Martine autour du monde ...

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Nous allons bientôt partir en Ecosse avec Mireille et Bernard , alors comme d'habitude , une petite présentation de ce pays dont l'histoire est compliquée compte tenu de sa situation géographique, des nombreux peuples qui l'ont envahi pendant des siècles, des relations difficiles avec l'Angleterre, de son indépendance toujours revendiquée...,  des divergences religieuses entre anglicans (Anglais) et presbytériens (Ecossais) 

I -Présentation de l'Ecosse aujourd'hui: 

Le Royaume-Uni, officiellement  le "Royaume Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord" est un Etat indépendant de l'Europe de l'Ouest crée en 1707, composé de la Grande-Bretagne (Angleterre, Ecosse et pays de Galles ) et de l'Irlande du Nord.

Le Royaume-Uni possède également 14 territoires britanniques d'outre-mer, vestige de l'Empire britannique qui fut le plus grand empire de l'histoire. Première démocratie parlementaire, le système politique du Royaume-Uni repose sur une monarchie constitutionnelle, une des plus vieille du monde. La capitale politique est Londres, première aire urbaine de Grand-Bretagne, et de l'Union Européenne ... dont elle ne fait plus partie depuis le 31 janvier 2020 !

Carte d'identité de l'Ecosse ( en anglais : Scotland; en gaélique écossais : Alba) :

Statut : L'Ecosse fait partie du Royaume- Uni, avec l'Angleterre, le pays de Galles et l'Irlande du Nord.

Population : 5 410 000 millions d'habitants ( environ 10% de la population du RU)

Religions :  officiellement et majoritairement  : Presbytérienne ou protestante  ( en Angleterre "Anglicanisme" : voie media  entre catholicisme et protestantisme )

Superficie : 78 772 Km2 ( un peu plus d'un sixième de la France)

Régions : en matière de gouvernement local, l'Ecosse est divisée en 32 secteurs nommés "Council Areas" qui sont tous gouvernés par des autorités unitaires appelées "Council"

Capitale : Edimbourg

Langues : Anglais et Gaélique écossais  ... c'est bien compliqué !

Les langues gaéliques forment une famille des langues celtiques, distinctes des langues britanniques. Elles comprennent : l''Irlandais,  l'Ecossais, le Mannois (dialecte de l'île de Man).

L'anglais et le gaélique écossais sont les 2 langues officielles de l'Ecosse. Une autre langue, ayant le statut de langue régionale, le Scots, est également reconnue selon la "charte européenne des langues régionales" 

L'anglais est la langue maternelle de 98% de la population écossaise. Il s'agit d'un anglais fortement teinté d'accent scots et de certaines particularités grammaticales; Les Ecossais anglophones monolingues vivent à 75% dans les Central Lowlands, c'est à dire dans le centre et le sud de l'Ecosse... Les plus grandes concentrations d'Ecossais celtophones se trouvent au nord-ouest dans les Western Isles (les Hébrides), les Highlands, ainsi que dans la région d'Edimbourg. Le gaélique écossais n'est pratiquement plus parlé dans le sud de  l'Ecosse.

L'anglais écossais est la variété régionale de l'anglais en usage en Ecosse, appelée en anglais " Scottish English "; C'est la langue usuelle en Ecosse dans les textes non littéraires. 

Régime politique : Démocratie parlementaire. Parlement autonome écossais depuis 1999. La création d'un Parlement écossais fait partie du programme du Parti travailliste au pouvoir en 1997 (Tony Blair) ce qui conduit à l'établissement d'un Parlement écossais dépendant du Parlement britannique, et en 1999 Westminster transfère une partie de ses pouvoirs à cette nouvelle assemblée.

Chef de l'Etat : la reine Elizabeth II ( depuis 1952)

Chef du gouvernement : Boris Johnson ( depuis juillet 2019 - Parti conservateur) 

Premier ministre de l'Ecosse : Nicola Sturgeon (Première femme au pouvoir en Ecosse - depuis novembre 2014 )  

Principales activités économiques : exploitation du pétrole et du gaz naturel en mer du Nord, électroniques et nouvelles technologies, laine, saumon, whisky, transports et tourisme.

PIB par habitant : environ 30 000 euros pour l'Ecosse contre 26 200 pour l'ensemble du RU ( en France en 2018 : 32 900 )

Le drapeau écossais

une croix blanche sur fond bleu, celle du martyr chrétien Saint André. L'appellation la plus commune que porte le drapeau écossais : "La croix de Saint André". Ce drapeau est considéré comme le plus vieux drapeau national aujourd'hui en usage ... la tradition populaire attribue son origine au règne d'Angus II, roi des pictes et des Scots !

et armoiries royales de Jacques Ier utilisées en Ecosse : le lion et les licornes 

                                                                                       

II - Brève histoire de l'Ecosse  

1 - Aux origines : des Celtes aux Romains :

Au Mésolithique, des glaciers couvraient toute la surface de l'Ecosse actuelle.

Les îles Britanniques se forment à la suite de la fonte de la dernière glaciation (environ - 10 000). Jusqu'alors elles ne sont peuplées que de tribus celtes et guerrières, groupes de pêcheurs et chasseurs-cueilleurs, dont on retrouve aujourd'hui les fortifications( les rondes ou "brochs" et les mégalithes). parmi ces peuples, il y a notamment les "Caledonii" , d'où le nom de "Calédonie" , nom antique de l'Ecosse (le pays de la forêt) . 

Mais qu'appelle-t-on "Celtes" ? Il s'agit de différents peuples du nord-ouest indo-européens, comprenant notamment les anciens "Gaulois" vivant en Gaule ( nom donné à la France d'aujourd'hui par les romains). Donc, Celtes et Gaulois sont issus de la même civilisation !

Les Romains  ont conquis l'Angleterre en l'an 45 environ. Ils ont semble-t-il pénétré jusque dans les Highlands ... mais aucune de ces expéditions n'a été concluante pour les Romains qui se heurtent aux Pictes (nom que les Romains donnent aux Ecossais en raison des peintures de guerre dont ils se parent le corps), une peuplade celte venue du continent au cours du 1er millénaire av. JC, un peuple rebelle qui pousse les Romains à se retrancher derrière le mur que l'Empereur Adrien a fait édifier vers 120 , pour séparer la Calédonie de la seule province romanisée de "Britannia" qu sud, que l'on traduit par "Bretagne" en gaulois, mur qui réussit tant bien que mal à contenir les Pictes jusqu'au 4ème siècle.

Bientôt les troupes romaines quittent l'île pour défendre d'autres provinces de l'Empire ...

2 - Moyen-âge : nouveaux peuples conquérants : Pictes, Scots, Bretons ...

- Les "Pictes" : après le départ des Romains, ils en profitent pour multiplier les raids vers le sud, franchir les murs et fonder plusieurs royaumes au nord de l'île. Ils ne sont pas romanisés, mais sont christianisés au 6ème siècle par Saint Columba.

- Les "Scots",  Celtes gaéliques originaires d'Irlande, commencent aussi à s'établir sur l'île de "Bretagne" au 3ème et 4ème siècle. Ils fondent le royaume de Daldriada. Les Pictes seront soumis par les Scots au milieu du 9ème siècle.

- Les "Bretons" de la région de "Britannia" , sont  abandonnés des légions romaines, pris entre les Pictes, les Scots et les tribus germaniques (Saxons, Jutes et Angles) qui déferlent sur les côtes Est. Ils se réfugient sur les côtes armoricaines du continent .... la nouvelle "petite Bretagne" est née en France !! Les Saxons fondent 7 royaumes au sud de l'île.

- au 8ème, 9ème et 10ème siècle, un nouveau peuple d'envahisseurs arrive : Les Vikings, guerriers, explorateurs et pilleurs, originaire de Scandinavie. Des régions entières du Royaume-Uni actuel sont conquises.

En 843, le roi des Scots de Daldriada unit Scots et Pictes en fondant le royaume d'Alba, nom médiéval de l'ancien royaume d'Ecosse, ce qui constitue l'acte de naissance de l'Ecosse actuelle ( Alba étant le nom gaélique "d'Ecosse" qui signifie "le pays des hauteurs blanches" ). On assiste lors de cette fusion à une dissolution de la culture picte au profit de la culture Scot, notamment l'officialisation du gaélique, la langue des Scots. Du 9ème au 12ème siècles, le jeune royaume d'Ecosse impose son hégémonie sur la partie nord de l'île, malgré les guerres civiles et rivalités entre clans qui perdurent ... et permettent à l'Angleterre de maintenir son emprise sur l'île ...

3- Les guerres d'indépendances (13ème siècle)

Au moyen-âge tardif, on assiste à une crise de succession entre l'Ecosse et l'Angleterre, c'est le début des guerres d'indépendance écossaises ...

Première guerre : en 1314, l'Angleterre reconnaît finalement l'indépendance de l'Ecosse. Cette dernière s'allie avec la France, ennemie jurée de l'Angleterre : en scellant " l'Auld Alliance " une longue amitié qui traversera les siècles et explique sans doute l'affection qui unit nos deux peuples. Aujourd'hui encore ces liens persistent. La Auld Alliance est enseignée à l'école et tous les écossais la connaissent.

Une autre guerre d'indépendance aura lieu pendant la guerre de 100 ans (déclenchée par l'Angleterre , 1337-1453);

L'Ecosse regagne son indépendance en 1367, sous la dynastie des Bruce, puis des Stuart (d'origine française!).

Cette indépendance ne sera plus remise en question .... pendant 2 siècles, même si elle ne cesse d'être menacée par l'Angleterre...

4 - Première union avec l'Angleterre ( 17ème-18ème siècle) : la "Grande Bretagne"

Au début du 17ème siècle, la reine Elizabeth Ière d'Angleterre meurt sans enfant et c'est son cousin, Jacques VI d'Ecosse qui hérite de l'Angleterre sous le nom de Jacques Ier, il est roi d'Angleterre et d'Ecosse ... la première union des deux pays s'est donc articulée autour d'un roi d'Ecosse ( d'où peut-être le nom du drapeau britannique : "l'Union Jack").

Le "Traité d'Union" fut signé et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne" vit les jour en 1707.  l'Ecosse, pour des raisons principalement économiques, renonce à son indépendance, les deux parlements sont dissous au profit d'un seul, qui siège à Londres, et la toute nouvelle Grande-Bretagne passe aux mains des Hanovre (George de Hanovre) qui sont protestants.

C'est alors que commencent  "les rebellions jacobites" qui s'opposent au Traité d'Union ( jacobite étant le nom donné aux partisans de la dynastie détrônée des Stuart). Le roi Jacques II d'Angleterre et d'Irlande fut détrôné par un coup d'Etat . Entre 1715 et 1745 commencent une série de soulèvements, de rebellions et de guerres, ayant pour but , pour les écossais, de ramener les descendants de la Maison des Stuart (catholiques) sur le trône dont ils ont été chassés ...

Le "jacobitisme"  s'est transformé en un mouvement politique (qui soutenait la dynastie détrônée des Stuarts et considérait comme usurpateurs les rois britanniques ) impactant toutes les couches de la société , avec de multiples répercussion dans de nombreux domaines , dont l'économie, le social, la culture.

5 - La période contemporaine :

A la fin du 18ème siècle, après une forte période de récession, la situation de l'Ecosse s'améliore et elle entre pleinement dans la révolution industrielle britannique.

La 1ère guerre mondiale porte un nouveau coup dur à l'Ecosse : les habitants des Highlands sont enrôlés de manière plus importante  que le reste de la population et une génération entière de jeunes hommes est décimée. Durant l'entre-deux guerre, les difficultés s'enchaînent (dépopulation, mauvaises conditions sanitaires, agitation sociale, chômage et ... répression britannique encore à coup de chars d'assaut à Glasgow et Edimbourg). 

