Martine autour du monde ...

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>

Tiwanaku est dans la province d' Ingavi , département de La Paz,

Tiwanaku est un ensemble architectural classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis le 2 décembre 2000.

Ce fut le grand centre spirituel et politique de la civilisation Tiwanaku,, depuis le 7ème siècle, la capitale d'un puissant empire très vaste ( jusqu'au Chili et Pérou) , qui précéda les Incas, et dont l'âge d'or fut du 8ème au 12ème siècle, au terme d'un long processus évolutif de plus de 2000 ans.

C'est le site aurchéologique le plus ancien de toute l'Amérique latine.

Les fouilles continuent - exclusivement faites par des boliviens ... et il y a  du travail  à faire car il ne reste plus grand chose ou peut-être tout reste encore sous terre !

Tiwanaku  était connu pour son système d'irrigation agricole,  pour son étude des astres, et témoignait avant tout d'éléménts religieux exprimés à travers des iconographies antropomorphiques. Les nombreux vestiges du site - temples, pyramides, le monolite de la Pachamama de plus de 7 mètres de haut, ... ayant inspiré Hergé pour "Tintin et le temple du soleil"  -  représentent les avancées culturelles de cette civilisation.

En effet on y voit la fameuse "Porte du Soleil" - le soleil y rentre par une porte et sort par l'autre -, le temple de Kalasasaya, un autre temple semi-souterrain , et quantité de statues, dont la plus célèbre, avec les bras repliés sur le torse , signe de noblesse, et la Croix Andine (celle qui détermine le mois de l'année).

Nous avons visité le musée qui explique toute l'histoire de cette civilisation dont la disparition subite, juste avant l'arrivée des incas reste un mystère.

 

On pourrait en écrire des pages !  je le ferai plus tard !

Quelques photos pour illustrer ce site

 

la Porte du soleil  ,

la statue antropomorphe qui rappelle un Moaï de l'Ile de Pâques ,

La croix andine:

La statue incrustée sur l'un des murs du temple semi-souterrain devant le temple de Kalasasaya

Vue partielle de la pyramide d'Akapana

Le village :

 

la Porte du Soleil, le soleil y entre le jour du solstice d'hiver (d'été pour nous) : le 21 juin
la Porte du Soleil, le soleil y entre le jour du solstice d'hiver (d'été pour nous) : le 21 juin
la Porte du Soleil, le soleil y entre le jour du solstice d'hiver (d'été pour nous) : le 21 juin
la Porte du Soleil, le soleil y entre le jour du solstice d'hiver (d'été pour nous) : le 21 juin
la Porte du Soleil, le soleil y entre le jour du solstice d'hiver (d'été pour nous) : le 21 juin
la Porte du Soleil, le soleil y entre le jour du solstice d'hiver (d'été pour nous) : le 21 juin
la Porte du Soleil, le soleil y entre le jour du solstice d'hiver (d'été pour nous) : le 21 juin
la Porte du Soleil, le soleil y entre le jour du solstice d'hiver (d'été pour nous) : le 21 juin
la Porte du Soleil, le soleil y entre le jour du solstice d'hiver (d'été pour nous) : le 21 juin

la Porte du Soleil, le soleil y entre le jour du solstice d'hiver (d'été pour nous) : le 21 juin

Puis nous reprenons la route en direction du lac Titicaca : la route et les paysages sont grandioses ! Mais la pauvreté est omniprésente le long du chemin et des petits villages que nous traversons .

Bientôt on l'aperçoit au loin : il s'étend sur environ 8400 km2 , à 3812 mètres d'altitude ... d'une rive à l'autre, nous traversons un petit détroit en bateau, avant de reprendre la route le long des rives du lac et d'arriver enfin à Copacabana où nous allons passer la nuit, avant de repartir demain matin en bateau sur l'îe de la Lune , pour une grande rando et nuit dans un écolodge !

Il fait nuit , il est temps d'aller se coucher :)

Arrivée à Copacabana
Arrivée à Copacabana
Arrivée à Copacabana
Arrivée à Copacabana
Arrivée à Copacabana
Arrivée à Copacabana
Arrivée à Copacabana
Arrivée à Copacabana
Arrivée à Copacabana

Arrivée à Copacabana

36 - 6 : Tiwanaku - Copacabana

Voir les commentaires

Published by Martine Bachelier - - Bolivie

Samedi 23 mai nous reprenons du petit aéroport de Sucre (qui va bientôt s'agrandir et devenir international ) , un vol pour La Paz, toujours avec la compagnie Amazonas. Les avions ici ont très souvent du retard à cause du climat, du vent et de l'altitude ! Il faut toujours se renseigner avant de partir !

Avec une petite heure de retard, mais nous survolons de nouveau  les paysages les plus incroyables, la Cordillière Centrale, le Lac Pongo,  avant de redécouvrir la capitale la pus haute du monde, encaissée dans un immense canyon entourée de pics enneigés dominés par la silhouette du Mont Illimani :

arrivée à La Paz vue d' avion arrivée à La Paz vue d' avion
arrivée à La Paz vue d' avion arrivée à La Paz vue d' avion
arrivée à La Paz vue d' avion arrivée à La Paz vue d' avion

arrivée à La Paz vue d' avion

De retour à La Paz, nous prenons un peu plus le temps de visiter cette ville étonnante qui est quand même la capitale officielle du pays ! une agglomération surréaliste, agrippée aux nuages, si différente de toutes les autres capitales latino- américaines

ça grimpe, ça grimpe et ça redescend de tous les côtés, et de nouveau par moments, à 3500m d'altitude,, j'ai beaucoup de mal à respirer , il faut marcher lentement et s'arrêter de temps en temps ... mais il fait beau, à La Paz le climat est plutôt clément,  on a les pieds sur terre et la tête dans les nuages !

La Paz fut fondée en 1548 par le capitaine espagnol Mendoza, et c'est là qu'n 1809 Pedro Domingo Murillo , un métis, s'inspirant de la révolution française, lança son appel à la révolte avant d'être exécuté, mais ce fut le premier pas vers l'indépendance de l'amérique latine ! et pendant les 10 ans qui suivirent, ce fut la guerilla rurale contre les troupes espagnoles, puis la victoire du Maréchal Sucre en 1825 et la création de la République de Bolivar en 1825 .

La ville est partagée en deux  par un fleuve , le "Rio Chaqueyapu" ou "Rio de La Paz" . A la création de la ville, les riches conquistadores habitaient au nord du fleuve et les pauvres indiens au sud . Aujourd'hui cette séparation ( formalisée par la grande "avenue du Prado") , est encore perceptible : Au nord, sur la place Murillo, se trouvent tous les bâtiments officiels (Palais présidentiel, Parlement et la Cathédrale) :

 

La place Murillo, ses pigeons ...La place Murillo, ses pigeons ...
La place Murillo, ses pigeons ...La place Murillo, ses pigeons ...
La place Murillo, ses pigeons ...La place Murillo, ses pigeons ...

La place Murillo, ses pigeons ...

Au sud du fleuve, les restes souvent délabrés de la vieille ville coloniale , notamment l'église franciscaine San Francisco, qui se trouve en bordure du vieux quartier indien, construite en 1745 par les espagnols et est considérée comme le plus bel édifice colonial de La Paz, de style baroque avec de larges influences indigènes (ce qu'on appelle le "style végétal")  :

Eglise San FranciscoEglise San Francisco

Eglise San Francisco

Hier, comme tous les dimanches, c'était bien sûr la fête sur le Prado : "la fête dominicale des cultures"  (comme souvent en Bolivie ... des fêtes, des fêtes, et des grèves , des grèves ... on ne sait pas trop pourquoi, mais ça fait partie de la culture bolivienne :)

Quelques photos de la vie quotidienne à La Paz où l'ambiance fête se mêle à l'ambiance "contestation" en particulier contre l'injustice et la violence faites aux femmes et aux enfants  :

La fête du dimanche sur le Prado (Avenida de 16 de julio)La fête du dimanche sur le Prado (Avenida de 16 de julio)
La fête du dimanche sur le Prado (Avenida de 16 de julio)La fête du dimanche sur le Prado (Avenida de 16 de julio)
La fête du dimanche sur le Prado (Avenida de 16 de julio)La fête du dimanche sur le Prado (Avenida de 16 de julio)

La fête du dimanche sur le Prado (Avenida de 16 de julio)

Et pour finir quelques photos qui montrent bien la "décrépitude" de la ville et la pauvreté de ses habitants : beaucoup de "mendiants" dont des enfants - beaucoup aussi de "kiosques" de vendeurs des rues . Il y a des centaines de "quioscos" de journaux, de boissons, de bonbons ou autres ... des femmes assises sur les trottoirs avec leurs enfants qui font la manche ou essaient de vendre  tout un tas de babioles, souvenirs, vêtements .... Dans les kiosques, il y a même parfois des écrans de télé !  Les femmes qui vendent ainsi sont toutes des indiennes,  elles portent leurs robes traditionnelles et leurs longues nattes ou les cheveux sont parfois mélangées à des brins de laine ....

 

J'ajoute que pour notre dernière après midi à La Paz, nous sommes allées voir un musée extraordinaire que je recommande à tous ceux qui passent par La Paz : "le Musée national d'Etnographie et de Folklore" , mais pas seulement, c'est un musée, outre que son cadre  colonial est superbe (bâtiment du 18ème) , il retrace de manière très ludique (films), très simple et très complète, toute l'histoire du pays depuis la préhistoire, l'histoire de la tapisserie et des textiles depuis la nuit des temps , des coutumes, des masques, de l'écriture et du langage idéographique,  des céramiques ... Une vraie merveille à ne pas rater !

Puis nous sommes rentrées en affrontant les embouteillages comme jamais : bouchons de voitures sur toutes les rues, klaxons non stop, trottoirs où il faut lutter pour avancer à travers le foule , difficultés pour traverser les rues sans se faire renverser etc ... Des centaines de petits "minibus" font la queue en hélant le client à tue tête : en effet ici ces minibus qui défilent dans les rues se dirigent chacun vers un endroit bien déterminé sur les hauteurs de la ville (el Alto) , ce qui n'est pas bête car ça évite les longs trajets : on peut "monter" directement chez soi sans faire de longs détours !!

Et puis nous sommes passées au siège Bolivien de notre agence de voyage "Altiplano" , où nous avons rencontré Christelle avec plaisir, et nous lui avons dit au revoir car nous ne nous reverrons plus !

Demain matin tôt, départ pour Tiwanaku ! Hasta luego :)

 

la ville (diaporama)
la ville (diaporama)
la ville (diaporama)
la ville (diaporama)
la ville (diaporama)
la ville (diaporama)
la ville (diaporama)
la ville (diaporama)
la ville (diaporama)

la ville (diaporama)

Vue de notre hôtel : El Rey Palace - 20 av de octubre Vue de notre hôtel : El Rey Palace - 20 av de octubre

Vue de notre hôtel : El Rey Palace - 20 av de octubre

Voir les commentaires

Published by Martine Bachelier - - Bolivie

Et hop ! nous voici reparties pour une nouvelle aventure : la découverte du mode de vie et des coutumes  d'une "communauté Quechua" , celle  de Jatun Yampara.

Environ 50 minutes de route à travers des paysages toujours aussi magnifiques. Le petit village où nous nous arrêtons est situé dans un écrin de collines, le long de la Cordillère "de los fraïles".

Sur la route , nous nous arrêtons chez une vieille dame de 85 ans, qui vit seule, malade et fatiguée , dans des conditions déplorables ... puis un peu plus loin chez un vieil homme qui lui aussi doit avoir du mal à vivre Il cultive des pommes de terre et du maïs qu'il rammasse lui même... nous n'avons pas réussi à savoir si les peronnes âgées étaient prises en charge ici ... il n'y a apparemment pas de sécurité sociale , ni de maisons de retraite ...

 

je donne à la vieille dame qui a mal à la tête montube de Doliprane !je donne à la vieille dame qui a mal à la tête montube de Doliprane !
je donne à la vieille dame qui a mal à la tête montube de Doliprane !je donne à la vieille dame qui a mal à la tête montube de Doliprane !
je donne à la vieille dame qui a mal à la tête montube de Doliprane !je donne à la vieille dame qui a mal à la tête montube de Doliprane !

je donne à la vieille dame qui a mal à la tête montube de Doliprane !

Nous sommes logées dans un des bungalows crées de toutes pièces  par une agence de voyage locale. Pas de chauffage et pas d'eau courante... nous sommes au moyen-âge !!

 Ca fait un peu "tourisme formaté artificiel" et nous avons l'impression d'être en permanence sollicitées pour donner des sous (comme partout)  ...  mais bon... c'est quand même bien.

Nous visitons l'école, et là c'est très émouvant et me rappelle l'école du Laos : les enfants nous accueillent en chantant, et sont ravis des petits cadeaux que nous leur offrons ( cahiers et crayons ). Une seule institutrice pour 7 élèves de 7 à 15 ans qui doivent marcher des kms chaque matin pour se rendre à l'école ! Cette école est d'ailleurs en voie de dispariton faute d'élèves ...  les "campesinos" émigrant de plus en plus vers les villes . Chaque jour une des mamans des enfants vient aussi à l'école pour préparer le petit déjeuner et les repas du midi . J'ai pris un film mais je n'arrive toujours pas à mettre les films sur mon blog ! Trop nulle !! Ce sera pour plus tard ...

 

 

Nôtre bungalow, l'école, Xavier qui nous prépare nos repas à la chandelle Nôtre bungalow, l'école, Xavier qui nous prépare nos repas à la chandelle
Nôtre bungalow, l'école, Xavier qui nous prépare nos repas à la chandelle Nôtre bungalow, l'école, Xavier qui nous prépare nos repas à la chandelle Nôtre bungalow, l'école, Xavier qui nous prépare nos repas à la chandelle
Nôtre bungalow, l'école, Xavier qui nous prépare nos repas à la chandelle Nôtre bungalow, l'école, Xavier qui nous prépare nos repas à la chandelle

Nôtre bungalow, l'école, Xavier qui nous prépare nos repas à la chandelle

Le "chef " du village nous fait voir la chapelle, l'atelier de tissage, le petit musée des vêtements traditionnels quechua et des plantes médicinales .

Nous faisons une grande marche à pied pour aller et revenir jusqu'à l'école qui se trouve sur la colline d'à côté ... le drapeau des ethnies flotte au dessus de nos têtes ... les guides qui nous accompagnent sont très attentifs et très gentils

la chapelle, le musée, l'atelier de tissage, le drapeau des ethnies
la chapelle, le musée, l'atelier de tissage, le drapeau des ethnies
la chapelle, le musée, l'atelier de tissage, le drapeau des ethnies
la chapelle, le musée, l'atelier de tissage, le drapeau des ethnies
la chapelle, le musée, l'atelier de tissage, le drapeau des ethnies
la chapelle, le musée, l'atelier de tissage, le drapeau des ethnies
la chapelle, le musée, l'atelier de tissage, le drapeau des ethnies
la chapelle, le musée, l'atelier de tissage, le drapeau des ethnies
la chapelle, le musée, l'atelier de tissage, le drapeau des ethnies
la chapelle, le musée, l'atelier de tissage, le drapeau des ethnies
la chapelle, le musée, l'atelier de tissage, le drapeau des ethnies

la chapelle, le musée, l'atelier de tissage, le drapeau des ethnies

Voir les commentaires

Published by Martine Bachelier - - Bolivie

Arrivée à SUCRE (prononcer "Soucré" ) en souvenir du Général Antonio José de Sucre, le bras droit de Bolivar , 300 OOO habitants, 2750 mètres d'altitude, est la Capitale "constitutionnelle" du pays ... eh oui, ce n'est pas La Paz ! ... les deux villes revendiquent le titre de Capitale ... bien compliqué ! On peut dire que Sucre est la capitale historique

Fondée en 1538, elle fut en effet  capitale pendant la période coloniale, et aujourd'hui les 2 villes sont un peu en "rivalité" ...véritable inbroglio politico-social .... je passe ! en tout cas c'est à Sucre que se trouve la Cour Suprême de Justice , les autres intitutions se trouvant à La Paz.

Sucre est une très jolie ville coloniale, on l'appelle la "ville blanche" car c'est vrai tous les monuments et maisons sont d'un blanc immaculé (on dit qu'elle a été peinte en blanc au 19ème siècle pour faire fuir les moustiques !).

Une ville que je trouve plus calme, plus aérée que La Paz ... il est très agréable d'y déambuler quand ce n'est pas trop pollué... empreinte peut être encore plus que les autres, (si c'est possible!) de religion catholique (pas moins de 60 églises, plus quantité de couvents et de monastères aujourd'hui souvent transformés en hôtels , dont le nôtre , très beau : le Monasterio ). Cependant on retrouve ici le même problème que dans toutes les autres villes de Bolivie : la circulation  intense, les embouteillages, et la très importante pollution surtout aux heures de pointe ( les voitures ont  des pots d"échappement sans catalyseur ) Il est difficile de respirer ... Heureusement des "zèbres" aident, en dansant et en faisant les clowns, les piétons  à traverser !!

Aujourd'hui, après le déclin des mines, les principales ressources de Sucre sont : une cimenterie, le chocolat , les hôpitaux et les Universités publiques et privées ... Elles attirent des milliers d'étudiants qui contribuent à faire tourner l'économie ! Tous les écoliers portent l'uniforme.

Comme à La Paz, les grèves sont nombreuses : rien qu'aujourd'hui il y a eu 3 manifestations dans le centre : l'une parce que la farine pour faire le pain n'est plus subventionnée par l'Etat, l'autre parce que certains personnels des hôpitaux n'ont pas été payés depuis 3 mois et la troisième parce qu'un canalisation d'eau s'et cassée et prive d'eau une partie de la ville ...

