Martine autour du monde ...

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L'habitation Clément est située à l'ouest , pas loin de la ville "Le François". Nous allons traverser l'île d'est en ouest , avec Olivier (qui nous y emmène avec sa voiture) et Pierre , un autre ami de Gilles, qui fat aussi partie des "conférenciers" :)

On traverse de hautes collines, la route est très pentue et sinueuse ... il faut s'accrocher :), mais les paysages sont magnifiques, avec d'incroyables étendues de cannes à sucre !

L'habitation St Clément, dont nous faions une visite guidée, est un lieu de mémoire classé Monument Historique . C'est aussi le lieu ou l'on fabrique le meilleur rhum de Martinique à partir de la canne à sucre ! On y découvre une ancienne maison d'habitation du XIII ème  restaurée et meublée d'époque, témoin de l'art de vivre créole une ancienne distillerie avec toute sa machinerie, ainsi qu'un centre d'art contemporain. C est Homère Clément qui racheta l'habitation en 1887, un des premiers médecins de couleur qui deviendra député de la Martinique. La distillerie est aussi située dans un magnifique parc de 16 ha , un univers botanique captivant rempli d'arbres centenaires de toutes les espèces;

Un bananier n'est pas un arbre, mais une herbe, lorsque le régime de banane est coupé, une nouvelle herbe pousse au pieds, et un nouveau bananier va pousser 

Un baobab : 

Figuier maudit (qui donne pas de figues ) 

 Flamboyant :

Plamier royal ( le tronc en haut est lisse et vert) 

Fromager :

La canne à sucre :

Beaucoup de bougainvilliers :

Fabrication du rhum agricole :

Après la récolte de la canne à sucre,

le vesou (jus frais de canne après broyage des tiges) est mis à fermenter pendant 2-3 jours en général avec des levures sauvages, dans la plus pure tradition, ou industrielles et des bactéries. C’est le jus ainsi obtenu qui titre à 5-6° et qui va fermenter et que l’on va ensuite distiller. On obtient ainsi un peu moins de 100 litres de rhum à 70° par tonne de canne.

La caractéristique principale du rhum agricole (rhum blanc), véritable eau-de-vie de canne, est une grande fraîcheur qui monte aux narines dès qu’on approche le nez du verre.

Le rhum peut aussi être fabriqué à partir de "mélasse", c'est un résidu qui sert à fabriquer le rhum industriel. Ce n'est pas le cas du "rhum Clément" .

Le rhum Clément est désormais distillé à quelques kms du site Clément, mais les étapes de vieillissement, d'assemblage, de réduction et de mise en bouteilles sont toujours réalisées sur place. Le "vieux rhum" est fabriqué à partir du rhum blanc. Il prend sa couleur ambré en raison de son séjour pendant au minimum 3 ans en fûts de chêne, qui viennent de France ou des Etats-Unis. On peut d'ailleurs avoir droit à une dégustation de rhum et de punch 

Le punch est une boisson alcoolisée, flambée ou non, à base de rhum, de gin, de liqueur ou de vin mélangé à du thé, à une infusion, à des jus de fruits, à du lait ou à de l'eau, sucrée et parfumée au citron, à la cannelle.

C'est beaucoup moins fort que le rhum blanc ou vieux. Ils en fabriquent aussi à " L'habitation Saint Clément" ... on en a d'ailleurs acheté 3 bouteilles pour ? (énigme du jour).

 

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La pointe des Salines se situe à l'extrême sud de l'île . Environ 1 heure de route , cette fois avec une voiture que nous avons finalement réussi à louer, même sans permis de conduire, grâce à Olivier qui connaît tout le monde ici et a pu faire des démarches efficaces ... Merci Olivier! 

Nous allons descendre par la N5, vers le lamentin, la Rivière Salée, Sainte Luce, Le Marin, Sainte Anne , avant d'arriver aux Salines.

Les paysages sont magnifiques, une vraie forêt vierge qui me fait penser à l'Amazonie ! Il faut dire qu'il a beaucoup plu ici et que la végétation est devenue luxuriante , ç'est splendide ... 

Le Marin :

Saint Anne :

L'Anse du Darlet : 

La plage des Salines :

On mange bien en Martinique , beaucoup de poissons et de crudités  

Puis retour en suivant la côte de la presqu'ile par des départementales, pour rejoindre Les Trois Îlets ... On s'arrête à la "Pointe du diamant" une des vues les plus emblématiques de la Martinique : le Rocher du Diament et impréssionant 

 

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Le village créole de "La Poterie", un village isolé, entouré de mangrove, est situé à une dizaine de kms de la "Pointe du Bout"et fait aussi partie des "Trois Îlets" . C'est Chantal, une amie martiniquaise avec laquelle nous avons sympathisé, qui nous y emmène avec  sa voiture (car nous n'en avons toujours pas à cause des papiers que Gilles s'est fait voler dans le RER qui nous conduisait à Orly ). 

Un site vraiment très interréssant : une briquerie qui remonte à 1783, la plus vieille de France!... quand il fut décidé d'utiliser l'argile rouge du site pour fabriquer briques,, tuiles et poterie. Les cases du XIII ème qui hébergeaient les ouvriers, abritent à présent de nombreux ateliers d'artisans, (savonneries, parfuns à la vanile, produits du terroir local,, bijoutiers, fabriquants de bougies,,artisanat caribéen...) des restaurants et un musée de la mer.  

Une maison d'artiste : 

Après l'abolition de l'esclavage, les anciens esclaves ont été relogés dans des "cases" derrière le village. Ils étaient logés à 8 dans 4m carrés !  Ces cases ont été conservées en l'état et font partie du patrimoine historique de l'Île :

Il y a encore de très vieilles maisons du 17ème dans le village :

et de drôles de voitures :)

Ce fut une visite très intéressante ! Merci Chantal !

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Après un long voyage de 7h, nous arrivons à l'aéroport Aimé Césaire situé à un dizaine de kms de Fort de France . L'aéroport n'est pas en très bon état !

Le collègue de Gilles, Olivier, qui connaît la Martinique comme sa poche vient très gentiment  nous y chercher en voiture pour nous emmener à notre hôtel, le "Bakoua" qui se trouve au sud de la baie de Fort de France ... un très bel hôtel au bord d'une plage privée :

Au loin, on aperçoit Fort de France; 

Nôtre village s'appelle "les Trois Îlets" , entouré de petites montagnes.Il fait chaud, 30 degrés, avec de petites averses de temps en temps. Les gens se baignent dans une eau très chaude dès 7h du matin et même de nuit !

Il faut prendre une navette pour se rendre à Fort de France, il y en une toutes les demi heure, la traversée dure 20 minutes 

 

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L

 Fort-de-France, située sur la côte Caraïbe, à l'ouest de l'île, dans la "Baie de Fort-de- France" est une commune française, chef-lieu et capitale de la Martinique. . Ses habitants sont appelés les Foyalais ( Fort-Royal = "Foyal" en créole). Cette ville qui compte 76 512 habitants en 2019, 72 308 en 2022 (la population baisse) concentre d'importantes fonctions administratives, militaires et culturelles. Elle est très étendue (environ 12km sur 5), et certains quartiers sont très éloignés du centre ville (sa superficie est de 44,21 km2), son altitude de 535 jusqu'à 1000 m, actuellement il fait 30° , et 65% d'humidité.

Fort-de-France a changé plusieurs fois d'appellation : les Français baptisent le site du nom de Cul-de-Sac Royal (1635-1672), il devient la paroisse puis la ville de Fort-Royal (1672-1793) avant de devenir Fort-de-la-République ou République-Ville à la suite de la Révolution (1793-1794). La ville redevient Fort-Royal (1794-1807) et enfin Fort-de-France depuis 1807 sous Bonaparte alors 1er consul..

C'est une ville qui a connu de nombreuses catastrophes depuis le XVIII siècle  ... inondations, marais qui durent être asséchés, épidémies de fièvre jaune, cyclones, tremblements de terre, incendie qui détruisit toute la ville en 1890. Après l'éruption de la Montagne Pelée en 1902, elle recueillit  tous les habitants de la ville de Saint-Pierre. C'est avec aimé Césaire, maire emblématique de Fort-de-France de 1945 à 2001, qu'elle connut un véritable décollage économique et se modernisa. Elle n'a jamais cessé de s'étendre au point de faire quasiment la jonction avec ses 2 voisines, pllus résidentielles : Schoelcher et Le Lamentin. Autrefois terrain vague, la Savane a subi une métamorphose, en devenant aujourd'hui la place principale de la ville , lieu de vie très fréquenté par les Foyalais qui aiment se balader sur le "malécon" (la jetée en espagnol). Des quartiers entiers sont rénovés ... Césaire disait qu'il s'agissait " de transformer une mangrove en ville, puis une ville en cité " . 

Aujourd'hui de très nombreux monuments historiques et culturels sont à découvrir ! 

Notre hôtel se situe de l'autre côté de la baie , sur "Les Trois - Îlets",  à "La Pointe du Bout" , il faut prendre une navette pour rejoindre le centre de Fort-de-France

Arrivés à Fort de France, nous sommes un peu décus, car le dimanche tout est fermé !  Boutiques, momuments , musées, bibliothèques, marchés ... Nous parcourons les rues qui sont vides, et ruelles où l'on voit de vieilles maisons authentiques, mais la ville est  sans grand intérêt, comme on nous l'avait dit, et on s'arrête pour se reposer un peu sur la place de la Savane (un jardin d'agrément), située au pied du Fort Saint Louis édifié au XIIème pour contrer les nombreuses attaques hollandaises et britanniques. On peut faire aussi une balade sur le long malécon qui borde la mer ;

Quelques photos quand même prises de l'extérieur :

Le Fort Saint Louis :

La Cathédrale St Louis (patron de la ville), édifiée en 1671, mais 5 fois détruite par diverses catastrophes, elle fut reconstuite en béton armé antisismique et structure métallique en 1895, par un disciple de Gaston Eiffel :

La bibliothèque Sshoelcher :

La pace de la Savane :

La Préfecture :

 

Bref, je pense que l'on y retournera pour visiter les musées d'histoire  et la bibliothèque Schoelcher ...

 

 

Description

 
 

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Nous allons bientôt partir en Martinique, donc petite présentation de ce  Département français d'Outre Mer ( DOM )... devenu le 1er janvier 2016 la "Collectivité territoriale de Martinique" (CTM), collectivité unique qui remplace département et région, constituée d'une seule Assemblée (51 conseillers territoriaux) et d'un Conseil exécutif chargé de mettre en oeuvre les politiques publiques necessaires à son développement.

La liste des îles des Antilles Françaises.

  • L’île de Guadeloupe.
  • La Désirade.
  • Marie-Galante.
  • L’Archipel des Saintes.
  • La Martinique.
  • Saint-Barthélemy.
  • Saint-Martin.
  •  

 

La Martinique est donc une île de l'archipel des "Petites Antilles" (ou îles du vent), entre l'île de la Dominique au Nord et l'île de Sainte Lucie au sud, bordée par l'océan Atlantique à l Est et la mer des Caraïbes à l'Ouest :

L'île de la Martinique fait environ 60 km de long , et 20 km de large ( 70 sur 30 , îles comprises), pour une superficie de 1128 km2 (7 fois moins que la Corse). 

En hiver, le décalage horaire est de 5h de moins en Martinique par rapport à la France.

La Martinique comptait en 2022, 350 400 habitants, en forte diminution depuis quelques années.  

C'est une île d'origine volcanique, qui s'est développée dans les derniers 20 millions d'années, par suite d'éruptions volcaniques . Le dernier volcan  toujours actif, est la "Montagne Pelée" qui occupe tout le nord de l'île et culmine à 1397 mètres. Dans le nord, on trouve forêts et végétations tropicales. Dans le sud, à la suite d'érosions dues à une forte pluviosité, les volcans font place à des "mornes" aux sommets arrondis ou plats, qui ne dépassent pas les 500 mètres d'altitude dans des zones sèches et désertiques. Entre nord et sud, se trouvent des zones de transition variées.

