Martine autour du monde ...

31-8 : Conclusion sur l'Ouzbekistan

 

L'Ouzbekistan fut une vraie découverte, un pays différent de tous ceux où j'étais allée  auparavant...  intéressant donc à plus d'un titre, surprenant et attachant.

 

Intéressant par ses très beaux monuments  à Tashkent, Shabrisab,  Boukhara, Samarkand... qui permettent de mettre des réalités sur l'imaginaire collectif de ces "Perles de l'Orient",  l'histoire longue et complexe ainsi que la culture et la religion de cette région.

Monuments magnifiques, impressionnants par leurs dimensions et la beauté de leur décoration.

Cependant ils se ressemblent tous beaucoup - pierres d'argile beige et mosaïques à dominante bleue -  on peut s'en lasser assez vite si on n'est pas un "pro" de l'architecture. Leur restauration flambant neuf peut aussi apparaître parfois trop clinquante, artificielle.   Le tourisme est en pleine expansion, plus de 15 000 visiteurs français en 2012, et ils se débrouillent très bien pour nous recevoir!  Mais les touristes étrangers ne sont pas les seuls  car ces monuments sont aussi très prisés les Ouzbek.

 

Pays attachant surtout lors de nos séjours en campagne, chez l'habitant.

Là aussi j'ai découvert un autre monde : magnifiques  paysages désertiques, de steppes,  de moyennes montagnes et surtout des villages très authentiques, des maisons de pisé,  très modestes, des troupeaux qui se déplacent en toute liberté (chevaux, ânes, moutons au pelage noir, chèvres ...), des gens toujours heureux de nous voir, très chaleureux et très accueillants. Nos hôtes se sont toujours "mis en quatre" pour nous faire le meilleur accueil possible et l'on s'est aperçu une fois de plus, que la langue n'est pas une barrière entre les hommes : on se comprend par gestes, par regards ... qui en disent parfois plus long que des paroles..., et le courant passe. Je me sens à chaque fois un peu plus "citoyenne du monde" ... 

 

C'est là surtout, en partageant la vie quotidienne de ces familles, que nous nous sommes rendus compte de la situation très "en retrait" de la femme ouzbek musulmanne, qui même lorsqu'elle elle travaille à l'extérieur - comme institutrice par exemple - reste très "dicrète" et ose à peine entrer dans la pièce où l'on déjeune ! Elles ne partagent les repas que lorsqu'elles sont en famille. Les mariages sont encore plus ou moins arrangés et elles partent vivre ensuite chez la belle-mère.  La majorité des femmes sont cantonnées à la cuisine, au ménage, à l'éducation des enfants, et à la culture du jardin.   Dans les villes, ce sont elles qui nettoient les rues au balai. Il n'y a qu'à Samarkand, lors de notre dernier dîner dans un restaurant "branché", que nous avons eu une autre image de la nouvelle génération  : des jeunes filles dansaient le rock en mini jupes!. Dans les rues des grandes villes,  quelques femmes en robes courtes, mais c'est rare.

 

Dans les campagnes, les familles vivent pratiquement en autarcie, autour de leur jardin et de leurs animaux qui leur fournissent légumes, lait et viande. Ils passent beaucoup de temps à s'occuper des canaux de dérivation de l'eau des rivières, pour eux essentiels, car l'eau courante n'existe pas dans les villages reculés. L'électricité est souvent coupée en soirée. La nourriture, se limitant aux récoltes de saison - c'est pas plus mal! -  est peu variée et souvent grasse. Beaucoup de riz. Mais j'y attache, personnellement,  peu d'importance . 

 

La grande majorité des gens est manifestement très pauvre. On s'en aperçoit dès que l'on s'éloigne des centres touristiques des grandes villes : ruelles en terre battue, maisons en pisé souvent très dégradées. Les salaires sont très faibles : une institutrice gagnerait selon ce que l'on a compris à peine 200 dollars par mois, le salaire moyen étant d'environ 380 dollars.

  

Une autre caractéristique des Ouzbek en général : leur incroyable humour... et  nous en avons profité  au maximum - car ce n'est plus vraiment le cas chez nous, c'est le moins que l'on puisse dire ! -  avons beaucoup ri tout au long du voyage ! Et ça, je dois dire que je ne m'y attendais pas du tout... mais que c'est bon !  

    La gentillesse, l' humour, l' exubérance des Ouzbeck , peut être teintée, parfois, si l'on y fait bien attention, d'un certain fatalisme ou de lassitude.  

 

Ces gens sont courageux. 

Car la transition entre Communisme officiel et Démocratie proclamée depuis l'Indépendance en 1991, est manifestement difficile. Nous en avons été les témoins.

 

Bien sûr, comme d'habitude, pas de commentaires sur ce  sujet délicat.

 

Cependant, au gré de nos rencontres, nous avons pu perçevoir des avis très nettement partagés :

Certains disent que le pays est communiste (!) d'autres que non, que c'est une démocratie (!) ... En fait ceux qui qualifient encore le régime de "communisme" entendent par là "dictature" ... ou pour le moins "oligarchie" ... 

Certains sont carrémment nostalgiques du passé en expliquant qu'alors la vie était plus facile (logements attribués gratuitement sur simple demande, santé prise en charge, emploi assuré ...etc ), d'autres semblent ravis de pouvoir enfin donner libre cours à leur ambition créative et faire du business. Entre les deux, la séparation est claire : ceux qui sont satisfaits sont les plus riches au départ et sans doute ceux qui  bénéficient  de "laisser passer" administratifs.

Parmi les autres, certains vont jusqu'à souhaiter quitter le pays. C'est ce que fait de plus en plus la jeune génération qui part étudier ou travailler à l'étranger (Angleterre, USA). Mais partir, n'est pas facile! Même pour partir quelques jours comme touriste en France par exemple, il faut faire partie de certains secteurs de l'économie, par exemple le tourisme ou les affaires. Et encore, même dans ce cas, l'épouse n'obtiendra pas de visa et le mari devra partir seul .

 

La transition, la période de "gradualisme" comme l'a qualifiée le président Karimov,  n'est donc  pas finie, elle sera  longue et difficile, car pour bien repartir dans une économie plus ou moins libérale il faut avoir... de l'argent au départ. Sinon, on végète, on survit. C'est le cas de bien des gens ici. L'économie parallèle se développe à mesure que les salaires réels, lorsqu'ils sont payés, se réduisent, favorisant les trafics en tous genres, d'autant plus que beaucoup de secteurs sont encore sous la main mise de l'Etat : le coton, les richesses du sous-sol... Il faut souvent exerçer plusieurs activités à la fois, pour arriver à vivre. De puissants réseaux semblent alimentés par les mafias. La "nomenklatura économique" actuelle ne s'inscrirait-t-elle pas dans la "nomenklatura politique" du précédent régime ?