Pour faire vite ( eh oui encore car nous partons tout à l'heure passer une journée dans une communauté) nous avons visité la "ville haute" ou "Ricoletta" ou se trouve le musée du textile (une association aide les "campesinos" à développer leur art du tissage ), la Préfecture (puisque Sucre est la Capitale du département de Chuquisaca ), la Mairie, la Cour Suprême de justice, la grande "Plaza 25 de Mayo" (1825 année de la création de la République de Bolivar, l'ex haut-Pérou), l'église San Francisco , la "Casa de la Libertad" qui retrace superbement l'histoire de la ville ( ancien palais colonial, puis monastère de jésuites, puis aujourd'hui annexe de l'université car il faut savoir aussi que c'est à Sucre que se trouve la - les -  plus grande université du pays ) , le Mercado Central (un immense marché où l'on trouve de tout et où j'ai beaucoup appris sur les fruits et légumes qui m'étaient  jusqu'alors inconnus ) ...

 

Voici donc en photos (diaporama) un résumé de ce que nous avons vu :

notre hôtel, les principaux monuments, la Ricoletta, les "zèbres" , des volontaires qui aident à la circulation aux carrefours  ...

 

 

 

 

 

 

La ville:  les rues, les zèbres, les grèves, la circulation, le drapeau des ethnies,la tapisserie etc ...
La ville:  les rues, les zèbres, les grèves, la circulation, le drapeau des ethnies,la tapisserie etc ...
La ville:  les rues, les zèbres, les grèves, la circulation, le drapeau des ethnies,la tapisserie etc ...
La ville:  les rues, les zèbres, les grèves, la circulation, le drapeau des ethnies,la tapisserie etc ...
La ville:  les rues, les zèbres, les grèves, la circulation, le drapeau des ethnies,la tapisserie etc ...
La ville:  les rues, les zèbres, les grèves, la circulation, le drapeau des ethnies,la tapisserie etc ...
La ville:  les rues, les zèbres, les grèves, la circulation, le drapeau des ethnies,la tapisserie etc ...
La ville:  les rues, les zèbres, les grèves, la circulation, le drapeau des ethnies,la tapisserie etc ...
La ville:  les rues, les zèbres, les grèves, la circulation, le drapeau des ethnies,la tapisserie etc ...
La ville:  les rues, les zèbres, les grèves, la circulation, le drapeau des ethnies,la tapisserie etc ...
La ville:  les rues, les zèbres, les grèves, la circulation, le drapeau des ethnies,la tapisserie etc ...
La ville:  les rues, les zèbres, les grèves, la circulation, le drapeau des ethnies,la tapisserie etc ...
La ville:  les rues, les zèbres, les grèves, la circulation, le drapeau des ethnies,la tapisserie etc ...
La ville:  les rues, les zèbres, les grèves, la circulation, le drapeau des ethnies,la tapisserie etc ...
La ville:  les rues, les zèbres, les grèves, la circulation, le drapeau des ethnies,la tapisserie etc ...
La ville:  les rues, les zèbres, les grèves, la circulation, le drapeau des ethnies,la tapisserie etc ...
La ville:  les rues, les zèbres, les grèves, la circulation, le drapeau des ethnies,la tapisserie etc ...
La ville:  les rues, les zèbres, les grèves, la circulation, le drapeau des ethnies,la tapisserie etc ...
La ville:  les rues, les zèbres, les grèves, la circulation, le drapeau des ethnies,la tapisserie etc ...

La ville: les rues, les zèbres, les grèves, la circulation, le drapeau des ethnies,la tapisserie etc ...

le Marché Central : au hasard ... à vous de trouver !!

Papaye, chilimoya, pakage, tumbo, ajipa, yuca, chocha, aloa, le Noni con Chia, le café de Copacabana (le meilleur!),  l'haji (bon aller, pour l'l'haji je veux bien vous aider : c'est du paprika, il en existe en 2 couleurs, le jaune et le rouge , il peut être piquant ou bien doux :)

Bon courage !!

 Marché : la femme en bas, enlève les graines du paprika pour les moudre et en faire de la poudre
 Marché : la femme en bas, enlève les graines du paprika pour les moudre et en faire de la poudre
 Marché : la femme en bas, enlève les graines du paprika pour les moudre et en faire de la poudre
 Marché : la femme en bas, enlève les graines du paprika pour les moudre et en faire de la poudre
 Marché : la femme en bas, enlève les graines du paprika pour les moudre et en faire de la poudre
 Marché : la femme en bas, enlève les graines du paprika pour les moudre et en faire de la poudre
 Marché : la femme en bas, enlève les graines du paprika pour les moudre et en faire de la poudre
 Marché : la femme en bas, enlève les graines du paprika pour les moudre et en faire de la poudre
 Marché : la femme en bas, enlève les graines du paprika pour les moudre et en faire de la poudre
 Marché : la femme en bas, enlève les graines du paprika pour les moudre et en faire de la poudre
 Marché : la femme en bas, enlève les graines du paprika pour les moudre et en faire de la poudre
 Marché : la femme en bas, enlève les graines du paprika pour les moudre et en faire de la poudre
 Marché : la femme en bas, enlève les graines du paprika pour les moudre et en faire de la poudre
 Marché : la femme en bas, enlève les graines du paprika pour les moudre et en faire de la poudre
 Marché : la femme en bas, enlève les graines du paprika pour les moudre et en faire de la poudre

Marché : la femme en bas, enlève les graines du paprika pour les moudre et en faire de la poudre

Enfin je ne peux pas ne pas évoquer un endroit splendide que nous avons découvert :

- Le Musée Universitaire Charcas (section archéologie , ethnographie et art coloniale) Incroyable musée ! On y voit les crânes  alongés (marque de noblesse) , les vêtements et danses traditionnels des ethnies antérieures aux Incas , la reconstitution des murs peints des grottes préhistoriques, et surtout l'écriture : comme elle n'existait pas encore , les Indiens faisaient sur des plateaux,  de petites figurines en terre dont chacune avait un sens ... le tout constituant des phrases ...

Museos Universitarios CharcasMuseos Universitarios Charcas
Museos Universitarios CharcasMuseos Universitarios Charcas
Museos Universitarios CharcasMuseos Universitarios Charcas
Museos Universitarios CharcasMuseos Universitarios Charcas

Museos Universitarios Charcas

Sur les toits de "l'Iglesia y Convento San Felipe de Neri" , on marche sur les terrasses ondulées du couvent au sol de céramique, et  ce qui émerveille, c'est le spendide panorama sur la ville de Sucre  :

Sur les toits de San Pelipe de Neri Sur les toits de San Pelipe de Neri
Sur les toits de San Pelipe de Neri Sur les toits de San Pelipe de Neri
Sur les toits de San Pelipe de Neri Sur les toits de San Pelipe de Neri

Sur les toits de San Pelipe de Neri

Comme nous étions dans la semaine du "veinte cinco de mayo" la ville était déjà en fêt le soir du 22 mai : en effet le 25 mai 1809 a eu lieu à Sucre le premier appel à la "Libertad" de la ville et du pays ... et ça se fête tous les ans ! Défilés , danses, musique ... une foule immense et bariolée est réunie sur la Plaza 25 de Mayo .  Comme d'habitude les vendeurs de bonbons, les cireurs de chaussures, les petits enfants mendiants et leurs mamans sont à aussi ...

Les Boliviens aiment les fêtes, la musique, le bruit ...

la fête du 25 mai à Sucrela fête du 25 mai à Sucre
la fête du 25 mai à Sucrela fête du 25 mai à Sucre
la fête du 25 mai à Sucrela fête du 25 mai à Sucre

la fête du 25 mai à Sucre

Voir les commentaires

Published by Martine Bachelier - - Bolivie

Nous voilà reparties sur une route pratiquement déserte, où les lamas sont rois ! les paysages sont fascinants par les dégradés de couleurs : du brun au jaune, en passant par le vert, le violet ... bref, toute la palette de l'arc en ciel sous nos yeux

36-2 : Potosi36-2 : Potosi
36-2 : Potosi36-2 : Potosi36-2 : Potosi

Potosi : Avec ses 145 000 habitants, classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO, Potosi est la ville de plus 100 000 habitants la plus haute du monde : 4090 mètres ! Eh oui on était encore une fois au bord de "l'apoplexie" et nous avons passé toutes les deux une nuit mouvementée (c'est vrai aussi qu'on avait beaucoup trop marché dans l'après midi ).

La ville est surprenante par sa topographie : elle s'étend sur plusieurs collines,  lesquelles sont dominées par la masse imposante du "Cerro Rico" (la montagne des mines d'argent). Les ruelles pavées montent et descendent à pic, entraînant non seulement la difficulté à respirer, mais une très forte pollution ( les pots d'échappement s'en donnent à coeur joie :) .... Les monuments de la ville laissent percevoir la splendeur passée , mais aujourd'hui c'est plutôt tristounet, laissé à l'abandon faute d'entretien ... ,

 

 

 

 

la cathédrale, la Palais de la Moneda,   sur les hauteurs de la ville au "marché des mineurs"
la cathédrale, la Palais de la Moneda,   sur les hauteurs de la ville au "marché des mineurs"
la cathédrale, la Palais de la Moneda,   sur les hauteurs de la ville au "marché des mineurs"
la cathédrale, la Palais de la Moneda,   sur les hauteurs de la ville au "marché des mineurs"
la cathédrale, la Palais de la Moneda,   sur les hauteurs de la ville au "marché des mineurs"
la cathédrale, la Palais de la Moneda,   sur les hauteurs de la ville au "marché des mineurs"
la cathédrale, la Palais de la Moneda,   sur les hauteurs de la ville au "marché des mineurs"
la cathédrale, la Palais de la Moneda,   sur les hauteurs de la ville au "marché des mineurs"
la cathédrale, la Palais de la Moneda,   sur les hauteurs de la ville au "marché des mineurs"

la cathédrale, la Palais de la Moneda, sur les hauteurs de la ville au "marché des mineurs"

Potosi est surprenante par son histoire : grâce à sa mine d'argent découverte par les incas, puis par les colons qui l'ont exploitée à partir du 16ème siècle, elle a fait la richesse de l'Espagne et le malheurs de milliers d'indiens quechuas , aymaras, et africains qui y ont perdu leur vie à cause des conditions d'exploitations catastrophiques... Aujourd'hui les 45 mines qui restent, où travaillent encore 18 000 mineurs sont exploitées sous forme de concessions octroyées par l'Etat à 45 coopératives dont les responsables sont souvent corrompus et dégagent des profits importants aux dépens du simple mineur dont le salaire moyen est de 50 bolivianos par jour ( 7 euros) , avec tous les risques que cela comporte : monoxyde de carbone notamment, la vie moyenne d'un mineur étant de 45 ans ! Ils sont atteints de silicose. Et les enfants peuvent y travailler aussi en dehors de leur heures d'école. La mine fonctionne 24h sur 24 .

Aujourd'hui il n'en reste que 3000 entrées dans les mines, dont la moitié seulement sont pratiquables. De 1953 à 1982 les mines ont été étatisées. Puis n'étant lus assez rentables elles ont été privatisées, sous forme de coopératives. La dernière mine d'étain de l'Etat à été fermée puis rachetée par une entreprise canadienne qui traite les vieux déchets ... et dégage 2 millions de dollars par jour ... une bonne affaire !

La solution serait sans doute de faire une mine à ciel ouvert pour éviter toute cette souffrance subie par les ouvriers mineurs, mais 2 choses s'y opposent : la nature sacrée de la montagne qu'il ne faut pas détruire et ...le fait qu'Evo Morales est propriétaire de plusieurs mines (nous a-t-on dit ).

Bref, nous sommes allées visiter avec notre guide, un tunel de minedu Cerro Rico, appartenant à une coopérative ... une expérience dure, douloureuse et inoubliable ... Nous avons du acheter avant d'entrer quelques petits cadeaux pour les mineurs ( ce que j'ai trouvé complètement absurde et contradictoire car je pense que ce sont plutôt les propriétaires des concessions qui devraient mieux payer leurs ouvriers ... mais tradition oblige ...)

Avant d'entrer nous avons du aussi mettre des habits de protection. Nous avons examiné les explosifs dont se servent les mineurs pour faire éclater la pierre et les filons d'argent et d'étain, et les "stimulants" que les mineurs ingurgitent à longueur de journée pour "tenir le coup" ( feuilles de coca, catalyseurs, cigarettes, bicarbonate de soude ) - ci dessous dans l'assiette)

Dans la mine nous vons vu le "Tio" : le dieu de la mine que les mineurs honorent en lui faisant des offrandes (feuilles de coca, cigarettes, alcool, sang de lama ...) pour implorer sa protection ...

Quelques photos pour illustrer tout ça  (diaporama) :

 

 

Sans commentaire ...
Sans commentaire ...
Sans commentaire ...
Sans commentaire ...
Sans commentaire ...
Sans commentaire ...
Sans commentaire ...
Sans commentaire ...
Sans commentaire ...
Sans commentaire ...
Sans commentaire ...
Sans commentaire ...
Sans commentaire ...

Sans commentaire ...

Voir les commentaires

Published by Martine Bachelier - - Bolivie

Notre voyage continue à un rythme fou ! Tous les jours lever à 4 ou 6 h du matin pour attraper avion ou taxi ! Le 14 mai nous voici arrivé dans le Sud Lipez , une région magnifique, paysage à couper le souffle, malgré le froid, les routes et chemins caillouteux, ça remue beaucoup dans nôtre 4x4 qui tient le coup ! Arrivée à UYUNI, nous regardons les vieux trains et locomotives qui servaient à transporter le minerai d'argent , nous admirons les magnifiques formations rocheuses avant de passer la nuit à Villa Mar.

Notre " wagonetta cuatro por cuatro" -  le cimetière de trains du sud Lipez
Notre " wagonetta cuatro por cuatro" -  le cimetière de trains du sud Lipez

Notre " wagonetta cuatro por cuatro" - le cimetière de trains du sud Lipez

Puis ce sont des geysers, à la frontière chilienne, en passant par le désert de Dali  pour admirer tout un tas de lacs : la laguna verde, la laguna blanca au pied du volcan Licancabur (5900 m) , les bains thermaux , la laguna colorada la plus belle grâce à une palette de couleurs uniques qui changent en fonction du vent, du soleil ... et tous ces flamands roses (qui ne sont d'ailleurs pas tous roses, cela dépend de ce qu'ils mangent) dont on se demande comment ils arrivent à vivre ici ! Nous découvrons d'étonnantes formations géologiques dont on essaie de deviner à quoi elles nous font penser : visages, animaux, guerriers, arbres ...à deux  pas de là, nous longeons la frontière chilienne où se dresse le volcan OLLAGUE (5865m).

Je fais court, comme toujours, car le temps presse ... Juste quelques photos pour illustrer cet incroyable monde  ....

Nuit  à San Juan : le repos est bienvenu car les chemins sont rudes et il fait froid froid froid ! Heureusement on nous rajoute un radiateur électrique dans la chambre :)

Le sud Lipez
Le sud Lipez
Le sud Lipez
Le sud Lipez
Le sud Lipez
Le sud Lipez
Le sud Lipez
Le sud Lipez
Le sud Lipez

Le sud Lipez

Le lendemain , après nous avoir accordé le privilège d'une petite "grasse mat" jusqu'à 7h , notre chauffeur hispanopone qui nous suit pendant 3 jours (Victor avec lequel nous faisons des progrès en espagnol pour notre plus grand plaisir ), nous amène au fameux désert de sel : le Salar d' Uyuni , le plus grand désert de sel du monde (10 000 km2 , 3600m d'altitude) , une étendue blanche et géométrique à perte de vue ... incroyable, fabuleux ... on se demande presque ce nous, pauvres humains sommes venus faire ici ! Christine et moi parcourons à pied (eh oui ! mais sous l'oeil vigilant du chauffeur qui nous surveille de loin) 10 km sur cette étendue très plate de sel ... on ne sait plus où nous sommes , sur du sel ou de la glace  ?... de temps en temps un 4x4 nous croise et nous fait signe de la la main pour nous demander si tout va bien ... je réponds en levant le pouce :)

Déjeuner  dans un refuge , avant de reprendre la route et de s'arrêter au village de Colchani, le village des " travailleurs" du sel ... certains disent des "esclaves" de la récote du sel.

Il faut dire que le sous sol du salar est rempli de lithium , qui pourrait devenir la grande richesse de la Bolivie. Ce sujet fait débat, et pour l'instant reste sur le papier ... A suivre

Quelques photos pêle mêle pour essayer de vous faire partager cet enchantement (qui fut d'ailleurs le route du Dakar 2013)

 

carte du Sud Lipez - Village de Colchani et ses cactus géants -
carte du Sud Lipez - Village de Colchani et ses cactus géants -
carte du Sud Lipez - Village de Colchani et ses cactus géants -
carte du Sud Lipez - Village de Colchani et ses cactus géants -
carte du Sud Lipez - Village de Colchani et ses cactus géants -
carte du Sud Lipez - Village de Colchani et ses cactus géants -
carte du Sud Lipez - Village de Colchani et ses cactus géants -

carte du Sud Lipez - Village de Colchani et ses cactus géants -

Le Salar d'UYUNI
Le Salar d'UYUNI
Le Salar d'UYUNI
Le Salar d'UYUNI
Le Salar d'UYUNI
Le Salar d'UYUNI
Le Salar d'UYUNI
Le Salar d'UYUNI
Le Salar d'UYUNI

Le Salar d'UYUNI

Voir les commentaires

Published by Martine Bachelier - - Bolivie

la Bolivie et notre circuit (nous irons à Uyuni en avion et non  en voiture comme prévu au départ)

la Bolivie et notre circuit (nous irons à Uyuni en avion et non en voiture comme prévu au départ)

Le drapeau bolivien, le président Evo Morales
Le drapeau bolivien, le président Evo Morales
Le drapeau bolivien, le président Evo Morales

Le drapeau bolivien, le président Evo Morales

http://www.bolivia-excepcion.com/guide-voyage/peuples-immigrations-bolivie/ethnies

Carte d'identité

Superficie : 1 098 581 km² (2 fois la France) divisés en 9 départements


Population multi-ethnique : 9,2 M d'hab :: Indiens Quechuas, Aymara, Guaranis, métis et créoles.

