Martine autour du monde ...

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de Ninh Binh à Along 

 

Nous avons quitté Ninh Binh tôt ce matin, pour une grande remontée vers le nord et la baie d'Along où nous sommes arrivés vers 17h30.

Nous avons donc traverser 4 Provinces (les capitales des Provinces portent le même nom que les Provinces) : Ninh Binh, Nam Dinh, Thai Binh, et Haiphong , cette dernière étant la Province de la baie d'Along, en suivant la grande route nationale 1 qui traverse le Vietnam du nord au sud... avec quelques écarts comme vous allez voir !

Tout d'abord un arrêt à la pagode de Kéo, en pleine campagne, près de la ville de Thai Binh.

Une belle pagode ancienne où l'on retrouve le plan traditionnel des pagodes du 17ème siècle., avec plusieurs cours, et de très belles sculptures sur les étais en « bois de fer » qui soutiennent les toits, et notamment son clocher à trois toits superposés avec balcons très ouvragés. Et l'autel du génie Khong Lo Thiew Su, un ancien bonze devenu Saint .

 

 

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  Dans cette pagode, bomdée de monde, bouddhisme et taoïsme ... et superstition  se mêlent ... ce mélange de "religions" au Vietnam, ne cesse de me surprendre! Il est vrai que le bouddhisme n'est pas une religion au sens propre, et le Taoïsme encore moins ! Ce qui autorise aussi d'ailleurs bon nombre de personnes à se prétendre dignes et capables de vous lire les lignes de la main, ou de vous faire tirer au sort des jetons yin et yan pour vous faire : la prédiction de l'avenir, ...ce que j'ai fait pour l'expérience, mais qui ne m'a pas paru très sérieux :) de toute façon c'était très mauvais pour moi ... alors mieux vaut ne pas trop y croire !

 

Plus sérieusement en revanche, cela a été l'occasion pour Han de me faire un cours sur le « Tao » ou « Taoïsme », la philosophie de Lao Tseu un chinois qui vécu au 6ème siècle avant l'ère chrétienne, selon laquelle le monde est régi par deux principes contradictoires mais complémentaires, le Yin et le Yang. Une belle leçon de sagesse universelle qui me séduit

Je me demande bien si je ne vais pas devenir taoïste 

Le sujet mériterait d'être approfondi : je le ferai plus tard !!

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La route continue jusqu'à un arrêt surprise chez notre chauffeur bien aimé : TUAN qui a eu la gentillesse de nous emmener déjeuner chez lui, en compagnie de ses parents et de sa grand mère, qui nous avaient préparé pour l'occasion un délicieux déjeuner! Vraiment gentil !! Le père de Tuan m'a montré comment il fume la pipe à eau ...et Tuan a fait bruler de encens sur l'hôtel de ses ancêtres. Je suis vraiment étonnée par la fervente dévotion que chacun porte ici aux ancêtres : il y a, dans la pièce principale de toutes les maisons, un hôtel des ancêtres . Ce moment convivial qui fut un vrai plaisir pour tout le monde, s'est terminé par par une petite promenade à pied dans son village natal :

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Les "arrêts-surprise" continuent par une visite au domicile de HAN à Long Hung (capitale du district du même nom) . Là aussi j'ai rencontré ses parents autour d'un tasse de thé vert comme c'est la coutume ici lorsque l'on reçoit des visiteurs de passage. J'ai découvert le goût savoureux du « fruit du dragon » mon-voyage-2010-026.jpg

 

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 Han a également fait ses dévotions devant l'hôtel de ses ancêtres. Parfois les photos de ces derniers sont placées sur l'autel ( 4 générations seulement, après ils revivent une autre vie), parfois non : ils sont seulement symbolisés par une tablette. Nous avons bien sûr fait des photos, sans oublier celle du pêcher à fleurs roses (magnifique) qu' Etienne reconnaitra :)

 

La maison de Han se trouve juste en face les rizières et nous sommes allés lézarder le long des ruelles pleines de la quiétude du Vietnam éternel... Une bien jolie escale avant de reprendre la route vers Halong.

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Voilà les voyages come je les aime : plein d'imprévu et de belles rencontres ...

Arrivée à Along, je découvre la baie pour la première fois ...du 7ème étage de la fenêtre de mon hôtel... elle est baignée dans un crachin brumeux que l'on appelle ici "la poussière du ciel"

 

Il va falloir patienter jusqu'à demain !

 

 

 

 

 

 

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Hoa Lu  est le site de l'ancienne capitale royale du vietnam, auquel les Vietnamien attachent une très grande importance et déférence..

 

La route est très belle à travers les rizières verdoyantes, surtout un jour comme aujourd'hui où les sommets incertains sont enveloppés dans la brume humide. Le silence d'un paysage qui représente bien le Vietnam.

 

Le premier temple celui de Dinh Tien Hoang fut construit sur les fondations de l'ancien palais royal de Hoa Lu. Au fond du santuaire, la statue du roi Dinh du 11ème siècle, entouré de ses fils.

 

 

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Le deuxième temple est tout proche : c'est le temple de Lê Dai Hanh : il faut traverser plusieurs cours avant de trouver la statue du roi enveloppée dans la fumée des offrandes. Il est entouré de son fils ainé et de sa femme.

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Le lendemain nous parton pour le site de TAM COC, plus connu sous le nom de baie d'ALONG TERRESTRE,100 km au sud de Hanoï, ses pitons rocheux calcaires qui se rejoingent par des passages souterrains, des grottes, que l'on traverse dans le noir...

Sur les sampans, les femmes pagaient avec les pieds. Le paysage est magnifique malgré le froid qui m'a incité à me couvrir d'un pancho en plus de mon K-way ...

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Pour se remettre de ces aventures, un bon petit déjeuner dans un restaurant local où mes compères Han et  Caun se confectionnent eux mêmes leur nems avec un morceau de chèvre bien cuit, un légume,  un morceau de pamplemousse et une feuille de menthe, le tout enveloppé dans une feuille de papier de riz puis  trempé dans du noc man ou des épices :

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Enfin visite d'un beau vieux temple bouddhiste : la pagode de Kéo :

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Le froid (tout relatif ) est venu, avec la bruine et le brouillard, ce qui ne nous empêche pas de de faire une belle balade en vélo le long du "canal du poulet" .

 

dans le village, nous rendons visite aux élèves d'une école maternelle tout contents de la grosse boîte de gâteaux que je leur offre, car certains commençaient à pleurer en me voyant ... je ne suis pas "comme les autres " ... ils me prennent pour une sorcière !

 

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 Et puis nous sommes très gentillement accueillis par des femmes âgées qui sont entrain de préparer des feuilles de bétel. Elles nous invitent à prendre une tasse de thé vert, et me montre comment elles attachent leur coiffe : un moment très chaleureux, les gens du Vietnam sont très accueillants !

 

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La Birmanie étant un des pays qui m'avait le plus marquée  en 2011, c'est avec infiniment de plaisir que j'ai retrouvé ce pays avec Gilles en décembre 2018 pendant 15 jours  !

Notre circuit fut pratiquement identique à celui de 2011, à savoir les incontournables , c'est pourquoi cet article sera essentiellement fait de quelques photos. Si vous voulez en savoir plus sur la Birmanie et sur chacun des sites visités, vous pouvez aller consulter les chapitres 16-1 à 16-6 .

 1 - Yangon : la pagode Shwedagon et le marché

                                                      

2 : Le Rocher d'Or , le marché, la ville basse... sans oublier le massage pro ...

       

                                                        

3 - Mandalay : la pagode Mahamuni et le monastère Shwenandaw

 

4 - Vers Mingun en bateau sur l'Irrawaddy, puis le village d'Amarapura  que l'on rejoint par le pont en teck le plus long du monde, construit en 984 : le pont U Bein Bridge 

5 - Bagan : une journée entière de navigation sur l'Irrawaddy pour arriver à Bagan

6- Village d'Heho puis de Nyaung Shwe, village passerelle vers le lac Inle

7 - Le lac Inle : la pêche sur le lac, notre hôtel, le marché au village In Dein sur les berges du lac où vit l'ethnie Pa-oh, fabrication de cigares, activité de tissage...

 ...  sur le lac le monastère d'Alaung Sitho 

 C'est Noël !! J'ai même droit à un cadeau  

... et pour finir les villages flottants

Et voilà retour à Yangon puis à Singapour pour y passer le nouvel an avec nos enfants

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Départ avec Han Do pour ce que j'aime : la campagne !

 

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La petite ville de MAI CHAU est située à 200 km à l'ouest de Hanoi. C'est une jolie régiion montagneuse.

  

Sur la route nous faisons un arrêt au village classé de DOUG LAM : nous y visitons "la maison communale" vieille de 400 ans, maison qui existe dans tous les villages au Vietnam, qui sert au rassemblement des gens pour différentes manifestations et cérémonies, et dont, pour respecter les principes de la géomacie, aucune rue ne fait face.

 

Lors d'une "pause café", ce petit garçon m'a joyeusement fait, sur mon jean tout propre, une "pause pipi" :)

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  Dans la cour de la Maison Communale, des jarres de soja en fermentation qui servira à faire de la sauce pour le riz gluant mélangé à de la viande et des légumes. 

 

A Duang lam, je rencontre un vieux Monsieur qui est très content car il vient de recevoir une lettre de Frqnce qu'il ne peut pas traduire .... je la lui traduis avec Han Do , je le prends en photo ( il fume la pipe à l'eau) et lui promet d'envoyer la photo à son ami  

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   Nous visitons aussi deux temples taoïstes :  ceux des rois Ngo Quyen et Phung Hung.

Là, comme dans beaucoup de temples, deux "cigognes" ont les pattes qui reposent sur le dos de deux tortues : elles symbolisent le ciel et les tortues la terre, les deux sont inséparables .

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  Le soir nous arrivons à MAI CHAU, le pays des Thai blancs, pour diner et passer la nuit dans une grande maison sur pilotis, dont l'hôtesse est vraiment adorable ! 

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mon-voyage-2010-046.jpgLe lendemain matin nouvelle balade à pied cette fois autour du village. Han hésite à manger une petite grenouille ...

 

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Je découvre les fruits "du paradis" dont la poudre sert à parfumer le riz gluant en lui donnant une couleur rouge , et la citronnelle :mon-voyage-2010-013.jpg

 

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   la maison d'hôte sur pilotis ... très jolie !

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   A midi, après un bon repas, nous reprenons la route vers Van Long ....

 

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Quatre jours à Hanoi pour découvrir à pied cette ville authentiquement asiatique, mélange de civilisation chinoise (1000 ans d'inflence chinoise ) , française (100ans),  de Bouddhisme, de confusianisme, de taoïsme . Un vrai melting pot en tous genres, et surtout de traditions ancestrales et de modernité dernier cri ... ce qui lui donne un aspect étrange et déroutant ... mais bien bien sympathique : les gens sont très gentils. Ici plus de longyi ni de chignons, les femmes sont toutes en pantalon ou mini jupes très branchées ... téléphone portable à l'oreille.

 

Mon hôtel " le Prince Hotel" (très routard)  est situé en plein coeur du vieux quartier (le "quartier des 36 rues") rue Tô Tich, tout près du lac Hoan Kiem. Le quartier des artistes et des boutiques d'art de toutes sortes.

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C'est la fête du Têt, le nouvel an vietnamien - comme en Chine- et vacances pour tout le monde pendant 8 jours :la ville est en pleine effervessence ! C'est la période des mariages, et des retrouvailles familiales agrémentées de cérémonies autour de l'autel des ancêtres pour lesquels les vietnamiens ont beaucoup de respect et de vénération.

On m'a dit aussi que d'habitude il y avait beaucoup plus de monde, car lors de la fête du nouvel l'an de nombreux vietnamiens rentrent chez eux dans leur familles à la campagne .... j'imagine ce que cela doit être en temps normal ! 

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A HanoÏ, la circulation est une vraie folie : je croyais avoir atteint le sommet à Mandalay : eh bien non, ici c'est pire ! des millions de cyclos (3 millions!)  qui foncent dans tous les sens et les piétons doivent traverser "très lentement pour éviter les accidents m'a expliué Han do" .  Les différences avec Yangon ou Mandalay : ici les cyclomotoristes portent des casques et leurs engins ont des phares, si bien que dès que la nuit tombe on se retrouve éblouis par des milliers de lumières ... étrange ambiance. Les voitures sont très modernes et confortables, contrairement à la Birmanie, ce qui n'empêche pas les "vélos-pousse" et les échoppes ambulantes d'être toujours là... et de solliciter les passants et touristes à qui mieux mieux!

 

Il faut d'ailleurs être prudent à la sortie de l'aéroport où de "faux taxis" vous emmènent, non pas à l'hôtel indiqué, mais chez leur copains , ce qui m'est arrivé !