 

La valeur de la monnaie est aussi devenue clairement un problème : le soum n'a pas de valeur offcielle semble-t-il, c'est selon ... il varie au gré des échanges, qui se font par liasses impressionnantes puisque 1 euro vaut 2683 soums (1000 soums valent environ 30 centimes d'euro), et que seuls les billets de 1000 soums sont utilisés -quelques billets de 500 aussi- . Cette monnaie n'est plus adaptée aux transactions les plus courantes. Une réforme est envisagée à cet égard.

    

Ce qui frappe encore dans ce pays "démocratique", c'est l'absence quasi totale de journaux d'information, voire d'informations. Les seuls journaux que j'ai pu voir, je les ai trouvés au bazar de Samarkand. Je les ai tous feuilletés avant d'en acheter un : publicités, festivités, manifestations à la gloire des élites et des acteurs en vogue ... sinon, rien. Un manque total d'informations économiques ou politiques nationales et internationales. 

 

Ce qui marque également le voyageur occidental, c'est le grand nombre de "contrôles" à tous les points estimés "stratégiques" : tels, sur la route, les passages d'un district ou d'une région à une autre, où tous les numéros d'immatriculation des voitures sont relevés. Pour quel usage ?

Un grand nombre de policiers aussi, un peu partout. mais ça, après tout, c'est pareil chez nous ... je ne suis pas sûre que notre pays aujourd'hui soit plus "sûr" justement, que l'Ouzbekistan...En tous cas, même s'il est vrai que nous étions "sur-protégés" par notre guide et notre chauffeur, qui ne nous ont pas "lâchés d'une semelle" (une autre expression à noter dans ton petit carnet Bakhrom  ), je n'ai jamais ressenti de danger quelconque.

Ces contrôles qui nous semblent, à nous touristes, excessifs sont sans doute justifiés par la crainte de l'infiltration des extrémistes islamistes qui ont déjà commis là bas beaucoup d'attentats et de dégats. D'ailleurs actuellement les frontières avec le Kirghistan et le Tadjikistan sont fermées.  

 

Quant aux relations internationales, difficile à apprécier pour nous. L'Ouzbékistan est le carrefour naturel de l'Asie centrale, ce qui en fait un point stratégique pour tous, y compris la France qui renoue des relations qui avaient disparues après l'embargo de 2005, suite aux évènements d'Andijan et à la répression  des autorités ouzbek, jugée excessive : M. Fabius s’est rendu en Ouzbékistan le 2 mars 2013, effectuant le premier déplacement d’un Ministre des Affaires étrangères français dans ce pays. A cette occasion, il a été reçu par le Président Karimov. La visite a également permis de relancer les relations économiques bilatérales.

 

D'après le Ministère des Affaires étrangères, la situation des droits de l’homme demeure préoccupante en Ouzbékistan et la France évoque régulièrement ces questions avec les autorités ouzbek, tant dans un cadre bilatéral que dans le cadre européen et celui des instances multilatérales. Des progrès ont été enregistrés à partir de 2008, notamment la suppression de la peine de mort, la libération de défenseurs des droits de l’homme et l’introduction d’un habeas corpus. L’UE a exprimé dans ses conclusions du 27 octobre 2009 et du 25 octobre 2010 ses préoccupations et ses attentes, notamment la libération de tous les défenseurs des droits de l’homme et prisonniers d’opinion maintenus en détention, la libre activité des ONG, la coopération avec tous les rapporteurs spéciaux des Nations Unies, la garantie de la liberté d’expression et de la liberté des médias, la mise en œuvre des conventions contre le travail des enfants et la réforme des procédures électorales.

 

Bref, l'Ouzbékistan, comme tant de pays qui "sortent de l'impasse", est en bonne voie ...

 

C'est en tous cas un pays très attachant : jamais je crois - sauf peut être en Birmanie - je n'avais rencontré des gens aussi gentils, chaleureux, serviables et accueillants. De belles découvertes, de belles rencontres... mais cette fois à quatre, en famille ... Je me suis rendue compte que voyager à plusieurs, c'était "voyager autrement" qu'en solo : je me suis sentie plus en sécurité, plus sereine, moins de solitude parfois ressentie, j'ai apprécié les échanges intéressants sur ce que l'on voit et ce que l'on resssent tout au long de la route, convivialité et rigolade au rendez-vous ! C'était génial ! 

Il a raison le Piter  

Une chose n'a pas changée : l'envie de repartir !  

 

Quelques remarques pour ceux qui voudraient se rendre en Ouzbekistan :

- savoir que les routes sont très très mauvaises, et la circulation en "zig zag" pour éviter les inombrables nids de poule, très difficile et dangereuse!

- que chez l'habitant, mieux vaut avoir sa serviette de toilette et son savon ...  peut être son "sac à viande", et sa lampe de poche ! 

- partir avec une réserve d'argent liquide à changer sur place (euros ou dollars) et tout dépenser avant de partir

- pas de problème de santé particulier, pas de moustiques en avril-mai en tous cas, et une température entre 25 et 32°. Du soleil tout le temps. 

- pas de valise cabine au dessus de 5 kg (j'ai dû enregistrer la mienne de 9 kgs)

- wifi dans les grands hôtels seulement (ou les bons B&B)

- les prises de courant  sont les mêmes que chez nous

- je conseille de passer par une agence de voyage car les trajets sont longs et difficiles, l'écriture illisible pour nous; Les gens ne parlent que très très peu anglais.

- je conseille enfin de faire le trajet direct : Paris/Tashkent sans passer par St Pétersbourg , très long et très fatiguant.

 

 

Enfin, merci à Brigitte Moreau  qui nous a très bien organisé ce circuit, en toute sécurité, en tenant compte de nos envies. Nous sommmes ravis ! :  

 http://www.travelsolutions.fr/

 

 

   

 

 

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Après une soirée émouvante d'adieu à Bakhrom  notre guide (toujours très studieux qui apprend l'arabe et l'espagnol ) et Boris notre chauffeur, qui sont devenus des amis, et que nous n'oublierons pas ... 

