Martine autour du monde ...

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Aujourd’hui étape de transition entre Yazd et Chiraz avec trois arrêts intéressants.

Pour commencer le village zoroastrien de Cham.

Situé à quelques kilomètres de Yazd, il s’agit d’un village entièrement zoroastrien. Inscrit au patrimoine de l’Unesco, ce village de 200 personnes contient bien sûr son Dackma ou tour du silence destinées à héberger les adieux des vivants à leurs défunts . Ils les abandonnaient aux vautours pour ne pas souiller la terre. Pour les zoroastriens, la terre et le feu sont sacrés.

Il a aussi deux cyprès dont l’un a plus de 3500 ans. le cyprès est un arbre sacré , trait d'union entre la terre et dieu, en Iran il symbolise le paradis.

En visitant le village composé de nombreuses maisons en pisé, on découvre les jardins de grenadiers, de figuiers et d’amandiers, dattiers, irrigués par un système ingénieux de petites écluses à partir d’un qanat venant de la montagne. L’eau est gratuite pour les jardins qui peuvent être irrigués trois fois par semaine.

Sur une maison on voit inscrit en zoroastrien les trois préceptes de ce peuple zoroastrien qui utilise une langue différente du persan et de l’arabe : "bonne pensée, bonne parole, bonne action".

Azie et Gilles ont même fait un petit tour en moto :)

Là on st en plein désert, il fait chaud, plus besoin de mettre le foulard !!

Village zoroastrien de Cham, sa tour du silence et son temple du feu
Village zoroastrien de Cham, sa tour du silence et son temple du feu
Village zoroastrien de Cham, sa tour du silence et son temple du feu
Village zoroastrien de Cham, sa tour du silence et son temple du feu
Village zoroastrien de Cham, sa tour du silence et son temple du feu
Village zoroastrien de Cham, sa tour du silence et son temple du feu
Village zoroastrien de Cham, sa tour du silence et son temple du feu
Village zoroastrien de Cham, sa tour du silence et son temple du feu
Village zoroastrien de Cham, sa tour du silence et son temple du feu
Village zoroastrien de Cham, sa tour du silence et son temple du feu

Village zoroastrien de Cham, sa tour du silence et son temple du feu

On continue par la visite de la citadelle de Saryazd. Datant de l’époque sassanide (3ème à 7ème siècle), cette citadelle comprenait trois parties successives de zones de défense de la partie centrale : un fossé d’enceinte (comme les douves chez nous), un double haut mur, et une porte d’entrée unique. La surveillance est assurée par des tours de gué. La citadelle a trois étages et 484 pièces. En cas d'attaque les femmes et les enfants étaient mis à l’abri en descendant par un puits étroit. Nous avons la chance de pouvoir y prendre notre pique-nique sur l'invitation du gardien du site qui nous fait chauffer nos pains sur son four traditionnel !.

La journée se poursuit par une étape très intéressante à Mehriz pour la visite du jardin Pahlavan-pour. Ce jardin de l’époque kadjar (18 et 19 siècles) était entouré de caravansérails car il se situe sur la route de la soie. Il est très prisé des habitants de Yazd en raison de sa fraicheur (à Yazd il fait jusqu’à 50 degrés l’été). Le jardin est loué pour les fêtes et mariages.

On a la chance de rencontrer un groupe scolaire de jeunes filles de Yazd, robes vertes et voiles noirs, venues y passer la journée. Trop heureuses de nous voir, elles nous invitent à jouer au volley. Les enseignantes acceptent volontiers. Je découvre un très vieux métier à tisser.

Vraiment un bon moment de partage avec ces quelques jeunes filles certes toutes voilées mais cherchent le contact avec les touristes et nous répètent sans cesse : "I love you" !.

Enfin on arrive au caravansérail Zein-ol-din. L’un des plus jolis d’Iran. Ce bâtiment, ne date pas de la route de la soie mais a été construit comme les autres sous l’époque d’Abbas le Grand.le cinquième Chah safavide de l'Iran (1588-1629), l'Iran Safavide est alors à son apogée..

Ce caravansérail offrait comme tous les autres, gîte couvert et protection aux marchands qui parcouraient le pays. Il a une particularité : c’est un pentagone. Tombé en ruine puis finalement restauré et repris par cinq frères. Aujourd'hui les caravansérails sont souvent reconvertis en hôtels.

Nous sommes au milieu de nulle part, en plein désert. C’est vraiment un lieu plein de charme où nous passons la nuit couché par terre. Le soir, nous avons droit à une danse du sabre telle qu'elle se pratiquait à l'époque. Il fait toujours très chaud, mais le ciel s'assombrit et la pluie arrive !

(voir le diaporama qui suit)

citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din

citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din

Sur la route arrêt à Pasargades, première capitale de l’empire achéménide fondé au 6ème siècle avant Jésus-Christ par Cyrus II le Grand. Il ne reste plus que des vestiges de la cité fondée par Cyrus II. Son mausolée est inspiré des pyramides d’ Egypte. Il y a aussi les vestiges de la tour de pierre encore debout (mais on ignore quel monument lui était rattaché). On voit également le Palais des audiences de Cyrus II avec les bas reliefs sur son siège inspirés de motifs assyriens,les restes des fontaines et des canalisations d'eau du jardin de Cyrus, nommés Paradis, et le tombeau sobre et isolé, en calcaire blanc, du Roi Cyrus le Grand (559-530 av JC.) .

Aller, encore 2 petites heures de route à travers le désert et les champs cultivés qui apparaissent...... et nous arrivons bientôt à Chiraz !!

Pasargades et le tombeau de Cyrus le Grand - Sur la route vers Shiraz
Pasargades et le tombeau de Cyrus le Grand - Sur la route vers Shiraz
Pasargades et le tombeau de Cyrus le Grand - Sur la route vers Shiraz
Pasargades et le tombeau de Cyrus le Grand - Sur la route vers Shiraz
Pasargades et le tombeau de Cyrus le Grand - Sur la route vers Shiraz
Pasargades et le tombeau de Cyrus le Grand - Sur la route vers Shiraz
Pasargades et le tombeau de Cyrus le Grand - Sur la route vers Shiraz
Pasargades et le tombeau de Cyrus le Grand - Sur la route vers Shiraz
Pasargades et le tombeau de Cyrus le Grand - Sur la route vers Shiraz

Pasargades et le tombeau de Cyrus le Grand - Sur la route vers Shiraz

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La "noble cité de Yazd", ainsi qu'elle fut désignée par Marco Polo, dresse ses murs au milieu d'un océan de sable. Isolée dans ce milieu si hostile à l'homme, où les vents de sable le disputent aux températures extrêmes, la ville fondée sous les Sassanides, compte environ 500 000 habitants.Ses maisons de pisé d'un ou deux étages seulement, complétées par un remarquable système de ventilation (les tours du vent ou badgirs) témoignent de l'ingéniosité et du savoir faire des gens de la région ce qui lui a valu son inscription au Patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco.

Zarathoustra est le réformateur du mazdéisme dieu Mazda ), avant la fondation de l'Empire perse par Cyrus le Grand(6ème siècle avant JC). Il refuse les pratiques sacrificielles sanglantes et l'usage de la violence. Prônant le libre choix individuel entre le bien et le mal, le zoroastrisme repose sur un postulat de pureté des éléments naturels , la terre, le feu, le vent,et l'eau. D'où les tours du silence et les temples du feu. Actuellement ils seraient environ 1 million.

Les "tours du silence" sont célèbres. Elles se dressent dans le désert aux portes de la ville . Les zoroastriens y déposaient la dépouille des défunts sur de grandes plateformes circulaires à ciel ouvert. Elles étaient livrés aux oiseaux de proie de manière à ne pas souiller la terre jugée sacrée. Après le passage des vautours, les ossements étaient placés dans une grande fosse circulaire au centre de la plate forme. Cette coutume a perduré jusqu'au 20ème siècle avant d'être interdite par les autorités de la révolution islamique.. En bas de la tour se trouvaient de petites maisons pour les failles de défunts, et derrière au fond il y a aujourd'hui un cimetière.

les tours du silence
les tours du silence
les tours du silence

les tours du silence

Le temple du feu (Atashkda) petit temple dédié au feu aux zoroastriens reconstruit au 20ème siècle sous le règne du Shah d’Iran et qui abrite le feu qui brûle en permanence. Une cérémonie a lieu une fois par semaine. Au fronton le symbole (Farvahar l’homme oiseau) avec un visage d’homme âgé qui tient deux anneaux : le grand qui symbolise l’univers, et le petit l’amour entre les hommes. Un petit musé adjacent montre des photos du mode de vie , des vêtements des zoroastriens et des pensées de Zarathoustra.

le temple du feule temple du feu
le temple du feule temple du feu

le temple du feu

La Mosquée du vendredi (Masjed-e-Jameh) a les deux plus grands minarets d’Iran (52 m). datant de l’époque seldjoukide (11ème siècle), la façade comporte 12 mihrab en référence au chiffre 12 (12 imams le duodécimain de la religion chiite) . Elle et célèbre pour la qualité et la beauté de ses mosaïques bleues

La mosquée du vendrediLa mosquée du vendredi
La mosquée du vendrediLa mosquée du vendredi

La mosquée du vendredi

Le Musée de l’eau située dans une très belle maison qadjar doit se visiter pour comprendre le système d’irrigation de la ville à partir des qanat et la technique du rafraichissement de l’eau par les tours du vent

le musée de l'eau avec les tours du vent vues de l'intérieurle musée de l'eau avec les tours du vent vues de l'intérieur
le musée de l'eau avec les tours du vent vues de l'intérieurle musée de l'eau avec les tours du vent vues de l'intérieur
le musée de l'eau avec les tours du vent vues de l'intérieurle musée de l'eau avec les tours du vent vues de l'intérieur

le musée de l'eau avec les tours du vent vues de l'intérieur

Le jardin Dowlat Abad est aussi à ne pas manquer. Il abrite la plus haute tour du vent du monde (35 m) et d'arbres à fleurs rouges (les écouvillons ?)

Enfin la place Amir Chakhmagh est la place centrale de la ville à proximité du bazar. Du nom du généreux homme riche qui a fait construire à l’époque Timouride une mosquée en souvenir de l'assassinat de l'Imam Hossein fils d' Ali. Sur cette place, une grande stèle à la mémoire des morts de la guerre Iran-Irak , les passants la touche de leur main qu'ils portent ensuite à leur front .

la place Amir Chakhmagh avec la stèle à la mémoire des morts de la guerre Iran-Irak
la place Amir Chakhmagh avec la stèle à la mémoire des morts de la guerre Iran-Irak
la place Amir Chakhmagh avec la stèle à la mémoire des morts de la guerre Iran-Irak
la place Amir Chakhmagh avec la stèle à la mémoire des morts de la guerre Iran-Irak
la place Amir Chakhmagh avec la stèle à la mémoire des morts de la guerre Iran-Irak
la place Amir Chakhmagh avec la stèle à la mémoire des morts de la guerre Iran-Irak

la place Amir Chakhmagh avec la stèle à la mémoire des morts de la guerre Iran-Irak

Dans Le jardin Dowlat Abad nous nous somme amusées Christine et moi à revêtir des habits du temps des Kadjars (elle en femme et moi en homme :)

Déguisées en Kadjars :)Déguisées en Kadjars :)
Déguisées en Kadjars :)Déguisées en Kadjars :)

Déguisées en Kadjars :)

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Nous poursuivons notre route vers le centre de l'Iran, en longeant le grand désert central, le Dasht e-Kavir, jusqu'à Mesr, un tout petit village perdu au milieu du désert, au milieu de nulle part ! La route et longue (6 heures) , les paysages désertiques sont très beaux, très secs, sans presque aucune végétation, De temps en temps nous pensons apercevoir des lacs, mais ce ne sont que des "mirages" ... des bandes de sable qui prennent une couleur bleue avec les reflets du soleil et des nuages ! Il fait très chaud et nous nous arrêtons parfois pour des "poses café" , au cours desquelles nous improvisons des danses sur de la musique iranienne ! On s'en donne à coeur joie :) Les villages que nous apercevons sont très rares, les cultures aussi, il n'y a pas d'eau ...

38-5 : D'Ispahan à Yazd
38-5 : D'Ispahan à Yazd
38-5 : D'Ispahan à Yazd
38-5 : D'Ispahan à Yazd

Sur la route, nous nous arrêtons pour visiter la mosquée Jamé d'Ardestan, un bon exemple d'architecture des mosquées Seljukides (10ème-12ème siècles), puis à Naïm pour y voir la très ancienne mosquée du vendredi d'époque abbasside (sous le califat de Bagdad du 9ème siècle à 1250 environ) . A cet égard, (pour ceux que ça intéresse :) j'ai appris qu'il n'y avait pas eu de dynastie omeyade (califat de Damas 7ème-9ème) , ni de dynastie abasside (califat de Bagdad) en Iran , mais que la perse à ces époques, avait seulement été sous la domination des ces Califats ;

Ces deux mosquées sont très simples, sans faïence ni mosaïque qui n'existaient pas encore à l'époque. Cela leur donne un aspect très serein et paisible qui me plaît beaucoup.

la mosquée de Naïm a un sous-sol immense où les gens pouvaient venir prier à l'abri de la chaleur.

mosquée Jamé d'Ardestanmosquée Jamé d'Ardestan
mosquée Jamé d'Ardestanmosquée Jamé d'Ardestan

mosquée Jamé d'Ardestan

Mosquée de Naïm
Mosquée de Naïm
Mosquée de Naïm

Mosquée de Naïm

Nous arrivons enfin , après une longue journée de voiture, dans la petite oasis perdue de Mesr, entourée de dunes magnifiques .

Nous logeons "chez l'habitant" .. une belle expérience ! Nous assistons à la préparation du dîner sous une cabane de roseau où brûle un feu de bois où mijote un bon ragôut de mouton. Puis nous regagnons nos chambres pour dormir sur de petits matelas posés à même le sol :

le Bar Andaz Lodge à Mers
le Bar Andaz Lodge à Mers
le Bar Andaz Lodge à Mers
le Bar Andaz Lodge à Mers
le Bar Andaz Lodge à Mers
le Bar Andaz Lodge à Mers
le Bar Andaz Lodge à Mers
le Bar Andaz Lodge à Mers
le Bar Andaz Lodge à Mers

le Bar Andaz Lodge à Mers

Le lendemain matin lever à 5h30 pour un "safari" d'une heure et demie dans le désert , au soleil levant ... Il y a des chameaux, Jojo y laisse sa trace, et nous avons droit à la traditionnelle petite tasse de thé du désert

Nous aurions aimé rester une journée entière à Mesr, mais il faut déjà reprendre la route ...

Dans le désert près du lodge chez l'habitant
Dans le désert près du lodge chez l'habitant
Dans le désert près du lodge chez l'habitant
Dans le désert près du lodge chez l'habitant
Dans le désert près du lodge chez l'habitant
Dans le désert près du lodge chez l'habitant

Dans le désert près du lodge chez l'habitant

balade dans le désert au lever du jour

Après cette balade dans le désert, nous reprenons donc la route dans l'autre sens, vers le sud , vers Yazd. De nouveau une longue journée de traversée du désert ...

Nous aurions aimé rester une journée entière dans le désert du lodge de Mers

Arrêt à Meibod pour voir une citadelle Sassanide, la ville des rois au centre, et du peuple autour . Quatre grandes tours aux angles permettaient de surveiller l'ennemi. Cette citadelle et en cours de restauration.

Juste à côté, une réserve d'eau avec ses tours à vent pour rafraîchir l'eau ,

et un peu plus loin, ce qu'on appelle une "glacière", un trou profond recouvert d'un grand dôme percé à son sommet : l'eau descendant des montagnes s'y accumulait l'hiver sous forme de glace qui pouvait se conserver jusqu'à l'été et servir de réserve d'eau . Cette glacière témoigne du génie au quotidien d'un peuple qui a toujours été obligé de se battre contre une nature très hostile.

la citadelle de Meibod - une réserve d'eau - la citerne
la citadelle de Meibod - une réserve d'eau - la citerne
la citadelle de Meibod - une réserve d'eau - la citerne
la citadelle de Meibod - une réserve d'eau - la citerne

la citadelle de Meibod - une réserve d'eau - la citerne

A midi, nous nous arrêtons pour déjeuner dans un magnifique caravansérail transformé en hôtel restaurant, avec des échoppes tout autour .

