jacob Roggeveen le 5 avril 1722, mais les Pascuans l'appellent RAPA NUi (la grande Rapa en référence à une autre île trouvée par les polynésiens aussi et  nommée Rapa.)


Le premier roi mythique est HOTU MATU. Il envoya ses 7 fils en éclaireurs, avant de les diviniser en 7 MOAI (statues), les seuls de l'île à être tournés face vers l'océan... mais en réalité ces moais ont été construits beaucoup plus tard (ce sont les derniers moais à avoir été sculptés sur l"île en commémoration de cet évènement).

Plusieurs périodes:

1 - Avant l'an 800 :
Vers 4000 av.JC les océaniens partis du sud-est asiatique, atteignirent Tonga et Samoa, puis les sommets du « triangle polynésien » : Hawaï, Ile de Pâques et Nouvelle Zélande entre 300 et 1000 après JC. Partir à la recherche d’une nouvelle terre s’appelait « kimi maara ». Les anciens appelaient leur terre « le nombril du monde », la terre comme la pierre sont inaliénables. Les premiers moais ont été sculptés à partir du 6ème siècle. 

Les premiers pascuans sont des polynésiens arrivés sur l'île ,entre 400 et 800 après JC, à bord « d'arche de Noé », grands canoës à double coque... Les navigateurs polynésiens y virent le bout du monde promis par leurs dieux. Au-delà, c’était le mystère de l’Infini, un monde peuplé d’esprits et de dieux...C'est la phase du développement de la culture mégalithique qui carctérise l'île.

2 – 800/1680 : phase des AHU MOAI. C'est l'apogée de la culture, et l'érection des fameuses statues de plus en plus nombreuses, et de plus en plus grandes, chaque tribu voulant la sienne. La tribu la plus importante celle dont sont issus tous les rois (« akiri ») est la tribu MIRU.

3- 17ème et 18ème : Guerres entre tribus et  fin du culte des Moai . Emergence du culte de « l'homme oiseau » qui permet l'accès au pouvoir d'autres tribus que les Miru.

Rivalité entre 2 vagues distinctes d'immigration: les « longues oreilles » et les « courtes oreilles », qui n'ont eu de cesse de se faire la guerre, et de détruire leurs statues respectives! On dit, et cela peut se vérifier, que l'existence de  ces deux "types "de Pascuans est toujours visible aujourd'hui.

4 – 19ème: Les explorateurs européens:

1774 : James Cook visite l'île;

1786 : c'est au tour de La Pérouse avec son bateau La Boussole.C'est lui qui va apporter sur l'île, les animaux et les plantes et les graines dont elle est complètement dépourvue. Il n'y avait  alors que des poulets et des rats!!
1863 : des bateaux péruviens débarquent sur l'île, capturent et réduisent tous les îliens en esclavage, il n'en reste que quelques centaines (cf les commentaires de Pierre Loti de passage sur l'île en 1872), ceux qui reviendront ensuite sur l'insistance et l'intervention de la France, mourront de la tuberculose pendant le voyage, une dizaine seulement reviendront vivants, mais transmettront la maladie aux îliens .... ce qui entraînera une nouvelle hécatombe.... 

1888 : Le Chili prend possession de l'île (elle faillit devenir française, annexée à la Polynésie française, mais c'était bien loin ...), c'est encore une période d'esclavage, de misère à tous points de vue ... ce n'est qu'en 1966 que les Pascuans acquièrent le droit de se déplacer sur l'île et au Chili sans autorisation spéciale, d'acquérir des parcelles de terre sur l'île, de voter !!!!! (aujourd'hui seuls les natifs de l'île peuvent être propriétaires de terrains sur l'île, ou alors il faut être marié avec quelqu'un d'ici )

