Martine autour du monde ...

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Nous voici donc arrivés à Coimbra via l'autoroute A 1. Cette belle ville située entre Lisbonne et  Porto mérite un arrêt ne serait-ce que pour sa célèbre université l'une des plus anciennes d'Europe avec Salamanque et La Sorbonne notamment. Elle fut fondée en 1290  à Lisbonne avant d'être transférée à Coimbra en 1308 sur ordre du roi. Autant dire que la ville, forte de ses 30 000 étudiants, est aussi jeune qu'enjouée et pleine d'attraits.

Mais tout se mérite. Pour accéder à la porte d'entrée de l'université il faut monter et monter encore par des ruelles pentues entrecoupées d'escaliers plutôt raides !!!

Bref il faut avoir la santé, des mollets affûtés pour arpenter le centre historique et ses jolies rues piétonnes et une belle envie de voir ce joyau universitaire qui trône au sommet de cette ville construite à flanc de colline au pied de laquelle le rio Mondego coule paisiblement. Comme le centre historique est piéton, un petit conseil : éviter de choisir un hôtel dans les rues de ce centre ou alors il faut tirer sa roulette !!!  

Commençons par le début et la découverte des rues piétonnes juste au dessus du fleuve

Dans les petites rues piétonnes du bas de la ville, les étudiants et les étudiantes habillées de leur traditionnel habit universitaire (un cape noire pour les garçons et un tailleur noir pour les filles mettent une belle ambiance sympa

Début de la montée vers la vieille université en passant sous la tour de Almedina, l'une des tours de défense des remparts pour protéger le palais du roi situé au sommet et où se trouve aujourd'hui l'université 

 

 

Quelques rues et escaliers plus loin on arrive à la vieille cathédrale (Se Velha) construite à partir de 1162 et qui a un aspect de forteresse

On ne peut pas trop visiter il y a une messe

Cela grimpe de plus en plus : Il faut vraiment la mériter cette université

Ouf On est arrivé avec pour commencer bien sûr par la cour des écoles qui donne une bonne idée de l'ensemble architectural et où trône la statue du roi Joao III. C'est ce roi qui a décidé d'installer dans l'enceinte de son palais royal l'université au 18ème siècle

Nous avons fait le choix d'aller faire cette visite vers 18 H. Belle surprise : aucune queue.

Pour la superbe bibliothèque Joanine (18ème) aux décors époustouflants et qui contient plus de 60000 ouvrages anciens écrits en portugais ou en latin. Les photos sont interdites. On y voit notamment un tableau du roi Joao V et l'ensemble de tous ces livres dans un écrin riche et raffiné est prodigieux 

La chapelle San Miguel qui date du 15ème et début 16ème siècle est dans le même bâtiment que la bibliothèque. Très décorée, elle est remarquable par ses azulejos du type tapis de 1663 qui ornent la nef et par son orgue ibérique de style  baroque de 1733. Le retable principal date de 1605.  

Et enfin dans l'ancien Palais Royal quelques belles salles comme la salle des gardes et le salon jaune

Ou encore la grande salle des Actes (Sala dos Capelos) qui était à l'origine la salle du trône où le Roi signait les actes les plus importants de l'université et qui est devenue aujourd'hui la salle où les étudiants soutiennent leurs thèses. Les murs sont recouverts des portraits des rois du Portugal

Ou la salle des examens privés qui ne sert plus aujourd'hui. A l'époque l'étudiant était seul avec son professeur pour passer son examen

Et pour finir la journée rien de mieux que d'aller écouter du fado de Coimbra chanté par des étudiants ou des anciens étudiants. très romantique

Voilà donc un petit aperçu de Coimbra mais il y a tant d'autres choses à voir et à faire.

Un dernier petit conseil : nous avions retenu par internet une chambre (à la Casa da Baixa Domntown House) très bien située rue Ferreira Borges mais à éviter. Aucun humain à l'horizon : tout se fait par code pour entrer dans l'immeuble puis dans la chambre et par communications téléphoniques. Côté relation humaine on repassera !!!

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Bonjour Lisbonne où nous allons rester 3 jours !

Commençons en musique smiley, avec le "Fado", "LA musique de Lisbonne" , une mélopée dérivée des poésies chantées par les troubadours du Moyen âge, qui incarne la mélancolie et la force  de la destinée humaine, qui se développe à la fin du 18ème  sous la forme d'un chant nostalgique de marin. Amàlia Rodrigues  lui fait passer les frontières et lui confère une gloire internationale.

https://www.youtube.com/watch?v=qHBk5g_Ei38       (Amàlia Rodrigues) 

https://www.youtube.com/watch?v=V1URy2UElnk

https://www.youtube.com/watch?v=qXr0zVt-BxY

 Nous venons d'arriver à l'aéroport , situé au nord de Lisbonne , puis nous prenons le métro (il y a 4 lignes de métro ) pour nous rendre à notre hôtel au centre de la ville ("My story Hôtel Rossio" ); 

Le Rossio est le nom de la place Don Pedro IV , située dans la partie basse de la vieille ville de Lisbonne  (quartier de Baixa ).

 

En effet Lisbonne est divisée en 8 quartiers : Baixa Chiado, Barrio Alto, Alfama, Principe Real, Campo de Santana, Parque de Nacoes, Santos et Belem .

Nous sommes donc dans le quartier de la Baixa.

La population de Lisbonne est d'environ 500 000 habitants intra muros et plus de 3 millions avec toute son agglomération  .

Le vieux Lisbonne est construit sur la rive droite d'un renflement du fleuve TAGE, qui pénètre ensuite dans un large chenal aboutissant sur l'Atlantique . C'est une ville chaotique, s'égrenant sur 7 collines , avec de nombreux belvédères, des couleurs, des rues et place revêtues d'une mosaïque de petits pavés de calcaire blanc et de basalte noir, un dédale de ruelles étroites et de quartiers anciens, de belles perspectives sur de larges avenues, des jardins exotiques ....

Le centre a conservé son aspect ancien avec ses palais aux couleurs pastel et ses immeubles couverts d'azulejos. 

Lisbonne est aussi un grand port, des zones industrielles au sud du Tage, des quartiers d'affaires,  le Centre culturel du Belém  inauguré en 1992, les fameuses tours post-modernes des Amoreiras qui ont fait scandale à l'époque de leur construction . Sur les bords du Tage, des zones portuaires ont été transformées en aires de loisirs et pour l'exposition mondiale de 1998.

L'accueil des portugais est vraiment exceptionnel. Déjà à l'aéroport à Nantes, compte tenu du retard de notre avion, nous avons fait la connaissance de deux portugais qui nous ont donné plein de conseils pratiques et nous ont même accompagnés à la sortie de l'aéroport pour acheter la carte Viva Viagem qui permet de circuler à bord de tous les moyens de transport public (bus, tramways, métro, funiculaire, élévateurs). En plus avec la formule zapping (on recharge la carte en la créditant) on peut l'utiliser pour aller à l'étape incontournable de Sintra. Il y a d'autres moyens de transport aussi très sympa (le tuk-tuk en plein développement et bien sûr le bateau). A Lisbonne cette qualité de l'accueil, cette gentillesse n'est pas démentie. Toujours là pour rendre service.

Pour notre premier jour, nous partons visiter la ville à partir de la place du Rossio où se trouve notre hôtel. Cette place est idéalement placée ( à proximité immédiate de la gare de Rossio d'où partent les trains pour Sintra et de la place de Figueira point de départ du tramway 15 direction le Belém et donc du coup la place assise est assurée).

La place du Rossio est une belle place ovale où se trouve en haut d'une colonne la statue de Pedro IV, premier roi du Brésil, ainsi que deux belles fontaines et en arrière plan le théâtre national.

Ce qui m'a le plus surprise en arrivant à Lisbonne, c'et la foule omniprésente, le nombre incroyable de rues piétonnes et toutes pavées, remplies de petits restos installés dans les rues et toujours plein à craquer !

 

 

 

Par une rue piétonne très animée avec tous ses restaurants installés au milieu de la rue et des artistes du spectacle vivant  (rue Augusta) on rejoint la place du commerce en passant sous l'arc de triomphe, recouvert de figures historiques comme Vasco de Gama ou le marquis de Pombal,  après avoir laissé au passage l'élévateur métallique de Santa Justa d'où l'on a une superbe point de vue sur la ville mais patience car la fille d'attente est longue 

La place du commerce (Praça do Comércio), ancienne place du Palais Royal, donne sur le Tage et accueillait autrefois les déchargements par les bateaux des épices et de l'or qu'ils rapportaient des colonies. Elle a été reconstruite après le tremblement de terre de 1755 et est bordée sur ses trois côtés par de beaux bâtiments à arcades. En son centre trône la statue du roi José 1er 

Le mythique tramway 28 E nous attendait pour traverser l'Alfama que nous allons redescendre à pied à travers des escaliers, des ruelles et des aspects si pittoresques, par exemple

cette mosaïque de la marchande de poissons portant son panier sus sa tête, de ce quartier resté intact après le séisme et qui a conservé le charme de son passé arabe avec ses maisons colorées et le linge qui sèche aux fenêtres

 

Nous faisons ensuite la rencontre d'une portugaise parlant admirablement le français et faisant visiter avec son tuk-tuk (Paula Marvao Tuk Flower@Tuk.Paula) des coins insolites et magnifiques, à proximité de la forteresse Saint-Georges, des quartiers maures de Mouraria où les rues sont bordées de superbes maisons recouvertes d'azuleros et aux balcons superbes sans oublier quelques oeuvres d'art telle celle de Rils et de Graça, où les rues ouvrières ont beaucoup de charme

 

 

 

On finit cette première journée par la descente à partir du mirador de la porte du soleil d'où l'on voit le Tage et l'église Saint Vincent vers la cathédrale au style si caractéristique puisque construite sur l'emplacement d'une ancienne mosquée dont les pierres ont été réutilisées

 

 

et en prime juste à côté l'église Saint-Antoine de Padoue

Le lendemain changement de décor avec la visite du quartier du Belém. Très instructif sur le passé du Portugal, ce quartier est évidemment marqué par ses incontournables.

En premier évidemment la tour de Belém, magnifique tour e contrôle inscrite au patrimoine mondial de l'humanité, qui fut construite au milieu du Tage mais est désormais en bordure du fleuve depuis le tremblement de terre et qui symbolise la puissance passée du Portugal

 

Ensuite comment ne pas évoquer aussi le monument des découvertes, construit en 1960 à la gloire de la riche histoire maritime du Portugal. Avec à la tête, de cette proue de caravelle symbolisée, Henri le Navigateur dont on fêtait en 1960 le 500 ème anniversaire et les grands personnages navigateurs et mécènes du royaume avec en arrière plan le pont métallique du 25 avril en l'honneur de la révolution des Oeillets de 1974 et le Corcovado au loin 

 

Et pour finir cette deuxième journée le monastère de Saint Jérôme (Mosteiro Dos Jéronimos) et l'église Santa Maria qui forment un ensemble de toute beauté tant extérieur qu'intérieur

Dans le monastère le cloître et le réfectoire attire particulièrement le regard. 

 

L'Eglise Santa Maria est aussi particulièrement belle et superbement sculptée. Elle renferme les tombeux de Vasco de Gama et du poète Luis de Camoès. C'est un chef d'oeuvre de l'art manuélin. Qu'on en juge et la sacristie est aussi à voir absolument. Normal que tout cet édifice soit aussi au patrimoine mondial de l'humanité

 

Quant à la sacristie

Notre dernière journée se passera à Sintra, une petite ville située à environ une heure de Lisbonne, sur la côte . Une demie heure de bus et une demie heure de train , tellement bondés que nous avons du faire le voyage debout ! Sur une colline, au dessus de Sintra, se trouve une vraie merveille unique en son genre : "Le Palais National de Sintra" , un palais immense , a l'architecture éblouissante et colorée, qui devint le palais d'été des souverains portugais. Quelques photos de ce merveilleux palais aux murs colorés et recouverts d'azuleros  :

Ensuite nous redescendons à Sintra , à travers la forêt , par le "sentier des lacs":

Et puis retour en bus et train tagués .... à la gare de Lisbonne ...

ce qui mérite bien ne petite bignouze en arrivant smiley

Demain matin départ en voiture pour Coimbra !

Bye bye Lisbonne ! Superbe ville !

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Nous allons bientôt partir au Portugal … alors comme d’habitude, un petit article introductif s’impose !

1- Histoire du Portugal

Introduction générale :

Du XVe au XVIe siècle, le Portugal fut l’une des plus grandes puissances économiques, sociales et culturelles du monde, avec un vaste empire colonial en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud. Dans ce pays de relativement petite taille et qui a connu la dictature de 1926 à 1974 , amenant près de 1,5 million de Portugais à aller travailler en dehors du pays pour fuir la crise économique et les guerres coloniales. En 1974, la révolution des Œillets met fin à l’empire colonial et installe la démocratie dans le pays. L’économie,n’a pris son essor qu’après 1975.

Les grandes périodes de l’histoire du Portugal :

1-L’antiquité :

-Du 9e au 15e siècle avJC : installation des premiers peuples dans la péninsule.

Les habitants de Lusitanie (province romaine impériale fondée sous le principat d’Auguste), couvrait la plus grande partie de l’actuel Portugal , mais les habitants les plus nombreux en Lusitanie, étaient principalement d’origine celtique (les gaulois).  Il y avait aussi des marchands grecs et phéniciens (la Phénicie correspond approximativement au Liban actuel) qui y établissent des colonies.

C'est au 14e siècle av.JC qu’Ulysse aurait fondé la ville de Lisbonne ,alors appelée « Olissipo », qui devient la plus grande ville du pays.

Les romains imposent leur domination en 140 av JC et y resteront jusqu’au 5e siècle. La lutte est violente entre romains et lusitaniens.

2 – Le Moyen-âge :

- La Lusitanie passe ensuite entre les mains des « Alains » (peuplade nomade de Gaule), des « Suèves » peuplade germanique qui se sédentarise au nord du Portugal), des « Wisigoths » (le royaume wisigoth est un royaume germanique issu des grandes invasions du 5e au 8e siècle avant d’être conquis par les arabes en 712 , date à laquelle les Maures occupent la péninsule ibérique (Les Maures désignent à l'origine et durant l'Antiquité les populations berbères d'Afrique du Nord ). Ils y resteront pendant 5 siècles. Le Portugal garde encore aujourd’hui des traces visibles de ces 5 siècles d’occupation maure , que ce soit dans l’architecture de nombreux bâtiments, les ruelles sinueuses des villes et villages d’Algarve, les pâtisseries à base de figues et d’amandes, d’oeufs et de sucre, ou encore l’art des Azulejos.