On mange très bien en Iran, pas seulement du poulet avec du riz, mais aussi des plats cuisinés délicieux ,des soupes, des mélanges de légumes, de viande, de sauce, et même du poisson ... je suis assez étonnée car on m'avait dit qu'on y mangeait tout le temps la même chose !

le caravansérail
le caravansérail
le caravansérail

le caravansérail

Nous reprenons la route vers Yazd. Les routes nationales sont très bonnes, mais à notre surprise, sans beaucoup de circulation. Nous ne croisons presque aucune voiture seulement de gros camions.

Le désert est toujours là , les paysages sont plus monotones, on approche de Yasd !

38-5 : D'Ispahan à Yazd
38-5 : D'Ispahan à Yazd
38-5 : D'Ispahan à Yazd

Nous arrivons enfin à Yazd, après de nouveau 6 heures de route !

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Difficile de parler d’Ispahan (on prononce Isfahan en trainant sur AN :). Préférable d’y être pour découvrir ces jardins tous plus jolis les uns que les autres, ses ponts (et il y en a), ses monuments avec naturellement la place de l’imam (ancienne place royale) et aussi ce charme si particulier lorsque l’on flâne le soir.

Il faut s’y résoudre pourtant. Cette ancienne capitale, située à 1575 m d'altitude, chef lieu de la province éponyme,située à plus de 420 kms de Téhéran et de plus de 2 millions habitants (la troisième ville d'Iran après Téhéran et Machhad, a gardé ou a retrouvé son lustre d’antan mais le piéton doit avoir le cœur bien accroché ou être bien téméraire ou... être un touriste s’il veut traverser une route alors que le feu est au rouge pour les voitures. Vous serez prévenus !

Par chance notre hôtel (Hôtel Piroozy) est situé sur l’avenue Chahar Bagh à 10 minutes à pied de la place de l’imam et donc on est assez bien placé pour les visites. Prenez une chambre sur cour c’est mieux. Les rues d'Ispahan sont verdoyantes, bordées d'arbres immenses et de parcs magnifiques.

Faites défiler les diaporamas en cliquant sur la droite des photos :)

38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan

Quelques étapes du périple

d’abord tout seigneur tout honneur la place de l’imam Ali (ancienne place royale dite encore Miroir du Monde rien que cela). Cette place rectangulaire de 175 m de long et d’une superficie de 83500 m² est l’une des plus vastes au monde. Elle a été construite sur ordre de Shah Abbas 1er, plus grand roi Safavide au début du 17ème siècle, et servait notamment au début aux tournois de polo ou aux présentations militaires sous les fenêtres du palais du roi. Sur cette place se font face au centre, séparés par un bassin, la mosquée Cheikh Lotfollâh et le palais du roi Ali-Ghâpou et a chaque petit côté il y a d’une part le bazar Gheysarié et d’autre part et surtout la mosquée Djâmé Abbâssi (mosquée royale ou de l’imam).

38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan

Admirez aussi la mosquée Cheikh Lotfollâh. Elle porte le nom d’un théologien particulièrement érudit et est l’œuvre d’Isfahani. Mosquée sans minaret et qui n’est pas orientée vers La Mecque (d’où des changements de direction (4 rotations) dans la mosquée pour retrouver celle de La Mecque. Achevée en 1619, elle est entièrement recouverte de céramiques aux belles couleurs bleues et jaunes avec de multiples arabesques et aussi des versets du Coran. Un vrai bijou cette mosquée, notamment son entrée avec un nid d’abeille prodigieux et sa coupole avec une dominante jaune. Elle aurait été utilisée par les femmes de la famille royale. Le mihrab est l’un des plus jolis d’Ispahan. Il ya aussi la salle de prière au sous-sol.

38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan

La mosquée Djâmé Abbâssi (mosquée royale) est elle aussi incroyable. Par certains côtés, elle rappelle Samarcande ou Boukhara en Ouzbékistan. Un petit conseil : essayez de ne pas venir un jeudi car la cour intérieure est préparée avec des piquets et de bâches partout en vue de la prière du vendredi (25000 personnes peuvent prier). Pour les photos c’est moins bien

Chef d’œuvre architectural de l’époque safavide, cette mosquée de la première moitié du 17ème siècle, donne sur la place au sud par un portail d’entrée (27 m de haut) tout en céramique bleu flanqué de deux minarets de couloir turquoise décors de calligraphies blanches de 42 m de haut. Une fois franchie la porte de platane on voit que la mosquée n’est pas dans l’axe de la place de l’Imam Ali. La place centrale de la mosquée dessert quatre iwans axiaux tous richement décorés. Sous la coupole en réfection, la sonorité est exceptionnelle. Le mihrab est installé au dessus d’un trou pour nous a-t-on dit témoigner de la modestie de l’imam par rapport au peuple.

Dans l'enceinte de la mosquée, il y a aussi une madrasa , une école coranique qui forme les mollahs (en Iran c'et plutôt ce terme qui est employé ).

38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan

Une petite pause bienvenue au restaurant Nache-Jahan à proximité immédiate de la place de l’Imam où l’on déguste un plat délicieux (plat Berganie plat typique d’Ispahan), assis sur des "tarte"

38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan

Face à la mosquée Cheikh Lotfollâh, il y a donc le palais du roi Ali-Ghâpou (Sublime Porte en Turquie). Ce magnifique palais de 6 étages, achevé à la fin du 16ème siècle, surmonté d’un toit en marqueterie soutenu par 18 colonnes de bois, a pour singularité notamment sa salle de musique situé au dernier étage. Joël discute avec tout le monde et se fait plein d’amis que l’on retrouve à chaque niveau. Quel homme ce Joël !

38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan

Un petit détour maintenant par la Mosquée Masdjed-E-Djomeh (Mosquée du vendredi). Le double minaret de cette mosquée, la porte d’entrée surmontée d’une chaîne qui aurait servi à protéger les gens des poursuites de la justice ou à attacher les animaux ... on ne sait pas trop ! mais aussi les étapes successives de la construction de cette mosquée au fil des siècles sont des points remarquables comme la cour centrale avec ses quatre iwans et au milieu de la cour un plan d’eau autour duquel le fidèle doit tourner comme à la Mecque.

Vous pouvez ci-dessous aussi le minbar de Oujayto qui serait le plus beau d'Iran !

38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan

Ce n’est pas fini !!! Il y a aussi le palais Tchéhél-Sotoun (ou palais des 40 colonnes). Il y a en fait 20 colonnes qui se reflètent dans l’eau du bassin aux 4 coins duquel des sculptures avec de visages de lions qui symbolisent la force et d'anges qui symbolisent la surveillance.

Construit en 1647 sur l’ordre de Shah Abbas II, ce plais était destiné à la réception des ambassadeurs et des invités étrangers. Les fresques sur les murs son impressionnantes et illustre la réception par le roi du roi de l’Inde ou du Turkistan par exemple ou de batailles perdues par les perses contre les ottomans ou les ouzbeks.

Le jardin est un ravissement.

38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan

Comment ne pas évoquer aussi la cathédrale Vank dans le quartier arménien construite entre 1600 et 1700. Surmontée d’une coupole, elle abrite une décoration très riche mais qui n’est pas un témoignage aimable de la religion catholique…

38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan

Pour finir avec les monuments d’Ispahan comment ne pas évoquer les ponts qui surplombent le fleuve Zayande-Rod avec notamment le pont Khâdjou et le pont Si-O-Sé (ou pont des 33 arches). Le pont Khâdjou construit vers 1650 comprend 24 arches. Pont construit sur ordre de Shah Abbas II, il a ses arcades ornées de mosaïques de faïence. Khâdjou doit son nom au quartier nommé Khâdjé situé à proximité qui signifie les nobles. Le pont aux 33 arches a été réalisé à la fin du 16ème siècle par l’architecte Ispahani. C’est un joyau de l’époque safavide.

38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan

Assez parler de monuments, parlons des iraniens et de leur sens de l’accueil !

Dans la rue tout le monde nous salue avec des gestes de la main et de grands sourires.

Nous avons été chaleureusement accueillis chez deux familles iraniennes qui nous ont offert un excellent repas !

Dans les maisons on ne porte pas le voile, mais dans les rues oui, partout il faut que les femmes soient couvertes. Quand nous oublions de mettre notre foulard, on vient nous rappeler à l'ordre !

La grande majorité des femmes portent l'abaya : une robe noire ou un grand drap noir noué autour du corps comme un kaftan, il ne couvre pas la tête, ni les pieds, ni les mains, mais la tête oui ! Les femmes qui portent un niqab portent donc un abaya comme vêtement. Même les petites filles les portent parfois

38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan

La grande majorité des femmes portent l'abaya : une robe noire ou un grand drap noir noué autour du corps comme un kaftan, il ne couvre pas la tête, ni les pieds, ni les mains, mais la tête oui ! Les femmes qui portent un niqab portent donc un abaya comme vêtement. Même les petites filles les portent . Leur robes et voiles sont parfois blancs. Le hijab est le voile noir qui recouvre le cou et la tête des femmes; Cependant les choses évoluent un peu, les robes et surtout les foulards sont parfois colorés. Les iraniennes sont très maquillées .

Dans les grandes villes, les embouteillages sont monstres, et les gens conduisent très dangereusement ! pas de règles, c'est le plus débrouillard qui gagne ! Pour traverser les rues à pied, il faut faire très très attention , on peut se faire écraser à tout moment !!

38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan

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Le matin, départ pour Ispahan vers le sud ... environ 250 km dans notre très confortable minibus. Nous traversons des paysages de déserts et de montagnes au loin, il fait super beau, chaud et nos obligatoires foulards nous embêtent un peu ... mais l'ambiance est toujours au beau fixe et nous nous amusons beaucoup avec Jojo et Gilles qui sont déchaînés et enchaînent les blagues ! Reza notre chauffeur et Azie ne sont pas en reste :)

En partant de Kashan, nous visitons la ville souterraine de Noush Abad : dès le 5ème siècle avant JC ces réservoirs d'eau existaient dans toutes les villes désertiques. La ville servait aussi de refuge en temps de guerre, les gens pouvaient y vivre, dormir, manger et se protéger des envahisseurs (3ème-7ème siècle )

38-3 : sur la route d'Ispahan
38-3 : sur la route d'Ispahan
La ville souterraine de Noush Abad
La ville souterraine de Noush Abad
La ville souterraine de Noush Abad

La ville souterraine de Noush Abad

Nous poursuivons notre route vers Abyaned, un beau village zoroastrien tout en pisé, classé au patrimoine mondial par l'Unesco pour son architecture et la conservation de ses coutumes anciennes , notamment les vêtements des femmes qui ne sont pas toujours en noir comme partout ailleurs. On peut y voir aussi beaucoup de réservoirs d'eau qui permettaient de récupérer l'eau de l'extérieur par des ouvertures creusées au sommet des dômes. la tradition était aussi de décorer les portes et les intérieurs des maisons avec des sortes de grands colliers en perles. Aujourd'hui le village est surtout habités de personnes âgées

village zoroastrien d' Abyaned
village zoroastrien d' Abyaned
village zoroastrien d' Abyaned
village zoroastrien d' Abyaned
village zoroastrien d' Abyaned
village zoroastrien d' Abyaned
village zoroastrien d' Abyaned
village zoroastrien d' Abyaned
village zoroastrien d' Abyaned

village zoroastrien d' Abyaned

Nous arrivons à Natanz, où Reza nous concocte un bon petit café en essayant de nous apprendre comment faire claquer ses doigts à la manière iranienne ... nous avons encore des progrès à faire !!

Bravo Reza !
Bravo Reza !
Bravo Reza !

Bravo Reza !

ça danse, à l'abri des regards !

Il est temps de parler un peu , en résumé de l'architecture islamique !

 

Architecture islamique

Art de construire développé dans une région s'étendant de l'Espagne à l'Inde entre 622 et le xixe siècle

 

1-les matériaux : le pisé (terre, chaux, argile), le banco (terre crue et paille), la brique crue ou cuite, moellon (pierre de construction calcaire en général), pierre

2-les éléments architecturaux :

les arcs (toutes sortes dont « l’arc persan »),

 

les piliers (ronds ou carrés) ou colonnes,

les coupoles (reposent sur une zone de transition octogonale qu’on appelle le « tambour »)

 

Les dômes : sont l’extérieur des coupoles (les coupoles sont souvent double avec une coque interne et une externe),

Les iwans : spécifiques de l’Iran sassanide.  Un iwan est un vaste porche, ou une salle voûtée ouverte sur un côté par un grand arc en tiers-point dit « arc persan », inclus dans un encadrement rectangulaire . Les voûtes  des iwans sont décorés de « stalactites » : petites niches associées géométriquement en stuc (« les trompes » ou « muquarnas »)

 

Généralement les cours des mosquées ont 4 iwans disposés en croix : 

          

L'iwan combiné avec le plan carré des palais achéménides a donné le modèle du plan de mosquée dit iranien (quatre iwans s'ouvrant sur une cour), que l'on retrouve dans tout l'Iran et au-delà (Ouzbékistan).

Pishtakp : portail  en forme d’arc qui fait saillie sur la façade, parfois entouré de 2 minarets, les moucharabiehs.

 

 

3 - Les éléments décoratifs :

 céramique (Art de fabriquer les poteries, fondé sur la propriété des argiles de donner avec l'eau une pâte plastique, facile à façonner, devenant dure, solide et inaltérable après cuisson. On découpe les carreaux de céramique pour les agencer et en faire des mosaïques)  , sculpture, peinture, mosaïque (Assemblage fait de petits cubes ou de fragments multicolores de divers matériaux, terre cuite , argile, pierre, marbre, émail, verre, métal, bois, etc.) formant un motif décoratif qui pare le revêtement d'un sol, d'un mur, d'un plafond ou la surface d'un objet. La mosaïque de céramique est assez spécifique à l'art timuride).

 

 

 

 L’ablaq est l’incrustation de pierres de couleur dans le mur,

 

Sur Ispahan voir le blog :

http://www.blancguy.fr/332197656

 

4- Typologie des bâtiments :

A - La mosquée :

Il existe différents plan de mosquées (mosquée de quartier et grande mosquée) et différents plans de mosquées suivant les pays.

 

 

 

Le plan iranien  apparaît au xe siècle avec la dynastie seldjoukide et se caractérise par l'emploi d'iwans, d'un pishtak et une salle de prière sous coupole. Un iwan est une salle voûtée ouverte sur un côté par un grand arc inclus dans une encadrement rectangulaire. Généralement, les cours des mosquées en comportent quatre disposés en croix. Un pishtak est un portail formant une avancée, souvent surmonté de deux minarets et ouvert par un grand arc. La mosquée du Shah à Ispahan est l'un des plus beaux exemples connus de plan iraniens. les bâtiments qui entourent les cours des mosquées peuvent avoir un ou deux étages . L'entrée (iwan) de la mosquée donne sur la rue.

Eléments constitutifs d'une mosquée :

L'enceinte : la mosquée est toujours séparée du monde extérieur par une enceinte. Parfois, elle jouit même d'une ziyada, c’est-à-dire d'un espace vide clos par deux enceintes qui entoure la mosquée et sert pour la purification du croyant.

 

La salle de prière ou Haram : c'est le lieu où les musulmans prient. Le sol est toujours recouvert de tapis afin de conserver le lieu purifié.

La fontaine : indispensable dans une mosquée, elle permet au croyant de pratiquer ses ablutions rituelles avant la prière.

Le minaret : haute tour, d'où le muezzin lance l'appel à la prière. Le minaret sert à marquer l'emplacement d'un sanctuaire, car on le voit de loin, tout en permettant, surtout de porter la voix bien au-delà des habitations environnantes, appel faisant.