Les MOAI et les AHU et la MANA


Actuellement il y aurait très exactement 887 statues MOAI visibles et comptabilisées, car une grande quantité sont encore sous terre...
Elles ont été fabriquées sur place dans le tuf volcanique de la carrière du Rano Raraku et mesurent de 1,13 à plus de 11 m. On vient d'en trouver une géante, de 21m!  La plus grande actuellement debout fait 9m80.
Les Moais avait une fonction sacrée, mais aussi politique et sociale. Ils avaient tous un nom, et assuraient le lien avec les Ancêtres vivant encore au-delà de l’horizon. 
Ils personnifiaient les ancêtres fondateurs de chaque clan, protégeaient leurs descendants et transmettaient le MANA, la force créatrice de tout l'univers, celle qui fertilise et engendre. La MANA est difficile à définir : la découvrir, c’est découvrir la vie, l’homme, l’énergie, l’amour, la mort, le savoir. Au contraire, ce que l’on ne connaît pas est le TAPU, un ensemble d’interdits à observer impérativement dans l’île de Pâques, comme dans l’ensemble de la Polynésie
Les morts (incinérés sur les Ahu)  sont sacrés : c’est PO : le royaume de la nuit
Le tatouage servait de reconnaissance et d’appartenance à une tribu : le dieu TOHU est le dieu du tatouage.


Lors de leur transport, deux tiers des statues se sont cassées ! Certaines portent un chapeau rond le PUKAO en lave rouge du volcan de Puna Pau (les îliens se teignaient les cheveux avec de la terre rouge) et des yeux de corail blanc, avec des iris en scorie rouges ou en obsidienne, pour représenter le visage "vivant "d'un ancêtre en particulier... Le Moai ne devient vivant que lorsqu'il a ses yeux qui sont fixés au dernier moment, quand on le met debout.


Le Moai qui arrivait à destination - roulé sur des troncs d'arbres ou des peirres, ou encore tiré par des cordes - était placé sur l'AHU, le « socle des formes du temps », une plate forme cérémonielle qui abritait aussi des chambres funéraires où étaient entreposés les ossements. Le Ahu descendait en pente douce vers la mer dans le MARAE, espace où le divin se manifeste!


Leur destruction entraîna la détresse de tout un peuple protégé par ses sculptures depuis 1000 ans... il se tourna alors vers le culte de l’homme oiseau sur le site d’ORONGO.


L’écriture des tablettes « RONGO- RONGO » est un autre mystère non élucidé...on sait seulement qu'elles se lisaient en commençant par le bas, et en retournant la tablette à chaque ligne... mais tous ceux qui avaient la connaissance de leur lecture, les chefs et les plus érudits dans la hiérarchie, ont disparu. 


La nuit : PO est le domaine d’Hina la déesse de la lune, le jour HO est le domaine de Ra le dieu du soleil

Photos : premières vues d'avion de l'île et de la seule petite ville : Hanga Roa

mais aussi dit-on la plus mystérieuse du monde ....

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 Deux petites excursions avant de quitter Santiago:

Tout d'abord une visite dans les vignobles : les vins chiliens sont très réputés et de plus en plus exportés dans le monde entier, même en France où les premiers cépages ont été exportés il y a plus d'un siècle. Beaucoup portent encore de noms français : Cabernet Sauvignon ... et les plus grandes marques chiliennes: Concha y Torro, Undurraga, le Santa Rita, le Santa Carolina ...  et 80 % des vignobles m'a  t-on dit, mais ça reste à vérifier, sont "managés" par des français.

Quant à moi j'ai pris le " Tren del Vino ", un petit train - locomotive  à vapeur s'il vous plaît - qui date de 1930 (version viticole de l'Orient Express  !) et nous emmène à un train de sénateur, à travers la vallée de la COLCHAGUA , en passant par San Fernando et Santa Cruz (magnifique musée sur la préhistoire du pays ), jusqu'au domaine de Colchagüino, à 141 km de Santiago.

Dans le train, dès 10h du matin, dégustation gratuite et à volonté de tous les vins .... autant vous dire que la fin de la journée fut très très gaie

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Donc ensuite dernière excursion à Valparaiso avec Sara et Cristian, à 115 km à l'ouest de Santiago.