- En 718 , victoire des Chrétiens sur les Maures et début de la reconquête (par les rois chrétiens des Asturies , de Bourgogne, de Léon et Castille…) . Le fils d’Henri de Bourgogne , Alphonse Henriquez , est proclamé premier « Roi du Portugal » par ses soldats suite à sa victoire contre les Maures.

-En 1249, le Portugal établit ses frontières qui sont encore aujourd’hui les plus vieilles du monde !

3 – La renaissance : 15e et 16e

Du 15e au 16e , le Portugal construit un important empire colonial :

 - En 1415, Henri le Navigateur, lance ses expéditions en Afrique, à Madère et aux Açores … Il étudie la géographie et l’astronomie, et dès 1416 une expédition démarre chaque année !

- En 1494, le Portugal et l’Espagne signent le traité de « Tordesillas » par lequel ils se partagent le « Nouveau Monde » à découvrir à l’ouest de l’Afrique.

- En 1498, c’est la découverte de la route maritime des Indes par Vasco de Gama. Il y établit des comptoirs annonçant ainsi l’expansion commerciale du Portugal.

- En 1500, Pedro Alvares Cabral découvre le Brésil.

- En 1519, Magellan , en désaccord avec le Portugal, proposa à l'Empereur d' Espagne (Charles Quint) , d'établir par la route du sud-ouest  une communication avec les îles lointaines . C'est ainsi qu'il entreprit  son premier voyage autour du monde et découvrit , entre l'extrémité de l'Amérique du sud et la Terre de Feu, le détroit qui porte son nom . Il mourut  aux Philippines  en 1521 sans avoir revu l'Europe .

En 1580, le roi d’Espagne (Philippe II) prend le pouvoir, et le Portugal devient une province espagnole !

4 - 17e 18e et 19e siècles

Au 17e et 18e le Portugal se modernise et profite des richesses du Brésil.

En 1640, c’est la restauration de l’indépendance du Portugal après 60 ans d’occupation espagnole.

Au 19e , le Brésil devient indépendant, et le Portugal développe ses colonies en Afrique (Angola, Mozambique, Cap-Vert, Guinée , Sao Tomé et Principe … ainsi qu’une série de comptoirs fortifiés en Inde …)

A la fin du 19e , le Portugal connaît de grosses difficultés pour se maintenir dans ses colonies et des difficultés économiques sur ses terres.

5 - 20e siècle, le Portugal contemporain  :

En 1908, le roi Charles Ier et son prince héritier sont assassinés

En 1910 : Abolition de la monarchie et proclamation de la République, séparation entre l’Église et l’État … réformes qui se heurtent à des manifestations qui mènent à un coup de force militaire portant le Général Pimenta de Castro au pouvoir .

La République est rétablie après la 1ère guerre mondiale , mais des coups d’Etat se succèdent dans les années 1920.

1926 : une dictature militaire est instaurée ( Oscar Carmona et Salazar) .Le régime fasciste durera jusqu’à la chute de la dictature en 1974 avec la « Révolution des oeillets ».

Le Portugal échappe à la seconde guerre mondiale.

La révolution des Oeillets, également surnommée "le 15 avril ", est le nom donné aux évènements d'avril 1974, qui ont entrainé la chute de la dictature salazariste qui dominait le Portugal depuis 1933. Elle doit son nom à l'oeillet rouge que les conjurés portaient à leur boutonnière en signe de ralliement.

Le Portugal se lance alors sur la voie de la démocratisation, de la décolonisation (les colonies d’Afrique et d’ Asie gagnent leur indépendance dans les années qui suivent la Révolution) et du développement :

- 1976 : Adoption d’une Nouvelle Constitution démocratique, et un régime semi-présidentiel qui a évolué peu à peu en un régime parlementaire comparable à ceux de la plupart des pays d’Europe

- 1986 : Adhésion du Portugal à la Communauté Européenne (CEE – ou « Marché commun » de l’Europe des douze).

1994 : Lisbonne , capitale européenne de la culture

2016 : Le Président de la République depuis 2016 est Marcelo Rebelo de Sousa (portugais, né en 1948 à Lisbonne, juriste, journaliste et ancien membre du Parti Social Démocrate , le PSD)

Le drapeau du Portugal :


Le drapeau du Portugal est rectangulaire. Une verticale sépare le rectangle en deux parties inégales :

La partie gauche est en vert et occupe les deux cinquièmes du drapeau.

La partie droite est en rouge et occupe les trois cinquièmes du drapeau. 

Le vert et le rouge sont les couleurs du Portugal. Le drapeau du Portugal a été dessiné peu après la Révolution de 1910 (voir ci-dessus). Selon beaucoup de portugais, le vert représenterait l'espoir qui devait naître de cette révolution ; le rouge représenterait le sang qu'il a fallu verser pour défendre cet espoir.

Cependant, cette symbolique est issue de messages de la propagande nationaliste de l'entre-deux-guerres.

Entre ces deux zones, il y a un dessin dans un disque qui représente la terre en jaune . Durant l'époque des grandes découvertes, il y eut plusieurs grands navigateurs portugais de premier plan : Magellan, Vasco de Gama et Henri le navigateur. Ce passé glorieux se retrouve dans le drapeau du Portugal.

2 - Les anciennes colonies portugaises :

Le développement de l'empire portugais du XV au XVI ème siècle :

L'empire portugais s'amorce par la reconquête de son propre pays occupé alors par les Maures, il se termine en 1249 après avoir atteint l'Algarve. Puis le roi du Portugal poursuivra sa croisade chrétienne dans les terres musulmanes du nord de l'Afrique. 

En 1415, c'est la conquête de Ceuta (le Maroc) par Jean Ier de Portugal, il amorce le processus des « grandes découvertes » et marque le début de l'expansion territoriale portugaise hors de la péninsule ibérique. En effet le prince Henri le Navigateur, gouverneur de l'Ordre du Christ (héritier portugais de l'Ordre du Temple) organise et finance l'exploration systématique de l'Atlantique proche et des côtes africaines. 

Très vite le commerce très lucratif de l'or, de l'ivoire et des esclaves se substitue à l'esprit de découverte et de croisade. Il s'agira de trouver une autre route vers les Indes et le marché des épices. Les marins portugais découvrent les îles Atlantiques et s'y établissent : 

João Gonçalves Zarco découvre Madère en 1419, 

Iogo de Silves et Diogo de Teive les Açores entre 1427 et 1452

et Dinis Dias atteint le Cap-Vert en 1444  

lvaro Fernández le Sénégal en 1445

En 1460, à la mort d'Henri, les Portugais ont atteint le golfe de Guinée.

En 1482 est fondé le plus important comptoir d'Elmina, l'actuel Ghana

En 1483, Diogo Cao atteint l'embouchure du Congo.

En 1488, Bartolomeu Dias double le cap de Bonne-Espérance avec une flotte de trois caravelles et pénètre dans l'océan Indien.

En 1499, Vasco de Gama revient de son périple vers les Indes où il a découvert Goa.

Dans la première moitié du 16ème siècle, les Portugais s’assurent le contrôle de l'océan Indien. Entre 1505 et 1511, Francisco de Almeida, le premier vice-roi des Indes, établit une série de comptoirs fortifiés. Puis, Afonso de Albuquerque s'empare de trois points qui commandent le passage des marchandises : 

En 1507 et 1517, Ormuz à l'entrée du golfe Persique, 

En 1510, Goa, la capitale de l'« Estado da India », sur la côte de Malabar

En 1511, Cochin, et Malacca  qui commande l'entrée du détroit du même nom. Les Portugais étendent leur domination jusqu'aux Moluques, îles riches en épices.

En 1500, le Brésil, sera découvert officiellement par Pedro Alvares Cabral , les premiers établissements permanents datent des années 1530. 

En 1513, M Jorge Álvares arrive en Chine 

En 1517, Tomé Pires parvient à Canton .

En 1557,  l'Empire céleste accorde aux Portugais le droit d'établir un comptoir sur la péninsule de Macao, dans l'estuaire du Xi Jiang.

En 1543, les portugais atteignent le Japon à Nagasaki.

Les autres pays qui ont été découverts par le Portugal :

Les Philippines, découvertes par le navigateur portugais Magellan en 1521,

Les îles d'Indonésie ont été découvertes et, pour certaines, colonisées par les Portugais au xve siècle.

Bandar Melaka ou Malacca, est une ville de Malaisie, elle a été une possession portugaise de 1511 à 1641.

 L’île Maurice a été découverte par les Portugais au xvème siècle.

Les pays où l'on parle portugais aujourd’hui :

Les cinq pays africains membres de la CPLP (Angola, Cap-Vert, Guinée-Bissau, Mozambique, São Tomé-et-Principe) sont parfois regroupés sous le nom de pays africains de langue officielle portugaise (PALOP). Le Brésil, les six pays africains membres et le Timor oriental sont tous d'anciennes colonies portugaises.

Aujourd'hui, les pays de cet ancien empire colonial qui s'étendait sur les 5 continents, aura duré 5 siècles avant de s'effondrer ! Ces pays font partie de la "Communauté des pays de langue portugaise".

3 - La géographie et l’économie du Portugal :

La population est de 10 300 000 habitants (France 67 millions) pour un territoire de 92 226 km² (France : 551 695), soit à peu près 111 habitants au km²,

Largement ouvert sur l'Atlantique, ce qui a largement contribué à son expansion maritime et  coloniale, le Portugal occupe l'extrémité sud-ouest de l'Europe et a l'Espagne pour seul voisin. Il a 800kms de plage et de falaises rocheuses. Son climat devient plus chaud et plus sec du nord au sud, et ses reliefs prolongent ceux de la meseta espagnole. L'altitude monte en remontant vers le Nord : près de 2 000 m dans les serras de Lousa et da Estrela. Le pays n'a que le cours inférieur de ses trois grands plateaux qui descendent en gradins vers l'Atlantique.  Le pays n'a que le cours inférieur de ses trois grands fleuves : le Douro, le Tage et le Guadiana.

Le pays possède de nombreuses ressources naturelles, comme le cuivre et l'étain, et est l'un des principaux exportateurs de liège et de marbre, mais ni hydrocarbure ni pétrole. Les infrastructures portugaises se sont considérablement modernisées (surtout dans l'énergie renouvelable) depuis les années 1980. Aujourd'hui seuls 12% des travailleurs sont des agriculteurs

Le PIB-PPA par habitant de 30 607 USD-PPA en 2019 (France environ 43 551)

Le salaire minimum est de 700 euros et le taux de chômage de 6,6 %.

Le Portugal est classé 15ème  pays touristique mondial .

Nous visiterons essentiellement Lisbonne et Porto en suivant la côte  ... en route ! suivez nos aventures !

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Il ne me semble pas inutile de donner un aperçu de Prague au quotidien ... car les innombrables Eglises, Cathédrales, Couvents, Chapelles et les Musées sont tellement légion , que l'on peut finir parfois par s'en lasser ...

Alors voici quelques commentaires et photos prises au hasard dans les rues de Prague, qui donneront je pense un autre aperçu de la ville  :

Celle-ci étant située dans une petite vallée entourée de collines, ça monte et ça descend  beaucoup ! C'est assez fatigant ... il faut faire aussi attention en marchant car toutes les rues et les trottoirs sont pavés . De toutes sortes de pavés d'ailleurs, de toutes les tailles et même colorés , comme les maisons le sont aussi, c'est très beau! !

Les transports en commun sont très nombreux et très fiables (contrairement aux taxis qui ont mauvaises réputation ...) Pour venir de l'aéroport dans le centre, acheter le billet tram-bus qui va vite et ne coûte que 4 euros. Ensuite on peut tout faire à pied ! C'est super !

Quelque chose d'inhabituel pour nous: ici les trams circulent sur les rues , comme les bus  les voitures et les scooters ... c'est la débrouille  :

 Mais beaucoup de places, de rues et de ruelles sont piétonnes , et cela aussi c'est très agréable !

On passe souvent d'une rue à l'autre par de petits passages  :

Les places sont souvent entourées de passages couverts qui permettent de se protéger de la chaleur ou de la pluie  :

Les promenades à pied dans les ruelles, permettent aussi de découvrir les nombreuses boutiques de souvenirs : les petites poupées, les marionnettes (qui sont une institution là bas), les objets d'art , les pierres précieuses - surtout jade - , bijoux, petits objets sculptés en bois ....  

et bien sûr , pour terminer , parlons un peu nourriture ... dans l'ensemble, je dois dire que l'on a pas trouvé cela vraiment bon, à part les salades ...

Le plat national est le "goulash" , sorte de ragoût de boeuf  accompagné de tranches de pain rondes  :

et autre chose que l'on trouve partout , ce sont des glaces un peu particulières, les "trdelnik", faites sur place par des pâtissiers... mais tellement énormes que je n'ai pas osé en goûter ! Tous les gens en mangent dans la rue :) 

Enfin, comme partout dans les monde, les hamburgers et les pizzas  qui envahissent les étales :

Une grande première pour moi : j'ai mangé un hamburger !  

Le soir, de nouveau un concert de musique classique , tout près de l'hôtel ( superbes extraits de Vivaldi, Bizet, Debussy, Ravel, , Strauss, Mozart, Schubert, Bach, Tchaikosvsky , Dvorak , et on a terminé par la Moldau de Smetana bien sûr smiley )

Comme tout a une fin, le lendemain matin : retour en France  !

Prague et sa rivière, la Moldausmiley ,  vues d'en haut :  Bye Bye Prague !

Durant ces quelques jours , nous nous sommes imprégnés de la beauté de cette ville, de la turbulence de son histoire, de ses superbes monuments toutes catégories époques et styles confondus. De son fabuleux décor constitué de maisons aux styles hétéroclites, et de la diversité architecturale de la ville. De ses nombreux espaces verts aussi , de sa gaieté , et de tous ses ensembles musicaux ou solistes  qui se produisent partout  dans une joyeuse cacophonie ... pour notre plus grand plaisir . Pour apprécier Prague, il faut aimer la culture, l'histoire , et la musique ! 

 

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Ce matin, rando à pied de notre hôtel , jusqu'en haut de la Tour Eiffel ... eh oui, une petite tour qui lui ressemble de loin , mais qui s'appelle la "Tour panoramique" , qui domine la ville au milieu du très joli parc de Petrin ... On peut y aller en funiculaire, mais le chemin qui y monte est très agréable ! 300 marches pour atteindre le sommet de la tour ... seul Gilles les a montées :

D'en haut la vue sur la ville est superbe : église au sommet du parc puis église Saint Nicolas, Pont Charles, Cathédrale Saint-Guy et le château, et enfin le couvent de Strahof

Redescente à pied de la colline du parc et petite pose resto près du funiculaire qui marche depuis 1891. En chemin quelques statues dont celle du poète romantique tchèque Karel Hynek Macha

Tout le parc de Petrin est entouré d'une grosse fortification du 14 ème siècle appelé "le mur de la faim" car elle a été construite afin de donner du travail et ainsi de nourrir les gens très pauvres 

Sur le chemin du retour on visite la très belle église baroque  (1613) de "Notre Dame de la victoire" très visitée à cause de la statue en cire de Jésus

 

puis l'église jésuite Saint Nicolas ( 1673) baroque et magnifique à tous égards l'autel, la chaire, de très belles fresques ...