Concernant le climat, l'année se divise en deux saisons bien distinctes : la saison sèche de novembre à fin juillet, et la saison humide ou "hivernage" en août, septembre et octobre, pendant laquelle l'air est lourd (30°), voire étouffant lorsque les alizés ne rafraîchissent pas l'atmosphère, et les après-midi sont pluvieux.

Brève histoire de la Martinique :

Les premières traces de vie humaine en Martinique datent de 2000 avant J-C. Au 1er siècle avant J-C arrivent les "Arawaks" de la forêt amazonienne, puis vers le 10ème siècle , arrivée des "Caraïbes", des indigènes originaires du nord du Venezuela.

Christophe Colomb y débarque le 15 juin 1502 (jour de la Saint-Martin:), mais il n'y reste pas ... et les français ne prennent possession de l'île qu'en 1635, avec l'arrivée du premier colon, un flibustier aventurier, Pierre Belain d'Esnanbuc. Louis XIII créa alors "la Compagnie des îles d'Amérique" afin de coloniser les "îles des Petites Caraïbes".

C'est le début de l'esclavage et de périodes sanglantes en Martinique, à tel point que fin 17ème, les Caraïbes sont exterminés ou fuient vers d'autres îles. Face au manque de main d'oeuvre pour faire fructifier le commerce du sucre, la Martinique commence les premiers trafics négriers d'esclaves en provenance de l'Afrique.. Entre 1635 et 1789, environ 700 000 personnes furent déportées vers la Martinique, la Guadeloupe et Saint-Domingue,  les trois colonies françaises.

En 1724 c'est la publication de la 2ème version du "Code Noir" martiniquais, qui légalise la pratique de l'esclavage! Les esclaves venus d'Afrique, qui travaillaient dans les plantations, vivaient dans des cases en bois sur le domaine de leur maître, considéré comme leur propriétaire, tandis que les femmes occupaient les postes de domestiques et de gardiennes d'enfants. Le Code Noir réprimait les naissances hors mariage entre une femme esclave et un homme libre. Les esclaves pouvaient se marier entre eux, se constituer un pécule pour racheter leur liberté, mais toute tentative d'évasion était lourdement sanctionnée lorsque l'esclave était retrouvé. Il pouvait être échangé ou vendu à un autre propriétaire. La situation et la vie des esclaves en Martinique a été d'une atrocité incroyable.  

A plusieurs reprises la Martinique se retrouva sous possession anglaise puis française. Mais il a fallu attendre le 22 mai 1848, sous l'intervention pressante de François Arago, ministre des colonies, et de Victor Schoelcher, sous-secrétaire d'Etat aux colonies, pour que  l'abolitiion de l'esclavage est officiellement proclamée ... ce qui n'empêcha pas de nouveaux travailleurs forcés arrivants d'Inde, (les nouveaux "Coulis"), de Chine et encore d'Afrique . De 1853 à 1885, plus de 29 000 noirs sont amenés d'Afrique, avec contrat et garantie de retour gratuit. Certains épousent des Créoles ( descendants des anciens esclaves). 

Pendant la période esclavagiste, les principales cultures furent : le café, le tabac, la canne à sucre, le sucre et les mélasses, la banane ...

La 3ème République marque cependant certaines avancées (suffrrage universel, enseignement public obligatoire laïc et gratuit).

La population de Martinique :

La Martinique est multi-ethnique. 

Elle est composée ... en utilisant de nombreux termes souvent difficiles à définir avec précision  : 

- de "Noirs"

- les "Zoreilles" : Européens 

- les "Blancs-France" : les métropolitains résidants en Martinique

- de " Békés" ( ou "blancs-Pays" : blancs héritiers des premiers colons européens) qui conservent leurs terres et leur pouvoir économique dans les grandes entreprises , la culture et le commerce de la banane , du sucre de canne et du rhum

- de "Créoles" : personnes d'ascendance européenne nées en Martinique 

- de "Métis" : personne née de l'union d'un blanc et d'un noir . Ils sont à la croisée des communautés blanche et noire, mais moins privilégiés que les "Blancs"

- de "Mulâtres" , issus de l'union de 2 personnes d'origine ethnique différente

- de "coolis" ( ou "Koulis" : hindous ,qui sont quelques dizaine de milliers, et ont conservé leur patrimoine culturel : temples, mats tricolores, réceptacles pour les offrandes ...) 

- ainsi que les descendants de Syriens et Libanais (bijoux, tissus, vêtements), Asiatiques, immigrés d'origines diverses, Haïtiens, Saint-Luciens etc...

Environ 9% des Martiniquais sont "blancs". 

Religions : La plupart des martiniquais sont catholiques

Langues : Le français est la langue officielle, mais une grande majorité de la population s'exprime aussi en Créole, langue régionale composée de mots de diverses origines (français, anglais, espagnol, caraïbe, africain ...) . Le créole est enseigné à l'école et il existe même depuis 2000 un doctorat en langue et culture régionale créole. 

La Martinique au 20ème siècle  :

L'un des faits les plus marquants de l'histoire de la Martinique au 20ème siècle , a été l'éruption de la Montagne Pelée, le 8 mai 1902 qui va changer les cartes et faire de Fort-de-France la nouvelle capitale.

Aimé Césaire, un jeune martiniquais noir (né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe dans une famille modeste de 7 enfants.. et mort le 17 avril 2008 à Fort-de-France), a été toute sa vie très marqué par le souvenir de cette éruption... la ville de Saint-Pierre ayant été complètement détruite par les laves du volcan. Il se dit lui même "le fils du volcan". C'est un des personnages les plus célèbres de la Martinique, encore aujourd'hui.

Il fut écrivain et homme politique;

Après de brillantes études en France (ENS - Agrégation de lettres) où il fait la connaissance de Léopold Sédar Senghor, avec qui il restera ami pour toujours, il fonde, en 1934, avec d'autres étudiants antillais et africians le journal "L'étudiant noir". C'est dans cette revue qu'apparaîtra pour la première fois le terme de "négritude", en réaction à l'oppression culturelle du système colonial français. Il veut promouvoir l'Afrique et sa culture, dévalorisées par le racisme issu de l'idéologie colonialiste. Il revient en Martinique en 1939, où il enseigne et publie un de ses chefs d'oeuvre "Cahier d'un retour au pays natal". Aimé Césaire pense que la meilleure voie pour le développement et la modernisation économique de la Martinique, serait d'être mieux intégrée au sein de la France. Il défend donc la loi de départementalisation visant à faire de la Martinique un département français et non plus une colonie. 

En 1945, il est élu Maire de Fort-de-France et le restera jusqu'en 2001 ! Il sera aussi élu député de la Martinique de 1946 à 1993.

En décembre 1982, l'Académie française a décerné à Aimé Césaire le Grand Prix de la Poésie et un hommage national lui a été rendu le 6 avril 2011 au Panthéon.

C'est en 1946 que la Martinique devient un département français à part entière. Si ce changement de statut l'a aidé à se développer économiquement grâce aux aides de la France et de l'Union Européenne, il n'en reste pas moins que le visage économique de la Martinique n'a guère changé. Les Békés détiennent toujours l'essentiel des pouvoirs économiques et des grands groupes commerciaux... La situation de la population noire est plus modeste que celle des héritiers des anciens colons ... On verra ça sur place ...

Des grèves et manifestations ont éclaté en 2019 ... un peu comme en France métropolitaine aujourd'hui ! 40 jours de paralysie complète des services publics et privés ... des accords ont été signés et la situation de la Martinique s'est apparemment apaisée sans que pour autant certains problèmes de fond soient réglés ...

 

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Pour info, mes articles sont classés du plus récent au plus ancien . Le Maroc est le n°42 (début) à 42-4 (fin).

Vous pouvez donner les références de mon blog à vos amis 😀 !

 

Le 27 septembre , après avoir rendu notre voiture de location à l'aéroport Al Massira d'Agadir, nous reprenons l'avion pour Nantes, avec la compagnie Transavia, un vol direct Agadir-Nantes à 21h .  Jean-Pierre et Fatiha nous accompagnent  ... nous les quittons avec tristesse en espèrant nous revoir bientôt 😊

Encore un grand merci à eux deux de nous avoir accueillis avec tant de gentillesse !

De l'avion nous avons une belle vue sur la ville d'Agadir et ses plages :

Bye bye le Maroc, et arrivée à l'aéroport de Nantes à 23h30 où Charles vient nous chercher ... merci Charly 😍

 

 

Ma conclusion sur le Maroc :

Nous sommes ravis de notre voyage au Maroc,  surtout bien sûr des retrouvailles avec Jean-Pierre , et d'avoir fait la connaissance de son amie Fatiha.

Le Maroc est vraiment un pays très intéressant en histoire, magnifique aussi tant en ce qui concerne ses paysages diversifiés entre montagnes, gorges rocheuses, palmeraies, plages et déserts ... le charme et la beauté des villes et villages, des médinas, des souks qui exhalent tous les parfuns de l'Orient ( coriandre, gingembre, cumin, paprika, curcuma, graines de nigelle, ail, poivre, clou de girofle, safran ...) . Le cumin est sans conteste l'épice oriental le plus utilisé . La cuisine marocaine est délicieuse ! L'alcool est pratiquement inexistant (sauf à l'intérieur de quelques restaurants), tout le monde boit du thé à la menthe. 

Le Maroc est toujours un plaisir des yeux, des oreilles et de la bouche !

Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité. Les Marocains sont très gentils et accueillants. Leur réputation d'accueil n'est pas surfaite. On peut juste être parfois agacés, dans les rues, par leurs sollicitations d'achats et de services (guides, visites, voitures ...). Il suffit de faire un geste négatif de la main en souriant, et tout se passe bien.

Il est vrai qu'il y a un gros écart , très visible, entre les plus riches (plutôt dans le centre des villes) et les plus pauvres (plutôt des les campagnes). 

La vie au Maroc est très bon marché, aussi bien pour les touristes que pour les marocains, on peut y prendre un bon repas pour 5-6 euros ! Rien n'est cher, même pas les taxis ( auxquels il faut juste bien vérifier ou leur demander de mettre leur compteur en marche! ). 

Bon à savoir aussi : ne pas échanger des euros en dirhams avant de partir. On peut retirer des dirhams sur place, à l'aéroport, avec notre carte bancaire sans problème et sans payer de commission. De même, prendre sur place une carte SIM pour la mettre dans notre téléphone portable! Le coût des échanges téléphoniques sera bien moins cher . Quant à la circulation routière, il faut être prudent, surtout quand on traverse une rue à pied, car les passages piétons ne sont souvent pas respectés, et en voiture , le code de la route pas toujours non plus !

Le Maroc est un pays où il fait vraiment bon aller, grâce aussi à son climat très clément toute l'année ;

Bon voyage au Maroc pour tous ceux qui ont l'intention d'y aller ! 😍

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Nous quittons Essaouira le 23 septembre au matin pour rejoindre Agadir par la route du bord de mer.