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Un port mythique dans l'histoire du pays, puisqu'il fut le premier créé en 1536 par Juan de Saavededra, qui lui donna le nom de son village en Andalousie, et que Pablo Neruda y a vécu.
Nous avons visité sa maison (ci dessous), transformée en musée (quelle vie!), perchée sur les hauteurs des collines abruptes qui descendent vers la mer.

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Aujourd'hui Valparaiso (275 000 ha) est un peu sur le déclin, mais garde un charme fou : un enchevêtrement de maisons colorées qui dévalent  les ruelles pentues ...

Avant de prendre le chemin du retour, un petit arrêt à Vina del Mar, la station balnéaire de la capitale, hyper chicos .... mais difficile de s'y baigner tant les vagues sont fortes

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Bon, mes images ne passant décidément pas, j'arrête là ...!
J'essairai d'en rajouter plus tard :)
En plus elles sont toutes dans le désordre : donc c'est un nouveau jeu : à vous de les remettre dans l'ordre ( pas trop difficile  ?)

 

 

 

 

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J'ai eu tout d'un coup comme une petite envie d'aller faire un tour à Hong Kong, au "Peak" plus précisément ... pour ceux qui connaissent.

Je me suis dit que j'avais bien mérité de faire un petit voyage!

Aussitôt dit, aussitôt fait,  je prends le funiculaire qui monte au Peak (montée de 800 m quand même ! j'ai eu un peu la trouille parce que j'étais la seule avec le conducteur, et que ça faisait  un bruit de vieille ferraille là dedans ....)
Me voilà arrivée en haut  pour contempler Hong Kong, perdue dans la pollution et entourée de vagues silhouettes de montagnes ...

Naturellement, les chinois étant grands amateurs de photos, il a fallu que j'en fasse une avec ma copine de Bejing ...













 

 

 

 

Alors là, je me dis qu'il doit y avoir une erreur, que ce n'est pas à HK, au Peak, (ou à Lantua) que je suis, mais bien à Santiago du Chili !!!!
La ressemblance est assez incroyable (sauf la mer :)
Et en redescendant à pied (comme à HK, une petite heure de marche ), à mi-chemin, que ne vois-je pas : une superbe piscine creusée dans le rocher au milieu des arbres? je prends la photo ...
Cela m'a tellement fait envie, que j'y suis retournée ce matin dès l'ouverture, et j'étais LA PREMIERE !!! le paradis ....
Bon, c'est vrai qu'une heure plus tard, ce n'était plus tout à fait le cas, mais j'étais quand même super contente

D'un côté les arbres et les palmiers, de l'autre la vue sur la ville en bas :magnifique ! et 32°à l'ombre!



Et puis on monte des marches à pied, et tout en haut .... surprise, ce n'est pas un BOUDDHA géant que je découvre .....mais une VIERGE géante !






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Le 19 décembre 17h30 : jour de gloire! : après l'intervention téléphonique efficace de Pierre il y a quelques minutes, le patron de l'hôtel me voyant dans l'embarras, est venu me donner un "câble" et m'a changé de chambre : résultat : ça marche !! YOUPI !!  je vais pouvoir continuer et vous donner quelques nouvelles de Santiago où je suis depuis 3 jours, mais "mimi" était en panne ... 
MUCHAS GRACIAS PEDRO !!!

Tout d'abord, je dois dire que j'ai eu le plaisir de faire enfin  la connaissance de Sara  et  ça a été vraiment un grand moment de joie et de reconnaissance en ce qui me concerne, car elle a organisé mon séjour au Chili de manière absolument parfaite. Encore merci Sara!
Nous avons passé la soirée ensemble, près du petit "Chilhotel" où je suis très très bien,  calme,  confortable,  " todo es muy perfecto" !!