Le mihrab : élément le plus important du bâtiment, car il indique la Qibla, la direction de la Mecque, vers laquelle prient les musulmans.. Le mihrab a en général la forme d'une niche plus ou moins profonde et plus ou moins grande. Il peut en exister plusieurs dans une même mosquée.

Le minbar : chaire à prêcher. En bois ou en tout autre matériau (pierre, marbre par exemple), il se situe presque toujours juste à côté du mihrab.

La dikka : tribune qui permet de répercuter dans la salle de prière le sermon du muezzin. On n'en trouve que dans les grandes mosquées.

La Maqsura : il s'agit d'un endroit clos situé près du mihrab, réservé au souverain pour le protéger des attaques. La maqsura n'est pas présente dans toutes les mosquées, car elle s'oppose à l'idéal d'égalité de la religion musulmane.

B – Madrasa :

Le concept de la madrasa naît en Iran au xie. On retrouve cette origine iranienne dans l'unité architecturale qui caractérise les madrasas : le plan cruciforme, à quatre iwans…

Une madrasa est généralement considérée comme une école coranique, cependant, c'est principalement un lieu où l'on étudie le droit. Certes, celui-ci est basé sur la Charia, la loi islamique telle qu'expliquée dans le Coran, mais dans le monde islamique, il faut se rendre compte que le Coran régit la plupart des aspects de la vie quotidienne. De plus, on enseigne également dans les madrasas la philologie, la linguistique arabe, la science (sauf la médecine, qui est enseignée dans des écoles spécialisées). Souvent, la madrasa sert de mosquée de quartier, et vice versa

À Ispahan se trouve la plus ancienne madrasa conservée, la Shah-i Mashhad datée de 1175.

 

                                                     

C - Architecture funéraire :

Dans le monde islamique, les musulmans sont normalement enterrés à même le sol, dans un linceul, sans cercueil ni tombe. Cependant, rapidement se sont développés plusieurs types d'architecture funéraires pour les hauts personnages et surtout pour les saints. Cette architecture est née en Iran, où de nombreuses religions étaient pratiquées et traitaient leurs défunts de manières différentes, et où le chiisme dominait .

Le chiisme a favorisé l'apparition de mausolées, qui servent de lieu de prière et d'invocations de saints, comme c'est par exemple le cas à Mashhad avec le tombeau de l'imam Reza. Les tombeaux de saints sont appelés imamzadeh.

Deux formes émergent en particulier : le mausolée sous coupole et la tour funéraire, les deux pouvant prendre  différentes formes.

 La tour funéraire (ou « tour du silence » en Iran) dérive de rites zoroastriens : les cadavres étaient exposés au sommet de hautes tours pour être déchiquetés par les vautours. Plus tard, les chambres funéraires furent placées sous la tour, dans une crypte, puis à sa base. Aujourd’hui en Iran, les dépouilles des zoroastriens sont inhumées dans un cimetière aménagé. 

Afficher l'image d'origine

 

D - Complexes : regroupement de plusieurs bâtiments (complexes palatials) parfois avec boutiques

 

E – Les palais

Contrairement à leurs homologues occidentaux, les palais en terre d'Islam se présentent sous la forme de petites entités dispersées, souvent dans des jardins qui structurent l'espace. Plusieurs éléments se trouvent presque systématiquement dans les palais islamiques : la salle d'audience (Diwan, qui est aussi le nom du conseil des ministres), le harem, qui ne constitue pas un lieu réservé aux femmes, mais tout simplement les appartements privés de l'habitant, et enfin des pavillons de plaisance.

 

F – Les Maristans (les  hôpitaux)

Presque toujours administré en waqf, il appartient souvent à un complexe, étant donné sa vocation charitable. En effet, un maristan se doit d'accueillir tout musulman (et toute musulmane) et de lui offrir des soins gratuits. Ce qui ne signifie pas, bien au contraire, que le personnel est sous-qualifié 

 

G - Structures d'hygiène :

 

      -Un sabil est une fontaine publique, dont chacun peut puiser gratuitement l'eau.

      - Les hammams sont des bains, organisés la plupart du temps sur le modèle des bains romains (salles froide, tiède et chaude). Ils prennent une place prépondérante dans le monde islamique, où la propreté du corps est considérée comme essentielle.

H – Structures commerciales:

 

- Caravansérails ou « khan » :

Un caravansérail est un bâtiment qui accueille les marchands et les pèlerins le long des routes et dans les villes. Selon les endroits, le nom change : dans le monde iranien, il s'appellera plutôt khan  Un caravansérail est toujours fortifié, et comporte à la fois des écuries (ou des enclos) pour les montures et les bêtes de somme, des magasins pour les marchandises et des chambres pour les gens de passage. Il est fréquent que les magasins se trouvent au rez-de-chaussée et les chambres au premier étage.

Les wakala sont des édifices urbains où les marchands déposent et vendent leurs marchandises à des grossistes

 

- Bazars :

Dans les villes, les marchés sont des lieux importants. Ils prennent le nom de souk en arabe et de bazar en persan. Ils sont en général organisés par corporations. Les échoppes et les réserves se trouvent au rez-de-chaussée et le premier étage comprend les logements des marchands, et parfois leurs ateliers s'ils vendent leur propre production. On trouve parfois dans les caravansérails des logements à louer.

 

 

 

mosquées : entrée, cour intérieure, iwans, coupole, minarêts, colonnes , minbar et mihrab
mosquées : entrée, cour intérieure, iwans, coupole, minarêts, colonnes , minbar et mihrab
mosquées : entrée, cour intérieure, iwans, coupole, minarêts, colonnes , minbar et mihrab
mosquées : entrée, cour intérieure, iwans, coupole, minarêts, colonnes , minbar et mihrab
mosquées : entrée, cour intérieure, iwans, coupole, minarêts, colonnes , minbar et mihrab
mosquées : entrée, cour intérieure, iwans, coupole, minarêts, colonnes , minbar et mihrab
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mosquées : entrée, cour intérieure, iwans, coupole, minarêts, colonnes , minbar et mihrab
mosquées : entrée, cour intérieure, iwans, coupole, minarêts, colonnes , minbar et mihrab

mosquées : entrée, cour intérieure, iwans, coupole, minarêts, colonnes , minbar et mihrab

tours du silence
tours du silence

tours du silence

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_Au sud de Téhéran, à 250, sur le route de la soie, Kashan est une ville de 300 000 habitants. Son nom vient de Kash qui signifie céramique .

Nous visitons d'abord le jardin FIN , un véritable exemple du jardin persan qui date du 16ème siècle :une grande cour , un jardin entouré de muraille , construit sur l'axe de l'eau qui le traverse de part en part , l'eau descendant des montagnes via des canalisations souterraines construites il y a plus de 7000 ans avant J.C. Jardin tristement célèbre car le vizir Amir KABIR fondateur de la première université d'Iran, y a été assassiné dans le hammam en 1852

vue de la ville de Kashan et pose café le long de la route
vue de la ville de Kashan et pose café le long de la route

vue de la ville de Kashan et pose café le long de la route

Jardin de Fin
Jardin de Fin
Jardin de Fin
Jardin de Fin
Jardin de Fin

Jardin de Fin

Ensuite visite de la maison kadjar de Tabataba'i (fin 18ème), un très riche commerçant, vaste demeure de plus de 4000 m2 . La famille de ce commerçant emménageait selon le saisons dans l'un des quatre côtés de la résidence.

Maison de Tabataba'i
Maison de Tabataba'i
Maison de Tabataba'i

Maison de Tabataba'i

La Mosquée et la Madrasa Agha Bozorg , un sage de Kashan : c'est une mosquée originale car elle a un des plus grands dômes en brique d'Iran. Elle a deux niveaux, la mosquée au 1er et la madrasa en contrebas . La madrasa étant une école coranique qui forme des mollahs.

La mosquée et la madrasa
La mosquée et la madrasa
La mosquée et la madrasa

La mosquée et la madrasa

Enfin jolie promenade dans le bazar, tout en longueur sous de multiples voûtes et coupoles anciennes, avec accès sur les côtés à d'anciens caravansérails.

On bavarde beaucoup avec les gens, très accueillants , qui nous expliquent tout un tas de choses, nous montrent leurs échoppes, leurs tapis, leurs pains, leurs pistaches, leurs parfums ... je ne peux résister à une petite bouteille d'eau de rose :)

Gilles et Jojo s'amusent bien !!

On termine par un tour du marché à l'extérieur où l'on découvre les vieilles maisons et ateliers des bazaris

le bazar de Kachan
le bazar de Kachan
le bazar de Kachan
le bazar de Kachan
le bazar de Kachan
le bazar de Kachan
le bazar de Kachan
le bazar de Kachan
le bazar de Kachan
le bazar de Kachan
le bazar de Kachan
le bazar de Kachan

le bazar de Kachan

Si vous passez à proximité de lieux de spectacles ou de fêtes, n'hésitez pas à vous approcher et vous serez peut-être invités. C'est ce qui est arrivé à Annick, Christine et Joël. Attirés par la musique d'un mariage, ils ont été conviés à participer aux festivités, mais attention : les hommes d'un côté et les femmes de l'autre . Les hommes avaient droit aux chanteurs et pour les femmes plus de foulard mais des robes lamées et des mini jupes ! Avec maquillage affriolant et danses modernes. Bref, un accueil très très chaleureux !

D'ailleurs depuis que nous sommes en Iran, nous pouvons témoigner de la gentillesse des habitants qui sans cesse nous souhaitent la bienvenue par des signes d'amitié ... un vrai plaisir !

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Après un très long voyage, avec une escale à Doha, ça a été très chaud pour avoir notre avion pour Téhéran ! On a dû faire une bonne course dans les couloirs de l’aéroport !

Nous sommes 5, et formons une bonne petite équipe sympathique et joyeuse !

CDG - Mer Caspienne - Aéroport de Téhéran et notre hôtel
CDG - Mer Caspienne - Aéroport de Téhéran et notre hôtel
CDG - Mer Caspienne - Aéroport de Téhéran et notre hôtel
CDG - Mer Caspienne - Aéroport de Téhéran et notre hôtel
CDG - Mer Caspienne - Aéroport de Téhéran et notre hôtel

CDG - Mer Caspienne - Aéroport de Téhéran et notre hôtel

Notre jeune guide aussi Azadé que l on appelle « AZIE » est adorable, comme notre chauffeur Reza . Nous sommes à l’hôtel Ankelah dans le centre de Teheran.

Ce matin matin nous avons découvert une ville de 13 millions d’habitants, moderne, grouillante, avec une circulation très sportive !... attention les piétons !

Tout seigneur tout honneur, visite du « Palais du Golestan », chef d’œuvre de l’ère Kadjar fin 18ème, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Palais du GolestanPalais du GolestanPalais du Golestan
Palais du GolestanPalais du GolestanPalais du Golestan

Palais du Golestan

 Déjeuner dans un restaurant traditionnel avec un gratin de riz recouvert de baies rouges (Arta Zereck) … délicieux accompagné de poulet grillé 

38 - 1 : L'arrivée à Téhéran !38 - 1 : L'arrivée à Téhéran !
38 - 1 : L'arrivée à Téhéran !38 - 1 : L'arrivée à Téhéran !

Visite ensuite du Musée National d’archéologie construit selon le plan de l’architecte français André Godard dans un style néo-sassanide.

Darius 1er et Code d'HammourabiDarius 1er et Code d'Hammourabi

Darius 1er et Code d'Hammourabi

Enfin visite du musée Abzineh du verre et de la céramique

Musée de la céramique

Musée de la céramique

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38 - L'IRAN

 

L'enchantement des grands voyages commence avant le départ! !

On ouvre les atlas, on rêve sur les cartes, on répète les noms magnifiques des villes inconnues ... et on se penche aussi sur l'histoire du pays !

Voici donc un "court" survol (enfin ... un peu plus long cette fois !) de l'Iran, où nous allons partir 15 jours en avril 2016, et qui après la Grèce, laTurquie, l'Ouzbékistan, la Chine sera un peu la continuation de ma "Route de la soie" :)

Hop ! C'est parti ! Bonne lecture ...

Pour info :

1 - présentation générale du pays

2 - Langue et l'écriture

3 - Géographie

4 - Histoire

5 - Institutiions et régime politique

6 - Religion

7 - Petit glossaire

8 - Notre circuit

Vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir, et faire défiler les diaporamas , écouter la musique en faisant défiler les articles !

 

 

 1 - Présentation générale :

L’Iran ou "Perse" ou "République islamique d’Iran" est un pays d’Asie de l’Ouest ou Moyen Orient

NB : Le terme de Moyen-Orient définit une aire culturelle, donc il ne délimite pas de frontières précises (selon certains utilisateurs Proche et Moyen Orient se chevauchent). Généralement, on y inclut les civilisations arabe, turque, perse, kurde, et des minorités culturelles telles que les juifs ou les chypriotes .

Carte du Proche - Moyen Orient et de l'Iran Carte du Proche - Moyen Orient et de l'Iran

Carte du Proche - Moyen Orient et de l'Iran

Perse : signifie "de la famille des Aryens", conquérants indo-européens, nomades et pasteurs, qui arrivèrent sur le territoire du Grand Iran entre 2000 et 1500 av.JC. Le terme "perse" désigne une tribu  ayant pour origine la région de Persis (Pars en persan, actuelle province de Pars ou Fars, voir ci-dessous) dans le sud-ouest de l'Iran. Ils firent leur apparition vers 550 av..JC., imposèrent la langue persane et assimilèrent de nombreuses autres tribus.

la province du Pars ou Fars

la province du Pars ou Fars

Iran : qui signifie " royaume des Aryens" ,d’usage natif depuis l’ère Sassanide, a été officiellement adopté en 1935 pour l’usage international. Auparavant, le pays était connu en Occident sous le nom de Perse.

Les noms « Perse » et « Iran » sont utilisés aujourd'hui indifféremment dans le contexte culturel, mais le nom « Iran » est utilisé officiellement dans le contexte politique.

Le drapeau et l'emblème :

L'emblème de l'Iran est une forme calligraphique stylisée de « Allah » (الله). Il consiste en quatre croissants et une épée centrale. La forme évoque aussi une tulipe, symbole très ancien des martyrs iraniens. De couleur rouge, il se tient au centre du drapeau

Le vert est la couleur de l'Islam et représente également la croissance. Le blanc symbolise l'honnêteté et la paix. Le rouge représente la bravoure et la martyre.

Drapeau et emblème de l'Iran Drapeau et emblème de l'Iran

Drapeau et emblème de l'Iran

Nom officiel : République islamique d’Iran
Nature du régime : République islamique
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : M. Hassan Rohani depuis juin 2013 (50,7% des suffrages exprimés)

Superficie : 1 648 000 km2 (3 fois la France)
Capitale : Téhéran (9 millions d'habitants, 15 agglomération comprise)
La langue officielle : le Persan
Langues courantes: kurde, baloutchi, turc, arabe
Monnaie : Rial (1 euro = 33.917 IR en septembre 2014)
Fête nationale : 11 février (révolution islamique)

Le calendrier officiel est le calendrier persan. L’année persane  s’étend du 21 mars de l’année n au 20 mars de l’année n+1.

Décalage horaire : + 2h30 par rapport à la France

Données démographiques :

Population : 80 millions (fin 2015)
Densité : 50 hab/km2
Croissance démographique : 1,22% en 2014 (contre 1,62% en 2006)
Espérance de vie : 71 ans

Taux d’alphabétisation : 93% (pour les Iraniens de 19 à 40 ans)
Religions : musulmans (99,4%),  chiites (en très grande majorité) et sunnites, bahaïs (religion interdite), chrétiens (117.700), zoroastriens (25.271), juifs (8.756).
Indice de développement humain : 0,707 (88è rang mondial)

Données économiques :

PIB (2014/2015) : 406,3 milliards $ (France 2015 : 2 935 milliards de dollars)
PIB par habitant (2014/2015) 17 303 $ (France 2015: 42 732 dollars)

Evolution du PIB (2014/2015) : 3%
Taux de chômage (2014/2015) : 19% selon les sources iraniennes, 30% selon le FMI
Taux d’inflation (2014/2015) : 15,8% en 2015

Principaux partenaires commerciaux : Chine, Inde, Emirats arabes unis, Turquie, Irak, Corée du Sud, Japon, UE.

