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Je suis à l'aéroport de Tahiti Faaa : il est minuit et demi, et je lutte contre le sommeil, je ne peux pas me permettre de m'endormir car j'ai peur pour mes deux sacs !! L'avion part à 2h10, j'ai du temps devant moi ... alors j'écris.


Mais ce soir, si j'ai vraiment envie de dormir, je me sens psychologiquement bien pour plusieurs raisons :


D'abord je me suis bien reposée et « retapée » à l'hôtel Intercontinental, bien que ce fut un peu triste car il n'y a vraiment pas grand monde: le tourisme est en chute libre ici.


Ensuite, j'ai pu avoir, in extrémis, mon « paquet de Noël » grâce à la gentillesse de Pascal des « Tipaniers », qui m'a averti que mon colis venait d'arriver à la poste, et que puisque j'étais sur la route (pour aller prendre mon bateau) , je n'avais qu'à m'arrêter à hauteur de la poste, il m'attendrait avec le fameux colis, que j'ai donc pu récupérer vraiment à la dernière minute! Merci aux « Tipaniers » que je recommande aussi par ailleurs!

Me voilà en route le paquet sur les genoux, autant dire que j'étais heureuse que j'en ai pleuré!

Merci les enfants et plein de gros bisous !!.Je suis trop émue pour l'ouvrir ; ce sera pour un peu plus tard

 

 

 Petite histoire en passant : je discute avec le chauffeur, et une fois de plus, je m'étonne du nombre de chiens errants sur la route :

  • -on ne le dit pas trop, mais ici nous, on les mange!

  • -mais alors vous les élevez pour ça?

  • - non, on ne les élève pas vraiment, mais on les laisse gambader !

  • - et comment vous savez lesquels sont à vous ?

  • - ils sont à tout le monde, on prend ceux qu'on veut...

  • - et comment vous faites?

  • - couteau dans le cou ...

  • - ah !...et c'est bon?

  • - délicieux ! meilleur que du boeuf!

J'ai enfin compris l'histoire des chiens derrière Atuana Lodge ....


Arrivés au port, le même chauffeur me prend 12 000 xfp, alors qu'un couple d'Australiens qui étaient aussi dans le taxi : 6 OOO chacun.


Je m'étonne :

- pourquoi moi je paie le double ?

  • -parce que vous , vous êtes toute seule

Là, j'ai beau essayé de comprendre, c'est plus difficile!

  • Et puis le Dieu « MAKE MAKE » est une nouvelle fois venu à mon secours pour m'expliquer pourquoi j'allais partir le 14 à 2h du matin, pour arriver, après 9h de vol, à 9 heures du matin, le 15!

Donc, pour dire les choses à ma façon, je me déplace vers l'ouest, donc je « cours » en quelque sorte après le soleil qui me précède puisqu'il se couche à l'ouest. Donc, forcément je gagne du temps :Greenwich : 0 méridien zéro, -5 à NY et à Santiago, -9 à Tahiti, et – 12 en Nouvelle Zélande....juste la moitié d'un jour

Donc, au lieu d'arriver à 2+9-4 ( décalage horaire entre Papeete et Sydney )= 7 heures du matin le 14, j'arrive à 7h ( à peu près ) le 14,

Mais ceux qui font le chemin inverse en même temps font +12 et se retrouvent donc à Sydney au même moment que moi, mais le 15 (+12)

Eh bien on a décidé qu'à cet endroit, qui se trouve très exactement en Nouvelle Zélande, ce serait le méridien + et – 12h , selon que l'on arrive de l'est ou de l'ouest, et que donc, à cet endroit, tout le monde « bascule » à la même date, c'est à dire pour moi, le 15 au lieu du 14;

ou encore plus simple:

Quand 2 personnes partent toutes les deux, à la même vitesse, à midi (12h) de Greenwich vers la Nouvelle Zélande, l'une par l'est, elle gagne du temps, (-12) l'autre par l'ouest, elle perd du temps (+12), elles arrivent en même temps, mais avec un jour (24h) d'écart.

Entre les deux mon coeur balance, il fallait choisir !


Comme ça, sur notre terre, si tout le monde ne peut pas être à la même heure, on peut être au même jour, ce qui est quand même plus pratique voire... absolument nécessaire!


Je sais donc maintenant qu'il existe un « méridien 12 » qui nous fait : « HOP » sauter un jour quand on le franchit, et ce méridien là, il est justement pas loin de Sydney, qui l'attrape au vol!!


Enfin bref, moi, dans l'histoire, si j'ai appris quelque chose, j'ai perdu un jour snif snif ... la vie est si courte :)


Voilà, j'espère que tout le monde a compris ???????


Les explications de MAKE MAKE étaient sans doute plus claires et plus scientifiques, mais je n'ai pas voulu risquer une réclamation de droits d'auteur.


Et enfin, dernière bonne surprise de la journée: au port de Papeete, Corinne était là , sur le quai, qui m'attendait! Encore un moment de bonheur!


Corinne m'a emmenée chez elle, dans un très joli appartement situé sur les hauteurs de Papeete. Là j'ai pu ouvrir mon colis tranquille avec beaucoup d'émotion...

Nous avons passé la soirée ensemble avec Christiane et Lilian, ses amis, également rencontrés sur l'île de Pâques, nous sommes allés prendre un verre au Hilton s'il vous plaît, puis manger des crêpes bretonnes « aux Roulottes » : des restos ambulants, qui s'installent tous les soirs sur le port et sont ici apparemment une véritable institution, tout en bavardant sur nos vies de « voyageurs » et sur la Polynésie Française bien sûr.