Et nous avons bien entendu beaucoup parlé, ce qui fait que, dans le feu de la conversation,  je n'ai même pas pensé à prendre une photo !
Je me rattraperai la prochaine fois !

Santiago est une "petite" capitale (6 millions d'habitants, le tiers da la population du pays) très intéressante, avec de nombreux quartiers complètement différents autant dans l'ambiance que dans l'architecture ... on passe des petites  maisons colorées (quartier de Bellavista  où se trouve la maison de Pablo Neruda que l'on peut visiter) aux imposants bâtiments néoclassiques du quartier historique (El Centro) où j'ai vu hier le magnifique  "Musée de l'histoire nationale ".

Là, petite image qui restera gravée dans ma mémoire : dans la salle consacrée au coup d'Etat de la junte militaire dirigée par Pinochet, je tombe sur la première page encadrée et sous verre, du Figaro daté du 13 septembre 1973 :
Sur la moitié de la page, on voit le Palais de la Moneda en flamme, assiégé par les putchistes et le gros titre qui annonce le coup d'Etat et la mort du Président Salvador Allende ... et sur l'autre moitié de la page un dessin humoristique  (de qui? je n'ai pas pu voir ) représentant  le Président Pompidou assis à côté de Mao Tsé Toung , avec en gros titre : "un tête à tête de 2 heures  entre les  Présidents" , et Michel Jobert (ministre des Affaires étrangères de l'époque si ma mémoire est bonne ...)  qui rentre hilare, dans la pièce par une petite porte.. .
Commentaire du dessin : " Jobert se marre, ils ont du réussir leur coup! "

Je sais pas, mais moi ça m'a fait vraiment marrer de voir ça dans le très sérieux  Musée de l'Histoire nationale du Chili !! et de penser que ça va y rester encore un bon bout de temps !!

A part ça, très beau centre,  jolies rues piétonnes grouillantes de monde, très belles places arborées (la plus célèbre : l'immense "Plaza de Armas", très animée, avec concert en plein air, joueurs d'échec, mimes et une foule de gens venus juste s'asseoir sur les bancs pour flâner sous les jacarandas  bleus et roses comme à Buenos Aires .

Pas loin de là, à 500 m le Palais Présidentiel de "ma  prima ", La Moneda, qui lui est toujours là ...

Des taxis, des cireurs de chaussures, des vendeurs de journaux et bonbons, en veux-tu, en voilà ... et quelques pères Noël qui suffoquent de chaleur sous leur manteaux couleur de feu

 J'ajoute un métro tout neuf et très simple à utiliser, construit  par les français ...cocorico!

 


la Moneda
La Place d'Armes et la Cathédrale .

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Premier mois! Première bougie ! 

MAIS  il ne faut pas croire que ce voyage ne présente aucun risque !

En fait, j'en cours beaucoup tous les jours, ce n'est pas du tout "pépère" comme on pourrrait le croire!

Et en voici quelques exemples :





donc, pour résumer, j'ai failli :

- être écrasée par un train à grande vitesse
- être mangée par un animal préhistorique qu'on appelle le "Milodon" (mais finalement il s'est laissé caresser )
- être happée par des cascades en furie (c'est moi qui suis  en bas dans l'herbe )
- glisser dans des trous d'eau glacée
- j'ai dû faire du canopy sur des troncs pour traverser les rivières
- il s'en est fallu de peu que je sois renversée par une voiture sur un petit pont de bois "branquignolant"
- j'ai fait du rafting dans des spots "hyper-dangereux"

- j'erre comme une âme en peine dans  les gares ...

On vient de me proposer de faire du saut à l'élastique  au dessus du cratère bouillonnant du Villarrica, de nuit il parait que c'est encore plus joli avec la lave rouge au milieu de la neige ...
ça va être chouette ! 

Mais chut! .... il faut le dire à personne !!



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 14 décembre : une journée à PUCON, situé dans la Région 9, et la province de " l'Araucanie", au pied du volcan Villarrica.