Durant la seconde guerre mondiale, les Highlands fournissent encore une fois un grand nombre de troupes (la Bataille de l'Atlantique force les convois militaires à naviguer dans le nord de l'océan) et l'Ecosse joue un rôle important dans la résolution du conflit. A la fin de la guerre, la situation économique de l'Ecosse devient de plus en plus problématique.

Heureusement un changement a lieu dans les années 70 avec la découverte du pétrole et du gaz en mer du Nord, et le développement de l'industrie des services.

Mais du côté politique, les velléités  indépendantistes et la résistance au joug anglais sont loin d'être totalement éteintes :

     - Le Scottish National Party (SNP : principal parti indépendantiste écossais ayant à sa tête aujourd'hui la Première Ministre Nicola Sturgeon ), et de nombreux autres mouvements pour l'indépendance se développent;

     - Plusieurs référendums ont lieu concernant la question de la décentralisation du pouvoir, ce qui ramène au rétablissement du Parlement écossais monocaméral à Edimbourg  en 1997 dans le quartier d'Holyrood ; Le Parlement écossais a des domaines de compétence strictement limités (santé, éducation, justice, police, agriculture, tourisme, administration locale ...). 

     - Le 18 septembre 2014, un référendum sur l'indépendance de l'Ecosse est organisé avec l'accord du Premier Ministre britannique, David Cameron.... mais, curieusement, les Ecossais répondent "non" à 55,4%, craignant que cela entraîne la sortie de l'UE !

L'Ecosse reste donc membre à part entière du Royaume Uni. Mais sa volonté d'indépendance demeure entière.

Lors du référendum du 23 juin 2016 sur la sortie du Royaume Uni de l'Union Européenne (Brexit)  les Ecossais se sont prononcés contre la sortie de l'UE a 62% , à l'inverse de la majorité du Royaume Uni (52% pour la sortie) ... ce qui a amené David Cameron a démissionner en 2016 de son poste de Premier Ministre et de son poste de député.

Le vendredi 31 janvier 2020 est une date historique : le divorce est prononcé. Après 47 de vie commune houleuse, le Royaume Uni est le premier pays à quitter l'Union Européenne. 

Cependant, cela n'entraîne pas de grand changement concret dans l'immédiat... Le Royaume Uni continuera d'appliquer les règles européennes jusqu'au 31 décembre 2020. 

L'idée d'un nouveau référendum sur l'indépendance refait surface en Ecosse. Le gouvernement écossais va présenter "prochainement" un projet de loi visant à l'organiser d'ici 2021 a déclaré la Première Ministre écossaise, Nicola Sturgeon ... mais pour l'instant, le Premier Ministre actuel du RU,  Boris Johnson, a refusé...affaire à suivre !

Sur l'histoire de l'Ecosse, un article très intéressant de Sir Thomas M. Devine, sur l'Ecosse , paru dans le magazine "L'Histoire" - n°468 de février 2020: 

et une infographie pour résumer l'histoire de l'Angleterre et de l'Ecosse :

III - Géographie et paysages de l'Ecosse : 

                                                                              

La superficie de l'Ecosse avoisine les 79 000 km2. Situé aux marges de l'Europe, elle est séparée a sude l'Angleterre par les Monts Cheviot et bordée par la mer du Nord sur sa façade Est, et par l'Atlantique à l'Ouest.

Pour simplifier, l'Ecosse est formée de massifs anciens relevés au tertiaire, où l'empreinte des anciens  glaciers forme de profondes vallées en auge, appelées straths ou glens. La proximité de la mer, ne fait qu'accentuer le relief en s'insérant profondément dans les terres, formant ainsi une multitude d'estuaires (appelés "firths" dans le sud , "kyles" dans le nord, et de fjords (lochs). De ce fait le littoral présente plus de 10 000 km et plusieurs centaines d'îles ou îlots.

A l'intérieur des terres, on distingue 4 grands ensembles : 

- Les Southern Uplands  ou "hautes terres du Sud" , dont l'altitude varie de 300 à 843 m au Merrick, dans le sud-ouest. malgré leur faible altitude et leurs formes arrondies, elles présentent déjà certaines caractéristiques des Highlands.

- Les "Central Lowlands" ou "basses terres du Centre", constituent une plaine d'effondrement au sol fertile. Elles sont bordées par les failles du "Southern Upland Fault" au sud et du "Highland Boundary Fault" au nord, traversant l'Ecosse en diagonale. C'est aussi dans cette zone que coulent les plus longs fleuves d'Ecosse, la Clyde et en partie la Tay.

- Les "Highlands" ou "hautes terres", couvent plus de la moitié du pays. C'est ici que l'on trouve les plus grands lacs d'Ecosse : le Loch Lomond (le plus grand), le Loch Ness (le plus connu) mais aussi le Loch Tay et le Loch Katrine  très impressionnants. Cette zone est divisée en deux par les Great Glen, une ligne de faille suivant un axe sud-ouest/nord-est ( de Fort William à Inverness) , dans laquelle se niche le Loch Ness. C'est au nord de cet axe, que s'étendent à l'infini les vastes paysages de landes dénudées emblématiques de la solitude écossaise.

- Le massif des Grampians : A l'Est de la faille du Loch ness, le massif des Grampians court de Fort William à Mac Dui (1309 m), il se fait de plus en plus accidenté à mesure que l'on progresse vers l'ouest, atteignant 1343 m au Ben Nevis, point culminant de la Grande Bretagne.

- Les îles : Ajoutons les îles, près de 790 en tout, dont une centaine sont habitées. 

Au sud, dans l'estuaire de la Clyde, se trouve l'île d'Arran, facile d'accès. Les îles de l'Ouest, Western Isles, se divisent en Hébrides dites intérieures ( de Gigha à Skye) et extérieures ( de Barra à Levis et Harris). Enfin au nord, se situent 2 importants archipels, les Orcades et les Shetland.

Chacune, par son isolement conserve fièrement son identité.

Quant au climat de l'Ecosse, il est tempéré-océanique, bénéficiant de l'influence du Gulf Stream. Les précipitations sont abondantes, en particulier sur la partie nord-ouest du pays.

IV - Notre circuit en Ecosse :

Nous partons une quinzaine de jours au mois de mai, pour parcourir en voiture, essentiellement le sud des Highlands et le nord des Lowlands. 

Les étapes que nous avons choisies sont les suivantes : Edimbourg, Crianlarich, Fort William, île de Skye, Broomhill (près d'Inverness), Aviemore, et retour à Edimbourg :

                                                                                 

le 8 mai 2020 : Malheureusement,  compte de la situation de confinement avec le covid 19 nous avons dû annuler et peut-être reporter notre voyage en Ecosse  .... 

En souvenir de cette période difficile , une chanson écrite et interprétée par notre fils Charles :

  « Pour la santé du monde entier »

https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=8g9pQrncVJE

                                                                 

 

                                                                      

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Cette fois, c'est David, mon fils, Géraldine et leurs trois enfants, qui sont allés  passer 2 jours au Kamu Lodge  (un lodge de l'agence de voyage Exotravel au Laos) , dans le village de Yoi Hai où j'ai financé l'agrandissement de l'école du village en 2010 ... Ils y sont allés pour voir l'école et son magnifique environnement . 

Quel émouvant souvenir pour moi ! L'école est encore en très bon état , avec 110 élèves et 5 instituteurs qui y enseignent aujourd'hui , alors qu'ils n'étaient je crois que 40 élèves et 2 instituteurs à temps partiel en 2010 .

Je suis toujours extrêmement  heureuse que ce projet ait pu aboutir ! ( voir mon précédent article Laos 27-2 ) . 

Voici leur film :

 

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Le deuxième jour, nous avons fait une visite guidée de la rive gauche, celle qui se trouve au sud du fleuve . 

-  L'église "Christ Church" sur la place "Dutch Square", église protestante construite, au temps de la présence hollandaise, en 1753 en briques provenant de ce pays et dont la façade ocre date de la présence anglaise. Sur cette place se trouve aussi un monument posthume (une fontaine)  dédié à la reine Victoria, laquelle n'est d'ailleurs sans doute jamais venue à Malacca  :

Puis nous sommes montés en haut de la colline, pour y découvrir au sommet de "La Famosa", forteresse construite autour de la ville, par les Portugais en 1511 (en un temps record de 6 mois !), les restes de l'église catholique "Saint Paul" , qui s'appelait autrefois "Notre Dame de l'Annonciation", construite en 1521 également par les Portugais, où y prêcha Saint François Xavier.

Nous redescendons de l'autre côté pour passer par la  porte Santiago seul vestige de cette forteresse 

 

 

Nous passons, rive droite et au fil des rues, nous entrons dans la boutique d'un boulanger ou dans les ateliers des artisans les plus connus à Malacca : fabricants d'enseignes chinoises sur bois, ferblantiers, fabricants d'instruments de musique (ici le Guchin) :

Puis, dans la même rue surnommée "rue de l'harmonie" car y coexistent les monuments religieux des trois religions principales, on commence par la visite de la Mosquée de Kampung Kling, construite en 1748 puis rénovée à la fin du 19ème siècle. Cette mosquée des indiens musulmans mélange les influences : le minaret rappelle une pagode chinoise, les arches sont de style corinthien, les carreaux de céramique jaunes et bleus sont de style britannique, le bassin des ablutions contient une fontaine à trois niveaux rappelant une symbolique hindoue.... Cette mosquée est un très important lieu de prière pour les Malais dont 99% sont musulmans  :

Un petit cimetière est situé dans l'enceinte de la mosquée : les pierres pointues sont érigées au dessus des tombes des hommes et les pierres plates au dessus de celles des femmes : 

Nous continuons par la visite à proximité d'un temple chinois, celui de Cheng Hoon Teng, construit en 1646 puis reconstruit en 1801. Ce magnifique temple chinois ("Temple des nuages verts"), consacré à Guan Ying, déesse bouddhiste de la Miséricorde, est le plus ancien temple chinois de Malaisie et il regroupe les trois religions chinoises qui y sont représentées de bas en haut : le taoïsme, le bouddhisme et le confucianisme :

Et enfin le temple hindou Sri Poyyatha Vinayagar Moorthi, datant de 1781 et dédié à Ganesh. Le gopuram est plat. On ne peut y entrer : 

Ce quartier de Kampung Kling est beaucoup plus chinois que malais. Les Malais ne sont pas des adeptes du culte des ancêtres ni des offrandes que l'on peut leur faire.

Dans les rues, quantité de lanternes rouges qui signifient que la maison est habitée :

 Le soir, nous rentrons dans l'église catholique "Saint François Xavier" que nous avions aperçue lors de notre croisière. Elle y abrite une relique du Saint qui fut l'un des fondateurs des jésuites. La messe est en cours ... : 

Le dernier jour, nous faisons une grande marche pour atteindre les rives du Détroit de Malacca où nous apercevons de grands bateaux au loin, car la rivière leur a été définitivement fermée,  puis, un peu plus loin sur la côte à 4 km du centre ville, la mosquée Masjid Selat Melaka, construite sur pilotis en 2006 et qui mélange les styles moyen-orientaux et asiatiques. Le soir, au coucher du soleil, elle s'illumine et la vue sur la mer est magnifique ! Et quand la mer monte on a l'impression qu'elle flotte ... d'où son nom de "mosquée flottante" !

 En route vers la mosquée ... ça y est, on y arrive impressionnant  !

 la mer s'est retirée ...