 

Et on finit la journée en musique, dans une petite salle tout près de notre hôtel 

 

 

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Ce vendredi matin je suis restée me reposer à l'hôtel, tandis que Gilles est parti visiter le Couvent de Sainte Agnès .....

Agnès la Bienheureuse a édifié ce couvent de clarisses en 1234. Il recueille aujourd'hui des collections de sculpture du 13 ème au 16 ème siècle de toute beauté

Et le couvent dans son environnement

A l'intérieur de la chapelle assez dépouillée des tombeaux et dans le cloître des sculptures en bois époustouflantes

 

Le jugement dernier

La pieta

L'après midi nous sommes allés faire le circuit des principaux monuments en city-tour. Pas très facile de prendre des photos

La maison municipale, l'une des anciennes résidences royales 

Le Musée national place Wenceslas théâtre de tant de hauts faits qui ont forgé l'histoire politique du pays :

Le théâtre national

Le Palais Schwarzenberg, situé sur la place du château, devenu aujourd'hui un musée qui abrite de nombreuses collections d'art Renaissance et Baroque de la galerie nationale

Nous avons eu droit à un petit arrêt sur cette place alors forcément on prend des photos du palais royal et de la cathédrale, du siège de l'épiscopat (résidence de l'archevêque)

Et puis, depuis l'arrêt de bus, Place de la Vieille Ville, nous sommes rentrés à pied en longeant la Valtva le long de l'île de Strelecky puis la presqu'île de Kampa où les gros bateaux passent par un petit canal qui leur est réservé  :

Une ancienne roue qui fonctionne toujours est encore là ! 

 Le canal :

C'est une île charmante et calme où il fait bon pique-niquer ou se promener loin de la foule !

On y a même vu Charly sur son paddle smiley

La journée se termine autour du plat tchèque typique : le goulash 

 

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Aujourd'hui , par une chaleur toujours torride, nous sommes grimpés dans le quartier du "Château royal de Prague", le lieu le plus célèbre de Prague, situé dans le quartier n°3 sur le plan "guide Vanupied" qui figure sur mon article introductif. Plus officieusement c'est le quartier "Hradcany, Strahov, château de Prague" . C'est haut, le château domine la ville, mais c'est tout près de notre hôtel !

Hradacny  est l'une des anciennes cités à l'origine de Prague et sur son promontoire le quartier le plus vert de la ville avec ses nombreux parcs. C'est aussi celui qui possède le plus de monuments remarquables , dont le Château Royal, la Cathédrale Saint-Guy, l'ancien Palais royal, la basilique romane St Georges, plusieurs tours, monastères et chapelles , une jolie ruelle appelée "la ruelle d'or" , des musées, des galeries de peinture etc ... C'est au XIème siècle que la construction du château a commencé et qu'il fut entouré de fortifications. Le roi Charles IV continua le travail qui se poursuivit au fil des siècles ... ce qui explique aujourd'hui ce mélange de styles. Avec cependant une dominante de baroque. 

Le Château devint le Palais du Président en 1918 (lors de la 1ère république). Vaclav Havel , lui, refusa d'y habiter. 

Quelques photos pour illustrer tout ça :

L'entrée du château et l'une des 3 cours intérieures qui le précèdent :

 

Images de l'immense Cathédrale Saint-Guy et ses magnifiques vitraux  :

La chapelle de Saint Venceslas : 

 

La basilique Saint-Georges , église romane la mieux conservée de Prague :

 

Le jardin royal :

L'entrée du Palais présidentiel :

Les places :

et  les petites ruelles aux multiples échoppes d'artistes :

Dans le même quartier, mais à l'extérieur du château, la magnifique église "Notre Dame de Lorette" du 17ème siècle, réplique de la maison légendaire de la Vierge Marie (la Santa Casa) :

et aussi le couvent de Strahtov du 13ème (ordre des Prémontrés) :

Du haut de ce couvent , nous avons une belle vue sur la ville :

Sur la place à l'extérieur du Château, Le Palais Cernin, dont la construction commença en 1968 , siège aujourd'hui du Ministère des Affaires étrangères  :

Nous sommes redescendus à l'hôtel par une petite ruelle fort sympathique et calme , avec un arrêt sur le chemin pour déguster une pizza ... pas très bonne d'ailleurs ( la nourriture n'est pas excellente en Tchéquie )

 

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Après une petite croisière en bateau, visite du quartier juif de la ville.

Puis visite du quartier juif qui fait partie de la vieille ville t où on trouve plusieurs synagogues

Le cimetière juif :

La synagogue Pinkas qui sert de mémorial aux victimes juives de l'holocauste (80 000 morts). Les noms des victimes figurent sur les murs.

 La synagogue Klausen qui sert aussi de mémorial

Et pour finir la journée concert à l'église Clementinum qui fut créée par les jésuites. C'est le plus grand édifice de la ville après le château. Plus de 600 jésuites y vivaient. On y trouvait notamment, un couvent une immense bibliothèque un théâtre et deux chapelles. Le concert a lieu dans la chapelle des miroirs (au programme La Moldau, Mozart, Les quatre saisons, la 5ème symphonie de Beethoven ). 

 

https://youtu.be/iQqo0Q-jfqQ

Magnifique concert !

et puis petit dîner dans la rue adjacente à l'Eglise ...

même à 22h les rues sont bondées de monde ... on a de la peine à se déplacer, à marcher à travers la foule smiley

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Pour notre premier jour à Prague, nous avons fait à pied (car tout peut se faire à pied ici ... il suffit juste d'être un peu sportif car pour le retour ça grimpe pas mal !) le quartier "Malà Strana" , le fameux "Pont Charles", et la Place principale de la "Vieille Ville" ... et même une petite croisière sur la Vltava (ou Moldau pour les Allemands)

Les petites ruelles piétonnes de Malà Strana, quartier qui a conservé son unité  architecturale, truffé de palais et de maisons au style baroque, permettent de rejoindre le pont Charles

On fait le choix de passer par la charmante petite île Kampa.

On y retournera pour déjeuner

L'arrivée sur le pont Charles se fait par les tours du  pont du petit côté et la tour Judith. Notre traversée se fait sous une forte chaleur et avec une foule qui dans la journée prend des proportions incroyables (on peut à peine se croiser !!!). On voit en arrière plan le toit de l'église Saint Nicolas (17ème et 18ème).

Sur le pont, long de 516 mètres et composé de 16 arches, les célèbres statues de pierre encore plus belles .... quand on peut les prendre sans personne devant

Les statues du pont représentent toute l'histoire religieuse catholique de la ville. Elles sont de style baroque. On ne pouvait pas éviter Saint Venceslas et Saint Jean Néopucène (les touristes touchent la représentation du saint comme porte bonheur).

De l'autre côté du pont, la tour du pont qui mène à la vieille ville, cœur historique de Prague. La tour du pont, de style gothique, faisait partie des fortifications de la ville. Elle porte les sculptures de Saint Guy, du roi Charles IV et de Venceslas IV. 

Et au bout du pont la statue du roi Charles IV

Puis la place de la vieille ville avec ses incontournables : l'hôtel de ville de la vieille ville avec sa célèbre horloge astronomique

 

Puis l'église Notre Dame de Tyn (14 ème), édifice gothique ayant deux flèches de 80 mètres. Cette église était le centre du Hussisme, mouvement préfigurant le protestantisme.

Toujours sur la place le palais Kinsky palais de style rococo (seconde moitié du 18ème). L'une des descendants de Kinsky (Bertha Von Suttner) née dans ce palais fut la première femme à avoir reçu le prix Nobel de la Paix. Ce palais fut un temps un lycée allemand où Kafka fit ses études.

Et aussi le monument en bronze de style art nouveau dédié au réformateur religieux Jan Hus sur la place devant le palais Kinsky.

 

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Nous voici donc arrivés dans "la ville d'or", "la couronne du monde" , le rêve en pierre" ," le livre muet où la ville parle" ... ainsi qu'elle fut surnommée depuis le Moyen Age ! Aujourd'hui encore qualifiée d'une des plus belles villes d'Europe avec Rome, Venise et Paris ! 

Les différents quartiers de Prague selon la carte "Vanupieds" que je trouve très bien faite  :)

1. Staré Město ou Vieille Ville de Prague
2. Mala Strana ou Petit côté
3. Hradcany + Strahov, le quartier du chateau de Prague
4. Nové Město ou Nouvelle Ville de Prague
5. Vinohrady + Vrsovice
6. Zizkov
7. Holesovice
8. Karlin
9. Smichov

 

Notre hôtel, le "Design Hotel Neruda",  est situé en plein centre de la ville, dans la rue Nerudova (quartier numéro 2 sur la carte) , dans le quartier "Mala Strana"  à mi-chemin du Pont Charles, de la Cathédrale Saint Guy et du Château royal ! Quelle chance, merci Léone :)

 

Nous voici bien arrivés bien arrivés à l'aéroport Vaclav Havel  avec quand même 2 heures de retard ! Merci  Volotea !

Nous avons pris le bus 119 puis le tramway ligne 20 pour arriver à notre hôtel ... en 30 minutes environ nous étions au centre de Prague et ça nous a coûté 4 euros seulement ... un bon plan !

Nous découvrons la jolie rue Nerudova, où se situe notre hôtel dans le quartier de Malà Strana (le"petit côté ", en face de la vieille ville, rue qui doit son nom à l'écrivain Jan Neruda lequel habita une maison située juste en face de notre hôtel entre 1845 et 1857 :

Nous sommes déjà étonnés par la beauté de cette ville, de sa singularité , de sa magnifique architecture  très variée , de ses ruelles pavées et de la propreté ...

 

Aller, petit dodo bien mérité :)

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La République tchèque :

 

La République tchèque (appelée aussi Tchéquie) est un pays considéré comme faisant partie de l'Europe centrale ou de l'Europe de l'Est. Sa capitale est Prague.

Après avoir fait partie de la Tchécoslovaquie, la République tchèque est devenue un Etat indépendant le 1er janvier 1993.

Elle fait partie de l'Union européenne depuis 2004.

 

Le drapeau :

 

Le blason de la République où s'entrecroisent le lion tchèque, les aigles morave et silésien . La devise du pays  est : "La vérité vraincra"


La République tchèque est une république parlementaire, dont le Président est actuellement Milos Zeman élu pour 5 ans en 2013 puis en 2018 (Indépendant , soutenu par le SPO , le "parti des droits civiques" . C'est lui qui nomme le Président du gouvernement, Andrej Babis (très contesté ... milliardaire empêtré dans des scandales financiers). La république tchèque fait partie de l'Union Européenne depuis 2004. Donc pour les français, pas besoin de passeport , la carte d'identité suffit .

- La langue officielle est le Tchèque. On y parle aussi  Slovaque et Allemand

- La population totale en 2019 est de 10 650 000 habitants (les Tchèques), (classé 78ème au monde), avec une densité de 130 habitants au km2

La superficie du pays est de 78 870 km2 (classé 114ème)

- La capitale Prague (la plus grande ville du pays avec 1,5 million d'habitants banlieues comprises)

- Le PIB par habitant était de 22 800 dollars en 2018 (classé 39ème)  avec une forte croissance prévue ...( en France 38 476,66 USD en 2017)

- Le taux de chômage : 2,5 % (en baisse depuis plusieurs années)

- La monnaie est la "couronne tchèque"  (CZK ou KC). Les Tchèques  n'ont pas adopté l'euro ...

 Un euro = 25,5 couronnes

 

La Géographie :

 

La géographie tchèque est variée ; la partie occidentale,
la Bohême (Čechy en tchèque), consiste en un plateau vallonné, parcouru par l'Elbe (en tchèque 'Labe') et la Vltava (ou Moldau, son nom allemand ), entouré principalement par des basses montagnes comme les "Sudètes", les "Monts des géants" où l’on peut aussi trouver le point culminant du pays, la Sniejka (Sněžka en tchèque) qui culmine à 1 602 m. La Moravie, à l’est, est aussi plutôt montagneuse et est arrosée surtout par la Morava, mais abrite également la source de l'Oder (Odra en tchèque).

Le climat est tempéré avec des étés chauds et des hivers froids, nuageux et humides, ce qui est un exemple d’influences continentale et océanique conjuguées.

 

La République tchèque est dépourvue d’ accès à la mer.

Elle est entourée par l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, la Slovaquie et la Pologne.

 

 

Un cours résumé d'une longue histoire :

 

Les Tchèques "peuple Cech" arrivent 3000 ans avant JC  en Bohême, contrée qui tient son nom du peuple celte des BoÏens. (d'où vient aussi le nom de Bohême et de bohémiens ...). Les Celtes étaient une communauté indo-européenne de l'âge du fer et de l'Europe médiévale, qui parlait les langues celtiques, et présentait une certaine unité culturelle, bien que la relation et les facteurs culturels dans le monde celtique demeurent incertains et controversés.

Les Slaves arrivent dans la région actuelle de la Tchéquie au 5ème siècle. Ils appartiennent au même groupe ethnique  qui parle des langues toutes dérivées des langues indo-européennes d'Europe balkanique et orientale

On distingue les Slaves du nord (Russes, Ukrainiens, Tchèques, Slovaques et les Slaves du sud (Serbes, Croates, Slovènes, Bulgares

 

La République tchèque est formée par les anciennes provinces de Bohême et de Moravie , qui constituaient le "Royaume de Bohême" au Moyen Age, lequel faisait partie du "Saint-Empire romain germanique", dont le roi de Bohème était l'un des 7 princes .

Le roi le plus célèbre de Bohème fut le roi Charles IV , qui devint Empereur du Saint Empire romain-germanique dont la capitale devint Prague, en 1355, date qui marque le début de l'âge d'or en Bohème , des embellissements et des nombreuses constructions de la ville dont le "Pont Charles" .

 

Ensuite la République tchèque fit partie de l'Empire d'Autriche.

Une période très compliquée sous les Habsbourg, dont la dynastie monte sur le trône en 1526 et n'en redescendra que 4 siècles plus tard. 

(La maison de Habsbourg ou maison d'Autriche est une importante maison souveraine d'Europe connue entre autres pour avoir fourni tous les empereurs du Saint-Empire romain germanique entre 1452 et 1740).