                                       

                                                                                                       

 

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                                                                          Au revoir et Ramat ! 

 

...à 17h, nous prenons le train  "Afrosiyob" du nom de la colline de Samarkand, (un TGV espagnol ! 3h ), tout seuls comme des grands !..., pour retourner passer une courte nuit à Tashkent avant de prendre l'avion vers St Petersbourg en Russie à 2 heures du matin (4h), puis après 2 heures de transit,  direction Paris CDG (4h) et arrivée vers midi.

 

De ce long voyage, qui a duré plus de 16 heures, nous retiendrons surtout, les contrôles inccessants et répétés tant à Tashkent qu'à St Pétersbourg :  pour quitter l'Ouzbekistan, il ne faut plus avoir de "soums" avec soi, il faut montrer les tickets prouvant notre séjour dans l'hôtel de Tashkent !... montrer son passeport de nombreuses fois, c'est long ... patience, patience . Nous avons aussi été impressionnés, voire un peu effrayés par les visages vraiment antipathiques des russes ... ça ne donne pas envie d'aller en Russie !

 

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et pendant que tout le monde dort dans l'avion, j'admire le paysage russe, plus vert que l'Ouz., et ensuite, c'est vrai, plus blanc ! :

 

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                                         Bye bye l'Ouzbekistan !

 

                                                                                                       

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31-6 : le bazar de Samarkand

 

Il nous reste avant de partir à nous plonger dans le grand bazar du vieux Samarkand ! Je ne voulais surtout pas râter ça et j'ai été comblée

 

Là, nous y sommes allés seuls en demandant à notre ange gardien, Bakhrom, de nous accorder quelques heures de liberté... au marché, on ne doit pas courrir de risques !

 

Ce grand bazar est situé juste aux pieds de la mosquée Bibi Khanum, à l'ombre de ses mosaïques bleues. C'est là que se regroupent les marchands, par spécialités. Un incroyable mélange de couleurs, d'odeurs, de parfums comme de pestilences à certains endroits (viande, fromages), de langues ... à m'en faire tourner la tête ! Le tout dans une atmosphère joyeuse et

 très mercantile qui n'a sans doute pas changé depuis des siècles!

 

Quelques photos pêle-mêle : 

   

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Il n'y a pas encore beaucoup de fruits d'été, mais surtout des des herbes, des graines et des fruits secs dont les "donaks" ces noyaux d'abricots séchés ouverts et saupoudrés de sel, que l'on nous a servis tous les jours au petit déjeuner, de délicieuses figues fourrées aux noix ...

      

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Des nons toutes chaudes, et du miel  

  

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De petites boules de fromage de chèvre blanches, rondes et dures comme des billes, les tchakkas, et du fromage que l'on vend à la louche qui baigne dans le petit lait : 

 

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 Des mûres blanches, très savoureuses, que l'on trouve partout, qui jonchent les trottoirs, car c'est la saison

 

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et même des "tioupés", ces chapeaux traditionnels ouzbek, calotte en coton ou en velous noir, ornés de motifs blancs représentant les différentes régions du pays. mais il y en a aujourd'hui de toutes les couleurs. 

 

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Les femmes au marché sont toutes en robes longues, tandis que les hommes le soir venu, quand il commence à faire frais revêtissent leur manteaux traditionnels, longs, en velours noir ou bleu marine, sanglés à la taille d'un ruban de couleur, comme cet homme à cheval :

 

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Les dentitions en or, nous ont aussi surpris. Très nombreux sont les femmes et les hommes qui ont les dents en or, ce qui leur fait un sourire joyeux et chaleureux ... ceci est dû aux problèmes dentaires et au manque d'argent pour se faire refaire des dents en  émail  . L'or coûte moins cher. Notre hôte à Nurata :

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Enfin je suis partie à la recherche de journaux,voici ce que j'ai trouvé : tous se ressemblent, publicité, people ...rien d'autre.

 

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Nous retournons à l'hôtel à pieds, par les petites ruelles de la "vieille  Samarkand" ... ce qui nous permet de nous plonger dans le passé ... vieilles voitures, tuyaux de gaz le long des murs, enfants qui jouent, qui courrent, petites épiceries, un Aksakal : vieux monsieur à la "barbe blanche" et au turban , signes de ce qu'il est le "sage" de la "mahalla" (le quartier), qui se promène ...En réalité, il fait partie d'un réseau pyramidal de surveillance, chargé notamment de règler les problèmes familiaux et sociaux du quartier.

 

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Ce fut  "Super Nickel, Chrome"  pas vrai,  Boris ? 

 

Nous partons demain snif snif ... en train , vers Tashkent ... tout seuls comme des grands ! Aïe Aïe Aïe... 

 

 

 

 

 

 

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31-5 : Samarkand : la soie et le papier

 

Notre dernière journée à Samarkand fut, pour nous, des plus intéressantes grâce à la visite d'un atelier de fabrique de tapis de soie, puis d'une fabrique de papier.

 

La soie :

 

La soie était connue des peuples de l’Est, au-delà du Gange, plusieurs millénaires avant notre ère. C’est au fil des conquêtes et du développement  des routes commerciales que l’Occident a été mis en contact avec la précieuse étoffe.

 

Tout démarre avec le « ver à soie » : le bombyx. Mais il s’agit d’un ver spécial : le bombyx du mûrier. Et pas n’importe lequel mûrier : le mûrier blanc, car cette chenille venue de Chine, ne se nourrit que de feuilles de mûriers blancs.

 

Aujourd’hui tous les bombyx du mûrier sont élevés par des sériciculteurs.