2 Capitales : La Paz (1,4 M d'hab) est le siège du gouvernement, Sucre (230 000 hab) est la capitale "constitutionnelle" siège de la Cour Surprême de Justice 
Langues : espagnol et langues indiennes (aymara, quechua, guarani). 36 langues reconnues.

Religion : catholique à 95%
Régime politique : Démocratie présidentielle .
La Bolivie est une 
république parlementaire. Le président, élu tous les 5 ans, est à la fois le chef d'État et le chef du gouvernement. Il nomme les ministres. Le parlement est formé de deux chambres : le Sénat, composé de 27 sièges, et la Chambre des députés, composée de 130 sièges.
Président : Evo Morales (Indien Ayamara) pour la 3ème fois

PNB :3095 $ par hab (2013 Banque Mondiale) (France 45 384 dollars) - 18% de la population vit encore dans l'extrême pauvreté.

La croissance est de 5,2% par an en 2014. Le taux de chômage n'est pas connu

Monnaie : le Boliviano ( 1 euro = 7,23 boliviano au 2 avril 2015)

Ressources économiques :
ressources agricoles : Soja, café, coca, coton, maïs, quinoa, canne à sucre, riz, pomme de terre, bois, tabac

Ressources minières : étain (5ème rang mondial) argent (9ème rang mondial) zinc, antimoine, cuivre, or, pierres précieuses, pétrole gaz, électricité (centrales thermiques et hydroelectriques)  et surtout 1ère réserve au monde de LITHIUM !

Elevage : ovins, bovins, lamas, poulets

Artisanat, textile, tourisme

Géographie

La géographie de la Bolivie est très variée. On a dit qu'elle était "la synthèse de l'Univers" ou le "Paradis terrestre" (Amerigo Vespucci)

Avec un territoire deux fois supérieur à celui de la France, on détermine trois grandes zones, la montagne, la forêt et les plaines.

La cordillère des Andes, est la plus longue chaîne de montagnes du monde, orientée nord-sud tout le long de la côte occidentale de l'Amérique du Sud.

A l'ouest de la Bolivie se trouvent deux cordillères des Andes (la cordillère royale et la cordillère occidentale ) qui encadrent un haut plateau : l'Altiplano

L’Altiplano, qui signifie « plaine d’altitude » en espagnol, situé au cœur de la cordillère des Andes dans sa zone la plus large, il s'étend sur quatre pays (Argentine, Pérou et Chili et surtout Bolivie,), c'est la plus haute région habitée au monde après le plateau du Tibet. Il s'étend sur près de 1 500 kilomètres de long.

L'Altiplano est entouré des crêtes montagneuses des volcans actifs à l'ouest, et du désert d'Atacama, le secteur le plus aride au monde, au sud-ouest. Ces hauts plateaux, entourés des crêtes montagneuses des volcans, se situent entre 3500 et 5000 m d'altitude et vont du Lac Titicaca à la frontière Argentine en passant par plusieurs lacs salés dont le salar d'Uyuni, de plus de 12000 km². C'est dans cette région montagneuse que vivent la grande majorité des Boliviens et notamment les communautés quechua et aymara. La capitale La Paz est construite sur ces hauts plateaux et son aéroport, El Alto, est l'aéroport le plus haut du monde situé à 4000 m d'altitude. L'exploitation de l'étain, de l'or et de l'argent dans les mines notamment de Potosi est la principale ressource de cette région avec l'élevage de lamas et d'alpagas.

Au nord et à l'est, le bassin amazonien recouvre plus de la moitié de la superficie totale du pays. Région humide composée de marécages et de forêts tropicales, elle est plate et très peu peuplée. Une zone intermédiaire de montagnes relie cette zone tropicale aux hauts plateaux arides, ce sont les Yungas situés entre 1000 et 2000 m d'altitude au climat idéal pour les diverses cultures comme la pomme de terre, le quinoa, la canne à sucre, le coton, le café et bien sûr la feuille de coca.

Au sud et sud-est, les plaines, le Chaco, qui abritent les plus grandes réserves naturelles de la Bolivie, le gaz et le pétrole. La Bolivie détient ainsi la deuxième réserve en gaz d'Amérique du sud après le Venezuela. Cette région est la plus riche du pays et ces grandes villes sont Santa Cruz et Tajija.

Enfin, la Bolivie est enclavée entre le Pérou et le Brésil au nord et à l'est, le Chili à l'ouest, l'Argentine et le Paraguay au sud.

Histoire

Faisant partie de l'empire Incas, le "Haut Pérou", la Bolivie, devient possession espagnole, et "vice-royauté" espagnole au début du XVIe siècle.

Les espagnols découvrent le Cerro Rico (près de Potosi), le plus grand gisement d'argent de l'humanité en 1545. L'argent des mines fera la grandeur de l'Espagne, au prix de bien des malheurs pour les esclaves africains, les paysans quechuas et aymaras de l'Altiplano reconvertis de force en mineurs ...

Au milieu du XVIIe siècle, les jésuites pénétrèrent dans les plaines orientales et fondèrent des missions.

Simon Bolivar , le Libertador, (Venézuelien) arrive pour libérer le pays du joug des espagnols et le faire accéder à l'indépendance ( 1825) ,établit la 1ère constitution en 1826 (restée lettre morte) et passe la main à son bras droit le Général Sucre (Vénézuelien lui aussi) . La Bolivie ( hommage à Bolivar ) est alors grande 6 fois comme la France !

Commence une longue période très troublée, faite de guerres de clans (les "terratenientes" grands propriétaires terriens qui contrôlent le pays) , de pays voisins (le Chili envahit les côtes boliviennes, la Bolivie perd son littoral et le désert de l'Atacama), et près de 200 coups d'Etat et tentatives de putsch depuis son indépendance en 1825. La Bolivie est devenue  (en théorie) une démocratie depuis 1982.

Suit une succession de dictatures et de réformes libérales ... je passe.

Le vrai retour à la démocratie se fait lors des élections présidentielles de 1989 qui se passent dans le calme!

Le 18 décembre 2005 Evo Morales est élu Président..

Juan Evo Morales Ayma, premier indigène Aymara a accédé au pouvoir, est un dirigeant syndical , chef de file du "Mouvement vers le socialisme" (MAS). Né le 26 octobre 1959 dans l'Altiplano bolivien dans une famille aymara à Orinoca, une ville de mineurs du département d'Oruro en Bolivie, il a remporté l'élection présidentielle du 18 décembre 2005 (avec plus de 53 % des voix), et novembre 2014 avec plus d de 67% des voix.

Il prévoit notamment de nationaliser les sociétés l'exploitation des hydrocarbures, s'engage dans la lutte contre la cocaïne tout en préservant la culture de la feuille de Coca et souhaite limiter la présence militaire étrangère.

Il est entré en fonction le 22 janvier 2006. Bien qu'il ne soit pas le premier chef d'État d'ascendance amérindienne du pays, il est le premier à s'affirmer en tant que tel, et à relayer les revendications culturelles et sociales des populations indigènes.

Réélu le 6 décembre 2009 avec plus de 64 % des voix2, son parti, le MAS, détient aujourd'hui la majorité absolue dans les deux Chambres2.

Sur le plan international, Morales était proche du président vénézuélien Hugo Chávez avec qui il partageait certains éléments de sa vision socialiste de l'Amérique latine.

Il est réélu le 12 octobre 2014 avec une large avance, 67% des voix.

En décembre 2010, sous l’impulsion des communautés locales andines et du président Evo Morales, la Bolivie a introduit une « Loi des droits de la Terre Mère » qui accorde des droits à la nature, à l’instar des droits de l’homme 

En 2012, la loi officialise 36 langues reconnues et le droit des communautés indigènes de recevoir un enseignement dans leur langue maternelle .

Evo Morales a beaucoup fait pour  l'education, la santé ,  la construction de routes dans les campagnes ... c'et pourquoi il est très apprécié dans les campagnes

Même si Evo Morales reste le champion de la cause autochtone, avec une grande popularité, l'opposition demeure vive (grèves et protestations), la Bolivie reste un pays déchiré entre la majorité indienne (pauvre) et la minorité blanche (riche), la corruption, les autonomies régionales qui ont accentué les divergences, (certains départements réclament leur indépendance.)...

 

Mais les choses bougent : voir cet article du monde d'octobre 2014 :

"L’économie bolivienne a le vent en poupe. Selon les prévisions du Fonds monétaire international publiées le 7 octobre, avec un produit intérieur brut (PIB) en hausse de 5,2 %, le pays andin devrait enregistrer en 2014 la plus forte croissance d’Amérique latine"

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/10/10/bolivie-morales-se-felicite-des-nationalisations_4504170_3234.html

 

Notre circuit en Bolivie sera le suivant :

Vol La Paz-Uyuni, Nord Lipez (Villa Mar), Sud Lipez (Laguna Blanca- San Juan - Salar d'Uyuni, Désert du Nord Lipez - Potosi - Sucre, Vilage de Jatun Yampara, Sucre - Vol Sucre La Paz - Tiwanaku, Copacabana, Lac Titicaca (Ile du Soleil et île de la Lune,)

 

Notre circuit en Bolivie
Notre circuit en Bolivie

Notre circuit en Bolivie

Après 40 minutes de vol avec la Compagnie "Amazonas" (nous étiions 10 dans un petit avion ), et après avoir avoir survolé la Cordillière des Andes ( sans se "scracher" :) ,nous arrivons à La Paz,aéroport "El Alto",  la capitale la plus haute du monde, étagée de 3200 à 4000 mètres d'altitude ... dominée par l majestueuse silhouette du mont Illimani ... mais j'avais pris un "diamox" avant de partir et tout se passe bien !

Nous faisons connaissance avec notre chauffeur et notre guide Paulo qui va nous accompagner pendant 8 jours - en fait nous allons passer 18 jours en Bolivie ... le pays de mes rêves les plus fous qui se réalisent aujourd'hui ! Tout fini par arriver :) :)

Nous sommes logées en plein centre,

Quelques photos de notre vol au dessus de la Cordillère des Andes, de notre survol de La Paz , la ville rose, entourée de la Cordillère "real",  vue d'en haut (avec son téléphérique !)

Et voilà, que los dios de los Andes nos protejan, ya estamos aqui !!

 

 

Arrivée à la Paz
Arrivée à la Paz
Arrivée à la Paz
Arrivée à la Paz
Arrivée à la Paz
Arrivée à la Paz

Arrivée à la Paz

Première journée à La Paz : une ville immense, fondée en 1548 par un capitaine espagnol, très encaissée, avec ses grappes de maisons roses-rouges en parpaing qui rongent les falncs montagneux à l'infini ... Une ville qui n'a heureusement jamais subit de tremblement de terre (comme toute la Bolivie d'ailleurs), un chaos urbain des plus barriolés, bruyant et mouvementé avec sa circulation infernale ... Atmosphère étrange .... la première impression est plutôt mitigée, voire négative ... mais nous avons fait une excursion dans "la Vallée de la Lune" un canyon dont les eaux ont érodé la roche très friable (la Yaca) en centaines de cheminées de fées et pitons filiformes : le paysage, qui ressemble à la Cappadoce  est grandiose ! Visite ausssi de la ville et du quartier des boutiques "des sorcières" qui vendent tout ce qu'il faut pour honorer les dieux de la montagne et tous les autres ...

Quelques photos des différents points de vue où nous sommes allées avec notre guide :

 

La vallée de la lune, LeParlement, les ruelles coloniales et le marché aux sorcièresLa vallée de la lune, LeParlement, les ruelles coloniales et le marché aux sorcièresLa vallée de la lune, LeParlement, les ruelles coloniales et le marché aux sorcières
La vallée de la lune, LeParlement, les ruelles coloniales et le marché aux sorcièresLa vallée de la lune, LeParlement, les ruelles coloniales et le marché aux sorcièresLa vallée de la lune, LeParlement, les ruelles coloniales et le marché aux sorcières
La vallée de la lune, LeParlement, les ruelles coloniales et le marché aux sorcièresLa vallée de la lune, LeParlement, les ruelles coloniales et le marché aux sorcièresLa vallée de la lune, LeParlement, les ruelles coloniales et le marché aux sorcières

La vallée de la lune, LeParlement, les ruelles coloniales et le marché aux sorcières

Voir les commentaires

Published by Martine Bachelier - - Bolivie

le canynon de Colca - notre lodge à Chivay (Casa Andina )
le canynon de Colca - notre lodge à Chivay (Casa Andina )

le canynon de Colca - notre lodge à Chivay (Casa Andina )

Arrivée à Chivay, très jolie petite bourgade de 5000 habitants environ, à près de 3650 m d’altitude . Nous sommes logées dans de très jolis bungalows .

Dès le lendemain matin, levées à 6h pour un départ vers la Vallée puis  le Canyon de Colca , environ 1h et demie de route en haute montagne : virages, cailloux, précipices qui donnent les tournis et le vertige, quelques petits villages très pauvres, péruviens en habits locaux, lamas, vaches, moutons, cultures en terrasses … nous sommes enfin vraiment  plongées dans une ambiance  Pérou authentique et traditionnel … !

La température grimpe vite et le manque d’oxygène aussi !

La région est habitée depuis environ 2000 ans avant JC et ont construit des terrasses en hauteur dont on  peut encore  apercevoir les traces.  Puis les Incas sont arrivés vers 1400 et ont construit les dernières terrasses, celles du bas de la vallée.  Tous les villages du canyon ont été reconstruits par les conquérants espagnols. C’est le frère de Francisco Pizarro qui vers 1530 reçut cette immense région en « encomienda ». Les terrasses sont encore cultivées aujourd’hui par les paysans des villages : pommes de terre, maïs, quinoa … les diverses espèces de cactus et leurs fruits avec lesquels on fait du sirop, le sancayo. Anes et vaches se promènent librement dans la nature y compris sur la route.

Au bout du chemin, à la "Cruz del Condor" nous vons pu voir les condors prendre leur envol en tournoyant à partir du fond du canyon pour se diriger ensuite vers le Pacifique . Il n'en reste plus actuellement qu'une quarantaine qui étaient presque tous là, nous avons eu beaucoup de chance ! Les noirs sont plus vieux, les blancs sont les plus jeunes , les mâles ont une crête rouge.

Le canyon de Colca est le deuxième plus profond du monde : un dénivelé de 3400 mètres. Deux fois plus profond que le Grand Canyon du Colorado ! Et fait 130 km de longueur jusqu’à l’océan pacifique. … Nous sommes toujours émerveillées par le paysage …. On se demande parfois si l’on est bien sur terre ou dans un autre monde …

 

Le Canyon, les condors,la Cruz del Condor, l'habit traditionnel, la Cantuta : fleur nationale du Pérou
Le Canyon, les condors,la Cruz del Condor, l'habit traditionnel, la Cantuta : fleur nationale du Pérou
Le Canyon, les condors,la Cruz del Condor, l'habit traditionnel, la Cantuta : fleur nationale du Pérou
Le Canyon, les condors,la Cruz del Condor, l'habit traditionnel, la Cantuta : fleur nationale du Pérou
Le Canyon, les condors,la Cruz del Condor, l'habit traditionnel, la Cantuta : fleur nationale du Pérou
Le Canyon, les condors,la Cruz del Condor, l'habit traditionnel, la Cantuta : fleur nationale du Pérou
Le Canyon, les condors,la Cruz del Condor, l'habit traditionnel, la Cantuta : fleur nationale du Pérou
Le Canyon, les condors,la Cruz del Condor, l'habit traditionnel, la Cantuta : fleur nationale du Pérou
Le Canyon, les condors,la Cruz del Condor, l'habit traditionnel, la Cantuta : fleur nationale du Pérou
Le Canyon, les condors,la Cruz del Condor, l'habit traditionnel, la Cantuta : fleur nationale du Pérou

Le Canyon, les condors,la Cruz del Condor, l'habit traditionnel, la Cantuta : fleur nationale du Pérou

Au petit village de Chivay, nous avons découvert la Plaza Mayor bien sûr, et le marché qui a lieu tous les jours. C’est le lieu de rencontre des paysans alentours qui viennent pour vendre leur produits, mais aussi pour se rencontrer et bavarder. Avec notre guide nos en avons appris des choses sur les fruits et légumes locaux, sur l’habit traditionnel des femmes qui portent de beaux chapeaux blancs décorés de fleurs et de brillants Puis nous sommes allées marcher aux alentours du village pour voir les champs de quinoa : il y en a de 2 couleurs, jaune et rouge .

Como de siempre estoy de prisa ! seguire ma tarde :) !!