Une très agréable soirée dont je me souviendrai longtemps.

Puis une bonne douche chez Corinne, et direction l'aéroport ...


Quelques heures d'attente et au moment de l'embarquement, un violent orage éclate avec une pluie à pas mettre une Tahitienne dehors! Dans l'urgence, on nous distribue des espèces de « panchos » en plastique bleu transparent pour pouvoir monter dans l'avion sans être complètement trempés. Malgré cela je patauge: j'ai de l'eau à la moitié des chaussures. Mais bon, c'est mieux que rien! Je vais quand même pas me plaindre comme l'avaient fait ces vilains français de l'île de Pâques


Voilà donc tout plein de bonnes raisons de quitter Papeete le coeur joyeux !!


Dans l'avion, je suis assise à côté de « Christian », polynésien étudiant en école hôtelière, qui me laisse son n° de tel. à Sydney ,


Un grand merci à tous ! Que ça fait du bien de rencontrer des gens comme vous!


Avec vous, j'aurai soufflé gaiement ma deuxième bougie : 2 mois tout juste que je suis partie!


Et à bientôt j'espère.

Photos :
Adieu les cocotiers!
de gauche à droite : Corinne, Christiane, Lilian, et moi
Aux roulottes
Corinne.

 

 

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Published by Martine Bachelier - - Tahiti













Mes aventures à Papeete:


Il y a quelques jours je décide d'aller visiter Papeete: lever 6h, 3Omn de bus, puis de bateau pour rejoindre « la capitale »
Là : petit déjeuner, puis quelques courses (opticien encore, confirmation de mon prochain vol, pharmacie ... ) et tour de ville dont le marché, la « cathédrale », et comme il n'y a pas grand chose à faire, Papeete n'étant vraiment pas une ville très intéressante, je décide d'aller voir les « institutions » qui sont toutes dans le même quartier, très clean, très officiel ...


Je note aussi un énorme (c'est le cas de le dire !) problème d'obésité, je n'avais jamais vu ça nulle part ailleurs, pourtant à l'île de Pâques, c'était déjà pas mal ...


Le Haut Commissariat, la Présidence du Territoire (une construction absolument grandiose et superbe qui a paraît il coûté une fortune) , l'Assemblée territoriale, et le Palais de Justice ( qui sert aussi de Cour d'appel, et de Cour des comptes).


Je suis un peu étonnée par le nombre de policiers en grande tenue, de journalistes, et de voitures officielles ..... moi, en short, tennis et casquette, je monte les marches ... et je tombe sur un magistrat qui m'explique que dans une demi-heure, va avoir lieu l'audience solennelle de rentrée de la Cour des comptes, en présence, pour la première fois de son histoire, de Philippe Séguin en personne !!

Il me dit que je devrais rester, car « ça va être du grand spectacle » et il me place tout au fond sur le dernier banc. La salle se remplit bientôt de toutes les personnalités de tous les corps et institutions de l'ile... y compris Gaston Flosse, qui vient d'être condamné il y a quelques jours, pour « gestion de fait » ... il faut quand même avoir un sacré culot !


Une dame vient s'assoir à côté de moi : très sympa, elle me demande ce que je fais là (dans cette tenue) et je lui explique que je suis là par hasard. Elle, c'est l'épouse du Président de la Cour territoriale des comptes, celui qui va présider l'audience, Mr Besset !!

Je reste une bonne heure écouter les discours – très intéressants – mais malheureusement je dois m'esquiver pour cause de bateau qui n'attend pas.


J'ai donc loupé le discours de Ph. Séguin, mais selon les gros titres des journaux du lendemain
il aurait mis les choses au point :«  la grande lessive à la Cour des comptes » !

Cela, malgré le peu de connaissance que j'ai de ce « pays » ne m'étonne guère et mon impression n'était donc pas tout à fait fausse !


La veille, à la réception de l'hôtel, j'avais fait la connaissance de l'ancien procureur général de la Cour d'appel de Papeete, aujourd'hui conseiller à la Cour de cassation, et de son épouse qui habite à Tahiti .... décidément!


Conclusion: j'aurai donc fait la connaissance de Philippe Seguin à Papeete ! Et sympathisé avec une dame dont le mari .... est conseiller à Paris !!


voili voilou, j'ai trouvé que ça valait la peine d'être raconté.

 

les photos : la plaque dans le jardin public ....

l'Hotel de ville

le Palais de justice

le marché

L'obésité...


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Published by Martine Bachelier - - Tahiti



Mooera comme les autres iles polynésiennes (120 au total à plus de 18 000 km de la métropole ) fut peuplée il y a donc plus de 1000 ans par les navigateurs venus du sud – est asiatique sur leur grandes pirogues. Moorea signifie « beau lézard jaune ». effectivement il y a plein de lézards ici!

Les premiers européens arrivèrent ici au 18ème siècle ( le français Antoine de Bougainville et le capitaine Cook en 1777 – la grande baie de Moorea s'appelle la « baie Cook » of course! - et les missionnaires évangélisèrent les habitants qui sont toujours très pratiquants aujourd'hui, protestants à 80%.

La colonisation a été agrémentée de guerres fratricides entre les chefs des différentes iles, la guerre fait rage pendant près de 10 ans, finalement les français l'emporteront, non sans mal .


Au cours du 19ème siècle, la société polynésienne va, malheureusement, vite perdre ses repères culturels.


Le premier protectorat français fut établi en 1842 avec l'arrivée du premier corps expéditionnaire , alors que la Polynésie ne compte encore qu'une vingtaine d'européens !!. Plus tard, on y créa le « Centre d' Expérimentation Pacifique » pour une série d'essais nucléaire jusqu'en 1996.


