Martine autour du monde ...

Muang La est une toute petite ville située au nord-est d'Oudomxay, mais pour y aller nous avons du repasser par Oudomxay (pas d'autre solution) et faire 6 heures de route.  

 

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Là, agréable surprise : je suis très bien accueillie et très bien logée au  "Muang La Resort" dirigée par Rodolphe, un français . Le lodge et situé près de la rivière Tha, où l'eau est salée et d'où sortent par endroits des sources d'eau chaude! Un excellent menu "dégustation" dont je garde précieusement les recettes ...On y pêche un bon poisson : le tilapia. Cet endroit est classé en zone protégée.

Cerise sur le gâteau : on y parle français et anglais ! sans coq ni haut-parleurs, ni moustique dans la chambre 

les gens des deux petits villages Hmong situés non loin du lodge, participent à son fonctionnement, et peuvent venir se baigner et se laver  dans la "piscine" d'eau chaude de l'hôtel : le soir, ils viennent éclairés par des feux :

Mung-La--1-Muang-la-resort.JPG    Muang-La--10--Resort-Bain-eau-chaude.JPG

    Muang La (11) bain eau chaude
         Ce matin en faisant un tour avec mes 2 accompagnateurs (l'un parlant français, l'autre anglais) j'ai découvert comment les Lao d'ici fabriquent le sel tiré de l'eau de la rivière ... le sel qui provient de la nature du sol. 

Par endroits, les pierres qui affleurent dans l'eau douce de la rivière, sont blanches de sel .. c'est étonnant. 

On recouvre de terre et de cailloux le sable des bords de la rivière à certains endroits salés bien repérés près des sources d'eau chaude, on attend plusieurs semaines, puis on va "distiller le sable salé" à la chaleur, un peu comme de l'alcool, et une fois toute l'eau évaporée, restent les barres de sel ... On remet enfin le sable à sa place sur le bord de la rivière. Et on recommence. Ce sel est très salé (plus que notre sel de Guérande!)

La cabane où le sel est fabriqué :

Muang-La--38-cabane-a-sel.JPGA gauche, la source d'eau chaude , j'y ai mis la main : plus de 40°!

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Les petites filles ramassent les algues dans la rivière, les femmes les font sécher au soleil, on ne les cuit pas, on les met direct dans la soupe :

 

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Puis j'ai traversé a rivière (au péril de ma vie:),  pour aller voir des femmes enlever les graines du coton :

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Sur le chemin, repérer la citronelle et le fruit hojplum :

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La culture du tabac qu'on fait sécher dans la cabane au fond, un eucaplyptus (dont on se sert de la sève pour certaines maladies de peau )

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Le café et les panneaux de bois qu'on fait tremper dans la rivière pour qu'ils soient plus résistants :

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Enfin le temple bouddhiste du village où se trouve l'un des cinq Bouddhas les plus sacrés du Laos. Il a été fondu au XVème siècle, caché dans une grotte pendant la guerre avant d'être récupéré par les Khamus :

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Et demain ?? On verra bien ....


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Muang sing , environ 50 000 habitants y compris tous les villages alentours, est située dans une vallée de rizières, tout au nord, à 10 km de la frontière chinoise. Certains touristes vont voir cette frontière, mais c'est parait-il sans intérêt.

On m'a dit que les Lao peuvent passer la frontière sans passeport pour 5000 kips (50 centimes d'euros et y rester 1 mois … à vérifier).

La ville en elle-même n'est pas belle : une rue principale et des ruelles latérales en terre qui mènent aux  rizières et  villages.

 

L'accueil dans ma guesthouse , d'un niveau de confort un  supérieur à celle de Luang Namtha, est sympa sans plus , à l'exception du jeune homme qui semble la diriger. Toujours pas de rideaux occultants , mais c'est normal, il fait nuit à 20h et on se lève avec le jour à 6h du matin.  Les chiens et les coqs qui braillent, les haut-parleurs qui diffusent les informations du jour dès 6h30 (normal aussi il n'y a pas de journaux...).

 

Phu Lou guesthouse :

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 Tous les villageois de la vallée sont descendus des montagnes entre 98 et 2000 quand le gouvernement a décidé d'arrêter la culture de l'opium. En 1998 on produisait ici 1000 tonnes d'opium par an. Ils sont alors devenus des « chaona » , ouvriers des rizières et autres culture pour un salaire d'environ 70 à 80 euros par mois.