 

Le ver à soie pond des œufs qui sont exposés dans un environnement  froid puis chaud pendant plusieurs mois. Cinq à six semaines après  l’éclosion de l’œuf, la larve, qui s’est nourri exclusivement de feuilles de mûrier blanc et pèse environ 1 gramme, tisse son cocon en moins d’une semaine, grâce à ses glandes séricigènes. Le cocon est ramassé avant que la larve ne se transforme en papillon : le cocon est ébouillanté  et la chrysalide meurt. En brossant le cocon, on dégage l’extrémité du fil qui est dévidé. Le fil d’un seul cocon peut atteindre 2 km de longueur en ne mesurant pas plus d’un micron ! Plusieurs fils de soie sont assemblés pour obtenir un fil de soie brute, que l'on tient ensuite avec des plantes naturelles. le tissage est "noué" à la main, en se servant d'instruments spéciaux pour couper les fils  :

 

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et Mireille là aussi a essayé les métiers à tisser, car elle aussi est licière professionnelle !

http://www.mireilleguerin.com/

                                                                  

Le papier  : Il est fabriqué à partir de l'intérieur des tiges de mûriers que l'on gratte à la main, puis on le fait cuire, et on l'écrase grâce à des pilons actionnés par une roue à eau pour le réduire en bouillie :

 

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 On étale cette bouillie délayée à l'eau, sur des cadres, on l'écrase bien à l'aide de grosses pierres, avant de retirer la feuille de papier encore mouillée, on laisse sécher puis on décore à la main :

 

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A midi,  petit déjeuner bien Ouzbek car nous sommes invités par nos amis Boris et Bakhrom, à manger le plov avec les doigts!  Celui-ci est composé de riz, de petits oeufs ? de quoi je ne sais pas, de poivrons jaunes, de morceaux de viande de boeuf, et de beaucoup de graisse ...

On aprend à presser le riz au bord de l'assiette, le pouce à l'extérieur ... et hop, à la bouche ....

 

 

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Ensuite il faut bien sûr aller se laver les mains et faire un petit tour aux WC turcs !

 

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 Demain : le grand bazar...                                                                             

 

 

 

 

 

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31-4 :Samarkand

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S'il est une cité que l'on identifie tout de suite à la route de la Soie, c'est la légendaire Samarkand, "une des plus belles qu'ait jamais éclairé le soleil", capitale d'un des plus grands empires qui ait régné sur la terre, celui de Tamerlan.

Sa situation de carrefour commercial à l'entrée du désert de Kysyl Kum, en a fait une étape incontournable pour toutes les caravanes.

Dès 500 av. JC, la ville était déjà connue, sous le nom de "Marakanda" comme l'étape principale des caravaniers traversant la Transoxiane, alors contrôlée par les Sogdiens, un peuple de marchands : dans ses gigantesques bazars se croisaient les produits venus de Chine, d'Inde, de Sibérie et d'Occident.

Puis elle fut rasée par Gengis Khan et renaîtra grâce à Tamerlan qui y a fait construire les plus grandes mosquées de son temps, couvrant la ville de dômes turquoises resplendissants. Le déclin du commerce sur la route de la soie, à partir du 16ème siècle, scellera également celui de la ville auquel il était si intimement lié.

Restaurée par les russes de façon ambigue, Samrkand a cependant gardé nombre de ses trésors architecturaux qui permettent de mettre des images sur les récits des grands voyageurs comme Marco Polo, Ibn Battuta, Ruy Gonzales de Clavijo ou Fitroy Maclean.

 

Bien venu à Samarkand ! au B&B "Marokand " très bien situé dans la vieille ville entre la place du Registan et la Mosquée Bibi Khanum:

 

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La nécropole Chah-i-Zinda, un ensemble unique des sépultures (1370-1449), situé non loin de la colline d'Afrosyab, au nord de la Samarkand actuelle, là où était située l'ancienne cité alors nommée Maracanda, dont les fondations remontent au 8ème siècle avant JC.Il est très agréable et surprenant de monter vers cette nécropole en suivant un petit chemin de terre. 

 

Elle reflète toute la beauté de l’art céramique de toute l’Asie Centrale. On y retrouve de nombreux tombeaux destinés aux membres féminins de la famille de Tamerlan et à ses généraux. Tous les bâtiments reflètent une décoration riche d’architecture : un revêtement de céramique à motifs à relief, un très beau portail de majoliques, des fresques à motifs de gravure, des panneaux sculptés et émaillés de terre cuite.

 

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La place du Registan (place du sable) et ses trois madrasas dont celle d’Oulougbeck, le petit fils de Tamerlan (qui en a construit 2 autres, une à Boukhara, l’autre à Ghijdovan).

 

Oulougbeck poète, mathématicien et astronome construisit à  Samarkand un énorme astrolabe, découvrit des étoile nouvelles et calcula à quelques secondes près la durée d’une année. Mais le clergé, craignant pour sa religion, le fit arrêter par ses propres fils et décapité…. Autrefois ici, il y avait de la vie ! Aujourd’hui la place est presque vide .. Il y a sur les façades une belle combinaison de majolique (faïence italienne e la renaissance) et de la mosaïque (assemblage décoratif) turquoise.

 

 

La place du Registan est sur la liste des plus belles places du monde entier et on l’appelle « la perle de l’Asie Centrale ». La place a obtenu cette gloire grâce aux monuments uniques de l’architecture médiévale de l’Orient qui l’entourent de trois côtés : de gauche à droite la madrasa d’Oulougbek (1417 - 1420), la madrasa Tilla-Kari (1646-1647) et la madrasa Sher-Dor (1619-1636). C’est un des ensembles les plus glorieux parmi les autres constructions du monde islamique.

 

 

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La madrasa d'Oulougbek :

celui-de-gauche.JPGAu centre, celle de Tilla Kari qui veut dire "couverte d'or", construite à l'emplacement d'un ancien caravansérail :

 

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A droite, la madrasa Shir Dor ("qui porte le lion"), constuite au début du 17ème par le vizir du gouverneur de Samarkand :

 

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Certains voient dans ce lion - en fait un tigre portant  un soleil -  une référence au symbolisme du zoroastrisme et au culte du feu.     

 

Aujourd'hui, dans la cour intérieure,  les étudiants ont été remplacés par des vendeurs de tapis et de suzani...

 

 

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Le mausolée Gour Emir (XVe siècle) est le tombeau familial de la dynastie de Tamerlan surnommé « le diable boiteux ». Ce sanguinaire chef de guerre qui a terrorisé et conquis toute l‘Asie, est considéré aujourd’hui comme le Père de la Nation.

  

Tamerlan repose aux pieds de son maître spirituel, Mir Saïd Baraka ; à coté de Timour reposent également Mohammed Sultan, Oulougbek - ses petits fils, et ses fils Chakhroukh, Miranchakh, Omar cheikh . Le mausolée Gour Emir est devenu le prototype de la nécropole Taj Mahal à Agra en Inde.

 
Oulougbek, grand astronome, protecteur de la science et de l’enseignement, petit fils de Tamerlan, gouverneur de la Transoxiane a fait construire un observatoire unique dans le monde. Oulougbek a composé son œuvre, appelé « Ziji Kouragoni - Tableau des étoiles » avec ses calculs très précis qui gardent leurs valeurs jusqu’aujourd’hui, il a découvert de nouvelles étoiles et a calculé à quelques secondes près la durée d'une année. Aujourd’hui on peut voir la fondation de la partie souterraine d’un sextant géant. 