 

Bref, le dernier jour Han Do mon guide et organisateur de mon séjour au  Vietnam m'a fait découvrir quelques beaux sites de la ville : le Mausolée Hô Chi Minh et la maison que ce dernier a habité jusqu'à sa mort en 1969, le Temple de la Littérature construit en 1070, destiné à recevoir les fils de princes et de mandarins,  qui fut en fait la première université du Vietnam, et le magnifique Musée d'ethnographie  à ne pas rater.

 

Le mausolée Ho Chi Minh qui demeure encore aujourd'hui la grande référence des vietnamien. C'était il est vrai un homme remarquable qui a passé sa vie à voyager pour ensuite se consacrer à reconquérir l'indépendance de son pays.

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 Voici Han Do qui m'accompagne au Temple de la Littérature,en fête aussi pour le Nouvel An !

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Le très beau musée d'ethnographie, où l'histoire de toutes les ethnies du Vietnam est magnifiquement racontée.

 

 Il est temps que je parte : je deviens une vraie vietnamienne ...je vends des ananas !! 

 

ce qui n'est pas encore tout à fait le cas d'Etienne qui a bien failli se casser la figure en voulant marcher sur une tige de bambou  :)

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J'ajoute que Han Do est un garçon merveilleux, d'une très grande gentillesse, d'une culture époustouflante à tous les niveaux (histoire, géographie, ethnologie, agriculture .... Merci Catherine de me l'avoir fait connaître!)

 

  

 

 

 

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Un article écrit en juin 2011 pour la revue "Globe-Trotteurs"

 

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Le paradoxe Birman : 

 

Difficile d'écrire sur la Birmanie… Difficile de faire passer en quelques lignes toute l'émotion ressentie au cours de ce voyage initiatique de trois semaines , de ce  pays qui m'aura passionnée, marquée, déboussolée, plus que tout autre sans doute… Par où commencer ? Quels mots choisir pour exprimer tout cela ?

 Mon itinéraire fut des plus classiques pourtant : Rangoon, Bago, le Rocher d'Or, Mandalay, descente de l'Irrawady en bateau jusqu'à Bagan, Heho, Pindaya, le Lac Inle, avant le retour à Rangoon.

Mais un séjour en Birmanie est tellement enrichissant : ses paysages, sa culture, ses habitants…

 Puisqu'il me faut choisir, je m'en tiendrais à évoquer brièvement deux sites que j'ai trouvés magnifiques : la Schwedagon à Rangoon et le Rocher d'Or à Kin Pun.

Et puis surtout, je voudrais parler des Birmans, rendre hommage à ce peuple qui m'a tant impressionnée et auquel je pense encore souvent aujourd'hui.

Une déambulation dans l'enceinte de la célébrissime pagode Schwedagon de Rangoon est féerique : au sortir du grand escalier d'ombre qui y monte, lorsqu'on arrive sur l'immense parvis dallé de marbre blanc, l'on est ébloui par la lumière et l'or, de l'or partout… le grand stupa central incrusté de plus de 5000 diamants, les innombrables pagodons qui l'entourent, le dédale des tazaung de toutes tailles parmi une multitude de toitures, de pinacles et de flèches, de temples et d'autels, d'arabesques de bois sculptés, de colonnes en mosaïques de miroirs, de plafonds lambrissés de stuc doré… et les oratoires de chaque jour de la semaine où l'on offre bâtons d'encens, fleurs de lotus et quelques petits billets tout fripés et crasseux en allumant un cierge.

La Schwedagon ressemble à une petite ville baignée de lumière, des senteurs de gardénia et de jasmin, des sonorités cristallines de centaines de clochettes qui bruissent dans le vent. Il y règne une atmosphère très calme, empreinte de grande sérénité et pourtant grouillante de pélerins debout, accroupis, allongés, qui mangent ou qui prient Bouddha et les nats. Des pélerins recueillis, isolés du monde qui les entoure… en espérant renaître dans une vie meilleure. Un curieux mélange de bouddhisme et d'animisme qui ne peut laisser indifférent tant la ferveur ressentie y est grande, dans une ambiance pourtant très bon enfant. Bref, un monde étrange et fascinant. Un des lieux de notre planète qu'il faut, je crois, avoir vu une fois dans sa vie !

Le Rocher d'or, c'est une autre merveille. Il est situé au sud de Rangoon, dans l'Etat Mon, à 12 km du petit village de Kin Pun, point de départ de la piste qui monte au sommet de la colline. Là, ce qui m'a marquée, c'est surtout la beauté du site, le courage de tous ces pélerins venus souvent à pied de très loin (car tout Birman bouddhiste doit y venir au moins une fois dans sa vie) et bien sûr, l'impressionnant rocher.

Je me souviendrai toujours de l'ascension de la colline, qui se fait dans des conditions rocambolesques, d'abord en camion débâché (1h) assis sur des ridelles rudimentaires, serrés comme des sardines, soumis aux cahots du sentier, ensuite à pied (45 mn de marche, mais heureusement il y a des porteurs!) pour atteindre le fameux Rocher couronné d'un stupa, suspendu  au bord d'une falaise au sommet du Mont Kyaiktiyo, et dont la légende raconte qu'il serait retenu par un cheveu du Bouddha. Je me souviendrai aussi de l'inoubliable coucher de soleil qui embrase le Rocher et couvre les montagnes environnantes de couleurs changeantes. La Birmanie a des paysages magiques, des paysages de carte postale. Je me souviendrai enfin du pittoresque des alentours de la vaste esplanade : des petites ruelles qui descendent les pentes de la colline, recouvertes de bâches pour se protéger du soleil, bordées d'échoppes très simples en tous genres. Une ambiance très locale, animée et conviviale.

De tous les peuples que j'ai eu l'occasion d'approcher, les Birmans (au sens large) sont certainement  ceux qui m'ont le plus marquée.

Ils m'ont impressionnée et ils m'ont émue, parfois aux larmes. Impressionnée par leur intelligence, leur calme, leur détermination sans faille pour affronter le manque de liberté, les contraintes, la pauvreté.

Pas de lamentations, pas de violence dans leur discours. Juste la volonté de s'en sortir avec patience et douceur mais sans résignation.

Et une grande reconnaissance pour ceux qui "osent venir les voir". Une grande générosité spontanée et non feinte aussi, à l'égard des étrangers que nous sommes.

Dans quel autre pays aurais-je trouvé un passant, qui, me voyant embarrassée pour traverser compte tenu du flux incontrôlé de la circulation, se place au milieu de l'avenue les bras tendus pour faire stopper tout le monde ? Un autre qui m'emmène chez un petit commerçant isolé où il sait que je pourrai changer des dollars en  kyats à un taux raisonnable, sans me demander le moindre sou en échange du service ? Un ex-étudiant, conducteur de rickshaw, qui m'emmène pour le plaisir à la "beer station" pour me raconter son histoire, son implication lors de la "révolution safran" de 2007, et discuter de la vie dans son pays à l'abri des regards ? Une jeune porteuse qui pleure en silence lorsque l'on se quitte sur le sentier du Rocher d'Or ? Mon adorable guide "TinTin" qui m'a "donné" une journée supplémentaire afin de m'accompagner et qui malgré une jambe cassée, a monté et descendu avec moi des centaines de marches ? Qui est venue me retrouver 15 jours plus tard à l'aéroport de Rangoon et m'a serrée dans ses bras en partant ? Dans quel autre pays aurais-je rencontré (par hasard sur un chemin)  une jeune femme aussi dynamique et déterminée que Kiu Kiu qui m'a fait visiter (sans rien me demander) une partie de Bagan au pas de course durant toute une journée - elle marchait très vite ! - et m'a trouvé un horse car "pas cher" pour continuer la visite ? M'a emmenée chez elle voir son "atelier de peinture" (très rudimentaire!) et m'a discrètement offert un bol en bambou laqué avant que je ne quitte Bagan ? Et cette autre jeune fille, Thidar, également rencontrée par hasard, qui m'a invitée à dîner un soir dans sa très pauvre  hutte ? Ainsi que  ces enfants qui venaient me tendre des fleurs en se dissimulant derrière l'enceinte  grillagée de l'hôtel, pour ne pas être vus ? Tout cela sans jamais rien demander en échange, sans se plaindre de quoi que ce soit… mais avec dans le regard une tristesse parfois, une détermination et une volonté incroyables, toujours.

Ces rencontres ont mis en évidence pour moi, l'envie irrépressible des Birmans de communiquer malgré leur peur toujours palpable.

Mon grand désir est d'y retourner, de les revoir… mais le pourrais-je ? Je leur avais laissé mon e-mail et ceux qui en avaient un (très rares), me l'avaient donné aussi : j'en ai reçu un du jeune conducteur de rickshaw et j'en ai envoyé plusieurs… mais je n'ai pas eu aucune réponse. La censure toujours.

Où en est donc aujourd'hui la Birmanie, un des régimes militaires les plus durs au monde ?

Les choses ont bougé depuis que j'en suis partie, fin janvier 2011.

La dernière constitution datant de 1974, n'était pas appliquée depuis plus de 20 ans. En effet, depuis 1988, le pays était soumis au pouvoir exclusif de la junte militaire (le SPDC) avec pour chef suprême le Général Than Shwe, aujourd'hui âgé de 78 ans, soutenu par le "Parti de la junte" (l'USDP) dirigé par le Général Thein Sein, son ami inconditionnel… Tout était donc bouclé.

 Après la révolte des bonzes en 2007, la junte a décidé d'élaborer une nouvelle Constitution de manière à se donner une façade démocratique. En 2008, cette Constitution est approuvée par référendum à 92% des voix. Conformément à la nouvelle loi, des élections législatives ont eu lieu en novembre 2010. L'USPD, le parti pro junte, a obtenu une écrasante majorité, ce qui n'est pas surprenant quand on sait que 25% des sièges était réservé l'armée, et que beaucoup de militaires ont démissionné ou ont  pris leur retraite pour pouvoir se présenter à titre "civil", après avoir racheté les plus grosses entreprises publiques "privatisées" pour la circonstance.

Un Parlement birman a siégé le 31 janvier 2011 pour la première fois depuis 20 ans ! Et grande nouveauté : il y a désormais un parlement national et 14 parlements régionaux dans lesquels sont représentés les minorités ethniques de la mosaïque birmane. Mille députés au total.

Puis, en février 2011, la Birmanie s'est dotée d'un nouveau Président : l'ancien Général Thein Sein (65 ans dont 47 dans l'armée), nommé par un comité composé de parlementaires élus et de militaires nommés par la junte laquelle fut ensuite immédiatement dissoute, ce qui constitue le dernier pas de la transformation du régime militaire en un "gouvernement civil" composé… essentiellement de généraux à la retraite. Les deux vice-présidents de la Birmanie sont également deux généraux appartenant à L'USPD. Le Président est responsable devant le Commandant en chef des armées qui n'est autre que Than Shew… qui viendrait d'ailleurs, aux dernières nouvelles, de céder sa place.

Bref, on le voit, le régime est encore sous le joug des militaires et ces élections ont été qualifiées par beaucoup de véritable mascarade.

N'empêche qu’il y a pour la première fois des parlements qui vont siéger dans les régions, ce qui pourrait bien constituer les prémices d'une société démocratique. L'USPD n'est pas constitué uniquement de militaires, mais aussi d'une nouvelle élite civile qui n'a pas forcément les mêmes priorités. D'autre part, dans au moins 7 des 14 parlements régionaux, il y a une majorité de partis ethniques et de partis plus ou moins éloignés des centres d'intérêts du pouvoir actuel. Il y a désormais incontestablement un éparpillement du pouvoir entre plusieurs instances : législatif, gouvernement, parti, armée. On est certes encore loin de la démocratie, mais je pense que l'on peut tout de même parler de transition politique.

Pourtant déjà le mois dernier, des combats ont repris entre l'armée et les rebelles des Etats Kachin et Shan, provoquant la fuite de nombreux réfugiés… des bombes ont éclaté à Naypyidaw et Mandalay… Aung San Suu Kyi a été priée le 29 juin d'arrêter définitivement la reprise de ses activités politiques… L'ONU a renoncé à demander une commission d'enquête pour crimes contre l'humanité…

La partie est donc loin d'être gagnée, mais compte tenu de ce que j'ai pu ressentir là bas, à travers les non-dits ou les mots couverts, je pense que le peuple de Birmanie, avec sa patience, son intelligence, et son incroyable volonté, finira par s'en sortir, même si le chemin doit être long… Je ne sais pas si cela se fera en douceur ou par la violence… Je penche plutôt pour la première hypothèse… seul l'avenir le dira. Mais cela se fera.