La Polynésie française est composée de 5 subdivisions administratives:

  • Les Marquises

  • -Tuamotu-Gambier

  • -L'Archipel de la Société, ( avec les iles Sous- le- Vent , et les iles du Vent dont font partie Tahiti et son « ile soeur » Moorea )

  • et les iles Australes ( dont Rapa Iti = la petite Rapa par opposition à Rapa Nui = la grande Rapa, l'ile de Pâques )


Depuis 1984, la Polynésie jouit d'un statut d'autonomie interne: c'est une COM Collectivité d'Outre Mer ou Pays d'Outre Mer : l'administration des fonctions régaliennes ( défense, justice , police , trésor ) est assurée par l'Etat français représenté par un Haut-Commissariat de la République.

La langue française reste obligatoire dans ces services, cependant, dans la justice, les lois et les arrêts peuvent être rendu en « reo-maohi » avec une traduction française. L'enseignement des langues natives est organisé dans l'ensemble des cycles scolaires et universitaires.

Depuis quelques années , en ce qui concerne l'éducation, de nombreuses compétences ont été transférées au ministère de l'éducation polynésien: le primaire et le secondaire, seule l'Université relève encore du Haut Commissariat.... ce qui pose beaucoup de problèmes dans la mesure où les enseignants du primaire et du secondaire, désormais « locaux » veulent être payés autant que les anciens enseignants français qui les ont précédé .... ils sortent tout juste de 6 semaines de grève ce qui a mis beaucoup de désordre dans les iles ..

A côté du Haut Commissariat, il y a une Assemblée Territoriale de 57 députés élus au suffrage universel ( dont 4 siègent à Paris ) et un Président du pays.


Là aussi c'est un peu le bazar ! On ne respecte pas les lois, et le Président élu depuis 4 mois (Gaston Tong Sang, UMP ) est déjà sur le point de se faire renverser par les 2 autres partis indépendantistes ( Oscar Temaru ) et autonomistes (.Gaston Flosse ).qui font alliance contre lui...et refusent de voter le budget 2009.... de .les mauvaises langues disent que si G. Tang Sang n'est pas accepté malgré sa compétence, c'est parce qu'il est d'origine chinoise et « trop bien » ! 

On m'a dit aussi qu'il y avait beaucoup de corruption, de favoritisme, de passe- droits ...que tout le monde fermait les yeux...

Beaucoup de jalousie entre les locaux et les fonctionnaires venus de France qui « doublent » leur salaire.... et leur retraite quand ils la prennent . C'est la raison pour laquelle beaucoup d'anciens fonctionnaires de l'Etat français viennent s'installer ici à la retraite... enfin, c'est ce qu'on dit, il faudrait vérifier!

Les « locaux » nous appelle les « popas » ( les français du continent.

Ici on ne paie pas l'impôt sur le revenu, seulement l'impôt sur les sociétés, ce qui laisse le champ libre à toutes sortes de « magouilles », ni de taxes ( habitation ,la taxe foncière seulement après 5ans de résidence... ). On est considéré comme « résident » au bout de 5ans de séjour sur les iles.

On m'a dit aussi qu'il n'y a que « des riches et des pauvres » pas de classe moyenne, le salaire moyen serait de 2000€ par mois et le smic de 700... en revanche le système de sécurité sociale est performant, sauf en ce qui concerne les arrêts de travail à gogo et non contrôlés.


La violence est un fléau, notamment beaucoup de femmes battues, de viols et l'alcool fait des ravages. Il y a d'ailleurs en ce moment une grande campagne publicitaire J'ai pu le constater par les affiches de femmes battues au Palais de Justice ( 1 femme sur 4 peut on y lire ...) . Quant aux infractions à la circulation, elles ne seraient que rarement réprimées, les policiers étant facilement influençables ...enfin, ça aussi c'est à vérifier.


En tout cas, tout est extrêmement cher, surtout pour les touristes ... qui se font vraiment matraquer dans les hôtels. Mon budget est entrain « d'exploser » !! aie aie aie !

Rien que le petit déjeuner à l'hôtel où je réside – pourtant très modeste - côute 18 euros! Et cet après midi je suis allée à la pharmacie acheter une boîte de tricostéril, un tube de crème solaire écran total, ( il fait tellement chaud que je suis devenue « rouge flamboyants » ...   pas de pivoine à Moorea! ) et une boite d'actifed pour soigner mon gros rhume, j'en ai eu pour 60 euros. Pour! y aller il faut prendre un vélo : 10 €

J'ai demandé au pharmacien si je pouvais lui donner ma carte vitale ( histoire de ... ) il m'a répondu « mais, Madame, vous n'êtes pas en France ici ! » ... sympa !

Ah bon, excusez -moi, j'avais pas bien compris...

Et tout est comme ça,

Le taxi pour me conduire 5mn entre l'aéroport et l'hôtel m'a pris 40 euros!

Internet dans les hôtels c'est 7,5 euros l'heure! ( 9000 XFP )

Quant on arrive du Chili, ça fait un choc :)


Pourtant c'est nous qui leur donnons des centaines de millions d'euros par an de subventions! ( 596 millions d'euros par an? ... à vérifier )


On se dit que vraiment l'archipel doit être super important sur le plan stratégique, pour que ça continue comme ça!


Bon , d'accord, je suis un peu énervée : je m'arrête .