L'architecture de la mosquée est très simple , moderne , sans style défini ...

A l'intérieur, comme dans toutes les mosquées, un espace est réservé aux hommes, et un autre plus petit, aux femmes. Les deux espaces sont séparés par un épais rideau ... les femmes sont derrière, ce qui les empêche de voir l'imam lors de la prière ... 

 

Et voilà, nous rentrons tranquillement à l'hôtel pour repartir à Singapour cet après-midi .

Bye bye Malacca ! Une très belle étape à ne pas manquer pour les voyageurs du sud-est asiatique !

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Durant notre séjour à Singapour, fin octobre 2019, nous sommes partis 4 jours à Malacca (Melaka) en Malaisie (on a fait le voyage Singapour/ Malacca en taxi, et cela nous a pris à peut près 4 heures)  . 

J'avais déjà, lors de mon premier voyage en Malaisie, écrit des articles sur  l'histoire de la Malaisie (article 32-1) et sur Bornéo (article 32-2 à 32-13) ... vous pouvez les retrouver sur la liste de droite de la page d'accueil de mon blog . 

Aujourd'hui cet article est donc consacré à la ville de Malacca, inscrite en 2008 au Patrimoine Mondial de l'UNESCO. C'est une ville superbe et très intéressante, incontournable en Malaisie et dont je conseille fortement la visite ! En plus, c'est une ville aux dimensions humaines, qui peut être parcourue à pied sans problème !

L'histoire de Malacca est longue et compliquée, comme celle de la Malaisie toute entière !  Elle aurait été fondée vers 1400 par "Parameswara"  un prince indonésien hindou ( du sud de Sumatra) qui a pris le nom d'Iskander Shah après sa conversion à l'Islam à la fin de sa vie. Il s'était enfui de Singapour (Temasek à l'époque), et aurait créé des liens protecteurs avec la Chine. Les Chinois arrivent alors en masse à Malacca. Leurs  descendants sont à l'origine de la première communauté des " Peranakans" (chinois de Malacca nés près du détroit) ; la ville est prise ensuite par les Portugais (Alfonso de Albuquerque) , puis les Hollandais et enfin les Anglais, avant d'être envahie par les japonais pendant la seconde guerre mondiale, puis reprise par les anglais avant que son indépendance soit proclamée en 1957.

C'est donc une ville multi-ethnique (50% de Malais d'origine les "fils du sol" ou "bumiputras", 40% de Chinois, le reste sont des Indiens et une minorité eurasienne descendante des métis portuguais ... ) et multi-confessionnelle (animisme, hindouisme, Islam, catholicisme, protestantisme ... ), qui compte aujourd'hui un demi-million d'habitants et s'est beaucoup enrichie grâce à sa position stratégique en Asie du Sud-Est.

Il faut bien faire la différence entre les deux appellations de "Malais" et "Malaisiens" : 

On peut être Malaisien , c'est à dire de nationalité malaisienne, sans être Malais . Les Malaisiens sont les ressortissants de la Malaisie. Alors qu'être Malais renvoie à une appartenance "ethnique" selon des critères précis figurant dans la constitution malaisienne ( pratiquer la religion de l'Islam, parler malais, se conformer aux coutumes malaises, et avoir des origines au sein de la fédération de Malaisie ou de Singapour avant l'indépendance de 1957, ou être un enfant d'au moins un parent né au sein de la population appartenant à l'époque à la Fédération de Malaisie )

 

Le coeur historique de Malacca est coupé en deux par une petite rivière, la "Sungei Melaka"

La route, entre Singapour et Malacca est bordée de palmiers à huile et d'hévéas. 

Nous sommes logés dans un très joli hôtel, l' "Heeren Straits Hotel" dans le quartier chinois, rue Jalan Tun Tan Cheng Lock, très bien situé en plein centre ville , tout près de la place principale où se situe l'église protestante  (Christ church) , et où se réunissent tous les incontournables  " trishaws" pour enfants (cyclo-pousse ). Le soir les trishaws s'illuminent et font de la musique ! 

Ce qui est étonnant dans ces petites ruelles, c'est la largeur des habitations , qui sont très étroites (quelques mètres seulement) , alors qu'elles s'étendent en longueur en traversant tout le pâté de maisons jusqu'à l'autre rue. Donc, on entre dans un long couloir, éclairé par des puits de lumière au plafond !

Toutes les ruelles sont à sens unique, ce qui provoque pas mal d'encombrements, et bordées par des "shophouses" (de petites boutiques colorées, au style colonial, avec au 1er étage, l'habitation des propriétaires ... comme dans le Chinatown de Singapour) . Nous avons eu de la chance : pas une goutte de pluie pendant nos 4 jours et une chaleur que j'ai trouvée moins humide qu'à Singapour ... les gens se promènent avec leur parapluie pour se protéger du soleil ! 

Dans l'après-midi, nous partons faire un tour en bateau ... une petite croisière d'une heure sur la rivière qui traverse la ville ... qui restera, je pense, mon plus beau souvenir de Malacca !

 

le soir ... les trishaws et les arbres qui s'illuminent et se remplissent d'oiseaux qui chantent   : 

Nous avons aussi fait un tour au marché de nuit où l'on trouve beaucoup d'alimentation pas très diététique ... ce qui explique peut-être l'obésité de beaucoup de Malais  :

Les restaurants ne sont pas chers du tout à Malacca ... mais la cuisine malaise pourra ne pas convaincre des voyageurs venus de l'Occident  ...

 

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Durant notre séjour, nous avons eu le temps, Gilles et moi, de revisiter certains quartiers historiques de Singapour (qui ne se résume pas à de grandes tours modernes :). 

Je rappelle brièvement que c'est en 1818 que Raffles et le lieutenant Jackson créent un plan de la ville, selon le principe "diviser pour mieux régner" , et regroupent les populations en fonction de leur ethnie.

Pour schématiser, Singapour était divisée en deux parties bien distinctes, le quartier colonial où se trouvaient les banques, les institutions, hôtels et grands magasins, et les quartiers ethniques, notamment le quartier chinois de "Chinatown" et le quartier indien de "Little India", tous deux très intéressants pour leurs maisons coloniales colorées et leur temples religieux.

 

Chinatown : 

Chinatown, située au sud de la ville, pas très loin de Marina Bay, est devenue le centre névralgique du CBD (le Central Business District) , mais ce quartier a cependant conservé un certain charme avec ses bâtiments coloniaux , ses petites maisons colorées, ses temples. 

 

Le grand marché aux vêtements : 

Nous avons visité deux temples dans bouddhiste et un chinois (taoïste)

Nous avons visité deux temples dans China Town : un temple bouddhiste et un temple chinois

Le temple bouddhiste de "la relique de la dent de Bouddha": 

Le temple construit en 2002 , est le plus important temple bouddhiste de Singapour.

La "dent de Bouddha" (selon la légende), enfermée dans un stupa en or massif, n'est montrée aux visiteurs que le jour du Nouvel An chinois. Mais on peut rentrer sans problème dans la grande salle principale où les fidèles viennent prier et faire des offrandes . La salle est toujours très animée. Sur les murs il y a des milliers de petites statuettes de Bouddha ... Dans ce temple, selon votre signe astrologique, un Bodhisattva, destiné à vous protéger, vous sera attribué smiley (un bodhisattva est un bodhi qui a différé son entrée dans le nirvana jusqu'à ce qu'il ait sauver tous les êtres)

Temple chinois  Thian Hock Keng Temple (Temple du bonheur céleste) :

C'est le plus ancien temple de Singapour, rénové en 1976 et 1989. Il servait à l'origine d'asile pour les coolies hokkiens (communautés chinoises d'outre-mer) dans l'attente de trouver du travail. Il est dédié à Ma Chu Po, mère des sages du Ciel ainsi et maîtresse des mers qui calme les tempêtes. Une partie du temple est taoïste, et une autre est bouddhiste (dédié à la déesse de la "Merci" , dont les nombreux bras symbolisent  son amour pour tous ceux qui souffrent en lui permettant d'étreindre et de consoler)

 

Quartier de Little India : situé plus au nord, près du canal Rochor.

Nous y avons visité le temple hindou Sri Veeramakaliamman ( qui signifie "Kali la courageuse" ) situé au centre de Little India. Le temple a été construit par des hindous en 1881. Il est surmonté d'un "gopura", une tour richement décorée typique d'Inde du sud, qui permet l'accès aux différentes enceintes. 

Il est dédié à la déesse hindoue Kali, épouse du dieu Shiva et incarnation féroce de la force. Elle est représentée avec 5 paires de bras et de jambes. Des images de Kali dans le temple la montrent portant une guirlande de crânes et déchirant ses victimes.

On la voit aussi entourée de ses deux fils Ganesh (le dieu éléphant ) et Murugan (le dieu enfant). Nous avons eu la chance d'assister à une cérémonie ...  les fidèles se font bénir par le moine en échange de quoi ils apportent de la nourriture qui est redistribuée aux pauvres.

 

En sortant du temple, on retrouve un quartier très colonial, aux shophouses colorées, très kitsch :

Et pour finir un tour au grand marché du coin, où j'ai découvert une quantité incroyable de légumes que je ne connaissais pas !

et voilà ! Bye  bye Singapour ! A la prochaine fois heart

 

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Nous voici repartis à Singapour pour revoir nos enfants et  nos trois petits enfants, qui ont bien grandi depuis quelques mois , profiter de cette belle ville en famille, et puis faire une petite escapade à Malacca en Malaisie ...

Nous les retrouvons avec plaisir ! 

 

 

 

Nous profitons du beau temps (entre 30 et 35 degrés) pour aller à la piscine !

C''est le début de la saison des pluies à Singapour : il y a de grosses averses certes, mais elles ne durent pas longtemps et la chaleur revient vite, avec un taux d'humidité élevé parfois difficile à supporter lorsque l'on n'y est pas habitué ...

Nous allons faire, avec Sonia,  un tour au zoo de Singapour, situé dans le nord de l'île près de la réserve naturelle de MacRitchie,  que les enfants adorent car on y trouve aussi une aire de jeux aquatiques :

 

sur le chemin du retour , les filles ont droit à une belle barbe à papa :)

 

Grosse averse , (c'est la saison où il faut toujours se promener avec un parapluie à Singapour!) et petite balade à Orchard Road, belle rue commerçante, avant d'aller chercher Diane et Lalie à leur "camp" ( activité para scolaire pendant les vacances ) 

La ville sent déjà la période des fêtes à venir : Halloween, Noël qui approche ...

Le 2 novembre, nous partons pour une randonnée dans la magnifique Réserve Naturelle MacRitchie, située au nord de la ville :

Là, nous sommes en pleine jungle ! on se croirait en Amazonie... Un endroit à ne pas manquer !

Il y a plusieurs chemins de randonnées possible, qui varient entre 2 et 6 heures de marche ... mieux vaut avoir de bonnes chaussures !

 

Nous terminerons notre séjour avec un bon repas de "dimsum" dans un restaurant d'Orchard Road , le "Din Tai Fung" situé dans le mall d'un grand centre commercial , le "Wisma Atria" .

Les "dimsum" sont des beignets chinois d'origine cantonaise, cuits à la vapeur ou frits. Ils sont fabriqués sous nos yeux, avec de la viande et des légumes. Accompagnés de nouilles et de sauces diverses, plus ou moins piquantes, c'est délicieux !

 

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On m'a souvent posé la question, alors je rappelle que les pays sont classés par numéros, et les articles du plus récent au plus ancien ...