 

 

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L'astrolabe  et la statue d'Ouougbek :

 

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Oulougbek et son tombeau :

 

 

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La mosquée Bibi Khanum,  femme de Tamerlan.

Alors qu’il conquérait l’Asie, elle voulu lui faire une surprise pour son retour, en lui construisant "la plus grande des mosquées jamais construites", tellement grande .... qu’elle finit par s’écrouler  ! mais a été reconstruite par l’UNESCO.

 

 

mosquée Bibi Kanum de Tamerlan

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C'est quoi me direz-vous, cette photo devant la coupole de Bibi Khanum ?? ce ne sont pas des coupoles jaunes ... mais des oeufs !! Je l'ai prise depuis le bazar (ou marché) situé juste aux pieds  de ladite mosquée hé hé

 

Justement maintenant passons au marché ...

 

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31-3 : Shahrisabz

 

 

Beaucoup beaucoup de problèmes pour se connecter à internet ici, 1 minute ça marche, 10 minutes ça marche pas ... mais bon, j'essaie encore 

 

A environ 100 km  au sud de Samarkand, dans la région du Kashka Daria, Shahrisabz est connue pour être la ville natale de Tamerlan et de ses ancêtres : il y est né dans un petit village situé à un quinzaine de km de là. Ayant fait de Samarkand sa capitale, Tamerlan voulu rendre hommage à sa famille en donnant à sa ville natale un peu de prestige. Il fit construire un  mausolée pour son père, ses fils, et ses maîtres spirituels. Il prévoyait d’y être enterré lui-même.

Il s’attaqua ensuite, pendant 25 ans, à la construction d’un palais somptueux : l’Ak Sarai ce qui signifie « Palais blanc » couleur de la noblesse, couvert de majolique azur et bleue, dont il ne reste plus aujourd’hui que les deux colonnes de la porte d’entrée. Mais sa statue est bien là, au milieu de la place (debout, car n'y a qu'à Samarkand qu'il est assis ... sur son trône); partout en Ouzbekistan Tamerlan a remplacé Lénine comme héros national. 

 

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Nous avons vu les tombes, mausolés, de la famille de Tamerlan:

 

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On trouve aussi à Shahrisabz, caravansérail, madrasas et plusieurs mosquées.

 

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... ce qui m'a permis de faire la différence entre les différentes pièces de décoration :

 

1 : Koshi:    revêtement mural de faïence contemporaine 

 

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2 - Majolique : ou faïence italienne. la faïence étant une terre cuite à base d'argile. Il s'agit donc d'un matériau   

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3 - La mosaïque : terme qui signifie "assemblage" de morceaux appelés des "tesselles" . Ces tesselles peuvent être faits de galets,de pâte de verre, de carreaux de grès, d'émaux, de céramique, de marbre, d'or ou d'argent. A Samarkand  il s'agit de céramique. la céramique étant l'art de fabriquer les poteries, fondé sur la propriété des argiles de donner avec l'eau une pâte plastique, facile à façonner, devenant dure, solide et inaltérable après la cuisson. C'est aussi la poterie elle-même.

Bon, j'insiste un peu car je n'y connaissais rien ... et ne suis d'ailleurs pas tout à fait sûre de ce que j'avance   ... mais enfin, c'est TRES BEAU!

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 4- la peinture murale  : on peint directement sur les murs !

 

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Les monuments de Shahrisabz reflètent l’esprit de démesure  de Tamerlan, et ne méritent peu être pas les 6 heures de route que nous avons du faire pour y aller…, (interrompues par quelques contrôles sur la route quand on change de district et où les policiers relèvent le numéro de notre voiture …) routes cahoteuses, empierrées, très délabrées. Les gens roulent très vite ici,  surtout en ville, sans respecter aucun code de la route, Boris les appellent les "Schumacher" ouzbeck ! Si on ajoute les zig zag en permanence pour éviter les nids de poule, ça donne une idée du voyage :)

Heureuses compensations : les paysages de steppes et de montagnes, au loin l'on aperçoit les sommets enneigés du Pamir qui forment la frontière avec le Tadjikistan, les plaines  cultivées : vignes, pommiers, coton.... sans oublier le long de la route les mûriers sauvages, 

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En effet sur le bord de la route, voici des mûriers sauvages, dont on coupe les feuilles (il reste le tronc comme ci dessus), pour nourrir les vers à soie.

Mais le coton, nous n'en verrons pas, car il est tout juste planté, la récolte se ferra au mois de septembre.

Le coton : la « Oq Oyl » = la route du coton …

le coton, sorte d’or blanc pour le pays, occupe la majeur partie des terres du pays, ce qui laisse peu de place aux cultures vivrières, et oblige l’état à de multiples importations. En outre, les dégâts sur l’environnement sont considérables, à preuve l’assèchement de la mer d’Aral … La route du coton a remplacé la route de la soie. 

Le coton appartient à l'Etat, et chaque famille semble -t-il doit contribuer gracieusement à la cueillette, ce qui ne semble pas poser de problème.

Ce n’est pas la fleur, que l’on cueille pour faire le coton, mais le fruit et les fibres qui l’entoure.

La fleur de coton, une corolle orangée dont la taille et la forme sont proches de la tulipe, donne naissance à un fruit de la taille d’une petite noisette qui devient gros comme une balle de ping-pong. Ce fruit dur éclate en forme d’une étoile à 5 branches, et le coton qu’elle contient gonfle et s’épanouit en une boule virginale. Les cueilleurs empoignent ces boules et les fourrent dans leur sac. Comme on continue d’irriguer le coton durant la récolte, ils sont le plus souvent pieds nus dans la boue. Le soir, le propriétaire donne environ 25 centimes d’euros par kilo ramassé. Pour s’offrir un repas de chachliks le soir au restaurant, il faut cueillir entre 8 et 12 kilos …

 

En images (mais les photos ne sont pas de moi !)  : 

 

 

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Le marché  de viande, fruits et légumes de Shahrisabz : c'est la saison des tomates, concombres, fraises et cerises :

 

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Enfin un arrêt dans un atelier de tissage de tapis où Mireille s’est mise au travail ! L'on y fait des tapis, noués ou tissés :

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Nous terminons la journée autour d'un bon repas arrosé d'un vin du pays (Bagizagan), et toujours dans la bonne humeur !