Les Chinois envahissent toute la région ici, et la forêt primaire – et même la ZNP la zone protégée - a partiellement disparue : remplacée par des forêts de teck, d'hévéas (caoutchouc), de gros troncs d'arbres récupérés par terre au bord des rivières (arbres dont je n'ai pu savoir le nom exact, du "bois de rose" semble-t-il  qui servent à faire des sculptures), et de « kam » qui sert à faire notamment les balais... tout cela direction la Chine et les autres pays limitrophes.

 

Quant aux cultures vivrières ici : canne à sucre, maïs, riz, légumes, pastèques, tamarin .

 

Avec un jeune homme local , qui m'a dit être guide,  et son petit garçon de 3 ans,  j'ai pu visiter en quelques heures des villages Akha, Thaï, Yao et Hmong, situés juste à quelques km du centre ville.

 

Dans l'ensemble, les traditions disparaissent, remplacées par les téléphones portables auxquels les lao sont très très accros… Je n'ai vu que très peu de femmes portant leur vêtements ethniques. Les conditions de vie sont manifestement très difficiles et tout exprime à l'évidence une extrême pauvreté. Les villages sont très sales, les égoûts affleurent et les enfants y mettent les pieds avec les canards et les porcs.

 

Enfin, j'ai trouvé les villageois très peu accueillants, pour le moins complètement indifférents, à l'égard des farangs que nous sommes, ce que je comprends parfaitement. Cette phrase de Christian Bobin me revient à l'esprit :

 

"Qui es-tu?" Faire sans cesse l'effort de penser à qui est devant toi, lui porter une attention réelle, ne pas oublier qu'il vient d'ailleurs, que ses goûts, ses pensées et s"es gestes ont été façonnés par une longue histoire, peuplée de beaucoup de choses et d'autres gens que tu ne connaîtra jamais. Te rappeler que celui ou celle que tu regardes ne te dois rien.. Aimer celui qui est devant toi, l'aimer d'être ce qu'il est, une énigme et non pas d'être ce que tu crois, ce que tu crains, ce que tu espères, ce que tu attends, ce que tu cherches, ce que tu veux".

1 - L'entrée du village AKHA , animiste, est protégé par la « spirit gate » laquelle est censée repousser les mauvais esprits. Le portique de bois qui garde l'entrée, est équipé de morceaux de bois en forme de canons, de fusils etc.... D'autres animistes mettent de petits drapeaux de voeux au centre du village. Il y avait aussi une grande fête pour l'inauguration d'une maison, comme souvent (les villageois font beaucoup de fêtes!) et comme d'habitude aussi l'alcool de riz coulait à flots !

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Muang-Sing---33--Gate-spirit-Yao.JPG    Muang-Sing---46-gate-spirit-Yao.JPG

 

2 – les villages THAI (Thai Nua, Thai Lue, Thaï Dam - famille linguistique Thaï Kadai) :

 

Muang Sing (35) femme Yao-copie-1    Muang Sing (36) femme Yao


Ils sont en général bouddhistes, font du tissage, de l'alcool de riz et de maïs, des nouilles :

Un temple bouddhiste en bien mauvais état :

 

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Fabrication de l'alcool de riz (le lao alo):

Le riz cuit à la vapeur, sèche avec différents épices, macère dans des pots pendant une semaine, puis est distillé

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Fabrication de l'alcool de maïs:

Le maïs (et le riz) sont ensuite donnés à manger aux animaux

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 Fabrication des nouilles de riz :

la pâte de riz broyé est cuite sur des plaques quelques secondes, puis sèche,  est roulée, puis coupée sur le marché. El.le sert surtout à mettre dans les soupes.

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Fabrication des bonbons de canne à sucre :

On broie à la machine ce qui est bon dans la canne à sucre, on la cuit pour en faire une pâte, on fait sécher dans des "tuyaux", et on coupe pour en faire des bonbons que l'on trouve partout ici. Bon mais très sucré !

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3 - Village YAO :

Les femmes Yao portent ce large bandeau bleu noué sur la tête, et cette écharpe rouge autour du cou. 