Deux jours plus tard:


Les « bons points » : la beauté de l'île de Moorea Je suis allée faire 2 heures de canoë dans le lagon, et j'ai fait le tour de la petite ile qui se trouve juste devant l'hôtel Les Tipaniers, quand on passe entre l'ile et la barrière de corail ça fait un vacarme incroyable, comme si un tsunami se préparait, c'est le bruit des grosses vagues qui se fracassebt sur la barrière – j'ai eu un peu peur.

J'ai fait aussi 3 heures de balade en bateau le long des côtes,, et j'ai pu caresser les fameuses raies de la baie! C'est le pilote du bateau qui m'a dit que j'avais «  tout faux sur ma définition du corail » qui n'aurait en fait rien à voir avec les vestiges des volcans ... à vérifier.

Et puis enfin un peu de vélo, mais je suis rentrée au bout de 2 heures, trempée et épuisée par la chaleur et l' humidité :)


la végétation est de toute beauté! Des arbres en fleurs partout, c'est très vert, je commence juste à faire la différence entre les palmiers ( mille variétés ) et les cocotiers. Un gros progrès.


la chaleur m'est très pénible, nous sommes dans une période de « petite mousson ». Il pleut très très fort par intermittence, ça ne dure jamais longtemps, mais ça fait du bruit! À ces moments là, les noix de coco nous tombent sur la tête en faisant un bruit fracassant en tombant par terre... au début, je croyais que c'était des coups de feu:) il faut faire attention!


Et bien sûr l'eau très transparente, très chaude : 30°, on entre comme dans une baignoire,ça ne rafraichit même pas! Et toutes les activités nautiques possibles et imaginables. Ce qui n'est pas vraiment mon truc, je n'ai mis les pieds dans l'eau que 2 fois depuis mon arrivée.


Les polynésiens ( les locaux) sont gentils, mais on ne peut pas trop savoir ce qu'ils pense de nous ( les riches touristes et les popas , ceux qui se sont résidents )

Il semble y avoir beaucoup de pauvreté ( pas mal de cabanes en bois qui sont en fait de vrais bidonvilles, le long des côtes, dans certains endroits, loin des zones touristiques ) et on m'a dit aussi quelques locaux très très riches, j'ai pu voir en effet des maisons qui sont de vrais palaces!


La Polynésie , c'est le paradis des amoureux, des « honey moon » ...et de la farniente...

Un paradis, dans lequel, on doit à mon avis, s'ennuyer très vite! Pas grand chose d'intéressant à faire ...

les photos :

le port de Moorea

la petite route qui fait le tour de l'ile

dans le lagon avec les raies...




















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Published by Martine Bachelier - - Tahiti














« Grosse fatigue » :


Après «les Tipaniers» je devais changer d'hôtel pour aller 5 jours en chambre d'hôte de l'autre côté de l'île. J'étais déjà très fatiguée et surtout réveillée à 4 h tous les matins par les oiseaux (il y a ici une quantité incroyable d'oiseaux qui font un bruit d'enfer le matin ). Ce fut l'horreur ! un bungalow, au premier abord fort joli et très sympathique, mais complètement « ouvert » : pas de mur, coincé entre le bord de l'eau, et de l'unique route qui fait le tour de l'île... et de l'autre côté de la route, des dizaines de chiens (en plus des chiens du propriétaire, qui sont venus partager les lieux....) des voitures qui passent toutes les 10 secondes, des chiens qui hurlent la nuit non stop, à 7h il fait nuit, invasion de moustiques par centaines qui me tournent autour, pas de repas de prévu, donc il me faut aller à pied chercher ma nourriture à la supérette du coin, ce que je fais en ramenant aussi du produit anti- moustiques, je me rends compte que la route est bordée de baraques en bois , sorte de bidonville ...pas de coffre- fort bien sûr, et un accès direct au bungalow par la mer. Enfin un violent orage, et les noix de coco qui tombent sur le toit, en faisant un bruit d'explosion!


Mais qu'est ce que je fais là toute seule?


Je suis prise de panique, et je craque : je vais voir la dame qui garde la maison (très belle maison et vraiment très gentille dame) qui me propose de me donner une chambre dans la maison. Malgré ça je ne ferme pas l'œil, mais au moins je n'ai pas peur ! Je me sens protégée!


Au petit matin – il est 6h - je décide de quitter les lieux et retourne au bungalow faire ma valise ( 502 € pour 5 nuits quand même, prépayés bien sûr !).


Je vais suivre l'un des «  10 commandements » de David : « si tu es fatiguée, tu te prends un bon hôtel pour te reposer quelques jours ! »


En hop: 3 heures plus tard, je suis installée à L'Intercontinental, un des hôtels les plus confortables de l'île. J'y suis conduite par une jeune femme polynésienne, Nathalie, qui m'a prise en charge très gentiment : elle devait m'apporter un vélo de location au bungalow, en fait, c'est moi qu'elle a ramenée! Là, c'est le grand luxe : calme, double vitrage, clim, restos, laverie, piscine etc... J'en ai profité pour soigner mes piqûres de moustiques, donner tout mon linge à laver : pas grand chose 2 kg à peine pour ... 80 euros , et internet 16 euros l'heure... c'est ça la Polynésie !!

Mais, j'avoue que ça fait du bien de temps en temps! Et il était temps.


Je viens de passer une bonne nuit, ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps.


J'ai aussi regardé mon premier journal télévisé «  de France », et j'ai vu qu'il faisait -14° dans la région parisienne, et que l'aéroport de Marseille était bloqué sous la neige .... Pardon de me plaindre de la chaleur ici!


La chaleur était déjà inhabituelle au Chili quand j'y étais, décidément les excès d'un côté comme de l'autre sont inquiétants.