Traversée de forêts d'arganiers qui servent à la fabrication de l'huile d'argan très prisée au Maroc dans une région vallonnée voire montagneuse du Haut Atlas

Traversée de villages pittoresques. Heureusement, l'électricité est partout présente ainsi que le raccordement à l'eau. Les oueds sont bien secs. Miracle : il y a parfois de l'eau. On voit beaucoup d'habitants se déplacer à pied ou à dos d'âne 

Avant d'arriver à Agadir on longe l'océan atlantique qui érode la falaise juste avant la pointe du Rihr. On croise quelques habitats très rustiques . Petit pique-nique sur la plage

 

Arrivée à AGADIR ( région de souss-Massa)

Agadir est un mot amazigh d’origine phénicienne signifiant « Grenier collectif ou village fortifié ». Une petite agglomération de pêcheurs amazighes (tribu berbère chérifienne), s’installent sur un site pourvu d’une rade, qu’ils aménagent en grenier fortifié, d’où le mot « Agadir ». Au XII siècle, ce grenier fortifié est utilisé par la tribu côtière des Ksima.
- Au XIV et XVème siècle : Durant son histoire, Agadir fut l’objet de batailles opposant les tribus locales et les pouvoirs étrangers.
- Au XVIème siècle, l'histoire d'Agadir commence, à l’échelle internationale, lorsqu’un Portugais, João Lopes de Sequeira, s’y installe en 1505. Sa pêcherie et ses ateliers prospèrent rapidement et donnent naissance à un petit village de pêcheurs. Ce comptoir commercial est édifié au pied d’«Agadir Oufla » qui domine la rade, sur une altitude de plus de 200 mètres.
- En 1513, il cède son installation à Manuel 1er, roi du Portugal, qui agrandit le port, y installe une garnison et soumet la région à l’autorité portugaise. Il devient alors un comptoir commercial actif par où transitent de nombreux produits du sud marocain et du Soudan fréquentés par des négociants européens de toutes nationalités.
- En 1541 Mohamed Ech Cheikh, fondateur de la dynastie Saâdienne (Dynastie chérifienne berbère qui régna au Maroc de 1554 à 1659), a libéré la ville des Portugais.
 Trente ans plus tard, son fils, a édifié la « Casbah » (la citadelle fortifiée sur la partie haute de la ville), qui domine encore l'océan, afin d'éviter le retour des Portugais.
- Pendant le règne des Saadiens, Agadir et sa région prospèrent. Le Souss devient le royaume privilégié des Saadiens qui développent la culture de la canne à sucre (plante venue d’Orient) dans la région de Taroudant, 
- Au XVIIIème siècle, avec l’avènement de la dynastie alaouite, et principalement en 1760, commence une longue période de léthargie. Pour punir les tribus insoumises du sud, le Sultan (Le chef de l’État musulman) transfère les activités portuaires à Mogador (actuelle Essaouira). Agadir est alors ruinée et le Souss entier tombe dans l’anarchie la plus totale.
- En 1913, Les troupes françaises occupèrent Agadir, et une partie du Maroc est sous protectorat français jusqu’en 1956 
- Entre 1928 et 1932, le bourg d’Agadir avec ses 2000 habitants a été promu au rang de Municipalité et le premier plan d’aménagement de la ville a été approuvé. Pendant les années 30, Agadir devint une importante étape pour l’«Aéropostale». Saint Exupéry et J Mermoz y faisaient escale avant la traversée de l’Atlantique.
- En 1960, le 29 février, à 23h 47, un très grand tremblement de terre secoue la ville.
Agadir après 1960 : La ville actuelle a été reconstruite 2 km plus au sud, Agadir est devenu une grande ville, disposant de ports de pêche et de commerce, pêche, et d’un port  de plaisance avec marina. Elle fut le premier port sardinier au monde dans les années 1980, et possède une plage célèbre s'étirant sur plus de 10 km avec une des plus belles promenades de front de mer au monde. 
Son climat offre 340 jours de soleil par an et permet de se baigner en toutes saisons; l'hiver y est exceptionnellement doux et la chaleur de l'été jamais étouffante.

Agadir, est le premier pôle touristique du pays, place parfois disputée par Marrakech, et le premier port de pêche du Maroc. L’activité commerciale y est également en plein essor avec l’exportation d’agrumes et de légumes produits dans la fertile vallée du Souss.
Aujourd’hui Agadir est une cité moderne, active et dynamique, résolument tournée vers l'avenir. 
La baie d'Agadir et la baie de Taghazout voisine sont membres du Club des plus belles baies du Monde.
La ville est desservie par l'Aéroport International d’Al Massira.

On retrouve Jean-Pierre et Fatiha dans leur maison située dans le quartier résidentiel de Sharaf une ruelle  très calme et très fleurie !

 

 Un bon petit repas nous attend ... Fatiha est une excellente cuisinière ! Je me suis mise moi aussi à la cuisine marocaine, délicieuse, variée, avec de doux épices... 

Puis balade sur le remblais d'Agadir ... il fait chaud !

 

 

24 septembre : visite le matin de la très belle vallée du Paradis, c'est le nom donné à une partie de la vallée Tamraght, dans les montagnes du Haut Atlas , à environ 20 km au nord d'Agadir , connue pour son abondance de bassins rocheux et de petites cascades 

 

Avec ses petits cafés au bord de la route et ses dattiers

On peut voir la différence entre la saison normale et actuellement où il n'y a pas beaucoup de monde et assez peu d'eau

Des chèvres grimpées sur un arbousier ! (photo prise par JP près de Chichaoua )

L'après-midi visite du souk de la ville d'Agadir concentré dans un grand quadrilatère construit après le tremblement de terre.

On trouve absolument tout dans le souk. Les poissons arrivent direct du port, tout est local et très frais, les épices , les fruits, les légumes ... 

 A la sortie du souk miracle : il pleut ! Il ne pleut que quelques dizaines de jours par an au Maroc 

Le soir, dîner dans un très bon et très sympa resto situé sur le remblais : "Le Nil Bleu" où nous avons pris une bouteille de vin blanc  :

 

25 septembre jour de pluie. Petite marche à pied vers la plage avec la mosquée financée par le colonel Kadhafi puis visite d'un quartier animé qui a aussi sa singularité avec des cactus géants.

  

Le soir venu, dégustation d'une excellente tajine à la chèvre et aux coings faite par Fatiha. Délicieux

26 septembre le soleil est revenu après une journée de pluie bienfaitrice.

Visite de l’ancienne ville d’Agadir détruite à 90 % par un tremblement de terre en 1960. Située sur les hauteurs, on a une excellente vue sur Agadir et ses ports.

La ville a été rasée et il ne restait plus qu’un morceau de la citadelle. Celle-ci a été entièrement reconstruite et n’attend plus que de nouveaux aménagements touristiques sans doute pour que ce lieu chargé de mémoire reprenne vie.

Depuis cet été, un téléphérique rejoint la ville basse à la citadelle mais on ne peut désormais accéder à celle-ci que par ce moyen ou avec un taxi ou un autobus.

Puis petit déplacement vers la source d'eau chaude. Sur la route, on rencontre un troupeau de dromadaires.


Arrivée à la source d’eau chaude à 70°. Le lieu pourrait être charmant mais il est pollué par les bouteilles, les sacs plastiques et des détritus de toutes sortes jetés dans la nature. C’est désolant mais semble bien correspondre à un mal endémique du pays.  On voit bien aussi dans ce lieu assez proche d'Agadir (6 kms) les dégâts causés par le covid au Maroc. Des hôtels en construction sont restés inachevés et les hôtels existants sont fermés. Les gens adorent venir se laver ici dans l'eau chaude :) 

 

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Située sur le littoral atlantique, la ville d’Essaouira qui compte actuellement environ 78 000 habitants, est à 173 km au nord d’Agadir, 174 à l’ouest de Marrakech, et 406 au sud de Casablanca. Elle est le chef-lieu de la province éponyme d’Essaouira, au sein de la région de Marrakech-Safi (comme Marrakech).

C’est une ville riche en culture et en histoire.

Elle aurait été habitée dès l’antiquité par les indigènes berbères. Son essor a commencé au 7ème siècle avant Jésus Christ, avec les Phéniciens qui y faisaient escale lors de leurs voyages en Equateur, puis les Romains. Elle a ensuite été occupée par les Portugais, qui y ont édifié au XVI siècle une forteresse et des remparts, puis par les Sultans de la dynastie Saadienne ( l'une des six dynasties ayant régné sur le Maroc de 1554 à 1636 (les autres étant les Idrissides, les Almoravides, les Almohades, les Mérinides )

La médina d'Essaouira, anciennement connue sous le nom de Mogador (qui signifie « petite forteresse »), est un exemple exceptionnel de ville fortifiée du milieu du XVIIIe siècle, entourée d'une muraille de style Vauban. Sa fondation fut l’oeuvre du Sultan alaouite Sidi Mohamed Ben Abdallah (1757-1790)  selon les principes de l'architecture militaire européenne de l'époque,   association avec les préceptes de l'architecture et de l'urbanisme arabo-musulmans.

 Elle a joué, des siècles durant, le rôle de port de commerce international  de premier plan (longtemps connu sous le nom de Port de Tombouctou), reliant le Maroc et l'Afrique sub-saharienne à l'Europe et au reste du monde.

 La ville offre également l'exemple d'un centre multiculturel comme en fait preuve la coexistence, dès sa conception, de diverses ethnies telles les Amazighes, Arabes, Africains, et Européens et multiconfessionnel (musulmans, chrétiens et juifs).

Sur la route entre Marrakech et Essaouira , nous traversons une zone assez désertique, émaillée de petits villages d'agriculteurs ... la vie semble rude ! Les habitations en pisé, intègrent dans leur structure de gros blocs de roche. Les toits des maisons sont plats, compte tenu du peu de pluie, ç'est plus facile, en campagne les gens construisent eux mêmes leur maisons ! Les parcelles de terrains agricoles sont bordées de murs de pierres , La pauvreté est criante ... 

Arrivée à Essaouira vue de loin  :

Dans la médina (vieille ville) l'accès en voiture est impossible ... ç'est un ensemble de petites ruelles commerçantes , comme la médina de Marrakech. Elle et entourée de ramparts qui datent du 18ème siècle , pour protéger la ville des furueurs de l'Atlantique, car ici il y a beaucoup de vent et de très fortes marées ;

Quelques photos de la médina :

 

Le port de pêche le soir se remplit de monde, c'est le plus grand port de pêche de sardines en Europe  ! Beaucoup de sardines en boîte sont exportées. 

 La grande place centrale de la médina :

Essaouira est appelée "la ville blanche" car les murs sont tous blancs , avec des volets bleus , contrairement à Marrakech "la ville rouge" ! A Marrakech les taxis sont tous jaunes, ici ils sont bleus, et à Essaouira ils sont oranges ... à chaque ville sa couleur :)😄

Une vue de la plage :

Nous prenons le petit-déjeuner sur la terrasse de notre hôtel ( le Palais des Remparts ) :

Nous continuons notre visite d'Essaouira, dans le souk ...

On y trouve de tout, dans les ruelles de l'immense marché !

Beaucoup d'huile d'argan, produite à partir des noyaux de noix des arganiers, qui peut être utilisée en bio, pour des soins esthétiques dans les nombreux hammams, ou en alimentaire après avoir avoir été torréfiée ... excellente pour la santé ! : 

des jus de fruits faits sur place , ici des grenades :

des gâteaux ,du pain marocain (le Batbout) , tout est fait sur place dans les échoppes qui bordent les ruelles 

 de la viande, du poisson frais arrivé du port,

des tapiseries, des lampes en osier ou en rotin :

de petits blocs de différentes saveurs et odeurs, du jasmin, fleurs d'orangers, lavande etc ... que l'on prend goût à sentir 

Beaucoup de chaussures, de vêtements , de sacs en cuir aussi ...

Les femmes marocaines portent en général des djellaba (des robes longues), la hidjab, un voile  qui recouvre les cheveux, quelques unes la burka qui recouvre intégralement le visage.  

Mais la liberté est bien là, les femmes semblent faire ce qu'elles veulent, et ont le droit de s'habiller comme elles veulent ...

Très peu de marocains portent des masques pour se protéger du covid . 

Dernière après-midi à Essaouira, petite balade le long de la plage à pieds et à dos de dromadaire 

Demain matin, départ pour Agadir où nous allons rejoindre Jean-Pierre et Fatiha :)

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Histoire de Marrakech

On l'appelle la « perle du Sud » ou la « ville rouge ». C'est elle qui a donné son nom au Maroc et qui porte pour une bonne part, l'image internationale du pays. Petite histoire de Marrakech….

Marrakech  (plus d’1 million d’habitants en 2022) est située au pied des montagnes de l'Atlas. Si elle est incontestablement la capitale touristique du royaume, elle n'est que la 3ème plus grande ville du pays, à égalité avec sa rivale historique, Fès, et derrière Casablanca et Rabat.