L'une d'elles m'a vendu un très joli petit sac brodé,

Puis le chauffeur à été chez lui fumer la pipe à eau, tandis que sa femme se faisait un shampoing

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4 - Village HMONG

 

J'en profite pour faire une petite parenthèse sur la minorité Hmong qui avait soutenu la guerre américaine :

Elle a longtemps constitué un sujet de préoccupation car des milliers de Hmongs avaient fui le Laos pour se réfugier en Thaïlande depuis la fin de la guerre du Vietnam en 1975 et certains étaient restés pour mener une guérilla dans des régions isolées. Après un accord bilatéral entre les deux pays, plus de 4500 Hmongs laotiens ont été rapatriés des camps thaïlandais fin 2009. La communauté internationale, dont la France et l'Union européenne, s'est inquiétée des conditions de rapatriement et du sort de ces personnes. Les anciens exilés hmongs ont été relogés dans leurs villages d'origine ou de nouveaux villages construits à cet effet. La question Hmong est en voie d'apaisement, ne présentant plus aucun risque de destabilisation politique. La France, avec ses partenaires européens, américains, australiens et canadiens continue de suivre la situation et la question de son intégration;

 

J'ai pu observer la récolte du "Kam" : qui sert à la fabrication des balais, mais dont les feuilles servent aussi à enrouler le riz pour le faire cuire :

 

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Enfin aujourd'hui, avant le petit déjeuner, un tour au marché du matin car on avait dit que les villageoises s'y rendaient en costumes traditionnels… ce qui n'est plus vrai … mais j'ai pu parfaire ma culture « fruits - légumes », c'est déjà pas mal !

Beignets à la banane et à la noix de coco :

 

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Petits oignons très fins pour la soupe et les plats de légumes, coriandre et brocolis :

 

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       Escargots et feuille de bananiers pour enveloper la nourriture, la faire cuire, et servir d'assiette :

 

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Fleurs de bananier , navets :

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Petites courges et sapotilles (ressemble à nos kiwis)

 

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Nouilles vendues avec leur sauce :

 

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Départ demain matin pour Muang La.

 

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Bien arrivée à Luang Nam Tha (qui signifie le grand fleuve Tha) après 3 heures de route en trés bon état cette fois, mais très dangereuse à cause des précipes et des virages ... On a quand même assité à 4 accidents! mais paysages de hautes montagnes magnifiques !

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  La ville est horrible, envahie par les chinois qui achètent les terrains , en pleine reconstruction, toutes les rues sont entrain d'être refaites : travaux et poussière partout ... j'ai dû mettre mon masque  pour pouvoir respirer en allant faire un tour au grand marché : un marché incroyable, mi- chinois mi- lao, encore plus grand que celui d'Oudomxai et très authentique (photos à l'appui). Je dois apprendre le nom de tout ce que j'ai vu et continuer ma formation en fruits et légumes

Riverside Guesthouse:

 

 P1000901.JPGlégP1000899.JPG   La ville : 

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Ma guesthouse tenue par un jeune couple fort sympathique, est très basique, formée de bungalows qui donne sur la rivière Tha. J'y suis pour 2 nuits. heureusement car coqs le matin qui hurlent à 5h30 (le poulailler et juste à côté de ma chambre et les coqs sont très polis se répondent toutes les 7 secondes!) suivis les haut-parleurs , les scies qui coupent le bois ,  les machines qui se mettent en route pour les 3 maisons qui se construisent à côté, et la musique à tue tête pour se réveiller de bonne humeur .

  

Le marché : jeunes pousses de bambou (sucré, très bon), toutes sortes de riz, de poissons et d'algues séchées avec des graines de sésame (il faut les faire cuire)

 

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Les AKHAS

Comme les Hmong et les Hô, les AKHA font géographiquement partie des Lao Soung, (tribus établies en altitude autour de 1000m, un peu plus bas que les Hmong), et de la famille linguistique Sino-Tibétaine (une trentaine d'ethnies au total), plus précisémment de la famille Tibéto-Birmane (comme les Lisu, les Lahu,les Lolo, les Pounoys). Les Akha sont arrivés tard au Laos au début du 19ème siècle, chassés par les ThaÏ. Compte tenu de leur position enclavée et très isolée dans les montagnes du nord du Laos, ils vivent encore aujourd'hui en quasi autarcie. Les conditions de circulation très difficiles ont évidement favorisé le maintien des caractéristiques propres à leur ethnie.

Il existe plusieurs sous ethnies Akha : les Akha Luma, les Akha Lylo, les Akha Oma, les Akha Kophe, les Akha Bothche, les Akhas Kopien, tous parlant la même langue : le Akha. Au total environ 10 000 personnes.