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

agriculture : 11,3%, industrie : 37,6%, services : 51%

Exportations de la France vers l’Iran (2014) : 453M euros
Importations françaises depuis l’Iran (2014) : 61M euros
Solde commercial : 392 M euros

Consulat (s) de France : Section consulaire de l’ambassade à Téhéran
Communauté française en Iran : 1077 personnes (dont 784 à Téhéran)
Communauté iranienne en France : 10 100 personnes

Depuis 2014/2015, l'Iran a une croissance positive de près de 3%, grâce à une augmentation de la production de pétrole (le pétrole représente 50% du budget et 80% des exportations)  de gaz, du secteur automobile, et de ses exportations non pétrolières. L'inflation a été divisée par deux et le déficit public contenu.

 

 

2 - La langue et l'écriture :

Au Moyen Orient, outre le farsi (en vert sur la carte) il y a de nombreuses langues

 

38 - L'IRAN

Les différentes langues parlées en Iran et Moyen Orient :

Le persan est la langue parlée en Iran en Afghanistan et au Tadjikistan, où il est une langue officielle, ainsi qu’au Bahreïn, en Azerbaïdjan, en Irak (minorité persophone), en Russie et en Ouzbékistan (minorité tadjike).

Il appartient au groupe indo-iranien de la famille des langues indo-européennes. C’est une langue du type « sujet-objet-verbe ».

De nos jours, les langues persanes s’écrivent surtout au moyen de l’alphabet arabo-persan, variante de l’alphabet arabe; S’écrit de droite à gauche.

Il est appelé fārsi en Iran et en Afghanistan (ce qui est une forme arabisée de parsi — l’alphabet arabe ne comporte pas de consonne p),

Les gens qui parlent persan sont désignés comme persophones.

Ecriture iranienne

Ecriture iranienne

Ecriture iranienne.

Mais l'Iran contemporain est un pays multiethnique et multilingue : 61% seulement de sa population parle Persan . Les autres langues parlées sont l'Azéri (16%) le Kurde (10%), le Lors (6%), l'Arabe, le Babouche et le Turkmène (2% chacun). L'Anglais est la première langue étrangère enseignée à l'école.

3 - Géographie :

L’Iran est un immense pays (3 fois la France) bordé au nord par la mer Caspienne et au sud par le Golf Persique (de "Perse") . Bordé de 7 frontières Irak, Turquie, Arménie, Azerbaïdjan, Turkménistan, Afghanistan, Pakistan.

De l’autre côté du Golfe Persique : Qatar, Koweït, Sultanat d’Oman et les Emirats Arabes Unis et Arabie saoudite.

L'Iran et ses 18 provincesL'Iran et ses 18 provinces

L'Iran et ses 18 provinces

Les provinces occidentales et orientales sont séparées par une vaste chaîne de montagnes. La route de la soie reliant Bagdad à l’Asie centrale passait par Machhad et Téhéran.

Le relief du pays est constitué d’un vaste et haut plateau central ponctué de dépressions arides, qui constitue plus de la moitié de la superficie du pays encadré par de hauts massifs montagneux entre 2000 et 4000 mètres, et de déserts (le Dasht-e Kavir et le Dasht-e Lut).

Les hautes chaînes montagneuses de L’ALBORZ et du ZAGROS qui bordent les régions côtières forment une barrière entre la côte et le plateau central. Le plus haut sommet d’Iran est le mont Damavand qui domine Téhéran (5671 mètres)

Le relief de l'IranLe relief de l'Iran

Le relief de l'Iran

4 - Histoire :

Il a existé très tôt en Iran (Elam à l’époque) plusieurs civilisations contemporaines de celles de la Mésopotamie et de la Vallée de l’Indus.

L’histoire de l’Iran n’est pas facile à résumer : elle est longue, riche, puisque c’est une des plus vieilles civilisations du monde (elle puise ses racines vers 4000 av JC), peut-être le « berceau des civilisations »; elle est aussi particulièrement complexe ... car elle a toujours été l’objet de convoitises, de guerres, de déchirements et divisions, de reconstitutions de son territoire, de nouveaux déchirements entre royaumes, tribus, califats, sans fin... Cela est dû à sa situation exceptionnelle et stratégique au coeur de l’Asie, de l’Afrique, de l’Occident ... Pas facile pour une région de subir tant d'influences aussi diverses!!!

 

Je vais donc essayer de faire court et d’être très synthétique :

 

La Perse fut un immense empire s'étendant de l'Inde à la Grèce ... elle n'a cessé de se modifier aux cours des siècles :

1 - Avant J.C. : La première civilisation connue fut celle de l’Elam

(XIII siècle av. JC), suivie par le royaume des Mèdes et des Achéménides Perses d'où sortit Cyrus dont le fils épousa la fille du roi des Mèdes, ce qui permit la réunion de la Perside et de la Médie.

Cyrus Ier , puis Cyrus II dit "Le Grand"  constitua un vaste empire, s'étendant du pakistan aux côtes méditérranéennes. Par la suite Darius Ier (522-486 av JC) également très célèbre en Iran (et dont on entendra beaucoup parler lors des visites des sites!) réorganisa l'empire,  avec la création de 23 provinces - ou satrapies- et la construction de villes administratives et religieuses à Suse et Persépolis.

C'est alors qu'intervint la période hellenistique (les Séleucides)  avec notamment Alexandre Le Grand (356-323 avant JC) qui prit Babylone, Suse et Persépolis avant d'aller en Inde, et de revenir à Babylone où il mourut à l'âge de 32 ans.

 

Le berceau de la Perse antique  : l'Elam Le berceau de la Perse antique : l'Elam. Cet Empire finit par tomber sous les coups d'Alexandre (330-323 av. JC) et ensuite fut très vite démembré pour être partagé entre ses lieutenants et partagé en provinces romaines ...

Le berceau de la Perse antique : l'Elam Le berceau de la Perse antique : l'Elam. Cet Empire finit par tomber sous les coups d'Alexandre (330-323 av. JC) et ensuite fut très vite démembré pour être partagé entre ses lieutenants et partagé en provinces romaines ...

l'Empire perse aux cours des siècles

l'Empire perse aux cours des siècles

2 - Après J.C. :

Commence la dynastie des Sassanides qui réunit les possessions de l'ancien Empire Perse et forme le second Empire Perse. Ils portent des coups terribles aux romains, mais sont renversés par les Arabes en 652.

L'Empire arabe (652-1258) englobe alors toute la Perse. Mais à partir du VIIIème siècle cet empire perd ses provinces aux dépens des califes qui forment des Etats indépendants, puis Gengis-Kan (1235), guerrier d'origine mongole, envahit l'Iran (époque de Timurides), assujettit les califes à sa tutelle. Son héritier les renverse complètement et met fin aux califats arabes en 1258.

Puis ce fut l'époque de la soumission au Khan turco-mongol avec Tamerlan, avant l'apparition de la dynastie des Séfévides (ou Safavides) (1501 à 1736), première dynastie iranienne totalement indépendante à régner sur l'Iran depuis 500 ans ! Ils sont issus de l'ordre religieux soufi, d'origine kurde et se convertissent au chiisme duodécimain sous leur premier souverain Ismaïl 1er. La dynastie atteint son apogée sous le Shah Abbas 1er le Grand qui sépare les fonctions religieuses et politiques.

Les Séfévides sont alors l'une des 3 grandes puissances du monde musulman, avec l'Empire Ottoman et l'Empire Moghol.

Empire Safavide 16ème- 18ème siècleEmpire Safavide 16ème- 18ème siècle

Empire Safavide 16ème- 18ème siècle

Au XVII s. c'est une série d'invasions et d'usurpations .... je passe ...

En 1794 un prince Qadjar (Mohammed Shah - prince d'origine turkmène qui servait les Séfévides) met un terme à l'anarchie et reconstruit dans une partie de l'ancienne Perse, l'Empire d'Iran (1797) en dépit de la guerre avec les russes et les anglais, il se maintient sur le trône jusqu'en 1925, quand un chef cosaque, (tribu de guerriers nomades et pillards qui formèrent une partie de l'armée russe), Reza Khan s'empare officiellement du pouvoir et règne sous le nom de Reza Shah Pahlavi.

Autoproclamé Shah d'Iran il fonde la dynastie des Pahlavi.

En 1935 la Perse prend officiellement le nom d'Iran; Son fils Mohammed Rezah Pahlavi lui succède : toujours aussi répressif que son père, mais plus habile, il parvient à se concilier le soutien des occidentaux. L'Iran est alors une dictature musclée et autoritaire qui écrase la population malgré ce qu'on a appelé "la révolution blanche" (programme de développement social et modernisation du pays).

On se souvient tous de lui (décédé aujourd'hui), et de sa femme Farah Diba qui vit entre les USA, l'Egypte et la France (2 de ses fils se sont suicidés).

Mohammed Rezah Pahlavi, dernier Shah d'Iran et Farah Diba

Mohammed Rezah Pahlavi, dernier Shah d'Iran et Farah Diba

En 1951 la nationalisation du secteur pétrolier par le premier ministre du Shah, Mossadegh ouvre une période de crise qui se termine par un coup d'Etat organisé par le CIA en 1953, coup d'état qui renverse Mossadegh. Les Etats Unis gagnent en influence. Le Shah engage alors une politique d'occidentalisation de l'Iran qui se heurte aux religieux conservateurs dont l'Ayatollah Khomeiny qui sera emprisonné puis expulsé et trouvera refuge en Irak puis en France (il reste 41 jours à Neauphle-le-Château en 1978). Suite aux immenses manifestations de rue, le Shah doit fuir le pays le 16 janvier 1979 ...

Aussitôt, en 1979, l'Ayatollah Khomeiny (ou Khomeyni) effectue alors un retour triomphal en Iran après 14 ans d'absence. L'armée se range aux côté des révolutionnaires.

38 - L'IRAN
La succession des dynasties

La succession des dynasties

5 - Les institutions politiques et le régime actuel :

le 1er avril 1979, la "République islamique d'Iran" est approuvée par 98% des votants, ce qui met fin à 2500 ans de monarchie.

L'Ayatollah Khomeiny instaure un régime théocratique où les Etats Unis sont désignés comme "le grand Satan". Il s'attache à détruire les structures impériales pour mettre en place une république islamique en s'appuyant sur les chefs religieux chiites et sur les pasdarans (une milice armée , gardienne de la révolution ).

En 1980 Saddam Hussein (dictateur de l'Irak) lance une offensive contre l'Iran pour des questions de pétrole. La guerre Iran-Irak va durer 9 ans et causer la mort de 1,2 million de personnes, plusieurs centaines de milliers de blessés. Finalement l'Iran accepte le cesser le feu sous l'égide de l'ONU. L'année suivante, en 1989, Khomeiny meurt, et c'est Ali Khamenei , ancien président de la République, qui est désigné pour lui succéder à vie.

Les Présidents de la République qui vont se succéder sont : Bani Sadr modéré en 1980, (destitué en 1981 il se réfugie en France) - puis un proche de Khomeiny : Ali Khamenei en 1981, Rafandjani en 1989, re-élu en 1993 , puis Khatami (réformateur) est élu en 1997, il se rend en visite en France en 1999, est réélu en 2001 ; Mahmoud Ahmadinejad (ultra conservateur soutenu par Ali Khamenei) élu en 2005 puis réélu en 2009.

Depuis 2013 le Président de la République est Hassan Rohani.

--- Le Guide Suprême aujourd'hui en février 2016 : L'Ayatollah Ali Khamenei

Le régime de la République islamique d'Iran a donc une double légitimité : théocratique et populaire.

Elle repose sur la loi islamique (la charia) et sur la tutelle du jurisconsulte. La constitution place l'ensemble des institutions (politiques, judiciaires, militaires et médiatiques) sous l'autorité du Guide Suprême de la Révolution islamique et de l'Assemblée  des Experts (86 membres religieux élus pour 8 ans au suffrage universel direct, qui élisent et révoquent le Guide de la révolution et détient le pouvoir)

Le  conseil des gardiens de la constitution  Correspond en gros à notre Conseil Constitutionel.

Le  "Conseil suprême de sécurité nationale" 

Le "Conseil de discernement des intérêts supérieurs du régime" exercé depuis 2005 par Rafsandjani, ancien président de la République. C'est une fonction de supervision des pouvoirs exécutif, législatif, et judiciaire. Un peu comme notre "Conseil d'Etat".

--- Le Président de la République aujourd'hui en février 2016 : Hassan Rohani :

Sa candidature doit être approuvée par le Conseil des Gardiens, est élu au suffrage universel direct pour 4 ans renouvelable 1 fois. Il exerce certaines fonctions de chef d'Etat (signatures des traités, accréditation des ambassadeurs etc....) et celle de chef du gouvernement dont il choisit les membres.

Il est responsable devant le Guide et devant le Parlement.

Le Parlement, actuellement dominé par les conservateurs, doit être renouvelé en février 2016.

Hassan Rohani est qualifié de " modéré". Les priorités affichées du gouvernement sont le redressement économique, qui passe par la levée des sanctions et une détente avec la communauté internationale. Son arrivée au pouvoir a créé de fortes attentes au sein de la population iranienne. Selon l’architecture institutionnelle de la République islamique, la marge de manœuvre du Président Rohani dépend de celle que lui accorde le Guide Suprême mais aussi de l’influence des milieux conservateurs (majoritaires au parlement iranien) ainsi que des cercles sécuritaires, notamment les Gardiens de la Révolution.

Dès son élection en juin 2013, le Président Rohani a exprimé son souhait d’améliorer les relations de l’Iran avec la communauté internationale, fortement dégradées au cours des présidences de Mahmoud Ahmadinejad.

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Les dirigeants aujourd'hui

Les dirigeants aujourd'hui

L'actualité en 2015/2016 :

14 juillet 2015 : un accord historique après 12 ans d'embargo économique qui aurait coûté 480 milliards de dollars à l'Iran, soit une année de PIB !

L'accord sur le nucléaire iranien signé le 14 juillet 2015 entre l'Iran et les pays du "P5+1" prévoit la levée des sanctions économiques et financières en échange du renoncement à fabriquer la bombe nucléaire. Ainsi l'argent bloqué sur les comptes à l'étranger sera libéré (entre 100 et 150 milliards de dollars) et l'Iran pourra de nouveau exporter, avoir de nouveau accès au réseau international de transferts financiers , investisseurs et banques internationales pourront reprendre leurs relation d'affaires avec Téhéran.

Parallèlement aux avancées sur le dossier nucléaire, le nouveau dirigeant iranien s’est efforcé d’apaiser ses relations avec les puissances régionales, en adoptant un discours moins nationaliste et moins provocateur que ses prédécesseurs mais aussi à reprendre le dialogue bilatéral avec les Etats-Unis, totalement interrompu depuis la Révolution islamique et la crise des otages de l’ambassade américaine en 1979.

La guerre en Syrie : Le soutien de l'Iran aux alliés régionaux (Syrie,et Hezbollah présent notamment au Liban) demeure la priorité stratégique : l'Etat Islamique est leur ennemi commun.

l’Iran a apporté depuis 2014, un appui crucial à Bachar el-Assad qui se traduit par un engagement financier massif, des livraisons d’armes et par l’envoi de conseillers militaires iraniens. L'actualité est donc marquée par la guerre en Syrie et le soutien du gouvernement chiite de Téhéran à Bachar el Assad, car Téhéran considère que les rebelles en Syrie sont des terroristes soutenus par les pays sunnites et leurs alliés dans la région (notamment l'Arabie Saoudite). L'Iran et ses alliés souhaitent faire face à l'avancée de l'organisation terroriste de Daech.