L'Iran c'est le numéro 38, (l'introduction sur l'Iran c'est le numéro 38,  puis 38-1, 38-2, 38-3 ... etc ... le dernier écrit, la conclusion étant le 38-11 );

Sur la droite de la page d'accueil, vous avez la liste de touts les pays visités . Ils sont classés selon le nombre d'articles écrits par pays ( ainsi le Laos arrive en tête , avec 30 articles, puis l'Inde et l' Equateur ...... etc  ) 

Vous pouvez aussi maintenant écouter de la musique et voir des vidéos, cliquer sur les photos pour les agrandir  et faire défiler les diaporamas ...et écouter de la musique iranienne !

Bonne lecture !

La route qui nous ramène à Lisbonne, et très vallonnée, bordée de forêts, de cultures et surtout de champs d’oliviers où se perdent au loin de petits villages aux tuiles rouges.

 

Sur la route du retour, nous nous sommes arrêtés dans la ville de Fatima (la "Lourdes portugaise")  en raison de l’apparition, le 13 mai 1917 de la Vierge Marie à 3 jeunes bergers. Selon la légende, elle leur serait apparue tous les 13 de chaque mois…Une basilique lui est consacrée , avec les 3 tombeaux des bergers. Ils ont d'ailleurs été déclarés tous les trois "Bienheureux" par le pape Jean Paul II, lors de son passage à Fatima en mai 2000.

Cette basilique de style néoclassique, immense et sans piliers abrite aujourd’hui les tombeaux des 3 bergers. Elle est belle , immense, très haute, toute blanche est éclairée par des vitraux contemporains. Elle est située sur une très vaste esplanade bordée de chaque côté par un péristyle en arc de cercle. 

 

Notre voyage au Portugal s'achève , un très beau pays plein d'histoire qui vaut la peine d'y aller !

Ce que je retiendrai avant tout du Portugal : L'incroyable  gentillesse de ses habitants !  

ça mérite bien de terminer en musique !

s://www.youtube.com/watch?v=qXr0zVt-BxY

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Nous voilà donc à Porto après une petite heure d'autoroute depuis Aveiro.

La première impression de cette ville (70 000 habitants intra muros  et de plus de 2 millions d'habitants avec les banlieues ), la deuxième ville la plus peuplée du Portugal après Lisbonne. Là encore la présence de ces dénivelés importants entre la partie haute de la ville, où dominent, au détour des rues, des églises de tous les styles et de toutes les époques, et la partie basse le long du fleuve Douro que l'on rejoint en serpentant à travers le centre historique, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en 1996, pour arriver au quartier de la Ribeira le long du fleuve.

La première impression est aussi celle d'une ville assez dégradée dans certains quartiers de la ville haute tandis que d'autres, où passent les touristes, ont fait, ou font l'objet de beaux travaux de rénovation. La première impression est donc celle de contrastes importants entre ces différents quartiers ce qui rend la visite de cette ville, qui manifestement s'enrichit, d'autant plus intéressante.

C'est parti.

On démarre à pied de notre hôtel San Gabriel, situé rue de Alegria dans la partie haute de la ville près du Mercado de Bolhao, ouvert en 1915 mais qui est fermé pour travaux, et surtout de la rue piétonne de Santa Catarina.

A l'angle de cette rue, la chapelle "Das Almas de Santa Catarina" (fin 17ème siècle) retient l'attention par le revêtement intégral sur ses façades de carreaux bleus et blancs effectué par le céramiste Eduardo Leite en 1920. Les panneaux décrivent des scènes de Saint François d'Assise et de Sainte Catherine. Le style néoclassique à l'intérieur est assez chargé. 

Notre rue :

Les petits bus et les tuk tuk , comme partout, ce qui nous aide bien à grimper dans les rues  :

Certaines maisons ont de pittoresques et incroyables décors sur leur façades :

Les couleurs aussi sont très belles :

La ville est bondée de monde, de restaurants, de boutiques de toutes sortes ( je suis surprise par la beauté des vêtements  dans les magasins ... ). Comme à Lisbonne, ça grimpe  et ça descend , il faut avoir de bonnes jambes smiley

Il y a aussi beaucoup de petites ruelles aux maisons délabrées avec le linge qui sèche aux fenêtres  :

 

Et enfin nous descendons vers le quartier de la "Ribeira" sur les rives du fleuve , le Duro, qui est traversé par 7 ponts, dont l'un est très célèbre, le "Maria Pia" , car construit par Gustave Eiffel en 1877 :

et un autre aussi : le pont routier "Don Luis " , le plus spectaculaire avec ses deux tabliers superposés qui permettent de desservir à pied ou en voiture ,les quartiers hauts et bas des deux rives ... ce que nous avons fait à la nuit tombante, c'était très beau !

Les 6 ponts jouent un rôle majeur dans l'activité économique de Porto, tout en faisant partie du patrimoine historique de la ville.

et puis petite croisière en bateau (les rabelos , des gabares utilisés autrefois pour le transport des fûts de Porto ) sur le Duro, pour admirer les paysages, la ville haute, les vieilles maisons, et les falaises qui bordent le fleuve par endroits  

A la nuit tombée, les vues sont magnifiques !

Gilles est allé voir la Cathédrale , pendant que je me reposais à l'hôtel . Perchée sur une colline, elle a une allure de forteresse tout en gardant le style roman d'origine, auquel s'est ajouté par la suite le style gothique et  baroque 

 

Ensuite un petit passage par la gare de Sao Bento , chef d'oeuvre de l'art de l'Azulero



et puis pour finir une grande balade en bus touristique (le bus bleu ) qui nous a permis de découvrir le front de mer et les 2 rives du Douro, en traversant le pont Luis 1 , et d'apercevoir d'en haut, les caves de conservation des différentes marques du Porto. Sur la rive droite nous
admiré le jardin de "Passeio Alegre"et le fort de Queijo , une fortification défensive du 17ème siècle.

Ainsi que la belle statue de  "Dom Henrique " (né en 1394), sur la place du même nom,  avec le monde à ses pieds ... c'est lui qui a lancé le Portugal sur la voir des grandes explorations maritimes et des terres inconnues :

Nous terminons notre séjour à Porto , place de la Liberté, devant la Mairie ...pour deviner quoi ? déguster un petit verre de Porto évidemment smiley, bercés par la mélodie du fado 

 

https://www.youtube.com/watch?v=8_B6sCYw4EE 

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Nous reprenons la route vers la petite ville d'Aveiro, située près de l'océan .

Nous sommes à "l'Hôtel Aveiro Palace", très bien situé et que je recommande . 

Aveiro occupe le fond d'une ria , dans un paysage de marais salants, de lagunes et de canaux .Autrefois Aveiro était un port de mer très développé au 15e et 16e siècle, mais en 1575, une violente tempête a fermé la lagune et ce fut la catastrophe ! Elle a été heureusement réaménagée au début du 19ème siècle, et aujourd'hui elle continue à exploiter ses salines, prairies, rizières, algues, anguilles, sardines et raie sur la côte.

C'est une petite ville de 30 000 habitants qui a gardé son charme traditionnel dans certains endroits. D'autres se sont beaucoup modernisés. Ce qui lui donne son cachet très particulier, ce sont ses sept canaux qui traversent la ville de part et d'autre, et les jolis petits ponts qui les enjambent ... ce qui lui donne le nom de "la Venise verte du Portugal " ! C'est vrai, par endroits, on se croirait à Venise !!

Avec de belles maisons le long du canal principal

Il y a aussi des quartiers et maisons bien délabrés :

des petites ruelles où il est agréable de se promener à pied :

et à travers la foule de touristes, nous parvenons à déguster quelques plats typiques :  gambas aux nouilles noires car cuites à l'encre de calamar .... très bon ! salades au jambon fumé enroulé dans du saumon ou au thon

, et les pâtisseries qui sont les spécialités d'Aveiro : les 

et les desserts typiques de la ville : les "Ovos  moles" , des jaunes d'oeufs que l'on mélange avec beaucoup de sucre pour en faire une pâte à déguster dans des meringues ... ou même sans meringue :)

La nourriture spirituelle est aussi au programme pour ceux qui le veulent. Il y a le choix : l'église Vera Cruz

ou la cathédrale

ou l'église de la Miséricorde

 

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Nous voici donc arrivés à Coimbra via l'autoroute A 1. Cette belle ville située entre Lisbonne et  Porto mérite un arrêt ne serait-ce que pour sa célèbre université l'une des plus anciennes d'Europe avec Salamanque et La Sorbonne notamment. Elle fut fondée en 1290  à Lisbonne avant d'être transférée à Coimbra en 1308 sur ordre du roi. Autant dire que la ville, forte de ses 30 000 étudiants, est aussi jeune qu'enjouée et pleine d'attraits.

Mais tout se mérite. Pour accéder à la porte d'entrée de l'université il faut monter et monter encore par des ruelles pentues entrecoupées d'escaliers plutôt raides !!!

Bref il faut avoir la santé, des mollets affûtés pour arpenter le centre historique et ses jolies rues piétonnes et une belle envie de voir ce joyau universitaire qui trône au sommet de cette ville construite à flanc de colline au pied de laquelle le rio Mondego coule paisiblement. Comme le centre historique est piéton, un petit conseil : éviter de choisir un hôtel dans les rues de ce centre ou alors il faut tirer sa roulette !!!  

Commençons par le début et la découverte des rues piétonnes juste au dessus du fleuve

Dans les petites rues piétonnes du bas de la ville, les étudiants et les étudiantes habillées de leur traditionnel habit universitaire (un cape noire pour les garçons et un tailleur noir pour les filles mettent une belle ambiance sympa

Début de la montée vers la vieille université en passant sous la tour de Almedina, l'une des tours de défense des remparts pour protéger le palais du roi situé au sommet et où se trouve aujourd'hui l'université 

 

 

Quelques rues et escaliers plus loin on arrive à la vieille cathédrale (Se Velha) construite à partir de 1162 et qui a un aspect de forteresse

On ne peut pas trop visiter il y a une messe

Cela grimpe de plus en plus : Il faut vraiment la mériter cette université

Ouf On est arrivé avec pour commencer bien sûr par la cour des écoles qui donne une bonne idée de l'ensemble architectural et où trône la statue du roi Joao III. C'est ce roi qui a décidé d'installer dans l'enceinte de son palais royal l'université au 18ème siècle

Nous avons fait le choix d'aller faire cette visite vers 18 H. Belle surprise : aucune queue.

Pour la superbe bibliothèque Joanine (18ème) aux décors époustouflants et qui contient plus de 60000 ouvrages anciens écrits en portugais ou en latin. Les photos sont interdites. On y voit notamment un tableau du roi Joao V et l'ensemble de tous ces livres dans un écrin riche et raffiné est prodigieux 

La chapelle San Miguel qui date du 15ème et début 16ème siècle est dans le même bâtiment que la bibliothèque. Très décorée, elle est remarquable par ses azulejos du type tapis de 1663 qui ornent la nef et par son orgue ibérique de style  baroque de 1733. Le retable principal date de 1605.  

Et enfin dans l'ancien Palais Royal quelques belles salles comme la salle des gardes et le salon jaune

Ou encore la grande salle des Actes (Sala dos Capelos) qui était à l'origine la salle du trône où le Roi signait les actes les plus importants de l'université et qui est devenue aujourd'hui la salle où les étudiants soutiennent leurs thèses. Les murs sont recouverts des portraits des rois du Portugal

Ou la salle des examens privés qui ne sert plus aujourd'hui. A l'époque l'étudiant était seul avec son professeur pour passer son examen

Et pour finir la journée rien de mieux que d'aller écouter du fado de Coimbra chanté par des étudiants ou des anciens étudiants. très romantique

Voilà donc un petit aperçu de Coimbra mais il y a tant d'autres choses à voir et à faire.