Hasta luego !

patates sèches, quinoa,  chicha (alcool de maïs), yucas,  les chapeaux des femmes,maïs
patates sèches, quinoa,  chicha (alcool de maïs), yucas,  les chapeaux des femmes,maïs
patates sèches, quinoa,  chicha (alcool de maïs), yucas,  les chapeaux des femmes,maïs
patates sèches, quinoa,  chicha (alcool de maïs), yucas,  les chapeaux des femmes,maïs
patates sèches, quinoa,  chicha (alcool de maïs), yucas,  les chapeaux des femmes,maïs
patates sèches, quinoa,  chicha (alcool de maïs), yucas,  les chapeaux des femmes,maïs
patates sèches, quinoa,  chicha (alcool de maïs), yucas,  les chapeaux des femmes,maïs
patates sèches, quinoa,  chicha (alcool de maïs), yucas,  les chapeaux des femmes,maïs
patates sèches, quinoa,  chicha (alcool de maïs), yucas,  les chapeaux des femmes,maïs

patates sèches, quinoa, chicha (alcool de maïs), yucas, les chapeaux des femmes,maïs

Retour vers Arequipa ... de nouveau 4h de route à travers pampa et montagnes. Partout des troupeaux de lamas et de vigognes ... des mines, des formations géologiques surprenantes, des pierres , des boules vertes recouvertes de " yareta" une plante médicinale qui sert à calmer les meaux d'estomac ... il y aurait tant de choses à dire ...

 Un arrêt au "Mirador des Andes : 4910 m ... notre record pour l'instant ! La tête nous tourne un peu mais après tout on est là pour ça , avoir la tête dans les nuages , cest réussi ha ha ha :)

Bientôt la vallée d'Arequipa se dessine, on aborde les faubourgs de la ville : très pauvres , avec des constructions inachevées à perte de vue ... mais très vite ous retrouvons notre "Casa Andina" avec bonheur , d'autant plus que demain c'est REPOS toute la journée avant le grand départ pour La Paz !

Je pense bien à vous tous , ma petite famille adorée, et vous envoie mille bisous du bout du monde !

 

retour à Aerequipa : les favelas , entrée d'une maison pauvre , lagunes, terrasses,
retour à Aerequipa : les favelas , entrée d'une maison pauvre , lagunes, terrasses,
retour à Aerequipa : les favelas , entrée d'une maison pauvre , lagunes, terrasses,
retour à Aerequipa : les favelas , entrée d'une maison pauvre , lagunes, terrasses,
retour à Aerequipa : les favelas , entrée d'une maison pauvre , lagunes, terrasses,
retour à Aerequipa : les favelas , entrée d'une maison pauvre , lagunes, terrasses,
retour à Aerequipa : les favelas , entrée d'une maison pauvre , lagunes, terrasses,
retour à Aerequipa : les favelas , entrée d'une maison pauvre , lagunes, terrasses,
retour à Aerequipa : les favelas , entrée d'une maison pauvre , lagunes, terrasses,

retour à Aerequipa : les favelas , entrée d'une maison pauvre , lagunes, terrasses,

Voir les commentaires

Published by Martine Bachelier - - Pérou

De bonne heure ce matin, nous voici parties pour CHIVAY, une petite ville à l’orée du Canyon de Colca à 3650 m d’altitude : 4h de route à travers les montagnes que l’on appelle ici «Quechua », « Suni » ou « Jalca » selon l’altitude…. Nous avons traversé la réserve naturelle de Salinas et Agua Blanca ,  passé le col de Patapampa à 4950 quand même ! avec une vue superbe sur les volcans et glaciers Hualca-Hualca, Sabacaya , Ampato ,MMismi, Ampato (6300m) ;

Des paysages arides à l'infini, à couper le souffle … des troupeaux de vigognes ( sauvages et préservées car en voie de disparition) , d’alpagas, de guanacos, de lamas …tous provenant en fait d’une seule et même espèce arrivée du pôle nord il y a des milliers d’années et qui aujourd’hui ne se différencient plus que par quelques traits caractéristiques : les vigognes deviennent peu à peu  des alpagas, les guanacos deviennent peu à peu des lamas ! Les alpagas ont des oreilles et des queues plus longues que les lamas … la meilleure laine est celle des vigognes, plus douce, plus chaude …Les vastes étendues de terre arides sont parsemées de « lichu » des sortes de bouquet de liane vert-jaune qui servent à construire les toits des maisons , un peu comme le bambou en Asie .

Nous nous sommes arrêtées plusieurs fois pour nous reposer un peu car le manque d’oxygène se fait sentir et nous nous sentons un peu étourdies avec du mal à respirer ! mais Abigail, notre très gentille accompagnatrice nous a fait mastiquer des feuilles de coca, et un peu plus tard  nous avons pris une boisson locale composée de quatre plantes médicinales qui aide à supporter le mal des montagnes (le saroche) … : la coca bien sûr, la chachacoma, la muna, et la tola blanca . Bon, c’est vrai que ça allait mieux après , mais Christine est quand même arrivée bien fatiguée et avec un bon mal de tête. Du coup, cet après midi : repos !

35 - 6 : Sur la route  vers   Chivay35 - 6 : Sur la route  vers   Chivay
35 - 6 : Sur la route  vers   Chivay35 - 6 : Sur la route  vers   Chivay35 - 6 : Sur la route  vers   Chivay
35 - 6 : Sur la route  vers   Chivay35 - 6 : Sur la route  vers   Chivay

 Nous nous sommes arrêtés plusieurs fois pour nous reposer un peu car le manque d’oxygène se fait sentir et nous nous sentons un peu étourdies avec un peu de mal à respirer ! mais Abigail, notre très gentille accompagnatrice nous a fait mastiquer des feuilles de coca, et un peu plus tard nous avons pris une boisson locale composée de quatre plantes médicinales qui aide à supporter le mal des montagnes (le saroche) … : la coca bien sûr, la chachacoma, la muna, et la tola blanca . Bon, c’est vrai que ça allait mieux après , mais Christine est quand même arrivée bien fatiguée et avec un bon mal de tête. Du coup, cet après midi : repos !

ps : les feuilles de coca, ça fait "hacer pis" ...

 

nb / vous pouvez maintenant cliquer sur les images pour les faire defiler et les agrandir

 Coca+chachacoma+muna+tola blanca : contre le saroche !! Arrivée à Chivay tout en bas  Coca+chachacoma+muna+tola blanca : contre le saroche !! Arrivée à Chivay tout en bas  Coca+chachacoma+muna+tola blanca : contre le saroche !! Arrivée à Chivay tout en bas
 Coca+chachacoma+muna+tola blanca : contre le saroche !! Arrivée à Chivay tout en bas  Coca+chachacoma+muna+tola blanca : contre le saroche !! Arrivée à Chivay tout en bas  Coca+chachacoma+muna+tola blanca : contre le saroche !! Arrivée à Chivay tout en bas

Coca+chachacoma+muna+tola blanca : contre le saroche !! Arrivée à Chivay tout en bas

Voir les commentaires

Published by Martine Bachelier - - Pérou

on s'éloigne du bord de l'océan vers l' Est, direction Arequipa

on s'éloigne du bord de l'océan vers l' Est, direction Arequipa

Arequipa , 1 million d'habitants, s'étend sur un plateau à 2380 m d'altitude. Sn surnom, "la ville blanche" est dû à son centre historique construit à base de pierres volcaniques blanches, le SILLAR.

Terre Aymara, la région d'Arequipa était occupée par les Incas lorsque les espagnols arrivent et fondent la ville en 1540 . Celle ci prospère vite grâce à sa situation privilégiée sur la route de transit du minerai provenant des mines de Potosi . Aujourd'hui cette richesse est évidente dans tous les monuments que nous avons visités : la place d'armes, la Cathédrale, l'église jésuite de la "Compania", et le magnifique monastère Santa Catalina. Christine est allée aussi voir le Musée "Sanctuarios Andinos" . La ville regorge de monuments anciens qui sont de vraies merveilles et très intéressants sur le plan historique et culturel. . .

L'ambiance de la ville est "au top", très animée, très très bruyante ( les taxis à touche touche partout, les klaxons, les manif. d'ouvriers des mines sur la place centrale, de la musique, de la couleur, la télé à tue-tête dans les resto. ) ... beaucoup de monde dans les rues, beaucoup de vendeurs à la sauvette sur les trottoirs, beaucoup de touristes aussi et de très nombreuses agences de voyage. Par endroits, on se croirait vraiment en Espagne, d'autant plus que le style architectural est très similaire , avec bien sûr un syncrétisme certain notamment dans les églises.

Mais il faut malheureusement faire court aujourd'hui encore , alors juste quelques photos pour illustrer :

La  Cathédrale  style néo-rennaissance d'influence française (la chaire vient de France!)
La  Cathédrale  style néo-rennaissance d'influence française (la chaire vient de France!)
La  Cathédrale  style néo-rennaissance d'influence française (la chaire vient de France!)
La  Cathédrale  style néo-rennaissance d'influence française (la chaire vient de France!)
La  Cathédrale  style néo-rennaissance d'influence française (la chaire vient de France!)

La Cathédrale style néo-rennaissance d'influence française (la chaire vient de France!)

La Compania - Eglise jésuite du 17ème- Facade baroque- Tout et en or à l'intérieur !La Compania - Eglise jésuite du 17ème- Facade baroque- Tout et en or à l'intérieur !

La Compania - Eglise jésuite du 17ème- Facade baroque- Tout et en or à l'intérieur !

Santa Catalina (Christina :) cloitrée dans son parloir
Santa Catalina (Christina :) cloitrée dans son parloir
Santa Catalina (Christina :) cloitrée dans son parloir
Santa Catalina (Christina :) cloitrée dans son parloir
Santa Catalina (Christina :) cloitrée dans son parloir
Santa Catalina (Christina :) cloitrée dans son parloir

Santa Catalina (Christina :) cloitrée dans son parloir

Le Monastère de Santa Catalina, un immense couvent dominicain , une véritable ville dans la ville, avec ses ruelles, ses placettes, ses cellules privatives, ses nombreux cloîtres, fondé en 1579, et qui à l 'époque abritait ( cloîtrait ) environ 170 nones venant toutes de très riches familles espagnoles. Aujourd'hui il n'y en a plus qu'une vingtaine, toutes péruviennes.

35 - 5 : AREQUIPA
35 - 5 : AREQUIPA
35 - 5 : AREQUIPA
35 - 5 : AREQUIPA
35 - 5 : AREQUIPA
35 - 5 : AREQUIPA
35 - 5 : AREQUIPA

Le marché nous a impressionné par la multitude de tous ses produits ! Des ocas, des quachicas, du quinoa, des yucas ... On a tout vu et tout goûté !! .... le seul truc que nous voulions voir mais que n'avons pas trouvé , ce sont les cochons d'inde, plat  typique d'Arequipa  ( en espagnol les CUYS .... ça se prononce COUILLES  hé oui :) nous n'y sommes pour rien !

Et maintenant, c'est moi (Christine) qui prend la plume car je suis allée, seule, visiter le musée Sanctuarios Andinos en fin d'après-midi . Je savais que ce musée  abritait la "momie" de la jeune fille Juanita découverte récemment à l'occasion d'une éruption volcanique . En fait, il ne s'agit pas d'une momie mais d'un corps de 500 ans conservé dans la glace du volcan .

Cette jeune fille de 14 ans faisait partie avec d'autres enfants du rituel inca  . Les Incas vénéraient les montagnes comme des dieux et quand la montagne se mettait en colère,  lors des éruptions volcaniques notamment, ils devaient lui présenter des offrandes "humaines", des enfants sélectionnés dès leur jeune age dans les meilleurs familles de la communauté.

Puis une procesion de 1 000 personnes quittait Cuzco pour rejoindre un volcan situé à plus de 6 000m pour procéder au "sacrifice" . La procession durait des mois car les distances étaient très longues et les conditions d'accès au site étaient telles que la moitié des marcheurs perdait la vie

en route . Mais la sacrifiée était assurée de devenir une déesse ....

Ce rituel était quand même exceptionnel à la différence de celui des Mayas .

Sur site, les archéologues ont découvert beaucoup d"éléments d'époque ( habits, outils, statuettes ) exposés dans le musée .

 

Voir les commentaires

Published by Martine Bachelier - - Pérou

35 - 4 : EN ROUTE VERS  AREQUIPA

C'est parti ! Avec la Compagnie "CRUZ DEL SUD" , bus à deux étages  très confortable et pas cher du tout ... on se croirait presque en business class avion ! On peut allonger les jambes, aller aux toilettes, prendre une collation ! Bref, impeccable mais j'ai quand même dû fermer les yeux la plupart du temps , car ça va vite, ça monte et ça descend tout le temps et la route et parfois bordée de talus qui ne demandent qu'à nous tomber dessus ! Comme toujours j'ai un peu la trouille en voiture hé hé :)

Nous suivons la côte toujours vers le sud, toujours sur la panaméricaine , océan d'un côté et désert de l'autre ....jusqu'à la ville de Camana , où là, nous bifurquons vers l'Est.  Les paysages arides sont toujours aussi impressionnants avec quelques rares petits villages où vivent sans doute des familles de mineurs car nous devinons quelques entrées de mines d'or (parait-il) .

Mais le spectacle ne dure pas très longtemps car au Pérou il fait nuit à 18h !  Alors c'est dodo (moi je peux pas car j'ai mal au coeur à cause des virages !!) ,et arrivée à 24h pétantes comme prévu ...  on peut dire que les péruviens sont les rois du timing !  Une grande première pour moi : 10h de bus non stop  pour la première fois de ma vie ... un début à tout !

Un taxi nous a conduit à l'hôtel "Casa Andina Jerusalem" que je recommande : nous sommes ravies.

Ce matin je suis grimpée sur la terrasse d'où l'on peut voir la ville et les montagnes qui l'entoure ( dont l'imposant volcan Misti) . Arequipa , 1 million d'habitants, s'étend sur un plateau à 2380 m d'altitude. Sn surnom, "la ville blanche" est dû à son centre historique construit à base de pierres volcaniques blanches, le SILLAR. 

La route vers Arequipa et le volcan Misti (5800m) vu de la terrasse de notre hôtel
La route vers Arequipa et le volcan Misti (5800m) vu de la terrasse de notre hôtel
La route vers Arequipa et le volcan Misti (5800m) vu de la terrasse de notre hôtel
La route vers Arequipa et le volcan Misti (5800m) vu de la terrasse de notre hôtel
La route vers Arequipa et le volcan Misti (5800m) vu de la terrasse de notre hôtel
La route vers Arequipa et le volcan Misti (5800m) vu de la terrasse de notre hôtel
La route vers Arequipa et le volcan Misti (5800m) vu de la terrasse de notre hôtel
La route vers Arequipa et le volcan Misti (5800m) vu de la terrasse de notre hôtel

La route vers Arequipa et le volcan Misti (5800m) vu de la terrasse de notre hôtel

Voir les commentaires

Published by Martine Bachelier - - Pérou

Trois heures et demi sur la Panaméricaine , vers le sud, pour atteindre la ville portuaire de Paracas. La route est spectaculaire, bordée d'un côté par le Pacifique, de l'autre par des paysages désertiques ... on se croirait dans le désert de Gobi !

C'est aussi rès pauvre : c'est là que les gens fuyant les montagnes où sévissaient encore les "farcs" il n'y a pas si longtemps sont venus s'installer, comme les très pauvres agriculteurs, les anciens "esclaves" ... qui aujourd'hui peuvent s'installer sur des lopins de terre donnés par l'Etat ... mais i n'y a encore bien souvent ni eau ni électricité ... tout ça se fait peu à peu

Il fait toujous très chaud , autour de 30 ° ! Le rêve ! et les gens sont très très gentils ; Nous essayons de parler espagnol et on se débrouille pas trop mal !

La Panaméricaine de Lima à Paracas
La Panaméricaine de Lima à Paracas
La Panaméricaine de Lima à Paracas

La Panaméricaine de Lima à Paracas

C'est de Paracas que partent les bateaux pour les îles Ballestas, véritable sanctuaire  d'oiseaux marins (pelicans...) et de lions de mer. Une balade de 2 heures que l'on fait dès 8 heures du matin.

En attendant nous sommes allées faire un tour sur le port, bordés d'échoppes en tous genres et de resto où j'ai voulu goûter la "cerviche" un plat local à bae de poisson cru : le pejerry ... je ne savais pas que c'était cru ! et j'avoue que j'ai eu un peu de mal à tout avaler :) mais bon, maintenant je sais ce que c'est !! Christine elle, a pris une soupe au riz et au poulet ;

Quelques photos du port de Paracas et de nos assiettes, et de ma plongée dans l'aquarium !  :

 

 

35-3 : Paracas et les îles Ballestas
35-3 : Paracas et les îles Ballestas
35-3 : Paracas et les îles Ballestas
35-3 : Paracas et les îles Ballestas
35-3 : Paracas et les îles Ballestas
un petit garçon me regarde manger mes pejerry , berck :)
un petit garçon me regarde manger mes pejerry , berck :)
un petit garçon me regarde manger mes pejerry , berck :)

un petit garçon me regarde manger mes pejerry , berck :)

L'aventure continue en descendant la panamériciane en direction du sud . C'est une longue bande désertique et aride qui longe en fait toute la côte de l'Amérique jusqu'au sud du Chili et qui ressemble fort au désert d'Atacama ou au Sahara, sauf qu'ici ce n'est pas un désert de sable, mais juste une zone pierreuse due au manque d'eau depuis toujours ( il ne pleut ici que 2h30 par an !!) .C'est le principal problème de la région : le manque d'eau .

Nous ne nous sommes pas arrêtées à PISCO, la capitale de l'alcool du même nom , 45° quand même, car nous avions peur de ... perdre la tête ! En revanche, après avoir traversé ICA, nous nous sommes arrêtées à l'oasis de Huacachina , une bouffée d'air et d'eau dans le désert , où l'on peut faire du buggy ... ça non plus , c'est pas trop notre truc  hé hé !

Un arrêt au "mirador" aussi pour voir les lignes de Nazca (qui datent de la civilisation nazca : 300 avant JC - 900 après)  dont les origines donnent encore lieu à de multiples débts et interprétations.