2 janvier 2016 : Suite à l'exécution par l'Arabie saoudite d'un leader chiite, figure de la contestation du régime sunnite de Ryad, l'ambassade d'Arabie Saoudite à Téhéran a été attaquée et tout le monde chiite s'est mis en ébullition pour contester cette exécution. L'Arabie Saoudite a rompu ses relations diplomatiques avec l'Iran le 3 janvier ... C'est encore une preuve de la montée des tensions entre les 2 puissances de la région , l'Iran et l'Arabie Saoudite.

26 et 27 janvier 2016 : Avec la visite en France du Président Rohani un véritable changement est en train de s'opérer : stabilité de la République Islamique, lutte contre Daech, relance de l'économie (projets dans l'énergie, les infrastructures, le transport, le logement, l'industrie, les mines, la pharmacie, le médical, l'agroalimentaire ...) ... Affaire à suivre !

François Hollande et le Président Rohani

François Hollande et le Président Rohani

 

 

A suivre aussi : les rendez-vous électoraux du 25 février 2016 :

Le même jour, les Iraniens choisiront les parlementaires du Majlis, l’assemblée consultative islamique (Assemblée parlementaire) et, surtout, les dignitaires religieux de "l’Assemblée des experts". Elus tous les huit ans, ces derniers désignent le Guide suprême, le conseillent, et choisissent son successeur.

M. Khamenei étant âgé de 76 ans, l’élection des membres de cette instance pourrait s’avérer décisive.

M. Hachémi Rafsandjani, homme politique controversé mais populaire qui fut Président de la République islamique à deux reprises entre 1989 et 1997, a d’ores et déjà, annoncé sa candidature ; pour certains observateurs, cela pourrait préfigurer des changements.

Hassan Khomeyni, un des 15 petits-fils de l'ayatollah Khomeyni qui a fait tomber le Shâh, et qui enseigne aujourd'hui dans le ville sainte de Qom, a pris de la distance par rapport à son grand-père. Dans ses cours il attire les jeunes en traitant des questions d'actualité  et en intégrant les nouvelles technologies (réseaux sociaux - Instagram et Telegram sont les seuls autorisés). Il vient de refuser de participer à l'examen d'entrée de l'Assemblée des Experts ... donc en principe, de prendre la succession de Khamenei ! ... le réforme est en route ...

29 février 2016 : résultats des élections : les alliés modérés du Président ont fortement progressé (3 fois plus qu'auparavant) , cependant aucun camp n'obtient la majorité . Seize femmes sont rentrées au Parlement. Autre motif de satisfaction pour le Président Iranien :  son allié,H. Rafsandjani a été renouvelé à l' l'Assemblée des Experts. Les résultats doivent être confirmés par le Conseil des Gardiens.

 

6 - La religion : l'Islam

Petit rappel :

Mahomet , le "Prophète -Envoyé" est né à , La Mecque en 570.

En 622 il émigre à Médine (Hégire) où il s'installe avec une centaine de fidèles et fonde "l'Umma" (la communauté des croyants). Vers 630 toute l'Arabie est soumise à l'Islam, en 632 il fait un pélerinage à la Mecque (le hadj) et meurt à Médine ... Quatre "califes " lui succèdent : Abou Barr, Omar, Othman , puis Ali (gendre et cousin de Mahomet) qui est contesté par une partie des musulmans et avec lequel commence donc la guerre et le début des schismes politico-religieux entre notamment sunnites et chiites : les premiers sont pour la désignation du successeur (ou calife) de Mahomet par la communauté des croyants, les second pour la désignation du successeur (imam) parmi la famille, les descendants du Prophète. ... Les chiites reconnaissent Ali comme le premier successeur légitime de Mahomet. Avec ses 2 fils Hassan et Hussein (il sera assassiné), qui lui succédèrent, a commencé pour les chiites la lignée des imams. Ceux -ci ont une grande importance pour les chiites ce qui explique l'organisation, la hiérarchisation, et l'autorité du clergé chiite en Iran. Les sunnites majoritaires dans l'ensemble du monde musulman, ne voient en Ali que le 4ème calife ; Autrement dit, la guerre chiites-sunnites ressemble bien à une querelle de succession , une guerre "politico-religieuse";

Les 5 "piliers de la foi" (minimum absolu sans lequel on ne saurait être croyant) sont :

1. Dieu est un -(Il n'y a de divinité que Dieu et Mahomet est son Prophète).

2. Les Anges-(Tout homme a 2 "anges gardiens écrivains" qui enregistrent leurs actes).

3. Les Livres (ou Ecrits) : le Coran, livre canonique unique dont l'auteur est Dieu lui-même parlant par la bouche de Mahomet.  

4. Les Prophètes (Abraham, MoÏse, Jésus et Mahomet qui achève la prophétie).  

5. le Jour Dernier (ou jour du Jugement, ou jour de la Résurrection) : chaque homme comparaîtra devant Dieu.

Les 5 "obligations rituelles" :

1. La profession de foi qui doit être faite plusieurs fois par jour (la chalada ) "Il n'y a de divinité que Dieu et Mahomet est son Prophète ".

2. La prière rituelle (çalat) cinq fois par jour (Aurore, midi, 16 heures, coucher du soleil et nuit) en faisant ses ablutions, se déchaussant, s'orientant vers la Mecque agenouillé sur le tapis de prière; la prière communautaire du vendredi, dirigée par l'Imam qui prononce le sermon, s'accomplit à la Mosquée.

3. Le jeûne du Ramadan (çaum) qui dure un mois de l'aube au coucher du soleil.

4. L'aumône légale (zakat - devenu une sorte d'impôt).

5. Le pèlerinage à la Mecque ((hadjj) obligatoire une fois au cours de sa vie (si on en a les moyens).

Le Jihad "guerre sainte" ou "effort collectif tendu vers un but communautaire" ne fait partie ni des piliers de la foi, ni des 5 obligations rituelles mais il figure comme devoir de défense et de propagation de l'islam selon l'injonction coranique suivante : "combattez les polythéistes totalement comme ils vous combattent totalement".

Fin du petit rappel ).

Dans le monde : Il y a 1,6 milliard de musulmans. (2,18 milliards de chrétiens. Les statistiques donnent les 2 religions à égalité en 2050)

En Iran, 99,4% des 80 millions d'habitants d'Iran sont musulmans (professent la religion de l'Islam).

1-- Le chiisme constitue l'une des trois principales branches de l'islam avec le sunnisme et le khâredjisme ( du verbe Karej qui veut dire "sortir" . Considérée comme  dissidente).

Environ 90% des musulmans iraniens sont chiites (dont l'Ayatollah Khamenei est une figure de référence), et parmi eux, les chiites imamites (duodécimains) sont majoritaires (à 90%). Cette religion est devenue religion d'Etat depuis le 16ème siècle, sous la dynastie Safavide.

Le chiisme se divise en autant d'obédiences qu'il y a d'imams « reconnus »; On en dénombre une soixantaine.

La majorité des chiites iraniens sont dits duodécimains, ou imamites, car ils reconnaissent l'autorité de douze imams (Ali et ses onze successeurs) comme celle des véritables guides inspirés par un décret d'origine divine rendu en faveur de la descendance de Ali. Le douzième et dernier imam, Muhammad al-Mahdi, ne serait pas mort mais aurait été « occulté » (c'est-à-dire qu'il aurait mystérieusement disparu) au IXe-Xe s. Vivant dans un monde invisible, l'"imam caché" ( le Madhi) devrait revenir un jour définitivement parmi les hommes pour faire règner la justice.

2-- Les 8% d'iraniens sunnites vivent dans le sud-ouest (Arabes), le sud - est (les Baboutches), et le nord - est du pays (les Turkmènes)

 

 

-- Exemples d'autres minorités chiites (hors d'Iran) :

Ismaéliens : membres d'une secte chiite qui n'admet que 7 imams dont le dernier était Ismaïl . Le deuxième plus important rameau de l'islam chiite, après les duodécimains  qui eux sont majoritaires en Iran et en Irak (voir plus haut)

Alides : descendants d'Ali

Alaouites (du nom d'Ali ) : groupe ethnique et religieux , du nord de la Syrie : considéré par certains comme une minorité chiite dissidente et  hétérodoxe (qui s'écarte de la doctrine, tout en vouant un culte à Ali ), par d'autres comme une secte hérétique au syncrétisme chrétien et musulman ...

Soufisme : courant ascétique de l'islam qui privilégie le rapport mystique et affectif avec Dieu

Répartitiion des Sunnites et des Chiites - Carte des ethnies et religions en Iran -Répartitiion des Sunnites et des Chiites - Carte des ethnies et religions en Iran -

Répartitiion des Sunnites et des Chiites - Carte des ethnies et religions en Iran -

7 - Glossaire :

Pour finir, un petit glossaire de base n'est peut être pas inutile... en tous cas pour moi cela n'a pas été inutile de le faire !!!

Islam : religion abrahamique articulée autour du Coran. Dérivé du mot "aslama" qui signifie "soumis à Allah, le dieu unique".

Musulman : personne qui professe l'Islam. Littéralement "celui qui se soumet à Dieu".

Islamisme : A l'origine c'est une religion et une civilisation. Au cours du 20ème siècle l'islamisme a acquis un sens plus politique, voire fondamentaliste et violent.

Prophètes importants de l'islam : Noë, Abraham, Moïse,Jésus, Mahomet.

L'hégire : le départ du prophète de la Mecque.

Coran : pour les musulmans, le Coran regroupe les paroles d'Allah, révélations (āya) faites au prophète et messager de l'islam Mahomet (محمد, Muḥammad, "le loué").

Sourate : chapitre du Coran.

Hadith : Acte et paroles du Prophète.

Charia : la loi divine. Elle est composée du Coran et de la Sunna, corpus de texte retraçant la vie du Prophète. Elle est interprétée par les cadis (juges musulmans) et les imams (guides spirituels) et les ulémas (théologiens).

Sunnites : successeurs de Mahomet par élection.

Chiites : successeurs de Mahomet par hérédité.

Ayatollah : un des titres les plus élevés du clergé chiite, enseignant dans les écoles islamiques (leur turban noir indique qu'ils sont les descendants de Mohamed et d'Ali).

Mollah : titre donné aux prêtres musulmans, docteur de la loi coranique dans l'Islam chiite, et à toute personne exerçant des fonctions juridiques et religieuse. (attention , en Iran on ne dit pas Imam mais Mollah !)

Calife : littéralement "successeur" de Mahomet.

Muezzin : membre de la mosquée chargé de lancer l'appel à la prière 5 fois par jour.

Ismaéliens : membres d'une secte chiite qui n'admet que 7 imams dont le dernier était Ismaïl.

Soufisme : courant ascétique de l'islam qui privilégie le rapport mystique et affectif avec Dieu

Mazdéisme - Zoroastrisme (prophète Zoratoustra) : ancienne religion  iranienne polythéiste fondée sur la lutte entre le bien et le mal (importante communauté en Iran à Yazd).

Djihad : renvoie à l'effort individuel (altruisme, bonté ...) autant que s'engager dans la guerre sainte pour la promotion de l'Islam contre les infidèles.

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Al Quaïda : organisation terroriste islamique fondée en 1987 par Oussama Ben Laden (d'inspiration salafiste djihadiste) pour lutter contre les sociétés occidentales (les membres sont les Talibans).

Daesh : traduction arabique de l'EIIL (Etat islamique de l'Irak et du Levant) que les occidentaux refusent d'employer car pour eux, ce n'est pas un "Etat") .Mouvement fondamentaliste pour qui le sunnisme rigoriste est le seul islam véritable. Définitivement émancipé de la tutelle d' Al Quaïda en 2014 quand son principal dirigeant a crée son propre "califat".

nb : Al Quaïda et Daesh n'ont pas grand chose à voir avec l'Iran ... mais je les mentionne quand même compte tenu de l'actualité dans la région...

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8 - Notre circuit de 15 jours :

Nous allons voyager avec la compagnie Qatar Airways, avec une escale à Doha :

 

Arrivée à Téhéran - Kachan (Fin) - Ispahan( Noush Abad, Abyaneh, Naztang, Arestan, Mesr Naîne Meibod) - Yazd (Zeinoddin Pasagardes) -  Persepolis (Kazeroun) - Départ de Chiraz

 

 

Notre circuit : Provinces du Fars, Yazd, Ispahan, Quom et Téhéran

Notre circuit : Provinces du Fars, Yazd, Ispahan, Quom et Téhéran

Les livres qui m'ont aidée à préparer ce voyage :

"Sauver Ispahan" de Jean Christophe Rufin - 

"Histoire de l'Iran des Perses à nos jours" : Librairie Arthème Fayard -

"L'Iran de A à Z" de Mohammad-Reza Djalili : André Versaille éditeur- 

"Découverte de l'Iran de la Perse ancienne à l'état moderne" : Guides Olizane - "Les religions du monde entier" : Eyrolles - 

"Persepolis" de Marjane Satrapi  Edition l'Association  -

"Comme tous les après-midi" de Zoyâ Pirzâd , Edition Zulma -

" Je vous écris de Téhéran" de Delphine Minoui , Edition Points -

"Il était un jour Ispahan..." de Mansour Ghasemi, Edition Nahoft -

" Les Enfants de jacaranda" de Sahar Delijani en livre de poche chez Albin Michel , Prix deslecteurs 2015 -

"Le Petit Futé" (en français)

et ....  le dernier magazine "Globe-trotters"  !!! (www.abm.fr) qui recommande :

"Le guide culturel d l'Iran" de P. Ringgenberg chez Rowzaneth publication.

Merci aussi à Michel Percot et Louis Brulh pour leur aide à la rédaction e cet article !

 

A bientôt pour vous raconter notre découverte de ce pays dont tout le monde s'accorde à dire que c'est en enchantement en matière d'histoire des civilisations, d'architecture, d'art, de musique, d'accueil de ses habitants ....

 

mais avant de partir, n'oublions pas ce proverbe persan : "Le meilleur qu'on puisse ramener du voyage, c'est soi-même ... sain et sauf !"

(les perses ont de l'humour ! :)

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5ème étape : Cuzco

 

6ème étape : communauté de Patabamba

7ème étape : la vallée sacrée

8ème étape : le Machu Picchu

9ème et dernière étape : site Inca de Pisac

Bye bye le Pérou !

 

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Retour au  Pérou en mai 2018 !

Ce pays m'avait tellement plu que j'ai souhaité y retourner avec mon mari Gilles, ma soeur et mon beau frère , Mireille et Bernard, ce que nous avons fait en mai 2018 ... cette fois nous étions 4 !

Notre circuit fut presque identique à celui de 2015 , sauf les îles du lac Titicaca côté Pérou puisque là nous ne sommes pas allés en Bolivie !

Nous avons passé un  très agréable voyage en famille, avec un temps splendide et un accueil toujours aussi chaleureux. J'ai écrit le présent article essentiellement pour en faire un souvenir de famille !

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le Pérou, vous pouvez consulter ci-dessous mes articles sous les numéros 35 et 37 relatifs à mon premier voyage au Pérou en 2015. 

Première étape : Arequipa 

 

2ème étape : Canyon de Colca et la Cruz del Condor

3ème étape : Les îles d'Uros et de Suasi

4ème étape : traversée de l'Altiplano - avec un arrêt sur le site de Raqchi

 

 

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Comme d'habitude, voici ma petite "conclusion" sur le Pérou et la Bolivie !

Voilà deux pays d'une grande richesse sur les plans historique, culturel, géographique : on a parfois l'impression d'être revenu 4 ou 5 siècles en arrière dans des paysages époustouflants ! Un voyage passionnant !

 

Les gens sont très attachés à leurs traditions culturelles , notamment leurs vêtements, les paysages sont grandioses et tellement différents de chez nous ! J'ai particulièrement aimé le Sud Lipez et le Salar d'Uyuni. Certaines villes coloniales sont superbes (Arequipa  Cuzco - Sucre).

Le voyage en vaut la peine ! Si je devais choisir entre les deux , je mettrais la Bolivie en tête ...

 

Ce sont des pays où l'on aime la musique et les fêtes. Il y en a tout le temps, partout ... toutes les raisons sont bonnes : religieuses, païennes, traditionnelles ou autres ...

Deux choses auxquelles nous ne sommes pas habitués : l'altitude et les grands écarts de température.