Ceux qui ont été dominés prennent toujours leur revanche… L'Histoire a toujours été dans ce sens.

Alors faut-il aller en Birmanie ?

Dans ce pays où la moitié de la population vit au dessous du seuil de pauvreté, où le taux d'alphabétisation est parmi les plus bas de la planète, où l'OMS classe le système de santé au 190ème rang mondial (sur 191), où les prisons sont pleines de plus de 2000 prisonniers politiques, où la liberté d'expression et d'information est inexistante ?

Je dis oui, mille fois oui.

Ces gens ont besoin de nous, qu'on aille les voir, qu'on les encourage, qu'on leur dise qu'on les admire, qu'on les aime et qu'on ne les oubliera pas.

Je suis allée parfois, dans de petits "hôtels d'Etat" ce qui ne m'a pas empêchée de faire de merveilleuses rencontres. Ces gens qui y travaillent, juste parce qu'ils en ont besoin et ne peuvent faire autrement pour survivre, pourquoi seraient-ils toujours privés de rencontrer eux aussi des "touristes" qui parlent avec eux, les comprennent et les soutiennent ? En ce qui me concerne, j'ai noué avec eux des liens d'une exceptionnelle qualité, leur ai donné un peu d'argent, je ne le regrette pas même si, quand je retournerai les voir, j'essaierai sans doute de m'organiser autrement.

La Birmanie est un pays qui suscite le meilleur et le pire : c'est ce que j'appelle "le paradoxe birman".

Martine Bachelier 2011.

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La République socialiste du Vietnam :

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L'étoile symbolise l'unité du Vietnam et le fond rouge : le sang versé.

 

   Géographie :

 

Cet Etat du Sud-Est asiatique, situé à l'ouest de la péninsule indochinoise, de 335 000 km2 (France 547 000) et de 88 millions d'habitants (donc plus petit que la Birmanie, mais beaucoup plus peuplé). Il s'étire en forme de dragon sur 1500 km entre à l'est, la mer de chine méridionale, à l'ouest le Laos (1650 km de frontière commune) et le Cambodge (930 km de frontière), au nord la Chine (1159 km).

 

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 Le Vietnam présente un relief très contrasté où montagnes (point culminant : le mont Fansipan 3143 m) et collines occupent les deux tiers du territoire. On distingue traditionnellement 3 grandes régions appelées " Bô " :

 1 - Le TONKIN (Bac Bô) est situé au nord avec deux grandes villes qui sont aussi les plus grands centres industriels du pays : Hanoi (la capitale) et Haiphong.

 2 - L'ANNAM (Trung Bô) au centre désigne une région constituée de longs chapelets de petites plaines : la longue plaine du littoral est adossée à la cordillère Annamitique, et relie le delta du fleuve rouge au nord, à celui du Mékong au sud. L'Annam a pour villes principales Hué et Da Nang.

 3 - La COCHINCHINE (Nam Bô) au sud (avec Ho-Chi-Ming-Ville l'ancienne Saigon)

 

Ces trois "Bô" comptent au total sept régions administratives, subdivisées en 53 provinces (les tinh) , mais Hanoi, Haiphong, Ho-Chi-Minh et Da Nang forment des districts particuliers qui dépendant directement du pouvoir central.

 

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Deux grands fleuves :

 - Le fleuve Rouge (couleur de ses limons ferrugineux) long de 1500km (470 km au Vietnam) qui prend sa source en chine du sud avant de se jeter dans le golfe du Tonkin. Il est à la base de la culture du riz en champs immergés

. - Le Mékong (appelé "Neuf Dragons")… le Vietnam est le dernier des 6 pays qu'il traverse séparé en 2 bras (le Mékong et le Bassac), puis plus loin en 9 autres bras, et un immense delta de plus de 4000km de canaux, avant de se jeter dans la Mer de Chine méridionale.

 

 L'agriculture occupe les 2/3 de la population (riz, canne à sucre, manioc, maïs, pomme de terre, banane, soja, café, thé et caoutchouc). Le poisson est le produit alimentaire le plus important après le riz. Le sous-sol est également très riche en métaux de toute sorte, gaz, pétrole, bauxite… et premier producteur mondial de "ferraille de récupération". Le Vietnam subit une inflation très importante, l'Etat contrôle 50% de l'industrie, et les menaces écologiques sont graves. (un important programme de reboisement est en cours).

 

Bref rappel historique (voir aussi article n° 15) -

 

Les origines :

 -A l'origine, l'Indochine est peuplée de Papous et d'Aborigènes australiens …et au Vietnam deux grands peuples se distinguent : les Hans (chinois) et les Yué ( qui deviendront les "Viet"

 

 - La domination chinoise : Elle dure plus de mille ans, jusqu'en 938 date à laquelle Ngô Quyên libère le Vietnam de l'emprise des Hans. - Le Dai Viet: Avec la dynastie des Ly (puis des Trân, des Yuan, des Lê …), l'Etat pris le nom de Dai Viet.

 

 -La colonisation française : Dès 1516 des marins portugais avaient débarquent au Vietnam et au XVII la Cochinchine (Cambodge y compris) était devenue une base marchande importante. Le 19ème siècle est l'époque des conquistadeurs français (Francis Garnier, Jules Ferry, Pierre Lot …).

 

 En 1858 la France s'empare de Da Nang, puis de Saigon, de plusieurs provinces du delta du Mékong dont la Cochinchine et de tout le pays en 1873, pour y installer en 1984 un Protectorat (reconnu par la chine en 1885) En 1887 le Vietnam, le Laos et le Cambodge, furent regroupés au sein d'un Indochine française (L'Union Indochinoise) confiée à un gouverneur général (Coursy, Paul Doumer…), et le français devient la langue officielle au mépris du vietnamien. L'exploitation du pays commence et profite bien sûr surtout aux colons français, d'où la naissance de mouvements de protestations radicaux et révolutionnaires jusqu'à ce que Ho Chi Minh ("Oncle à la volonté éclairée") fonde depuis Hong Kong, le parti communiste indochinois : le Viet-minh, avant que les troupes japonnaises occupent le pays de 1941 à 1945.

 

 Le 2 septembre 1945 Hô Chi Minh proclame l'indépendance de la "République démocratique du Vietnam". 

 

- La guerre d'Indochine :

 

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Les négociations échouent, en octobre 45 le Général Leclerc débarque ses troupes (28 000 soldats en Indochine) et la flotte française bombarda Haifong en 1946. La guerre continue : Ho Chi Minh soutenu par la Chine et la France par l'aide matérielle des Etats Unis, jusqu'à la défaite de Dien bien Phu en 1954. Les accords de Genève mettent fin à la guerre pour la France, en reconnaissant l'indépendance du laos, du Cambodge et du Vietnam partagé en deux au 17ème parallèle.

 

- La partition et la "guerre du Vietnam": Au lieu de s'acheminer vers la paix, le régime de partition mis en place au Vietnam déclenche une nouvelle guerre : la "guerre du Vietnam" entre nord vietnamiens et américains (350 000 hommes), avec des bombardements intensifs (dont les minorités du nord ont beaucoup souffert bien qu'elles aient été souvent mobilisées par les Américians), des déplacements de populations entières, jusqu'aux accords de Paris en 1973, et la chute de Saigon le 30 avril 1975.

 

 Ces guerres d'Indochine et du Vietnam, qui furent -comme bien d'autres, mais peut être plus que d'autres-, un véritable scandale, restent une "honte de l'histoire". De quel droit a-t-on voulu évangéliser ces pays, les coloniser, les brutaliser, les soumettre au prix de tant de morts de tous côtés ? Ces questions restent pour moi une énigme sur la nature profonde des hommes…. A- t- on changé depuis ?

 Voici ce que l'on lit sur le site du Ministère des Affaires Etrangères : "Les liens tissés par l’Histoire ainsi que le degré élevé de notre coopération font de la France un partenaire privilégié du Vietnam et son principal interlocuteur en Europe. Le rythme des visites à haut niveau témoigne de la vigueur de nos relations Les 8ème Assises de la coopération décentralisée franco-vietnamienne se tiendront à Haiphong, les 5 et 6 novembre 2010. L’organisation de ces Assises, soutenue par le ministère des Affaires étrangères et européennes, est assurée par un comité de pilotage présidé conjointement par Brest Métropole Océane et le Comité Populaire de la Ville d’Haiphong. La coopération entre collectivités territoriales françaises et collectivités vietnamiennes s’est développée dans les années 90. En vingt ans, 36 coopérations ont été identifiées totalisant plus de 206 projets. À l’heure actuelle, une trentaine de collectivités françaises, villes, départements, régions et structures intercommunales sont impliqués dans des partenariats avec une autorité locale vietnamienne.")

 

 - La République socialiste du Vietnam : Le Vietnam réunifié devient la " République Socialiste du Vietnam" et Saigon rebaptisée Hô Chi Minh Ville, Hanoi est désignée comme capitale nationale, le français et l'anglais sont interdits.

 

Aujourd'hui cependant les langues étrangères les plus enseignées sont l'anglais, le français et le russe. Le Vietnam continue la guerre contre les Khmers rouges au Cambodge jusqu'en 1989, des centaines de milliers de vietnamiens fuient leur pays (les boat people), des populations entières sont déplacées dans le sud pour repeupler les campagnes, une politique d'intégration des minorités nationales est mise en place, en même temps qu'une politique d'ouverture vers l'occident, un assouplissement du système économique.

 Hanoi accueille les sommets de la Francophonie en 1994 et de l'ASEAN en 1998.

 Une nouvelle constitution est adoptée en 1992.

 

Les Institutions :

 

Le Vietnam est donc une République socialiste, avec, selon les termes de la Constitution de 1992 une Assemblée Nationale élue au suffrage universel (498 députés élus pour 5 ans, dont 2/3 sont élus sur une base territoriale et le reste sur une base centrale) et source de tout pouvoir. Article 4 de la constitution :"Le parti communiste du Vietnam, l'avant-garde de la classe ouvrière vietnamienne, représentant fidèle des droits et intérêts de la classe ouvrière, laborieuse et de toute la nation, guidé par le marxisme-léninisme et la pensée de Ho Chi Minh, est la force qui dirige l'Etat et la Société" Environ 90% des députés appartiennent au PC. Le Président de la République élu en 1997 puis 2002 est actuellement Mr. Tran Duc Luong, ancien chef du Parti communiste. La devise nationale est :"Indépendance, Liberté, bonheur".

 

 Les données demo-linguistiques - (cf aussi article n°15)

 

Le Vietnam constitue une nation multi-ethnique et multiconfessionnelle, dans laquelle on inventorie environ 75 ethnies (les chiffres divergent) et donc de langues.

 

 **Les plus nombreux sont : les Viets : environ 75 millions (groupe linguistique : austro-asiaque) Ils occupent essentiellement le littoral (villes, delta, plaines). La langue officielle est le vietnamien (le Kinh)

 

NB : Les langues austro-asiatiques sont éparpillées entre l'Inde et l'Asie du Sud-Est, séparées par des régions où d'autres types de langues sont parlées. On suppose généralement que les langues austro-asiatiques sont les langues des autochtones d'Asie du Sud-Est et de l'est de l'Inde, tandis que les autres langues de la région, comprenant ont été apportées par des migrations postérieures.

 

** et les minorités :

les Khmers (Cambodgiens) 8 millions (famille linguistique : austro-asiaque) surtout dans la région du Mékong

 les Chinois : 3 millions (famille sino-tibétaine) dans le nord

les Thaïs : plus de 2 millions (famille thaï kadai) surtout dans la région nord-est

les Hmongs : environ 900 000 (famille Miao-Yao)

les Yao des montagnes : environ 800 000 (Famille Miao-Yao)

Les Cham, Churu, Raglai .. (famille austronésienne) et bien d'autres …

Les minorités occupent environ les deux tiers du territoire, surtout les massifs montagneux, alors qu'elles ne représentent que 15% de la population.

Ces minorités enjambent les frontières, ce qui n'est pas le cas des Viet, pratiquement tous concentrés au Vietnam. Elles sont reconnues officiellement dans la Constitution, et au sein d'un "conseil des ethnies". On dit que les minorités ont tendance à être considérées comme une "pâture pour touristes" …ce qui n'est pas tout à fait faux malheureusement.

 

 

 

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Après un arrêt au marché de Nyaung Shwe, porte du lac, où je découvre encore comment l'on fait des crêpes de « poudre de riz » sticky mélangé au sucre brun, les « mustak » tiges vertes à fleurs jaunes que l'on trouve dans toutes les soupes, de même que les feuilles du fruit « marrow » également dans les soupes, les « damson », petites pommes vertes très savoureuses, et quelques heures de routes toujours aussi cahoteuses, nous embarquons à bord d'une pirogue traditionnelle à moteur pour rejoindre une demie heure plus tard, l' hôtel situé sur le lac.