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Bref, nous sommes devenus de vrais Ouzbeck 

 

Mais mon blog et tellement difficile à faire ici ... que je ne donne pas cher de la suite ! Inch Allah !

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31- 2 Nurata, Sob, Sentop, Oukhum

 

La grande aventure commence aujourd’hui : direction le nord vers le lac Aydar Kul : paysages de steppes désertiques à perte de vue. La route est en (àpeu près) bon état, il fait chaud, mais le "Gr Martine Bachelier" est en pleine forme pour aller à la découverte des GR d'Uz. ! Bernard s'est même équipé d'une calotte locale ...


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La seule ville traversée est Navoï.  Là, surprise, la ville est noire de monde, un énorme embouteillage sur la route qui est coupée, des policiers partout…contrôles… contrôles… nous resterons bloqués pendant une heure, notre chauffeur s’énerve … impossible de faire demi-tour, certains y parviennent quand même. Finalement Bernard sort de la voiture, se dirige vers le check point et parvient à discuter avec une femme qui vient nous voir et réussit à nous faire passer sans trop de problèmes … Bravo ! Nous sommes libres. Nous comprenons qu’il s’agit d’un grand festival qui attire beaucoup de monde (Le "Festival des cultures traditionnelles") créé à Navoï par la fille du Président Karimov.

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Arrivés à Nurata, une petite ville de 50 000 hab. connue pour être le point de rassemblement des troupes d’Alexandre le Grand avant la prise de Samarkand : on y voit sa forteresse en ruine. Deux mosquées rénovées et une source d’eau sacrée : c’est aussi un lieu de pèlerinage important.

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Nous logeons chez l’habitant, dans la vieille ville -qui est plutôt un village- et comme toujours ensuite nous y serons accueillis avec beaucoup de gentillesse, par un thé vert accompagné de cacahuètes, de gâteaux et de bonbons... que nous retrouverons d'ailleurs sur la table à tous les repas .  Nous les prenons sous la tonnelle et dormons en « dortoir » sur des nattes. Boris, notre chauffeur qui commence à nous connaître, n'hésite plus à faire de plus en plus le clown (il s'amuse tout le temps à nous parler en fermant un oeil) et nous raconte des histoires drôles que Bakhrom, notre guide (à droite) nous traduit. Boris, a surnommé Bernard « Berdiboy » (le gentil riche) et Gilles « Juraboy ». Il apprend aussi à Mireille à danser sur une seule jambe en se tenant accroupie...

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La jeune fille de la maison me prête même son chapeau !

 

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Les conditions de vie sont assez sommaires ici, comme elles le seront plus ou moins partout : le jeune garçon de la maison fait chauffer l'eau de la douche en faisant de feu dessous, tandis que la jeune fille fait la cuisine avec ce qu'elle trouve dans le jardin: actuellement c'est la saison des concombres, des tomates, et des pommes de terre. Mais c'est très bon. 

Le soir, la Vodka coule à flot : il faut respecter la coutume, porter un toast chacun à son tour, faire "cul sec" ... et recommencer !! je suis  obligée de trouver des astuces pour m'en sortir : je verse discrètement ma vodka dans mon verre d'eau ... où dans le verre de Bakhrom...  Ca marche Ouf !!

              

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 Le lendemain nous continuons vers le nord et le Lac Haydarkul situé en plein désert à 6O km de Nourata. Une route toute droite au milieu de la steppe à perte de vue. Très peu de circulation et encore moins d’habitations. Le lac, vaste étendue très calme d’un bleu azur étincelant  pointe le bout de son nez au loin. Il brille sous le soleil qui tape de plus en plus fort.  C’est un lac salé créé à la suite du déversement d’un réservoir, qui contient aujourd’hui plus d’eau que la mer d’Aral et qui continue de se remplir. Les immenses étendues traversées sont recouvertes de coquelicots en fleur.  

 

  Arrêt à midi dans une tchaïkana où l’on nous sert des carpes grillées du lac. Délicieux !

 

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Nous partons faire une grande promenade sur le chemin qui longe le lac, où Mireille et Beranrd ont le courage d'aller se baigner, malgré l'eau très froide,  pas grand chose en vue sinon des troupeaux de moutons ...   

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    Brrr.......  

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Rescapés du lac, nous avons plaisir à regarder nos photos 

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Nous arrivons à Sob, un tout petit village perdu au milieu de nulle part en bordure de la chaîne de montagne Nurala Tizmasi.

Là aussi nous sommes « chez l’habitant », un logement très simple, mais  finalement nous nous faisons bien à la vie de routards , filet de douche froide et wc à la turque ! Nous partons faire une grande randonnée avec le fils aîné de la famille « Sam » qui nous sert de guide. Le paysage est magnifique. Nous observons les sources d’eau, les fleurs, les moutons, les vaches, nous croisons des Kasahks à dos de mulets et de nombreux enfants qui tous nous font de grands signes de la main accompagnés de chaleureux « assalam malekoum »  (bonjour)  … et même un stupa sur lequel Bernard ajoute quelques pierres.

Certaines maisons me font penser à des temples tibétains :

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Cette région semble très pauvre, la population y vit en autarcie, chacun cultivant son potager. Elle est peuplée de Kasakhs qui étaient déjà la avant la formation des nouvelles frontières et y sont restés depuis. Ils ont gardé leur nationalité et parlent kasakh mais sont "citoyens d’Oubékistan", bien qu’ils n’aient pas le droit de vote... Allez comprendre. 

 

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Après un bon déjeuner fait de raviolis maison : toujours par terre, on pose la viande, on enroule la pâte autour du doigt et hop ... c'est fait ! ensuite il reste à faire cuire au feu de bois.

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 Nous faisons route vers notre prochain village Sentop environ 500 habitants, très dispersés sur un immense territoire montagneux traversé par une joie rivière. Les gens ici sont Tadjik et parlent le tadjik. Ils sont dans la même situation que leurs amis Kasakhs que nous venons de quitter. On découvre notre logement chez l’habitant : une grande maison fait pour recevoir les touristes qui y sont aussi logés en dortoirs, sur des nattes. Dans ces vastes pièces, hormis les matelas en coton -très minces !- étalés sur le sol, il n’y a rien d’autre, pas même une chaise … et comme toujours il faut enlever ses chaussures avant de rentrer, pour ne pas salir les tapis qui recouvrent le sol. La douche (très rudimentaire où seul un très mince filet d’eau coule) et les WC sont toujours à l’extérieur, dans la cour. Mieux vaut être muni d’une lampe électrique !