L'Araucanie est le berceau de la population indienne autochtone des Mapuches.


Un petit bijou de village très différent des autres, cossu, en plein essort touristique  (mais où les habitants font de gros efforts écologiques pour préserver la nature et leur authenticité) voué aux sportifs, niché au fond d'une vallée, avec en toile de fond le volcan "Villarrica" (volcan vivant), et une quantité incroyable d'activités sportives, des cascades et des lacs en pagaille.

Certainement un des endroits préférés depuis le début de mon voyage, et un lieu à retenir!!

 

 

 

Cascade-de-Caburgua.jpgOjos-de-C.-3.jpg  Ojos-de-Caburgua.jpgNalca.jpg

 

Mais c'était surtout pour rendre visite à une communauté mapuche que je voulais venir ici.

Ce que j'ai pu faire avec Helma pendant une journée entière.

Les Indiens Mapuches ("gens de la terre" rebaptisés "Arauncanos" par les espagnols qui les ont décimés au cours des siècles)  ne sont plus aujourd'hui que quelques dizaines de milliers. Mais ce sont les seuls à avoir survécu malgré les affrontements avec les Incas d'abord et les espagnols ensuite. Ils sont toujours en lutte avec le gouvernement pour obtenir la restitution de leur terres confisquées. Ils vivent - survivent - encore en marge de la société, et perpétuent leurs coutumes ancestrales.

Helma m'a expliqué que, s'ils acceptaient les visites de quelques touristes, leurs cérémonies rituelles et sacrées sont interdites aux étrangers.

 

Nous avons donc été reçus (notre chauffeur, Helma et moi) par Irma qui nous a cuisiné, avec l'aide de son fils, un repas traditionnel dont voici quelques photos: 

 













 Pucon.jpg

 Bien sûr nous sommes venus en touristes, et nous avons payé pour ça, mais ce fut quand même un moment unique et fort sympathique!
Ensuite nous avons visité le musée des Mapuches, ou j'ai retrouvé les mêmes ustensiles, les mêmes instruments de musique, de cuisine, les mêmes bijoux .... que ceux d'Irma.

et le soir même, en route pour Santiago !!

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Pour vous raconter la fin de l'histoire de ce fameux "CURANTO" aux moules énormes : ça c'est plutôt mal fini : ça m'a donné une bonne " COURANTE" (en français dans le texte ) et j'ai été vraiment malade toute la nuit !! .... hier matin, j'ai quand même pu prendre mon bus pour Puerto Varas, une petite ville tranquille de villégiature très sportive, sur les bords du lac Llanquihue.



Je suis  donc maintenant  dans la "région des grands lacs", à mi chemin sur ma route de Santiago.
 

Cette région est encore un véritable enchantement, petites villes tranquilles au bord de l'eau, avec un air de vacances (les 2 mois de vacances d'été commencent ici!), les gens qui se baignent tout habillés dans  les lacs d'un bleu-vert éblouissant, et de l'autre côté, les volcans dont les sommets blancs semblent émerger de l'eau calme .... , des parcs d'élevage de saumons qui sont la principale ressource de la région, avec Nestlé et Mercedes-Benz ...Ces élevages de saumon sont très critiqués par les écologistes car ils polluent le fond de l'eau et en plus ils sont totalement artificiels : ce sont eux que l'on retrouve en grande surface en France .... c'est impressionnant : 2OO millions de tonnes exportées l'année dernière!

Aujourd'hui nous avons fait la côte ouest du lac " Llanquihue" colonisé par les Allemands entre 1920 et 1950, et visité le "musée de la colonisation" d'une petite ville en bordure du lac  : Frutillar ( parce que c'est la région des fraises ), une petite ville très chicos.

Demain nous partons toute la journée faire un autre lac en bateau (le " Lago de todos los Santos" ) qui borde le fameux volcan OSORNO.

Allez, quelques photos pour illustrer tout ça...