 

C'est la lutte entre catholiques et protestants et juifs (Réforme avec Jan Hus et les Hussites qui s'insurgent contre les abus de la hiérarchie catholique, et Contre-réforme  durant laquelle les protestants sont contraints de s'exiler, de se convertir au catholicisme, 27 sont même décapités sur la place de la vieille ville en 1620...  ). C'est l'époque des "défenestrations" que Lenka Hornakova-Civade  raconte très bien dans son livre "Apprendre Prague" (Collection "Magellan et Cie").

Les conflits religieux furent nombreux en Tchéquie !

 

Puis c'est la guerre de succession d'Autriche en 1741, suivie par la guerre de 7 ans (1756-1763) ...

 

Après la dislocation de l'Empire d'Autriche-Hongrie, à la fin de la première guerre mondiale, les Tchèques deviennent indépendants ... mais cette première  République Tchécoslovaque (1948-1938) disparaît lorsque l'Allemagne nazie annexe la Bohême et la Moravie en 1939, créant un Protectorat sous administration militaire.

 

 Durant la seconde guerre mondiale la communauté juive de Prague est décimée (déportation de 84% de la population juive vers les camps de concentration ). Mais la culture juive est toujours très présente à Prague !

 

La résistance s'organise. Grâce aux troupes soviétiques et américaines, la Tchécoslovaquie est reconstituée en 1945 ... mais sous un régime communiste rigide, elle devient un satellite de l'URSS. C'est la période communiste.

 

En 1968, c'est le "Printemps de Prague"  une soif de socialisme à visage humain. En 1989, c'est la "Révolution de velours" qui porte l'opposant tchèque Vaclav Havel à la présidence de
la République.Les premières élections libres sont organisées en 1990.

 

 Après un épisode fédéral, la Tchécoslovaquie (ou République tchèque et Slovaque) disparaît d'un commun accord le 1er janvier 1993, laissant la place à la République tchèque (ou Tchéquie) et à la République Slovaque (Slovaquie).

 

En 1993, Vaclav Havel devient le premier Président de la nouvelle République Tchèque, réélu en 2008. En mai 2004, la République tchèque entre dans l'Union Européenne et en 2007 intègre l'espace Schengen.

Vaclav Havel meurt en 2011, et en 2014, un nouveau gouvernement de centre gauche est mis en place : c'est l'une des périodes les plus stables qu'ait connu le pays depuis longtemps.

 

Prague, la capitale :

 

Prague, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1992,  est traversée par la rivière Vltava (parfois désignée par son nom allemand : Moldau). C'est la plus longue rivière de la République tchèque, affluent de l'Elbe. Sur la photo : le Pont Charles  

 

La région de Prague est peuplée dès le paléolithique, il y a 3 millions d'années.

 

Prague est d'abord habitée par les Boïens, peuple celte qui arrive vers moins 200 avant JC et occupe le sud de la ville actuelle , puis ils sont chassés par différentes tribus, dont les Slaves qui s'y installent au 6ème siècle.

 

Prague sera capitale du Duché puis du Royaume de Bohême, puis du Saint-Empire germanique (avec Charles IV-1346-1378, qui y construira la "Nouvelle Ville de Prague" qui double la superficie de la Vieille Ville  : La Cathédrale Saint-Guy, l'université Charles de Prague, le Pont Charles etc ...)

 

Le 12 février 1784 est une date importante dans l'histoire de Prague. Elle naît officiellement de la fusion de 4 villes originelles que sont :

- Hradcany (quartier noble autour du château de Prague)

- Malà Strana (le "petit côté" entre Hradcany et le fleuve Valtva)

- "La Vieille Ville"

- "La Nouvelle Ville"

Elle sera encore étendue en 1922 sous le nom de "Grande Prague" qui englobe tous les faubourgs.

 

Le 19ème siècle est un siècle de grande croissance, de révolution industrielle. Prague devient un véritable bouillon de culture, d'architecture :  on y trouve tous les styles architecturaux - roman, gothique, renaissance, baroque , classique, art nouveau et cubisme ... (Théâtre national , Galerie nationale, Musée patriotique de Bohême, nombreuses églises et basiliques, maisons, tours , château de Prague, palais, ponts  ...)

 

Et bien sûr, Prague évoque avant tout la musique classique Dvorak, Smetana et Janacek... Grieg, Mozart, Beethoven , Chopin, Liszt, Berlioz, Saint-Saëns, Tchaïkovski et bien d'autres y séjournèrent, enchantés de l'accueil qui leur était réservé !

L'opéra "La Bohème" de Puccini se réfère à la vie de bohème, que l'on attribue à la vie de "Bohémiens, Tziganes" et non à la principale région de la République tchèque ...

 

Aujourd'hui s'y ajoutent  le blues, le jazz, le rock, le twist, la pop-rock, le funk , l'électro....

Sans oublier les écrivains français qui ont séjourné à Prague  : Paul Claudel qui fut consul de France à Prague en 1909. André Gide, Albert Camus.

Les écrivains tchèques les plus connus sont Franz Kafka (1883-1924), qui fut poursuivi toute sa vie par la malchance et mourut de la tuberculose en 1924, Rainer Maria Rilke, Milan Kundera exilé en France et qui a obtenu la nationalité française en 1981 ...

 

Plan du centre de la ville  :

 

Prague  est "La capitale magique" de l'Europe comme l'écrivait André Breton  ... 

 

 

Nous allons passer une semaine dans cette ville, empreinte de magie, de  romantisme et de culture ... où nous serons du 17 au 23 juin 2019 à l'Hôtel Neruda Praha  situé dans le quartier de Mala Strana,

                              

C'est parti !

 

        

 

                          

 

 

 

 

 

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Vous cherchez un pays qui vous intéresse ? Cliquez  sur  la liste des pays à droite de la page d'accueil .

On m'a souvent posé la question, alors je rappelle que les pays sont classés par numéros, et les articles du plus récent au plus ancien ...

L'Iran c'est le numéro 38, (l'introduction sur l'Iran c'est le numéro 38,  puis 38-1, 38-2, 38-3 ... etc ... le dernier écrit, la conclusion étant le 38-11 );

Sur la droite de la page d'accueil, vous avez la liste de touts les pays visités . Ils sont classés selon le nombre d'articles écrits par pays ( ainsi le Laos arrive en tête , avec 30 articles, puis l'Inde et l' Equateur ...... etc  ) 

Vous pouvez aussi maintenant écouter de la musique et voir des vidéos, cliquer sur les photos pour les agrandir  et faire défiler les diaporamas ...et écouter de la musique iranienne !

Bonne lecture !

J'ajoute aussi pour ceux qui n'ont pas le temps de tout lire, que l'Iran est sans doute  un de mes plus beaux et de mes plus intéressants  voyages ! Si l'Iran vous tente allez-y !

Les livres que je recommande le plus : "Je vous écris de Téhéran" de Delphine Minoui, car il donne une image exacte de ce que j'ai pu observer  et ressentir de l'Iran d'aujourd'hui, et " La longue marche" de Bernard Ollivier (tome II - Vers Samarcande) .

Pour vous mettre l'eau à la bouche, voici l'ambiance  .... :  

 

Mosafere Shahre Baran

Comme d'habitude, voici ma "petite conclusion" sur la découverte de ce pays ... en essayant d'y exprimer brièvement mon ressenti tout au long de ce voyage ...

- Les iraniens sont très attachés à leur  histoire longue de plus de 4000 ans, mais en même temps ils sont  tournés vers  l'avenir, l'ouverture au monde, Désireux de modernité, de nouvelles technologies (tous même les plus modestes ont leur iphone à la main) même si beaucoup de réseaux sociaux et de sites internet sont interdits. D'ailleurs j'ai eu beaucoup de mal à faire mon blog sur place ... peut-être avait-il été "bloqué" , je ne sais pas. En tous cas j'ai galéré pour arriver à me connecter de temps en temps !

- Dans la vie quotidienne ce qui surprend le plus et qui m'a le plus marquée, c'est leur gentillesse, la chaleur de leur accueil et un incroyable humour... marque d'une volonté d'ouverture là aussi, pour que les visiteurs étrangers chassent de leur esprit la fausse image stéréotypée d'un pays rigide et fermé aux autres.

C'est tout le contraire ! En permanence, ce sont signes d'amitié, gestes amicaux, photos avec eux, grands sourires, invitations, tasses de thé offertes avec des gâteaux et même de petits cadeaux ... combien de  dizaines de fois, n'avons nous pas entendu "Welcome to Iran ! " , ou bien une tape sur l'épaule accompagnée d'un  "toi soeur, moi frère ! " Au bazar, une personne nous a même accostés pour dire combien elle était désolée de tous ces attentas commis en France ... Quand nous étions arrêtés sur le bord des routes , toujours klaxons et signes de la main par la fenêtre pour nous dire bonjour ! Avant de venir en Iran, je m'étais dit que cet accueil légendaire des iraniens était peut-être dû à une obligation de leur religion ... mais non, c'est une générosité non feinte, spontanée, et qui leur fait manifestement très plaisir ! autant qu'à nous !

Quand notre foulard glisse et nous tombe sur les épaules, parfois ça les fait même rire ! Christine s'est cependant fait reprendre à 3 reprises pour remettre son foulard ...  cependant nous n'avons vu aucun policier dans les rues (peut-être sont-ils habillés en civil...)

L'obligation de mettre le foulard à l'extérieur, et même dans les restaurants et le hall des hôtels est, c'est vrai pour nous, une réelle petit contrainte, surtout quand il fait chaud, et que le foulard tombe en permanence ! Les iraniennes ont trouvé un truc : se mettre une casquette avec visière sur le foulard, ce qui l'empêche de tomber et protège les yeux du soleil ! A retenir :)

Je pense personnellement que si les iraniens veulent développer encore plus le tourisme qui est en train d'exploser, il faudrait supprimer l'obligation pour les touristes non musulmans, de porter le voile ou le foulard.

C'est un peu triste aussi pour nous de voir toutes ces femmes habillées en noir de la tête aux pieds, avec le hidjab (voile noir qui ne couvre pas le visage) ou le niqab (voile intégral qui ne laisse apparaître que les yeux), l'abaya (granderobe noire) ... mais ça, c'est leur droit et il faut le respecter !

Mais là aussi les choses évoluent : les jeunes femmes ne sont plus toujours en noir, elles portent maintenant des "leggings" et par dessus, des robes de couleur qui descendent jusqu'au genoux, le foulard laisse entrevoir la chevelure, le maquillage est toujours de rigueur...et la chirurgie esthétique (du nez surtout) est courante.

Autre petit problème : les cartes bleues ne marchent pas là bas ... mais je crois que c'est pour bientôt! Il faut donc apporter suffisamment d'espèces sonnantes et trébuchantes (euros- dollars)

- Début avril est une bonne période pour aller en Iran, la pluie a cessé et il ne fait pas encore très chaud (entre 10 et 23-25°), et surtout il y a encore très peu de touristes. Nous étions parfois les seuls sur les sites. la majorité des touristes que nous avons croisés sont européens ... et surtout français !

- les paysages sont beaux, mais (ceux que nous avons traversés de Téhéran à Shiraz) sont très secs et désertiques. Les belles montagnes de la chaîne du Zagros (1800 km)  rompent la monotonie. Tous les lits des rivières sont pratiquement à sec, et l'on comprend mieux l'ingéniosité de  ce peuple pour la capture et la préservation de l'eau .

- Le réseau routier principal est très bon, les routes asphaltées sont souvent toutes neuves.

Un seul problème : la conduite automobile ! je reprends là le commentaire du "Petit Fûté" qui me semble parfait : " les iraniens s'en moquent éperdument... dépassements surréalistes, sens uniques transgressés sans vergogne, mépris total du piéton ... vigilance de tous les instants impérative, au volant comme à pied! "

Les rues des villes sont très animées, les nombreuse boutiques débordent sur les trottoirs.  Les iraniens semblent aimer prendre leur temps, en se promenant, en pique-niquant . Dans les banlieues des grandes villes, les petites maisons à toit plat sont souvent bien décrépies. Les villages le long des routes sont rares. Les cultures aussi à cause du manque d'eau. Les déchets et détritus de tous ordres sont nombreux. 

Nous nous sommes toujours sentis en parfaite  sécurité partout (plus qu'en France!), aucun  problème de ce côté là.

- La nourriture aussi nous a surpris ! pas seulement du riz et du poulet , mais nombreuses  variétés de plats délicieux , notamment ragoûts, soupes de toutes sortes,  aubergines , fromages, yaourts , beaucoup de bonbons, de pâtes de fruit et de gâteaux aussi ... peu de fruits sauf les pastèques. Le pain "barbarie" est délicieux ; On peut trouver toutes les recettes de plats iraniens typiques sur internet ... leur goût est toujours réhaussé par toutes sortes d'épices  parfumés et de fruits secs.

La religion : un commentaire sur la pratique religieuse que Michel Percot et sa fille Marie, grands connaisseurs de l'Iran,  m'ont aidée à comprendre et à décrire :

"Depuis que nous sommes en Iran, il me semble ne jamais avoir entendu d'appel à la prière; pas de "Allah Akbar" et pas de rassemblements le vendredi. J'apprends que dans cet Iran, dit "République Islamique", la religion n'est pas vécue comme je le croyais.

Les mosquées que nous visitons sont de magnifiques vestiges de la puissance des monarques persans, des monuments historiques qui ne témoignent en rien de la foi d'aujourd'hui. Là où la majorité du peuple iranien, hommes et femmes, se rend, ce n'est pas dans les mosquées, mais dans les mausolées. Là où sont enterrés des saints et des saintes que l'on va prier pour qu'ils vous accordent guérison d'un proche, assurance de la naissance d'un garçon, réussite à un examen etc... De la même manière qu'en France on priait la Vierge, Sainte Antoine ou Sainte Rita.

Ce n'est donc pas l'Islam orthodoxe et rigoriste que vit la grande majorité du peuple iranien. Il s'agit de la religion populaire telle qu'elle s'est toujours pratiquée dans nombre de cultures qu'elles soient chrétiennes, bouddhistes, musulmanes, etc ... Au demeurant, la grande fête en Iran n'est pas une fête musulmane, mais la fête de "Novroz", le Nouvel An, héritage de la tradition zoroastrienne." 

Voilà exactement les questions que je me posais ... merci Michel, je comprends mieux !!

 

 Je voudrais terminer en remerciant notre agence locale qui vraiment nous a organisé un superbe voyage (un peu trop court et "speed"  pour moi ... mais bon, on y retournera, en prenant plus notre temps cette fois, comme les iraniens :)

Arash Kamangir Tour & Travel Agency Co. Ltd (www.viaggioiniran.com)

et son partenaire francophone : Iran Authentique Voyage (http://www.iran-authentique.voyage/)

Très bons hôtels, maison d'hôtes et caravansérail, véhicule très confortable, visites de sites toujours intéressants et variés, un beau survol de l'Iran sous toutes ses facettes !