 

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Les propriétaires sont très gentils et très chaleureux, viennent nous montrer leurs enfants, parler avec nous, souvent par gestes, mais pas de problème, nous finissons toujours par nous comprendre ! Les gens habitent le plus souvent en famille comprenant grands parents, enfants et petits enfants. C’est encore le cas dans ce B & B. Les filles, elles, quand elles sont mariées, partent habiter chez leurs beaux-parents. C’est vrai que les « grand-mères » que nous avons rencontrées semblent très autoritaires ! Ce qui nous surprend toujours c’est que la cuisine, le service à table, sont exclusivement le domaine des femmes qui pourtant  ne viennent jamais s’asseoir à notre table, alors que les hommes eux mangent parfois avec nous.  Ou se reposent dans les tchor poya (taktan en russe)

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Après une courte sieste, nous sommes partis à la découverte du village… aux maisons très « éparpillées » dans la nature, et le lendemain grande promenade de 3h. en remontant le long de la rivière. L’occasion encore de rencontres en tous genres : enfants qui rentrent de l’école (la scolarité est obligatoire à partir de 7 ans, dure 4 ans et ensuite il y a le collège, le bac à 21/22 ans … et l’université pour ceux qui en ont les moyens), les troupeaux qui passent, des femmes et des hommes à dos d’âne, un petit garçon se met même debout sur le dos de son âne en nous voyant !

 

 

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      Beaucoup de maisons en ruines, on se croirait parfois dans un village « mort ». Seules les anciennes peintures murales apparaissent. Quelques rares « grandes et belles » maisons attirent notre attention. D’autres ressemblent à des temples tibétains. Un monument funéraire  (ci-dessus) me fait penser à un stupa surmonté d’une grande main qui s’élance vers le ciel et dont les 5 doigts représentent les 5 piliers de l’Islam… quant aux drapeaux votifs ils sont remplacés par des cailloux blancs.

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Le lendemain, après une heure de route sur un chemin caillouteux, nous arrivons à un village situé de l'autre côté de la montagne : Oukhum. Ouzbeck cette fois. Arrivés au sommet, nous devons charger nos sacs sur des "Mercédès ouzbecks" comme dit Boris, autrement dit à dos d'âne, pour atteindre notre chambre d'hôtes, car le chemin n'est pas carrossable :

 

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Nous sommes accueillis chez une famille très pauvre, dont la père est professeur de mathématiqes au collège et la maman institutrice. Elle est adorable, et c'est la première femme qui aura  "le culot" de venir s'asseoir à notre table !Pas facile pour Gilles de s'asseoir par terre !

  

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Les conditions d'hébergement sont encore plus spartiates que les jours précédents : wc et douche froide de l'autre côté du pré , après avoir traversé la rivière sur un petit pont de bois branquignolant ! La nuit, il vaut mieux se munir d'une lampe! Pour se laver les mains , deux petits pots en plastique suspendus remplis d'eau de la rivière  :

 

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Grande balade encore en montagne, accompagnés du fils de la maison :

partout, de petits canaux de dérivation pour irriguer les rares potagers, des ânes chargés de sacs de bouze qui sert d'engrais, des noyers, de jolies chèvres aux longues oreilles noires et blanches, des chevaux qui passent  semblant connaître leur chemin, on s'est même essayer au Taï Chi sur la montagne !

 

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et puis retour à la maison, pour un dernier déjeuner préparé dans la cuisine de la maison, tandis que l'on se repose dans le jardin, sur un "tchor poya"  ... 

 

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....avant de repartir vers Samarcande : mulet, puis chemin de terre, puis route défoncée : au total 6 heures pour atteindre à la "perle de l'Orient" ... ça se mérite ! Mais ambiance toujours au beau fixe  

 

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31-1 : Boukhara

 

Attente dans l'aéroport de Tashkent ... et du hublot, je vois les différents paysages traversés jusqu'à Boukhara : steppes et  lac Haydarkul  où nous irons bientôt nous baigner ...

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Boukhara, plus de 300 000 hab., la "perle de l'Islam" : son nom pourrait venir du farsi "boukhar" qui signifie "connaissance" ou du sanscrit "vihara" qui signifie "monastère bouddhique" ...

 

L’une des plus vieilles cités du monde, l’une des villes les plus religieuses de l’Orient, comptant plus de 360  mosquées, une centaine d’écoles coraniques qui totalisèrent jusqu’à 10 000 étudiants. Marché capital sur la Route de la Soie, elle a possédé plusieurs dizaines de caravansérails. Son bazar s’étendait sur des hectares. S’y retrouvaient les marchands les plus spécialisés, et les changeurs d’argent. Trois coupoles marchandes ont été préservées et rénovées et servent aujourd’hui exclusivement aux vendeurs de tapis et de souvenirs pour touristes. Sa bibliothèque a contenu jusqu’à 45 000 volumes.

Un personnage célèbre de la ville : le grand vizir « Abu Ali Al Husayn ibn Sina »– plus  connu sous le nom d’ « Avicenne », fut linguiste, musicien, astronome… c’est aussi lui qui écrivit une encyclopédie médicale « le canon de la médecine » qui servit de base aux médecins du monde entier entre le 10ème et le 19ème siècle

C'était une des nombreuses cités sogdiennes, au coeur du Kysyl Kum (le désert de sable  rouge) mais aussi de la vallée arrosée par le fleuve Zéravshan où les agriculteurs sont devenus très vite sédentaires. Une ville sainte où se côtoyaient zoroastriens, bouddistes , nestoriens, manichéens avec une grande liberté de culte.... et commerçante.Elle fut conquise par les musulmans en 708 qui mirent  fin à la liberté de culte et remplacèrent les temples par des mosquées. En 892 elle devint le premier Etat musulman indépendant de la région, atteignit son âge d'or sous les Samanides, déclina au 11ème siècle, sous les Karakhanides, s'effondra sous la déferlante mongole, puis sous les troupes de Tamerlan en 1370. Boukhara ne connaîtra un nouvel âge d'or qu'au 16ème siècle sous les Chaybanides, puis à l'époque du "grand jeu" à la fin du 19ème.

 Aujourd'hui l'économie de cette ville du désert est basée sur, outre le tourime, la culture des céréales et du coton. Elle possède aussi la plus importante raffinerie de pétrole d'Ouzbékistan. 