Leurs caractéristiques :

des maisons en bois et bambous à même le sol

l'absence d'écriture

une religion animiste complexe basée sur les esprits et les âmes

la culture sur brûlis du riz ordianire, du riz « sticky » et du pavot

La chasse et la cueillette

leur système social accorde une grande place aux chamans, personnes capables de communiquer avec l'au-delà. Certains d'entre eux croient à la réincarnation avec changement de sexe.

 

Nous sommes partis avec Pong et sa femme Noy, voir deux villages Akhas dans les environs de Luang Namtha : Ban Nam Yang, puis Ban Nam Matmay.

Mais je vous raconte d'abord une petite histoire qui va vous montrer Le tempérament lao : Pong m'avait donné RV pour partir à 9h le matin. A 9h je me présente, prête à partir. Il me dit « non, pas possible maintenant, j'ai mes cousins qui viennent me voir, on doit discuter business jusqu'à 11h... A 11h je vais le voir : « Ah non pas avant 15h car c'est l'heure à laquelle les Lao descendent des montagnes ... ». Donc voilà, nous ne sommes partis qu'à 15h !

 

Mais quelle expérience !

Le trajet en tuk tuk fut long (2 heures) sur un chemin de latérite complètement défoncé et tellement poussiéreux que lorsque je suis rentrée mon jean et mes cheveux étaient rouges ! Ça sautait tellement que j'ai du me tenir pliée en deux, les mains sur les barres de fer ... je n'ai du qu'à la chance de ne pas me faire défoncer la tête à chaque saut en l'air. Et j'ai rangé « mon » appareil photo (vous voyez ce que je veux dire?) dans un plastique pour le protéger, mais il avait déjà perdu son verre protecteur d'objectif snif snif ...

 

Le village de Ban Nam Yang en vaut la peine (ouf!) - Merci Daniel Gilbert-  : situé dans les hautes montagnes, isolé de tout, il comprend une cinquantaine de familles qui vivent dans l'autarcie la plus complète … et ce que nous appellerions chez nous, une « grande misère ». Je suis allée voir l'école située en hauteur : 3 classes en bien mauvais état comme partout dans les campagnes. Les villageois vivent essentiellement du « sticky rice » qu'ils cultivent sur les versants des montagnes, car il demande peu d'eau, contrairement au « steam rice ». les femmes descendent ensuite le vendre à Luang Namtha.

 

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 Ils fabriquent aussi des balais vendus au marché. Pour le reste … c'est la débrouille au jour le jour. L'autosuffisance.

Les hommes et les animaux cohabitent, cochons et rats y compris. Les rats, ils les attrapent dans la forêt et ils les vendent au poids. Ils ont un joli pelage gris argenté Il paraît que c'est très bon. Je n'en avais jamais vu de si gros. A Paris, au lieu de « dératiser » il y aurait du business à faire !

 

Les femmes ne portent plus leurs habits traditionnels au village, mais seulement pour descendre au marché. J'ai cependant aperçu 2 femmes coiffées du chapeau de leur tribu.

 

Comme j'interrogeais Pong sur la raison de bien nombreuses toutes petites huttes haut perchés sur leur pilotis, il m'a expliqué qu'il s'agissait de « maisons de garçons » où les jeunes peuvent aller avec leur petite amie (dès 14 ans) … et si elles tombent enceintes, ils doivent se marier.

Quand nous sommes arrivés, vers 16h, c'était l'heure du retour de récoltes dans les montagnes : ils se vendent tout les uns aux autres en marchandant. C'était aussi l'heure de la toilette dans la piscine communautaire : un bac en béton équipé d'un robinet. L'eau coule de la montagne. Toujours de très nombreux bébés très calmes sur le dos des mamans. La poussière et la terre volent partout dans ces villages Lao, je comprends mieux maintenant pourquoi ils marchent pieds nus : ça évite d'avoir à nettoyer les chaussettes et chaussures . Etre couverts de poussière ne semble pas les déranger : nous sommes venus de la terre et y retournerons … la terre est nourricière, c'est notre mère, donc c'est bien de patauger dedans ! C'est notre mère nature qui commandera toujours … et voilà tout est dit.

 

L'arrivée au village avec notre tuk tuk dernier cri :

 

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Ici la petite fille tape sur la truie quand elle mange tout et ne laisse rien à ses petits !

 

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J'étais tellement impressionnée que je n'osais prendre des photos, mais Pong m'a dit que je pouvais, que ça leur faisait plaisir, du coup je me suis focalisée sur les photos et je n'ai même pas pensé à prendre un petit film … manque d'habitude hé hé !