La ville a été fondée en 1062 par Youssef Ibn Tachfine, premier roi de la dynastie des Almoravides. Plusieurs dynasties s'y sont ensuite succédées, chacune laissant à la postérité des monuments et des sites d’un patrimoine oral et matériel d’une grande valeur.

Dans sa configuration actuelle, la ville, qui est dans la région de "Marrakech-Safi", est divisée en deux parties distinctes :

La Médina (« la vieille ville »), entourée de hautes murailles sur près de 10 kilomètres, est le centre historique de Marrakech. On y séjourne dans de magnifiques maisons traditionnelles transformées en hôtels ou en maisons d'hôtes. Ainsi Les jardins de la Médina étaient-ils un palais princier avant d'être aménagés au début des années 2000 pour accueillir du public. C'est dans la médina qu'on trouve les souks (marchés couverts) ainsi que la place Jemaa El Fna qui porte l'image internationale de Marrakech, ses ruelles entremêlées tel un labyrinthe et les milliers d'échoppes. Symbole de la ville, le minaret de la mosquée de la Koutoubia datant du XIIe siècle est visible à des kilomètres. Mais la Médina, est bien davantage qu'une zone touristique. Une part importante de la population continue d'y vivre.

Marrakech c'est aussi la ville nouvelle dont les quartiers principaux s'appellent Guéliz et l'Hivernage. Le Guéliz constitue aujourd'hui le centre-ville commercial. Il fut fondé par les Français lors du Protectorat. Le quartier de l'Hivernage concentre de nombreux complexes hôteliers.

A ces deux quartiers nouveaux mais « historiques », s'ajoutent désormais les zones de périphérie qui croissent à grande vitesse au fur et à mesure que l'augmentation de la population l'exige. Ainsi la ville s'agrandit-elle constamment, notamment vers l'Ouest, avec l'apparition de nombreux et nouveaux quartiers résidentiels.

les quartiers du centre de Marrakech:

1 : le centre sud de la médina et la place Jemaa el-Fna - 2 : les souks centraux et Mouassine - 3 : Kaat Benahid et Bab Debbagh - 4 : Kasbah et mellah - 5 : Bab Doukkala et Riad Laârous - 6 : La ville nouvelle et Guéliz  

L'arrivée à Marrakech

Les quartiers de Marrakech 

 

Nous voici arrivés au Sofitel, dans le quartier de l'Hivernage où l'on peut faire des promenades en calèche, ou à dos de chameau  :

 

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Notre hôtel se situe à 15 minutes à pied de la célèbre place Jemaa el-Fna qui se remplit de monde le soir et est très animée ! :

Quelques photos du souk qui est immense, se situe à deux pas de la place, et où les échoppes sont réunies par corps de métiers... nous sommes en permanence sollicités par les marchands qui veulent tout nous vendre, mais c'est très sympathique :)

Notre premier déjeuner dans le souk :

 

Samedi 17 septembre , nous sommes allés visiter le jardin "Majorelle", nom du peintre orientaliste français qui a résidé a Marrakech de 1923 jusqu'à sa mort en 1962. Un jardin magnifique :

Le jardin est devenu la propriété d'Yves Saint Laurent et de Pierre Berger en 1980 . Il comprend un atelier de peinture recouvert du "bleu majorelle" 

A l'intérieur de l'atelier, un musée berbère aménagé par Pierre Berger :

Pour finir, la Villa Oasis, où habitaient Yves Saint Laurent et Pierre Berger :

Retour à notre hôtel, en longeant les remparts qui entourent et protègent la médina (la vieille ville) sur 19 kms :

Le soir, je retrouve mon frère Jean-Pierre qui vit au Maroc depuis plusieurs années ... et que je n'avais pas revu depuis longtemps avec son amie Fatiha☺ 

Emouvantes retrouvailles !

18 septembre visite de la vallée de l'Ourika du nom de l'oued qui serpente dans ce massif de l'atlas. Sur la route exposition de l'artisanat fait localement

Puis visite d'une maison berbère avec démonstration de la fabrication de l'huile d'argant

 

Enfin arrivée dans la haute vallée à 1500 mètres d'altitude. La rivière est bordée de très nombreux restaurants auxquels on accède par des passerelles et où on déguste d'excellentes tajines cuites au charbon de bois 

 

19 septembre nos déambulations dans la ville grouillante de Marrakech. Pour commencer le très beau minaret de la mosquée de la Koutoubia qui sert aussi de repère pour la place Jemaa el Fna située à proximité

Ce joyau de l'architecture islamique, qui a servi de modèle pour d'autres minarets (Séville par exemple), de 77 mètres de haut, est aussi de toute beauté la nuit

A proximité le jardin de la Koutoubia (appelé aussi parc Arsat Moulay Abdeslam) 

Puis visite de l'ensemble artisanal, situé près de la place Jemaa, qui regroupe toutes les coopératives artisanales par corps de métiers

Nous ne voyons ensuite que l'extérieur de la fontaine Mouassine qui est fermée pour rénovation. Cette fontaine fait partie de la mosquée Mouassine (16ème siècle).

Après une sortie scolaire joyeuse

nous nous perdons dans des ruelles et sommes invités par une personne très gentille à visiter la rénovation d'un ancien plais de 16ème siècle construit sous la forme de riad et remis en l'état de l'époque. Rénovation de toute beauté

Et on finit par le jardin secret ouvert il y a quelques années. Il n'est pas aisé de le trouver et de nombreux marocains solliciutés tous très très gentils nous conduisent à travers le souk dans des endroits qui n'ont rien à y voir tel un atelier de teinture de la laine. Un peu déçus lorsqu'on leur dit que ce que nous recherchons ne correspond pas à ce qu'ils nous montrent. Un grand sourire désolé marque leurs visages et nous repartons en quête de ce fameux jardin. Pour ceux qui veulent trouver prendre la ruelle qui est en face de la fontaine Mouassine et continuer toujours tout droit. Ce jardin se trouve dans l'un des plus antiques riads de la médina et permet de comprendre tout le système hydraulique imaginé à l'origine. Il comprend deux jardins reliés (jardin islamique et jardin exotique) et constitue un endroit dune quiétude absolue.

L'eau est l'élément fondamental de ces jardins avec leurs fontaines au centre qui sont le coeur du riad.

D'abord le jardin exotique qui abrite des essences des cinq continents

Puis le jardin islamique divisé en quatre plates-bandes correspondant à la tradition des jardins d'Orient conçus pour être le reflet terrestre du paradis décrit par le Coran. 

 

 

20 septembre dernier jour à Marrakech. Nous continuons notre périple à pied à travers les méandres de cette ville pleine de richesses à chaque recoin.

Visite de la Kasbah (citadelle) où se trouve la mosquée Moulay El Yazid qui remonte à la fin de 12ème siècle et a été restaurée à plusieurs reprises. Son minaret rappelle celui de la mosquée de la Koutoubia.

 

 

A proximité immédiate se trouvent les tombeaux saadiens.

Puis nous nous dirigeons vers la place des ferblantiers, grande place piétonne beaucoup plus calme que la place Jemaa.

 

De là on arrive au palais Bahia qui fut la résidence du Maréchal Lyautey à partir de 1912 du temps du protectorat.

 

Ce palais, fondé en 1866 sous l’ordre de Ba Hmad, grand vizir chambellan des sultans, agrandi par son fils a été entièrement restauré. Légué  au ministère de la culture sur ordre du roi Hassan II, il est inscrit au patrimoine national du Maroc.

Cet ensemble architectural se compose de plusieurs bâtiments constitués autour du petit partie la plus récente) et du grand riad qui comprend un vaste jardin intérieur. De toute beauté.

Le petit riad

 

Et aussi le grand riad

 

Un petit détour pour finir par les remparts du palais Badii qui hébergent des nids de cigognes venant s’établir ici pendant l’hiver.

 

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Nous allons bientôt partir au Maroc du 16 au 27 septembre 2022. 

Comme d'habitude , petite présentation de ce pays !

- Population : 37 millions d'habitants (France 65), dont 85 000 résidents étrangés parmi lesquels les français sont les plus nombreux. On estime à près de 50 000 le nombre de français vivant au Maroc, dont 36 000 inscrits auprès du Consulat de France.

 

 

- Superficie710 850 km² avec le Sahara occidental et 446 550 km² sans

- Capitale : Rabat (574 000 habitants).

- Constitution : Monarchie constitutionnelle dotée d'un parlement élu.le pouvoir exécutif est partagé entre le gouvernement  et les 2 chambres du parlement. C'est lors de son indépendance, en 1956, que le multipartisme apparait, entraînant au fil des années la naissance de plusieurs partis politiques de droite, de gauche et religieux-

Roi et chef de l'Etat aujourd'hui : Mohamed VI.

- Langues : arabe, berbère (peuple autochtone d'Afrique du Nord), français.

Le Maroc compte deux langues officielles : l'amazighe (nom des premiers habitants du Maroc signifiant "hommes libres") et l'arabe. Chacune des deux langues est parlée sous différentes formes dialectales, alors que l'arabe littéral est la langue administrative et que l'amazighe ne possède pas de forme unifiée ; cependant une version standardisée de l'amazighe est progressivement introduite. D'autres langues comme le français, et dans une moindre mesure l'espagnol, sont aussi très présentes au Maroc, tandis que l'anglais gagne du terrain dans le monde des affaires et des échanges internationaux.

 

- Religions :
Islam sunnite (environ 99% dela population)

La mort du prophète Mahomet a soulevé la question de sa succession pour désigner le futur guide de la communauté des fidèles de l'Islam. A cette question deux réponses sont alors apportées. Les chiites désignent Ali, gendre et cousin de Mahomet, au nom des liens du sang. Les sunnites, majoritaires, choisissent Abou Bakr , un compagnon du prophète. En pratique, l'organisation de l'Islam se fonde pour l'essentiel sur cette division : l'une repose sur l'hérédité du prophète, l'autre, plus souple s'appuie sur la communauté des fidèles pour désigner le guide suprême.

Bref, le Maroc est un pays sunnite, régi par un seul rite (le malikisme - école religieuse  de l'islam sunnite), ayant à sa tête un Roi/commandeur des croyants, et de surcroît arrière-petit-fils du Prophète

Monnaie et PIB :  La monnaie officielle du Maroc est le dirham (MAD). A l'heure actuelle, un euro équivaut environ à 11 dirhams.

Selon les dernières statistiques, le PIB du Maroc en 2022 est de 133,06 milliards de dollars ( 5ÈME PAYS LE PLUS RICHE D’AFRIQUE )

 Le drapeau marocain :

Le fond rouge du drapeau marocain, qui symbolise force, bravoure, valeur et rusticité, est la couleur des Alaouites.  La couleur verte de l'étoile, symbole de la religion musulmane (les 5 piliers de l'Islam) 

- Histoire : 

L'histoire du Maroc est très ancienne (on a retrouvé au Maroc des ossements datés d'environ 300 000 ans avant J-C , qui seraient les plus anciens fossiles d'Homo Sapiens connus à ce jour ) . Elle est aussi  tumultueuse et compliquée à cause des guerres et invasions incessantes des corsaires, des pirates, de ceux que l'on appelle les " barbares" ..., des français, des espagnols, des Mauritaniens  .

Je vais donc faire court : il y a eu au départ les ancêtres du peuple amazigh, puis les Phéniciens , les Carthaginois, les africains de l'Est, les romains au IV ème siècle,  ( ce sont eux qui nommèrent le Maroc Mauritanie (pays des Maures) et les autochtones "Berbères" ( terme dérivant du mot "barbare" ) , puis les Byzantins, les Wisigoths. Puis ce fut l'arrivée de l'Islam avec les Arabes omeyyades (dynastie arabe qui gouverna le monde musulman du 7ème au 11ème siècle), les Idrissides, les Almoravides, les Almohades, les Mérinides, les Alaouites au 17ème siècle ( dynastie descendant du prophète Mahomet et dont l'actuel roi Mahommed VI est issu) .