Commentaires photos:

-en haut + celle où il y a le drapeau chilien : le lac Todos Los Santos et le volcan Osorno
- celle où Gilles trouve "que les chiliennes sont pas mal du tout " : sur la route en allant à Frutillar, les bords du lac Llanqquihue, et au loin le volcan Osorno
- en bas : l'église de Puerto Varas et juste à côté, la maison en bois, c'est ma chambre d'hôte ... alors là c'est pas les trains qui passent, c'est les cloches qui sonnent !! mais c'est quand même plus agréable













Pour répondre à Joël : la journée au lac de todos Los Santos, ça a été assez galère, mais "la faute à personne" : la route en terre était en pleins travaux de "bitumage" ( pas de veine, pour une fois qu'ils bitument il faut que je sois en plein dedans :) donc nous avons roulé pendant 3 h (au lieu des 2 prévues) dans des nuages de poussière volcanique noire... en suite 1h30 de bateau (tu vois l'arrivée du bateau ) bondé de jeunes scolaires (c'est les vacances!) qui n'ont pas arrêté de faire du bazar, et puis en arrivant, une invasion inattendue de grosses mouches (énormes, comme les moules .... enfin presque !) donc,  je me suis mise à l'abri dans le hall du seul hôtel " Puella", je me suis allongée sur un banc et je me suis endormie .... jusqu'à l'heure du retour !!

Ceci dit, ça fait partie du voyage, ça laisse de bons souvenirs, et le lac, lui, est toujours aussi beau : les gens d'ici l'appellent le lac " émeraude ", d'un vert magnifique  (vert émeraude quoi! )

Et pour répondre à Pierre : il y a paraît-il environ 2000 volcans au Chili, dont 500 sont "vivants" (pas en éruption, mais avec la lave qui bouillonne dans le cratère, et en moyenne 5 petites éruptions par an dans le pays, la dernière énorme 9,3 sur l'échelle de Richter a eu lieu en 1965 (20 000 morts) .... eh oui, je risque ma vie tous les jours  
Le volcan Osorno et le Villaricca (2847 m ) sont des volcans actifs, en 4 heures de grimpette, tu arrives au sommet et tu vois la lave bouillonner, entourée de neige... et en plus , il parait que ce n'est pas dur, tout le monde peut le faire ( avec un guide qd même ! ) 

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 L'île de chiloé est une petite merveille de la nature: un mélange de Golfe du Morbihan, de Massif Central et des rivages de Suède avec ses maisons en "écailles" de  bois.

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L'île fait partie d'un archipel de plusieurs dizaines d'îles qui s'égrènent autour de la plus grande " la isla grande " : 200 km de long, sur 50 de large.

 

Elle compte aujourd'hui 155 000 habitants, qui sont réputés pour leur "solidarité" : ils s'aident beaucoup les uns les autres, notamment lors des"mingas" : le transport d'une maison d'une île à une autre. La maison est tirée jusqu'à la mer, puis conduite à son lieu de destination comme un radeau, puisqu'elle est en bois ...Toutes les maisons sont en effet en bois, et sur pilotis le long des berges.

  

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 La tonte des moutons élevés dans les haciendas, grosse source de revenus pour les locaux, donne lieu à de magnifiques lainages et tissages "faits main" :

 

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Je suis allée faire un tour en bateau voir des pingouins et des loutres de mer Au retour, le chauffeur du mini- bus a voulu nous faire passer par la plage ! Résultat : nous nous sommes embourbés, et il a fallu "pousser" ...

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L'église de Lincay

 

L'île est aussi célèbre pour ses églises (toujours en bois) édifiées par les colons - Franciscains et Jésuites - entre le 15ème et le 19ème siècle . inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco.