Un dernier petit conseil : nous avions retenu par internet une chambre (à la Casa da Baixa Domntown House) très bien située rue Ferreira Borges mais à éviter. Aucun humain à l'horizon : tout se fait par code pour entrer dans l'immeuble puis dans la chambre et par communications téléphoniques. Côté relation humaine on repassera !!!

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Bonjour Lisbonne où nous allons rester 3 jours !

Commençons en musique smiley, avec le "Fado", "LA musique de Lisbonne" , une mélopée dérivée des poésies chantées par les troubadours du Moyen âge, qui incarne la mélancolie et la force  de la destinée humaine, qui se développe à la fin du 18ème  sous la forme d'un chant nostalgique de marin. Amàlia Rodrigues  lui fait passer les frontières et lui confère une gloire internationale.

https://www.youtube.com/watch?v=qHBk5g_Ei38       (Amàlia Rodrigues) 

https://www.youtube.com/watch?v=V1URy2UElnk

https://www.youtube.com/watch?v=qXr0zVt-BxY

 Nous venons d'arriver à l'aéroport , situé au nord de Lisbonne , puis nous prenons le métro (il y a 4 lignes de métro ) pour nous rendre à notre hôtel au centre de la ville ("My story Hôtel Rossio" ); 

Le Rossio est le nom de la place Don Pedro IV , située dans la partie basse de la vieille ville de Lisbonne  (quartier de Baixa ).

 

En effet Lisbonne est divisée en 8 quartiers : Baixa Chiado, Barrio Alto, Alfama, Principe Real, Campo de Santana, Parque de Nacoes, Santos et Belem .

Nous sommes donc dans le quartier de la Baixa.

La population de Lisbonne est d'environ 500 000 habitants intra muros et plus de 3 millions avec toute son agglomération  .

Le vieux Lisbonne est construit sur la rive droite d'un renflement du fleuve TAGE, qui pénètre ensuite dans un large chenal aboutissant sur l'Atlantique . C'est une ville chaotique, s'égrenant sur 7 collines , avec de nombreux belvédères, des couleurs, des rues et place revêtues d'une mosaïque de petits pavés de calcaire blanc et de basalte noir, un dédale de ruelles étroites et de quartiers anciens, de belles perspectives sur de larges avenues, des jardins exotiques ....

Le centre a conservé son aspect ancien avec ses palais aux couleurs pastel et ses immeubles couverts d'azulejos. 

Lisbonne est aussi un grand port, des zones industrielles au sud du Tage, des quartiers d'affaires,  le Centre culturel du Belém  inauguré en 1992, les fameuses tours post-modernes des Amoreiras qui ont fait scandale à l'époque de leur construction . Sur les bords du Tage, des zones portuaires ont été transformées en aires de loisirs et pour l'exposition mondiale de 1998.

L'accueil des portugais est vraiment exceptionnel. Déjà à l'aéroport à Nantes, compte tenu du retard de notre avion, nous avons fait la connaissance de deux portugais qui nous ont donné plein de conseils pratiques et nous ont même accompagnés à la sortie de l'aéroport pour acheter la carte Viva Viagem qui permet de circuler à bord de tous les moyens de transport public (bus, tramways, métro, funiculaire, élévateurs). En plus avec la formule zapping (on recharge la carte en la créditant) on peut l'utiliser pour aller à l'étape incontournable de Sintra. Il y a d'autres moyens de transport aussi très sympa (le tuk-tuk en plein développement et bien sûr le bateau). A Lisbonne cette qualité de l'accueil, cette gentillesse n'est pas démentie. Toujours là pour rendre service.

Pour notre premier jour, nous partons visiter la ville à partir de la place du Rossio où se trouve notre hôtel. Cette place est idéalement placée ( à proximité immédiate de la gare de Rossio d'où partent les trains pour Sintra et de la place de Figueira point de départ du tramway 15 direction le Belém et donc du coup la place assise est assurée).

La place du Rossio est une belle place ovale où se trouve en haut d'une colonne la statue de Pedro IV, premier roi du Brésil, ainsi que deux belles fontaines et en arrière plan le théâtre national.

Ce qui m'a le plus surprise en arrivant à Lisbonne, c'et la foule omniprésente, le nombre incroyable de rues piétonnes et toutes pavées, remplies de petits restos installés dans les rues et toujours plein à craquer !

 

 

 

Par une rue piétonne très animée avec tous ses restaurants installés au milieu de la rue et des artistes du spectacle vivant  (rue Augusta) on rejoint la place du commerce en passant sous l'arc de triomphe, recouvert de figures historiques comme Vasco de Gama ou le marquis de Pombal,  après avoir laissé au passage l'élévateur métallique de Santa Justa d'où l'on a une superbe point de vue sur la ville mais patience car la fille d'attente est longue 

La place du commerce (Praça do Comércio), ancienne place du Palais Royal, donne sur le Tage et accueillait autrefois les déchargements par les bateaux des épices et de l'or qu'ils rapportaient des colonies. Elle a été reconstruite après le tremblement de terre de 1755 et est bordée sur ses trois côtés par de beaux bâtiments à arcades. En son centre trône la statue du roi José 1er 

Le mythique tramway 28 E nous attendait pour traverser l'Alfama que nous allons redescendre à pied à travers des escaliers, des ruelles et des aspects si pittoresques, par exemple

cette mosaïque de la marchande de poissons portant son panier sus sa tête, de ce quartier resté intact après le séisme et qui a conservé le charme de son passé arabe avec ses maisons colorées et le linge qui sèche aux fenêtres

 

Nous faisons ensuite la rencontre d'une portugaise parlant admirablement le français et faisant visiter avec son tuk-tuk (Paula Marvao Tuk Flower@Tuk.Paula) des coins insolites et magnifiques, à proximité de la forteresse Saint-Georges, des quartiers maures de Mouraria où les rues sont bordées de superbes maisons recouvertes d'azuleros et aux balcons superbes sans oublier quelques oeuvres d'art telle celle de Rils et de Graça, où les rues ouvrières ont beaucoup de charme

 

 

 

On finit cette première journée par la descente à partir du mirador de la porte du soleil d'où l'on voit le Tage et l'église Saint Vincent vers la cathédrale au style si caractéristique puisque construite sur l'emplacement d'une ancienne mosquée dont les pierres ont été réutilisées

 

 

et en prime juste à côté l'église Saint-Antoine de Padoue

Le lendemain changement de décor avec la visite du quartier du Belém. Très instructif sur le passé du Portugal, ce quartier est évidemment marqué par ses incontournables.

En premier évidemment la tour de Belém, magnifique tour e contrôle inscrite au patrimoine mondial de l'humanité, qui fut construite au milieu du Tage mais est désormais en bordure du fleuve depuis le tremblement de terre et qui symbolise la puissance passée du Portugal

 

Ensuite comment ne pas évoquer aussi le monument des découvertes, construit en 1960 à la gloire de la riche histoire maritime du Portugal. Avec à la tête, de cette proue de caravelle symbolisée, Henri le Navigateur dont on fêtait en 1960 le 500 ème anniversaire et les grands personnages navigateurs et mécènes du royaume avec en arrière plan le pont métallique du 25 avril en l'honneur de la révolution des Oeillets de 1974 et le Corcovado au loin 

 

Et pour finir cette deuxième journée le monastère de Saint Jérôme (Mosteiro Dos Jéronimos) et l'église Santa Maria qui forment un ensemble de toute beauté tant extérieur qu'intérieur

Dans le monastère le cloître et le réfectoire attire particulièrement le regard. 

 

L'Eglise Santa Maria est aussi particulièrement belle et superbement sculptée. Elle renferme les tombeux de Vasco de Gama et du poète Luis de Camoès. C'est un chef d'oeuvre de l'art manuélin. Qu'on en juge et la sacristie est aussi à voir absolument. Normal que tout cet édifice soit aussi au patrimoine mondial de l'humanité

 

Quant à la sacristie

Notre dernière journée se passera à Sintra, une petite ville située à environ une heure de Lisbonne, sur la côte . Une demie heure de bus et une demie heure de train , tellement bondés que nous avons du faire le voyage debout ! Sur une colline, au dessus de Sintra, se trouve une vraie merveille unique en son genre : "Le Palais National de Sintra" , un palais immense , a l'architecture éblouissante et colorée, qui devint le palais d'été des souverains portugais. Quelques photos de ce merveilleux palais aux murs colorés et recouverts d'azuleros  :

Ensuite nous redescendons à Sintra , à travers la forêt , par le "sentier des lacs":

Et puis retour en bus et train tagués .... à la gare de Lisbonne ...

ce qui mérite bien ne petite bignouze en arrivant smiley

Demain matin départ en voiture pour Coimbra !

Bye bye Lisbonne ! Superbe ville !

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Nous allons bientôt partir au Portugal … alors comme d’habitude, un petit article introductif s’impose !

1- Histoire du Portugal

Introduction générale :

Du XVe au XVIe siècle, le Portugal fut l’une des plus grandes puissances économiques, sociales et culturelles du monde, avec un vaste empire colonial en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud. Dans ce pays de relativement petite taille et qui a connu la dictature de 1926 à 1974 , amenant près de 1,5 million de Portugais à aller travailler en dehors du pays pour fuir la crise économique et les guerres coloniales. En 1974, la révolution des Œillets met fin à l’empire colonial et installe la démocratie dans le pays. L’économie,n’a pris son essor qu’après 1975.

Les grandes périodes de l’histoire du Portugal :

1-L’antiquité :

-Du 9e au 15e siècle avJC : installation des premiers peuples dans la péninsule.

Les habitants de Lusitanie (province romaine impériale fondée sous le principat d’Auguste), couvrait la plus grande partie de l’actuel Portugal , mais les habitants les plus nombreux en Lusitanie, étaient principalement d’origine celtique (les gaulois).  Il y avait aussi des marchands grecs et phéniciens (la Phénicie correspond approximativement au Liban actuel) qui y établissent des colonies.

C'est au 14e siècle av.JC qu’Ulysse aurait fondé la ville de Lisbonne ,alors appelée « Olissipo », qui devient la plus grande ville du pays.

Les romains imposent leur domination en 140 av JC et y resteront jusqu’au 5e siècle. La lutte est violente entre romains et lusitaniens.

2 – Le Moyen-âge :

- La Lusitanie passe ensuite entre les mains des « Alains » (peuplade nomade de Gaule), des « Suèves » peuplade germanique qui se sédentarise au nord du Portugal), des « Wisigoths » (le royaume wisigoth est un royaume germanique issu des grandes invasions du 5e au 8e siècle avant d’être conquis par les arabes en 712 , date à laquelle les Maures occupent la péninsule ibérique (Les Maures désignent à l'origine et durant l'Antiquité les populations berbères d'Afrique du Nord ). Ils y resteront pendant 5 siècles. Le Portugal garde encore aujourd’hui des traces visibles de ces 5 siècles d’occupation maure , que ce soit dans l’architecture de nombreux bâtiments, les ruelles sinueuses des villes et villages d’Algarve, les pâtisseries à base de figues et d’amandes, d’oeufs et de sucre, ou encore l’art des Azulejos.

- En 718 , victoire des Chrétiens sur les Maures et début de la reconquête (par les rois chrétiens des Asturies , de Bourgogne, de Léon et Castille…) . Le fils d’Henri de Bourgogne , Alphonse Henriquez , est proclamé premier « Roi du Portugal » par ses soldats suite à sa victoire contre les Maures.

-En 1249, le Portugal établit ses frontières qui sont encore aujourd’hui les plus vieilles du monde !