Je vais attendre ici tranquillement le départ pour Sydney dans la nuit du 13 au 14 janvier à 2h du matin! 8H30 de vol et arrivée à 7h40 le .... 15 janvier! Les décalages horaires, c'est comme la boussole, je n'essaie même plus de comprendre ....


Mais à Papeete, je vais passer la soirée avec une amie, Corinne, rencontrée à l'ile de Pâques . Le monde est décidément bien petit !


Bref, globalement, mon expérience en Polynésie ne sera pas des plus réussies! en revanche, elle sera personnellement  enrichissante: mieux se connaître soi-même, et savoir apprécier ses limites sans vouloir aller au delà ...

Mes bons souvenirs ont noms : Paule, Véronique (les Tipaniers), Marie (hôtel Intercontinental), Nathalie et Lionel (Rent a Bike)  Lilian, Christiane et  Corinne.... à tous ceux là, un grand merci !

 

photos : mes porte- bonheur

L'Intercontinental Resort Spa de Moorea ...

PS : j'ajoute que ce  ne sont pas les "Connaisseurs du voyage " qui m'ont organisé mon séjour à Moorea, c'est moi toute seule !! j'aurais mieux fait de laisser Michel Deparis s'en occuper : mea culpa !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Martine Bachelier - - Tahiti


























Moorea comme les autres îles polynésiennes (120 au total à plus de 18 000 km de la métropole) fut peuplée il y a donc plus de 1000 ans par les navigateurs venus du sud – est asiatique sur leur grandes pirogues. Moorea signifie « beau lézard jaune ». Effectivement il y a plein de lézards ici!

Les premiers européens arrivèrent ici au 18ème siècle (le français Antoine de Bougainville et le capitaine Cook en 1777 – la grande baie de Moorea s'appelle la « baie Cook » of course! - et les missionnaires évangélisèrent les habitants qui sont toujours très pratiquants aujourd'hui, protestants à 80%.

La colonisation a été agrémentée de guerres fratricides entre les chefs des différentes îles, la guerre fait rage pendant près de 10 ans, finalement les français l'emporteront, non sans mal .

Au cours du 19ème siècle, la société polynésienne va, malheureusement, vite perdre ses repères culturels.

Le premier protectorat français fut établi en 1842 avec l'arrivée du premier corps expéditionnaire, alors que la Polynésie ne compte encore qu'une vingtaine d'européens !!. Plus tard, on y créa le « Centre d' Expérimentation Pacifique » pour une série d'essais nucléaire jusqu'en 1996.

 

La Polynésie française est composée de 5 subdivisions administratives:

·                          Les Marquises

·                          -Tuamotu-Gambier

·                          -L'Archipel de la Société, (avec les îles Sous- le- Vent, et les îles du Vent dont font partie Tahiti et son «île soeur » Moorea)

·                          et les îles Australes (dont Rapa Iti = la petite Rapa par opposition à Rapa Nui = la grande Rapa, l'île de Pâques)

 

Depuis 1984, la Polynésie jouit d'un statut d'autonomie interne: c'est une COM Collectivité d'Outre Mer ou Pays d'Outre Mer : l'administration des fonctions régaliennes (défense, justice, police, trésor) est assurée par l'Etat français représenté par un Haut-commissariat de la République.

La langue française reste obligatoire dans ces services, cependant, dans la justice, les lois et les arrêts peuvent être rendus en « reo-maohi » avec une traduction française. L'enseignement des langues natives est organisé dans l'ensemble des cycles scolaires et universitaires.

Depuis quelques années, en ce qui concerne l'éducation, de nombreuses compétences ont été transférées au ministère de l'éducation polynésien: le primaire et le secondaire, seule l'Université relève encore du Haut Commissariat.... ce qui pose beaucoup de problèmes dans la mesure où les enseignants du primaire et du secondaire, désormais « locaux » veulent être payés autant que les anciens enseignants français qui les ont précédés ....Ils sortent tout juste de 6 semaines de grève ce qui a mis beaucoup de désordre dans les îles ..

A côté du Haut Commissariat, il y a une Assemblée Territoriale de 57 députés élus au suffrage universel (dont 4 siègent à Paris) et un Président du pays.

Là aussi c'est un peu le bazar ! On ne respecte pas les lois, et le Président élu depuis 4 mois (Gaston Tong Sang, UMP ) est déjà sur le point de se faire renverser par les 2 autres partis indépendantistes (Oscar Temaru) et autonomistes (Gaston Flosse) qui font alliance contre lui...et refusent de voter le budget 2009.... Des mauvaises langues disent que si G. Tang Sang n'est pas accepté malgré sa compétence, c'est parce qu'il est d'origine chinoise et « trop bien » ! 

On m'a dit aussi qu'il y avait beaucoup de corruption, de favoritisme, de passe- droits ...que tout le monde fermait les yeux...

Beaucoup de jalousie entre les locaux et les fonctionnaires venus de France qui « doublent » leur salaire.... et leur retraite quand ils la prennent. C'est la raison pour laquelle beaucoup d'anciens fonctionnaires de l'Etat français viennent s'installer ici à la retraite... enfin, c'est ce qu'on dit, il faudrait vérifier!

Les « locaux » nous appelle les « popas » (les français du continent).

Ici on ne paie pas l'impôt sur le revenu, seulement l'impôt sur les sociétés, ce qui laisse le champ libre à toutes sortes de « magouilles », ni de taxes d’habitation , la taxe foncière seulement après 5ans de résidence... . On est considéré comme « résident » au bout de 5ans de séjour sur les îles.