Je recommande cette agence à tous ceux qui envisagent de partir en Iran, un pays qui vaut vraiment la peine que l'on s'y rende ! (d'autant plus que depuis la semaine dernière il y a un vol direct Paris-Téhéran - A vérifier ). Nous avons trouvé cette agence par l'intermédiaire de l'agence parisienne Phileas Frog.(travelsolutions.fr)

Je remercie aussi notre petit groupe "famille voyage"  pour sa convivialité , et le plaisir que nous avons eu à voyager ensemble (pour moi c'est la première fois que je voyage "en groupe" ! et j'ai beaucoup apprécié)

Enfin et surtout, un grand merci à Azie (Azadeh) notre sympathique guide, cultivée (doctorat de littérature) , drôle, généreuse, et à Réza notre "chauffeur-cuisinier-chanteur-claqueur de doigts" ... nous avons bien ri tous ensemble et ils font désormais partie de notre "famille voyage" . C'est grâce à eux aussi que notre voyage a été si merveilleux !

Azie et Réza, j'attends votre visite en France où je vous accueillerai avec grand plaisir   ...!!!

MERSI MERSI !!!!

KHEILI MAMMUN !!!!

 

Yaramo Milkham

Azie et RézaAzie et RézaAzie et Réza

Azie et Réza

خداحافظ ایران!خداحافظ ایران!خداحافظ ایران!

خداحافظ ایران!

Dernière minute: le numéro hors série du "Point" du 7 avril 2016 ! Très intéressant ... ça tombe à pic !

Dernière minute: le numéro hors série du "Point" du 7 avril 2016 ! Très intéressant ... ça tombe à pic !

Lundi 2 mai 2016 : dernière minute : Les résultats définitifs des élections législatives en Iran viennent de tomber : les candidats réformateurs et modérés ont remportés le second tour des législatives, face aux conservateurs. C'est la première fois depuis 2004 que l'Assemblée ne sera plus dominée par les conservateurs et que les deux grandes tendances politiques iraniennes seront représentées de manière à peu près égale. Pour la première fois de l'histoire du Parlement iranien, les religieux y seront moins nombreux que les femmes (16 contre 17)

Et puis, le 8 janvier 2017, Rafsandjani , l'ancien Président, qui a occupé de très nombreux postes de pouvoir (Président du Parlement, commandant en chef des armées, président de la République , Président de l'Assemblée des Experts, Président du Conseil de discernement depuis 1989 )  "parrain" des réformateurs du président Rohani, religieux modéré, également appelé "le requin" est mort à l'âge de 82 ans...

Enfin, la prochaine élection présidentielle en Iran aura lieu le 19 mai 2017. Rohani sera-t-il réélu ? Affaire à suivre ...

http://www.lefigaro.fr/international/2017/01/10/01003-20170110ARTFIG00204-des-centaines-de-milliers-d-iraniens-pleurent-l-ex-president-rafsandjani.php

http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2017/01/09/rafsandjani-le-parrain-de-la-republique-islamique-d-iran-est-mort_5059580_3382.html

Pour ceux que cela intéresse, voici la liste de nos hôtels :

1-Tehéran :Parsian Enqhelab Hotel  

Adresse : Behjat Abad, Tehran, Iran

Téléphone :+98 21 8893 7251

 

2  Kashan :-Negarestan Hotel Chambre d'hôtes

Kashan, Amir Kabir St,  Iran

N° 10 sur 13 gîtes B&B et auberges à Kashan

 

3 - Isfahan :Isfahan Piroozi Hotel - 4 stars

Emam Hossein Square, Down Chahar Baghe Ave, Isfahan, Iran 

 

4 - Yazd : Mehr Traditional Hotel  

Adresse : Yazd, Lard e Keyvan, Iran

Téléphone :+98 35 3622 7400

 

5 -Caravansérail de Zeinodin

Le caravansérail de Zeinodin date du XVIᵉ siècle. Ce caravansérail est situé près de Yazd en Iran, sur l’ancienne route de la soie.

 

6 -Shiraz : Karimkhan Hotel

Hôtels à Shiraz

 Roodaki Street, Shiraz, Iran

Tel: +98 71 32235001 Fax: +98 71 32243346 
Zand Blvd. Rue Rodaki. Shiraz, Iran

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musique Shahram Shabpare

Nous voici à Shiraz (ou Chiraz), notre dernière étape ...sniff sniff ...

Shiraz , ancienne étape caravanière à 475 km au sud d'Ispahan, dont la fondation remonte à la dynastie achéménide, aujourd'hui capitale de la province du Fars, est une ville d'un million et demi d'habitants (banlieues comprises).

C'est peut être la ville préférée des iraniens pour ses parcs, son bazar, le ton pastel de ses mosquées, les couleurs vives des vêtements portés par les femmes qashqa'is (Les Qashqâ'is sont une grande tribu nomade iranienne parlant une langue turque azéri), ses hommes de lettres, philosophes soufis, artistes et artisans (tapis, tissus, métal, marqueterie), ses deux grands poètes Saadi (1207-1291) et surtout Hafez (1324-1389),, ses fleurs surtout ses roses, et ses orangers qui sentent incroyablement bon quand on se promène dans les parcs! C'est aussi la ville de l'amour et du vin , hé oui, le "shyrah" désormais cultivé partout dans le monde ... sauf en Iran où le vin est interdit depuis la révolution islamique . C'est vrai que nous n'avons pas bu une seule goutte de vin pendant tout notre voyage en Iran .!

On entre à Shiraz par la "Porte du Coran" ... notre hôtel, très bien situé au centre ville , d'où presque tout peut se faire à pied .... s'appelle, comme par hasard le "Karimkhan" ... ce dernier a d'ailleurs sa sculpture dans l'entrée . C'est Karim Khân, souverain de la nouvelle dynastie des Zend, qui transféra sa capitale à Shiraz et y entreprit de vastes transformations.

( il y a beaucoup de photos en diaporama , cliquer sur la droite pour faire défiler )

38-10 : Shiraz
38-10 : Shiraz
38-10 : Shiraz
38-10 : Shiraz

A Shiraz, nous nous promenons dans un des plus beaux jardins d'Iran : le jardin Eram .

C'est un jardin qui est entretenu par les étudiants en parcs et jardins. Les variétés d'arbres et de fleurs sont innombrables, et les bonnes odeurs étourdissantes ! Surtout roses et orangers qui commencent tout juste à fleurir ... les mosaïques dans les tons verts et roses bien sûr !

Jardin Eram
Jardin Eram
Jardin Eram
Jardin Eram
Jardin Eram
Jardin Eram

Jardin Eram

Toujours dans les tons de roses, la Mosquée Nazir-ol Molk, témoignage de l'architecture qadjar du 19ème siècle, avec ses murs recouverts de faïence à forte dominante rose, ses iwans, ses colonnes de pierre, ses stalactites en nid d'abeilles, et ses vitraux colorés qui projettent leurs reflets sur les murs et les sols intérieurs ... c'est hallucinant de beauté !

Mosquée Nazir-ol Molk
Mosquée Nazir-ol Molk
Mosquée Nazir-ol Molk
Mosquée Nazir-ol Molk
Mosquée Nazir-ol Molk
Mosquée Nazir-ol Molk

Mosquée Nazir-ol Molk

Puis nous allons voir l'imposante citadelle du fameux Karim Khân , située sur la place centrale, avec sa célèbre tour penchée . Elle est aujourd'hui occupée par les bureaux de la municipalité.

Un artiste nous montre son minutieux travail de marqueterie en bois

On s'amuse bien en faisant les clowns , et Jojo comme toujours se fait un tas de copains !!

Citadelle Karim Khân
Citadelle Karim Khân
Citadelle Karim Khân
Citadelle Karim Khân
Citadelle Karim Khân
Citadelle Karim Khân
Citadelle Karim Khân
Citadelle Karim Khân
Citadelle Karim Khân

Citadelle Karim Khân

On continue par les visites du grand complexe du Valkil (valkil signifiant Régent), comprenant hamman, mosquée et madrasa et bazar :

- le très beau musée du "hamman du Valkil", à quelques mètres de la mosquée. aujourd'hui transformé en partie en restaurant

L'ancienne activité du hamman y est reconstituée, et notamment une cérémonie "d'avant mariage" où la future épouse n'a pas l'air très joyeuse !

le hamman du Vakil
le hamman du Vakil
le hamman du Vakil
le hamman du Vakil
le hamman du Vakil
le hamman du Vakil

le hamman du Vakil

et la mosquée du Vakil,

Vakil signifiant "Régent", comme je l'ai déjà dit : le titre qu'adopta Karim Khân lorsqu'il accéda au trône, préférant cette désignation plus modeste à celle de "Shâh". La mosquée est surtout intéressante pour ses faïences de couleur rose et verte, caractéristiques de l'école de Shiraz. La salle du mehrab est soutenue par 48 piliers sculptés en torsade, et un minbar taillé dans un seul bloc de marbre blanc

Mosquée du Vakil
Mosquée du Vakil
Mosquée du Vakil
Mosquée du Vakil
Mosquée du Vakil
Mosquée du Vakil
Mosquée du Vakil
Mosquée du Vakil
Mosquée du Vakil
Mosquée du Vakil

Mosquée du Vakil

la madrasa (ou madresseh-ye Khân) construite en 1615, a été fortement rénovée.

Elle est construite selon le plan traditionnel des madrasas : une cour centrale entourée d'arcades donnant sur les chambres des étudiants; L' eivân sud est décoré de faïences à dominante bleue et rose et à motifs de fleurs et d'oiseaux

C'est donc une école religieuse, et dans la cour nous voyons plusieurs mollahs qui répondent aux questions des visiteurs et étudiants

On y trouve aussi un artisan menuisier qui fabrique des objets extraordinaires (escaliers torsadés , arbre de vie, portes etc...) ... trop difficile pour moi !

la madresseh-ye Khânla madresseh-ye Khân
la madresseh-ye Khânla madresseh-ye Khân

la madresseh-ye Khân

Enfin c'est forcément un grand tour dans le souk , non pardon, le BAZAR !! (surtout pas de mots arabes !!)

Véritable ville dans la ville reliée à la citadelle, au musée Pars, à la mosquée du Vakil et au hammam , grâce à une vaste zone semi-piétonne

On y trouve bien sûr de tout et plus que tout : nourriture, épices, tissus, laine, tapis, vêtements ... les bazaris sont des communautés importantes en Iran, tant sur le plan social, que commercial et politique.

Ici, on trouve, et c'est exceptionnel, des tissus et vêtements très colorés, chatoyants, brillants ... c'est pour les nomades qui eux, ne s'habillent pas tout en noir comme presque toujours les femmes iraniennes

les gens sont toujours aussi souriants ...

Quelques photos au "hasard du bazar"

le bazar Valkil
le bazar Valkil
le bazar Valkil
le bazar Valkil
le bazar Valkil
le bazar Valkil
le bazar Valkil
le bazar Valkil
le bazar Valkil
le bazar Valkil
le bazar Valkil
le bazar Valkil
le bazar Valkil
le bazar Valkil

le bazar Valkil

A la sortie du bazar, on continue les pitreries : Jojo vient gentiment offrir une tasse de thé bien méritée, au Shâh et aux Reines

Une tasse de thé s'il vous plaît ...
Une tasse de thé s'il vous plaît ...
Une tasse de thé s'il vous plaît ...

Une tasse de thé s'il vous plaît ...

Nous partons pour voir le mausolée du Poète de cour et philosophe Hafez, le plus célèbre d'Iran (avec Saadi qui l'est un peu moins) qui est né à Shiraz et y mourut en 1389. son oeuvre tient en un recueil de vers ou Divân, qui comporte 500 ghazal (Le ghazal est un poème composé de plusieurs distiques ou shers et chantant l'amour de la femme )

On dit que ses poèmes lyriques possèdent une richesse et une subtilité inégalées.

Dans le jardin de son mausolée on déguste des glaces à l'eau de rose (merci Christine !)

mausolée du Poète Hâfezmausolée du Poète Hâfez
mausolée du Poète Hâfezmausolée du Poète Hâfez

mausolée du Poète Hâfez

Nous terminons par un site absolument époustouflant : le Mausolée de Shâh Cherâgh

Shāh Cheragh est un monument funéraire , abritant le tombeau des frères Ahmad et Muhammad, fils de Mūsā al-Kadhim et frères de 'Alî ar-RIDHA . Les deux se sont réfugiés dans la ville pendant la persécution des chiites musulmans durant la période abbasside .C' est un important lieu de pèlerinage en Iran, pour les musulmans chiites depuis le 14ème siècle.

Il est reconnaissable à sa coupole bulbeuse posée sur un tambour très étroit, surmonté d'un petit toit doré.

Pour entrer dans la cour , nous avons dû mettre des robes (les hommes non ! ), les hommes et les femmes rentrent à l'intérieur par deux portes séparées

Il est en principe interdit aux visiteurs non musulmans, mais nous y avons été autorisés, et éblouis par la richesse de ses mosaïques de glace et de verre , ses reflets, sa lumière qui inonde ... une vraie merveille ! Nous avons été autorisés à faire quelques photos à l'intérieur.

Ce qui est curieux c'est que nous avons pu y déambuler sans problème, au milieu des gens en train de prier ... mais il est vrai que d'autres semblaient être venus ici pour se reposer, assis par terre

Mausolée de Shâh Cherâgh
Mausolée de Shâh Cherâgh
Mausolée de Shâh Cherâgh
Mausolée de Shâh Cherâgh
Mausolée de Shâh Cherâgh
Mausolée de Shâh Cherâgh
Mausolée de Shâh Cherâgh
Mausolée de Shâh Cherâgh
Mausolée de Shâh Cherâgh
Mausolée de Shâh Cherâgh

Mausolée de Shâh Cherâgh

Et pour terminer notre séjour en beauté et en immense gentillesse , nous avons eu droit, Jojo et moi, le soir de notre départ, à une belle surprise : un superbe gâteau d'anniversaire concocté par Réza et Azie !

Cette surprise a eu lieu à l'étage de nôtre hôtel qui pourtant ne fait pas resto ! Une merveille ! merci merci !!

Musique de Shahram Shabpare

Bon anniversaire Jojo et Martine !
Bon anniversaire Jojo et Martine !
Bon anniversaire Jojo et Martine !

Bon anniversaire Jojo et Martine !

Et réveil à 3 heures du matin pour notre retour en France , avec Qatar Airway, toujours via Doha ... bye bye l'Iran qui me manque déjà ...

Le vol de retour
Le vol de retour
Le vol de retour

Le vol de retour

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Une étape avant de visiter Shiraz : le site de Bishapour (ou Bishâpur) célèbre pour ses bas-reliefs et ses vestiges d'une cité sassanide.