J'en ai visité quelques unes au cours de mes promenades à Ancud, Castro et Chonchi ..Une île colorée et vivante, sous un ciel bleu magnifique (il faut dire que c'est le début de l'été austral là bas) :

  

    J'en ai profité pour enfin gôuter le plat  "national" du Chili : le CURANTO : 

Le Curanto fait partie des traditions et coutumes propres à la zone de Chiloé. Sa préparation consiste à creuser un trou dans la terre pour y mettre des pierres brûlantes, sur lesquelles on place des aliments : des moules , des priaires, des balanes, de la viande (saucisses, poulet, porc), des pommes de terre, des gâteaux de farine de maïs. On recouvre le tout de grandes feuilles et d'un couvercle de terre et d'herbe. Le tout cuit à la vapeur à peu près un heure.

Autant dire qu'après, on est bien "calé" !  

 

 

 

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La ville n'a pas de charme particulier au premier abord, mais elle est passionnante par son histoire, celles des conquistadors et des colons, celles des tribus aborigènes (les Onas, les Yamanas, les Alakalufes ) qu'ils trouvèrent ici .... et dont ils ont tout fait pour se débarrasser au plus vite...

Leur histoire très émouvante est racontée ici dans les musées, et le magnifique cimetière  visité aujourd'hui avec Claudia où l'on trouve les mausolées et les tombes de tous ces gens venus du monde entier coloniser le pays, et la stèle édifiée à la mémoire de " l'Indien Inconnu" comme nous avons notre "soldat inconnu"...

C'est la ville la plus métissée du Chili (beaucoup de Croates, mais aussi des Espagnols, des Portuguais, les Hollandais, des Anglais, des Français , des Italiens,des Grecs et même des Indiens...) qui tous ont leur "quartier au cimetière" !

Après 3 heures de bus à travers la pampa, sans aucun village, ni aucune maison à l'horizon, mais par une route bitumée cette fois, me voici arrivée dans la petite ville de Punta Arenas,  120 000 ha.,  "la plus australe du monde" ! qui vit le jour en 1848, lorsque les pionniers les plus endurcis décidèrent de s'installer ici, au bout du monde où tout a un caractère extrême : les paysages, le climat, et les sentiments qu'elle inspire !                                                  














 


Punta Arenas est une petite ville portuaire, commerciale et militaire, et un site stratégique important, certaines îles sont toujours en discussion entre le Chili et l'Argentine;


Cet après midi, j'ai vu par hasard Cristina Fernandez, la Présidente de l'Argentine, en visite officielle au Chili,  sortir de l'hôtel  discuter accord de paix avec sa consoeur  Michèle Bachelet ! Elle est vraiment jolie ... 

Ici tout le monde me dit : "Ah vous aussi vous vous appelez  Mi.....Bach.... comme notre présidente?"  Alors moi je réponds :  "Ben oui, je suis sa cousine !!" Il y a des "cousines" partout. Pas vrai Marie?

Bon, là je viens de déjeuner super bien, avec un petit verre de Cabernet Sauvignon en plus, alors ... je suis un peu " alegre ", et avec le vent qui souffle en véritable tornade (il faut s'accrocher un peu partout pour ne pas tomber  dans la rue). Je vous raconte pas le retour au radar jusqu'à l'hôtel !

Le vent souffle tellement fort que je ne sais pas si notre bateau va pouvoir partir:) Je vais quand même aller voir (en taxi, c'est plus sûr!)

Une heure plus tard: retour au bercail ! le détroit de Magellan est en furie, et le voyage annulé...  je m'en doutais un peu, tant pis, je ne verrai  pas les 150 000 pingouins qui habitent l'île! sniff sniff





 Dans le très beau cimetière, où l'on dit ici qu'il y a "autant d'habitants que dans toute la ville", et où l'on trouve tous les noms des grands conquistadors du 19ème, il y a des français : les Roux, les Blanchard ...

et la stèle de " l'Indien Inconnu " au regard si doux.

 

Voilà, je pensais pouvoir ajouter une photo de pingouins, de l'île Magdalena ( en haut , petit phare rouge ) ...mais  non...