Au début du19ème siècle commença la mainmise européenne ( Angleterre, France, Espagne ). En 1912, le traité de Fès fait du Maroc un protectorat français avec pour capitale Rabat. Le chef amazigh est nommé gouverneur (pacha) de Marrakech. La population marocaine s'oppose à l'occupation coloniale européenne La bataille du Rif met fin à l'occupation espagnole. En 1956- 58, le Maroc parvient à négocier son indépendance avec la France . 

Un "petit plus" concernant ce qui s'appelle le "Shahara occidental" actuellement revendiqué par le Maroc ...

L’histoire du Sahara occidental est celle d'un territoire désertique peuplé par des tribus nomades, qui n'a jamais été organisé en État-nation. Elle est intimement liée à celle de ses voisins, le Maroc, la Mauritanie et l'Algérie. Après quelques tentatives infructueuses au xve siècle, les Espagnols en font une colonie entre 1884 et 1975. À la suite du désengagement de l'Espagne en 1975 qui abandonnait ce territoire sans procéder au référendum du Peuple Sahraoui pour lequel elle était mandatée par l'ONU, le territoire était militairement envahi et annexé par le Maroc et la Mauritanie ; le Front Polisario, un mouvement indépendantiste, entreprend une lutte armée. Le Sahara occidental est aujourd'hui un territoire non autonome selon l'Organisation des Nations unies, revendiqué par le Royaume du Maroc (qui en contrôle environ 80 %) et la République arabe sahraouie démocratique (qui en contrôle environ 20 %) ; son statut définitif reste en suspens depuis le cessez-le-feu de 1991... affaire à suivre ! 

Début 2011 le Maroc a été ébranlé par une vague de protestations qui a enflammé le monde arabe ( c'est ce qu'on appelle le "printemps arabe" ). Mohammed VI a réussi à s'en sortir grâce à de bonnes réformes constitutionnelles qui ont permis de maintenir enfin la stabilité de la nation !

                                     Mohammed VI Macron

Depuis 2015, Le Maroc est divisé en 12 régions , 75 provinces et préfectures :

Géographie :

 L'ATLAS

Les divers massifs de l'Atlas ont une structure plus simple, correspondant à des mouvements verticaux ou à des plissements réguliers. Le bourrelet axial a subi diverses phases de plissement avant d'être soulevé par d'amples mouvement au villafranchien.

LE MOYEN ATLAS

Le Moyen Atlas est un ensemble de monts calcaires orientés S.-O./N.-E., flanqués de hauts plateaux (Causses moyen-atlasiques) et séparés par de vastes cuvettes. Il doit ses aspects jurassiens à la rigidité et à la porosité de ses calcaires d'âge mésozoïque, responsables du développement de phénomènes karstiques, ainsi qu'à l'ordonnance générale, tabulaire à l'ouest, plissée à l'est (Bou Naceur, 3 354 m, Bou Iblane, 3 190 m). Ses aspects auvergnats sont en rapport avec les cônes et les coulées volcaniques du quaternaire. Il domine brutalement la plaine de la Moulouya à l'est, alors qu'il est précédé à l'ouest par de hauts plateaux calcaires, les causses moyen-atlasiques.

L'ANTI-ATLAS

À l'extrémité sud du pays, l'Anti-Atlas, prolongé par le djebel Sagho, est un massif ancien (du précambrien) soulevé ; il est relié au Haut Atlas par un ancien volcan (djebel Siroua). Un large bombement du socle saharien le porte à 2 531 m, provoquant le dégagement d'un relief de type appalachien avec des crêtes parallèles de quartzites, de grès et de calcaires.

 Le HAUT ATLAS

 

 

Le Haut Atlas est une chaîne de montagnes formant une barrière d'environ 750 kms et délimitant le Maroc atlantique et méditérranéen (Son point culminant est le mont Djebel Toubkal, 4175m) 

Son franchissement  est rendu difficile par l'encaissement des vallées et l'altitude élevée des cols. Le haut Atlas occidental a été fracturé, nivelé et soulevé à plusieurs reprises. Ces sommets s'élèvent au-dessus de plateaux qui dominent, par de gigantesques falaises, les vallées, chapelets de petits bassins et de gorges sauvages. LeHaut Atlas central doit son allure tabulaire aux épaisses couches de calcaire jurassiques et crétacées (4 071 m  au M'Goun). Le djebel Ayachi a encore belle allure avec ses 3 751 m. Au-delà, le Haut Atlas oriental se décompose en chaînons bas, enserrant des  plaines comme celle du Tamlelt. 

LE MAROC SAHARIEN

Le Maroc saharien (ou Sahara occidental) est une région désertique située au sud-est du massif de l'Atlas, le long de la frontière avec l'Algérie et la Mauritanie. Mais son appartenance au Maroc fait encore débat.

En effet, au sud des montagnes s'étalent d'immenses étendues calmes et monotones correspondant au vieux socle saharien. Dans le Maroc oriental, le relief est constitué de hauts plateaux d'altitude supérieure à 1 000 m. Le Maroc saharien est surtout formé de vastes hamadas pierreuses s'étendant de l'Atlas jusqu'à la Mauritanie. Descendant du Haut Atlas, la vallée de l'oued Draa atteint l'océan. Le Rheris et le Ziz forment la Saoura après avoir arrosé les oasis du Tafilalet.

 

Notre itinéraire sera le suivant : nantes-Marrakech - Essaouira - Agadir -Agadir-Nantes 

 

 

 

 

 

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Nous allons bientôt partir en Ecosse avec Mireille et Bernard , alors comme d'habitude , une petite présentation de ce pays dont l'histoire est compliquée compte tenu de sa situation géographique, des nombreux peuples qui l'ont envahi pendant des siècles, des relations difficiles avec l'Angleterre, de son indépendance toujours revendiquée...,  des divergences religieuses entre anglicans (Anglais) et presbytériens (Ecossais) 

I -Présentation de l'Ecosse aujourd'hui: 

Le Royaume-Uni, officiellement  le "Royaume Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord" est un Etat indépendant de l'Europe de l'Ouest crée en 1707, composé de la Grande-Bretagne (Angleterre, Ecosse et pays de Galles ) et de l'Irlande du Nord.

Le Royaume-Uni possède également 14 territoires britanniques d'outre-mer, vestige de l'Empire britannique qui fut le plus grand empire de l'histoire. Première démocratie parlementaire, le système politique du Royaume-Uni repose sur une monarchie constitutionnelle, une des plus vieille du monde. La capitale politique est Londres, première aire urbaine de Grand-Bretagne, et de l'Union Européenne ... dont elle ne fait plus partie depuis le 31 janvier 2020 !

Carte d'identité de l'Ecosse ( en anglais : Scotland; en gaélique écossais : Alba) :

Statut : L'Ecosse fait partie du Royaume- Uni, avec l'Angleterre, le pays de Galles et l'Irlande du Nord.

Population : 5 410 000 millions d'habitants ( environ 10% de la population du RU)

Religions :  officiellement et majoritairement  : Presbytérienne ou protestante  ( en Angleterre "Anglicanisme" : voie media  entre catholicisme et protestantisme )

Superficie : 78 772 Km2 ( un peu plus d'un sixième de la France)

Régions : en matière de gouvernement local, l'Ecosse est divisée en 32 secteurs nommés "Council Areas" qui sont tous gouvernés par des autorités unitaires appelées "Council"

Capitale : Edimbourg

Langues : Anglais et Gaélique écossais  ... c'est bien compliqué !

Les langues gaéliques forment une famille des langues celtiques, distinctes des langues britanniques. Elles comprennent : l''Irlandais,  l'Ecossais, le Mannois (dialecte de l'île de Man).

L'anglais et le gaélique écossais sont les 2 langues officielles de l'Ecosse. Une autre langue, ayant le statut de langue régionale, le Scots, est également reconnue selon la "charte européenne des langues régionales" 

L'anglais est la langue maternelle de 98% de la population écossaise. Il s'agit d'un anglais fortement teinté d'accent scots et de certaines particularités grammaticales; Les Ecossais anglophones monolingues vivent à 75% dans les Central Lowlands, c'est à dire dans le centre et le sud de l'Ecosse... Les plus grandes concentrations d'Ecossais celtophones se trouvent au nord-ouest dans les Western Isles (les Hébrides), les Highlands, ainsi que dans la région d'Edimbourg. Le gaélique écossais n'est pratiquement plus parlé dans le sud de  l'Ecosse.

L'anglais écossais est la variété régionale de l'anglais en usage en Ecosse, appelée en anglais " Scottish English "; C'est la langue usuelle en Ecosse dans les textes non littéraires. 

Régime politique : Démocratie parlementaire. Parlement autonome écossais depuis 1999. La création d'un Parlement écossais fait partie du programme du Parti travailliste au pouvoir en 1997 (Tony Blair) ce qui conduit à l'établissement d'un Parlement écossais dépendant du Parlement britannique, et en 1999 Westminster transfère une partie de ses pouvoirs à cette nouvelle assemblée.

Chef de l'Etat : la reine Elizabeth II ( depuis 1952)

Chef du gouvernement : Boris Johnson ( depuis juillet 2019 - Parti conservateur) 

Premier ministre de l'Ecosse : Nicola Sturgeon (Première femme au pouvoir en Ecosse - depuis novembre 2014 )  

Principales activités économiques : exploitation du pétrole et du gaz naturel en mer du Nord, électroniques et nouvelles technologies, laine, saumon, whisky, transports et tourisme.

PIB par habitant : environ 30 000 euros pour l'Ecosse contre 26 200 pour l'ensemble du RU ( en France en 2018 : 32 900 )

Le drapeau écossais

une croix blanche sur fond bleu, celle du martyr chrétien Saint André. L'appellation la plus commune que porte le drapeau écossais : "La croix de Saint André". Ce drapeau est considéré comme le plus vieux drapeau national aujourd'hui en usage ... la tradition populaire attribue son origine au règne d'Angus II, roi des pictes et des Scots !

et armoiries royales de Jacques Ier utilisées en Ecosse : le lion et les licornes 

                                                                                       

II - Brève histoire de l'Ecosse  

1 - Aux origines : des Celtes aux Romains :

Au Mésolithique, des glaciers couvraient toute la surface de l'Ecosse actuelle.

Les îles Britanniques se forment à la suite de la fonte de la dernière glaciation (environ - 10 000). Jusqu'alors elles ne sont peuplées que de tribus celtes et guerrières, groupes de pêcheurs et chasseurs-cueilleurs, dont on retrouve aujourd'hui les fortifications( les rondes ou "brochs" et les mégalithes). parmi ces peuples, il y a notamment les "Caledonii" , d'où le nom de "Calédonie" , nom antique de l'Ecosse (le pays de la forêt) . 

Mais qu'appelle-t-on "Celtes" ? Il s'agit de différents peuples du nord-ouest indo-européens, comprenant notamment les anciens "Gaulois" vivant en Gaule ( nom donné à la France d'aujourd'hui par les romains). Donc, Celtes et Gaulois sont issus de la même civilisation !

Les Romains  ont conquis l'Angleterre en l'an 45 environ. Ils ont semble-t-il pénétré jusque dans les Highlands ... mais aucune de ces expéditions n'a été concluante pour les Romains qui se heurtent aux Pictes (nom que les Romains donnent aux Ecossais en raison des peintures de guerre dont ils se parent le corps), une peuplade celte venue du continent au cours du 1er millénaire av. JC, un peuple rebelle qui pousse les Romains à se retrancher derrière le mur que l'Empereur Adrien a fait édifier vers 120 , pour séparer la Calédonie de la seule province romanisée de "Britannia" qu sud, que l'on traduit par "Bretagne" en gaulois, mur qui réussit tant bien que mal à contenir les Pictes jusqu'au 4ème siècle.

Bientôt les troupes romaines quittent l'île pour défendre d'autres provinces de l'Empire ...

2 - Moyen-âge : nouveaux peuples conquérants : Pictes, Scots, Bretons ...

- Les "Pictes" : après le départ des Romains, ils en profitent pour multiplier les raids vers le sud, franchir les murs et fonder plusieurs royaumes au nord de l'île. Ils ne sont pas romanisés, mais sont christianisés au 6ème siècle par Saint Columba.