On m'a dit aussi qu'il n'y a que « des riches et des pauvres » pas de classe moyenne, le salaire moyen serait de 2000€ par mois et le smic de 700... En revanche le système de sécurité sociale est performant, sauf en ce qui concerne les arrêts de travail à gogo et non contrôlés.

La violence est un fléau, notamment beaucoup de femmes battues, de viols et l'alcool fait des ravages. Il y a d'ailleurs en ce moment une grande campagne publicitaire J'ai pu le constater par les affiches de femmes battues au Palais de Justice (1 femme sur 4 peut on y lire ...). Quant aux infractions à la circulation, elles ne seraient que rarement réprimées, les policiers étant facilement influençables ...enfin, ça aussi c'est à vérifier.

En tout cas, tout est extrêmement cher, surtout pour les touristes ... qui se font vraiment matraquer dans les hôtels. Mon budget est entrain « d'exploser » !! Aie aie aie !

Rien que le petit déjeuner à l'hôtel où je réside – pourtant très modeste - coûte 18 euros! Et cet après midi je suis allée à la pharmacie acheter une boîte de tricostéril, un tube de crème solaire écran total, (il fait tellement chaud que je suis devenue « rouge flamboyant » ...   pas de pivoine à Moorea ! ) et une boîte d'actifed pour soigner mon gros rhume, j'en ai eu pour 60 euros. Pour y aller il faut prendre un vélo : 10 €

J'ai demandé au pharmacien si je pouvais lui donner ma carte vitale ( histoire de ... ) il m'a répondu « mais, Madame, vous n'êtes pas en France ici ! » ... sympa !

Ah bon, excusez-moi, j'avais pas bien compris...

Et tout est comme ça,

Le taxi pour me conduire 5mn entre l'aéroport et l'hôtel m'a pris 40 euros!

Internet dans les hôtels c'est 7,5 euros l'heure! (9000 XFP)

Quant on arrive du Chili, ça fait un choc !

 Pourtant c'est nous qui leur donnons des centaines de millions d'euros par an de subventions! (596 millions d'euros par an? ... à vérifier )

On se dit que vraiment l'archipel doit être super important sur le plan stratégique, pour que ça continue comme ça!

Bon , d'accord, je suis un peu énervée : je m'arrête .

 

Deux jours plus tard:


 











 

 

Les bons points : la beauté de l'île de Moorea Je suis allée faire 2 heures de canoë dans le lagon, et j'ai fait le tour de la petite île qui se trouve juste devant l'hôtel Les Tipaniers, quand on passe entre l'île et la barrière de corail ça fait un vacarme incroyable, comme si un tsunami se préparait, c'est le bruit des grosses vagues qui se fracassent sur la barrière – j'ai eu un peu peur.
J'ai fait aussi 3 heures de balade en bateau le long des côtes et j'ai pu caresser les fameuses raies de la baie! C'est le pilote du bateau qui m'a dit que j'avais «  tout faux sur ma définition du corail » qui n'aurait en fait rien à voir avec les vestiges des volcans ... à vérifier.

 

Et puis enfin un peu de vélo, mais je suis rentrée au bout de 2 heures, trempée et épuisée par la chaleur et l'humidité :)

La végétation est de toute beauté! Des arbres en fleurs partout, c'est très vert, je commence juste à faire la différence entre les palmiers (mille variétés) et les cocotiers. Un gros progrès.

La chaleur m'est très pénible, nous sommes dans une période de « petite mousson ». Il pleut très très fort par intermittence, ça ne dure jamais longtemps, mais ça fait du bruit! À ces moments là, les noix de coco nous tombent sur la tête en faisant un bruit fracassant en tombant par terre... au début, je croyais que c'était des coups de feu:) il faut faire attention!

Et bien sûr l'eau très transparente, très chaude : 30°, on entre comme dans une baignoire,ça ne rafraichit même pas! Et toutes les activités nautiques possibles et imaginables. Ce qui n'est pas vraiment mon truc, je n'ai mis les pieds dans l'eau que 2 fois depuis mon arrivée.

Les polynésiens (les locaux) sont gentils, mais on ne peut pas trop savoir ce qu'ils pense de nous (les riches touristes et les popas, ceux qui sont résidents)

Il semble y avoir beaucoup de pauvreté (pas mal de cabanes en bois qui sont en fait de vrais bidonvilles, le long des côtes, dans certains endroits, loin des zones touristiques) et on m'a dit aussi quelques locaux très très riches, j'ai pu voir en effet des maisons qui sont de vrais palaces!

 

La Polynésie, c'est le paradis des amoureux, des « honey moon » ...et de la farniente...

Un paradis, dans lequel, on doit à mon avis, s'ennuyer très vite! Pas grand-chose d'intéressant à faire ...


les photos :

le port de Moorea

la petite route qui fait le tour de l'île

dans le lagon avec les raies...

 














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Changement de décor !

et une petite pensée spéciale pour Françoise Joly : Vanuatu, "vôtre ile" n'est plus très loin !! et très bonne année à vous!!

Après 6 heures de vol, je suis arrivée à 3 heures du matin (mais 10 h sur place ) dans la petite ville de Papeete, et autant vous dire que : direct au dodo dans un hôtel du port, pour prendre le lendemain matin à 7 heures, le bateau - un catamaran - pour Moorea, une petite île " volcanique haute", de 60 kms de circonférence toute proche de Tahiti : un mélange de mer et de montagne, comme la Corse !! Une merveille de couleurs, de végétation subtropicale  très exotique !