 

 

L'oasis de HuacachinaL'oasis de Huacachina

L'oasis de Huacachina

Ce trajet fut, du début à la fin d'une beauté époustouflante , incroyable, j'étais fascinée par cet autre monde .... ~~Le plus nous nous rapprochons de Nazca, le plus nous distinguons la cordillière des Andes au loin .... Il fait toujours très chaud , autour de 30°

Juste quelques photos pour vous faire partager cette émotion :

Compte tenu d'une mer trop forte, nous n'avons pas pu faire l'excursion Iles Ballestas ! Raté ! A la place nous sommes allées dans la magnifique "péninsule de Paracas" (constituée non pas de sable, mais d'une pierre jaune la "bentonita" ) où se situe la réserve nationale de Paracas (un réserve de 335 000 ha terre et mer ). De cette péninsule , on aperçoit d'ailleurs les îles Ballestas au loin.

Et voilà, nous sommes le 4 mai, il est midi et nous partons à 14h pour Arequipa ... 10 heures de bus collectif ! Gracias a todos por vuestros mesajes , no tengo mucho tiempo para responder , pero yo puedo deciros que todo se va muy bien y que estamos muy contentas :) Hasta luego !

La péninsule où se situe la réserve nationale de Paracas

La péninsule où se situe la réserve nationale de Paracas

la côte, le désert, les lignes de Nazca, l'arrivée dans la vallée de Nazca
la côte, le désert, les lignes de Nazca, l'arrivée dans la vallée de Nazca
la côte, le désert, les lignes de Nazca, l'arrivée dans la vallée de Nazca
la côte, le désert, les lignes de Nazca, l'arrivée dans la vallée de Nazca
la côte, le désert, les lignes de Nazca, l'arrivée dans la vallée de Nazca
la côte, le désert, les lignes de Nazca, l'arrivée dans la vallée de Nazca
la côte, le désert, les lignes de Nazca, l'arrivée dans la vallée de Nazca
la côte, le désert, les lignes de Nazca, l'arrivée dans la vallée de Nazca
la côte, le désert, les lignes de Nazca, l'arrivée dans la vallée de Nazca
la côte, le désert, les lignes de Nazca, l'arrivée dans la vallée de Nazca
la côte, le désert, les lignes de Nazca, l'arrivée dans la vallée de Nazca

la côte, le désert, les lignes de Nazca, l'arrivée dans la vallée de Nazca

Voir les commentaires

Published by Martine Bachelier - - Pérou

Eh oui , nous sommes arrivées à Lima, au Pérou !

On dit souvent chez nous que  "C'est pas le Pérou" ...

et bien si , ici c'est le Pérou !!!! ....YOUPI   !!!!!

Le voyage a été fatigant certes, ( 24h de la porte de la maison à la porte de notre hôtel à Lima !) , mais nous sommes bien là et tout va bien ! Le plus beau moment de voyage en avion  furent les vues absoluement magnifiques lorsque nous avons survolé la cordillère des Andes au coucher du soleil ... nous apercevions les sommets à travers les nuages ... c'était magique, féerique . J'espérais pouvoir prendre une photo de Lima vue d'en haut, mais nous sommes arrivées par la mer, de nuit , donc : pas possible, raté !

 

 

35 - 2 :  Arrivée à Lima
35 - 2 :  Arrivée à Lima
35 - 2 :  Arrivée à Lima

A l'aéroport, contrôles et recontrôles, longs, stricts et épuisants , mais nous étions quand même plus de 400 dans notre 777 ... autant dire que pour récupérer les valises il a fallu de la patience aussi ... surtout qu'il devait être 2 heures du matin heure française !! Notre guide poirotait depuis plus d'une heure quand nous sommes enfin sorties de ce grand bazar! Puis il a fallu prendre notre mal en patience encore pour arriver à l'hôtel à cause de gros travaux sur les routes pour cause de construction d'une voie de "tram" ... des bouchons à n'en plus finir . Nous sommes restés bloqués pendant plus d'une demie-heure sans bouger ... certains chauffeurs abandonnaient même leur voiture sur la route au milieu de la cacophonie des klaxons .... ça klaxonne beaucoup à Lima :) et ils conduisent comme es fous !

Plus d'une heure plus tard nous arrivons à l'hôtel et là bonne surprise  : un petit hôtel vraiment sympa que je recommande : "Casa Andina Miraflores Hotel" dans le quartier Miraflores, un quartier sûr,  loin du centre ville,  en bord de mer .

Christine et moi sommes allées nous promener le lendemain matin : la côte est magnifique :

35 - 2 :  Arrivée à Lima
35 - 2 :  Arrivée à Lima
35 - 2 :  Arrivée à Lima

Puis découverte du centre historique de Lima , cette ville de 10 millions d'habitants , 500 000 taxis , dont 2 millions demi vivent dans des favelas , une ville hétéroclite et cosmopolite qui m'a semblé très commerciale , très bruyante (comme toutes les capitales ...) , mais aussi de très jolis quartiers , des parcs, beaucoup de végétation diverse et variée et de très nombreux oliviers vieux de plusieurs siècles ...

Je faire vite car nous partons dans une heure !

Dans le centre historique , magnifique, classé au patrimoine mondial, nous avons visité : la Plaza Grau, la plaza San Martin, la plaza de Armas (plaza Mayor aujourd'hui), le couvent Santo Domingo (splendide), la plaza Bolivar  et parcouru à pieds les rues piétonnes de centre ... bondées de monde , surtout que c'est le 1er mai, fête de la Vierge Marie ici, jour férié qui rempli les rues de festivités  en tout genre avec défilés, musique, et costumes traditionnels colorés ...Il y a plus de 60 églises dans le centre historique de la ville !

Je reviendrai sur tout cela en détail plus tard ...

Pour l'instant juste quelques photos  et hop ! nous partons direction Paracas , plus au sud ..

les différentes places, les balcons, la cathédrale, le palais présidentiel , le couvent santo Domingo
les différentes places, les balcons, la cathédrale, le palais présidentiel , le couvent santo Domingo
les différentes places, les balcons, la cathédrale, le palais présidentiel , le couvent santo Domingo
les différentes places, les balcons, la cathédrale, le palais présidentiel , le couvent santo Domingo
les différentes places, les balcons, la cathédrale, le palais présidentiel , le couvent santo Domingo
les différentes places, les balcons, la cathédrale, le palais présidentiel , le couvent santo Domingo
les différentes places, les balcons, la cathédrale, le palais présidentiel , le couvent santo Domingo
les différentes places, les balcons, la cathédrale, le palais présidentiel , le couvent santo Domingo
les différentes places, les balcons, la cathédrale, le palais présidentiel , le couvent santo Domingo
les différentes places, les balcons, la cathédrale, le palais présidentiel , le couvent santo Domingo
les différentes places, les balcons, la cathédrale, le palais présidentiel , le couvent santo Domingo
les différentes places, les balcons, la cathédrale, le palais présidentiel , le couvent santo Domingo
les différentes places, les balcons, la cathédrale, le palais présidentiel , le couvent santo Domingo

les différentes places, les balcons, la cathédrale, le palais présidentiel , le couvent santo Domingo

Voir les commentaires

Published by Martine Bachelier - - Pérou

Le drapeau du Pérou et l'actuel Président OLLANTA HUMALA Le drapeau du Pérou et l'actuel Président OLLANTA HUMALA

Le drapeau du Pérou et l'actuel Président OLLANTA HUMALA

Carte d'identité du Pérou

Langue officielle : Espagnol, quechua et aymara •

Capitale : Lima : 10 millions d'habitants

Forme de l’Etat : République présidentielle (ou constitutionnelle) • Un Président , un Congrès 

Chef de l'Etat : Ollanta Humala depuis le 27 juillet 2011 élu pour 5 ans non renouvelable •

Premier Ministre : Ana jara Velasquez depuis le 22 juillet 2014 

Membre de la Communauté Andine (Colombie- Bolivie- Equateur- Pérou) •

Superficie : 1 285 216 km² • (2 fois et demie la France)

Point culminant : 6768 m •

Population : 30, 5 millions d'habitants dont 12 millions d'indiens - Age médian : 27 ans • Densité : 23 ha au km2 (78% urbaine) • Taux de mortalité : 6°/°° - • Natalité : 18°/°° • Taux de mortalité infantile :22,2 °/°° • Espérance de vie : 73 ans •

Religion : entre rites ancestraux et christianisme

Taux de développement humain : 77ème rang mondial en 2012

PIB  par habitant : 11 400 dollars US•(France : 45 384)

Chômage : 7,7% (2012) •

Taux en dessous du seuil de pauvreté : 31% de la population •

Monnaie : Nuevo sol (PEN) • 1 Euro(s) = 3.277 Peruvian Nuevo Sol(s)

Horaire : -7 par rapport à la France d'avril à octobre (quand il est midi en France il est 5 heures du matin au Pérou) et - 13 par rapport à Singapour (atttention les P'tis cocos de pas me réveiller au milieu de la nuit ☺☺☺) 

Indicatif téléphonique : +51

La géographie du Pérou

La géographie du Pérou

                           La géographie du Pérou

La superficie totale du Pérou est de 1 285 216 km², ce qui en fait le troisième pays d’Amérique du Sud, après le Brésil et l’Argentine.

Le Pérou peut être divisé en trois régions topographiques distinctes , chacune présentant des caractéristiques — climat, ressources, végétation, développement économique — très différentes. et elles-mêmes divisées en 11 écorégions. (En fait, les tentatives pour classifier les régions naturelles du Pérou sont nombreuses !)

1  la zone côtière (la Costa) le long du Pacifique. Elle regroupe la plupart des habitants dans de grandes villes comme Lima. La zone est humide l'hiver (brouillard) même s'il pleut très peu (on parle de moins de 2 cm par an). Le paysage est désertique, entrecoupé de vallées fertiles autour de rivières qui descendent de la Sierra.

2 - la Sierra (les Andes), zone montagneuse au milieu du pays. cette zone d'altitude moyenne de 3500 m est principalement composée de la Cordillère des Andes avec son Altiplano et des hauts plateaux vers la frontière avec la Bolivie (lac Titicaca). Le Nevado Huascarán, qui s'élève à 6 768 m dans la Cordillère Blanche, est le point culminant du pays. Dans les Andes le climat est tempéré à froid

3 - l'Amazonie (la Selva) à l'est, qui occupe une surface de près de 60 % du pays. Le climat est tropical dans la zone amazonienne, désertique et très sec à l'ouest, malgré la présence en hiver d'une brume grisâtre omniprésente sur la côte nord.

En raison de cette diversité, le Pérou possède des paysages magnifiques auxquels sont associées une flore et surtout une faune très riche. Sur les bords de la côte Pacifique, nous trouvons de fortes colonies d'oiseaux de mer (pélicans, manchots,...) et des mammifères marins attirés par la grosse quantité de poissons qui remontent vers le nord avec le courant froid de Humboldt. La faune terrestre est elle aussi typique avec toutes les espèces des camélidés (lamas, alpagas, guanacos et vigognes), sans parler des milliers d'espèces dont la plupart, encore inconnues, vivent dans la jungle...

                           Histoire du Pérou                             

Les Premiers habitants :

Les premiers habitants sont arrivés au Pérou il y a presque 20 000 ans (certains disent 50 000!), ... peut-être venus d'Asie, par le détroit de Béring.

1 - Les cultures Pré-Inca :

Elles se sont développées sur la côte et la montagne péruvienne tout au long d’une période de 1 400 ans (Chavín de Huantar).

La culture "Paracas" (200 av. J.-C. - 600) s’est développée sur la côte du Pérou. Elle a atteint un très grand développement en art textile.

la culture Moche :  La culture Moche s’est développée sur la côte nord (200 av. J.-C. - 600). Cette culture a rassemblé les autorités militaires des vallées côtières, telles que le Seigneur de Sipán. Les objets en céramique (poteries-portraits) ainsi que son iconographie présentent une élaboration et une technique remarquables.

La culture Tiahuanaco s’est développée dans la montagne péruvienne (200 après J.-C.). Cette culture s’est installée dans la région de Collao (zone qui comprend actuellement des territoires du Chili et de la Bolivie). Elle a laissé aux péruviens l’héritage de la culture en terrasses.

La culture Nasca (300 av J.-C.- 900) a défié le désert côtier avec des aqueducs souterrains et  a laissé - gravées sur le terrain - de gigantesques figures géométriques ainsi que des figures d’animaux qui semblent avoir constitué un calendrier agricole qui interroge, encore de nos jours, les chercheurs.

La culture Wari (600 après J.-C.) a introduit le modèle du "patron urbain" dans le territoire d’Ayacucho et a répandu son influence dans les Andes.

La culture Chimú (700 après J.-C.)  très raffinée, qui a travaillé l’or et d’autres métaux précieux. Les hommes de cette culture ont construit une ville entière avec de l’argile : c’est la ville de Chan Chán qui se trouve près de Trujillo.

La culture "Chachapoyas" (800 après J.-C.) a utilisé les terrains de culture au maximum et a bâti des constructions dans le haut des montagnes au nord de la forêt amazonienne.

2 -La culture Inca (1 200-1 500 après J.-C.) a été la civilisation la plus importante de l’Amérique du Sud (voir mon précédent article).

Les Incas vénèrent la terre (Pachamama) et le soleil (Inti).

L’Inca (terme qui signifie aussi l'Empereur du peuple Inca), était considéré comme un homme sacré, fils du soleil.

L’expansion des Incas est due au fait qu’ils ont été des organisateurs extraordinaires...

La rencontre de Deux Mondes  :

La rencontre de la culture Inca avec la culture espagnole commença avec la conquête espagnole au XVIe siècle. En 1532 les troupes de Francisco Pizarro ont capturé l’Inca Atahualpa à Cajamarca. La population a diminué pendant les premières décennies et la Vice-royauté du Pérou a été créée en 1542, après un affrontement entre les conquérants et la couronne espagnole. Le processus d’installation des espagnols s’est consolidé pendant le XVIe siècle avec le vice-roi Francisco de Toledo.

Celui-ci a établi les bases de l’économie coloniale à travers ses ordonnances :

Le système de contrôle de la main d’œuvre indigène (mita) pour le travail dans les mines et pour la production artisanale. Ces activités, ainsi que le monopole mercantile, ont été la base de l’économie coloniale.

Mais le changement de dynastie ainsi que les réformes des Bourbons pendant le XVIIe siècle ont fait surgir des mécontentements dans de nombreux secteurs sociaux. La plus importante révolte indigène a été celle de Túpac Amaru II. C’est avec cette révolte que le mouvement créole commença à se développer. Ceci a rendu possible l’indépendance hispano-américaine pendant le XIXe siècle. Jusqu’au XVIIe siècle, la vice-royauté du Pérou comprenait les territoires qui s’étendent du Panama jusqu’à la Terre de Feu. Le culte religieux catholique a fusionné avec les croyances andines. Il s’est développé un système mixte de croyances, un syncrétisme, qui  perdure de nos jours. Avec les Espagnols, la "race noire" a été introduite au Pérou ; celle-ci, ajoutée aux populations indigène et espagnole, fait aussi partie du tissu social et ethnique du pays. Pendant le XVIe et le XVIIe siècles la production intellectuelle et l’art colonial péruvien ont fourni leurs apports à la tradition espagnole.

3 - La naissance de l’Etat Péruvien :

Simon Bolivar né en 1783 au Venezuela, d'une riche famille  créole , réussi à libérer la "Grande Colombie" ( le Venezuela, la Colombie, l'Equateur actuels): avec son général et ami Sucre, il écrase l'armée espagnole en 1822 et entre dans Quito . Puis avec l'Argentin José de San Martin il met en oeuvre la libération du Pérou entamée par ce dernier. La bataille d'Ayacucho gagnée par Sucre en 1824 met fin à la domination espagnole. La Bolivie est ensuite libérée.

L'indépendance du Pérou est proclamée en 1821 par José de San Martín : le Pérou est divisé entre le "Haut Pérou" (qui prend le nom de Bolivie par fidélité à Bolivar) , et le "Bas Pérou" qui prend le nom de Pérou.

Sucre est assassiné en 1830 et Bolivar meurt la même année.

Pendant le XIXème siècle -

Malgré les efforts tendant à organiser la jeune république péruvienne - le Pérou a dû faire face aux dures conséquences des combats : une très forte crise économique et une domination militaire par les caudillos, qui ne laissaient presque pas de place à la possibilité d’un gouvernement civil

Les XXe et XXIème siècles

Après l'éviction définitive des espagnols, les " libertadores " se disputent âprement le pouvoir : c'est la lutte entre les grands propriétaires des "latifundias" - qui donneront naissance plus tard aux haciendas -,  entre les industriels, les gros négociants (caoutchouc, engrais, guano, mines, pétrole) , les militaires et l'Eglise.

L'histoire du Pérou contemporain, (comme de la Bolivie) est une telle succession de renversements d'alliances politiques, (présidents-généraux-dictateurs avec des programmes tantôt de gauche , tantôt de droite ), et économiques qu'il serait fastidieux de les énumérer ... Notons juste que si depuis 1980, le Pérou accède à un système plus démocratique, l'armée y conserve de nombreux privilèges, les propriétaires demeurent trop riches et les pauvres trop pauvres. le pays du aussi affronter les actions terroristes du "Sentier Lumineux", un groupe d'origine maoïste (70 000 morts).

Depuis 2011, c'est le retour de la gauche au pouvoir Ollanda Humala, nationaliste de gauche, chef du Parti National Péruvien (PNP), élu à la tête du pays (face à fille de l'ancien président "Fujimori" aujourd'hui... en prison !),  issu d'une famille andine/italienne, qui a fait une partie de ses études de droit international à Paris 1...

Ollanda Humala revendique une rupture avec le néo-libéralisme et un développement fondé sur le marché intérieur et non plus seulement sur les exportations et les investissements étrangers.