Quant à l'altitude, pas grand chose à faire, sinon prendre son "mal des montagnes" en patience, marcher et respirer doucement. J'ai pris 2 fois un comprimé de diamox, ce qui m'a fait du bien.

Il faut, d'une manière générale être en "bonne forme" pour parcourir ces  pays où l'on doit  grimper beaucoup . Il faut souvent monter des centaines et des centaines de marches pour atteindre son but ! Dans les villes coloniales, les rues sont très étroites, pavées et très pentues : il faut faire attention de ne pas glisser !

Prévoir aussi des vêtements chauds (surtout pour la nuit) car les écarts de température peuvent atteindre 30° dans la journée ! Il fait chaud le jour et froid la nuit. Cependant je crois que le mois de mai /juin est une bonne période pour y aller : la saison des pluies est finie , nous n'avons pas eu une goutte de pluie en 6 semaines, et les températures sont supportables.

Pourtant El Niño ( cette inversion des courants océaniques qui perturbe le climat) est arrivé et on en a beaucoup entendu parlé. J'ajoute  cependant qu' il vaut mieux voyager léger : on trouve tout ce qu'il faut sur place pour pas cher du tout : pull, doudoune, poncho, chaussettes etc... Il y a aussi beaucoup de pharmacies.

Comme partout, il faut faire face à certains "enquiquinements" : là il s'agit des embouteillages, de la pollution et du concert de klaxons dans les villes aux trottoirs toujours bondés de monde, de vendeurs des rues, des rabatteurs, qui nous interpellent toutes les 2 minutes pour nous vendre quelque chose ...

Beaucoup de misère, de mendiants, de chiens errants ... pas de poubelles dans les rues où s'entassent les sacs d'ordure ... (il paraît qu'il y en avait mais qu'on les a supprimées parce que les gens les volaient). Savoir aussi qu'il ne faut jamais jeter son papier-toilette dans les WC sinon ça les bouche ! Il m'a fallu un certain temps pour en prendre l'habitude !

Il n'y a pratiquement pas de terrasse dans les resto et les cafés, donc on est toujours obligé de prendre son repas à l'intérieur ... avec de la musique à tue-tête et souvent la télé en plus ! La nourriture n'est pas très variée mais les plats très copieux (poulet, lama, pommes de terre, riz, quinoa mais aussi salades qu'il vaut peut être mieux éviter ...). On mange pour trois fois rien, et on trouve partout de l'eau en bouteille qui ne coûte pas cher non plus.

Une chose qui nous a posé problème : les pourboires. Et je pense qu'il vaut mieux être clair là dessus. L'habitude, la coutume, est de laisser un pourboire un peu partout : restos (10%), chauffeur (1 dollar par jour) guide (3 dollars par jour), porteurs de valise, famille d'accueil etc ... donc effectivement , au bout de 6 semaines ça revient cher ! mais cela me semble justifié compte tenu des salaires très bas de ces pays ... A chacun d'apprécier.

Une autre chose à laquelle je ne m'attendais pas : internet et le wifi partout, mieux qu'en France ! et ils ont tous un téléphone portable à la main ... surprenant !

Enfin, nous avons beaucoup entendu parler de 2 choses :

- la violence des hommes (très "machistes" nous a-t-on dit) à l'égard des femmes et des enfants. Je veux bien le croire car nous avons assisté à plusieurs manifestations ainsi qu'à de nombreuses campagnes publicitaires contre cette violence.

- la corruption à TOUS les niveaux sans exception nous a-t-on dit : politique, économique, même la police ... surtout au Pérou semble-t-il.

En ce qui concerne la sécurité, nous n'avons jamais été embêtées, pas plus que dans n'importe quel autre pays ! ni vol, ni agression ...

Le tourisme est en pleine expansion dans les deux pays, mais surtout depuis quelques années en Bolivie, qui est c'est vrai, un pays d'une beauté époustouflante.

Si les gens de ces pays ne nous sont pas apparus très accueillants avec les  touristes étrangers (réservés ou timides ... ?), nos guides en revanche ont été adorables.

De toutes façons, ce sont des pays difficiles à faire sans agence de voyage, et surtout en Bolivie, ça me semble indispensable!

L'agence "Antipode" a été remarquable !

 

Un grand merci à l'agence Antipode (merci Christelle!)  qui nous a organisé ce voyage "à la carte" : organisation remarquable ! Toujours là en cas de problème (notamment pour les transports : voiture, train, bateau, avions, passage de frontières ), hôtels, guides : tout a été parfait ! Nous nous sommes toujours senties en sécurité. Un voyage très "dense", mais tellement enrichissant grâce aux multiples sites visités, accompagnées de guides très compétents et attentifs. Je recommande  cette agence francophone (trouvée dans le guide du Routard) à ceux qui veulent partir à l'aventure au Pérou et en Bolivie !

http://www.antipode-bolivia.com/

http://www.antipode-peru.com/

 

J'ai découvert aussi le plaisir de voyager à deux ! Merci Christine :)

 

(Pour ceux qui découvrent mon blog : vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir ...et faire défiler les diaporamas)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

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Nous voici enfin arrivées au site que nous attendions avec le plus d'impatience  ! Celui qui appartient à la famille des grandes citées perdues, le site précolombien le plus spectaculaire d'Amérique du Sud : le   MACHU PICCHU !!

Mais pas facile de l'atteindre : Il faut prendre d'abord le train - 1h30 - jusqu'à Aguas Calientes (pas d'autre solution puisqu'il n'y a pas de route pour y aller ... sinon, le chemin des incas à pied pour les vrais et jeunes routards !) . C'est d'ailleurs très drôle car le chemin de fer constitue la rue principale de la ville et le train arrive dans le centre ! Ensuite il faut prendre le bus qui grimpe les flancs de la montagne - 1 quart d'heure - , et on arrive enfin à l'entrée du site ... bondé de touristes (limité quand même à 2500 par jour ) ... et ça coûte très cher !!

Nous dormons à Aguas Calientes (ou "Pueblo del Machu Picchu") , avant donc de prendre le bus le lendemain matin ... ma nuit a été bercée par le bruit infernal du fleuve qui coule sur les roches juste au pied de ma chambre ... et petit incident supplémentaire : je regardais la rivière et suis restée coincée sur mon balcon à 10h du soir ! Impossible de rentrer dans ma chambre ! Je me suis mise à crier "au secours , please help me ... etc ..." , quand au bout de 10 minutes, les gens de la chambre d'à coté , un couple de coréens, m'a entendue , est allé chercher un garç de la réception, qui en enjambant les balcons au dessus du vide et du torrent, est parvenu au péril de sa vie à me sauver "ma nuit"...

Je m'en rappellerai du Machu Picchu :) !!!!

Ce site a été découvert en 1911 par l'explorateur et archéologue américain Hiram Bingham . Il reste encore très mystérieux : on ne sait toujours pas exactement qui habitait là, sans doute la résidence secondaire de Pachacutec le 9ème Empereur inca, pourquoi là, et pourquoi les habitants ont subitement disparus ... maladie ? peur de l'arrivée des espagnols ?

Le village était parfaitement organisé, en quartiers séparés (garnisons, mirador, greniers, cultures, aqueduc, tombeau royal, rue des Fontaines, Maison du prêtre, temples, Intiwatana ( qui signifie "lieu où on attache le soleil" ) .

Les incas y édifièrent tout un système de terrasses et de canalisations pour contrôler les fortes pluies de la région. Tout s'organisait ici selon la grande trilogie : le soleil, a terre et l'eau.

Obsédés par le déroulement du temps et du cycle des astres, les incas observaient le ciel et les étoiles , connaissaient les dates des solstices avec précision. Cela leur permettait d'organiser de cérémonies rituelles en l'honneur du soleil, chaque année à date fixe.

La situation géographique du site lui confère en tous cas, une beauté exceptionnelle ...au milieu des montagnes : l'Inti Punku que l'on peut aussi grimper à pied mais c'est dur ... et le Cerro Machu Picchu qui culmine à 3140m et offre paraît-t-il un panorama époustouflant sur le site et la vallée ! mais ça, on a pas fait !!

Quelques photos du village Aguas Calientes (hyper moche), puis du Machu Picchu (diaporama)

Aguas Calientes, le train, les eaux thermales, végétation amazonienneAguas Calientes, le train, les eaux thermales, végétation amazonienne
Aguas Calientes, le train, les eaux thermales, végétation amazonienneAguas Calientes, le train, les eaux thermales, végétation amazonienne
Aguas Calientes, le train, les eaux thermales, végétation amazonienneAguas Calientes, le train, les eaux thermales, végétation amazonienne

Aguas Calientes, le train, les eaux thermales, végétation amazonienne

Arrivée au site en bus Arrivée au site en bus Arrivée au site en bus

Arrivée au site en bus

Le Machu Picchu - le plus haut sommet  de la Cordillère : la Veronica (5750m) - Diaporama!
Le Machu Picchu - le plus haut sommet  de la Cordillère : la Veronica (5750m) - Diaporama!
Le Machu Picchu - le plus haut sommet  de la Cordillère : la Veronica (5750m) - Diaporama!
Le Machu Picchu - le plus haut sommet  de la Cordillère : la Veronica (5750m) - Diaporama!
Le Machu Picchu - le plus haut sommet  de la Cordillère : la Veronica (5750m) - Diaporama!
Le Machu Picchu - le plus haut sommet  de la Cordillère : la Veronica (5750m) - Diaporama!
Le Machu Picchu - le plus haut sommet  de la Cordillère : la Veronica (5750m) - Diaporama!
Le Machu Picchu - le plus haut sommet  de la Cordillère : la Veronica (5750m) - Diaporama!
Le Machu Picchu - le plus haut sommet  de la Cordillère : la Veronica (5750m) - Diaporama!
Le Machu Picchu - le plus haut sommet  de la Cordillère : la Veronica (5750m) - Diaporama!
Le Machu Picchu - le plus haut sommet  de la Cordillère : la Veronica (5750m) - Diaporama!
Le Machu Picchu - le plus haut sommet  de la Cordillère : la Veronica (5750m) - Diaporama!
Le Machu Picchu - le plus haut sommet  de la Cordillère : la Veronica (5750m) - Diaporama!
Le Machu Picchu - le plus haut sommet  de la Cordillère : la Veronica (5750m) - Diaporama!
Le Machu Picchu - le plus haut sommet  de la Cordillère : la Veronica (5750m) - Diaporama!
Le Machu Picchu - le plus haut sommet  de la Cordillère : la Veronica (5750m) - Diaporama!
Le Machu Picchu - le plus haut sommet  de la Cordillère : la Veronica (5750m) - Diaporama!

Le Machu Picchu - le plus haut sommet de la Cordillère : la Veronica (5750m) - Diaporama!

Retour à Cuzco le jour même (hier soir) , et demain départ en avion pour Lima, puis Paris  à 10h du soir, ce qui nous a laissé le temps d'aller à pied  de Miraflores jusqu'au quartier de Barranco  ...un superbe quartier au bord de la mer lui aussi, mais beaucoup moins touristique que Miraflores : bohême, artiste, avec une très belle architecture   ... Il aurait été dommage de le rater !

 

 

 

 

le quartier Barranco à Limale quartier Barranco à Lima
le quartier Barranco à Limale quartier Barranco à Lima

le quartier Barranco à Lima

Notre départ de Lima, le long de la mer, au coucher du soleil et dans la "garua" ... Notre départ de Lima, le long de la mer, au coucher du soleil et dans la "garua" ... Notre départ de Lima, le long de la mer, au coucher du soleil et dans la "garua" ...

Notre départ de Lima, le long de la mer, au coucher du soleil et dans la "garua" ...

Chao chao le Pérou et la Bolivie !Chao chao le Pérou et la Bolivie !

Chao chao le Pérou et la Bolivie !

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La Vallée sacrée

La Vallée sacrée

Nous continuons nôtre route le long de la "Vallée Sacrée" pendant deux jours, en nous arrêtant sur plusieurs sites (tellement de sites que j'en perds mon latin!) :

- le site Inca de Pisac situé sur une crête qui surplombe la Vallée de l'Urubamba : les Incas y avaient érigé un centre administratif qui régissait la Province. On y trouve un observatoire solaire ou "intihuatana" , une zone dédiée au culte des divinités, un espace agricole et une zone réservée aux logements des habitants

Site Inca de Pisac
Site Inca de PisacSite Inca de Pisac

Site Inca de Pisac

Le lendemain, nous continuons la route jusqu'à "Aguas Calientes" , en nous arrêtant tout d'abord sur le site de Moray formé de terrasses circulaires concentriques qui ont probablement servi de laboratoire agricole. Les populations locales y reproduisaient différents climats afin d'évaluer les capacités de production de cette zone !

le site e Moray

le site e Moray

Puis nous découvrons un site vraiment incroyable : les salines de Maras : constituées de plus de 300 terrasses à flanc de montagne ! de sources d'eau salée sortent de la terre, l'eau s'évapore des bassins et laisse une fine couche de sel solidifiée et endurcie par le soleil ... comme à Guérande ! Le paysage est magnifique :

les Salines de Maras
les Salines de Maras
les Salines de Maras

les Salines de Maras

37 -  3 : La  Vallée Sacrée
37 -  3 : La  Vallée Sacrée
37 -  3 : La  Vallée Sacrée

Nous arrivons au dernier bastion inca de résistance contre les espagnols : la forteresse d' Ollantaytambo : les restes de celle-ci témoignent des affrontements qui eurent lieu à la suite de la perte de Cuzco prise par les conquistadors. C'est un village incroyable car un des seuls à avoir très epu changé depuis l'époque inca. Les murs de pierre taillée, l'organisation du village , ainsi que l'architecture des maisons et bâtiments n'ont pas bougés ... même devant les petites boutiques les vieilles pierres sont restées !  on se croirait vraiment revenu 5 siècles en arrière !

Olantaytambo : Une petite ville authentique et absolument magnifique !
Olantaytambo : Une petite ville authentique et absolument magnifique !
Olantaytambo : Une petite ville authentique et absolument magnifique !
Olantaytambo : Une petite ville authentique et absolument magnifique !
Olantaytambo : Une petite ville authentique et absolument magnifique !
Olantaytambo : Une petite ville authentique et absolument magnifique !
Olantaytambo : Une petite ville authentique et absolument magnifique !
Olantaytambo : Une petite ville authentique et absolument magnifique !
Olantaytambo : Une petite ville authentique et absolument magnifique !
Olantaytambo : Une petite ville authentique et absolument magnifique !
Olantaytambo : Une petite ville authentique et absolument magnifique !
Olantaytambo : Une petite ville authentique et absolument magnifique !

Olantaytambo : Une petite ville authentique et absolument magnifique !

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Notre passage dans la communauté de Patabamba fut une véritable expérience pour moi : J'y ai beaucoup appris sur l'art du tissage ...une importante activité là bas, et en particulier dans cette communauté qui a crée une "association tissage" .... même si ça m'a semblé compliqué et que je ne pense pas avoir tout compris, je vais essayer de résumer les choses à l'aide de quelques photos prises sur place .

Un article "spécial Mireille" :)

 

On commence par aller se promener dans la nature, avec la présidente de l'association et Evelyna notre guide, qui nous apprend à trouver les différentes plantes et fleurs qui serviront à faire la teinture de la laine :

Nous partons à la recherche des plantes
Nous partons à la recherche des plantes

Nous partons à la recherche des plantes

Puis on cherche les plantes ...

j'ai pris quelques notes (pas sûre que ce soit exact !)

le lupin (bleu)

la chilka (vert)

la cochenille de cactus  : quand on la moud ça fait de la farine rouge ! (le cactus quand à lui sert à faire du shampoing)

le sal qui sert à éclaircir le rouge

la qolle - ou la gaude ? -  (jaune)

la "mousse" ou barbe de la roche ( jaune/orange)

Misuka

quillu

Amil (indigo)

eucalyptus (orangé brun)

la "pierre d'alumbra" qui sert à fixer la couleur

 

Recherche des plantes dansun cadre magnifique
Recherche des plantes dansun cadre magnifique
Recherche des plantes dansun cadre magnifique
Recherche des plantes dansun cadre magnifique
Recherche des plantes dansun cadre magnifique
Recherche des plantes dansun cadre magnifique
Recherche des plantes dansun cadre magnifique
Recherche des plantes dansun cadre magnifique
Recherche des plantes dansun cadre magnifique
Recherche des plantes dansun cadre magnifique
Recherche des plantes dansun cadre magnifique

Recherche des plantes dansun cadre magnifique

Ensuite il faut tondre la laine la laver en mettant dans l'eau une espèce de branche jaune qui sert de savon ... puis on laisse cuire les feuilles (ou les fleurs) dans de l'eau pendant longtemps , avant de laisser la laine tremper dedans jusqu'à ce qu'elle prenne la couleur voulue ... on relave ..., on file la laine  avec une bobine la "puchka" ( là je dois dire que j'ai essayé mais sans succès ! ) : ça on les voit faire partout, tout le temps ...