La route, le long de la chaîne montagneuse du Zagros, offre de superbes paysages de montagne agrémentés de défilés grandioses et de vallées profondes.

sur la route, nous traversons de petits villages un peu délabrés, apercevons des nomades, puis des bergers, qui nous accueillent avec beaucoup de gentillesse !

sur la route , les camions nous font signe !

sur la route ...
sur la route ...
sur la route ...
sur la route ...
sur la route ...
sur la route ...
sur la route ...
sur la route ...
sur la route ...

sur la route ...

du site archéologique de Bishapour, célèbre pour ses bas-reliefs et ses vestiges d'une ancienne ville royale Sassanide, il ne reste plus grand chose :

-des murs d'enceinte en pierre avec leurs tours semi-circulaires, les vestiges d'un complexe palatial et d'un temple dédié à la déesse Anâhita (qui est , d'après la mythologie perse,la déesse rivière, ou la mère de Mithra) , un corridor qui permettait d'accéder au Grand Palais ..; on aperçoit encore ici et là des traces de stuc sculptés et peints.

- sur les hauteurs de la colline on aperçoit les ruines d'une ancienne citadelle

Par ailleurs on va voir le site de Naqshe-Rostdam situé presque en face du site de Bishapour et où sont gravées sur les falaises sur les rives droite et gauche de la rivière des bas-reliefs de toute beauté : ils commémorent les victoires de Shâpur 1er sur les Romains, la soumission des nomades arabes, les prisonniers et serviteurs portant le butin.

et quelques jolis palmiers comme il y en a a beaucoup dans cette région, le long des routes !

site de Bishapour et de Naqshe-Rostdam
site de Bishapour et de Naqshe-Rostdam
site de Bishapour et de Naqshe-Rostdam
site de Bishapour et de Naqshe-Rostdam
site de Bishapour et de Naqshe-Rostdam
site de Bishapour et de Naqshe-Rostdam
site de Bishapour et de Naqshe-Rostdam
site de Bishapour et de Naqshe-Rostdam
site de Bishapour et de Naqshe-Rostdam

site de Bishapour et de Naqshe-Rostdam

et la visite se termine par des séances-photos... et un bon pique-nique préparé par Reza !

en Iran, les gens pique-nique beaucoup, partout, dans les campagnes comme dans les villes .

Danse dans le désert, au bord de la route :)

38-9 : Sur la route de Shiraz : le site de Bishapour 38-9 : Sur la route de Shiraz : le site de Bishapour
38-9 : Sur la route de Shiraz : le site de Bishapour 38-9 : Sur la route de Shiraz : le site de Bishapour

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Persépolis, située à 65 km au nord de Shiraz, est sans doute le plus impressionnant des sites archéologiques iraniens, par son étendue et par la taille et la nature de ses vestiges, inscrit en 1979 au patrimoine mondial de l'UNESCO.. On y découvre avec émotion une partie de ce fabuleux univers des Achéménides.

Les travaux de ce "complexe palatial" s'échelonnèrent sur plus de 300 ans : la ville était entourée de hautes murailles, on accède à la "terrasse" (Apadana) par des escaliers monumentaux, le palais de Darius et tous les autres monuments ont été construits sous le règne de Darius 1er Le Grand (522-486 av. JC) , puis Xerès 1er y ajouta la grande "porte des nations" et son propre palais (le hadish), il commença aussi la "Salle des cent colonnes" qui fut terminée sous Ataxerxès 1er et 3ème, bien qu'il semble que les souverains n'aient jamais habité la ville en dehors de la période du Nouvel An (le Nowrouz en Perse). C'est à ce moment là que les délégations des peuples sujets s'y rendaient pour faire allégeance et porter leurs tributs au "Roi des Rois" (on les voit sur les bas reliefs ci-dessous) , une sorte d'impôt instauré par Darius dont seule la Perse , coeur de l'empire était exemptée. Ces richesses étaient conservées dans d'immenses 'salles du trésor".

Les bas reliefs illustrent bien ces cérémonies somptueuses, manifestations de ce vaste empire comprenant Indo-européens, Sémites et Asiatiques

En l'an 330, Alexandre le Grand entra à Persépolis . La ville fut pillée et le trésor royal emporté. La ville fut détruite et ne fut plus jamais réoccupée.

Je ne peux pas entrer ici dans les détails et vais juste faire un petit diaporama (faire défiler les photos) !

le site archéologique de Persépolis
le site archéologique de Persépolis
le site archéologique de Persépolis
le site archéologique de Persépolis
le site archéologique de Persépolis
le site archéologique de Persépolis
le site archéologique de Persépolis
le site archéologique de Persépolis
le site archéologique de Persépolis
le site archéologique de Persépolis
le site archéologique de Persépolis
le site archéologique de Persépolis
le site archéologique de Persépolis
le site archéologique de Persépolis
le site archéologique de Persépolis
le site archéologique de Persépolis
le site archéologique de Persépolis
le site archéologique de Persépolis

le site archéologique de Persépolis

C'est dans les falaises de Daqsh-e Rostam que Darius 1er et ses successeurs ont donc choisi de faire creuser leurs tombeaux. Ceux-ci présentent une façade en forme de croix percée au centre d'une ouverture derrière laquelle se trouve la chambre funéraire.

Sur la même falaise que les tombeaux sont également sculptés des bas reliefs sassanides qui espéraient bénéficier du rayonnement divin de leurs prédécesseurs ...

Tout près des tombeaux se dresse une petite cour carrée qui aurait pu être une tour du feu achéménide, on ne sait pas trop !

Nécropole royale de Naqsh e Rostam. Tombeaux de Darius et de ses 3 successeurs-Nécropole royale de Naqsh e Rostam. Tombeaux de Darius et de ses 3 successeurs-
Nécropole royale de Naqsh e Rostam. Tombeaux de Darius et de ses 3 successeurs-Nécropole royale de Naqsh e Rostam. Tombeaux de Darius et de ses 3 successeurs-
Nécropole royale de Naqsh e Rostam. Tombeaux de Darius et de ses 3 successeurs-Nécropole royale de Naqsh e Rostam. Tombeaux de Darius et de ses 3 successeurs-

Nécropole royale de Naqsh e Rostam. Tombeaux de Darius et de ses 3 successeurs-

L'après-midi se termine par une petite pose café préparée par Reza.

A l'invitation d'un agriculteur qui nous ouvre la grille de son champ, invite Joël à monter sur son tracteur et nous apporte même une rose, puisque Chiraz est la ville des roses !

Que les iraniens sont accueillants ! Nous apprécions ce moment de repos !

Pose café à Persépolis
Pose café à Persépolis
Pose café à Persépolis

Pose café à Persépolis

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Aujourd’hui étape de transition entre Yazd et Chiraz avec trois arrêts intéressants.

Pour commencer le village zoroastrien de Cham.

Situé à quelques kilomètres de Yazd, il s’agit d’un village entièrement zoroastrien. Inscrit au patrimoine de l’Unesco, ce village de 200 personnes contient bien sûr son Dackma ou tour du silence destinées à héberger les adieux des vivants à leurs défunts . Ils les abandonnaient aux vautours pour ne pas souiller la terre. Pour les zoroastriens, la terre et le feu sont sacrés.

Il a aussi deux cyprès dont l’un a plus de 3500 ans. le cyprès est un arbre sacré , trait d'union entre la terre et dieu, en Iran il symbolise le paradis.

En visitant le village composé de nombreuses maisons en pisé, on découvre les jardins de grenadiers, de figuiers et d’amandiers, dattiers, irrigués par un système ingénieux de petites écluses à partir d’un qanat venant de la montagne. L’eau est gratuite pour les jardins qui peuvent être irrigués trois fois par semaine.

Sur une maison on voit inscrit en zoroastrien les trois préceptes de ce peuple zoroastrien qui utilise une langue différente du persan et de l’arabe : "bonne pensée, bonne parole, bonne action".

Azie et Gilles ont même fait un petit tour en moto :)

Là on st en plein désert, il fait chaud, plus besoin de mettre le foulard !!

Village zoroastrien de Cham, sa tour du silence et son temple du feu
Village zoroastrien de Cham, sa tour du silence et son temple du feu
Village zoroastrien de Cham, sa tour du silence et son temple du feu
Village zoroastrien de Cham, sa tour du silence et son temple du feu
Village zoroastrien de Cham, sa tour du silence et son temple du feu
Village zoroastrien de Cham, sa tour du silence et son temple du feu
Village zoroastrien de Cham, sa tour du silence et son temple du feu
Village zoroastrien de Cham, sa tour du silence et son temple du feu
Village zoroastrien de Cham, sa tour du silence et son temple du feu
Village zoroastrien de Cham, sa tour du silence et son temple du feu

Village zoroastrien de Cham, sa tour du silence et son temple du feu

On continue par la visite de la citadelle de Saryazd. Datant de l’époque sassanide (3ème à 7ème siècle), cette citadelle comprenait trois parties successives de zones de défense de la partie centrale : un fossé d’enceinte (comme les douves chez nous), un double haut mur, et une porte d’entrée unique. La surveillance est assurée par des tours de gué. La citadelle a trois étages et 484 pièces. En cas d'attaque les femmes et les enfants étaient mis à l’abri en descendant par un puits étroit. Nous avons la chance de pouvoir y prendre notre pique-nique sur l'invitation du gardien du site qui nous fait chauffer nos pains sur son four traditionnel !.

La journée se poursuit par une étape très intéressante à Mehriz pour la visite du jardin Pahlavan-pour. Ce jardin de l’époque kadjar (18 et 19 siècles) était entouré de caravansérails car il se situe sur la route de la soie. Il est très prisé des habitants de Yazd en raison de sa fraicheur (à Yazd il fait jusqu’à 50 degrés l’été). Le jardin est loué pour les fêtes et mariages.

On a la chance de rencontrer un groupe scolaire de jeunes filles de Yazd, robes vertes et voiles noirs, venues y passer la journée. Trop heureuses de nous voir, elles nous invitent à jouer au volley. Les enseignantes acceptent volontiers. Je découvre un très vieux métier à tisser.

Vraiment un bon moment de partage avec ces quelques jeunes filles certes toutes voilées mais cherchent le contact avec les touristes et nous répètent sans cesse : "I love you" !.

Enfin on arrive au caravansérail Zein-ol-din. L’un des plus jolis d’Iran. Ce bâtiment, ne date pas de la route de la soie mais a été construit comme les autres sous l’époque d’Abbas le Grand.le cinquième Chah safavide de l'Iran (1588-1629), l'Iran Safavide est alors à son apogée..

Ce caravansérail offrait comme tous les autres, gîte couvert et protection aux marchands qui parcouraient le pays. Il a une particularité : c’est un pentagone. Tombé en ruine puis finalement restauré et repris par cinq frères. Aujourd'hui les caravansérails sont souvent reconvertis en hôtels.

Nous sommes au milieu de nulle part, en plein désert. C’est vraiment un lieu plein de charme où nous passons la nuit couché par terre. Le soir, nous avons droit à une danse du sabre telle qu'elle se pratiquait à l'époque. Il fait toujours très chaud, mais le ciel s'assombrit et la pluie arrive !

(voir le diaporama qui suit)

citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din
citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din

citadelle de Zaryazd, jardin Pahlavan et caravansérail de zin od-Din

Sur la route arrêt à Pasargades, première capitale de l’empire achéménide fondé au 6ème siècle avant Jésus-Christ par Cyrus II le Grand. Il ne reste plus que des vestiges de la cité fondée par Cyrus II. Son mausolée est inspiré des pyramides d’ Egypte. Il y a aussi les vestiges de la tour de pierre encore debout (mais on ignore quel monument lui était rattaché). On voit également le Palais des audiences de Cyrus II avec les bas reliefs sur son siège inspirés de motifs assyriens,les restes des fontaines et des canalisations d'eau du jardin de Cyrus, nommés Paradis, et le tombeau sobre et isolé, en calcaire blanc, du Roi Cyrus le Grand (559-530 av JC.) .

Aller, encore 2 petites heures de route à travers le désert et les champs cultivés qui apparaissent...... et nous arrivons bientôt à Chiraz !!

Pasargades et le tombeau de Cyrus le Grand - Sur la route vers Shiraz
Pasargades et le tombeau de Cyrus le Grand - Sur la route vers Shiraz
Pasargades et le tombeau de Cyrus le Grand - Sur la route vers Shiraz
Pasargades et le tombeau de Cyrus le Grand - Sur la route vers Shiraz
Pasargades et le tombeau de Cyrus le Grand - Sur la route vers Shiraz
Pasargades et le tombeau de Cyrus le Grand - Sur la route vers Shiraz
Pasargades et le tombeau de Cyrus le Grand - Sur la route vers Shiraz
Pasargades et le tombeau de Cyrus le Grand - Sur la route vers Shiraz
Pasargades et le tombeau de Cyrus le Grand - Sur la route vers Shiraz

Pasargades et le tombeau de Cyrus le Grand - Sur la route vers Shiraz

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La "noble cité de Yazd", ainsi qu'elle fut désignée par Marco Polo, dresse ses murs au milieu d'un océan de sable. Isolée dans ce milieu si hostile à l'homme, où les vents de sable le disputent aux températures extrêmes, la ville fondée sous les Sassanides, compte environ 500 000 habitants.Ses maisons de pisé d'un ou deux étages seulement, complétées par un remarquable système de ventilation (les tours du vent ou badgirs) témoignent de l'ingéniosité et du savoir faire des gens de la région ce qui lui a valu son inscription au Patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco.

Zarathoustra est le réformateur du mazdéisme dieu Mazda ), avant la fondation de l'Empire perse par Cyrus le Grand(6ème siècle avant JC). Il refuse les pratiques sacrificielles sanglantes et l'usage de la violence. Prônant le libre choix individuel entre le bien et le mal, le zoroastrisme repose sur un postulat de pureté des éléments naturels , la terre, le feu, le vent,et l'eau. D'où les tours du silence et les temples du feu. Actuellement ils seraient environ 1 million.