Les principaux axes du programme de gouvernement 2011-2016 incluent :

• la lutte contre la corruption, le terrorisme et le narcotrafic

• une forme républicaine de gouvernement, respectueuse de la Constitution, et incluant des modalités de contrôle et d'évaluation des gouvernants;

• l'évolution vers un l'État « décentralisé et participatif » au moyen d'une nouvelle constitution;

• un modèle de développement fondé sur "une économie nationale de marché ouverte au monde"

• le développement de la créativité du peuple péruvien « au service des femmes et des hommes du pays »;

• la réappropriation des ressources naturelles : eau, terres, forêts, biodiversité, gaz et minéraux;

• l'instauration de systèmes d'éducation et de santé gratuits, « devant conduire à un système de sécurité sociale universelle accessible à tous les Péruviens »;

• le renforcement de l'insertion du pays dans la communauté internationale avec l'appui de la Communauté Andine, au Mercosur et à l'Unasur et la révision des traités contraires à la souveraineté du Pérou.

2012 encore : grandes manifestations de soutien aux communautés indigènes, contre un projet minier au nord de Cajamarca, puis contre les mines d'or et d'argent  ...

Une dernière question : comment appelle-t-on aujourd'hui les "indiens" du Pérou ? hé bien, justement surtout plus "indiens" (très péjoratif) , ni "indigènes" dont l'image reste très négative au Pérou ( contrairement à l'Equateur, au Guatemala ou en Bolivie ... je crois ), mais "paysans" "campesinos" . Dorénavant et officiellement depuis 1968, on doit dire "campesinos" pour désigner les habitants quechua des communautés andines, les "communidades campesinas" .

 Sur ce sujet, un article très intéressant de Valérie Robin (les cahiers ALHIM) http://alhim.revues.org/98 

Le Pérou est aussi le pays de Mario Vargas Llosa, Prix Nobel de Littérature 2010 : 
http://www.antipode-peru.com/-qui-sont-les-principaux-auteurs-peruviens--passion-perou-fr

Les départements du Pérou et notre circuit entre Lima et la lac Titicaca
Les départements du Pérou et notre circuit entre Lima et la lac Titicaca

Les départements du Pérou et notre circuit entre Lima et la lac Titicaca

Notre circuit au Pérou et en Bolivie sera donc le suivant , du 30 avril au 9 juin 2015 :

Au Pérou : Lima, Paracas, Nazca, Arequipa, Chivay, le Canyon de Colca, retour à Arequipa puis vol pour La Paz

En Bolivie : Vol La Paz - Uyuni, Nord Lipez (Villa Mar) , Sud Lipez ( Laguna blanca - San Juan - Salar d'Uyuni - Désert du Nord Lipez), Potosi - Sucre, Village de Jatun Yampara, Sucre, Vol vers La Paz, Tiwanaku, Copacabana, Lac Titicaca ( île du soleil, île de la Lune )

Puis retour au Pérou : Traversée de l'Altiplano,Puno Cusco et ses environs : Communauté de Patabamba, Pisac, la Vallée sacrée , Aguas Calientes, Machu Picchu puis retour à Cusco et vol pour Lima.

Un voyage "à la carte" avec l'agence "Antipode" basée à La Paz :

http://www.antipode-peru.com/  

http://www.antipode-peru.com/carte-du-perou-fr  

http://www.antipode-bolivia.com/  

http://www.antipode-bolivia.com/carte-de-bolivie-fr  

 

Allez hop !! C'est parti ... Vamos y viva la aventura !!

                            Hasta luego ☺

Voir les commentaires

Published by Martine Bachelier - - Pérou

 
Me voici donc entrain de préparer un nouveau voyage, une nouvelle aventure, au Pérou et en Bolivie du 30 avril au 9 juin 2015 ...avec mon amie Christine ...  et oui ! ... pour la première fois - hormis les "retrouvailles" avec ma famille -  je ne voyagerai pas en solo ☺☺ !!!

Ce voyage fait suite à mes précédents en Amérique latine (Mexique, Guatemala, Argentine, Chili, Equateur ...) J'aime l'Amérique Latine, 
et les civilisations précolombiennes me passionnent   ... 

 

Un voyage "à la carte" avec l'agence ANTIPODE basée à La Paz

 

Notez que vous pouvez maintenant cliquer sur les photos pour les agrandir, ou les faire défiler (en cliquant à droite)  quand il s'agit d'un diaporama ☺. J'ai encore un peu de mal avec le nouvel interface d'Over-blog ... donc, c'est pas gagné !! Vous me direz ce que vous en pensez ...

C'est parti pour la Bolivie et le Pérou ! ... Notre parcours  ....(en vert les trajets en avion)
C'est parti pour la Bolivie et le Pérou ! ... Notre parcours  ....(en vert les trajets en avion)

C'est parti pour la Bolivie et le Pérou ! ... Notre parcours ....(en vert les trajets en avion)

Pays des Incas, peuple de la Pachamama et du dieu Soleil ... Pays des Incas, peuple de la Pachamama et du dieu Soleil ... Pays des Incas, peuple de la Pachamama et du dieu Soleil ...

Pays des Incas, peuple de la Pachamama et du dieu Soleil ...

Cartes de l'Empire INCACartes de l'Empire INCA

Cartes de l'Empire INCA

Mais quelles sont donc les différences entre les Mayas, les Aztèques et les Incas ?

Pas évident de différencier ces 3 civilisations précolombiennes, qui à première vue, se ressemblent comme 3 gouttes d'eau.

Pourtant quelques éléments importants permet de les distinguer, les voici. 

Les points communs :

la religion polythéiste, les mathématiques, l'observation des astres ...

Les différences :

1 Situation géographique, apparaît comme le premier point de différenciation:  

- les Aztèques règnent essentiellement sur le nord de l'actuel Mexique.

 - l'Empire Maya s'étend entre le sud du Mexique, le Guatemala, Belize, Honduras & Salvador.  La jungle est alors le décor des cités mayas et aztèques;

 - les Incas occupent un vaste territoire du sud du Chili au Nord de l'Equateur, c'est le plus grand des 3 civilisations. Les Incas sont, eux, un peuple des montagnes vivant sur des pentes bien plus escarpées.

2 La période: les Mayas sont de loin la civilisation la plus ancienne. Bien que la date ne soit pas précise, ses débuts remontent entre le Vème et le IIIème siècle avant JC. Les Incas et les Aztèques, apparaissent eux bien plus tard, autour des XIVème et XVème siècles de notre ère.

3 Langue et organisation: les Mayas ont une vingtaine de dialectes, le plus parlé étant le Quiché. Cette multitude de langues est significatif de la structure même de la civilisation. En effet les Mayas sont répartis en une multitude de cités indépendantes, avec souvent leur propre organisation. Les 2 autres civilisations vivent dans un empire beaucoup plus unifié et hiérarchisé. Les Aztèques, qui parlent le Nahuatl sont regroupés autour d'une cité principale Tenochtitlan au Mexique (aujourd'hui Mexico). Les Incas pratiquent le Quechua et se massent autour de Cuzco

4- Système d'écriture: les Mayas disposaient d'un système d'écriture complet. Le système aztèque reposait quant à lui essentiellement sur des pictogrammes, semblables aux hiéroglyphes chers aux égyptiens, mais aussi un peu d’écriture . Les Incas ne connaissaient pas l'écriture, ils utilisaient uniquement un système de comptabilité afin de répertorier le nombre de marchandises  (mais pas seulement !) qui entraient et sortaient des entrepôts: les "quipus" (cordes nouées). 

5 - religion: bien que vénérant les mêmes dieux principaux, chaque civilisation avait une multitude de dieux locaux. La plupart du temps, ces dieux avaient un rapport avec la nature. L'idée commune voulait que l'être humain doit récompenser  les dieux pour la générosité de la nature, par des offrandes les plus précieuses possibles -

 

                                 Histoire des Incas

 

Depuis quelques années tous les spécialistes sont d'accord pour affirmer que les ancêtres des hommes que découvrit Christophe Colomb en 1492 arrivèrent d'Asie par le détroit de Béring ... Il se pourrait que les premiers découvreurs asiatiques aient été aussi des navigateurs.... Si l'on est pratiquement d'accord sur la provenance, par contre la date d'arrivée fait encore problème... entre

15 000 et 50 000 ans ??

La préhistoire péruvienne   il y a plus de 14 000 ans des petits groupes de chasseurs et cueilleurs parcouraient la côte centrale du Pérou. A la fin de la période glaciaire la côte entre dans un processus de désertification. Les groupes humains se fixent alors à l'embouchure des rivières qui descendent des Andes. Le développement de l'agriculture (calebasses, haricots, coton, amarante , piment, quinoa, courges , maïs) et de l'élevage (lama, cobaye) permet la sédentarisation et la concentration de populations, qui 2000 avant JC maîtrisent la céramique et construisent leurs premiers monuments . Le premier grand foyer culturel à imposer son rayonnement sera celui de Chavin dans les Andes septentrionales.

CHAVIN creuset de toutes les civilisations de l'Ancien Pérou (1000  av JC)

Environ 1000 ans avant J.C., voire un peu plus, apparaît une nouvelle aire culturelle qui s'étend à partir des Andes centrales jusqu'à la forêt amazonienne et à la Côte Pacifique. Il ne s'agit pas encore d'un état, mais d'un ensemble de chefferies à caractère théocratique. De nombreux lieux de culte sont bâtis. Le principal est CHAVIN DE HUANTAR, un temple en pierre sur le versant oriental de la cordillère. Trois éléments jouent un rôle fondamental: le jaguar, le rapace (aigle ou condor), le serpent. Ces trois éléments mythiques et symboliques vont se retrouver dans toutes les civilisations qui succéderont à Chavin. Ils constituent les motifs principaux de la céramique très élaborée de cette époque, une céramique qui, par son réalisme, nous apporte de précieuses informations sur la vie et l'environnement des populations.

De grands caciquats (tribus dirigées par des caciques) se développent, en même temps qu'apparaît la spécialisation des fonctions au sein de l'élite.

Les civilisations de la côte (100 av JC - 600) :    

Tout au long de la côte, dans les "vallées oasis" se développent plusieurs civilisations séparées les unes des autres par d'immenses étendues désertiques. Ces petits états dont les capitales sont aussi de grands centres cérémoniels vont produire une céramique tout à fait remarquable. A défaut d'écriture c'est grâce à ces représentations que nous pouvons reconstituer l'environnement de ces civilisations.

Parmi ces nombreuses cultures côtières deux sont particulièrement importantes: la culture NAZCA et la culture MOCHICA.

La culture NAZCA: cette aire culturelle va se développer pendant près d'un millénaire, avec une période d'apogée aux alentours du 4ème siècle. Situé dans le sud du Pérou cet état construisit un important centre cérémoniel. De nos jours les Nazcas sont surtout connus pour les mystérieuses lignes qu'ils tracèrent au milieu du désert et dont la signification nous reste encore inconnue. Des innombrables tombes retrouvées dans cette région, on a exhumé de très nombreuses momies enveloppées dans de somptueux tissus et de superbes céramiques à la décoration très raffinée.

La culture MOCHICA: située dans le nord du Pérou, va porter la céramique à son niveau le plus élaboré.  

les Pemiers Empires: TIAHUANACO et HUARI (600 à 1000) 

Au cours du premier millénaire de notre ère se constituent deux empires importants

TIAHUANACO tient son nom du principal centre cérémoniel situé à quelques kilomètres du lac Titicaca, sur le territoire bolivien actuel. C'est une théocratie qui fait ériger un gigantesque temple dans lequel se trouvait la célèbre porte du soleil, monument emblématique de cette civilisation, sur le fronton de laquelle est représenté un personnage mythique, probablement devenu "huaca" (intermédiaire entre les hommes et l'au-delà), que l'on retrouve dans la plupart des céramiques et tissages produit par cette culture. Ce temple, renfermant de nombreuses statues, est remarquable par la qualité du travail de la pierre. Cette civilisation disparaît vers l'an 1000.

HUARI, dont la capitale se situe près de l'actuelle Ayacucho, apparaît un peu plus tardivement . A partir de cette région andine les Huaris partiront à la conquête de nombreuses régions pour finalement constituer un empire englobant une grande partie des Andes et de la côte sud du Pérou (absorbant entre autre Nazca et Pachacamac). Ce peuple construira de véritables cités très structurées, entourées d'une enceinte, comportant de nombreuses maisons à étage,  .

Les Huaris sont des artistes remarquables. Les tissages sont d'une haute qualité technique aux motifs abstraits et géométriques. L'empire disparaît aussi vers l'an 1000.

Les Etats régionaux ( 900 à 1400 après J.C.)

La côte voit de nouveau fleurirent des états régionaux qui dans une organisation politique différente reprendront les acquis artistiques des civilisations précédentes en y apportant un peu de sang neuf. Parmi tous ces états: c'est celui de CHIMU qui revêt un intérêt tout particulier car il a laissé une cité remarquable par sa dimension et son organisation: CHAN CHAN.

Le premier embryon d'état CHIMU apparaît dès le 9ème siècle, près de la ville actuelle de Trujillo.

La capitale, Chan Chan, construite en adobe (terre crue) se modifiera au gré du développement de l'état et des aléas climatiques. Sans cesse partiellement détruite, agrandie, remodelée, c'est l'une des plus importantes cités du Nouveau Monde (20 km²). Dans cette immense ville résident l'élite politique et religieuse, mais aussi les commerçants, les serviteurs et les artisans. Chaque catégorie occupe un secteur spécifique, reflet de la division de la société Chimu en castes. Tous les murs de séparation et les bâtiments sont richement décorés avec des hauts reliefs faits de motifs d'inspiration locale (poissons, pélicans...) La société Chimu produira un nombre impressionnant de céramiques, généralement moulées.

Cet état sera finalement intégré à l'Empire Inca en 1470..

L'origine des INCAS (Xème? - XVIème)     

Tous ceux qui s'intéressent aux civilisations précolombiennes se trouvent confrontés à une difficulté majeure: l'absence d'écriture. Pour essayer de reconstituer l'histoire il faut donc faire appel à l'archéologie, aux légendes et aux récits recueillis par les conquistadores.

D'après la légende un couple originel, Manco Capac et Mama Ocllo (10ème siècle mais on n'est pas sûrs qu'ils aient existé !), serait sorti des eaux du lac Titicaca. Il est  muni d'un bâton en or qui lui permettra de trouver le nombril du monde, la terre promise. Plusieurs années plus tard ils arrivent sur le Huacaypata, c'est là que le bâton magique s'enfonce dans le sol, désignant ainsi la fin du voyage.

Derrière cette légende on peut retrouver une possible origine historique des Incas. Au début du 11ème siècle, à la fin de l'Empire Tiahuanaco situé près du lac Titicaca, probablement causée par une grande sécheresse, les populations partent à la recherche de terres plus hospitalières. Un groupe serait arrivé dans la vallée de Cuzco, en se mêlant aux populations déjà installées il donnera plus tard naissance à ce peuple qui prendra pour nom: les Incas.  ("Quechua inka" signifie  "Fils du Soleil")

La marche vers la constitution d'un Etat Inca

Lorsque les premiers Incas arrivent dans la région de Cuzco, celle-ci est déjà occupée par différents groupes (dont les Quechuar) .  De tous ces groupes ethniques le plus important était les Ayarmaca installés à Acamana qui deviendra plus tard Cuzco. Ce groupe fut en lutte permanente avec les Incas jusqu'à leur défaite définitive au début de la constitution de l'Empire Inca.Inca

Les Incas constituent en effet avec d'autres groupes, une confédération dans laquelle  ils utilisent leur fonction militaire pour lancer des raids contre les villages environnants et ainsi renforcer leur position au sein de la confédération, qui deviendra dominante. Vers 1400 Wirakocha Inka affirme la supériorité inca et envahit de nombreux territoires voisins.

Pour marquer leur victoire les Incas transportent la statue de Manco Capac dans le haut de la ville et imposent à l'ensemble de leurs alliés le culte du Soleil qui deviendra l'élément fédérateur du futur empire. Ce micro état (40km autour de Cuzco) va devenir en quelques décennies le plus grand empire sud américain.

Formation et développement de l'Empire Inca

Face au jeune état inca il n'y a plus, dans les Andes Centrales, qu'une ethnie capable de le dominer, ce sont les Chanka.

En 1438 les Chanka envahissent une partie des terres inca. Wirakocha juge que la résistance est inutile, il abandonne sa capitale pour se réfugier dans la forteresse de Calca. Mais un de ses fils, Pachacutec, décide de résister. Malgré un rapport de force défavorable aux Incas les Chanka sont battus. Pachacutec dépose son père, puis, secondé par son frère Kapa Yupanki, occupe la plupart des possessions Chanka. A partir de cette date les deux frères partent à la conquête de tous les territoires environnants et bien au-delà.

Pachacutec domine les Kolla et les Lupaka du lac Titicaca. Kapa Yupanki se lance dans une folle entreprise d'annexion qui le mène jusqu'à Cajamarca à 1000 km de la capitale. Pachacutec effrayé par l'importance que prend son frère le fait assassiner.

Le souverain confit à un autre de ses frères, Tupa Yupanki, la consolidation des territoires conquis et la poursuite de l'extension en direction du Nord. Ce dernier affronte les Chimu et prend Chan Chan.

Tupa Yupanqui continue son entreprise en direction de Quito. Après cette dernière conquête il retourne à Cuzco avec un impressionnant butin de guerre, et surtout fort de ce qu'il a appris des Chimu dont la civilisation était infiniment plus raffinée que celle des frustres Incas.

Au cours de toutes ces années Pachacutec est resté à Cuzco qu'il a entièrement remodelé. C'est lui, aussi, qui a mis en place la formidable organisation administrative de l'empire. Mais face à la gloire de son frère il doit céder le pouvoir à celui-ci.