Sur la carte on voit Punta Arenas, et juste en face Porvenir, la "capitale chilienne de la Terre de Feu ", l'autre moitié de l'île où se trouve Ushuaia, appartenant  à l'Argentine.

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Puerto Natales c'est le point départ des excursions dans le "Parc National Torres del Paine", à 112 km au nord de la ville, classé au patrimoine mondial par l'UNESCO  en 1959, catégorie réserve de biosphère .

242 000 hectares d'une beauté à couper le souffle, avec une incroyable diversité de faune :  pumas, guanacos ( lamas )...   de paysages : glaciers, lacs, rivières, lagunes, cascades ...

J'ai eu une petite pensée pour Sabine qui aime tant le trekking , la montagne et les glaciers : c'est le paradis des randonneurs ici !!

Le temps aussi est surprenant : on passe du chaud au froid, du vent très fort qui soulève des tempêtes de sable, au calme le plus étrange, de la lumière éblouissante à l'obscurité en un rien de temps, et  tout ça dans une atmosphère irréelle sous un ciel incomparable :c'est magique!!

Ce parc est un peu le frère jumeau du parc  des glaciers du Perito Moreno, mais j'ai trouvé les couleurs encore plus belles, plus profondes.



J'ai d'ailleurs assisté à une vive discussion entre notre guide ( ci-dessous)
et un prof. de chimie de l'université de Madrid, qui ne semblaient pas tout à fait d'accord sur le phénomène chimique et optique qui rend la glace d'un si beau bleu phosphorescent.

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Puerto Natales est une très jolie petite ville de 17 000 ha, située dans la 12ème région de Magallanes et dans la Province de la "Ultima Espéranza" ( joli non,) 
Elle a beaucoup de charme avec ses maisons colorées, sa petite église coloniale toute blanche et sa vieille jetée de bois... au bout de laquelle se groupent les cygnes à col noir..., son musée où j'y ai retrouvé des photos originales de St Exupéry et de l'autre héros du coin : le navigateur-aviateur allemand Gunter Pluschow (à gauche sur la photo de droite) qui a été le premier à coloniser le site en 1896... et le premier à atterrir sur la "Terre de Feu" c'était hier!
Mais ici il n'y avait encore que des indigènes...
Je crois mais je ne suis pas sûre, qu'ils s'étaient rencontrés  avec St Exupéry (photo de gauche). En tout cas, lui aussi, comme presque tous les pionniers de cette région, y a laissé sa peau : son avion s'est crashé au pied du Périto Moreno, dans le "Lago Argentino", il avait 41 ans.



 

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Ah ! Je m'en souviendrai du chemin  entre El Calafaté et Puerto Natales : 6 heures de bus sur  une route non goudronnée! ça bringuebalait tellement que j'ai pris "mimi" sur mes genoux pour le protéger des chocs!

 

Une route toute droite, à l'infini, seul quelques fois au loin, très loin, un nuage de fumée  annonçant la présence d'une voiture .... et puis des moutons par milliers dans la "pampa" qui s'étend à perte de vue.

Un seul arrêt dans une toute petite station service perdue au milieu de nulle part ...mais on se sent moins seuls... il est vrai que nos deux bus se sont suivis sans arrêt et sans se lâcher d'une semelle, histoire de sécurité sans doute!

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A la douane, la panique : il a fallu sortir toutes les valises des 2 bus  et tout sortir, mais vraiment tout! ça a pris 2 heures ...

 

Finalement, partis à 8 h du matin, nous sommes arrivés vers 15 h  pour 285 miles!

 

 

carte-du-sud-du-Chili.JPG

 

Mais les paysages sont splendides et Puerto Natales, un vrai bonheur, celui d'un très joli petit village au bord d'un lac

ET UN GRAND MERCI A SARA  POUR MON MAGNIFIQUE CARNET DE VOYAGE TROUVE EN ARRIVANT !!!

Je le garderai précieusement en souvenir :)


 

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