Les "tours du silence" sont célèbres. Elles se dressent dans le désert aux portes de la ville . Les zoroastriens y déposaient la dépouille des défunts sur de grandes plateformes circulaires à ciel ouvert. Elles étaient livrés aux oiseaux de proie de manière à ne pas souiller la terre jugée sacrée. Après le passage des vautours, les ossements étaient placés dans une grande fosse circulaire au centre de la plate forme. Cette coutume a perduré jusqu'au 20ème siècle avant d'être interdite par les autorités de la révolution islamique.. En bas de la tour se trouvaient de petites maisons pour les failles de défunts, et derrière au fond il y a aujourd'hui un cimetière.

les tours du silence
les tours du silence
les tours du silence

les tours du silence

Le temple du feu (Atashkda) petit temple dédié au feu aux zoroastriens reconstruit au 20ème siècle sous le règne du Shah d’Iran et qui abrite le feu qui brûle en permanence. Une cérémonie a lieu une fois par semaine. Au fronton le symbole (Farvahar l’homme oiseau) avec un visage d’homme âgé qui tient deux anneaux : le grand qui symbolise l’univers, et le petit l’amour entre les hommes. Un petit musé adjacent montre des photos du mode de vie , des vêtements des zoroastriens et des pensées de Zarathoustra.

le temple du feule temple du feu
le temple du feule temple du feu

le temple du feu

La Mosquée du vendredi (Masjed-e-Jameh) a les deux plus grands minarets d’Iran (52 m). datant de l’époque seldjoukide (11ème siècle), la façade comporte 12 mihrab en référence au chiffre 12 (12 imams le duodécimain de la religion chiite) . Elle et célèbre pour la qualité et la beauté de ses mosaïques bleues

La mosquée du vendrediLa mosquée du vendredi
La mosquée du vendrediLa mosquée du vendredi

La mosquée du vendredi

Le Musée de l’eau située dans une très belle maison qadjar doit se visiter pour comprendre le système d’irrigation de la ville à partir des qanat et la technique du rafraichissement de l’eau par les tours du vent

le musée de l'eau avec les tours du vent vues de l'intérieurle musée de l'eau avec les tours du vent vues de l'intérieur
le musée de l'eau avec les tours du vent vues de l'intérieurle musée de l'eau avec les tours du vent vues de l'intérieur
le musée de l'eau avec les tours du vent vues de l'intérieurle musée de l'eau avec les tours du vent vues de l'intérieur

le musée de l'eau avec les tours du vent vues de l'intérieur

Le jardin Dowlat Abad est aussi à ne pas manquer. Il abrite la plus haute tour du vent du monde (35 m) et d'arbres à fleurs rouges (les écouvillons ?)

Enfin la place Amir Chakhmagh est la place centrale de la ville à proximité du bazar. Du nom du généreux homme riche qui a fait construire à l’époque Timouride une mosquée en souvenir de l'assassinat de l'Imam Hossein fils d' Ali. Sur cette place, une grande stèle à la mémoire des morts de la guerre Iran-Irak , les passants la touche de leur main qu'ils portent ensuite à leur front .

la place Amir Chakhmagh avec la stèle à la mémoire des morts de la guerre Iran-Irak
la place Amir Chakhmagh avec la stèle à la mémoire des morts de la guerre Iran-Irak
la place Amir Chakhmagh avec la stèle à la mémoire des morts de la guerre Iran-Irak
la place Amir Chakhmagh avec la stèle à la mémoire des morts de la guerre Iran-Irak
la place Amir Chakhmagh avec la stèle à la mémoire des morts de la guerre Iran-Irak
la place Amir Chakhmagh avec la stèle à la mémoire des morts de la guerre Iran-Irak

la place Amir Chakhmagh avec la stèle à la mémoire des morts de la guerre Iran-Irak

Dans Le jardin Dowlat Abad nous nous somme amusées Christine et moi à revêtir des habits du temps des Kadjars (elle en femme et moi en homme :)

Déguisées en Kadjars :)Déguisées en Kadjars :)
Déguisées en Kadjars :)Déguisées en Kadjars :)

Déguisées en Kadjars :)

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Nous poursuivons notre route vers le centre de l'Iran, en longeant le grand désert central, le Dasht e-Kavir, jusqu'à Mesr, un tout petit village perdu au milieu du désert, au milieu de nulle part ! La route et longue (6 heures) , les paysages désertiques sont très beaux, très secs, sans presque aucune végétation, De temps en temps nous pensons apercevoir des lacs, mais ce ne sont que des "mirages" ... des bandes de sable qui prennent une couleur bleue avec les reflets du soleil et des nuages ! Il fait très chaud et nous nous arrêtons parfois pour des "poses café" , au cours desquelles nous improvisons des danses sur de la musique iranienne ! On s'en donne à coeur joie :) Les villages que nous apercevons sont très rares, les cultures aussi, il n'y a pas d'eau ...

38-5 : D'Ispahan à Yazd
38-5 : D'Ispahan à Yazd
38-5 : D'Ispahan à Yazd
38-5 : D'Ispahan à Yazd

Sur la route, nous nous arrêtons pour visiter la mosquée Jamé d'Ardestan, un bon exemple d'architecture des mosquées Seljukides (10ème-12ème siècles), puis à Naïm pour y voir la très ancienne mosquée du vendredi d'époque abbasside (sous le califat de Bagdad du 9ème siècle à 1250 environ) . A cet égard, (pour ceux que ça intéresse :) j'ai appris qu'il n'y avait pas eu de dynastie omeyade (califat de Damas 7ème-9ème) , ni de dynastie abasside (califat de Bagdad) en Iran , mais que la perse à ces époques, avait seulement été sous la domination des ces Califats ;

Ces deux mosquées sont très simples, sans faïence ni mosaïque qui n'existaient pas encore à l'époque. Cela leur donne un aspect très serein et paisible qui me plaît beaucoup.

la mosquée de Naïm a un sous-sol immense où les gens pouvaient venir prier à l'abri de la chaleur.

mosquée Jamé d'Ardestanmosquée Jamé d'Ardestan
mosquée Jamé d'Ardestanmosquée Jamé d'Ardestan

mosquée Jamé d'Ardestan

Mosquée de Naïm
Mosquée de Naïm
Mosquée de Naïm

Mosquée de Naïm

Nous arrivons enfin , après une longue journée de voiture, dans la petite oasis perdue de Mesr, entourée de dunes magnifiques .

Nous logeons "chez l'habitant" .. une belle expérience ! Nous assistons à la préparation du dîner sous une cabane de roseau où brûle un feu de bois où mijote un bon ragôut de mouton. Puis nous regagnons nos chambres pour dormir sur de petits matelas posés à même le sol :

le Bar Andaz Lodge à Mers
le Bar Andaz Lodge à Mers
le Bar Andaz Lodge à Mers
le Bar Andaz Lodge à Mers
le Bar Andaz Lodge à Mers
le Bar Andaz Lodge à Mers
le Bar Andaz Lodge à Mers
le Bar Andaz Lodge à Mers
le Bar Andaz Lodge à Mers

le Bar Andaz Lodge à Mers

Le lendemain matin lever à 5h30 pour un "safari" d'une heure et demie dans le désert , au soleil levant ... Il y a des chameaux, Jojo y laisse sa trace, et nous avons droit à la traditionnelle petite tasse de thé du désert

Nous aurions aimé rester une journée entière à Mesr, mais il faut déjà reprendre la route ...

Dans le désert près du lodge chez l'habitant
Dans le désert près du lodge chez l'habitant
Dans le désert près du lodge chez l'habitant
Dans le désert près du lodge chez l'habitant
Dans le désert près du lodge chez l'habitant
Dans le désert près du lodge chez l'habitant

Dans le désert près du lodge chez l'habitant

balade dans le désert au lever du jour

Après cette balade dans le désert, nous reprenons donc la route dans l'autre sens, vers le sud , vers Yazd. De nouveau une longue journée de traversée du désert ...

Nous aurions aimé rester une journée entière dans le désert du lodge de Mers

Arrêt à Meibod pour voir une citadelle Sassanide, la ville des rois au centre, et du peuple autour . Quatre grandes tours aux angles permettaient de surveiller l'ennemi. Cette citadelle et en cours de restauration.

Juste à côté, une réserve d'eau avec ses tours à vent pour rafraîchir l'eau ,

et un peu plus loin, ce qu'on appelle une "glacière", un trou profond recouvert d'un grand dôme percé à son sommet : l'eau descendant des montagnes s'y accumulait l'hiver sous forme de glace qui pouvait se conserver jusqu'à l'été et servir de réserve d'eau . Cette glacière témoigne du génie au quotidien d'un peuple qui a toujours été obligé de se battre contre une nature très hostile.

la citadelle de Meibod - une réserve d'eau - la citerne
la citadelle de Meibod - une réserve d'eau - la citerne
la citadelle de Meibod - une réserve d'eau - la citerne
la citadelle de Meibod - une réserve d'eau - la citerne

la citadelle de Meibod - une réserve d'eau - la citerne

A midi, nous nous arrêtons pour déjeuner dans un magnifique caravansérail transformé en hôtel restaurant, avec des échoppes tout autour .

On mange très bien en Iran, pas seulement du poulet avec du riz, mais aussi des plats cuisinés délicieux ,des soupes, des mélanges de légumes, de viande, de sauce, et même du poisson ... je suis assez étonnée car on m'avait dit qu'on y mangeait tout le temps la même chose !

le caravansérail
le caravansérail
le caravansérail

le caravansérail

Nous reprenons la route vers Yazd. Les routes nationales sont très bonnes, mais à notre surprise, sans beaucoup de circulation. Nous ne croisons presque aucune voiture seulement de gros camions.

Le désert est toujours là , les paysages sont plus monotones, on approche de Yasd !

38-5 : D'Ispahan à Yazd
38-5 : D'Ispahan à Yazd
38-5 : D'Ispahan à Yazd

Nous arrivons enfin à Yazd, après de nouveau 6 heures de route !

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Difficile de parler d’Ispahan (on prononce Isfahan en trainant sur AN :). Préférable d’y être pour découvrir ces jardins tous plus jolis les uns que les autres, ses ponts (et il y en a), ses monuments avec naturellement la place de l’imam (ancienne place royale) et aussi ce charme si particulier lorsque l’on flâne le soir.

Il faut s’y résoudre pourtant. Cette ancienne capitale, située à 1575 m d'altitude, chef lieu de la province éponyme,située à plus de 420 kms de Téhéran et de plus de 2 millions habitants (la troisième ville d'Iran après Téhéran et Machhad, a gardé ou a retrouvé son lustre d’antan mais le piéton doit avoir le cœur bien accroché ou être bien téméraire ou... être un touriste s’il veut traverser une route alors que le feu est au rouge pour les voitures. Vous serez prévenus !

Par chance notre hôtel (Hôtel Piroozy) est situé sur l’avenue Chahar Bagh à 10 minutes à pied de la place de l’imam et donc on est assez bien placé pour les visites. Prenez une chambre sur cour c’est mieux. Les rues d'Ispahan sont verdoyantes, bordées d'arbres immenses et de parcs magnifiques.

Faites défiler les diaporamas en cliquant sur la droite des photos :)

38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan

Quelques étapes du périple

d’abord tout seigneur tout honneur la place de l’imam Ali (ancienne place royale dite encore Miroir du Monde rien que cela). Cette place rectangulaire de 175 m de long et d’une superficie de 83500 m² est l’une des plus vastes au monde. Elle a été construite sur ordre de Shah Abbas 1er, plus grand roi Safavide au début du 17ème siècle, et servait notamment au début aux tournois de polo ou aux présentations militaires sous les fenêtres du palais du roi. Sur cette place se font face au centre, séparés par un bassin, la mosquée Cheikh Lotfollâh et le palais du roi Ali-Ghâpou et a chaque petit côté il y a d’une part le bazar Gheysarié et d’autre part et surtout la mosquée Djâmé Abbâssi (mosquée royale ou de l’imam).

38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan

Admirez aussi la mosquée Cheikh Lotfollâh. Elle porte le nom d’un théologien particulièrement érudit et est l’œuvre d’Isfahani. Mosquée sans minaret et qui n’est pas orientée vers La Mecque (d’où des changements de direction (4 rotations) dans la mosquée pour retrouver celle de La Mecque. Achevée en 1619, elle est entièrement recouverte de céramiques aux belles couleurs bleues et jaunes avec de multiples arabesques et aussi des versets du Coran. Un vrai bijou cette mosquée, notamment son entrée avec un nid d’abeille prodigieux et sa coupole avec une dominante jaune. Elle aurait été utilisée par les femmes de la famille royale. Le mihrab est l’un des plus jolis d’Ispahan. Il ya aussi la salle de prière au sous-sol.

38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan

La mosquée Djâmé Abbâssi (mosquée royale) est elle aussi incroyable. Par certains côtés, elle rappelle Samarcande ou Boukhara en Ouzbékistan. Un petit conseil : essayez de ne pas venir un jeudi car la cour intérieure est préparée avec des piquets et de bâches partout en vue de la prière du vendredi (25000 personnes peuvent prier). Pour les photos c’est moins bien

Chef d’œuvre architectural de l’époque safavide, cette mosquée de la première moitié du 17ème siècle, donne sur la place au sud par un portail d’entrée (27 m de haut) tout en céramique bleu flanqué de deux minarets de couloir turquoise décors de calligraphies blanches de 42 m de haut. Une fois franchie la porte de platane on voit que la mosquée n’est pas dans l’axe de la place de l’Imam Ali. La place centrale de la mosquée dessert quatre iwans axiaux tous richement décorés. Sous la coupole en réfection, la sonorité est exceptionnelle. Le mihrab est installé au dessus d’un trou pour nous a-t-on dit témoigner de la modestie de l’imam par rapport au peuple.

Dans l'enceinte de la mosquée, il y a aussi une madrasa , une école coranique qui forme les mollahs (en Iran c'et plutôt ce terme qui est employé ).

38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan

Une petite pause bienvenue au restaurant Nache-Jahan à proximité immédiate de la place de l’Imam où l’on déguste un plat délicieux (plat Berganie plat typique d’Ispahan), assis sur des "tarte"

38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan

Face à la mosquée Cheikh Lotfollâh, il y a donc le palais du roi Ali-Ghâpou (Sublime Porte en Turquie). Ce magnifique palais de 6 étages, achevé à la fin du 16ème siècle, surmonté d’un toit en marqueterie soutenu par 18 colonnes de bois, a pour singularité notamment sa salle de musique situé au dernier étage. Joël discute avec tout le monde et se fait plein d’amis que l’on retrouve à chaque niveau. Quel homme ce Joël !

38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan

Un petit détour maintenant par la Mosquée Masdjed-E-Djomeh (Mosquée du vendredi). Le double minaret de cette mosquée, la porte d’entrée surmontée d’une chaîne qui aurait servi à protéger les gens des poursuites de la justice ou à attacher les animaux ... on ne sait pas trop ! mais aussi les étapes successives de la construction de cette mosquée au fil des siècles sont des points remarquables comme la cour centrale avec ses quatre iwans et au milieu de la cour un plan d’eau autour duquel le fidèle doit tourner comme à la Mecque.

Vous pouvez ci-dessous aussi le minbar de Oujayto qui serait le plus beau d'Iran !