 

                        Quant au village de Ban Nam Matmay, ce qui m'a le plus impressionnée, c'est la traversée d'une rivière à gué avec notre tuk tuk ! … et la quantité incroyable de camions croisés sur le chemin : d'énormes camions rouges chinois chargés de tonnes de bois de rose d'après ce que j'ai compris...direction la Chine. Pong a encore pesté contre les chinois !

Le village lui même  m'a semblé sans grand intérêt comparé à Ban Nam Yang.

L'école et très ancienne et complètement délabrée.

 

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Et nous voilà repartis par la même route ....                                    

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Le 21 janvier, je quitte, en compagnie de deux amis rencontrés dans ma guesthouse, la province de Luang Prabang pour celle d'Oudomxai,  pour rejoindre la capitale du même nom, par une route secondaire en très mauvais état : pour faire 190 km nous avons mis, arrêts compris … près de 7 heures ! Merci pour le dos … et la voiture aussi qui en a pris un coup.

Mais les paysages montagneux sont magnifiques, les sommets entre 1000 et 1500 mètres, très découpés et verdoyants. La route, qui suit par endroits les rivières Nam Ou et Nam Ko est bordée de petits villages où il fait bon s'arrêter malgré la poussière qui envahit tout.

 

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Oudomxai est une petite ville nichée dans la vallée de la Nam Ko, important carrefour commercial entre la Chine surtout et le Vietnam. Elle est en pleine « mutation » : constructions modernes, grand marché chinois avec notamment une quantité impressionnante de téléphones portables, télévisions, machines à laver etc...

Peu de touristes, sauf de passage pour la nuit. C'est une ville étape. Je vais y rester 4 jours avec plaisir grâce à la compagnie de Duangta, professeur de français au lycée , fidèle au RV que nous nous étions fixé. Je suis logée au « Charming Lao Hôtel » tout près de la maison du Gouverneur de la Province, dans le centre, un hôtel que je recommande, le grand luxe comparé à ma guesthouse de Luang Prabang pour seulement quelques dollars de plus. Un hôtel construit par les chinois et racheté par les lao l'année dernière.

 

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Grâce à Duangta, qui connaît tout le monde et retrouve ses anciens élèves à presque tous les coins de rues, j'ai pu aller faire un tour dans des villages ethniques :

Nous sommes allés en tuk tuk au village Hmong/Khamu de Ban Nasaenkham voir l'école DGLaos, là nous avons pris part à une fête de « mariage » bien arrosée au Lao Hay (alcool de riz fermenté) à laquelle participait le directeur de l'école qui nous a invité chez lui. La fête se passe dehors autour des tables, les invités dansent et la musique est très forte aussi !

L'école :

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      Le mariage :

 

 

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Chez le directeur de l'école avec Duangta :

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Parenthèse : Duangta m'a précisé ce que je souhaitais, à  savoir que les Khamu (branche Môn- Khmère), une des ethnies les plus anciennes et les plus importantes du Laos, sont bien arrivés du nord au XVème siècle, et ont été chassés au sud et au centre du pays où ils se sont éparpillés . Ils se sont installés en moyenne montagne, sur les bords des rivières : c'est ainsi par exemple que ceux installés sur les bords du Mékong s'appellent les Khamu Rok, ceux installés sur les bords de la Nam Ou, les Khamu Ou. Ils sont restés très pauvres comparés aux autres ethnies.

 

Puis je vais découvrir un village Hô et un Hmong, situés à juste quelques centaines de mètres du centre d'Oudomxay.

 

Les Hô sont facilement reconnaissables à leur faciès très chinois : nez long et yeux étirés. Ils viennent de la frontière chinoise du Yunnan, parlent un dialecte proche du chinois (mais aussi le lao comme tout le monde puisque c'est la seule langue officielle enseignée), sont taoïstes, portent des habits traditionnels, chapeau et pantalon noirs . Ils sont de plus en plus nombreux à venir s'installer ici, pour faire du commerce, depuis la  ville de Phongsali, une ville encore plus au nord. On reconnaît aussi facilement leurs maisons aux insignes chinoises :

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Quelques centaines de mètres plus loin, nous arrivons au village Hmong.

Là, je découvre vraiment cette ethnie.