 

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(Tiges de cannes à sucre - Cannes à sucre broyées - Bombons de cannes à sucre)

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  Ce lac qui fait 22 km de long sur 11 de large, à 1328 mètres d'altitude, abrite l'ethnie des « INTHA » (« les fils du lac ») dans une quarantaine de villages flottants sur pilotis, est enserré de montagnes, possède un charme fou et tous les aspects de la vie sociale et professionnelle de sa population. Les Inthas sont agriculteurs et pêcheurs, mais aussi des artisans remarquables

 Pardon de mentionner ce détail, mais il me semble avoir son importance:les petites annexes que l'on aperçoit  sur les côtés des paillotes, ce sont les WC ! 

 

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Ils cultivent des jardins flottants, constitués d'herbes aquatiques découpées en longues bandes flottantes sur lesquelles ils rajoutent de la terre, le tout arrimé dans le sol par des piquets de bambou.

Ce sont aussi des pêcheurs originaux puisqu'ils pagaient debout à l'arrière de leur pirogue en enroulant la gaffe autour de leur jambe, ce qui leur permet d'avoir une main libre pour manipuler leur filets en forme de cône.

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 Le lac Inle – qui me fait penser au Tonlé Sap au Cambodge - est quand même un monde à part et unique en son genre, car les villages y sont beaucoup plus grands, entrecoupés de canaux pour ruelles, et les habitants ne peuvent s'y déplacer qu'en bateau. Chaque famille a sa pirogue, sa barque, son jardin, ses légumes. Seule l'école est un peu plus loin sur la terre ferme.

 La lumière du matin comme celle du soir, magnifique, rajoute au charme et au mystère de ce lieu magique baigné d'une très grande quiétude : pas un souffle de vent, pas un bruit hormis celui des moteurs de pirogues ( diesel à un seul cylindre) assez désagréable je dois dire .

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Avec un guide pour la journée, nous avons fait une promenade en pirogue et visité notamment un temple, une fabrique de bijoux en argent et pierres précieuses (tout ça sur l'eau !) avant de rentrer passer la nuit sur l'eau !

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 Là, j'avoue avoir eu un peu de mal, car depuis ma mésaventure à Tahïti, j'ai un peu la phobie des bungalows sur l'eau ... j'ai demandé à changer de chambre pour avoir vue sur l'arrière et les jardins flottants, plutôt que vue directe sur le lac ... mais là surprise encore : pas d'eau chaude, pas d'électricité ... seulement sur demande ! En effet, l'eau qui se trouve plus loin, dans un ballon ...chauffe au bois ! Donc il faut faire du feu ... et commander son eau chaude une demie heure à l'avance puis laisser couler 10 minutes avant que ça chauffe (enfin que ça tiédisse un peu)! D'autant plus que, s'il fait très très chaud le jour, la nuit il fait vraiment très froid – environ 5° - et j'ai du mettre 3 couvertures + mon pull acheté au marché de Bagan pour dormir! Curieuse, je suis allée voir l'installation : 

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 Heureusement que ma cousine Marie m'avait prévenue !! et puis, on finit par se faire à tout sans râler :)

 Le lendemain je suis partie seule faire un tour « sur le continent » . Quinze minutes de barque pour atteindre un très long pont en bois qui mène jusqu'à la rive. Et je pars à l'assaut de la montagne pour atteindre une pagode dont je vois le stûpa briller au loin.

Su le chemin je rencontre des femmes qui coupent les cannes à sucre, gardent la précieuse canne et jettent le foin dont elles font des gros tas que l'on brûle ensuite et dont on utilise la cendre pour fertiliser la terre ... c'est le cycle de la nature!

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  Je rencontre aussi de jeunes moines qui cassent des cailloux sur le chemin : c'est bon signe , la pagode n'est plus très loin ... en effet elle est bientôt là, avec son Bouddha qui fait des deux mains le geste de « tourner la roue » (le Dharmachakra), entourée de son monastère, et de là haut la vue sur le lac est splendide.

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 Le jour suivant je repars avec un guide pour un grand tour très « culturel » du lac Inle :

 Nous commençons par le marché du matin sur le lac : des femmes de toutes les ethnies  s'y rendent parfois en pirogue pour vendre leurs produits (ici des Inthas), d'autres descendent des montagnes à pied, en portant leurs lourds paniers. Le marché fini, elles repartent en groupe, à pied toujours.  

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 Nous remontons une rivière pour nous rendre au village de IN DEIN : par un long escalier couvert, l'on arrive au complexe d'Along Stthou et de son millier de vieux stupas enfouis dans la végétation : un petit Bagan !

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  Retour sur le lac vers la pagode Phaung Daw U, la plus vénérée des Shans. Elle est construite sur pilotis et c'est le point de départ de la très célèbre "Fête des Bouddhas" qui a lieu en octobre. Elle abrite la barge royale qui transporte les bouddhas sur l'eau ... On m'a raconté que cette fête était assez incroyable . Ceux qui s'y rendent en octobre ne doivent surtout pas manquer ça ! Un peu comme la fête du Têt à Luang Prabang.

                               

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 On continue par un atelier de fabrication de « cheeroots » (mélange de tabac, d'alcool et de fleurs de lotus ) que je ne manque pas de tester bien sûr :) Chaque femme, assise par terre en tailleur, fait 1000 cigares par jours!Mais dans ma soupe du soir, ce ne sont pas des feuilles de cheroot, mais de "marrow" :) 

 

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    Puis un atelier de tissage de soie et de fibre de lotus qui m'a beaucoup impressionnée tant par la difficulté des conditions de travail de femmes, leur rapidité, leur adresse, que par la complexité et la vétusté des métiers à tisser ...là encore nous sommes hors de notre temps.

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  J'ai vu comment on obtient la fibre de lotus, c'est très rudimentaire : il faut laisser tremper les tiges de lotus dans l'eau pour qu'elles s'assouplissent, puis on les coupe en petits morceaux de 10 cm de long environ, en tirant doucement les fils blancs qui se trouvent à l'intérieur. Il y a toujours plusieurs fils : on les tord rapidement pour en faire un seul plus épais que l'on joint au précédent, puis on embobine. Et c'est prêt pour le tissage ! Il faut 20 jours de travail pour la confection d'une petite écharpe. Mais c'est vendu beaucoup plus cher que la soie. Ambiance aussi impressionnante : une grande concentration malgré le tam-tam des dizaines de métiers à tisser qui fonctionnent sans répit.Si j'ai bien compris, la fibre de lotus reste blanche : elle n'est jamais teintée. 

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                                                         On y voit aussi le fonctionnement du rouet ...                      

Et enfin, ce n'était pas prévu au programme mais j'ai voulu voir, une fabrique de pirogues et de meubles en teck.

Dans un immense atelier, sans aucune machine : tout se fait à la main. Pour couper un tronc dans sa longueur, une personne en bas et l'autre à l'étage : ils tiennent la longue scie chacun de leur côté, et ça y va ! Très dur ...

On fabrique sur commande seulement, et à la taille voulue, environ 50 pirogues par an.

Elles ont une durée de vie de 40 ans, mais il faut de temps en temps leur redonner un coup de jeune. Le résultat est très beau, les pirogues sont élégantes et d'une finition remarquable.

Mais là aussi les conditions de travail sont très dures ... d'autant plus qu'il ne faut pas oublier que tout ça se passe .... sur l'eau !

 

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Et c'est retour à Rangoon le 3 février, jour de la fête du 1er de l'an chinois ... des lampions rouges partout, de la musique, des petites enveloppes rouges contenant quelques centaines de Kyats que l'on offre à ses amis, ses employés ....et des lions qui paradent, un peu comme à Hong Kong, mais beaucoup plus sobre ! Je termine donc mon voyage en Birmanie en allant vers un tour à China Town, alors que la nuit commence à tomber. J'admire le temple chinois situé sur le front de mer, et en profite une dernière fois pour savourer cette ambiance si particulière du port où d'innombrables petites embarcations prennent le large...

 

Ma conclusion sur la Birmanie :

 Un pays du moyen âge, qui m'aura marqué plus que tout autre peut être.

D'abord par sa grande pauvreté, pour ne pas dire misère.

La misère criante ou cachée de ses habitants. Alors que le pays possède un potentiel si riche grâce à son fleuve, son ouverture sur la mer, sa terre si fertile, ses ressources minières et énergétiques, ses pierres précieuses, son teck.

L'injustice aussi aux niveaux les plus essentiels : la gratuité de l'école et la liberté d'expression (Ici on ne parle pas politique, il n'y a ni journaux, ni journal télévisé ... ou si peu, ni téléphone portable, ni internet, ni blog ... ou si peu). Mais cela tout le monde le sait.

La Birmanie en revanche m'est apparue sous un jour que je ne soupçonnais pas: l'intelligence de ses jeunes, leur rapidité, leur ténacité, leur détermination juste pour vivre, leur ingéniosité , leur incroyable esprit inventif et créatif.

Ils se débrouillent tout seuls, ne reculent devant rien, savent tout faire avec si peu.

Et leur immense et incomparable gentillesse, qui n'est pas feinte mais bien réelle et spontanée.

Et encore leur merveilleux artisanat d'objets d'art.

Comment leur venir en aide ? Je ne vois pour l'instant (et toujours « en tant que touriste ») qu'une seule réponse : venir en Birmanie pour voir et témoigner.

 

Enfin je voudrais vraiment et sincèrement remercier le personnel d' "Exotissimo Birmanie".

Bien que je sache parfaitement qu'ils sont « sous contrôle », cela n'empêche pas leur gentillesse et leur professionnalisme. Ils m'ont organisé un circuit « en solo » à la carte, selon ce que j'avais moi même  demandé, avec des journées entièrement « libres » ce qui, j'en conviens, ne doit pas être évident et demande certainement plus de travail ... pour moins de rentabilité ! Donc un grand merci à Sarah : je me suis toujours sentie en sécurité en Birmanie.

Je remercie aussi mes guides, et en particulier Tin Tin qui a monté avec moi un millier de marches au Rocher d'or, malgré sa jambe cassée! ... je ne l'oublierai pas.

 

Et ... merci Dédé de m'avoir conseillé ce pays et cet itinéraire :)

 Ce voyage fut passionnant. J'espère vraiment, un jour peut être, pouvoir y retourner...

 

Conseils de lecture avant de partir :

-"Histoire de la Birmanie contemporaine" 

de Renaud EGRETEAU paru aus Editions Fayard 2010.

-"Aung San Suu Kyi, demain la Birmanie" de jean Claude Buhrer et Claude Levenson- Edition Picquier poche 2007

-"Chroniques Birmanes" de Jean-claude Augé - Nouvelles de voyage - Edition l'Harmattan 2009

-"A mots couverts" (en Birmanie sur les traces de George Orwell) par Emma Larkin - Edition Olizan 2004.

-"Le goût de la Birmanie", textes choisis par C. Ono -Dit-Biot - Edition mercure de France

 

enfin un lien vers un reportage interessant sur la Birmanie :

http://www.lapresse.ca/voyage/destinations/asie/birmanie/201203/25/01-4509173-les-touristes-se-bousculent-aux-portes-de-la-birmanie.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4490630_article_POS1

 

 

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Une petit vol de coucou et voilà Heho l'aéroport qui dessert l'État SAHN. Un Etat réputé "rebelle".La terre est riche bien cultivée, le fleuve suit son cours ...

 

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Deux heures d'une route défoncée et où encore une fois on peut voir des femmes et des hommes pieds nus, refaire la chaussée en cassant et portant à mains nues de lourds cailloux -des prisonniers politiques m'a-t-on dit - , pour se rendre à PINDAYA, une toute petite bourgade située à 1200 mètres d'altitude au pied d'un lac serti de montagnes, célèbre pour sa grotte aux 9000 bouddhas, la plus grande parait-il de l'Asie du Sud-Est. C'est vrai que c'est assez impressionnant! La grotte de « Pak Ou » à côté semble bien petite!

 Il faut grimper à pied ou en voiture pour accéder à la grotte principale puis aux nombreux labyrinthes où les bouddhas ont été entassés au fils des ans. Les plus anciens dateraient du 12 ème siècle.

 

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Ville célèbre aussi pour ses énormes banians centenaires qui entourent le lac. Les banians sont des arbres sacrés en Birmaniecomme dans toute l'asie du sud-Est d'ailleurs : avec leurs énormes racines aériennes ils sont censés faire se rejoindre le ciel et la terre. C'est pour cela que les statues de Bouddha et les autels funéraires sont souvent disposés à leurs pieds. 