 

la laine d'alpaga
la laine d'alpaga
la laine d'alpaga
la laine d'alpaga
la laine d'alpaga
la laine d'alpaga
la laine d'alpaga
la laine d'alpaga

la laine d'alpaga

Enfin on tisse, sur différents métiers  :

le tissage
le tissage
le tissage
le tissage
le tissage
le tissage
le tissage
le tissage

le tissage

Et voilà ! Nous sommes aussi allées visiter le Musée de la tapisserie à Urubamba :

le musée de la tapisserie à Urubamba
le musée de la tapisserie à Urubamba
le musée de la tapisserie à Urubamba
le musée de la tapisserie à Urubamba
le musée de la tapisserie à Urubamba
le musée de la tapisserie à Urubamba
le musée de la tapisserie à Urubamba
le musée de la tapisserie à Urubamba
le musée de la tapisserie à Urubamba

le musée de la tapisserie à Urubamba

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La vallée sacrée

La vallée sacrée

Le lundi 1er juin ( un grand jour n'est-ce pas Sofia ? :) nous avons quitté Cuzco par la route qui mène à Pisac. (voir la carte ci-dessus)

C'est le début de la grande "Vallée Sacrée" où coule le fleuve Urubamba au fond d'une vallée puis gorge  étroites et profondes appelée Yunga puis Jalca entre 3500 et 4000 mètres d'altitude. Au Pérou, les noms des régions physiologiques naturelles dépendent de l'altitude.

Après plusieurs km de piste, voici Pantabamba !, nous y sommes accueillies par une famille du village, avec pétales de fleurs sur la tête, encens , musique et revêtues des habits traditionnels ! Cette famille fait partie d'une communauté qui accueille parfois  les touristes pour se faire un peu d'argent

Cette journée de partage, nous a permis de découvrir les techniques de tissage (je ferai plus tard un article "spécial tissage" , pour Mireille :)

Nous nous sommes promenées dans les champs à la cueillette de plantes qui servent à la teinture de la laine , et Christine s'est essayée à la tonte de laine de mouton !! Nous avons participé à toutes les étapes du tissage d'un bout à l'autre , de la recherche des plantes, à la teinture, au lavage et filage  de la laine, et aux différentes méthodes de tissage.

Le soir, nous avons partagé le dîner typique du village : la Pachamanca, : l'on construit un four artisanal fait de grosses pierres chauffées au feu de bois, où l'on fait cuire viande de mouton, de poulet, pommes de terre (il en existe 4000 espèces au Pérou), fèves, bananes noires ... Une pierre a même explosée en faisant un bruit d'enfer , et le four s'est écroulé ... bref, en tout, nous avons mis près de 4 heures à préparer ce repas ! avant d'aller dormir dans une chambre glaciale, sans eau  ... le grand luxe quoi ! mais une expérience chaleureuse et passionnante qui nous a permis de constater encore une fois la condition de vie assez misérable dans laquelle vivent quantité de quechuas.

Et voilà, demain nous partons pour continuer notre "route de l'Inca" dans la Vallée Sacrée

Quelques photos pour illustrer cette journée mémorable :

 

Communauté de Patabamba
Communauté de Patabamba
Communauté de Patabamba
Communauté de Patabamba
Communauté de Patabamba
Communauté de Patabamba
Communauté de Patabamba
Communauté de Patabamba
Communauté de Patabamba
Communauté de Patabamba
Communauté de Patabamba
Communauté de Patabamba
Communauté de Patabamba
Communauté de Patabamba
Communauté de Patabamba
Communauté de Patabamba
Communauté de Patabamba
Communauté de Patabamba
Communauté de Patabamba
Communauté de Patabamba
Communauté de Patabamba

Communauté de Patabamba

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Deux jours de repos à Cuzco ! ouf, ça fait du bien !

Cuzco, 520 000 hbitants est à 3400 mètres d'altitude, dans une large vallée cernée de montagnes : on a donc un peu redescendu et on respire mieux !

On l'appelle "la Rome des Incas". Son nom signifie "nombril" en quechua, car il ne faut pas oublier que c'était l'ancienne capitale avant l'arrivée des espagnols !.

Notre hôtel, est situé sur les hauteurs du quartier "San Blas", un quartier superbe, dans une toute petite ruelle si étroite que  les voitures ne passent pas. Pas facile ! heureusement les "porteurs" de l'hôtel étaient là pour porter nos lourdes valises !

Selon a légende, c'est l'Inca Manco Capac (voir mon article sur les Incas) , qui émergeant du lac Titicaca a décidé d'y installer sa capitale après en avoir chassé les tribus d'origine. Puis 12 grands incas se sont succédé à Cuzco, et ont marqué la ville de leur empreinte au fil des siècles (dont surtout Pachacutec redoutable guerrier qui a conquit toute la région et fut le véritable consolidateur de l'Empire Inca). On trouve sa statue sur la Place Centrale

Pizarro est arrivé à Cuzco en 1534, sans rencontrer de résistance , juqu'à ce que Tupac Amaru organise une rébellion qui comme toutes les autres échoua. Il fut exécuté, sur la "plaza de armas" de Cuzco en 1572.(écartelé : on peut voir une reconstitution de cette exécution au Musée d'histoire de Cuzco !) 

Tout au long du 16ème siècle la ville coloniale fut édifiée sur les ruines de la cité inca ravagée et pilée par les espagnols ... un long déclin commença jusqu'à la déouverte du Machu Picchu en 1911 par l'archéologue américian Hiram Bingham ce qui changea la donne et généra l'éclosion du tourisme : Cuzco connait à présent une véritable renaissance.

 

Aller hop ! c'est parti pour la visite de Cuzco !

 

Notre hôtel ("Encantada") situé dans le quartier San Blas, et la rue ( la calle Landa Pata)  qui descend vers le centre ville :

37 - 1 : Cuzco
37 - 1 : Cuzco
37 - 1 : Cuzco
37 - 1 : Cuzco
37 - 1 : Cuzco
37 - 1 : Cuzco

Cuzco est une ville hyper touristique, animée, pleine de magasins en tous genre surtout des tissages et des vêtements en alpaga , de galeries de peinture, de bistrots, de restaurants .... d'églises, de monastères. Une ville  MAGNIFIQUE :)

Sur la grande place principale la "Plaza de Armas" , bordée de galeries et portiques  se trouvent de nombreux bâtiments dont la plus belle cathédrale que je n'ai jamais vue ! "Notre Dame de Paris " peut s'aligner ! En fait il y en a trois cathédrales (la Sagrada Familia, la Cathédrale du centre, et à droite la "Eglesia del Triunfo") ,  qui communiquent à hauteur du transept : un lieu de culte symbolisant le triomphe de la vraie foi sur l'idlâtrerie des Incas ... tout est en or ou argent, en matières précieuses,  avec des vierges et des Christs habillés de vêtements somptueux - qui changent tous les jours ! - C'est immense, immense ! mais pas le droit de faire des photos , donc une seule solution : faire le voyage venir la voir ! :)

D'un autre côté c'est un peu triste et révoltant peut-être de voir tant de richesses accumulées dans un pays où tant de gens sont pauvres ...

Il y a bien d'autres places,  églises ou momnuments que nous avons vus, je vais juste faire un petit diaporama du centre ville ! y compris ue procession   (of course :) qui a lieu tous les dimanches !, et un spectacle de clowns de rue  ... et on a fini dans un bon petit resto "Routard"  : "El meson de Espaderos" où l'on fait les meilleures parrilladas (grillades) de la ville !

Au centre de la place, la statue de l'Inca Pachacutec.

 

 

Le Centre ville de Cuzco ... et la fête !
Le Centre ville de Cuzco ... et la fête !
Le Centre ville de Cuzco ... et la fête !
Le Centre ville de Cuzco ... et la fête !
Le Centre ville de Cuzco ... et la fête !
Le Centre ville de Cuzco ... et la fête !
Le Centre ville de Cuzco ... et la fête !
Le Centre ville de Cuzco ... et la fête !
Le Centre ville de Cuzco ... et la fête !
Le Centre ville de Cuzco ... et la fête !
Le Centre ville de Cuzco ... et la fête !
Le Centre ville de Cuzco ... et la fête !
Le Centre ville de Cuzco ... et la fête !
Le Centre ville de Cuzco ... et la fête !
Le Centre ville de Cuzco ... et la fête !

Le Centre ville de Cuzco ... et la fête !

Et bien sûr, après avoir flâné dans les ruelles, regardé les boutiques et fait quelques emplettes , nous sommes allées au marché : un des plus grands du Pérou paraît-il ,où l'on trouve absolument de tout,  ou l'on peut manger aussi (si on ne craint pas la "tourista" !)

Un petit diaporama de ce marché "SAN PEDRO" :)

Le marché San Pedro - les drapeaux de Cuzco et du Pérou
Le marché San Pedro - les drapeaux de Cuzco et du Pérou
Le marché San Pedro - les drapeaux de Cuzco et du Pérou
Le marché San Pedro - les drapeaux de Cuzco et du Pérou
Le marché San Pedro - les drapeaux de Cuzco et du Pérou
Le marché San Pedro - les drapeaux de Cuzco et du Pérou
Le marché San Pedro - les drapeaux de Cuzco et du Pérou
Le marché San Pedro - les drapeaux de Cuzco et du Pérou
Le marché San Pedro - les drapeaux de Cuzco et du Pérou
Le marché San Pedro - les drapeaux de Cuzco et du Pérou
Le marché San Pedro - les drapeaux de Cuzco et du Pérou
Le marché San Pedro - les drapeaux de Cuzco et du Pérou

Le marché San Pedro - les drapeaux de Cuzco et du Pérou

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Au revoir la Bolivie !

Nous devions passer la frontière Bolivie/Pérou à Kasani (environ 10 mn de Copacabana) vers 15h ... mais suite à une grève annoncée de certaines populations Aymara du Pérou qui s'opposent à l'ouverture d'une nouvelle mine d'argent sur leurs terres , nous sommes restées bloquées à la frontière jusqu'à 19h (18h au Pérou) , et c'est avec soulagement que nous avons enfin vu arriver nôtre taxi ...  grâce à l'aide efficace de notre agence Antipode et d'une dame de Copacabana ( merci Fatima !) qui nous a aidées - elle nous avait même retenu 2 place dans un bus au cas où ...) et a attendu avec nous jusqu'au bout !

Le mini-bus-taxi qui venait nous chercher de Puno et devait mettre 3 heures en a mis 7 !! ... à cause des nombreux "barrages de cailloux" sur la route ... il a dû passer par des chemins de montagne pour venir nous prendre en charge comme prévu ... quand nous sommes rentrés par la route vers Puno , nous avons pu constater que bien des cailloux étaient encore sur la route , et on a dû rouler doucement en zig zag :). La route suit le sud du Lac Titicaca , côté Péruvien.  Bref, nous avons finalement atteint Puno où nous avons passer la nuit .

En fait, ce sont donc les péruviens qui ont bloqué la route à la sortie de la Bolivie, on se demande pourquoi ... pour empêcher les touristes de passer ? Péruviens et Boliviens ne s'aiment pas beaucoup  ! Quand on interroge notre guide bolivien sur ce qu'il pense des péruviens il nous répond : " euh ... les péruviens sont des gens "bizarres" ..." et vice versa quand on pose la même question à un péruviens ...

 

Copacabana en Bolivie - Puno au PérouCopacabana en Bolivie - Puno au PérouCopacabana en Bolivie - Puno au Pérou

Copacabana en Bolivie - Puno au Pérou

De Puno à Cuzco, nous traversons l'Altiplano (ou pampa) , entre cordilère occidentale et orientale. L'ensemble de l'Altiplano entre Pérou, Chili et Bolivie s'étend sur 80 000 km2. avec une altitude moyenne de 3800m .

Départ tôt le matin à 8h : 380 km de route et nous sommes arrivés à l'hôtel à 18h ....10h de route , toute une journée de trajet,   à travers des paysages toujours magnifiques, des villages : Pucara,  le col de la Raya où nous changeons de département ( du département de Puno nous passons à celui de Cuzco) , le site de Raqchi où se situe le temple Inca de Wiracocha le dieu créateur, et dernier arrêt au village de Andahuaylillas

Ci-dessous arrêt au musée de Pucara. La civilisation Pucara est antérieure aux incas . Toute cette région est habitée aujourd'hui par les quechua "nord" (je rappelle que 70% de la population est quechua et 30% aymara y compris la région du lac Titicaca au Pérou et Bolivie).

Dans la cour du musée un arbre à papier : le quenua. C'est l'arbre national du Pérou .

Sur les toits des maisons les "toritos" , de petits taureaux qui portent bonheur à la famille.

Tout le long de la route de Puno à Cuzco, il y a une voie ferrée avec un train tous les 3 jours seulement ... utilisé principalement par les touristes qui se rendent au Machu Pichu ! un joli train bleu qui date un peu :)

 

Pucara
PucaraPucara
PucaraPucara
PucaraPucara

Pucara

Arrêt au col de la Raya (4335 mètres)

Pour lutter contre le manque d'oxygène je mâche des feuilles de coca et du chocolat !

On y découvre de loin la Cordillère Royale au coeur de la chîne de montagne sud américaine.

Le col de la Raya où des femmes vendent leur artisanat (tapis en laine de lama)
Le col de la Raya où des femmes vendent leur artisanat (tapis en laine de lama)
Le col de la Raya où des femmes vendent leur artisanat (tapis en laine de lama)

Le col de la Raya où des femmes vendent leur artisanat (tapis en laine de lama)

Ci-dessous le temple de Viracocha , le dieu créateur, un village,  un centre administratif et religieux, servant aussi à stocker la nourriture dans des entrepôts (les qolqas) pour les pélerins se rendant à Cuzco. Nous aussi nous avons marché sur le "chemin de l'Inca" !

Le village  est aujourd'hui réputé pour ses poteries. L'église est belle !

le site de Raqchi
le site de Raqchi
le site de Raqchi
le site de Raqchi
le site de Raqchi
le site de Raqchi

le site de Raqchi

Dernière étape : le petit village de Andahuaylillas, célèbre pour son église du début du 17ème, connue sous le nom de "Chapelle sixtine de l'Amérique du sud" , grâce aux fresques et tableaux qui la décorent et son autel ciselé d'or.

Les ruelles sont aussi  très jolies ... sur la place les  femmes tissent ;

La rivière " sacrée " qui longe  la route, et qui change de nom (Vilaqmago ou Urubamba ) suit son long chemin depuis le Lac Titicaca,  jusqu'à se jeter dans le fleuve Amazone ! Nous l'apercevons parfois, ainsi que de vieilles cabanes autrefois habitées par les incas (et qui le sont toujours !) .

AndahuaylillasAndahuaylillas
AndahuaylillasAndahuaylillas
AndahuaylillasAndahuaylillas

Andahuaylillas

Enfin je ne peux passer sous silence une fois de plus , les bouchons qui ralentissent la circulation, où voitures, bus, minibus, taxis, mototaxis,  tuk tuk en tous genres ... sont bloqués les uns contre les autres ! En arrivant à Cuzco : idem ... nous avons mis 1 heure à traverser la ville pour trouver nôtre hôtel ..