- Les "Scots",  Celtes gaéliques originaires d'Irlande, commencent aussi à s'établir sur l'île de "Bretagne" au 3ème et 4ème siècle. Ils fondent le royaume de Daldriada. Les Pictes seront soumis par les Scots au milieu du 9ème siècle.

- Les "Bretons" de la région de "Britannia" , sont  abandonnés des légions romaines, pris entre les Pictes, les Scots et les tribus germaniques (Saxons, Jutes et Angles) qui déferlent sur les côtes Est. Ils se réfugient sur les côtes armoricaines du continent .... la nouvelle "petite Bretagne" est née en France !! Les Saxons fondent 7 royaumes au sud de l'île.

- au 8ème, 9ème et 10ème siècle, un nouveau peuple d'envahisseurs arrive : Les Vikings, guerriers, explorateurs et pilleurs, originaire de Scandinavie. Des régions entières du Royaume-Uni actuel sont conquises.

En 843, le roi des Scots de Daldriada unit Scots et Pictes en fondant le royaume d'Alba, nom médiéval de l'ancien royaume d'Ecosse, ce qui constitue l'acte de naissance de l'Ecosse actuelle ( Alba étant le nom gaélique "d'Ecosse" qui signifie "le pays des hauteurs blanches" ). On assiste lors de cette fusion à une dissolution de la culture picte au profit de la culture Scot, notamment l'officialisation du gaélique, la langue des Scots. Du 9ème au 12ème siècles, le jeune royaume d'Ecosse impose son hégémonie sur la partie nord de l'île, malgré les guerres civiles et rivalités entre clans qui perdurent ... et permettent à l'Angleterre de maintenir son emprise sur l'île ...

3- Les guerres d'indépendances (13ème siècle)

Au moyen-âge tardif, on assiste à une crise de succession entre l'Ecosse et l'Angleterre, c'est le début des guerres d'indépendance écossaises ...

Première guerre : en 1314, l'Angleterre reconnaît finalement l'indépendance de l'Ecosse. Cette dernière s'allie avec la France, ennemie jurée de l'Angleterre : en scellant " l'Auld Alliance " une longue amitié qui traversera les siècles et explique sans doute l'affection qui unit nos deux peuples. Aujourd'hui encore ces liens persistent. La Auld Alliance est enseignée à l'école et tous les écossais la connaissent.

Une autre guerre d'indépendance aura lieu pendant la guerre de 100 ans (déclenchée par l'Angleterre , 1337-1453);

L'Ecosse regagne son indépendance en 1367, sous la dynastie des Bruce, puis des Stuart (d'origine française!).

Cette indépendance ne sera plus remise en question .... pendant 2 siècles, même si elle ne cesse d'être menacée par l'Angleterre...

4 - Première union avec l'Angleterre ( 17ème-18ème siècle) : la "Grande Bretagne"

Au début du 17ème siècle, la reine Elizabeth Ière d'Angleterre meurt sans enfant et c'est son cousin, Jacques VI d'Ecosse qui hérite de l'Angleterre sous le nom de Jacques Ier, il est roi d'Angleterre et d'Ecosse ... la première union des deux pays s'est donc articulée autour d'un roi d'Ecosse ( d'où peut-être le nom du drapeau britannique : "l'Union Jack").

Le "Traité d'Union" fut signé et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne" vit les jour en 1707.  l'Ecosse, pour des raisons principalement économiques, renonce à son indépendance, les deux parlements sont dissous au profit d'un seul, qui siège à Londres, et la toute nouvelle Grande-Bretagne passe aux mains des Hanovre (George de Hanovre) qui sont protestants.

C'est alors que commencent  "les rebellions jacobites" qui s'opposent au Traité d'Union ( jacobite étant le nom donné aux partisans de la dynastie détrônée des Stuart). Le roi Jacques II d'Angleterre et d'Irlande fut détrôné par un coup d'Etat . Entre 1715 et 1745 commencent une série de soulèvements, de rebellions et de guerres, ayant pour but , pour les écossais, de ramener les descendants de la Maison des Stuart (catholiques) sur le trône dont ils ont été chassés ...

Le "jacobitisme"  s'est transformé en un mouvement politique (qui soutenait la dynastie détrônée des Stuarts et considérait comme usurpateurs les rois britanniques ) impactant toutes les couches de la société , avec de multiples répercussion dans de nombreux domaines , dont l'économie, le social, la culture.

5 - La période contemporaine :

A la fin du 18ème siècle, après une forte période de récession, la situation de l'Ecosse s'améliore et elle entre pleinement dans la révolution industrielle britannique.

La 1ère guerre mondiale porte un nouveau coup dur à l'Ecosse : les habitants des Highlands sont enrôlés de manière plus importante  que le reste de la population et une génération entière de jeunes hommes est décimée. Durant l'entre-deux guerre, les difficultés s'enchaînent (dépopulation, mauvaises conditions sanitaires, agitation sociale, chômage et ... répression britannique encore à coup de chars d'assaut à Glasgow et Edimbourg). 

Durant la seconde guerre mondiale, les Highlands fournissent encore une fois un grand nombre de troupes (la Bataille de l'Atlantique force les convois militaires à naviguer dans le nord de l'océan) et l'Ecosse joue un rôle important dans la résolution du conflit. A la fin de la guerre, la situation économique de l'Ecosse devient de plus en plus problématique.

Heureusement un changement a lieu dans les années 70 avec la découverte du pétrole et du gaz en mer du Nord, et le développement de l'industrie des services.

Mais du côté politique, les velléités  indépendantistes et la résistance au joug anglais sont loin d'être totalement éteintes :

     - Le Scottish National Party (SNP : principal parti indépendantiste écossais ayant à sa tête aujourd'hui la Première Ministre Nicola Sturgeon ), et de nombreux autres mouvements pour l'indépendance se développent;

     - Plusieurs référendums ont lieu concernant la question de la décentralisation du pouvoir, ce qui ramène au rétablissement du Parlement écossais monocaméral à Edimbourg  en 1997 dans le quartier d'Holyrood ; Le Parlement écossais a des domaines de compétence strictement limités (santé, éducation, justice, police, agriculture, tourisme, administration locale ...). 

     - Le 18 septembre 2014, un référendum sur l'indépendance de l'Ecosse est organisé avec l'accord du Premier Ministre britannique, David Cameron.... mais, curieusement, les Ecossais répondent "non" à 55,4%, craignant que cela entraîne la sortie de l'UE !

L'Ecosse reste donc membre à part entière du Royaume Uni. Mais sa volonté d'indépendance demeure entière.

Lors du référendum du 23 juin 2016 sur la sortie du Royaume Uni de l'Union Européenne (Brexit)  les Ecossais se sont prononcés contre la sortie de l'UE a 62% , à l'inverse de la majorité du Royaume Uni (52% pour la sortie) ... ce qui a amené David Cameron a démissionner en 2016 de son poste de Premier Ministre et de son poste de député.

Le vendredi 31 janvier 2020 est une date historique : le divorce est prononcé. Après 47 de vie commune houleuse, le Royaume Uni est le premier pays à quitter l'Union Européenne. 

Cependant, cela n'entraîne pas de grand changement concret dans l'immédiat... Le Royaume Uni continuera d'appliquer les règles européennes jusqu'au 31 décembre 2020. 

L'idée d'un nouveau référendum sur l'indépendance refait surface en Ecosse. Le gouvernement écossais va présenter "prochainement" un projet de loi visant à l'organiser d'ici 2021 a déclaré la Première Ministre écossaise, Nicola Sturgeon ... mais pour l'instant, le Premier Ministre actuel du RU,  Boris Johnson, a refusé...affaire à suivre !

Sur l'histoire de l'Ecosse, un article très intéressant de Sir Thomas M. Devine, sur l'Ecosse , paru dans le magazine "L'Histoire" - n°468 de février 2020: 

et une infographie pour résumer l'histoire de l'Angleterre et de l'Ecosse :

III - Géographie et paysages de l'Ecosse : 

                                                                              

La superficie de l'Ecosse avoisine les 79 000 km2. Situé aux marges de l'Europe, elle est séparée a sude l'Angleterre par les Monts Cheviot et bordée par la mer du Nord sur sa façade Est, et par l'Atlantique à l'Ouest.

Pour simplifier, l'Ecosse est formée de massifs anciens relevés au tertiaire, où l'empreinte des anciens  glaciers forme de profondes vallées en auge, appelées straths ou glens. La proximité de la mer, ne fait qu'accentuer le relief en s'insérant profondément dans les terres, formant ainsi une multitude d'estuaires (appelés "firths" dans le sud , "kyles" dans le nord, et de fjords (lochs). De ce fait le littoral présente plus de 10 000 km et plusieurs centaines d'îles ou îlots.

A l'intérieur des terres, on distingue 4 grands ensembles : 

- Les Southern Uplands  ou "hautes terres du Sud" , dont l'altitude varie de 300 à 843 m au Merrick, dans le sud-ouest. malgré leur faible altitude et leurs formes arrondies, elles présentent déjà certaines caractéristiques des Highlands.

- Les "Central Lowlands" ou "basses terres du Centre", constituent une plaine d'effondrement au sol fertile. Elles sont bordées par les failles du "Southern Upland Fault" au sud et du "Highland Boundary Fault" au nord, traversant l'Ecosse en diagonale. C'est aussi dans cette zone que coulent les plus longs fleuves d'Ecosse, la Clyde et en partie la Tay.

- Les "Highlands" ou "hautes terres", couvent plus de la moitié du pays. C'est ici que l'on trouve les plus grands lacs d'Ecosse : le Loch Lomond (le plus grand), le Loch Ness (le plus connu) mais aussi le Loch Tay et le Loch Katrine  très impressionnants. Cette zone est divisée en deux par les Great Glen, une ligne de faille suivant un axe sud-ouest/nord-est ( de Fort William à Inverness) , dans laquelle se niche le Loch Ness. C'est au nord de cet axe, que s'étendent à l'infini les vastes paysages de landes dénudées emblématiques de la solitude écossaise.

- Le massif des Grampians : A l'Est de la faille du Loch ness, le massif des Grampians court de Fort William à Mac Dui (1309 m), il se fait de plus en plus accidenté à mesure que l'on progresse vers l'ouest, atteignant 1343 m au Ben Nevis, point culminant de la Grande Bretagne.

- Les îles : Ajoutons les îles, près de 790 en tout, dont une centaine sont habitées. 

Au sud, dans l'estuaire de la Clyde, se trouve l'île d'Arran, facile d'accès. Les îles de l'Ouest, Western Isles, se divisent en Hébrides dites intérieures ( de Gigha à Skye) et extérieures ( de Barra à Levis et Harris). Enfin au nord, se situent 2 importants archipels, les Orcades et les Shetland.

Chacune, par son isolement conserve fièrement son identité.

Quant au climat de l'Ecosse, il est tempéré-océanique, bénéficiant de l'influence du Gulf Stream. Les précipitations sont abondantes, en particulier sur la partie nord-ouest du pays.

IV - Notre circuit en Ecosse :

Nous partons une quinzaine de jours au mois de mai, pour parcourir en voiture, essentiellement le sud des Highlands et le nord des Lowlands. 

Les étapes que nous avons choisies sont les suivantes : Edimbourg, Crianlarich, Fort William, île de Skye, Broomhill (près d'Inverness), Aviemore, et retour à Edimbourg :

                                                                                 

le 8 mai 2020 : Malheureusement,  compte de la situation de confinement avec le covid 19 nous avons dû annuler et peut-être reporter notre voyage en Ecosse  .... 

En souvenir de cette période difficile , une chanson écrite et interprétée par notre fils Charles :

  « Pour la santé du monde entier »

https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=8g9pQrncVJE

                                                                 

 

                                                                      

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Cette fois, c'est David, mon fils, Géraldine et leurs trois enfants, qui sont allés  passer 2 jours au Kamu Lodge  (un lodge de l'agence de voyage Exotravel au Laos) , dans le village de Yoi Hai où j'ai financé l'agrandissement de l'école du village en 2010 ... Ils y sont allés pour voir l'école et son magnifique environnement . 