Les Hmong (environ 200 000), font partie des Lao Soung (tribues des montagnes -d'où l'origie du mot "mongolie"-)  vivants à plus de 1000 mètres d'altitude).Venus de Birmanie, du Tibet et de Chine du sud au cours du siècle dernier, c'est l'ethnie la plus récemment immigrée au Laos. Leur langue est de la branche sino-tibétaine. Certains Hmong se sont bien débrouillés, ils sont riches et se font construire de belles maisons en dur qui contrastent avec leurs anciennes "cabanes" :

 

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 On les trouve principalement dans le nord et le centre du pays. Le maïs et le riz constituent la base de leur agriculture, Ils élèvent des bovins, des cochons, des kérabaus et des poulets (comme les Khamu). Ils n'y a pas longtemps encore, leur principal revenu était assuré par l'opium. Mais aujourd'hui c'est en principe interdit et on trouve à Oudomxai par exemple un très bon restaurant (le Kanya ) qui résulte d'un projet économique et social pour la reconversion des cultivateurs de pavot et d'opium. Ils sont facilement reconnaissables par leurs visages chinois (comme les Hô), leurs costumes colorés et les bijoux d'argent que portent les femmes : pantalons  noirs ou bleus et boucles d'oreilles et des colliers en argent. Les jeunes filles, elles, sont en jupes brodées. Nous nous sommes arrêtées, Duangta et moi, dans une famille de 18 personnes (parents, enfants et petits enfants) vivants tous dans la même « cabane » : une jeune fille de 18 ans, ancienne élève de Duangta, a déjà 4 enfants ! Elle portait le dernier bébé de 2 mois sur le dos et lui a donné le sein dès qu'il a commencé à bouger. Elle nous a dit qu'elle ne voulait pas de contraception, c'est mauvais pour la santé... En général, les jeunes mariés habitent chez les beaux parents. Il existe chez les Hmong une fête annuelle : « le jeu de ballon du vol des femmes » : les jeunes hommes peuvent ainsi partir avec la fille qui leur plaît, ils disparaissent,  et reviennent à la maison des parents ou des beaux parents pour se marier.

 Pour les Hmong, il n'y a pas de législation du mariage, pas de contrat. La polygamie est autorisée et tous vivent sous le même toit. Le grand père avait eu 4 femmes : l'une était décédée, les 2 autres parties, il restait la 4ème, d'ailleurs très jolie et beaucoup plus jeune que son mari !

 

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les khamous sont connus pour porter sur leur dos leurs bébés,, le bois, ainsi que tout ce qu'ils vont vendre au marché tous les matins, elles portent des écharpes bleues nouées sur la tête :

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Enfin, sur le chemin, j'ai pu apprendre à reconnaître des herbes, des fruits et des fleurs... 

Devant les maisons, les "plumeaux" sèchent pour faire les balais :

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Paille pour les toits :

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Galanga et citronnelle :

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Réserve de Lao beer et alcool de riz dans les jarres :

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Au marché avec Claude  Schmitt  et son épouse :

 

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Mangouste et fruits du dragon :

 

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lamyay et durian:

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Mangue et Papaye

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Tabac et écorse de bétel qui sèchent au soleil

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Coupe du galanga (sorte de gingembre) et fleurs de moutarde :

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Et pour finir avant de partir demain matin, un repas d'adieu avec Duangta, devant de bonnes bouteilles de vin !... mais nous avons trinqué avec du lait de soja ah ah  Au revoir et merci Duangta !

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Après 4 heures de bateau "lent" sur le Mékong, (une heure de plus que d'habitude car le niveau de l'eau est très bas et il faut sans cesse zigzaguer pour éviter les rochers), me voici de retour au village de Yoi Hai, chargée de plusieurs dizaines de kg de peinture et de matériel acheté à Luang Prabang, pour reprendre contact avec le village, les enfants de l'école, essayer de les sensibliliser à l'art de la peinture ! ...  tenter aussi de mettre en route un "jumelage" avec une classe de CE 2 où mon amie Sylvie est institutrice dans une école de Nantes...

Départ de Luang Prabang et le Mékong :

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Arrivée au Kamu Lodge, l'éco-lodge qui jouxte le village Kamu de Yio Hai, et la tente dans laquelle je suis logée :

KL 1 (92)        KL 1 (98)  Un endroit très authentique  que je recommande : www.kamulodge.com où il est possible de se rendre avec l'agence Exotissimo (www.exotissimo.com).J'en profite ici pour remercier les dirigeants d' Exotissimo d'avoir accepté mon projet, de m'avoir aidée à le réaliser. Un grand merci aussi à Olivier, pour son accueil si chaleureux au Kamu Lodge, son agréable compagnie, et son aide si efficace ! 