38-4 : Ispahan
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38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan

Ce n’est pas fini !!! Il y a aussi le palais Tchéhél-Sotoun (ou palais des 40 colonnes). Il y a en fait 20 colonnes qui se reflètent dans l’eau du bassin aux 4 coins duquel des sculptures avec de visages de lions qui symbolisent la force et d'anges qui symbolisent la surveillance.

Construit en 1647 sur l’ordre de Shah Abbas II, ce plais était destiné à la réception des ambassadeurs et des invités étrangers. Les fresques sur les murs son impressionnantes et illustre la réception par le roi du roi de l’Inde ou du Turkistan par exemple ou de batailles perdues par les perses contre les ottomans ou les ouzbeks.

Le jardin est un ravissement.

38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
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38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan

Comment ne pas évoquer aussi la cathédrale Vank dans le quartier arménien construite entre 1600 et 1700. Surmontée d’une coupole, elle abrite une décoration très riche mais qui n’est pas un témoignage aimable de la religion catholique…

38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan

Pour finir avec les monuments d’Ispahan comment ne pas évoquer les ponts qui surplombent le fleuve Zayande-Rod avec notamment le pont Khâdjou et le pont Si-O-Sé (ou pont des 33 arches). Le pont Khâdjou construit vers 1650 comprend 24 arches. Pont construit sur ordre de Shah Abbas II, il a ses arcades ornées de mosaïques de faïence. Khâdjou doit son nom au quartier nommé Khâdjé situé à proximité qui signifie les nobles. Le pont aux 33 arches a été réalisé à la fin du 16ème siècle par l’architecte Ispahani. C’est un joyau de l’époque safavide.

38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan

Assez parler de monuments, parlons des iraniens et de leur sens de l’accueil !

Dans la rue tout le monde nous salue avec des gestes de la main et de grands sourires.

Nous avons été chaleureusement accueillis chez deux familles iraniennes qui nous ont offert un excellent repas !

Dans les maisons on ne porte pas le voile, mais dans les rues oui, partout il faut que les femmes soient couvertes. Quand nous oublions de mettre notre foulard, on vient nous rappeler à l'ordre !

La grande majorité des femmes portent l'abaya : une robe noire ou un grand drap noir noué autour du corps comme un kaftan, il ne couvre pas la tête, ni les pieds, ni les mains, mais la tête oui ! Les femmes qui portent un niqab portent donc un abaya comme vêtement. Même les petites filles les portent parfois

38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan

La grande majorité des femmes portent l'abaya : une robe noire ou un grand drap noir noué autour du corps comme un kaftan, il ne couvre pas la tête, ni les pieds, ni les mains, mais la tête oui ! Les femmes qui portent un niqab portent donc un abaya comme vêtement. Même les petites filles les portent . Leur robes et voiles sont parfois blancs. Le hijab est le voile noir qui recouvre le cou et la tête des femmes; Cependant les choses évoluent un peu, les robes et surtout les foulards sont parfois colorés. Les iraniennes sont très maquillées .

Dans les grandes villes, les embouteillages sont monstres, et les gens conduisent très dangereusement ! pas de règles, c'est le plus débrouillard qui gagne ! Pour traverser les rues à pied, il faut faire très très attention , on peut se faire écraser à tout moment !!

38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan
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38-4 : Ispahan
38-4 : Ispahan

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Le matin, départ pour Ispahan vers le sud ... environ 250 km dans notre très confortable minibus. Nous traversons des paysages de déserts et de montagnes au loin, il fait super beau, chaud et nos obligatoires foulards nous embêtent un peu ... mais l'ambiance est toujours au beau fixe et nous nous amusons beaucoup avec Jojo et Gilles qui sont déchaînés et enchaînent les blagues ! Reza notre chauffeur et Azie ne sont pas en reste :)

En partant de Kashan, nous visitons la ville souterraine de Noush Abad : dès le 5ème siècle avant JC ces réservoirs d'eau existaient dans toutes les villes désertiques. La ville servait aussi de refuge en temps de guerre, les gens pouvaient y vivre, dormir, manger et se protéger des envahisseurs (3ème-7ème siècle )

38-3 : sur la route d'Ispahan
38-3 : sur la route d'Ispahan
La ville souterraine de Noush Abad
La ville souterraine de Noush Abad
La ville souterraine de Noush Abad

La ville souterraine de Noush Abad

Nous poursuivons notre route vers Abyaned, un beau village zoroastrien tout en pisé, classé au patrimoine mondial par l'Unesco pour son architecture et la conservation de ses coutumes anciennes , notamment les vêtements des femmes qui ne sont pas toujours en noir comme partout ailleurs. On peut y voir aussi beaucoup de réservoirs d'eau qui permettaient de récupérer l'eau de l'extérieur par des ouvertures creusées au sommet des dômes. la tradition était aussi de décorer les portes et les intérieurs des maisons avec des sortes de grands colliers en perles. Aujourd'hui le village est surtout habités de personnes âgées

village zoroastrien d' Abyaned
village zoroastrien d' Abyaned
village zoroastrien d' Abyaned
village zoroastrien d' Abyaned
village zoroastrien d' Abyaned
village zoroastrien d' Abyaned
village zoroastrien d' Abyaned
village zoroastrien d' Abyaned
village zoroastrien d' Abyaned

village zoroastrien d' Abyaned

Nous arrivons à Natanz, où Reza nous concocte un bon petit café en essayant de nous apprendre comment faire claquer ses doigts à la manière iranienne ... nous avons encore des progrès à faire !!

Bravo Reza !
Bravo Reza !
Bravo Reza !

Bravo Reza !

ça danse, à l'abri des regards !

Il est temps de parler un peu , en résumé de l'architecture islamique !

 

Architecture islamique

Art de construire développé dans une région s'étendant de l'Espagne à l'Inde entre 622 et le xixe siècle

 

1-les matériaux : le pisé (terre, chaux, argile), le banco (terre crue et paille), la brique crue ou cuite, moellon (pierre de construction calcaire en général), pierre

2-les éléments architecturaux :

les arcs (toutes sortes dont « l’arc persan »),

 

les piliers (ronds ou carrés) ou colonnes,

les coupoles (reposent sur une zone de transition octogonale qu’on appelle le « tambour »)

 

Les dômes : sont l’extérieur des coupoles (les coupoles sont souvent double avec une coque interne et une externe),

Les iwans : spécifiques de l’Iran sassanide.  Un iwan est un vaste porche, ou une salle voûtée ouverte sur un côté par un grand arc en tiers-point dit « arc persan », inclus dans un encadrement rectangulaire . Les voûtes  des iwans sont décorés de « stalactites » : petites niches associées géométriquement en stuc (« les trompes » ou « muquarnas »)

 

Généralement les cours des mosquées ont 4 iwans disposés en croix : 

          

L'iwan combiné avec le plan carré des palais achéménides a donné le modèle du plan de mosquée dit iranien (quatre iwans s'ouvrant sur une cour), que l'on retrouve dans tout l'Iran et au-delà (Ouzbékistan).

Pishtakp : portail  en forme d’arc qui fait saillie sur la façade, parfois entouré de 2 minarets, les moucharabiehs.

 

 

3 - Les éléments décoratifs :

 céramique (Art de fabriquer les poteries, fondé sur la propriété des argiles de donner avec l'eau une pâte plastique, facile à façonner, devenant dure, solide et inaltérable après cuisson. On découpe les carreaux de céramique pour les agencer et en faire des mosaïques)  , sculpture, peinture, mosaïque (Assemblage fait de petits cubes ou de fragments multicolores de divers matériaux, terre cuite , argile, pierre, marbre, émail, verre, métal, bois, etc.) formant un motif décoratif qui pare le revêtement d'un sol, d'un mur, d'un plafond ou la surface d'un objet. La mosaïque de céramique est assez spécifique à l'art timuride).

 

 

 

 L’ablaq est l’incrustation de pierres de couleur dans le mur,

 

Sur Ispahan voir le blog :

http://www.blancguy.fr/332197656

 

4- Typologie des bâtiments :

A - La mosquée :

Il existe différents plan de mosquées (mosquée de quartier et grande mosquée) et différents plans de mosquées suivant les pays.

 

 

 

Le plan iranien  apparaît au xe siècle avec la dynastie seldjoukide et se caractérise par l'emploi d'iwans, d'un pishtak et une salle de prière sous coupole. Un iwan est une salle voûtée ouverte sur un côté par un grand arc inclus dans une encadrement rectangulaire. Généralement, les cours des mosquées en comportent quatre disposés en croix. Un pishtak est un portail formant une avancée, souvent surmonté de deux minarets et ouvert par un grand arc. La mosquée du Shah à Ispahan est l'un des plus beaux exemples connus de plan iraniens. les bâtiments qui entourent les cours des mosquées peuvent avoir un ou deux étages . L'entrée (iwan) de la mosquée donne sur la rue.

Eléments constitutifs d'une mosquée :

L'enceinte : la mosquée est toujours séparée du monde extérieur par une enceinte. Parfois, elle jouit même d'une ziyada, c’est-à-dire d'un espace vide clos par deux enceintes qui entoure la mosquée et sert pour la purification du croyant.

 

La salle de prière ou Haram : c'est le lieu où les musulmans prient. Le sol est toujours recouvert de tapis afin de conserver le lieu purifié.

La fontaine : indispensable dans une mosquée, elle permet au croyant de pratiquer ses ablutions rituelles avant la prière.

Le minaret : haute tour, d'où le muezzin lance l'appel à la prière. Le minaret sert à marquer l'emplacement d'un sanctuaire, car on le voit de loin, tout en permettant, surtout de porter la voix bien au-delà des habitations environnantes, appel faisant.

Le mihrab : élément le plus important du bâtiment, car il indique la Qibla, la direction de la Mecque, vers laquelle prient les musulmans.. Le mihrab a en général la forme d'une niche plus ou moins profonde et plus ou moins grande. Il peut en exister plusieurs dans une même mosquée.

Le minbar : chaire à prêcher. En bois ou en tout autre matériau (pierre, marbre par exemple), il se situe presque toujours juste à côté du mihrab.

La dikka : tribune qui permet de répercuter dans la salle de prière le sermon du muezzin. On n'en trouve que dans les grandes mosquées.

La Maqsura : il s'agit d'un endroit clos situé près du mihrab, réservé au souverain pour le protéger des attaques. La maqsura n'est pas présente dans toutes les mosquées, car elle s'oppose à l'idéal d'égalité de la religion musulmane.

B – Madrasa :

Le concept de la madrasa naît en Iran au xie. On retrouve cette origine iranienne dans l'unité architecturale qui caractérise les madrasas : le plan cruciforme, à quatre iwans…

Une madrasa est généralement considérée comme une école coranique, cependant, c'est principalement un lieu où l'on étudie le droit. Certes, celui-ci est basé sur la Charia, la loi islamique telle qu'expliquée dans le Coran, mais dans le monde islamique, il faut se rendre compte que le Coran régit la plupart des aspects de la vie quotidienne. De plus, on enseigne également dans les madrasas la philologie, la linguistique arabe, la science (sauf la médecine, qui est enseignée dans des écoles spécialisées). Souvent, la madrasa sert de mosquée de quartier, et vice versa

À Ispahan se trouve la plus ancienne madrasa conservée, la Shah-i Mashhad datée de 1175.

 

                                                     

C - Architecture funéraire :

Dans le monde islamique, les musulmans sont normalement enterrés à même le sol, dans un linceul, sans cercueil ni tombe. Cependant, rapidement se sont développés plusieurs types d'architecture funéraires pour les hauts personnages et surtout pour les saints. Cette architecture est née en Iran, où de nombreuses religions étaient pratiquées et traitaient leurs défunts de manières différentes, et où le chiisme dominait .

Le chiisme a favorisé l'apparition de mausolées, qui servent de lieu de prière et d'invocations de saints, comme c'est par exemple le cas à Mashhad avec le tombeau de l'imam Reza. Les tombeaux de saints sont appelés imamzadeh.

Deux formes émergent en particulier : le mausolée sous coupole et la tour funéraire, les deux pouvant prendre  différentes formes.

 La tour funéraire (ou « tour du silence » en Iran) dérive de rites zoroastriens : les cadavres étaient exposés au sommet de hautes tours pour être déchiquetés par les vautours. Plus tard, les chambres funéraires furent placées sous la tour, dans une crypte, puis à sa base. Aujourd’hui en Iran, les dépouilles des zoroastriens sont inhumées dans un cimetière aménagé. 

Afficher l'image d'origine

 

D - Complexes : regroupement de plusieurs bâtiments (complexes palatials) parfois avec boutiques

 

E – Les palais

Contrairement à leurs homologues occidentaux, les palais en terre d'Islam se présentent sous la forme de petites entités dispersées, souvent dans des jardins qui structurent l'espace. Plusieurs éléments se trouvent presque systématiquement dans les palais islamiques : la salle d'audience (Diwan, qui est aussi le nom du conseil des ministres), le harem, qui ne constitue pas un lieu réservé aux femmes, mais tout simplement les appartements privés de l'habitant, et enfin des pavillons de plaisance.

 

F – Les Maristans (les  hôpitaux)

Presque toujours administré en waqf, il appartient souvent à un complexe, étant donné sa vocation charitable. En effet, un maristan se doit d'accueillir tout musulman (et toute musulmane) et de lui offrir des soins gratuits. Ce qui ne signifie pas, bien au contraire, que le personnel est sous-qualifié 

 

G - Structures d'hygiène :

 

      -Un sabil est une fontaine publique, dont chacun peut puiser gratuitement l'eau.

      - Les hammams sont des bains, organisés la plupart du temps sur le modèle des bains romains (salles froide, tiède et chaude). Ils prennent une place prépondérante dans le monde islamique, où la propreté du corps est considérée comme essentielle.

H – Structures commerciales:

 

- Caravansérails ou « khan » :

Un caravansérail est un bâtiment qui accueille les marchands et les pèlerins le long des routes et dans les villes. Selon les endroits, le nom change : dans le monde iranien, il s'appellera plutôt khan  Un caravansérail est toujours fortifié, et comporte à la fois des écuries (ou des enclos) pour les montures et les bêtes de somme, des magasins pour les marchandises et des chambres pour les gens de passage. Il est fréquent que les magasins se trouvent au rez-de-chaussée et les chambres au premier étage.

Les wakala sont des édifices urbains où les marchands déposent et vendent leurs marchandises à des grossistes

 

- Bazars :

Dans les villes, les marchés sont des lieux importants. Ils prennent le nom de souk en arabe et de bazar en persan. Ils sont en général organisés par corporations. Les échoppes et les réserves se trouvent au rez-de-chaussée et le premier étage comprend les logements des marchands, et parfois leurs ateliers s'ils vendent leur propre production. On trouve parfois dans les caravansérails des logements à louer.

 

 

 

mosquées : entrée, cour intérieure, iwans, coupole, minarêts, colonnes , minbar et mihrab
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tours du silence
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