Quel émouvant souvenir pour moi ! L'école est encore en très bon état , avec 110 élèves et 5 instituteurs qui y enseignent aujourd'hui , alors qu'ils n'étaient je crois que 40 élèves et 2 instituteurs à temps partiel en 2010 .

Je suis toujours extrêmement  heureuse que ce projet ait pu aboutir ! ( voir mon précédent article Laos 27-2 ) . 

Voici leur film :

 

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Le deuxième jour, nous avons fait une visite guidée de la rive gauche, celle qui se trouve au sud du fleuve . 

-  L'église "Christ Church" sur la place "Dutch Square", église protestante construite, au temps de la présence hollandaise, en 1753 en briques provenant de ce pays et dont la façade ocre date de la présence anglaise. Sur cette place se trouve aussi un monument posthume (une fontaine)  dédié à la reine Victoria, laquelle n'est d'ailleurs sans doute jamais venue à Malacca  :

Puis nous sommes montés en haut de la colline, pour y découvrir au sommet de "La Famosa", forteresse construite autour de la ville, par les Portugais en 1511 (en un temps record de 6 mois !), les restes de l'église catholique "Saint Paul" , qui s'appelait autrefois "Notre Dame de l'Annonciation", construite en 1521 également par les Portugais, où y prêcha Saint François Xavier.

Nous redescendons de l'autre côté pour passer par la  porte Santiago seul vestige de cette forteresse 

 

 

Nous passons, rive droite et au fil des rues, nous entrons dans la boutique d'un boulanger ou dans les ateliers des artisans les plus connus à Malacca : fabricants d'enseignes chinoises sur bois, ferblantiers, fabricants d'instruments de musique (ici le Guchin) :

Puis, dans la même rue surnommée "rue de l'harmonie" car y coexistent les monuments religieux des trois religions principales, on commence par la visite de la Mosquée de Kampung Kling, construite en 1748 puis rénovée à la fin du 19ème siècle. Cette mosquée des indiens musulmans mélange les influences : le minaret rappelle une pagode chinoise, les arches sont de style corinthien, les carreaux de céramique jaunes et bleus sont de style britannique, le bassin des ablutions contient une fontaine à trois niveaux rappelant une symbolique hindoue.... Cette mosquée est un très important lieu de prière pour les Malais dont 99% sont musulmans  :

Un petit cimetière est situé dans l'enceinte de la mosquée : les pierres pointues sont érigées au dessus des tombes des hommes et les pierres plates au dessus de celles des femmes : 

Nous continuons par la visite à proximité d'un temple chinois, celui de Cheng Hoon Teng, construit en 1646 puis reconstruit en 1801. Ce magnifique temple chinois ("Temple des nuages verts"), consacré à Guan Ying, déesse bouddhiste de la Miséricorde, est le plus ancien temple chinois de Malaisie et il regroupe les trois religions chinoises qui y sont représentées de bas en haut : le taoïsme, le bouddhisme et le confucianisme :

Et enfin le temple hindou Sri Poyyatha Vinayagar Moorthi, datant de 1781 et dédié à Ganesh. Le gopuram est plat. On ne peut y entrer : 

Ce quartier de Kampung Kling est beaucoup plus chinois que malais. Les Malais ne sont pas des adeptes du culte des ancêtres ni des offrandes que l'on peut leur faire.

Dans les rues, quantité de lanternes rouges qui signifient que la maison est habitée :

 Le soir, nous rentrons dans l'église catholique "Saint François Xavier" que nous avions aperçue lors de notre croisière. Elle y abrite une relique du Saint qui fut l'un des fondateurs des jésuites. La messe est en cours ... : 

Le dernier jour, nous faisons une grande marche pour atteindre les rives du Détroit de Malacca où nous apercevons de grands bateaux au loin, car la rivière leur a été définitivement fermée,  puis, un peu plus loin sur la côte à 4 km du centre ville, la mosquée Masjid Selat Melaka, construite sur pilotis en 2006 et qui mélange les styles moyen-orientaux et asiatiques. Le soir, au coucher du soleil, elle s'illumine et la vue sur la mer est magnifique ! Et quand la mer monte on a l'impression qu'elle flotte ... d'où son nom de "mosquée flottante" !

 En route vers la mosquée ... ça y est, on y arrive impressionnant  !

 la mer s'est retirée ...

L'architecture de la mosquée est très simple , moderne , sans style défini ...

A l'intérieur, comme dans toutes les mosquées, un espace est réservé aux hommes, et un autre plus petit, aux femmes. Les deux espaces sont séparés par un épais rideau ... les femmes sont derrière, ce qui les empêche de voir l'imam lors de la prière ... 

 

Et voilà, nous rentrons tranquillement à l'hôtel pour repartir à Singapour cet après-midi .

Bye bye Malacca ! Une très belle étape à ne pas manquer pour les voyageurs du sud-est asiatique !

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Durant notre séjour à Singapour, fin octobre 2019, nous sommes partis 4 jours à Malacca (Melaka) en Malaisie (on a fait le voyage Singapour/ Malacca en taxi, et cela nous a pris à peut près 4 heures)  . 

J'avais déjà, lors de mon premier voyage en Malaisie, écrit des articles sur  l'histoire de la Malaisie (article 32-1) et sur Bornéo (article 32-2 à 32-13) ... vous pouvez les retrouver sur la liste de droite de la page d'accueil de mon blog . 

Aujourd'hui cet article est donc consacré à la ville de Malacca, inscrite en 2008 au Patrimoine Mondial de l'UNESCO. C'est une ville superbe et très intéressante, incontournable en Malaisie et dont je conseille fortement la visite ! En plus, c'est une ville aux dimensions humaines, qui peut être parcourue à pied sans problème !

L'histoire de Malacca est longue et compliquée, comme celle de la Malaisie toute entière !  Elle aurait été fondée vers 1400 par "Parameswara"  un prince indonésien hindou ( du sud de Sumatra) qui a pris le nom d'Iskander Shah après sa conversion à l'Islam à la fin de sa vie. Il s'était enfui de Singapour (Temasek à l'époque), et aurait créé des liens protecteurs avec la Chine. Les Chinois arrivent alors en masse à Malacca. Leurs  descendants sont à l'origine de la première communauté des " Peranakans" (chinois de Malacca nés près du détroit) ; la ville est prise ensuite par les Portugais (Alfonso de Albuquerque) , puis les Hollandais et enfin les Anglais, avant d'être envahie par les japonais pendant la seconde guerre mondiale, puis reprise par les anglais avant que son indépendance soit proclamée en 1957.

C'est donc une ville multi-ethnique (50% de Malais d'origine les "fils du sol" ou "bumiputras", 40% de Chinois, le reste sont des Indiens et une minorité eurasienne descendante des métis portuguais ... ) et multi-confessionnelle (animisme, hindouisme, Islam, catholicisme, protestantisme ... ), qui compte aujourd'hui un demi-million d'habitants et s'est beaucoup enrichie grâce à sa position stratégique en Asie du Sud-Est.

Il faut bien faire la différence entre les deux appellations de "Malais" et "Malaisiens" : 

On peut être Malaisien , c'est à dire de nationalité malaisienne, sans être Malais . Les Malaisiens sont les ressortissants de la Malaisie. Alors qu'être Malais renvoie à une appartenance "ethnique" selon des critères précis figurant dans la constitution malaisienne ( pratiquer la religion de l'Islam, parler malais, se conformer aux coutumes malaises, et avoir des origines au sein de la fédération de Malaisie ou de Singapour avant l'indépendance de 1957, ou être un enfant d'au moins un parent né au sein de la population appartenant à l'époque à la Fédération de Malaisie )

 

Le coeur historique de Malacca est coupé en deux par une petite rivière, la "Sungei Melaka"

La route, entre Singapour et Malacca est bordée de palmiers à huile et d'hévéas. 

Nous sommes logés dans un très joli hôtel, l' "Heeren Straits Hotel" dans le quartier chinois, rue Jalan Tun Tan Cheng Lock, très bien situé en plein centre ville , tout près de la place principale où se situe l'église protestante  (Christ church) , et où se réunissent tous les incontournables  " trishaws" pour enfants (cyclo-pousse ). Le soir les trishaws s'illuminent et font de la musique ! 

Ce qui est étonnant dans ces petites ruelles, c'est la largeur des habitations , qui sont très étroites (quelques mètres seulement) , alors qu'elles s'étendent en longueur en traversant tout le pâté de maisons jusqu'à l'autre rue. Donc, on entre dans un long couloir, éclairé par des puits de lumière au plafond !

Toutes les ruelles sont à sens unique, ce qui provoque pas mal d'encombrements, et bordées par des "shophouses" (de petites boutiques colorées, au style colonial, avec au 1er étage, l'habitation des propriétaires ... comme dans le Chinatown de Singapour) . Nous avons eu de la chance : pas une goutte de pluie pendant nos 4 jours et une chaleur que j'ai trouvée moins humide qu'à Singapour ... les gens se promènent avec leur parapluie pour se protéger du soleil ! 

Dans l'après-midi, nous partons faire un tour en bateau ... une petite croisière d'une heure sur la rivière qui traverse la ville ... qui restera, je pense, mon plus beau souvenir de Malacca !

 

le soir ... les trishaws et les arbres qui s'illuminent et se remplissent d'oiseaux qui chantent   : 

Nous avons aussi fait un tour au marché de nuit où l'on trouve beaucoup d'alimentation pas très diététique ... ce qui explique peut-être l'obésité de beaucoup de Malais  :

Les restaurants ne sont pas chers du tout à Malacca ... mais la cuisine malaise pourra ne pas convaincre des voyageurs venus de l'Occident  ...

 

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Durant notre séjour, nous avons eu le temps, Gilles et moi, de revisiter certains quartiers historiques de Singapour (qui ne se résume pas à de grandes tours modernes :). 

Je rappelle brièvement que c'est en 1818 que Raffles et le lieutenant Jackson créent un plan de la ville, selon le principe "diviser pour mieux régner" , et regroupent les populations en fonction de leur ethnie.

Pour schématiser, Singapour était divisée en deux parties bien distinctes, le quartier colonial où se trouvaient les banques, les institutions, hôtels et grands magasins, et les quartiers ethniques, notamment le quartier chinois de "Chinatown" et le quartier indien de "Little India", tous deux très intéressants pour leurs maisons coloniales colorées et leur temples religieux.

 

Chinatown : 

Chinatown, située au sud de la ville, pas très loin de Marina Bay, est devenue le centre névralgique du CBD (le Central Business District) , mais ce quartier a cependant conservé un certain charme avec ses bâtiments coloniaux , ses petites maisons colorées, ses temples. 

 

Le grand marché aux vêtements : 

Nous avons visité deux temples dans bouddhiste et un chinois (taoïste)

Nous avons visité deux temples dans China Town : un temple bouddhiste et un temple chinois

Le temple bouddhiste de "la relique de la dent de Bouddha": 

Le temple construit en 2002 , est le plus important temple bouddhiste de Singapour.

La "dent de Bouddha" (selon la légende), enfermée dans un stupa en or massif, n'est montrée aux visiteurs que le jour du Nouvel An chinois. Mais on peut rentrer sans problème dans la grande salle principale où les fidèles viennent prier et faire des offrandes . La salle est toujours très animée. Sur les murs il y a des milliers de petites statuettes de Bouddha ... Dans ce temple, selon votre signe astrologique, un Bodhisattva, destiné à vous protéger, vous sera attribué smiley (un bodhisattva est un bodhi qui a différé son entrée dans le nirvana jusqu'à ce qu'il ait sauver tous les êtres)

Temple chinois  Thian Hock Keng Temple (Temple du bonheur céleste) :

C'est le plus ancien temple de Singapour, rénové en 1976 et 1989. Il servait à l'origine d'asile pour les coolies hokkiens (communautés chinoises d'outre-mer) dans l'attente de trouver du travail. Il est dédié à Ma Chu Po, mère des sages du Ciel ainsi et maîtresse des mers qui calme les tempêtes. Une partie du temple est taoïste, et une autre est bouddhiste (dédié à la déesse de la "Merci" , dont les nombreux bras symbolisent  son amour pour tous ceux qui souffrent en lui permettant d'étreindre et de consoler)

 

Quartier de Little India : situé plus au nord, près du canal Rochor.