L'ethnie Khamu (ou Kamu, ou Khamou)

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Une ethnie est un groupe humain possédant un héritage socioculturel commun (langue surtout, religion, coutumes, ressemblances physiques, histoire, traditions...)

Le gouvernement laotien a simplifié la diversité des ethnies du Laos en découpant celle ci en 3 groupes :

- les laotiens des plaines "Lao Loum"

- ceux des montagnes "Lao Theung"

- ceux des hautes montagnes "Lao Soung"

On regroupe actuellement environ 130 ethnies et sous-ethnies différentes en 4 groupes linguistiques :

- la famille Tai-Kadai - ou Austro-Thai - (à peu près 55% de la population totale

- la famille Austro-Asiatique (30%)

- la famille Mia-Yao (10%)

- la famille Sino-Tibétaine (5%)

La famille Austro-Asiatique (austro signifiant "sud") dispose de 47 ethnies et sous ethnies dont les KHAMU. Eux-mêmes divisés en au moins 6 groupes : les khamu Ou, Rok, Lu, Me, Khong, Keun.  Les Khamu seraient arrivés au Laos par le sud il y a plus de 10 siècles. D'autres disent qu'ils seraient arrivés, au moins pour partie d'entre eux, de la province chinoise du Yunnan . Ils sont aujourd'hui présents dans les 9 provinces du nord du Laos. les Kamu étaient parfois appelés péjorativement "khaa" ce qui signifie esclave parce qu'ils ont servi de main d'oeuvre aux populations d'immigrés thaï il y a plusieurs siècles et plus récemment sous la monarchie lao. Aujourd'hui ils travaillent encore souvent au service des Lao Soung. Leurs échanges reposent sur la troc. Ils ont un niveau de vie nettement inférieur à celui des 3 autres groupes linguistiques. Ils pratiquent généralement la culture sur brûlis, vivent du riz des collines, du café, du tabac et du coton. Cultivent de plus en plus leurs légumes et leurs fruits. Leurs villages sont installés près des cours d'eau supérieurs, leurs maisons de bois et bambou sont sur pilotis courts ou posées  même le sol, avec des toits en paille soutenues par des poutres croisées.  mais ceci évolue et dans le village de Yio Hai les constructions en parpaing commencent. Ils n'ont ni l'eau courante, ni l'électricité. Se lavent soit dans l'eau du Mékong, soit à celle qui descend de la montagne. De tradition animiste, ils pensent que le corps est habité d'esprits (entre 30 et 300). Même le riz en contient plusieurs qui sont associés et célébrés cérémonieusement lors du rituel annuel du sou khouan khao, fête basi . Ils boivent de la bière de riz, le lao lao, un alcool fort. Leur esprit communautaire est très fort. Un chef, entouré "d'adjoints" "dirige" le village, donne ses conseils ... suivis ou pas. Les Lao ne disent jamais "non", mais n'en pensent pas moins.

Quant à la langue Kamu, elle et classe parmi les langues khmuiques, branche des langues môn-khmer (Asie du S-E), elles mêmes faisant partie du groupe des langues austro-asiaques. Elle est également parlée par des communautés importantes de Thaïlande et du Vietnam, ainsi que par des groupes réduits de Chine et e Birmanie.

Je n'ai pas pu apprendre grand chose par les Kamu eux-mêmes, à cause d'un problème de langue bien sûr, mais aussi peut être, parce que ce sont des gens qui n'aiment pas parler d'eux, sont de nature discrète et silencieuse avec les étrangers. Il faudrait beaucoup de temps je crois pour que s'établisse une vraie relation de confiance et d'amitié avec les adultes. Avec les enfants, c'est beaucoup plus facile. 

J'ai pu cependant rencontrer le Chef du village, l'istitutrice et l'instituteur, heureusement aidée par "Toï", un garçon du village formidable qui m'a servi d'interprète car il parle anglais. J'ai pu avoir les clés des classes et commencer un travail de collage  des photos que je leur avais apportées, photos prises lors de mon dernier passage il y a 2 ans. Je leur ai aussi donné les documents que Sylvie m'avait remis de la part de ses élèves, pour tenter d'organiser le "jumelage".