Devenu empereur Tupa Yupanqui continue l'extension du territoire inca en annexant les états de la côte sud ainsi qu'une partie des contreforts amazoniens. En 1480 une partie de son armée parachève l'extension de l'empire en se rendant maître du sud de la Bolivie et du nord du Chili et de l'Argentine. Il finira assassiné en 1493. Ses successeurs se contenteront de soumettre les Cañaris d'Equateur avant d'être balayés par l'arrivée des Conquistadores.

Les souverians Incas :

EMPIRE HISTORIQUE

                · Inca Roca...................................début du XIVème siècle

                · Yahuar Huacac.........................moitié du XIVème siècle
          · Viracocha Inca................fin du XIVème siècle

          · Pachacutec...........................1438 - 1471

          · Tupa Yupanqui.......................1471 - 1493

               · Huayna Capac................................................1493 - 1525

               · Huascar...........................................................1525 - 1532

               · Atahuallpa.......................................................1532 - 1533

Organisation et fonctionnement de l'Empire : 

Tout comme le fondateur mythique, Manco Capac, l'empereur est un orphelin qui ne possède rien lorsqu'il arrive au pouvoir. Chez les Incas, à la mort du chef suprême, celui qui prend la succession doit renoncer à toute forme de filiation et d'héritage pour former une nouvelle lignée.

Les Incas n'inventent pas la totalité de leur organisation, mais reprennent bons nombres de structures existantes dans les territoires conquis.

La ville de Cuzco est divisée depuis toujours en 4 parties, chacune administrée par un chef distinct. L'Empire étendra cette division à la totalité du territoire. Les 4 sections: composent ensemble le Tahuantinsuyu.

L'ensemble de l'état est divisé en structures de plus en plus petites pour arriver jusqu'à celles de base comprenant une dizaine de familles (l'Ayllu). L'organisation territoriale aussi bien que l'administration est organisée de façon pyramidale, une pyramide au sommet de laquelle se retrouve l'Inca.

Pour pouvoir contrôler et administrer l'Empire on construit tout un ensemble de routes, généralement empierrées qui sillonnent les Andes et la Côte. Elles servent à faire circuler les marchandises, les hommes, les soldats, mais aussi l'information. Grâce à un système de messagers qui se relaient, les Chasquis, les nouvelles circulent d'un bout à l'autre de l'Empire en un temps record (8 jours de Quito à Cuzco), une formidable machine administrative qui sera capable de maintenir une cohésion importante sur un territoire aussi vaste et aussi disparate.

L'AYLLU, base de l'organisation sociale andine :

L'Ayllu ne s'est pas imposé avec la domination inca, il existait chez la plupart des tribus andines.

Un Ayllu correspond à un village. Le territoire de l'Ayllu, appelé marka, couvre souvent de grands dénivelés puisque certains s'étirent depuis les basses terres tropicales jusqu'aux sommets andins.

A la tête de chaque Ayllu se trouve un Curaka généralement descendant du fondateur de la communauté. La vénération d'une divinité tutélaire la waka renforce la cohésion sociale. Le kuraka s'occupe entre autre de l'attribution des terres. En effet la marka est la propriété de l'ensemble de l'Ayllu. Les pâturages d'altitude sont utilisés librement par chaque famille qui y fait paître ses lamas et alpagas. Par contre les terrains agricoles sont attribués en usufruit à chaque famille en fonction de ses besoins. Après la disparition de la famille ces terres sont réintégrées au fond commun. La production quant à elle est privée, mais entre les familles existent un système d'entraide l'ayni.

Nombre de tâches sont consacrées à la communauté. Tous les hommes "adultes" (c'est-à-dire mariés) doivent une période de travail, appelé mita, au profit du kuraka. Durant la mita le kuraka a l'obligation de prendre totalement en charge les personnes qui travaillent pour lui. En contrepartie de cette mita dont il bénéficie le kuraka doit assistance, sur ses propres ressources, à tous les démunis: les veuves, ceux qui sont victimes de mauvaises récoltes...

Chacun doit aussi participer aux tâches collectives que sont par exemple l'entretien des chemins ou des réseaux d'irrigation.

La notion de tribut n'existe pas, il n'existe aucune forme d'impôt.

Pourtant ce système n'était pas parfait. Nombre de Curakas se sont enrichis grâce à la mita, formant une véritable caste supérieure les kapa, polygames, vivant dans l'opulence, transmettant à leur descendance position titres et richesses.

La production agricole :

L'économie de l'Empire Inca est avant tout fondée sur l'agriculture. Les ayllus sont les principaux centres de production.

Lorsque les Incas fondent leur empire il y a déjà de nombreux siècles que les ethnies andines ont développé une production agricole variée, surtout de montagne.

La base de la production et par conséquent de l'alimentation c'est la pomme de terre et de nombreux autres tubercules... Les tubercules étant très sensibles aux conditions climatiques la récolte n'est jamais garantie. Pour cette raison ont été développées des techniques de conservation basée sur la déshydratation; le chuñu, pomme de terre déshydratée peut se conserver plusieurs années.

La principale céréale est la quinoa riche en sels minéraux et en protéines qui peut se cultiver jusqu'à 4000 m d'altitude.

Le maïs fort apprécié ne peut pousser que dans des endroits biens spécifiques, principalement les flancs des vallées. La plupart des fameuses terrasses incas ont été construites pour permettre sa culture.

Dans les zones appropriées les populations cultivaient aussi les haricots, les courges, les tomates, les cacahuètes, les piments, et dans les parties basses la coca. Cette plante joue un rôle très important, car outre que sa feuille est mâchée, elle est indispensable à tous les rituels. Toute cérémonie comporte une offrande de coca à la Pachamama, la terre mère.

Lamas et alpagas sont élevés pour la viande et pour leur laine utilisée pour le tissage des vêtements.

Les échanges commerciaux se font sur la base du troc puisque cette société ignore l'usage de la monnaie.

Dans chaque communauté une partie des terres est cultivée au profit des prêtres et de l'Inca.

CUZCO, capitale de l'Empire :

Lorsque les Espagnols s'emparèrent de la capitale de l'Empire Inca ils furent surpris par sa dimension et son organisation.

Pachacutec transforme cette simple bourgade de cabanes en une ville de 60000 habitants.

L'édifice principal de la ville est le Korikancha, le temple du soleil, entièrement construit en pierres parfaitement ajustées. L'or (qui n'a aucune valeur pour les Incas) s'y trouve à profusion; il recouvre certains murs et est utilisé pour les statues du jardin. La représentation de l'astre divin est faite avec ce métal entouré de pierres précieuses...

La place principale de la ville est entourée des principaux palais. La plupart des édifices sont en pierres très bien travaillées.

La ville proprement dite est surmontée par le site de Sacsawaman, forteresse ou lieu de culte, un ensemble mégalithique impressionnant, et qui serait la tête d'un puma dont le corps est constitué par la partie basse de la cité...

Plus qu'un centre administratif Cuzco est le cœur spirituel et religieux de l'Empire. C'est le pivot autour duquel se sont construits les mythes fondateurs et fédérateurs. C'est en son cœur que l'Empereur ordonne le chaos en mettant en contact les univers des dieux, des hommes et des morts.

Pourtant sous le règne de Wayna Capac (1500)  la mythique Cuzco perd de son importance au profit de la nouvelle Tumipampa bâtie au Nord de l'Empire (l'actuelle Cuenca, en Équateur)

 Le Culte du Soleil , ciment de l'Empire :

Pour les Incas et nombre de leurs prédécesseurs VIRACOCHA (qui prend le nom de PACHACAMAC sur la côte) est la divinité créatrice qui serait sortie du Lac Titicaca pour créer la vie et les hommes.

Les Incas, peuple très religieux comme tous les peuples de l'ancien Pérou, choisissent de développer le culte d'INTI, le soleil, qui plus qu'une divinité est un ancêtre totémique. D'ailleurs son culte ne survivra pas à l'effondrement de l'Empire. Ce soleil ancêtre commun à toute la tribu a, en toute logique, pour représentant sur terre l'Inca lui-même.

A travers tout l'empire des temples lui sont consacrés. Le principal étant bien évidemment le Korikancha de Cuzco. De nombreuses personnes sont au service de ces temples et du culte. Les prêtres sont chargés des rituels et des sacrifices. Ils sont chargés des nombreuses cérémonies qui jalonnent le cours de l'année. Les VIERGES DU SOLEIL sont des jeunes filles qui ont été enlevées à leur famille pendant leur enfance; certaines d'entre elles font office de concubines de l'empereur, d'autres sont employées dans les ateliers de tissage, et le dernier groupe se consacre totalement au temple en restant cloîtrées jusqu'à la fin de leurs jours.

Tout peuple conquis par les Incas est tenu d'adopter le culte du Soleil. C'est en fait un instrument mis à profit par l'Inca pour imposer sa volonté et asseoir son pouvoir.

Le Soleil n'est pas le seul astre qui soit vénéré. Il y a aussi des cultes à la Lune, à Vénus, aux Pléiades.

Mais au quotidien le peuple se tourne plutôt vers des divinités secondaires, aux attributs bien précis, et que l'on implore pour résoudre les problèmes de la vie de tous les jours.

Les Apus, les montagnes, sont des lieux de culte privilégiés. Les sommets andins sont vénérés et servent d'autels à sacrifice pour les différentes divinités. Dernièrement on a retrouvé des témoignages de cérémonies s'étant déroulées sur des sommets à près de 6000 m d'altitude

L'ordre social Inca :

1 -  L' INCA  (l'empereur)

2 - OREJONES (grandes oreilles)

Noblesse de sang et de privilège: Panaca ou lignage impérial et parentèle de l'Inca - Grands seigneurs et guerriers

Noblesse territoriale: Curacas, grands fonctionnaires de l'état, gouverneurs, administrateurs

Aristocratie sacerdotale: Vierges du Soleil, les femmes choisies de l'Inca, les prêtres

3 - ELITE

Artisans qualifiés, quipucamayocs, chasquis, colons loyaux, gens honorables

4 - HATUN  RUNAS

La majorité des gens du peuple

5 - CLASSE INFERIEURE

Mitmaes (clans déportés)

Yanaconas (personnes déchues en punition)

Les "quipus" au service de la statistique Inca :  

Les Incas comme tous les peuples d'Amérique du Sud ne possédaient pas d'écriture, pourtant le bon fonctionnement de l'empire dépendait en grande partie de statistiques élaborées et d'un art de la prévision abouti.

Sur l'ensemble du territoire tout est comptabilisé, répertorié. Il faut connaître la population, la production afin de garantir à tous le minimum vital et pouvoir anticiper les besoins. On répertorie donc les habitants (recensement tous les deux ans), les animaux, les productions agricoles et artisanales, les stocks. Toutes ces données remontent jusqu'à la tête de l'état et sont centralisées pour avoir une vision globale de la situation du pays.

A défaut d'écriture les Incas vont développer un système inédit d'enregistrement des données: le QUIPU : l'élément de base du quipu est un fil, de laine, de coton, de fibre d'agave, voire de cheveu, sur lequel on fait des nœuds. La position et la forme de ceux-ci donnent des indications sur l'élément répertorié et la quantité. La grosseur et la couleur du brin sont aussi des éléments de classification. Toutes ces cordelettes sont réunies entre elles dans un grand ensemble formant un faisceau que seuls des experts  sont capables d'utiliser pour réunir les données et les interpréter quand c'est nécessaire.

Par cette méthode les administrateurs de l'Empire possèdent une véritable base de données. On connaît le nombre d'habitants par sexe et par âge, mais on a aussi des informations sur leur état de santé. La laine est répertoriée par couleur. Même la quantité d'excréments séchés de lama (le principal combustible domestique) est connue! Il semble que certains quipus servent même à enregistrer des dates importantes de l'histoire.

Ce système très élaboré de l'art de la statistique et de la prévision, associé à l'imposition d'une langue de communication unique (au quotidien les populations continuent à parler une multitude de langues) le QUECHUA explique en grande partie la solidité d'un empire aussi vaste et aussi composite.

L'architecture Inca :

La consolidation et la gestion de l'Empire emploient beaucoup d'hommes, d'énergie et de compétences. Les Incas utilisent donc plutôt les savoirs existants, ainsi que ceux des peuples soumis; ce ne sont pas de grands innovateurs.

Pourtant il y a un domaine pour lequel on peut considérer qu'il y a un "avant" et un "après" inca, c'est celui de l'architecture. Il y a un changement important par rapport au passé, non pas tant par le type de construction, mais davantage par l'incroyable qualité du travail des matériaux utilisés. Aucune civilisation dans l'histoire de l'humanité n'a travaillé la pierre avec la précision des Incas.

Ce qui frappe le visiteur c'est l'uniformité de l'architecture inca; on a l'impression qu'il y a eu un seul architecte!

Ce savoir-faire est utilisé dans tous les domaines de la vie. De l'agriculture au sacré toutes les composantes de la nation bénéficie de ce savoir-faire. Ce sont les impressionnants réseaux de canaux d'irrigation, utilisés jusqu'à aujourd'hui, qui permettent l'agriculture dans des zones semi-désertiques. C'est l'incroyable réseau routier de 40 000 km qui sillonne l'empire et franchit les obstacles andins grâce à des ponts suspendus en liane ou en pierre. Ce sont les indispensables forteresses qui protègent le pays des invasions. Ce sont les palais et les temples souvent recouverts d'or et d'argent.

Tous les bâtiments ont recours au même type d'architecture, à savoir des murs inclinés vers l'intérieur et des ouvertures trapézoïdales. Les murs extérieurs peuvent être plans ou circulaires (le Korikancha par exemple) Par contre l'incapacité à construire des voûtes oblige les artisans incas à ne poser que de simples toits de chaume au-dessus de ces murs si parfaits.

la région de Cuzco a de nombreux sites (palais , forteresses, centres religieux ...mais l'emblème de l'Empire Inca est le Machu Picchu ... que nous allons visiter et j'y reviendrai  )

Les arts et les sciences

Dans le domaine artistique les Incas n'atteignent pas le niveau de la plupart de leurs prédécesseurs, comme si leur souci d'efficacité les avait empêchés de laisser libre cours à leur imagination.

Les céramiques  sont richement colorées et ornées de motifs géométriques sans grandes variantes. Les formes sont finalement plus variées que les ornements. Comme dans toutes les civilisations précolombiennes c'est la céramique funéraire qui est la plus élaborée.

Par contre les Incas se distinguent des autres cultures par l'utilisation plus importantes du bois (ce qui suppose des échanges avec l'Amazonie), en particulier pour le façonnage des keros, sortes de verres ou de vases tronconiques, souvent ornés de peintures figuratives.

Des Chimus ils apprirent l'art de l'orfèvrerie, toutefois sans arriver à les égaler. Ils travaillent l'or, l'argent, le cuivre, l'étain, le platine, et sont capables de réaliser de nombreux alliages dans des fours à haute température les huayras. Les objets et bijoux sont élaborés par martelage, soudure et la technique de la cire perdue. Une grande partie de cette production sert à orner les temples et à couvrir de bijoux les dignitaires de l'Empire qui en sont parés en fonction de leur rang social.

L'absence d'écriture a contraint les Incas à pratiquer une littérature orale. Les amawtas sont les dépositaires et les transmetteurs des récits historiques et légendaires. La richesse de la langue quechua a permis un développement important de la poésie.

Cette littérature fut le premier moyen pour les conquérants de recueillir de recueillir des bribes de l'histoire andine.

Cette absence d'écriture est aussi un frein important pour l'acquisition de véritables connaissances scientifiques. Les Incas possèdent quelques connaissances en astronomie et grâce à un système d'abaque ils réalisent quelques calculs simples. Cette méconnaissance rend encore plus admirables leurs réalisations architecturales

Le domaine dans lequel ils sont probablement plus compétents que leurs homologues européens de l'époque c'est la médecine. Leur connaissance des plantes est très poussée, la pharmacopée qu'ils en tirent est remarquable et efficace pour guérir de nombreux problèmes de santé. Ils pratiquent même la trépanation.

La conquête espagnole et la fin de l'Empire Inca :

En 1528 l'empereur Hayna Capac meurt à Tumipampa (Equateur), nouveau siège du pouvoir impérial. Parmi sa nombreuse descendance deux de ses fils sont susceptibles de lui succéder: Atahualpa qui l'a accompagné dans le Nord de l'empire, et Huascar son demi-frère restait à Cuzco. C'est Huascar qui est intronisé et une lutte fratricide qui s'engage. Finalement Huascar est tué au combat. Le pouvoir revient donc à Atahualpa.

Mais alors que celui-ci monte sur le trône d'étranges hommes barbus débarquent en avril 1532 à Tumbes. Francisco Pizarro à la tête de 180 aventuriers part à la conquête du plus vaste empire du continent.

Parmi tous les peuples conquis par les Incas nombreux sont ceux qui n'apprécient pas le joug de leur nouveau maître, aussi n'hésitent-ils pas à s'allier aux nouveaux arrivants. C'est donc à la tête d'une véritable armée que Pizarro arrive à Cajamarca, dans le nord, où se trouve Atahualpa. Celui-ci tellement sûr de sa supériorité ne se méfie pas et accepte de rencontrer le chef espagnol. Pizarro sans aucun scrupule le fait arrêter, et malgré le versement d'une importante rançon en métaux précieux le fait exécuter.

Avec la mort d'Atahualpa, dans un système aussi hiérarchisé, c'est tout le pays qui devient orphelin et s'effondre. La route de la conquête est ouverte, les conquistadores partent en direction de Cuzco, dont ils se rendront maître après de durs combats. Le temps des Incas est terminé, et les Espagnols avides de richesses et imbus de leur supériorité feront tout pour faire disparaître toute trace de ce vaste empire.