Nous y avons visité le temple hindou Sri Veeramakaliamman ( qui signifie "Kali la courageuse" ) situé au centre de Little India. Le temple a été construit par des hindous en 1881. Il est surmonté d'un "gopura", une tour richement décorée typique d'Inde du sud, qui permet l'accès aux différentes enceintes. 

Il est dédié à la déesse hindoue Kali, épouse du dieu Shiva et incarnation féroce de la force. Elle est représentée avec 5 paires de bras et de jambes. Des images de Kali dans le temple la montrent portant une guirlande de crânes et déchirant ses victimes.

On la voit aussi entourée de ses deux fils Ganesh (le dieu éléphant ) et Murugan (le dieu enfant). Nous avons eu la chance d'assister à une cérémonie ...  les fidèles se font bénir par le moine en échange de quoi ils apportent de la nourriture qui est redistribuée aux pauvres.

 

En sortant du temple, on retrouve un quartier très colonial, aux shophouses colorées, très kitsch :

Et pour finir un tour au grand marché du coin, où j'ai découvert une quantité incroyable de légumes que je ne connaissais pas !

et voilà ! Bye  bye Singapour ! A la prochaine fois heart

 

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Nous voici repartis à Singapour pour revoir nos enfants et  nos trois petits enfants, qui ont bien grandi depuis quelques mois , profiter de cette belle ville en famille, et puis faire une petite escapade à Malacca en Malaisie ...

Nous les retrouvons avec plaisir ! 

 

 

 

Nous profitons du beau temps (entre 30 et 35 degrés) pour aller à la piscine !

C''est le début de la saison des pluies à Singapour : il y a de grosses averses certes, mais elles ne durent pas longtemps et la chaleur revient vite, avec un taux d'humidité élevé parfois difficile à supporter lorsque l'on n'y est pas habitué ...

Nous allons faire, avec Sonia,  un tour au zoo de Singapour, situé dans le nord de l'île près de la réserve naturelle de MacRitchie,  que les enfants adorent car on y trouve aussi une aire de jeux aquatiques :

 

sur le chemin du retour , les filles ont droit à une belle barbe à papa :)

 

Grosse averse , (c'est la saison où il faut toujours se promener avec un parapluie à Singapour!) et petite balade à Orchard Road, belle rue commerçante, avant d'aller chercher Diane et Lalie à leur "camp" ( activité para scolaire pendant les vacances ) 

La ville sent déjà la période des fêtes à venir : Halloween, Noël qui approche ...

Le 2 novembre, nous partons pour une randonnée dans la magnifique Réserve Naturelle MacRitchie, située au nord de la ville :

Là, nous sommes en pleine jungle ! on se croirait en Amazonie... Un endroit à ne pas manquer !

Il y a plusieurs chemins de randonnées possible, qui varient entre 2 et 6 heures de marche ... mieux vaut avoir de bonnes chaussures !

 

Nous terminerons notre séjour avec un bon repas de "dimsum" dans un restaurant d'Orchard Road , le "Din Tai Fung" situé dans le mall d'un grand centre commercial , le "Wisma Atria" .

Les "dimsum" sont des beignets chinois d'origine cantonaise, cuits à la vapeur ou frits. Ils sont fabriqués sous nos yeux, avec de la viande et des légumes. Accompagnés de nouilles et de sauces diverses, plus ou moins piquantes, c'est délicieux !

 

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On m'a souvent posé la question, alors je rappelle que les pays sont classés par numéros, et les articles du plus récent au plus ancien ...

L'Iran c'est le numéro 38, (l'introduction sur l'Iran c'est le numéro 38,  puis 38-1, 38-2, 38-3 ... etc ... le dernier écrit, la conclusion étant le 38-11 );

Sur la droite de la page d'accueil, vous avez la liste de touts les pays visités . Ils sont classés selon le nombre d'articles écrits par pays ( ainsi le Laos arrive en tête , avec 30 articles, puis l'Inde et l' Equateur ...... etc  ) 

Vous pouvez aussi maintenant écouter de la musique et voir des vidéos, cliquer sur les photos pour les agrandir  et faire défiler les diaporamas ...et écouter de la musique iranienne !

Bonne lecture !

La route qui nous ramène à Lisbonne, et très vallonnée, bordée de forêts, de cultures et surtout de champs d’oliviers où se perdent au loin de petits villages aux tuiles rouges.

 

Sur la route du retour, nous nous sommes arrêtés dans la ville de Fatima (la "Lourdes portugaise")  en raison de l’apparition, le 13 mai 1917 de la Vierge Marie à 3 jeunes bergers. Selon la légende, elle leur serait apparue tous les 13 de chaque mois…Une basilique lui est consacrée , avec les 3 tombeaux des bergers. Ils ont d'ailleurs été déclarés tous les trois "Bienheureux" par le pape Jean Paul II, lors de son passage à Fatima en mai 2000.

Cette basilique de style néoclassique, immense et sans piliers abrite aujourd’hui les tombeaux des 3 bergers. Elle est belle , immense, très haute, toute blanche est éclairée par des vitraux contemporains. Elle est située sur une très vaste esplanade bordée de chaque côté par un péristyle en arc de cercle. 

 

Notre voyage au Portugal s'achève , un très beau pays plein d'histoire qui vaut la peine d'y aller !

Ce que je retiendrai avant tout du Portugal : L'incroyable  gentillesse de ses habitants !  

ça mérite bien de terminer en musique !

s://www.youtube.com/watch?v=qXr0zVt-BxY

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Nous voilà donc à Porto après une petite heure d'autoroute depuis Aveiro.

La première impression de cette ville (70 000 habitants intra muros  et de plus de 2 millions d'habitants avec les banlieues ), la deuxième ville la plus peuplée du Portugal après Lisbonne. Là encore la présence de ces dénivelés importants entre la partie haute de la ville, où dominent, au détour des rues, des églises de tous les styles et de toutes les époques, et la partie basse le long du fleuve Douro que l'on rejoint en serpentant à travers le centre historique, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en 1996, pour arriver au quartier de la Ribeira le long du fleuve.

La première impression est aussi celle d'une ville assez dégradée dans certains quartiers de la ville haute tandis que d'autres, où passent les touristes, ont fait, ou font l'objet de beaux travaux de rénovation. La première impression est donc celle de contrastes importants entre ces différents quartiers ce qui rend la visite de cette ville, qui manifestement s'enrichit, d'autant plus intéressante.

C'est parti.

On démarre à pied de notre hôtel San Gabriel, situé rue de Alegria dans la partie haute de la ville près du Mercado de Bolhao, ouvert en 1915 mais qui est fermé pour travaux, et surtout de la rue piétonne de Santa Catarina.

A l'angle de cette rue, la chapelle "Das Almas de Santa Catarina" (fin 17ème siècle) retient l'attention par le revêtement intégral sur ses façades de carreaux bleus et blancs effectué par le céramiste Eduardo Leite en 1920. Les panneaux décrivent des scènes de Saint François d'Assise et de Sainte Catherine. Le style néoclassique à l'intérieur est assez chargé. 

Notre rue :

Les petits bus et les tuk tuk , comme partout, ce qui nous aide bien à grimper dans les rues  :

Certaines maisons ont de pittoresques et incroyables décors sur leur façades :

Les couleurs aussi sont très belles :

La ville est bondée de monde, de restaurants, de boutiques de toutes sortes ( je suis surprise par la beauté des vêtements  dans les magasins ... ). Comme à Lisbonne, ça grimpe  et ça descend , il faut avoir de bonnes jambes smiley

Il y a aussi beaucoup de petites ruelles aux maisons délabrées avec le linge qui sèche aux fenêtres  :

 

Et enfin nous descendons vers le quartier de la "Ribeira" sur les rives du fleuve , le Duro, qui est traversé par 7 ponts, dont l'un est très célèbre, le "Maria Pia" , car construit par Gustave Eiffel en 1877 :

et un autre aussi : le pont routier "Don Luis " , le plus spectaculaire avec ses deux tabliers superposés qui permettent de desservir à pied ou en voiture ,les quartiers hauts et bas des deux rives ... ce que nous avons fait à la nuit tombante, c'était très beau !

Les 6 ponts jouent un rôle majeur dans l'activité économique de Porto, tout en faisant partie du patrimoine historique de la ville.

et puis petite croisière en bateau (les rabelos , des gabares utilisés autrefois pour le transport des fûts de Porto ) sur le Duro, pour admirer les paysages, la ville haute, les vieilles maisons, et les falaises qui bordent le fleuve par endroits  

A la nuit tombée, les vues sont magnifiques !

Gilles est allé voir la Cathédrale , pendant que je me reposais à l'hôtel . Perchée sur une colline, elle a une allure de forteresse tout en gardant le style roman d'origine, auquel s'est ajouté par la suite le style gothique et  baroque 

 

Ensuite un petit passage par la gare de Sao Bento , chef d'oeuvre de l'art de l'Azulero



et puis pour finir une grande balade en bus touristique (le bus bleu ) qui nous a permis de découvrir le front de mer et les 2 rives du Douro, en traversant le pont Luis 1 , et d'apercevoir d'en haut, les caves de conservation des différentes marques du Porto. Sur la rive droite nous
admiré le jardin de "Passeio Alegre"et le fort de Queijo , une fortification défensive du 17ème siècle.

Ainsi que la belle statue de  "Dom Henrique " (né en 1394), sur la place du même nom,  avec le monde à ses pieds ... c'est lui qui a lancé le Portugal sur la voir des grandes explorations maritimes et des terres inconnues :

Nous terminons notre séjour à Porto , place de la Liberté, devant la Mairie ...pour deviner quoi ? déguster un petit verre de Porto évidemment smiley, bercés par la mélodie du fado 

 

https://www.youtube.com/watch?v=8_B6sCYw4EE 

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Nous reprenons la route vers la petite ville d'Aveiro, située près de l'océan .

Nous sommes à "l'Hôtel Aveiro Palace", très bien situé et que je recommande . 

Aveiro occupe le fond d'une ria , dans un paysage de marais salants, de lagunes et de canaux .Autrefois Aveiro était un port de mer très développé au 15e et 16e siècle, mais en 1575, une violente tempête a fermé la lagune et ce fut la catastrophe ! Elle a été heureusement réaménagée au début du 19ème siècle, et aujourd'hui elle continue à exploiter ses salines, prairies, rizières, algues, anguilles, sardines et raie sur la côte.

C'est une petite ville de 30 000 habitants qui a gardé son charme traditionnel dans certains endroits. D'autres se sont beaucoup modernisés. Ce qui lui donne son cachet très particulier, ce sont ses sept canaux qui traversent la ville de part et d'autre, et les jolis petits ponts qui les enjambent ... ce qui lui donne le nom de "la Venise verte du Portugal " ! C'est vrai, par endroits, on se croirait à Venise !!

Avec de belles maisons le long du canal principal

Il y a aussi des quartiers et maisons bien délabrés :

des petites ruelles où il est agréable de se promener à pied :

et à travers la foule de touristes, nous parvenons à déguster quelques plats typiques :  gambas aux nouilles noires car cuites à l'encre de calamar .... très bon ! salades au jambon fumé enroulé dans du saumon ou au thon

, et les pâtisseries qui sont les spécialités d'Aveiro : les 

et les desserts typiques de la ville : les "Ovos  moles" , des jaunes d'oeufs que l'on mélange avec beaucoup de sucre pour en faire une pâte à déguster dans des meringues ... ou même sans meringue :)

La nourriture spirituelle est aussi au programme pour ceux qui le veulent. Il y a le choix : l'église Vera Cruz

ou la cathédrale

ou l'église de la Miséricorde

 

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