 

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 Et  pour son « grand marché » ... et comme j'adore les marchés je demande à mon guide d'y aller faire un tour : une merveille . C'est le rendez-vous des ethnies locales ( les PAOH habillées de noir avec un turban de couleur sur la tête, les PADAUNG que l'on appelle chez nous les « femmes girafes »- une horreur - , les INTHAS du lac Inle ...) qui viennent y vendre leurs produits : la grande spécialité c'est parait-il les fourmis rouges grillées, mais parmi toutes les bestioles grillées, j'avoue que je n'ai pas pu identifier les fameuses fourmis rouges ! En revanche énormément de pommes de terre, de maïs, de blé, des haricots, de potirons, de tomates. Ainsi que de sucre de canne sous toutes ses formes liquide, solide, en morceaux, en gâteaux mélangé à du riz et de la noix de coco , ...du riz gluant enveloppé dans des feuilles de bananiers pour qu'il se conserve plus longtemps, ou en galettes mélangé à d'autre ingrédients, et des sachets de graines, de graines, et encore des graines : tournesol, soja, potiron, lentilles, tofu... Des feuilles fraiches de thé vert (slapy tea) que l'on pile pour parfumer les salades, contrairement à celles que l'on fait sécher utilisées pour la boisson.

  

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-Crêpes de riz gluant sucré, à la noix de coco

-Bétel: noix d'arec aux propriétés astringentes -mâchée dans toute l'Asie, et dont les consommateurs crachent le jus rouge à intervalle régulier 

-Feuilles de thé "slapy"

 Ce pays, à la terre ferrugineuse, très rouge rouge est peu être le plus cultivé que j'ai jamais vu. Et la riche diversité de ses aliments, de sa cuisine, absolument incroyable. Il me faudrait des années pour tout connaitre! Pour tout goûter ... ça, en revanche ce serait plus difficile !!

 

Pindaya c'est aussi le lieu de la fabrication d'ombrelles traditionnelles en bambou et en papier. Là encore j'ai pu admirer le savoir- faire artisanal des Birmans, un vrai plaisir de les voir travailler avec autant d'adresse et de rapidité.

 

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 Une nuit dans un bungalow fort sympathique et hop le lendemain de bonne heure en route pour le Lac Inle ... que j'attends depuis longtemps avec impatience !

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Départ de Mandalay tôt le matin pour Bagan en « speed boat » ... lequel porte bien son nom puisque nous avons mis 9 heures pour descendre l'Irrawaddy et les 208 km qui séparent les deux villes ! Le matin il faisait très froid et à midi une chaleur caniculaire ... un peu longuet mais tranquille et un très beau paysage, le long des rives plates et sablonneuses bordées de cultures de toutes sortes de granulés et d'arbres : des « dani » ou palmiers Nipah à l'extrémité des feuilles jaunies, de cocotiers et d' arbres du voyageur avec leur feuilles en éventail, d''épicéas, de forêts d'acajou, de bosquets de bambous ... et des buffles d'eau à la couleur caramel. Nous croisons d'immenses barques chargées de centaines de troncs de teck énormes, mais peu de pêcheurs. Sur la route des femmes n'hésitent pas à se tremper pour approcher le bateau etnous lancer des bananes contre quelques kyats ...

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Bagan est aujourd'hui divisée en deux : « New Bagan » et « Old Bagan ».

En fait il s'agit plutôt de groupes de villages. Après que ses habitants ont été « délogés » il y a 20 ans, vers  New Bagan, Vieux Bagan est désormais exclusivement un site archéologique, où se dressent des centaines de temples (2219 exactement) construits entre le 11ème et le 13ème siècle par les souverains successifs.

 

 

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Je suis logée à « New Bagan », dans le plus charmant des hôtels depuis le début de mon voyage, un « hôtel de charme », très calme... Je vais enfin pouvoir me reposer du vacarme de Mandalay. Mais c'est un « hôtel d'Etat » bien sûr et les services annexes sont hyper chers. Donc je vais tout boycotter comme d'habitude, ce qui va m'amener à faire de belles rencontres...

 

 

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 Au bout de 3 jours, tout le monde me connait dans « ma rue » (qui est un chemin de terre ), et Kiu Kiu, rencontrée par hasard au marché où je suis allée acheter un pull en prévision du froid du lac Inle, va me faire visiter son atelier de peintures qu'elle vend à l'entrée des temples, ensuite elle m'emmène au pas de course (j'ai du mal à la suivre) par des petits chemins de sable, jusque sur les bords du fleuve voir un temple, puis au retour elle me conduit au seul endroit de Bagan où l'on peut trouver un bon taux de change ( 1 dollar pour 800 Kyats - prononcer « chatte » - alors qu'à l'hôtel et partout ailleurs c'est 1 dollar pour.. 700 K au mieux....il n'y a pas de cours officiel ici, c'est la débrouille, au meilleur offrant), Enfin elle m'emmène déjeuner dans un resto à 1000 K où je partage mon plat avec elle, et me régale !

 

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  En fin d'après midi, je vais essayer un massage de pied à l'hôtel car je me souviens avec bonheur de celui de Paksé ... mais ici c'est 3 fois plus cher : 10 000 K! Tant pis, j'y vais! Une heure pendant laquelle je vais encore découvrir beaucoup de choses : la jeune fille qui s'occupe de moi est bien triste sous son sourire de convenance : le matin elle commence à 10h pour aider au ménage des chambres, ensuite c'est à la cuisine, et enfin au « spa » jusqu'à 10h du soir ! Trois autres de ses collègues arrivent : même scénario : toutes sont tellement fatiguées, qu'elles vont s'asseoir par terre dans un coin en se parlant à voix basse, et ne bougent plus. Pour rentrer chez elles elles devront faire une demie heure de marche à pied dans la nuit. Dur dur ...

 

 

Le lendemain matin je pars visiter quelques uns des plus célèbres temples ... Je ne peux quand même pas venir ici sans aller voir quelques temples comme tout le monde! Alors c'est parti pour le Shwezigon, l'Ananda et quelques autres... je dois dire qu'une fois encore je suis ravie. Ces temples sont fabuleux. Surtout les plus grands, très différents les uns des autres. Je ne m'en lasse pas. La guide qui m'accompagne parle si vite anglais et avec un tel accent que j'ai du mal à suivre d'autant plus que ses explications sont très pointues.. mais peu importe. C'était très beau !

Bon, peut être pas aussi beau que la "Basilique Notre Dame d'Afrique " à Alger ...mais quand même .... et puis chacun prie le dieu qu'il peut ! 

 

 

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 Au passage visite d'une fabrication d'objet d'art en laque Je ne savais pas que la laque provient du suc d'un arbre : le laquier. C'est très très long de faire des objets en bambou recouverts de laque (plusieurs semaines). La laque est marron : c'est par coloration qu'elle devient noire.C'est une des plus importante spécialité de Birmanie. 

 

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  Par curiosité je vais faire un tour à l'école primaire du coin ... et j'y rencontre une jeune fille Thidar , 21 ans, qui a l'air très attachée à ses études et très intelligente . Elle m'a donné RV pour diner chez elle le lendemain! ... on verra bien.

En attendant, au petit resto chinois du coin, on vient m'offrir des bananes flambées pour mon dessert... je n'en reviens pas!

 

De nouveau je rencontre Kiu Kiu et je vais chercher mon ordinateur pour lui montrer les photos que j'ai prises d'elle la veille : elle est très contente. Elle me propose de m'arranger un tour « pas cher », en « horse -car » pour le lendemain matin... OK ça marche.

 

Une demie-heure de horse- car jusqu'au village très rustique et typique de Minnanthu : des paillotes sur pilotis avec des murs en bambou tressé comme au Laos. Chaque maison est séparée des autres par une rangée de cactus : les cactus servent à faire des médicaments contre la douleur. Une femme coupe le foin de manioc pour nourrir les cochons, une autre me montre comment filer le coton sur un rouet tandis que dans la cour les « plums » deviennent rouges en séchant au soleil: leur graines serviront à faire du piment .

 

 

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C'est le moyen- âge.

 

Mais j'ai le dos en compote à cause de la carriole qui n'a plus de suspension et des cailloux sur la route en mauvais état, malgré toujours les femmes qui y travaillent, alors je décide de rentrer.

Sur la route toujours l'étonnant spectacle : des buffles qui trainent les charrettes, des boeufs et des chèvres qui se promènent au milieu des pagodes, une multitude d'acacias : leur fleurs jaunes se récoltent, après les avoir fait sécher, on les mélange à des cacahouètes et à du piment pour les déguster en apéritif. Des tamarins dont les pétales de fleur séchés et sucrés, feront de délicieux bonbons.

 

 

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la Birmanie c'est vraiment un voyage hors du temps.

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Je m'arrête pour déjeuner rapidement dans un restaurant de bord de route : je suis seule dans la salle, mais bientôt entourée de 5 serveurs qui sont au petits soins, m'offrent du thé vert, des pea nuts avec un bouillon de légumes (mélange de Chaman yuet et de Manla hou ... bon j'ai noté les noms pour leur faire plaisir, mais j'ai rien compris ... sauf peut être le manla hou que le garçon est allé me chercher en cuisine pour me le montrer et qui me semble être du navet).

J'achète 2 gros paquets de gâteaux pour le dîner du soir au cas où ... on ne sait jamais !

Je rentre à l'hôtel pour me reposer un peu au bord de la piscine, quand j'entends des chuchotements de derrière la haie :  Matine ! Matine!... quelqu'un m'appelle : je m'approche et c'est Kiu Kiu venue me remettre un cadeau « pour souvenir » : un joli bol en laque !! je n'en reviens pas et ne sais comment la remercier ... je vais lui chercher un de mes T-shirt et lui donne avec mon adresse et mon e – mail. Elle n'a pas d' e- mail, ne sait même pas se servir d'un ordinateur, mais me dit qu'elle va se débrouiller ... Des enfants s'approchent aussi pour me donner des fleurs de bougainvilliers par dessus la haie

 

 

 

Et puis en effet le soir Thidar m'attend devant l'hôtel : elle s'est fait toute belle avec une jolie robe rouge qui change un peu des longyi, et s'est lavé les cheveux. Elle m'emmène jusqu'à sa « case » car on ne peux appeler ça autrement : une cabane de plein pied en bambou, environ 15 m2, sans fenêtre, sans électricité, sans eau bien sûr (il faut aller la chercher à fontaine) et ils vivent au moins à 10 là dedans! Kiu Kiu est là aussi , elles se connaissent. Nous montons les 3 marches de l'échelle pour s'installer dans la « mezzanine » accroupies par terre sur une natte en bambou... éclairées par une bougie. Des tapis sont roulés dans un coin. Mais elle a mis une nappe sur la petite table ronde, et c'est elle-même qui a préparé le diner : riz accompagné de plusieurs petites assiettes qu'elle place au milieu de la table : légumes, quelques morceaux de bœuf bouilli, du piment et des tomates. Elle me sert elle-même une assiette énorme. Je prie le bon dieu pour n'être pas malade car les assiettes rincées à l'eau du bassin ne sont même pas essuyées ... bon, on verra bien... heureusement j'ai ma petite bouteille d'eau dans mon sac :). Elle gronde très fort Kiu Kiu qui ne veut pas manger ...je ne sais pas pourquoi... mystère. Les autres membres de la famille sont restés en bas et nous regardent en attendant que ça se passe ! Le repas est joyeux, je les fais rire !

Thidar m'explique qu'elle veut devenir guide. Pour l'instant elle en est au 5ème grade de high school , il lui en reste 5 à faire avant de pouvoir entrer à l'université. Elle travaille à mi temps comme employée de maison chez son professeur principal pour pouvoir se payer l'école. Quand elle aura fini, elle fera un break d'une année pour travailler et gagner de l'argent pour la fac ! Elle compte qu'elle aura alors 31 ans ! Mais elle m'a l'air très volontaire et très bonne élève, ce que me confirme Kiu Kiu . Elle prend beaucoup de plaisir à me montrer ses cahiers de mathématiques, histoire-géo, anglais. Elle a une adresse internet et me fait promettre de lui écrire.

 

 

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Une petite heure plus tard, toutes les deux me raccompagnent. Il commence à faire froid. Thidar me dit qu'elle n'a pas de couverture, et que quand il fait froid elle dort toute habillée!

Nous nous quittons avec tristesse et je promets de revenir ...

 

Avec le jeune de Mandalay , Kiu Kiu et Thidar seront mes plus belles rencontres.

 

Je rentre un peu abattue à l'hôtel où des « femmes-girafes » sont entrain de faire des pitreries devant une horde de touristes français qui vient de débarquer ... Ce sont des Danaung, une ethnie du nord de l'État Shan. Bien triste ... je m'éclipse.