La population ravagée par les maladies arrivées d'Europe et les mauvais traitements ne pourra jamais, jusqu'à aujourd'hui, retrouver sa splendeur et surtout sa dignité.

Les Incas aujourd'hui : 

D'une telle civilisation qui domina un territoire aussi vaste est-il raisonnable de croire que toute trace ait disparu?

Un élément important de cette civilisation survit toujours:

 - la langue : Le Quechua, langue officielle de communication à l'intérieur de l'Empire, continuera à se développer après la disparition de celui-ci. Les missionnaires prendront vite conscience de l'importance de cet outil pour l'évangélisation des Indiens. C'est donc en Quechua qu'ils convertiront des millions de personne de gré ou de force. Résultat: aujourd'hui ce sont 7 millions de sud-américains qui parlent Quechua, depuis la Colombie jusqu'au Nord de l'Argentine.

Le Pérou et la Bolivie sont les deux pays d'Amérique du Sud qui totalisent la plus forte population indienne avec 18 millions d'Indiens sur les 20 millions du sous-continent (12 pour le Pérou et 6 pour la Bolivie)

- Autre structure qui a subsisté, surtout en Bolivie, c'est l'ayllu, cette organisation villageoise basée sur la solidarité de l'ensemble de la communauté. La privatisation des terres n'a pas encore réussi à le faire disparaître. Il sert même souvent de modèle pour développer de nouvelles structures solidaires.

- Il est pratiquement impossible de faire disparaître d'un coup de baguette magique des croyances enracinées depuis des siècles dans les consciences. Certes les descendants des Incas ont adopté un catholicisme de surface, mais en grattant ce vernis on s'aperçoit que les cultes contemporains sont simplement plaqués sur les croyances venues du plus lointain passé , et c'est tant mieux!.

- Peut-être avec des arrières pensées mercantiles, ou par une tentative de récupération intellectuelle, certains tentent de faire revivre les coutumes anciennes. La fête de l'Intiraymi, qui se déroule à Cuzco chaque 24 juin, est un bel exemple de cette ambiguïté.

Les états andins ne paient-ils pas un lourd tribut au fait d'avoir toujours refusé ce métissage culturel. Les sociétés contemporaines ne se porteraient-elles pas mieux si elles arrivaient à intégrer ce double héritage pour construire un monde dans lequel chacun retrouverait ses repères?

Merci à  l'Association  "Partage sans frontière" pour tous ses articles : http://www.partage-sans-frontieres.org   

Je rappelle également le lien du très intéressant article de Valérie Robin "Amérique latine , histoire et mémoire"  :    http://www.alhim.revues.org/98   

et recommande le livre de Carmen Bernand  "les Incas, Peuple du Soleil" Editions "Découvertes Gallimard" -Histoire n° 37

celui de Sebastien Jallade "Espíritu pampa, sur le chemin des Andes" , Editions Transboréal

ainsi que : "Civilisation andine - Pérou - Bolivie" - Carnet de route Marcus i

et les guides "Routard" et "Lonely Planet"  bien sûr...  !

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Published by Martine Bachelier - - Pérou- Bolivie : les Incas

34-9 : Avila

Nous partons passer une journée à Avila, toujours avec la compagnie Avanza bus, qui est tout près de notre hôtel ...

  Avila-la-station-de-bus.JPG      Route-entre-Avila-et-Salamanque-2.JPG

Avila, capitale provinciale située à 1127m d'altitude, , 50 000 hab., 100 kms de Salamanque, ville natale de Sainte Thérèse d'Avila, elle-même Sainte patronne de l'Espagne, ville classée au Patrimoine mondial par l'UNESCOen 1985.

Avila fut reprise aux Maures en 1090 par les rois chrétiens... quand Philippe II déplace la capitale Valladolid à Madrid, la noblesse locale abandonne ses palais d'Avila pour suivre la cour là bas. La ville décline , Avila devient ascétique, spirituelle et mystique grâce à Thérésa ... plus connue sous le nom de Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582) qui a des origines juives par son grand père et échappe par miracle à l'inquisition. Elle reformera l'ordre du Carmel en imposant des règles horriblement strictes .

Il faut bien dire que la ville m'a un peu déçue ... à part ses remparts (ça ressemble à Carcassonne !) qui sont impressionnants par leurs dimensions (2,5 km, leurs 17 portes devant chacune desquelles il y a à l'extérieur, une église qui servait de refuge, et la couleur à la fois grise et dorée de ses pierres ...

la ville est très loin de valoir Salamanque !!  mais venir y faire le tour des remparts vaut quand même le déplacement !

 

Quelques photos des remparts, des églises, de la Cathédrale, des rues et du paysage alentour  :

 

Avila-les-remparts-2-copie-1.JPGAvila-du-haut-des-remparts-la-cathedrale-JPG

 

 

Avila-la-porte-de-la-Camicerias.JPGAvila-du-haut-des-remparts3-JPG

Avila-la-pierre-des-remparts.JPGAvila-Eglise-St-Andres.JPG

 

Avila-la-cathedrale-2-JPG   Avila-rue-qui-longe-la-cathedrale1-JPG

Avila-rue-Vallespin-menant-a-la-place-du-marche.JPG     Soeurs-serendant-a-la-cathedrale.JPG

De retour à Salamanque, je suis obligée d'aller aux urgences à l'hôpital pour une grosse bronchite ... qui a précipité mon départ ... pas de chance !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Published by Martine Bachelier -

    34-8     : Salamanque : l'Université

Si Salamanque est une des villes les plus belles et connues d'Espagne, c'est aussi et surtout pour ses Universités ce qui vaut bien quelques explications, d'autant plus que je suis aussi venue là pour travailler !  

 Ici, ce qui étonne, c'est qu'à chaque coin de rue il y a un collège, un institut, une école ... et des logements étudiants partout , même des resto et cafés "éramus" 

Salamanque-Restaurant-Erasmus1.JPG

 ... en plus des universités, il y a des dizaines et des dizaines de "colegios" privés ou publics le long des rues, dont celui où je vais aller le "Hispano Continental" :

    mon-ecole.JPG

 

Salamanque dispose de 2 Universités (hé oui, comme 2 cathédrales!) : l'Université publique et l'Université pontificale (privée) , celle de l'Eglise catholique. Pus de 40 000 étudiants au total (5000 dans la Catholique), parmi lesquels beaucoup d'étrangers venus du monde entier... beaucoup d'Erasmus aussi !

C'est la plus ancienne institution d'enseignement supérieur d'Espagne, l'une des plus anciennes d'Europe, avec Bologne, Paris et Oxford.  

C'est Alphonse IX de Léon qui fut à son origine en 1218, et Alphonse X Le Sage qui lui accorda le titre d'Université en 1254 ce  qui en fit le premier établissement d'enseignement européen à détenir ce titre !  

L'histoire de Salamanque et liée à un série de d'évènements et de personnalités qui ont marqué l'histoire de la socièté occidentale :  

-  création de la 1ère grammaire castillane et création des droits d'auteur en 1492 (Antonio de Nebrija)  

- prépartifs de Christophe Colomb pour son 1er voyage, et les années d'études d'Herman Cortés avant de partir à la conquête de l'empire aztèque   

- première femme professeur d'université dans le monde (Lucie de Medrano en 1508)  

- Bases du droit international, et défense des droits des peuples autochtones du Nouveau Monde ( Francisco de Vitoria )

- invention du calendrier grégorien proposé à Grégoire XIII et aujourd'hui utilisé dans le  monde entier  

- Y ont séjourné aussi beaucoup de personnages célèbres, par exempe Miguel de Cervantes,
  

Au début, les études se faisaient dans le cloître de la Vieille Cathédrale, puis dans de nombreuses "écoles" qui se sont multipliées. Les  2 universités sont très proches.  

L'essentiel des bâtiments datent des XV et XVIème siècles et s'articulent autour de 2 patios. Dans le patio principal se dresse la statue du poète et humaniste Fray Luis de Léon.  

 

Dans la bibliothèque : 180 000 volumes dont 40 000 écrits entre les 16èmè et le 17ème, 3600 manuscrits, 400 parchemins, 48 incunables...

Photos de l'Université publique :

 Rectorat et patio des " escuelas menores"  (noms données dans le temps aux études qu'il fallait faire avant de pouvoir rentrer à l'universtié ... enfin si j'ai bien compris !)

Universite-le-rectorat--2-.jpg     Université patio des écoles Menores (2)

L'entrée de l'Université et la petite grenouille dénichée sur un tête de mort (premier pilier à droite)

 

sa-u-facade.jpg           sa-u-facade-grenouille.jpg

Selon la tradition espagnole , les étudiants viennent chercher la petite grenouille qui se cache sur la façade de l'Université ...s'ils la trouvent cela leur garantit la réussite à leurs examens ... je l'ai trouvée :) !!!

Photos de l'Université pontificale, situé à 100m de notre petit hôtel  :

Universite-Pontificale--2-.jpg          Universite-pontificale-rue-Cervantes.JPG

le toit de l'Université avec ses tours, et la patio intérieur sur lequel donnent les salles de classe :

 

 

 

Universite-Pontificale--Le-cloitre-3--2-.jpg    Universite-Pontificale--la-salle-des-disputes-3--2-.jpg

 

 

Magnifique escalier où sont inscrits sur les murs tous les noms des personnages qui ont marqués l'université,  

 

Université Pontificale L'escalier noble 2 (2)    Universite-Pontificale--L-escalier-noble-4--2-.jpg

    Saint Thomas d'Aquin dans la "Salle des disputes" :  

Universite-Pontificale--la-salle-des-disputes-4-St-Thomas-.jpg   

Les étudiants commencent à débarquer par centaines... je sens que l'ambiance de la ville si tranquille va changer ah ah ah :)

Aujourd'hui toutes les matières sont enseignées dans les universités et collèges de Salamanque 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Published by Martine Bachelier - - Espagne

        34-7 : Salamanque

 

Les monuments historiques sont innombrables ... en voici quelques uns :

Arrivée sur la Plaza Mayor, centre de la ville : très belle place de style baroque entourée d'arcades sur lesquelles se trouvent des écussons de tous les rois et des personnags célèbres de la vie espagnole.

L'une des huit entrées sur la place  : 

 

1--10-.JPG      Salamanque-Plaza-Mayor-3.JPG  

Le soir du réveillon du 31 décembre , nous sommes surpris : la place est presque vide ! Les espagnols réveillonnent chez eux, à la maison , en famille ... mais le 1er janvier , c'et la foule ! La place est remplie de monde, d'enfants, de musiciens ... les femmes ont sorti leurs manteaux de vison, certains hommes sont habillés avec des "capes" très chiques ,  genre cape de préfets !

   https://www.dropbox.com/s/7tkdjsotfew10ij/1%20%281%29.MOV?dl=0    

     Au fond de la place l'hôtel de ville :  

1--11-.JPG      Plaza-Mayor-2-l-hotel-de-ville--2-.jpg  

    Au dessus des arches se trouvent des médaillons à l'effigie des personnages célèbres d'Espagne : ici la Reine Sophie et Juan Carlos, le roi Alphonse XIII :

2--16-.JPG    Salamanque-plaza-Mayor-ecusson2.JPG  

Les deux cathédrales  sont réunies, fait très rare dans l'histoire de l'architecture : Salamanque a en effet deux cathédrales, "l'ancienne" du 12ème de style roman (clocher plus haut à droite) et "la nouvelle" construite du 16ème au 18ème dans le style gothique (clocher de gauche, moins haut). L'endroit où les deux monuments se rejoigent est connu comme le "patio chico"   :

 

2--14-.JPG     2--13-.JPG    

 

 

1--47-.JPG   1--48-.JPG                 

Le point de jonction des deux Cathédrales :

 

                                       Salamanque-cathedrales-exterieures-point-de-joncton.JPG  

La "Catedral Nueva" avec le choeur et la cathèdre, absolument superbe !

   1--16-.JPG           1--24-.JPG      

 

La  "Catedral Vieja" avec le retable et les gisants  

 1--28-.JPG        1--26-.JPG    

 

Juste en face, le patio de la "Maison des Conchas", constuite fin 15ème, dont la façade est décorée de 350 pétoncles, coquillages qui sont la marque de l'ordre de Santiago (Chemin de Compostelle). Cette maison est aujourd'hui bibliothèque publique  

 

    Maison-des-Conchas-1--2-.jpg   1--43-.JPG  

Eglise et couvent des augustines Recoletas que l'on appelle "La Purissima". Couvent fondé par le comte de Monterrey pour son épouse.  

2--7-.JPG    

 

Statue de Christophe Colomb en souvenir de son séjour à Salamanque 

2--43-.JPG           Statue-de-Christophe-Colomb2.JPG 

Couvent de San Esteban couvent dominicainauquel on accède par la Place du Concile de Trente :

2--30-.JPG  

 Palais de la Salina (16ème), qui doit son nom au fait que cela a été un dépôt de sel. Avec son superbe patio :  Abrite aujourd'hui l'équivalent du conseil général (diputacion provincial) :

  2--25-.JPG    2--24-.JPG 

 

Mais Salamanque, c'est aussi des petites ruelles bien tranquilles et bien sympa, où nous avons souvent déjeuné dehors  grâce au grand soleil et ciel bleu qu'il fait depuis que nos sommes là  :  

 

Salamanque-rue--Mayor-a-noel.JPG     Salamanque-ru-vers-la-cathdral-le-soir.JPG

Et puis le soir pour finir, un petit dîner "flamenco" ...

 https://www.dropbox.com/s/1r1xtvoc8bhnsc1/DSCN9496.MOV?dl=0

Voir les commentaires

Published by Martine Bachelier - - Espagne

            34-6 : Salamanque 1 :

 

De la gare routière (la Estacion del Sur), en bus express Auto-Res  c'est-à-dire confortable et sans arrêt, avec la compagnie Avanza, nous voici partis à Salamanque à 213 km de Madrid.  

Voyage de 2h30  très agréable. Nous traversons de beaux paysages, des plateaux assez arides, et de grandes étendes  de terres cultivables.  

 

DSCN9618.JPG    DSCN9616.JPG  

 

 

 

                   Salamanca---Catedral-2-copie-1.jpg

 

                   Classee-par-l-Unesco.JPG

Salamanque (Salamanca en espagnol) à 802 m d’altitude, est une ville de 154 000 habitants, capitale de la Province de Salamanque laquelle fait partie de la Communauté de Castille et Léon.

 

Bientôt, nous aperçevons la ville et sa Cathédrale, de l'autre côté du fleuve  Le Tormes" ..

 

 

 


 DSCN9627.JPG     DSCN9628.JPG  

A notre arrivée nous sommes tout de suite tombés sous le charme : cette ville est un trésor, un merveilleux écrin éblouissant par ses très nombreux et riches monuments, ses ruelles piétonnes pavées et très étroites, l’harmonie des couleurs de la pierre de grès rose de la région de Villamayor. Le matin au soleil levant et le soir surtout lorsque le soleil descend en éclaboussant les murs et facades, c’est une véritable féerie dansante, un entrelacs de formes et de couleurs harmonieuses … C’est véritablement magique. Je crois que je n’avais jamais été autant impressionnée par la beauté d’une si petite ville, qui reste calme et paisible, même à Noël : ici, peu de monde dans les ruelles – celle où est situé notre hôtel « Microtel Placentinos » que je recommande, en plein centre,  à 2 pas de l’Université Pontificale, est carrément déserte ! :

 

DSCN9629.JPG              2--20-.JPG  

 

 

et peu de fêtes le soir … Il est vrai que nous sommes en période de vacances et que les Universités sont fermées …

Car Salamanque abrite la plus ancienne Université d’Espagne, crée en 1218 par Alphonse IX de Léon, mais j’y reviendrai …

 

Courte histoire de la ville :  

 

Hannibal assiégea la ville au 3ème siècle avant JC. Puis c’est avec la victoire des romains sur les Carthaginois que la ville se développa et devint une étape sur la « Via de la Plata » qui passait, pour traverser la rivière Tormes, sur le « Puente Romano » dont il subsiste aujourd’hui encore cinq arches.

 

 

2--10-.JPG      2--9-.JPG

 

Après plusieurs invasions par les musulmans, la ville fut reconquise et repeuplée par les rois chrétiens, Alphonse I puis Alphonse III.  

 

En 1218, le roi Alphonse IV de Léon fonda « l’Etude Générale » de Salamanque …dont les Rois Catholiques renforcèrent la notoriété, et firent construire de nombreuses écoles et séminaires. Le prestige de l’Université attiendra son zénith au 16ème siècle.

 

Pendant la guerre d’Indépendance, la ville a été occupée par les français jusqu’en 1812. Ceux-ci ont d’ailleurs détruit une grande partie des monuments pour construire des défenses …

 

Pendant la guerre civile espagnole, en 1936 et 37, le Palais épiscopal fut la résidence et le centre du général Franco. La ville conserve d’ailleurs un documentaire de grandes archives sur la guerre civile.

 

En 1940 Pie XII établit « L’Université Pontificale » comme une continuation des anciennes études théologiques.

Elle fut capitale de la culture européenne en 2002.  

En 1988 la ville a été déclarée site du Patrimoine mondial de l'humanité par L’Unesco.

 

 

              DSCN9891.JPG

 

 

 

 

Voir les commentaires

Published by Martine Bachelier - - Espagne

 34-5 : Madrid

Aujourd'hui , initiation approfondie à la cuisine locale .... histoire de vous donner envie ! Bon appétit !!

DSCN9431

                                  

DSCN9425.JPGDSCN9429.JPG

DSCN9439.JPGDSCN9520.JPG

DSCN9533.JPGDSCN9604.JPG

 

Et maintenant en route pour Salamanque ....

 

 

 

Voir les commentaires

Published by Martine Bachelier - - Espagne

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>
Haut

Hébergé par Overblog