Moorea est une île volcanique haute, très montagneuse, mais elle est aussi entourée d'une lagune de 50 km2 délimitée par une barrière de corail.
Elle réunit donc les deux  types de paysages, la montagne et la lagune... c'est parce qu'il y a eu une deuxième éruption avec la formation d'un nouveau volcan en son centre, et c'est ce qui fait tout son charme!
Le " fare" où je vais rester 8 jours ,se trouve en bordure de mer comme tous les hôtels ici, et j'y suis allée faire " trempette" ce matin : l'eau est très salée, très chaude, très claire, et on peut y admirer poissons et coraux de toutes sortes .... mais on ne peut pas vraiment nager, car il n'y a pas de profondeur dans le lagon.
Sur la photo, vous voyez au loin, une ligne blanche  d'écume, qui est la limite de la barrière de corail, contre laquelle les vagues viennent se heurter. Entre cette barrière et la plage de sable blanc (calcaire, érosion des coraux, contrairement aux plages volcaniques qui sont noires), le lagon est très peu profond (de l'eau jusqu'aux genoux seulement ), mais plein de poissons ,de coraux blancs, de perles.

Ici, ce n'est plus le paradis des surfeurs, mais celui des amateurs de plongée et de balade en canoë dans le lagon....

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Petite parenthèse sur l'Océanie:


A – Tentative de définition du continent océanien : tout un programme ! 


On distingue 5 continents : ( jusque là, ça va, on suit :)

Afrique, Amérique, Asie, Europe et Océanie .

L'ile de Pâques, la Polynésie et l’Australie faisant partie de l'Océanie.


L'Océanie est le plus petit « groupement continental », et le moins peuplé (36 millions d’habitants) après l’Antarctique si on le compte comme continent.


Elle se compose d’une multitude d’îes dispersées dans le Pacifique, qui s'étendent de Java à l'ouest, à l'ile de Pâques à l'est : sur 1/3 de la surface du globe !


Traditionnellement , l'Océanie est divisée en trois zones principales:

- L' Australie et la Nouvelle Zélande

-La Micronésie, appelée ainsi parce que les iles sont très petites : Hawaï, Tuamotu ...

-La Mélanésie (« îles des noirs ») qui  comprend elle-même la Nouvelle Guinée et les archipels occidentaux du Pacifique ( Bismark, Salomon, Vanuatu, Fidji, Nouvelle Calédonie, Nouvelles-Hébrides, Polynésie, ile de Pâques, ...)


Les Mélanésiens se répartissent en deux groupes : « les Papous » de Nouvelle-Guinée à la peau foncée, et les « Mélanésiens » proprement dits, dans les autres îles. Ce sont des négroïdes à face large, au nez écrasé ou droit.


Mais les scientifiques préfèrent diviser l'Océanie en seulement deux parties, en fonction de l'époque de leur peuplement ( c'est compliqué !! ) :

1 – La « Proche Océanie » :

colonisée avant la dernière glaciation , il y a plus de 50 000 ans,

Australie et Nouvelle-Guinée jusqu'aux îles Salomon

2 – « L'Océanie Eloignée » :

colonisée entre – 3000 et + 1000 après JC.

comprend tout ce qui est à l'est de la Proche Océanie.

C'est pendant cette période, vers 500 avant JC, que les premiers Polynésiens mirent leurs pirogues à la mer pour commencer la grande aventure de la colonisation vers l'est, notamment la Polynésie française, puis l'ile de Pâques, pour terminer beaucoup plus tard,en Nouvelle-Zélande.


NB : L’Indonésie, elle, fait partie du continent asiatique.


Le peuplement de l'Océanie,


s'est fait effectivement à travers 2 grandes vagues:


la première, il y a 50 000 ans au moins, a amené les chasseurs -cueilleurs à peupler l'Indonésie, la Mélanésie, la Nouvelle Guinée, et l'Australie.

L'Indonésie, constituait alors un plateau continental continu : le SUNDA, prolongement du continent asiatique. L'Australie et la Nouvelle Guinée, reliées entre elles par un pont terrestre avaient pour nom le SAHUL. Sunda et Sahul, n'étaient séparés que d'une centaine de km. Les migrations se sont faites facilement, alors que le niveau de l'eau était beaucoup plus bas qu'aujourd'hui. Les premiers hommes, dont certains sont sans doute d'origine africaine, « les négritos », sont arrivés en Australie occidentale entre moins 40 000 et moins 12 000 ans avant JC. Puis la mer est remontée, et les populations auront des développements séparés.


La deuxième vague est arrivée vers - 3000 avant JC, venue de Chine du Sud. Elle est caractérisée par ses potiers : les LAPITA de Mélanésie et de Polynésie occidentale. La culture Lapita était connue par ses poteries gravées de fines incisions géométriques, mais la poterie a disparu complètement de la culture polynésienne.

Il y eut un mélange de population entre la 1ère et la 2éme vague, dans le Sunda, en Mélanésie puis en Polynésie et la migration a continué en direction de l'Est, pour y trouver d'autres îles: celles de la Société ( Tahiti ) qui ont été atteintes vers + 300 après JC, et à partie de là, Hawaî +500, l'île de Pâques +300/800 et l'Amérique du sud enfin selon certains (cf la « qumar » en quechua, pour dire « patate douce » en est une des preuves!).

C'est ce qu'on a appelé «  le grand triangle polynésien » ayant pour sommets Hawaî, la Nouvelle Zélande et l’île de Pâques.

L'Océanie était réalisée.


Contrairement aux anciens européens qui avaient peur de tomber de la planète en naviguant, les habitants de l'Océanie s'aventurèrent en mer avec confiance, parce qu'ils avaient appris à la connaître et à l'interpréter ( vols des oiseaux , nuages et couleur du ciel, couleur de l'eau, débris flottants et algues ) Ils pouvaient ainsi deviner l'île 50 km avant de la voir à l'horizon ...