3 – La renaissance : 15e et 16e

Du 15e au 16e , le Portugal construit un important empire colonial :

 - En 1415, Henri le Navigateur, lance ses expéditions en Afrique, à Madère et aux Açores … Il étudie la géographie et l’astronomie, et dès 1416 une expédition démarre chaque année !

- En 1494, le Portugal et l’Espagne signent le traité de « Tordesillas » par lequel ils se partagent le « Nouveau Monde » à découvrir à l’ouest de l’Afrique.

- En 1498, c’est la découverte de la route maritime des Indes par Vasco de Gama. Il y établit des comptoirs annonçant ainsi l’expansion commerciale du Portugal.

- En 1500, Pedro Alvares Cabral découvre le Brésil.

- En 1519, Magellan , en désaccord avec le Portugal, proposa à l'Empereur d' Espagne (Charles Quint) , d'établir par la route du sud-ouest  une communication avec les îles lointaines . C'est ainsi qu'il entreprit  son premier voyage autour du monde et découvrit , entre l'extrémité de l'Amérique du sud et la Terre de Feu, le détroit qui porte son nom . Il mourut  aux Philippines  en 1521 sans avoir revu l'Europe .

En 1580, le roi d’Espagne (Philippe II) prend le pouvoir, et le Portugal devient une province espagnole !

4 - 17e 18e et 19e siècles

Au 17e et 18e le Portugal se modernise et profite des richesses du Brésil.

En 1640, c’est la restauration de l’indépendance du Portugal après 60 ans d’occupation espagnole.

Au 19e , le Brésil devient indépendant, et le Portugal développe ses colonies en Afrique (Angola, Mozambique, Cap-Vert, Guinée , Sao Tomé et Principe … ainsi qu’une série de comptoirs fortifiés en Inde …)

A la fin du 19e , le Portugal connaît de grosses difficultés pour se maintenir dans ses colonies et des difficultés économiques sur ses terres.

5 - 20e siècle, le Portugal contemporain  :

En 1908, le roi Charles Ier et son prince héritier sont assassinés

En 1910 : Abolition de la monarchie et proclamation de la République, séparation entre l’Église et l’État … réformes qui se heurtent à des manifestations qui mènent à un coup de force militaire portant le Général Pimenta de Castro au pouvoir .

La République est rétablie après la 1ère guerre mondiale , mais des coups d’Etat se succèdent dans les années 1920.

1926 : une dictature militaire est instaurée ( Oscar Carmona et Salazar) .Le régime fasciste durera jusqu’à la chute de la dictature en 1974 avec la « Révolution des oeillets ».

Le Portugal échappe à la seconde guerre mondiale.

La révolution des Oeillets, également surnommée "le 15 avril ", est le nom donné aux évènements d'avril 1974, qui ont entrainé la chute de la dictature salazariste qui dominait le Portugal depuis 1933. Elle doit son nom à l'oeillet rouge que les conjurés portaient à leur boutonnière en signe de ralliement.

Le Portugal se lance alors sur la voie de la démocratisation, de la décolonisation (les colonies d’Afrique et d’ Asie gagnent leur indépendance dans les années qui suivent la Révolution) et du développement :

- 1976 : Adoption d’une Nouvelle Constitution démocratique, et un régime semi-présidentiel qui a évolué peu à peu en un régime parlementaire comparable à ceux de la plupart des pays d’Europe

- 1986 : Adhésion du Portugal à la Communauté Européenne (CEE – ou « Marché commun » de l’Europe des douze).

1994 : Lisbonne , capitale européenne de la culture

2016 : Le Président de la République depuis 2016 est Marcelo Rebelo de Sousa (portugais, né en 1948 à Lisbonne, juriste, journaliste et ancien membre du Parti Social Démocrate , le PSD)

Le drapeau du Portugal :


Le drapeau du Portugal est rectangulaire. Une verticale sépare le rectangle en deux parties inégales :

La partie gauche est en vert et occupe les deux cinquièmes du drapeau.

La partie droite est en rouge et occupe les trois cinquièmes du drapeau. 

Le vert et le rouge sont les couleurs du Portugal. Le drapeau du Portugal a été dessiné peu après la Révolution de 1910 (voir ci-dessus). Selon beaucoup de portugais, le vert représenterait l'espoir qui devait naître de cette révolution ; le rouge représenterait le sang qu'il a fallu verser pour défendre cet espoir.

Cependant, cette symbolique est issue de messages de la propagande nationaliste de l'entre-deux-guerres.

Entre ces deux zones, il y a un dessin dans un disque qui représente la terre en jaune . Durant l'époque des grandes découvertes, il y eut plusieurs grands navigateurs portugais de premier plan : Magellan, Vasco de Gama et Henri le navigateur. Ce passé glorieux se retrouve dans le drapeau du Portugal.

2 - Les anciennes colonies portugaises :

Le développement de l'empire portugais du XV au XVI ème siècle :

L'empire portugais s'amorce par la reconquête de son propre pays occupé alors par les Maures, il se termine en 1249 après avoir atteint l'Algarve. Puis le roi du Portugal poursuivra sa croisade chrétienne dans les terres musulmanes du nord de l'Afrique. 

En 1415, c'est la conquête de Ceuta (le Maroc) par Jean Ier de Portugal, il amorce le processus des « grandes découvertes » et marque le début de l'expansion territoriale portugaise hors de la péninsule ibérique. En effet le prince Henri le Navigateur, gouverneur de l'Ordre du Christ (héritier portugais de l'Ordre du Temple) organise et finance l'exploration systématique de l'Atlantique proche et des côtes africaines. 

Très vite le commerce très lucratif de l'or, de l'ivoire et des esclaves se substitue à l'esprit de découverte et de croisade. Il s'agira de trouver une autre route vers les Indes et le marché des épices. Les marins portugais découvrent les îles Atlantiques et s'y établissent : 

João Gonçalves Zarco découvre Madère en 1419, 

Iogo de Silves et Diogo de Teive les Açores entre 1427 et 1452

et Dinis Dias atteint le Cap-Vert en 1444  

lvaro Fernández le Sénégal en 1445

En 1460, à la mort d'Henri, les Portugais ont atteint le golfe de Guinée.

En 1482 est fondé le plus important comptoir d'Elmina, l'actuel Ghana

En 1483, Diogo Cao atteint l'embouchure du Congo.

En 1488, Bartolomeu Dias double le cap de Bonne-Espérance avec une flotte de trois caravelles et pénètre dans l'océan Indien.

En 1499, Vasco de Gama revient de son périple vers les Indes où il a découvert Goa.

Dans la première moitié du 16ème siècle, les Portugais s’assurent le contrôle de l'océan Indien. Entre 1505 et 1511, Francisco de Almeida, le premier vice-roi des Indes, établit une série de comptoirs fortifiés. Puis, Afonso de Albuquerque s'empare de trois points qui commandent le passage des marchandises : 

En 1507 et 1517, Ormuz à l'entrée du golfe Persique, 

En 1510, Goa, la capitale de l'« Estado da India », sur la côte de Malabar

En 1511, Cochin, et Malacca  qui commande l'entrée du détroit du même nom. Les Portugais étendent leur domination jusqu'aux Moluques, îles riches en épices.

En 1500, le Brésil, sera découvert officiellement par Pedro Alvares Cabral , les premiers établissements permanents datent des années 1530. 

En 1513, M Jorge Álvares arrive en Chine 

En 1517, Tomé Pires parvient à Canton .

En 1557,  l'Empire céleste accorde aux Portugais le droit d'établir un comptoir sur la péninsule de Macao, dans l'estuaire du Xi Jiang.

En 1543, les portugais atteignent le Japon à Nagasaki.

Les autres pays qui ont été découverts par le Portugal :

Les Philippines, découvertes par le navigateur portugais Magellan en 1521,

Les îles d'Indonésie ont été découvertes et, pour certaines, colonisées par les Portugais au xve siècle.

Bandar Melaka ou Malacca, est une ville de Malaisie, elle a été une possession portugaise de 1511 à 1641.

 L’île Maurice a été découverte par les Portugais au xvème siècle.

Les pays où l'on parle portugais aujourd’hui :

Les cinq pays africains membres de la CPLP (Angola, Cap-Vert, Guinée-Bissau, Mozambique, São Tomé-et-Principe) sont parfois regroupés sous le nom de pays africains de langue officielle portugaise (PALOP). Le Brésil, les six pays africains membres et le Timor oriental sont tous d'anciennes colonies portugaises.

Aujourd'hui, les pays de cet ancien empire colonial qui s'étendait sur les 5 continents, aura duré 5 siècles avant de s'effondrer ! Ces pays font partie de la "Communauté des pays de langue portugaise".

3 - La géographie et l’économie du Portugal :

La population est de 10 300 000 habitants (France 67 millions) pour un territoire de 92 226 km² (France : 551 695), soit à peu près 111 habitants au km²,

Largement ouvert sur l'Atlantique, ce qui a largement contribué à son expansion maritime et  coloniale, le Portugal occupe l'extrémité sud-ouest de l'Europe et a l'Espagne pour seul voisin. Il a 800kms de plage et de falaises rocheuses. Son climat devient plus chaud et plus sec du nord au sud, et ses reliefs prolongent ceux de la meseta espagnole. L'altitude monte en remontant vers le Nord : près de 2 000 m dans les serras de Lousa et da Estrela. Le pays n'a que le cours inférieur de ses trois grands plateaux qui descendent en gradins vers l'Atlantique.  Le pays n'a que le cours inférieur de ses trois grands fleuves : le Douro, le Tage et le Guadiana.

Le pays possède de nombreuses ressources naturelles, comme le cuivre et l'étain, et est l'un des principaux exportateurs de liège et de marbre, mais ni hydrocarbure ni pétrole. Les infrastructures portugaises se sont considérablement modernisées (surtout dans l'énergie renouvelable) depuis les années 1980. Aujourd'hui seuls 12% des travailleurs sont des agriculteurs

Le PIB-PPA par habitant de 30 607 USD-PPA en 2019 (France environ 43 551)

Le salaire minimum est de 700 euros et le taux de chômage de 6,6 %.

Le Portugal est classé 15ème  pays touristique mondial .

Nous visiterons essentiellement Lisbonne et Porto en suivant la côte  ... en route ! suivez nos aventures !

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Il ne me semble pas inutile de donner un aperçu de Prague au quotidien ... car les innombrables Eglises, Cathédrales, Couvents, Chapelles et les Musées sont tellement légion , que l'on peut finir parfois par s'en lasser ...

Alors voici quelques commentaires et photos prises au hasard dans les rues de Prague, qui donneront je pense un autre aperçu de la ville  :

Celle-ci étant située dans une petite vallée entourée de collines, ça monte et ça descend  beaucoup ! C'est assez fatigant ... il faut faire aussi attention en marchant car toutes les rues et les trottoirs sont pavés . De toutes sortes de pavés d'ailleurs, de toutes les tailles et même colorés , comme les maisons le sont aussi, c'est très beau! !

Les transports en commun sont très nombreux et très fiables (contrairement aux taxis qui ont mauvaises réputation ...) Pour venir de l'aéroport dans le centre, acheter le billet tram-bus qui va vite et ne coûte que 4 euros. Ensuite on peut tout faire à pied ! C'est super !

Quelque chose d'inhabituel pour nous: ici les trams circulent sur les rues , comme les bus  les voitures et les scooters ... c'est la débrouille  :

 Mais beaucoup de places, de rues et de ruelles sont piétonnes , et cela aussi c'est très agréable !