Tout a été restauré pour redonner à la ville son éclat d'antan. Ce qui la caractérise par rapport aux autres grandes villes d'Ouzbékistan, c'est que son architecture couvre une très large période d'une dizaine de siècles.

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      Au centre de la vielle ville se trouve la place Lyabi-Khaouz avec ses constructions élégantes autour d’un bassin entouré de mûriers centenaires.

 

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Dans la partie Est on peut voir la madrasa Nodir Devon Begi construite comme caravansérail transformée en une madrasa - école coranique -  en 1630. Actuellement il  reste 9 madrasas en fonction d'école dans tout le pays dont 2 Tashkent et 1 à Boukhara, ce sont des écoles privées payantes, où l'on apprend non seulement le Coran mais aussi toutes les matières fondamentales en 4 ans.  C'est là, à deux pas de nos chambres d'hôtes, que nous commençons notre découverte de la ville :

-Notre B & B Hovli Poyon, la demeure d'un ancien Emir transformée en hôtel, très bien situé au coeur de la vieille ville tout près de la place Lyabi Khauz, et notre voiture conduite par celui que nous appelons "Boris" (avec une pointe d'humour :) car il s'appelle comme notre guide "Bakrom"  

 

 

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Après un moment de repos dans la cour de notre petit hôtel (très agréable!), Mireille  se dirige vers la place principale de la vieille ville : Lyabi-Khauz, entourée de canalisations aériennes de gaz (il y en a partout ici ), et de nombreux monuments dont le khanaka, le bâtiment du 17ème siècle qui servait au Khan (ou Emir), mais aussi de lieu d'hébergement aux derviches ( ces nomades chanteurs soufis ). la place est entourée de canalisations, en son centre un grand bassin. 


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Je cueille quelques mûres blanches au passage, il y a en partout ici. Elles sont juteuses et très bonnes !

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De l'autre côté de la place, la madrasa Nodir Devon Begi. Les 2 phénix qui arrachent les loups porteurs de malheur, et les emmènent vers le ciel et le soleil pour protéger les hommes ...sont les oiseaux mythiques très célèbres en Ouzbékistan.

 

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Sur la place une sculpture du fameux clown ouzbek du 10ème siècle : Nasreddin dont tout le monde ici connait les blagues !

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Il y a dans cette ville tant de monuments et de noms compliqués à retenir pour nous ... que je vais me simplifier la vie et mettre une série de photos des plus beaux monuments vus durant ces trois jours : 

 

La plupart de ces monuments se trouvent dans la "vieille ville" de Boukhara, souvent autour des places où ils sont regroupés (caravansérail, mosquée, madrasa, palais du Khan, khanaka la résidence administrative du khan, minaret, nécropole, bibliothèque ...), l'ensemble formant ce qu'on appelle un "complexe". Il y a plusieurs complexes ici. Tous se ressemblent un peu dans la mesure où ils sont tous en brique beige, et mosaïque bleue (symbole du ciel) et cela aurait pu finir par être lassant si nous n'avions pas eu les explications très pointues de Bakrom, notre guide, qui sait faire la différence ... Tous ont été magnifiquement rénovés - après la destruction par les Russes -, et apparaissent aujourd'hui flambants neufs. Pour la plupart transformés en boutiques d'exposition et de vente pour touristes : l'artisanat est superbe et de très bonne qualité. 

 

Nous sommes impressionnés par le nombre, la taille et l'harmonie de ces ensembles... et souvent le peu de monde qui s'y promène ! C'est juste le début de la saison.

 

 

 

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Sous les "coupoles des marchands", où passaient les chameaux , on vend aujourd'hui encore tapis, faïences, textiles ... des "susani" : des tentures en coton, qui  servent de couvre-lit, de nappe, ou de décoration murale . Recouvert de motifs traditionnels, le susani est fait de l'assemblage de morceaux de tissus cousus et brodés à la main de couleurs flamboyantes, mais aussi de couleurs naturelles, moins flashy.                                                                                            

             

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Nous irons  voir la forteresse de l'Emir, située un peu à l'extérieur de la ville  sur la colline d'Afrosyab, une ville dans la ville, dont les fondations remonteraient à 2500 ans avant JC.

 

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Puis une toute petite synagogue, trouvée par hasar dans les ruelles, car il y a une importante communauté juive ici:

 

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Mais Boukhara c'est aussi les "villages" , où vivent les Ouzbeks d'ici : une multitude de petites ruelles ou chemins de terre, où les maisons, se cachent autour de cours centrales, derrière de petits murs de brique ou de pisé. Un autre monde ... qui semble bien pauvre !... et où les canalisations de gaz sont fixées aux murs :

 

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Mais une promenade dans cette partie de la ville, souvent en rénovation aussi,  sans lumière le soir (lampe de poche obligatoire), est très émouvante , les gens y sont calmes et joyeux, dînent dehors...Les vieilles Lada russes sont encore légion ...

 

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A Boukhara nous avons visité un atelier de tissage de la soie, et un atelier de miniatures, représentant notamment Marco Polo sur la Route de la Soie, ainsi qu'un atelier de fabrication de marionnettes 

 

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La plupart des femmes porte les foulards, robes et pantalons traditionnels, elles adorent qu'on les photographie ! les enfants aussi ... ce n'est pas le cas dans tous les pays, loin de là, et mérite d'être souligné. C'est le signe de leur caractère spontanné et accueillant que nous retrouverons tout au long du voyage :

 

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Les hommes quant à eux s'adonnent au backgammon et à la musique, essentiellement de petites guitares à 2 ou 3 cordes, des tambourins pour le rythme, et des flûtes pour l'accompagnement :  

                                                                                                   

 

 

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et nous, pendant ce temps là  ... on déguste la cuisine ouzbek en famille,après que Backrom nous ait appris à servir le thé, selon la tradition, en 3 fois pour qu'il ait le meilleur goût : on reverse la première tasse dans le pot, puis la deuxième, puis la troisième ... en disant Loï, Moï, Choï (la terre, l'huile, le thé) ... et ensuite on peut boire. C'est bon, c'est léger.  Yarchi

 

Photos prises dans la cour de notre B&B :

 

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Demain départ vers le nord, avec hébergement chez l'habitant sans doute pas de wifi pendant 4 jours snif snif ... but don't worry 

 

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Published by Martine Bachelier - - Ouzbékistan

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