 

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Départ pour Mandalay (capitale de la « Division de Mandalay ») située à 650 km au nord de Rangoon, 1 million d'habitants, dernière capitale royale, plus de 150 monastères et 100 OOO moines (mon guide me disait un million au total dans la Province!), d'où son importance pendant la « révolte des moines » en 2007, et la surveillance militaire particulière dont elle fait l'objet aujourd'hui. Mais je dois être honnête, je n'ai rien ressenti de tel.

Capitale aussi des P : Porcs, Prostituées, Pagodes, Parias, et Prêtes disait George Orwell dans son livre « Une histoire birmane »... et de la Police secrète ajoute le « Routard ». C'est encore vrai aujourd'hui : il faudrait juste remplacer « prêtres » par « moines ».

 

Justement, pour faire entièrement « routarde » j'ai laissé ma grosse valise à Rangoun, où je la retrouverais dans 10 jours, et suis partie avec un petit sac de 3 kg acheté 3 euros. au marché du coin. Juste un change, une paire de tongs, une lampe de poche et ma brosse à dent ... et c'est reparti pour l'aventure!

 

Et pour mon carnet de route ...

 

Le quel commence ainsi : dans le taxi qui me conduisait à l'aéroport, j'ai oublié mon porte- monnaie avec ma carte de crédit et ma carte d'identité ... je devrais le récupérer à mon retour ... sans les dollars qui eux ont paraît- il, disparu ! « No problem » ...

 

Mandalay est une ville complètement différente Yangon, moins « policée » parfois. Elle est située dans une vaste plaine, non loin de l'Irrawaddy. C'est le centre commercial du pays. Les paysages qui l'entourent sont magnifiques et pleins de surprises!

Quadrillée comme New York, au carré, en rues et avenues, je suis donc 26ème rue/82ème avenue ...

 

La circulation, très dense et confuse, est un vrai cirque qui vaut son pesant d'or (de l'or toujours et encore !). Aucune règle de circulation, aucun feu (les rares qui existent ne servent à rien), pas de passage piétons, c'est la débrouille pour traverser au péril de sa vie entre véhicules d'un autre âge (j'ai vu une vieille voiture italienne de 1950!), scooters, vélos, tuk-tuk, rickshaw et compagnie..C'est le règne du klaxon ... Si l'on ajoute que les trottoirs sont, non seulement couverts de flaques rouges de crachats de bétel, encombrés de marchandises en tous genres, de gargottes, de cyclo... mais aussi complètement défoncés, et qu'il faut à chaque pas faire attention à ne pas mettre le pied dans un trou ou une bouche d'égout, on imagine sans peine que la vie du piéton n'est pas facile !! Toute une expédition, avec la lampe torche obligatoire le soir !! Il faut dire que la grande majorité des conducteurs n'ont pas le permis de conduire (en fait certains l'ont mais ils ont du verser un bakchich pour ça!).

 

 

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 Cependant ici les gens sont vraiment très gentils, ce soir encore un homme me voyant hésiter à traverser m'a demandé si j'étais « OK? » et puis comme il a compris que je voulais juste me rendre à l' hôtel de l'autre côté de la rue, il a arrêter la circulation, m'a attrapée par le bras et m'a fait traverser ! J'ai trouvé ça super gentil! Les jeunes me paraissent aussi plus rapides et malins que les Lao et n'hésitent pas à venir en aide.

 

Ce qui frappe c'est la grande mixité de populations : beaucoup d'indiens (mauvaise réputation de « menteurs » sic) et de chinois (encore pire) venus pour le business et autres .. De nombreux birmans sont d'ailleurs métissés et la couleur de leur peau varie du clair au très foncé. Beaucoup de chinois aussi . Les religions aussi sont multiples : temples hindous, bouddhistes, églises anglicanes, et mosquées, et même des témoins de Jehovah!

 

La pauvreté atteint des proportions inimaginables. Beaucoup de mendiants et de clochards dans les rues. Le salaire moyen d'un serveur de resto est de 40 dollars par mois, celui d'un enseignant de 60 dollars ... Le salaire moyen de moins d'un dollar par jour. L'école est payante : 50 dollars par an minimum pour envoyer son enfant à l'école. C'est sûr que lorsqu'on a 5 enfants comme c'est la moyenne ici, ce n'est pas facile ... Un bon moyen de maintenir les pauvres pauvres et les riches riches !! D'ailleurs, les hôtels « d'État » sont de vraies pompes à fric : il font tout payer un prix exorbitant y compris la tasse de thé vert -1 dollar- qui est normalement gratuite dans tous les cafés et restaurants ! Et l'Etat perçot une taxe sur tout (laverie, repas, internet ...)

Le tourisme est en baisse : 1% du PIB, alors qu'il était de 5% il y a 5 ans. La faute à la dictature disent les gens. On m'a dit aussi que ça commençait à repartir.

Et pour un birman qui voudrait se rendre à l'étranger, ce qui est pratiquement impossible, il faut d'abord verser 5 à 600 dollars à l'Etat avant d'essayer d'obtenir un visa ! De toutes les rencontres que j'ai fait en Birmanie, guide compris, pas une seule personne n'est jamais sortie de son pays.

 

Quant à la religion principale, mélange de bouddhisme et d'animisme, elle est omniprésente, avec des milliers de monastères, de temples et de pagodes : 300 dans la seule ville de Mandalay! Et le paysage est parsemé à perte de vue, de stûpas dorés ou blanchis à la chaux, c'est très beau.  

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J'en ai visité plusieurs pendant un circuit de 2 jours Mandalay-Amarapura-Sagaing-Mingun.

Un circuit vraiment très intéressant au cours duquel on s'arrête admirer l'artisanat local qui est merveilleux : entre sculpteurs (marbre, pierre, bois) ateliers de tissage de soie et de coton, fabrication de marionnettes, de bijoux, et même des artiste-peintres, les birmans sont de merveilleux créateurs.

 

 

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 Départ vers Mingun en bateau, Marionnettes, Frappe des feuilles d'or (on les agrandit 7 fois) pour coller s les stûpas,

 

 

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Enfin une visite à ne pas manquer : celle du marché Zegyo, le plus grand jamais vu, les Galeries Lafayette style Birmanie ! On y trouve de tout sur 4 étages, on peut même se faire confectionner des habits sur place, au dernier étage, par des couturières qui utilisent des machines de 1940. Ce marché « couvert » se prolonge à l'extérieur par un immense marché alimentaire extraordinaire! Moi qui adore les marchés, ce fut un vrai régal :)

 

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 Les deux derniers jours que j'ai passé seule dans la ville m'ont permis de découvrir autre chose que ce que veulent bien nous montrer les tours-opérateurs, de recueillir des témoignages et de confirmer ma première impression : Mandalay est une ville d'une saleté, d'une pollution, d'une misère inimaginables. Les gens sont gentils certes, mais ils s'ennuient, -surtout les gens d'un certain âge-, dorment dans la rue, vivent au jour le jour de débrouille à 3 sous, ils ont peur, ils sont tristes sous leur apparence joyeuse. Par exemple souvent les petits serveurs de gargote se mettent à chanter à tue- tête, ce qui me surprenait au début , et puis j'ai compris que c'était pour tuer l'ennui et essayer de se mettre un peu de baume au coeur.

 

J'ai rencontré un couple de français qui arrivait d'un voyage en bus de nuit. Ils m'ont raconté leur aventure : le bus s'est arrêté en cours de route près d'un marché de nuit, quand des policiers sont arrivés et ont matraqué à mort un jeune qui venait soit disant de voler quelque chose au marché ... sauf qu'ils n'ont rien trouvé . Tout le monde faisait semblant « de ne pas voir » ... Le gamin a été ligoté et emmené sur une moto en très mauvais état.

Plus loin, le bus a fait l'objet d'un contrôle : les policiers s'en sont pris sans aucune raison à deux jeunes juste parce qu'ils avaient un look un peu « punk ».Ils les ont fouillés de fond en comble. La aussi ils m'ont raconté que les gens du bus sont restés impassibles, détournant la tête ... et que les 2 jeunes sont restés très dignes, faisant preuve d'un beau courage.

Et puis j'ai rencontré un jeune sur le quel je ne dirai rien ici, qui m'a fait des confidences à voix basse. Il ne souhaite qu'une chose : partir. Quitter son pays. Je garde de lui un souvenir ému et finis par comprendre cette tristesse qui se lit en filigrane sur les visages, cachée sous les sourires et les « hello! ».

 

 

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     1 - YANGON

 

Le présent change tout le temps, l'avenir est imprévisible ....Mon blog a été "bloqué" ou "censuré" dès mon arrivée  en Birmanie ; il m'a fallu attendre le Vietnam pour le publier. Vraiment ... imprévisible !!

 

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Après trois petits vols qui se sont enchaînés au dessus de nuées de nuages floconneux  et 7 heures plus tard je vais découvrir un autre monde...hors du temps. 

J'arrive à Yangon (Rangoon) l'ancienne capitale du Myanmar (Birmanie), certains me disent 40 000 habitants, d'autres 4 millions en comptant les banlieues...Allez donc savoir.

L''aéroport déjà, montre tous ses ors...

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Mais aucun.problème au passage de la douane.  

Ma guide « Tin Tin » (eh oui comme notre Tintin national !), m'attend.  

Une jeune femme très cultivée, qui parle un anglais remarquable, dont le mari est mort d'une cyhrose du foie (on boit beaucoup ici), et se débrouille seule avec une petite fille de 10 ans. Elle se montrera pleine de gentillesse et d'attention à mon égard pendant les 3 jours à venir.  

Je suis très surprise : le long du trajet entre l'aéroport et la ville, ce ne sont que larges et belles avenues bordées d'arbres, de parcs immenses, de somptueuses demeures autour du lac Inya le plus grand de Yangon. J'apprends que c'est le quartier des « officiels » et des « politiques ». Nous passons devant l'Université le quartier de la résidence surveillée de la « dame de Yangon »...  

 

La pagode "Shwedagon" 

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L'hôtel est situé tout près de la célèbre et incontournable pagode « Shwedagon »,( Shwe signifie « or » en birman et « pagode » lieu de prière) pagode sacrée depuis plus de 2500 ans, coeur de la vie religieuse, sociale et politique du pays. Je pars la visiter seule à pied très tôt le matin : le site ouvre à 4h!. Il est immense, véritable ville dans la ville. Et il faut bien le dire, absolument superbe. Je découvre un monde fantastique à la rencontre du bouddhisme et de l'animisme. Etonnant. Le grand stûpa d'or central (le « zedi » en Birmanie), de 100 mètres de hauteur, recouvert de 700 kg d'or brille dans la lumière matinale, sa girouette et son globe incrustés de milliers de pierres précieuses. Tout autour, des monastères, des abris de pélerins, des pagodons, des « tazaung » (petit stûpa) de toutes tailles parmi une multitude de toitures à étages, de pinacles, de flèches, d' oratoires ...

 

Ici comme partout ailleurs, le culte animiste des nats coexiste avec le bouddhisme. Les nats sont les esprits tutélaires des lieux. Ils y en a 37. Les offrandes quotidiennes qui leur sont faites sont destinées à conjurer le mauvais sort. Les birmans accrochent les statuettes des esprits aux branches des arbres.

 

J'ai eu la chance de rencontrer un vieux professeur d'histoire – 76 ans, sans travail, car son enseignement ne convenait pas aux autorités, et sans aucune retraite - qui m'a expliqué tout un tas de choses moyennant tout de même 4 dollars. C'est ainsi qu'il m'a fait faire ma prière puis m'a donné sa « bénédiction» devant le « bouddha du mardi » puisque je suis née un mardi : j'ai du verser un verre d'eau sur la tête dudit Bouddha et il a tenu ma main pendant qu'il récitait la prière ...

 

En effet , autour des pagodes, de petits autels marquent les 8 jours de la semaine (le mercredi est divisé en deux le matin et l'après midi) : chaque jour est symbolisé par une planète , un chiffre, et représenté par un animal. Je suis née un mardi (comme Pierrot) : mon chiffre c'est le 3 mon signe la lune et mon animal le tigre. C'est parait-il le meilleur jour : j'ai un 6ème sens!, donc je devrais avoir beaucoup de chance dans ma vie... (ou ce qu'il en reste :). Bien sûr il est recommandé de déposer son offrande dans la « donation boxe ». Il y en a une auprès de chaque autel, de chaque tazaung.

L'atmosphère est au recueillement et l' ambiance bon-enfant.

 

En Birmanie les femmes et les hommes portent tous et partout, tout le temps, le traditionnel

« Longyi », qui s'appelle aussi « Htame » pour les femmes qui le nouent sur le côté, et « Pasoe » pour les hommes qui le nouent devant.

Le longyi des femmes est souvent à motifs  géométriques, plutôt coloré.

Celui des hommes vert ou brun foncé à petits carreaux.