Les faubourgs de Cuzco sont très laids et pauvres, comme ceux de toutes les grandes villes ; les toits des maisons ne sont toujours pas finis : de grandes barres d'acier se dressent en haut de leurs murs . On m'a dit que c'était pour ne pas payer la taxe d'habitation ! mais les gens y habitent souvent depuis longtemps déjà ...

 

moto-taxi - tuk-tuk et maisons avec leurs barres de fer sur le toit moto-taxi - tuk-tuk et maisons avec leurs barres de fer sur le toit
moto-taxi - tuk-tuk et maisons avec leurs barres de fer sur le toit moto-taxi - tuk-tuk et maisons avec leurs barres de fer sur le toit

moto-taxi - tuk-tuk et maisons avec leurs barres de fer sur le toit

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le lac Titicaca partagé entre Pérou (55%) et Bolivie (45%)

le lac Titicaca partagé entre Pérou (55%) et Bolivie (45%)

Nous voici arrivées au lac Titicaca, avec Paulo notre adorable  guide !

Le lac est immense, une véritable mer d'un bleu intense qui change suivant l'heure de la journée. Le soir, au coucher du soleil i devient rose ! Il est  parsemé d'îles souvent arides, parfois quelques arbres.

Selon la légende, c'est ici que seraient nés le fils et la fille du soleil . C'est sur l'île du Soleil que vivaient exclusivement le premier empereur inca et sa femme , c'est de là qu'ils dirigeaient leur empire dont les nouvelles leur étaient apportées par bateau et à pied par les chemins de pierre.

Sur l'îe de la Lune, vivaient les "vierges" c'est pour ça qu'on l'appelle aussi " l'île de la Lune des Vierges " destinées à l'Inca

Après une nuit passée à Copacabana, nous embarquons (en bateau privé SVP !) pour l'île du Soleil, puis le lendemain, l'île de la Lune Ce qui m'a le plus étonnée, c'est l'altitude : le lac est déjà à 381en grimpant sans cesse ... le souffle court, je monte lentement et suis essoufflée en permanence, alors que Christine, elle, résiste beaucoup mieux !

Du sentier qui parcours les crêtes ou "Route sacrée de l'éternité du soleil", , on embrasse à la fois la vue sur la Cordillère Royale, les plages, la totalité ou presque du lac, les cultures en terrasses qui existaient déjà du temps des Incas, et les ruines des Incas. Nous avons donc marché sur le chemin de l'Inca et je me suis même assise sur la "table des sacrifices" , sacrifices humains où l'on coupait la tête des gens qui n'avaient pas suivi les 3 grands principes incas : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir ! Je n'ai enfreins aucune des ces 3 règles ... donc j'en suis sortie vivante !

C'est donc cette route que nous prenons pour faire une grande marche de 4 heures environ jusqu'au petit  village où nous allons passer la nuit,  là les fleurs et les arbres contrastent avec l'aridité ambiante ... mais pour atteindre notre lodge , tenez-vous bien, il nous aura fallu grimper 900 marches de gros cailloux !! J'arrive en haut complètement naze

Sur l'île du soleil, je dois dire que je n'ai jamais autant souffert ... du manque d'oxygène, des cailloux, des montées et des descentes ... du froid aussi le soir et la nuit ! Bref, j'ai impression d'être devenue une VRAIE routarde !

Ce soir, nous devrions repartir de Copacabana pour le frontière du Pérou direction Puno... mais on annonce une grève à la frontière et donc ce n'est pas garanti ! L'aventure continue !

Parmi les photos du diaporama qui suit : les îles, le chemin des incas, notre lodge et notre bateau, un bateau d'époque, la très belle cathédrale de Copacabana, notre bateau, les ânes qui ont porté nos valises jusqu'au lodge, Christine et notre guide Paulo , et qui nous a même offert une rose  le 25 mai - jours de la fête des mères ici - !! Merci Paulo :)

 

36 - 7 : le lac Titicaca (côté Bolivie)
36 - 7 : le lac Titicaca (côté Bolivie)
36 - 7 : le lac Titicaca (côté Bolivie)
36 - 7 : le lac Titicaca (côté Bolivie)
36 - 7 : le lac Titicaca (côté Bolivie)
36 - 7 : le lac Titicaca (côté Bolivie)
36 - 7 : le lac Titicaca (côté Bolivie)
36 - 7 : le lac Titicaca (côté Bolivie)
36 - 7 : le lac Titicaca (côté Bolivie)
36 - 7 : le lac Titicaca (côté Bolivie)
36 - 7 : le lac Titicaca (côté Bolivie)
36 - 7 : le lac Titicaca (côté Bolivie)
36 - 7 : le lac Titicaca (côté Bolivie)
36 - 7 : le lac Titicaca (côté Bolivie)
36 - 7 : le lac Titicaca (côté Bolivie)
36 - 7 : le lac Titicaca (côté Bolivie)
36 - 7 : le lac Titicaca (côté Bolivie)
36 - 7 : le lac Titicaca (côté Bolivie)
36 - 7 : le lac Titicaca (côté Bolivie)

Nous allons quitter la Bolivie ... au revoir Copacabana !!

Pour finir 2 photos de la rue principale de cette jolie ville très touristique, très vivante très branchée "hippie". La rue descend vers le lac :

la rue principale de Copacabana
la rue principale de Copacabana

la rue principale de Copacabana

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Tiwanaku est dans la province d' Ingavi , département de La Paz,

Tiwanaku est un ensemble architectural classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis le 2 décembre 2000.

Ce fut le grand centre spirituel et politique de la civilisation Tiwanaku,, depuis le 7ème siècle, la capitale d'un puissant empire très vaste ( jusqu'au Chili et Pérou) , qui précéda les Incas, et dont l'âge d'or fut du 8ème au 12ème siècle, au terme d'un long processus évolutif de plus de 2000 ans.

C'est le site aurchéologique le plus ancien de toute l'Amérique latine.

Les fouilles continuent - exclusivement faites par des boliviens ... et il y a  du travail  à faire car il ne reste plus grand chose ou peut-être tout reste encore sous terre !

Tiwanaku  était connu pour son système d'irrigation agricole,  pour son étude des astres, et témoignait avant tout d'éléménts religieux exprimés à travers des iconographies antropomorphiques. Les nombreux vestiges du site - temples, pyramides, le monolite de la Pachamama de plus de 7 mètres de haut, ... ayant inspiré Hergé pour "Tintin et le temple du soleil"  -  représentent les avancées culturelles de cette civilisation.

En effet on y voit la fameuse "Porte du Soleil" - le soleil y rentre par une porte et sort par l'autre -, le temple de Kalasasaya, un autre temple semi-souterrain , et quantité de statues, dont la plus célèbre, avec les bras repliés sur le torse , signe de noblesse, et la Croix Andine (celle qui détermine le mois de l'année).

Nous avons visité le musée qui explique toute l'histoire de cette civilisation dont la disparition subite, juste avant l'arrivée des incas reste un mystère.

 

On pourrait en écrire des pages !  je le ferai plus tard !

Quelques photos pour illustrer ce site

 

la Porte du soleil  ,

la statue antropomorphe qui rappelle un Moaï de l'Ile de Pâques ,

La croix andine:

La statue incrustée sur l'un des murs du temple semi-souterrain devant le temple de Kalasasaya

Vue partielle de la pyramide d'Akapana

Le village :

 

la Porte du Soleil, le soleil y entre le jour du solstice d'hiver (d'été pour nous) : le 21 juin
la Porte du Soleil, le soleil y entre le jour du solstice d'hiver (d'été pour nous) : le 21 juin
la Porte du Soleil, le soleil y entre le jour du solstice d'hiver (d'été pour nous) : le 21 juin
la Porte du Soleil, le soleil y entre le jour du solstice d'hiver (d'été pour nous) : le 21 juin
la Porte du Soleil, le soleil y entre le jour du solstice d'hiver (d'été pour nous) : le 21 juin
la Porte du Soleil, le soleil y entre le jour du solstice d'hiver (d'été pour nous) : le 21 juin
la Porte du Soleil, le soleil y entre le jour du solstice d'hiver (d'été pour nous) : le 21 juin
la Porte du Soleil, le soleil y entre le jour du solstice d'hiver (d'été pour nous) : le 21 juin
la Porte du Soleil, le soleil y entre le jour du solstice d'hiver (d'été pour nous) : le 21 juin

la Porte du Soleil, le soleil y entre le jour du solstice d'hiver (d'été pour nous) : le 21 juin

Puis nous reprenons la route en direction du lac Titicaca : la route et les paysages sont grandioses ! Mais la pauvreté est omniprésente le long du chemin et des petits villages que nous traversons .

Bientôt on l'aperçoit au loin : il s'étend sur environ 8400 km2 , à 3812 mètres d'altitude ... d'une rive à l'autre, nous traversons un petit détroit en bateau, avant de reprendre la route le long des rives du lac et d'arriver enfin à Copacabana où nous allons passer la nuit, avant de repartir demain matin en bateau sur l'îe de la Lune , pour une grande rando et nuit dans un écolodge !

Il fait nuit , il est temps d'aller se coucher :)

Arrivée à Copacabana
Arrivée à Copacabana
Arrivée à Copacabana
Arrivée à Copacabana
Arrivée à Copacabana
Arrivée à Copacabana
Arrivée à Copacabana
Arrivée à Copacabana
Arrivée à Copacabana

Arrivée à Copacabana

36 - 6 : Tiwanaku - Copacabana

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Samedi 23 mai nous reprenons du petit aéroport de Sucre (qui va bientôt s'agrandir et devenir international ) , un vol pour La Paz, toujours avec la compagnie Amazonas. Les avions ici ont très souvent du retard à cause du climat, du vent et de l'altitude ! Il faut toujours se renseigner avant de partir !

Avec une petite heure de retard, mais nous survolons de nouveau  les paysages les plus incroyables, la Cordillière Centrale, le Lac Pongo,  avant de redécouvrir la capitale la pus haute du monde, encaissée dans un immense canyon entourée de pics enneigés dominés par la silhouette du Mont Illimani :

arrivée à La Paz vue d' avion arrivée à La Paz vue d' avion
arrivée à La Paz vue d' avion arrivée à La Paz vue d' avion
arrivée à La Paz vue d' avion arrivée à La Paz vue d' avion

arrivée à La Paz vue d' avion

De retour à La Paz, nous prenons un peu plus le temps de visiter cette ville étonnante qui est quand même la capitale officielle du pays ! une agglomération surréaliste, agrippée aux nuages, si différente de toutes les autres capitales latino- américaines

ça grimpe, ça grimpe et ça redescend de tous les côtés, et de nouveau par moments, à 3500m d'altitude,, j'ai beaucoup de mal à respirer , il faut marcher lentement et s'arrêter de temps en temps ... mais il fait beau, à La Paz le climat est plutôt clément,  on a les pieds sur terre et la tête dans les nuages !

La Paz fut fondée en 1548 par le capitaine espagnol Mendoza, et c'est là qu'n 1809 Pedro Domingo Murillo , un métis, s'inspirant de la révolution française, lança son appel à la révolte avant d'être exécuté, mais ce fut le premier pas vers l'indépendance de l'amérique latine ! et pendant les 10 ans qui suivirent, ce fut la guerilla rurale contre les troupes espagnoles, puis la victoire du Maréchal Sucre en 1825 et la création de la République de Bolivar en 1825 .

La ville est partagée en deux  par un fleuve , le "Rio Chaqueyapu" ou "Rio de La Paz" . A la création de la ville, les riches conquistadores habitaient au nord du fleuve et les pauvres indiens au sud . Aujourd'hui cette séparation ( formalisée par la grande "avenue du Prado") , est encore perceptible : Au nord, sur la place Murillo, se trouvent tous les bâtiments officiels (Palais présidentiel, Parlement et la Cathédrale) :

 

La place Murillo, ses pigeons ...La place Murillo, ses pigeons ...
La place Murillo, ses pigeons ...La place Murillo, ses pigeons ...
La place Murillo, ses pigeons ...La place Murillo, ses pigeons ...

La place Murillo, ses pigeons ...

Au sud du fleuve, les restes souvent délabrés de la vieille ville coloniale , notamment l'église franciscaine San Francisco, qui se trouve en bordure du vieux quartier indien, construite en 1745 par les espagnols et est considérée comme le plus bel édifice colonial de La Paz, de style baroque avec de larges influences indigènes (ce qu'on appelle le "style végétal")  :

Eglise San FranciscoEglise San Francisco

Eglise San Francisco

Hier, comme tous les dimanches, c'était bien sûr la fête sur le Prado : "la fête dominicale des cultures"  (comme souvent en Bolivie ... des fêtes, des fêtes, et des grèves , des grèves ... on ne sait pas trop pourquoi, mais ça fait partie de la culture bolivienne :)

Quelques photos de la vie quotidienne à La Paz où l'ambiance fête se mêle à l'ambiance "contestation" en particulier contre l'injustice et la violence faites aux femmes et aux enfants  :

La fête du dimanche sur le Prado (Avenida de 16 de julio)La fête du dimanche sur le Prado (Avenida de 16 de julio)
La fête du dimanche sur le Prado (Avenida de 16 de julio)La fête du dimanche sur le Prado (Avenida de 16 de julio)
La fête du dimanche sur le Prado (Avenida de 16 de julio)La fête du dimanche sur le Prado (Avenida de 16 de julio)

La fête du dimanche sur le Prado (Avenida de 16 de julio)

Et pour finir quelques photos qui montrent bien la "décrépitude" de la ville et la pauvreté de ses habitants : beaucoup de "mendiants" dont des enfants - beaucoup aussi de "kiosques" de vendeurs des rues . Il y a des centaines de "quioscos" de journaux, de boissons, de bonbons ou autres ... des femmes assises sur les trottoirs avec leurs enfants qui font la manche ou essaient de vendre  tout un tas de babioles, souvenirs, vêtements .... Dans les kiosques, il y a même parfois des écrans de télé !  Les femmes qui vendent ainsi sont toutes des indiennes,  elles portent leurs robes traditionnelles et leurs longues nattes ou les cheveux sont parfois mélangées à des brins de laine ....

 

J'ajoute que pour notre dernière après midi à La Paz, nous sommes allées voir un musée extraordinaire que je recommande à tous ceux qui passent par La Paz : "le Musée national d'Etnographie et de Folklore" , mais pas seulement, c'est un musée, outre que son cadre  colonial est superbe (bâtiment du 18ème) , il retrace de manière très ludique (films), très simple et très complète, toute l'histoire du pays depuis la préhistoire, l'histoire de la tapisserie et des textiles depuis la nuit des temps , des coutumes, des masques, de l'écriture et du langage idéographique,  des céramiques ... Une vraie merveille à ne pas rater !

Puis nous sommes rentrées en affrontant les embouteillages comme jamais : bouchons de voitures sur toutes les rues, klaxons non stop, trottoirs où il faut lutter pour avancer à travers le foule , difficultés pour traverser les rues sans se faire renverser etc ... Des centaines de petits "minibus" font la queue en hélant le client à tue tête : en effet ici ces minibus qui défilent dans les rues se dirigent chacun vers un endroit bien déterminé sur les hauteurs de la ville (el Alto) , ce qui n'est pas bête car ça évite les longs trajets : on peut "monter" directement chez soi sans faire de longs détours !!

Et puis nous sommes passées au siège Bolivien de notre agence de voyage "Altiplano" , où nous avons rencontré Christelle avec plaisir, et nous lui avons dit au revoir car nous ne nous reverrons plus !

Demain matin tôt, départ pour Tiwanaku ! Hasta luego :)

 

la ville (diaporama)
la ville (diaporama)
la ville (diaporama)
la ville (diaporama)
la ville (diaporama)
la ville (diaporama)
la ville (diaporama)
la ville (diaporama)
la ville (diaporama)

la ville (diaporama)

Vue de notre hôtel : El Rey Palace - 20 av de octubre Vue de notre hôtel : El Rey Palace - 20 av de octubre

Vue de notre hôtel : El Rey Palace - 20 av de octubre

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