Les navires utilisés ont été des pirogues à balancier ( double ou simple ) ou à deux coques :les ancêtres de nos catamarans.


A l'ouest, les austronésiens ont atteint Madagascar au début de l'ère chrétienne.


Aujourd'hui plus personne ne remet plus en cause le fait que les populations du Pacifique sont originaires du continent asiatique et de la Mélanésie comme le prouvent la langue, la génétique, et l'ethnobotanique moderne.



La terre est-elle ronde ????????

 



photo prise de l'avion la nuit, sur la route de Papeete






Les îles et leurs volcans :


Les îles d'Océanie sont issues de l'activité volcanique  : des « points chauds »

(magma) situés à l'intersection de failles sismiques. Ces îles et leurs volcans suivent ensuite le mouvement de la plaque océanique qui se déplace, le point chaud, lui, ne bougeant pas.


C'est ainsi que l'on regroupe les îles de Polynésie selon 3 grands types:


1 – l'île continentale :

la seule île de ce type est la nouvelle Zélande.


2- L'île volcanique haute :

De fortes éruptions de magma y ont fait émerger des volcans.

Généralement elle a une zone intérieure élevée dont l'altitude peut varier, et une zone côtière étroite ( sables coraliens et falaises comme à Rapa Nui qui fait partie de cette catégorie ).

Lorsque le cratère du volcan se trouve encore sous le point chaud, le volcan est «  vivant » - (au Chili, le volcan Villarica par exemple) - , dans le cas contraire il est « mort » (simplement « éteint » si le point chaud se trouve non plus sous le cratère, mais toujours sous le volcan, ou « en érosion » si le point chaud est hors du volcan) . C'est le cas de Tahiti.


3 – L'Atoll :

C'est une barrière de corail très étroite et basse qui abrite en son centre, une lagune.

La barrière est le bord du volcan effondré dans la mer, et la lagune ou lagon, est l'ancien cratère de ce volcan submergé.

Qu'est ce que le corail? Vaste débat ...

Si j'ai bien compris, il existe du corail vivant et du corail fossilisé :

le corail vivant est une roche sur laquelle sont attachés des spécimens vivants d'invertébrés et d'algues,

le corail fossilisé, est constitué par les squelettes de ces colonies, qui se sont transformées au cours des siècles en structures calcaires pouvant donner naissance, entre autres, aux barrières de corail que l'on voit aujourd'hui, mais aussi aux beaux coraux que l'on voit au fond des lagunes.


Je comprends mieux les paysages qui m'entourent et les gens qui les habitent : je suis notamment frappée par la ressemblance physique des gens de Rapa Nui avec ceux de Polynésie, par le fait que l'on retrouve dans les 2 cas, les mêmes diférents « types » de visages, les mêmes nuances dans la couleur de peau.

Et l'écriture Rongo -Rongo, ne trouve -t-elle pas sa source lointaine dans la culture Lapita?


Ceci dit, on pourrait faire exactement le même type d'observation en Europe !!



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31 décembre 2008/ 14 janvier 2009

Géographie et Histoire


Pays d’Outre mer rattaché à la France, la Polynésie française fait partie du continent Océanie.

 

En 3000 av JC des habitants du littoral de la Chine du sud, cultivateurs de millet et de riz, commencent à traverser le détroit pour s'installer à Taiwan. Vers 2000 av JC  des migrations ont lieu de Taiwan vers les Philippines, puis vers Célèbes et Timor et de là, les autres îles de l'archipel indonésien. Vers 1500 av JC, un autre mouvement mène des Philippines en Nouvelle Guinée et au delà les îles du Pacifiques.

Les analyses génétiques montrent que ceux que l'on appelle aujourd'hui « polynésiens » ont une origine à la fois asiatique et mélanésienne (65%)

(Mélanésie =Nouvelle Guinée + Archipels occidentaux du pacifique).

Ce sont des « peuples cuivrés parlant une langue commune et esclaves du Tapou » – aujourd’hui Tabou.

 

Les Austronésiens sont sans doute les premiers navigateurs de l'histoire de l'humanité.

 

L'île de Tahiti fut vraiment visitée pour la première fois par Samuel Wallis qui y accosta le 19 juin 1767et la baptisa « l'île du roi George ».

Longue de 45 km , elle couvre 1045 km2, avec pour point culminant le Mont Orohena : 2241 m. Elle se compose de 2 parties centrées sur des volcans éteints et reliés par un court bras de terre, l'isthme de Taravaho. La plus grande s'appelle TAHITI NUI et la plus petite TAHITI ITI. C'est l'île la plus peuplée de la Polynésie française avec 171 ha au km2 (population totale de la Polynésie Fr : 265 000 ha.). Un mur de Corail entoure Tahiti.

 

Les îles connaissent un grave problème de pollution du à l'urbanisation, au manque d'épuration de l'eau,  à la surexploitation des réserves halieutiques, ainsi qu'à l'introduction d'espèces invasives comme « la petite fourmi de feu ».

 

Le climat tropical est chaud et humide toute l'année. Il n'y a pas de saison à Tahiti, ni de marée, puisqu'elle se trouve sur un noeud  de résonnance de la marée lunaire (point anphidromique). Sa seule composante de marée est due au soleil, dont très peu d'amplitude.

 

Le transport en commun le plus utilisé est le TRUCK (camion aménagé), et le bateau, qui relie 2 fois par jour Papeete, la capitale à MOOREA, l'île soeur.

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