Les femmes ont toutes les cheveux longs ramassés en des chignons cylindriques. Les enfants qui vont à l'école portent des uniformes : chemises blanches et longyi verts. Mais la couleur peut varier selon leur lieu de résidence.

 

Ci dessous l'esplanade de la Pagode Shwedagon, qui m'a vraiment émerveillée par sa beauté et son atmosphère si sereine.  

 

 

 

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  Puis je pars au hasard vers le centre ville.  

Là les choses changent complètement. Une ambiance tout à fait indienne, comme un peu partout d'ailleurs en Birmanie, celle-ci étant une ancienne province « anglo-indienne », et cela se voit ! Il y a ici énormément d'indiens, ou de gens de descendance indienne. On y parle un tout petit peu mieux anglais qu'au Laos, et c'est tant mieux pour moi! Mais j'aurais tout de même beaucoup de mal à les comprendre à cause de leur fichu accent.

   

Le centre ville est dans l'ensemble en pleine décrépitude : partout d'anciens immeubles coloniaux décatis qui tombent en lambeaux et des trottoirs complètement défoncés, plein de trous qui peuvent être dangereux la nuit..Mieux vaut donc toujours avoir sa lampe de poche sur soi. D'autant plus que les trottoirs sont envahis de marchands à la roulotte et de tout un bric à brac incroyable... Les plus grandes avenues parallèles, sont coupées par de petites ruelles piétonnes qui valent vraiment le détour : tellement de fils électriques et autres, partout au dessus des têtes, qu'ils forment une vraie toiture laissant à peine filtrer le soleil, ce n'est pas plus mal car cela apporte un peu de fraîcheur et fait scintiller les lumières et les couleurs...Il faut se frayer son chemin à travers la foule grouillante et les échoppes qui envahissent tout.

 

Quant à l'état des taxis ...je vous laisse juger ! Même les billets ont un goût de vieux...

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Tous les cultes sont pratiqués: j'ai vu une église catholique, une grande mosquée, une église anglicane, et bien sûr tout un tas de temples hindous et bouddhistes.

 

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 Enfin  déjeuner local dans le quartier chinois : j'ai dû me tromper de commande car on m'a servi des viscères de poisson ... pas trop à mon goût !  

Ensuite j'ai tout vomi ...

 

Voilà qui finit bien ma première journée, pleine de contrastes, en Birmanie . Un pays qui, je le sens déjà, va me marquer profondément.


2 - BAGO:  

 

Le lendemain route vers le sud avec Tin Tin : 4 h de voiture pour atteindre le Rocher d'or dans l'Etat Môn.

 

La route est belle, moins défoncée que d'habitude (mais tout est relatif), le paysage est luxuriant, très cultivé, surtout de rizières vert fluo car c'est le début de la deuxième plantation de riz. On y voit aussi d'immenses espaces de plantation de teck et de palmiers à huile, sur des terrains ayant  manifestement fait l'objet de déforestations par brulis. On traverse de petits villages très pauvres, sur le bord de la route.

Maisons de paille et bambou, sur pilotis comme au Laos, chars tirés par des boeufs,  femmes qui portent d'énormes paniers d'osier sur la tête, comme en Inde.

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A 80 km de Yangon, premier arrêt sur la route à BAGO, capitale d'un royaume MON, connue autrefois sous le nom de PEGU, chef lieu de la division de Bago, pour y voir la pagode Shwemawdaw qui culmine à 114 m., date du 1er millénaire, et  est surtout connue pour la chute du « bourgeon de bananier » de son stûpa qui s'est écroulé en 1917, et est resté là depuis cette chute ... il est donc particulièrement vénéré.

 Bago pagode Shwemawdaw

Tin Tin m'a bien expliqué la composition d'un stûpa :

-         Tout en haut le globe d'or recouvert de pierres précieuses

-         une tige sur laquelle est fixée une girouette incrustée aussi de pierres précieuses

-         en dessous l'ombrelle « de Mindon » entourée de cloches (la Shwedagon a 1400 cloches)

-         un bourgeon de bananier

-         une fleur de lotus (symbole de la sagesse de Bouddha)

-         un bol à aumônes renversé

-         une cloche

-         plusieurs terrasses superposées

-         la base du stûpa entouré de pagodons

 

                           mon voyage 2010 024mon-voyage-2010-011.jpg                                                                                                                                                                                                             

 

Dans une autre pagode de Bago, on peut voir un très grand (et tout neuf) bouddha couché ( le Bouddha couché de Shwemawdaw) dans la position de la « relaxation totale » de 55 m de long, et dont les dessins sculptés sur ses immenses pieds racontent les préceptes  bouddhistes.  

 

       bouddha-couche-de-Bago.jpgles pieds du bouddha                                                                                                               

 

3 -  le ROCHER d'OR (le KYAIK-HTI-YO).  

 

Une vraie merveille, j'ai adoré cet endroit. Un côté Bénares et cour des miracles, les infirmes en moins.

Effectivement considéré comme l'une des trois merveilles du pays, avec la pagode Shwedagon de Yangon, et le Mont Popa de Bagan.

Le Rocher d'Or fait l'objet d'un pèlerinage essentiel pour tout bouddhiste, comme la Mecque pour un musulman.

 

Il faut bien comprendre que l'on ne monte pas au Rocher d'or (1400 m d'altitude) comme ça!...

On s'arrête en bas à la « station », on y laisse la voiture, pour prendre un « truck », seul autorisé à effectuer la bonne heure de "grimpette" par une petite route très pentue et cahoteuse. Chaque truck part lorsqu'il a fait le plein de voyageurs serrés sur des bancs de bois, les valises entassées comme on peut à l'arrière du véhicule. 50 « locaux » autorisés au maximum (qui est souvent dépassé...) ou 20 phalangs (étrangers). Tin Tin a bien négocié l'affaire et nous avons  pu monter, à l'aller comme au retour, dans un truck pour les locaux, moyennant une négociation assez épique, sur le siège avant à côté du chauffeur ( qui conduit pieds nus!) !! Ouf, merci pour mon dos !!.

 

déchargement-copie-1 ma place 

     

 

 Cela ne s'arrête pas là : arrivé sur l'esplanade en terre entourée de boutiques, on est loin d'être arrivé : il faut GRIMPER A PIED !... les « porteurs »   se précipitent pour vendre leur services ... les chaises à baldaquin sont de service pour les personnes en difficulté... et nous voilà parties, à pied cette fois, pour une heure de grimpette supplémentaire. Notre porteuse de sacs était jeune, veuve (elle aussi : cyhrose...) et mère d'une petite fille de 3 ans qui nous accompagnait sans broncher avec des tongs qui faisaient « couic couic » à chaque pas ... Elle m'a vraiment fait de la peine. Nous l'avons reprise au retour, et en nous quittant, elle a pleuré.

 ma porteuse chaise à porteur 

 

 

Il y a ce rocher, qui tient en équilibre au bord du précipice retenu bien sûr par un cheveu de Bouddha, recouvert d'or ( que seuls les hommes ont le droit d'appliquer et de toucher),

 

mon voyage 2010 047 mon voyage 2010 043 

     

 les cloches

 mais il y a surtout ici, autour du centre du site, en descendant les ruelles qui l'entourent (on a compté avec Tin Tin, que l'on avait descendu et monté plus de mille marches - très hautes en plus!-  un site immense, un spectacle permanent de traditions culturelles en tous genres, de scènes de la vie quotidienne, qui surprennent, choquent ou émerveillent les visiteurs occidentaux. Abris pour pélerins, boutiques de bouddhasseries et souvenirs, effluves odorantes des gros bâtons d'encens incandescents plantés dans des vasques sur trépieds,  groupes de pélerins accroupis qui psalmodient, prières incessantes et tintinnabulements de mille clochettes invisibles agitées par la brise du soir. Un autre monde. Tellement riche.

 

 mon voyage 2010 083mon voyage 2010 084

 

Et une rencontre très sympathique avec un groupe de jeunes filles (des lycéennes venues visiter le site) ...qui ne voulaient plus me laisser partir ! 

discussion avec des petites filles

 

 mon voyage 2010 073bétel (feuille de menthe+bétel nut+feuille béte-copie-1

Préparation du bétel : feuilles de bétel, chaux, et noix d'arec . 

  800px-Betel_nuts_-from_bottom-.jpg 

 

 Les ingrédients culinaires aussi sont  hallucinants et j'ai beaucoup appris à ce sujet grâce à Tin Tin. Elle m'a appris à reconnaître les palmira nuts ( du palmier) , les ice potatoes, l'arbre des noix de cajou, les différentes sortes de mangues, les Yarn ou sweet potatoes ... m'a fait goûter au yellow sticky rice (un riz de désert mélangé a du curcuma, du sucre, de la noix de coco ), aux différents tempora ou samosa ( beignets fourrés et frits à l'huile ).  

 

 Tin Tin m'a expliqué comment on faisait la poudre de  Thanaka dont les femmes se badigeonnent le visage pour avoir une belle peau et rester fraîches (on mélange tout simplement de la poudre de bois de thanaka avec de l'eau sur une plaque de métal. La poudre de tanaka est aussi réputée pour son effet antiseptique.

 

 Enfin j'ai été initiée à  la fabrication du "bétel" : sur des feuilles de bétel qui ressemblent à des feuilles de thé, on dépose un peu de chaux (oxyde de calcium) et de la noix d'arec, on replie, la préparation prend le nom de bétel et c'est prêt à être mastiqué puis craché ... la salive devient rouge sous l'effet conjugué de la chaux et de l'arec.

On en trouve partout, à tous les coins de rue.

 

Poudre de tanaka: 

 bois de thanaka poudre pour la peau mélange de la poudre avec de l'eau 

 

mon voyage 2010 059

   

Tin Tin attablée pour la dégustation de beignets :   

 J'ai aussi tenté le massage de jambes très local, ,  dans la rue,  à l'huile « miraculeuse »  de plantes sauvages, au milieu de grappes de bois de santal. Cela m'a fait beaucoup de bien après toutes ces marches grimpées!

bois de santal

Sur  le site du Rocher d'or, il y a  beaucoup de femmes et de fillettes,  des hommes aussi, qui travaillent dur, pendant que les bonzesses, en robe orangée et crâne rasé viennent en pélerinage, et que les moines en robe grenat font l'aumône:

les-enfants-travaillent.jpg mon voyage 2010 009 

     

 bonzesses rasées aumône-copie-1 

     

 Notre hôtel était très bien situé à 250m de l'entrée du site,  j'ai pu ainsi y retourner plusieurs fois, notamment au coucher du soleil, pour m'en mettre plein les yeux et la tête.

mon voyage 2010 067 de ma fenêtre - hotel top montain 

     

Ces deux jours passés au Rocher d'Or ont été absolument  merveilleux :

 Merci Tin Tin !

 

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  LA BIRMANIE ou UNION DE MYANMAR

16 janvier au 5 février 2011 

 

Le 16/1 : vol PAKSE / RANGOON arrivée le 16,

Visite de la pagode Shwedagon

17 et 18 et 19 : le Rocher d'Or, Bago et retour à Rangoon

Le 20 nuit à Rangoon

21 : vol pr MANDALAY

21/26 : Mandalay et environs

26 : départ en bateau sur l'Irrawady pour Bagan

26/30 Bagan

30 : vol pour HEHO puis Pindaya (   Kyaikhteeyoe : Golden Rock Buddhist Site) - nuit à Pindaya

31/ 02 : Lac Inle

3 : retour en avion à YANGON

5 février: départ pour Hanoi

 

 

Burma en

.

Carte Birmanie - Plan Birmanie

  

L'ancien et le nouveau drapeau :

 

 Le nouveau drapeau est constitué de trois bandes égales jaune, verte et rouge. Il  est surmonté d'une grande étoile à cinq branches qui occupe 6/ 7 e de la hauteur.

 Le jaune représente la solidarité ; le vert la paix, la tranquillité et le végétal de l'environnement du pays ; et le rouge la valeur et l'esprit de décision. L'étoile représente « l'existence perpétuelle de l'Union consolidée ».

 Ce drapeau ne respecte pas une des règles de l'héraldique, puisqu'il superpose de l'argent (blanc) sur de l'or (jaune).

 

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 Géographie :

 

 Le Myanmar est un pays du Sud-Est asiatique situé dans la péninsule indochinoise.

D'une superficie de 678 500 km2 (plus grand que la France : 547 000 km2) pour une population de 51,5 millions d'habitants.

 Il est limité :

- à l'Ouest par l'Océan indien (mer des Andaman et golfe du Bengale), le Bangladesh et l'Inde.

- au Nord par la région autonome du Tibet (Chine)

- à l'Est par la Chine (Yunnan), un tout petit bout du Laos, et la Thaïlande jusqu'au golfe de Thaïlande.