On passe souvent d'une rue à l'autre par de petits passages  :

Les places sont souvent entourées de passages couverts qui permettent de se protéger de la chaleur ou de la pluie  :

Les promenades à pied dans les ruelles, permettent aussi de découvrir les nombreuses boutiques de souvenirs : les petites poupées, les marionnettes (qui sont une institution là bas), les objets d'art , les pierres précieuses - surtout jade - , bijoux, petits objets sculptés en bois ....  

et bien sûr , pour terminer , parlons un peu nourriture ... dans l'ensemble, je dois dire que l'on a pas trouvé cela vraiment bon, à part les salades ...

Le plat national est le "goulash" , sorte de ragoût de boeuf  accompagné de tranches de pain rondes  :

et autre chose que l'on trouve partout , ce sont des glaces un peu particulières, les "trdelnik", faites sur place par des pâtissiers... mais tellement énormes que je n'ai pas osé en goûter ! Tous les gens en mangent dans la rue :) 

Enfin, comme partout dans les monde, les hamburgers et les pizzas  qui envahissent les étales :

Une grande première pour moi : j'ai mangé un hamburger !  

Le soir, de nouveau un concert de musique classique , tout près de l'hôtel ( superbes extraits de Vivaldi, Bizet, Debussy, Ravel, , Strauss, Mozart, Schubert, Bach, Tchaikosvsky , Dvorak , et on a terminé par la Moldau de Smetana bien sûr smiley )

Comme tout a une fin, le lendemain matin : retour en France  !

Prague et sa rivière, la Moldausmiley ,  vues d'en haut :  Bye Bye Prague !

Durant ces quelques jours , nous nous sommes imprégnés de la beauté de cette ville, de la turbulence de son histoire, de ses superbes monuments toutes catégories époques et styles confondus. De son fabuleux décor constitué de maisons aux styles hétéroclites, et de la diversité architecturale de la ville. De ses nombreux espaces verts aussi , de sa gaieté , et de tous ses ensembles musicaux ou solistes  qui se produisent partout  dans une joyeuse cacophonie ... pour notre plus grand plaisir . Pour apprécier Prague, il faut aimer la culture, l'histoire , et la musique ! 

 

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Ce matin, rando à pied de notre hôtel , jusqu'en haut de la Tour Eiffel ... eh oui, une petite tour qui lui ressemble de loin , mais qui s'appelle la "Tour panoramique" , qui domine la ville au milieu du très joli parc de Petrin ... On peut y aller en funiculaire, mais le chemin qui y monte est très agréable ! 300 marches pour atteindre le sommet de la tour ... seul Gilles les a montées :

D'en haut la vue sur la ville est superbe : église au sommet du parc puis église Saint Nicolas, Pont Charles, Cathédrale Saint-Guy et le château, et enfin le couvent de Strahof

Redescente à pied de la colline du parc et petite pose resto près du funiculaire qui marche depuis 1891. En chemin quelques statues dont celle du poète romantique tchèque Karel Hynek Macha

Tout le parc de Petrin est entouré d'une grosse fortification du 14 ème siècle appelé "le mur de la faim" car elle a été construite afin de donner du travail et ainsi de nourrir les gens très pauvres 

Sur le chemin du retour on visite la très belle église baroque  (1613) de "Notre Dame de la victoire" très visitée à cause de la statue en cire de Jésus

 

puis l'église jésuite Saint Nicolas ( 1673) baroque et magnifique à tous égards l'autel, la chaire, de très belles fresques ...

 

Et on finit la journée en musique, dans une petite salle tout près de notre hôtel 

 

 

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Ce vendredi matin je suis restée me reposer à l'hôtel, tandis que Gilles est parti visiter le Couvent de Sainte Agnès .....

Agnès la Bienheureuse a édifié ce couvent de clarisses en 1234. Il recueille aujourd'hui des collections de sculpture du 13 ème au 16 ème siècle de toute beauté

Et le couvent dans son environnement

A l'intérieur de la chapelle assez dépouillée des tombeaux et dans le cloître des sculptures en bois époustouflantes

 

Le jugement dernier

La pieta

L'après midi nous sommes allés faire le circuit des principaux monuments en city-tour. Pas très facile de prendre des photos

La maison municipale, l'une des anciennes résidences royales 

Le Musée national place Wenceslas théâtre de tant de hauts faits qui ont forgé l'histoire politique du pays :

Le théâtre national

Le Palais Schwarzenberg, situé sur la place du château, devenu aujourd'hui un musée qui abrite de nombreuses collections d'art Renaissance et Baroque de la galerie nationale

Nous avons eu droit à un petit arrêt sur cette place alors forcément on prend des photos du palais royal et de la cathédrale, du siège de l'épiscopat (résidence de l'archevêque)

Et puis, depuis l'arrêt de bus, Place de la Vieille Ville, nous sommes rentrés à pied en longeant la Valtva le long de l'île de Strelecky puis la presqu'île de Kampa où les gros bateaux passent par un petit canal qui leur est réservé  :

Une ancienne roue qui fonctionne toujours est encore là ! 

 Le canal :

C'est une île charmante et calme où il fait bon pique-niquer ou se promener loin de la foule !

On y a même vu Charly sur son paddle smiley

La journée se termine autour du plat tchèque typique : le goulash 

 

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Aujourd'hui , par une chaleur toujours torride, nous sommes grimpés dans le quartier du "Château royal de Prague", le lieu le plus célèbre de Prague, situé dans le quartier n°3 sur le plan "guide Vanupied" qui figure sur mon article introductif. Plus officieusement c'est le quartier "Hradcany, Strahov, château de Prague" . C'est haut, le château domine la ville, mais c'est tout près de notre hôtel !

Hradacny  est l'une des anciennes cités à l'origine de Prague et sur son promontoire le quartier le plus vert de la ville avec ses nombreux parcs. C'est aussi celui qui possède le plus de monuments remarquables , dont le Château Royal, la Cathédrale Saint-Guy, l'ancien Palais royal, la basilique romane St Georges, plusieurs tours, monastères et chapelles , une jolie ruelle appelée "la ruelle d'or" , des musées, des galeries de peinture etc ... C'est au XIème siècle que la construction du château a commencé et qu'il fut entouré de fortifications. Le roi Charles IV continua le travail qui se poursuivit au fil des siècles ... ce qui explique aujourd'hui ce mélange de styles. Avec cependant une dominante de baroque. 

Le Château devint le Palais du Président en 1918 (lors de la 1ère république). Vaclav Havel , lui, refusa d'y habiter. 

Quelques photos pour illustrer tout ça :

L'entrée du château et l'une des 3 cours intérieures qui le précèdent :

 

Images de l'immense Cathédrale Saint-Guy et ses magnifiques vitraux  :

La chapelle de Saint Venceslas : 

 

La basilique Saint-Georges , église romane la mieux conservée de Prague :

 

Le jardin royal :

L'entrée du Palais présidentiel :

Les places :

et  les petites ruelles aux multiples échoppes d'artistes :

Dans le même quartier, mais à l'extérieur du château, la magnifique église "Notre Dame de Lorette" du 17ème siècle, réplique de la maison légendaire de la Vierge Marie (la Santa Casa) :

et aussi le couvent de Strahtov du 13ème (ordre des Prémontrés) :

Du haut de ce couvent , nous avons une belle vue sur la ville :

Sur la place à l'extérieur du Château, Le Palais Cernin, dont la construction commença en 1968 , siège aujourd'hui du Ministère des Affaires étrangères  :

Nous sommes redescendus à l'hôtel par une petite ruelle fort sympathique et calme , avec un arrêt sur le chemin pour déguster une pizza ... pas très bonne d'ailleurs ( la nourriture n'est pas excellente en Tchéquie )

 

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Après une petite croisière en bateau, visite du quartier juif de la ville.

Puis visite du quartier juif qui fait partie de la vieille ville t où on trouve plusieurs synagogues

Le cimetière juif :

La synagogue Pinkas qui sert de mémorial aux victimes juives de l'holocauste (80 000 morts). Les noms des victimes figurent sur les murs.

 La synagogue Klausen qui sert aussi de mémorial

Et pour finir la journée concert à l'église Clementinum qui fut créée par les jésuites. C'est le plus grand édifice de la ville après le château. Plus de 600 jésuites y vivaient. On y trouvait notamment, un couvent une immense bibliothèque un théâtre et deux chapelles. Le concert a lieu dans la chapelle des miroirs (au programme La Moldau, Mozart, Les quatre saisons, la 5ème symphonie de Beethoven ). 

 

https://youtu.be/iQqo0Q-jfqQ

Magnifique concert !

et puis petit dîner dans la rue adjacente à l'Eglise ...

même à 22h les rues sont bondées de monde ... on a de la peine à se déplacer, à marcher à travers la foule smiley

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Pour notre premier jour à Prague, nous avons fait à pied (car tout peut se faire à pied ici ... il suffit juste d'être un peu sportif car pour le retour ça grimpe pas mal !) le quartier "Malà Strana" , le fameux "Pont Charles", et la Place principale de la "Vieille Ville" ... et même une petite croisière sur la Vltava (ou Moldau pour les Allemands)

Les petites ruelles piétonnes de Malà Strana, quartier qui a conservé son unité  architecturale, truffé de palais et de maisons au style baroque, permettent de rejoindre le pont Charles

On fait le choix de passer par la charmante petite île Kampa.

On y retournera pour déjeuner

L'arrivée sur le pont Charles se fait par les tours du  pont du petit côté et la tour Judith. Notre traversée se fait sous une forte chaleur et avec une foule qui dans la journée prend des proportions incroyables (on peut à peine se croiser !!!). On voit en arrière plan le toit de l'église Saint Nicolas (17ème et 18ème).

Sur le pont, long de 516 mètres et composé de 16 arches, les célèbres statues de pierre encore plus belles .... quand on peut les prendre sans personne devant

Les statues du pont représentent toute l'histoire religieuse catholique de la ville. Elles sont de style baroque. On ne pouvait pas éviter Saint Venceslas et Saint Jean Néopucène (les touristes touchent la représentation du saint comme porte bonheur).

De l'autre côté du pont, la tour du pont qui mène à la vieille ville, cœur historique de Prague. La tour du pont, de style gothique, faisait partie des fortifications de la ville. Elle porte les sculptures de Saint Guy, du roi Charles IV et de Venceslas IV. 

Et au bout du pont la statue du roi Charles IV

Puis la place de la vieille ville avec ses incontournables : l'hôtel de ville de la vieille ville avec sa célèbre horloge astronomique

 

Puis l'église Notre Dame de Tyn (14 ème), édifice gothique ayant deux flèches de 80 mètres. Cette église était le centre du Hussisme, mouvement préfigurant le protestantisme.

Toujours sur la place le palais Kinsky palais de style rococo (seconde moitié du 18ème). L'une des descendants de Kinsky (Bertha Von Suttner) née dans ce palais fut la première femme à avoir reçu le prix Nobel de la Paix. Ce palais fut un temps un lycée allemand où Kafka fit ses études.

Et aussi le monument en bronze de style art nouveau dédié au réformateur religieux Jan Hus sur la place devant le palais Kinsky.

 

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Nous voici donc arrivés dans "la ville d'or", "la couronne du monde" , le rêve en pierre" ," le livre muet où la ville parle" ... ainsi qu'elle fut surnommée depuis le Moyen Age ! Aujourd'hui encore qualifiée d'une des plus belles villes d'Europe avec Rome, Venise et Paris ! 