Voici le chef du village, Toï au centre et l'instituteur : 

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Toï traduit la lettre des enfants de France:

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Mais inutile de dire, que ce sont les adultes qui ont fait tout ça, les enfants, eux n'étant pas, je pense suffisamment "matures",  ne se sentant pas impliqués , ne comprenant pas ce que tout cela pouvait signifier, compte tenu de leur culture ... C'est tout simplement en dehors de leur monde à eux et il faut le respecter. 

Ce sont des enfants intelligents, ils savent tous à peu près écrire et lire à la fin de leur scolarité primaire à l'école du village, mais ensuite ...

Ils savent se débrouiller tout seuls, bien mieux que ne le feraient les enfants de chez nous : ils travaillent beaucoup au village pour aider leurs parents, portent de gros sacs de riz ou de bois sur leur dos, pêchent, chassent à la fronde et à l'arbalette ... Leur état de santé est souvent catastrophique : beaucoup de blessures qui s'infectent. J'ai passé une après midi entière à essayer de les soigner avec ma trousse de médicaments et les pansements qu'Olivier, le manager du Kamu Lodge a bien voulu me donner. Le nombre de petits enfants et de bébés est très important. Il y en a partout. Je n'en ai jamais entendu un pleurer ! 

Je n'ai guère vu les 2 instituteurs, excepté PAM la jeune femme qui a un bébé de 3 mois et qui est venue me voir 2 ou 3 fois,  s'essayant même à la peinture son bébé sur le ventre!

Avec souvent bien des difficultés pour me procurer les clés qui ouvrent les cadenas des classes, je suis allée à l'école tous les matins et tous les après-midi, soit environ 5 à 6 heures par jour car ensuite les enfants ne tenaient plus en place.

J'ai rencontré des enfants exceptionnels, notamment une petite fille "Soukssavan" âgée de 11 ans qui a, spontannément, et avec beaucoup d'intelligence, fait tout ce qu'elle pouvait pour m'aider. Un soir, je l'ai emmenée au lodge prendre un verre de jus d'ananas, et ensuite une douche dans ma tente car elle s'était mis de la peinture partout. Il faut dire que nous avons peint avec tout le matériel (pots de peinture, pinceaux, pots à eau etc... par terre, ce qui n'a pas facilité les choses!).

Soukssavan (à gauche) et Yiota (à droite) :

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Voici quelques uns de leurs dessins, essentiellement des "têtes", ils adorent ! leur village et leur hutte, avec Pam l'institutrice et son bébé     :

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Le soir de mon départ, les gens du village m'avaient réservé une surprise : ils m'ont invitée à dîner dans une de leur maison. Tous les personnalités importantes du village étaient là. J'ai été remerciée, fêtée, j'ai eu droit à la cérémoie du baci, et à une magnifique "boîte à riz" en bambou dont on m'a dit qu'il avait fallu plusieurs années pour le fabriquer.

Quelques photos du village relié au Kamu Lodge par un petit pont de bambou, et du temple :

 

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Voilà, mon séjour avec les enfants de Yio Hai se termine. Je souhaite qu'il ait servi à quelque chose, à leur  faire découvrir le plaisir de la peinture,  à nouer des liens avec l'école de Nantes, et que tout cela aura une suite ... Ce qui est sûr c'est que les enfants ont été manifestement ravis .... et moi aussi !

Au revoir et merci !

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Malgré un tourisme qui continue de se développer, Luang Prabang n'a pas beaucoup changé depuis 2 ans, et le charme continue d'opérer!

 

La rue principale grouille de monde, avec ses touristes, ses guesthouses à touche-touche,  ses échoppes, ses tuk tuk et scooters, son marché de nuit, et c'est vrai qu'il vaut mieux élire domicile côté Nam Khan!

 

Voici ma  guesthouse où l'on prend le petit déjeuner au bord de la rivière :

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Mais over-blog est tellement lent ici, que je vais arrêter pour ce soir : demain lever tôt pour prendre le bateau en direction du Kamu Lodge. Là bas pas d'internet , donc ne vous inquiétez pas si je ne donne pas de nouvelles  pendant quelques jours.

 

Je rajoute 3 semaines plus tard quelques photos prises au départ ...les tuk tuk, les jeunes novices, les moines, les temples, des noix de coco qui grillent, des tableaux, les ruelles, les fleurs ... Tout ce qui fait le charme de Luang Prabang.  

  

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