Les différents quartiers de Prague selon la carte "Vanupieds" que je trouve très bien faite  :)

1. Staré Město ou Vieille Ville de Prague
2. Mala Strana ou Petit côté
3. Hradcany + Strahov, le quartier du chateau de Prague
4. Nové Město ou Nouvelle Ville de Prague
5. Vinohrady + Vrsovice
6. Zizkov
7. Holesovice
8. Karlin
9. Smichov

 

Notre hôtel, le "Design Hotel Neruda",  est situé en plein centre de la ville, dans la rue Nerudova (quartier numéro 2 sur la carte) , dans le quartier "Mala Strana"  à mi-chemin du Pont Charles, de la Cathédrale Saint Guy et du Château royal ! Quelle chance, merci Léone :)

 

Nous voici bien arrivés bien arrivés à l'aéroport Vaclav Havel  avec quand même 2 heures de retard ! Merci  Volotea !

Nous avons pris le bus 119 puis le tramway ligne 20 pour arriver à notre hôtel ... en 30 minutes environ nous étions au centre de Prague et ça nous a coûté 4 euros seulement ... un bon plan !

Nous découvrons la jolie rue Nerudova, où se situe notre hôtel dans le quartier de Malà Strana (le"petit côté ", en face de la vieille ville, rue qui doit son nom à l'écrivain Jan Neruda lequel habita une maison située juste en face de notre hôtel entre 1845 et 1857 :

Nous sommes déjà étonnés par la beauté de cette ville, de sa singularité , de sa magnifique architecture  très variée , de ses ruelles pavées et de la propreté ...

 

Aller, petit dodo bien mérité :)

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La République tchèque :

 

La République tchèque (appelée aussi Tchéquie) est un pays considéré comme faisant partie de l'Europe centrale ou de l'Europe de l'Est. Sa capitale est Prague.

Après avoir fait partie de la Tchécoslovaquie, la République tchèque est devenue un Etat indépendant le 1er janvier 1993.

Elle fait partie de l'Union européenne depuis 2004.

 

Le drapeau :

 

Le blason de la République où s'entrecroisent le lion tchèque, les aigles morave et silésien . La devise du pays  est : "La vérité vraincra"


La République tchèque est une république parlementaire, dont le Président est actuellement Milos Zeman élu pour 5 ans en 2013 puis en 2018 (Indépendant , soutenu par le SPO , le "parti des droits civiques" . C'est lui qui nomme le Président du gouvernement, Andrej Babis (très contesté ... milliardaire empêtré dans des scandales financiers). La république tchèque fait partie de l'Union Européenne depuis 2004. Donc pour les français, pas besoin de passeport , la carte d'identité suffit .

- La langue officielle est le Tchèque. On y parle aussi  Slovaque et Allemand

- La population totale en 2019 est de 10 650 000 habitants (les Tchèques), (classé 78ème au monde), avec une densité de 130 habitants au km2

La superficie du pays est de 78 870 km2 (classé 114ème)

- La capitale Prague (la plus grande ville du pays avec 1,5 million d'habitants banlieues comprises)

- Le PIB par habitant était de 22 800 dollars en 2018 (classé 39ème)  avec une forte croissance prévue ...( en France 38 476,66 USD en 2017)

- Le taux de chômage : 2,5 % (en baisse depuis plusieurs années)

- La monnaie est la "couronne tchèque"  (CZK ou KC). Les Tchèques  n'ont pas adopté l'euro ...

 Un euro = 25,5 couronnes

 

La Géographie :

 

La géographie tchèque est variée ; la partie occidentale,
la Bohême (Čechy en tchèque), consiste en un plateau vallonné, parcouru par l'Elbe (en tchèque 'Labe') et la Vltava (ou Moldau, son nom allemand ), entouré principalement par des basses montagnes comme les "Sudètes", les "Monts des géants" où l’on peut aussi trouver le point culminant du pays, la Sniejka (Sněžka en tchèque) qui culmine à 1 602 m. La Moravie, à l’est, est aussi plutôt montagneuse et est arrosée surtout par la Morava, mais abrite également la source de l'Oder (Odra en tchèque).

Le climat est tempéré avec des étés chauds et des hivers froids, nuageux et humides, ce qui est un exemple d’influences continentale et océanique conjuguées.

 

La République tchèque est dépourvue d’ accès à la mer.

Elle est entourée par l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, la Slovaquie et la Pologne.

 

 

Un cours résumé d'une longue histoire :

 

Les Tchèques "peuple Cech" arrivent 3000 ans avant JC  en Bohême, contrée qui tient son nom du peuple celte des BoÏens. (d'où vient aussi le nom de Bohême et de bohémiens ...). Les Celtes étaient une communauté indo-européenne de l'âge du fer et de l'Europe médiévale, qui parlait les langues celtiques, et présentait une certaine unité culturelle, bien que la relation et les facteurs culturels dans le monde celtique demeurent incertains et controversés.

Les Slaves arrivent dans la région actuelle de la Tchéquie au 5ème siècle. Ils appartiennent au même groupe ethnique  qui parle des langues toutes dérivées des langues indo-européennes d'Europe balkanique et orientale

On distingue les Slaves du nord (Russes, Ukrainiens, Tchèques, Slovaques et les Slaves du sud (Serbes, Croates, Slovènes, Bulgares

 

La République tchèque est formée par les anciennes provinces de Bohême et de Moravie , qui constituaient le "Royaume de Bohême" au Moyen Age, lequel faisait partie du "Saint-Empire romain germanique", dont le roi de Bohème était l'un des 7 princes .

Le roi le plus célèbre de Bohème fut le roi Charles IV , qui devint Empereur du Saint Empire romain-germanique dont la capitale devint Prague, en 1355, date qui marque le début de l'âge d'or en Bohème , des embellissements et des nombreuses constructions de la ville dont le "Pont Charles" .

 

Ensuite la République tchèque fit partie de l'Empire d'Autriche.

Une période très compliquée sous les Habsbourg, dont la dynastie monte sur le trône en 1526 et n'en redescendra que 4 siècles plus tard. 

(La maison de Habsbourg ou maison d'Autriche est une importante maison souveraine d'Europe connue entre autres pour avoir fourni tous les empereurs du Saint-Empire romain germanique entre 1452 et 1740).

 

C'est la lutte entre catholiques et protestants et juifs (Réforme avec Jan Hus et les Hussites qui s'insurgent contre les abus de la hiérarchie catholique, et Contre-réforme  durant laquelle les protestants sont contraints de s'exiler, de se convertir au catholicisme, 27 sont même décapités sur la place de la vieille ville en 1620...  ). C'est l'époque des "défenestrations" que Lenka Hornakova-Civade  raconte très bien dans son livre "Apprendre Prague" (Collection "Magellan et Cie").

Les conflits religieux furent nombreux en Tchéquie !

 

Puis c'est la guerre de succession d'Autriche en 1741, suivie par la guerre de 7 ans (1756-1763) ...

 

Après la dislocation de l'Empire d'Autriche-Hongrie, à la fin de la première guerre mondiale, les Tchèques deviennent indépendants ... mais cette première  République Tchécoslovaque (1948-1938) disparaît lorsque l'Allemagne nazie annexe la Bohême et la Moravie en 1939, créant un Protectorat sous administration militaire.

 

 Durant la seconde guerre mondiale la communauté juive de Prague est décimée (déportation de 84% de la population juive vers les camps de concentration ). Mais la culture juive est toujours très présente à Prague !

 

La résistance s'organise. Grâce aux troupes soviétiques et américaines, la Tchécoslovaquie est reconstituée en 1945 ... mais sous un régime communiste rigide, elle devient un satellite de l'URSS. C'est la période communiste.

 

En 1968, c'est le "Printemps de Prague"  une soif de socialisme à visage humain. En 1989, c'est la "Révolution de velours" qui porte l'opposant tchèque Vaclav Havel à la présidence de
la République.Les premières élections libres sont organisées en 1990.

 

 Après un épisode fédéral, la Tchécoslovaquie (ou République tchèque et Slovaque) disparaît d'un commun accord le 1er janvier 1993, laissant la place à la République tchèque (ou Tchéquie) et à la République Slovaque (Slovaquie).

 

En 1993, Vaclav Havel devient le premier Président de la nouvelle République Tchèque, réélu en 2008. En mai 2004, la République tchèque entre dans l'Union Européenne et en 2007 intègre l'espace Schengen.

Vaclav Havel meurt en 2011, et en 2014, un nouveau gouvernement de centre gauche est mis en place : c'est l'une des périodes les plus stables qu'ait connu le pays depuis longtemps.

 

Prague, la capitale :

 

Prague, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1992,  est traversée par la rivière Vltava (parfois désignée par son nom allemand : Moldau). C'est la plus longue rivière de la République tchèque, affluent de l'Elbe. Sur la photo : le Pont Charles  

 

La région de Prague est peuplée dès le paléolithique, il y a 3 millions d'années.

 

Prague est d'abord habitée par les Boïens, peuple celte qui arrive vers moins 200 avant JC et occupe le sud de la ville actuelle , puis ils sont chassés par différentes tribus, dont les Slaves qui s'y installent au 6ème siècle.

 

Prague sera capitale du Duché puis du Royaume de Bohême, puis du Saint-Empire germanique (avec Charles IV-1346-1378, qui y construira la "Nouvelle Ville de Prague" qui double la superficie de la Vieille Ville  : La Cathédrale Saint-Guy, l'université Charles de Prague, le Pont Charles etc ...)

 

Le 12 février 1784 est une date importante dans l'histoire de Prague. Elle naît officiellement de la fusion de 4 villes originelles que sont :

- Hradcany (quartier noble autour du château de Prague)

- Malà Strana (le "petit côté" entre Hradcany et le fleuve Valtva)

- "La Vieille Ville"

- "La Nouvelle Ville"

Elle sera encore étendue en 1922 sous le nom de "Grande Prague" qui englobe tous les faubourgs.

 

Le 19ème siècle est un siècle de grande croissance, de révolution industrielle. Prague devient un véritable bouillon de culture, d'architecture :  on y trouve tous les styles architecturaux - roman, gothique, renaissance, baroque , classique, art nouveau et cubisme ... (Théâtre national , Galerie nationale, Musée patriotique de Bohême, nombreuses églises et basiliques, maisons, tours , château de Prague, palais, ponts  ...)

 

Et bien sûr, Prague évoque avant tout la musique classique Dvorak, Smetana et Janacek... Grieg, Mozart, Beethoven , Chopin, Liszt, Berlioz, Saint-Saëns, Tchaïkovski et bien d'autres y séjournèrent, enchantés de l'accueil qui leur était réservé !

L'opéra "La Bohème" de Puccini se réfère à la vie de bohème, que l'on attribue à la vie de "Bohémiens, Tziganes" et non à la principale région de la République tchèque ...

 

Aujourd'hui s'y ajoutent  le blues, le jazz, le rock, le twist, la pop-rock, le funk , l'électro....

Sans oublier les écrivains français qui ont séjourné à Prague  : Paul Claudel qui fut consul de France à Prague en 1909. André Gide, Albert Camus.

Les écrivains tchèques les plus connus sont Franz Kafka (1883-1924), qui fut poursuivi toute sa vie par la malchance et mourut de la tuberculose en 1924, Rainer Maria Rilke, Milan Kundera exilé en France et qui a obtenu la nationalité française en 1981 ...

 

Plan du centre de la ville  :

 

Prague  est "La capitale magique" de l'Europe comme l'écrivait André Breton  ... 

 

 

Nous allons passer une semaine dans cette ville, empreinte de magie, de  romantisme et de culture ... où nous serons du 17 au 23 juin 2019 à l'Hôtel Neruda Praha  situé dans le quartier de Mala Strana,

                              

C'est parti !

 

        

 

                          

 

 

 

 

 

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