Le pays s'allonge sur 1900 km du nord au sud et 900 km dans sa plus grande largeur d'Ouest en Est.

Il est entouré de hauts reliefs (à l'extrême nord le mont Hkakabo culmine à 5881m!) qui forment un espèce de "fer à cheval" entourant une vaste plaine centrale sèche

traversée sur toute sa longueur par le fleuve Irrawaddy, navigable sur 1500km au Myanmar et dont le vaste delta aux terres fertiles arrive dans le golf du Bengale.

En période de mousson, de juillet à décembre, les pluies sont abondantes dans l'ouest. La saison sèche débute en janvier et prend fin en juin.

La température moyenne oscille entre 25 et 30° en basse altitude. Mais il peut faire froid même l'été dans le centre dès que l'on prend un peu d'altitude …J'ai donc prévu une petite polaire en plus de mon K-way habituel : je verrai bien !

 

Données historiques :

 

 L'histoire du Myanmar a toujours été marquée par l'influence culturelle et religieuse de l'Inde, et par les guerres entre les différents empires et royaumes qui se sont succédés.

Le premier empire fut fondé par les Môns bouddhistes au XIe siècle.

Puis vinrent les Birmans des régions de l'est du Tibet : le célèbre roi birman ANAWRATHA conquit le royaume Môn et fonda le fabuleux royaume de Bagan et ses milliers de temples et pagodes en 849.

Puis ce fut les Mongols qui s'emparèrent de Bagan (Qubilai Khan) et la chute de Bagan plongea le pays dans des guerres tribales pour plusieurs siècles …

 1824 - 1942 : époque de la colonisation : les anglais occupent Rangon puis l'ensemble de la Birmanie intégrée à l'Empire des Indes. Les habitants du pays réagirent très mal à la colonisation extrêmement brutale et maladroite des Britanniques.

 1942 - 1948 : Invasion des Japonais.

-Finalement au lendemain de la seconde guerre mondiale, la Birmanie proclame son indépendance (négociée par le Général Aung San) le 4 janvier 1948.

- Il s'ensuit une relative période de prospérité troublée par les rebellions des minorités ethniques (notamment les Karens et les Shans) ainsi que les contestations bouddhistes.

-Depuis 1962, le régime en place est un régime militaire à parti unique, dirigé depuis 1997 par le Général Than Shwe à la tête du SPDC "Conseil d'Etat pour la Paix et le Développement"

-en 1989 le Myanmar ("le pays merveilleux") pris le nom d'"Union de Myanmar"

-En 2005 une nouvelle capitale est créée à 300 km au nord de Rangoun : Nay Pyi Daw

-En août/septembre 2007 la hausse brutale du coût des carburants provoque un mouvement de protestation populaire auquel les moines bouddhistes participent.

-En 2008 : Le cyclone Nargis ravage le delta de l'Irrawaddy, grenier à blé du pays, faisant plus de 130 000 morts et 2 millions de personnes sans abri.

-En 2008, un projet de nouvelle Constitution a été adopté. Le but essentiel est de préserver l'unité de l'Union du Myanmar : l'Union du Myanmar est donc une République fédérale composée de 7 Etats et de 7 Provinces.

-2010 : des élections législatives (Parlement et Assemblées provinciales) ont eu lieu le 7 novembre, et Aung San Suu Kyi vient d'être libérée au moment même où j'écris cet article, le 19 novembre 2010.

 

Nous sommes aujourd'hui le 4 novembre 2016, et je complète l'histoire de la Birmanie par cet article en date du 30 mars 2016 : la victoire d'Aung San Suu Kyi

HISTORIQUE. Aung San Suu Kyi et les démocrates officiellement au pouvoir en Birmanie

30 Mars 2016

Ce 30 mars 2016 fut une journée historique pour toutes les Birmanes et les Birmans! Une journée qu'ils ne sont pas prêts d'oublier! Après 56 ans de pouvoir militaire et une résistance inlassable, Aung San Suu Kyi et les démocrates ont, très officiellement, pris le pouvoir et les rênes du pays!

Htin Kyaw, un des plus grands économistes de Birmanie et proche d'Aung San Suu Kyi, a prêté serment devant l'Assemblée et est devenu le tout premier Président démocrate, ouvrant ainsi une nouvelle ère.

Aung San Suu Kyi, encore interdite de Présidence par la Constitution militaire toujours en vigueur jusqu'à sa refonte, a, quant à elle, pris la tête d'un super Ministère.

Selon ses voeux et ceux des démocrates, elle sera responsable à la fois de l'Education, de l'Energie, des Affaires étrangères et des Affaires présidentielles.

Afin de travailler d'urgence à la pacification du pays et au respect de toutes les ethnies, ostracisées et violentées par l'ex-pouvoir militaire (tels les Rohingyas, les Kachins, etc.), elle a annoncé la création d'un Ministère des Ethnies, tout spécialement chargé de cette mission, ô combien urgente et nécessaire.

Pour en finir définitivement avec les années-sang, peur et violences, Aung San Suu Kyi, fidèle à l'éthique de Nelson Mandela, a appelé une nouvelle fois, toutes et tous, sans exception, à reconstruire ensemble et dans la réconciliation, une Birmanie nouvelle, pacifiée, respectueuse et démocratique.

Rédaction France Aung San Suu Kyi

 

Les données démo-linguistiques :

 

L'Etat birman, né des frontières que lui a laissé le Grande Bretagne, forme donc une union fédérale (d'où son nom d'Union du Myanmar) composée de sept Etats et de sept Provinces (ou divisions) administratives.

 

Je n'arrive pas très bien à saisir ce qui différencie les "Etats" des "Provinces" … il semble que les Etats soient peuplés de non-birmans, tandis que les divisions seraient peuplées de Birmans.

 

Toujours est-il que le pays englobe plus d'une centaine d'ethnies et donc de langues, et c'est sans doute un des aspects les plus intéressants d'un voyage au Myanmar .

- Les Birmans : 75% ,34 millions, leur langue maternelle est le birman (famille sino-tibétaine)

- Les Shans :11% : 3 millions, langue le Shan (famille sino tibétaine)

- Les Arakans : 6%: 2,3 millions, langue le Shan,(famille sino-tibétaine)

- Les Karens : 5% 6 sous ethnies, environ 6 millions. (Tous de la famille sino-tibétaine).

- Les Môns : 3% : un peu plus d'1 million, langue le pegu,(famille austro-asiatique)

- Les Kachins :2,5% 700 000, langue le jingpho (famille sino-tibétaine)

Et bien d'autres … on y retrouve par exemple les Hmongs , les Nagas, les Akhas comme au Laos.

Il y a aussi plus de 150 000 chinois et 800 000 indiens.

 

Ce qui me parait intéressant de noter c'est que les Birmans, qui représentent 75% de la population occupent 1/3 du pays, alors que les autres minorités qui représentent environ 23% de la population seulement, occupent les 2/3 du territoire.

 

On voit aussi sur la carte qui suit, que les "Divisions" tracent pratiquement une ligne droite nord/sud, alors que les "Etats" des minorités entourent cette ligne à l'est et à l'ouest.

 

birmanie eth

 

  L'alphabet birman repose sur le sanskrit et le pali les deux langues sacrées du bouddhisme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le Laos est un pays en voie de développement : c'est toujours une situation complexe...

et les chiffres "à jour" difficiles à obtenir. 

 

Ce qui m'aura le plus marquée, c'est :

  • l'extrême pauvreté, surtout celle des minorités qui ont un degré d'acculturation plus ou moins grand en fonction de leur cohésion sociale et de leur position géographique. C'est ainsi que les minorités du sud m'ont paru beaucoup plus pauvres et « primaires » que celles du nord, qui pourtant le sont déjà. On pourrait ajouter des contrastes entre riches (peu nombreux) et pauvres, souvent criants et choquants (mais là rien de vraiment inhabituel...). Cependant  il ne semble pas y avoir de jalousie : le fatalisme accepté? L'indice de développement humain est de 0,553, soit le 133ème pays sur 177.En 2009, le revenu moyen par habitant était de moins de 1 euro par jour. Cependantselon les chiffres officiels, le laos a connu une croissance annuelle moyenne de 7,9% entre 2006 et 2010 et veut sortir de la liste des pays les moins avancés d'ici 2020.

  •   

  • La population : le nombre incroyable de petits enfants. La génération actuelle compte 5 enfants, la future devrait en avoir 2. Les lao sont constitutionnellement monogames, mais certaines ethnies sont autorisées à la polygamie.

  •  

  •  Le niveau très faible de l'éducation, bien que le système éducatif soit le même qu'en France, (sauf que l'entrée à l'université se fait sur concour). Les Lao ne parlent pas du tout français, ni anglais (sauf dans le tourisme). L'état civil n'existe pas (sauf pour les fonctionnaires m'a- t -on dit!) Il est donc impossible de déterminer le nombre réel d'habitants malgré les recensements effectués ici et là. En revanche, tout candidat à la naturalisation perd sa nationalité d'origine lorsqu'il est naturalisé. Cependant l'éducation est en progrès : 72% de scolarisation dans le primaire et un taux d'alphabétisation de 58% . Tant mieux car c'est la  seule solution pour que le pays s'en sorte.  

  •  

  • La santé est dans un état asez déplorable : l'espérance de vie est de 50 ans. Il y a certes des hôpitaux, mais pas de médecins suffisamment qualifiés pour se servir des équipements. Les gens sont obligés d'aller en Thaïlande se faire soigner, et certaines femmes même pour y accoucher. .

  •  

  •  Les femmes travaillent beaucoup à des travaux pénibles : coupe du bois, récolte, marchés, portage, restaurants, enfants ... ceci dit, elles sont souvent d'un nonchalance et d'une décontaction  surprenante... ou rassurante! Pas plus tard que ce matin par exemple, je suis allée me faire faire des soins de pédicure (2 euros quand même!) : le jeune fille ne pensait qu'à bien placer son portable à côté de mon pied pour ne pas en perdre un brin et à rigoler avec sa copine elle aussi branchée sur son portable tout en regardant la télé !!

  •  

  • Les hommes sont surtout employés à tout ce qui est mécanique, conduite des véhicules,  bâtiment... mais dans l'ensemble ils me semblent assez "mous" et peu ambitieux. Ils boivent et fument beaucoup. On les voit souvent dans les villages, accroupis sans rien faire. Ils sont parait-il, très infidèles. Pour illustrer cela deux proverbes lao : 1 : « pour tout travail donné, il faut soit un français, soit 4 vietnamiens, soit 8 cambodgiens, soit 16 lao ». 2 : « Le vietnamien plante le riz, le cambodgien le regarde pousser, le lao l'écoute pousser, le thaïlandais le coupe, le chinois le vend ! ». C'est vrai qu'ici les gens me semblent plus indolents qu'ailleurs. Ce qui n'enlève rien à leur  grande gentillesse. 

  •  

  •  La religion bouddhiste et animiste est omniprésente, mais comme d'habitude on se demande quelle rôle elle tient en réalité. Elle permet c'est sûr, à des enfants pauvres de « trouver » un abri, aux adultes de croire en des jours meilleurs ... je discutais ce matin encore avec de jeunes novices du temple d'à côté : des enfants de 12 à 20 ans qui étaient là pour certains d'entre eux, depuis plusieurs années. Ils apprenaient trois mots d'anglais sur leur unique cahier, et ne savaient pas ce qu'ils allaient faire plus tard...on peut se poser des questions ... 

  •  

  •  Le manque d'infrastructures à tous les niveaux : pas de voies ferrées, pas ou très peu d'usine (on exporte tous les produits récoltés et on importe beaucoup des pays voisins qui ne demandent pas mieux), le pays, essentiellement agricole, n'est pas auto suffisant en riz, son aliment principal. Pas de liaison aérienne directe avec les pays développés : passage obligé par Hanoï ou Bangkok. Pour me rendre à Rangoon demain je dois passer par Bangkok !! Les relations avec la France sont excellentes : le Laos est demandeur de présence et d'investissements français pour faire contrepoids à la Chine, l'ASEAN porte d'ailleurs un grand intérêt à la présence de l'Europe.

  •  De même au niveau du tourisme, (10% du PIB) le pays a des atouts importants, c'est un  pays magnifique à visiter, très intéressant sur le plan culturel , mais qui manque d'infrastructures hôtelières de bon niveau. Excepté à Luang Prabang bien sûr, où c'est peut-être d'ailleurs l'inverse. La durée moyenne de séjour des touristes au Laos est de 5,6 jours en absence de compagnie aérienne nationale. Avis aux investisseurs français !

  •  

  • Quant au régime politique, dans la population c'est le calme plat. Un laotien me disait : "ici c'est bien parce qu'il n'y a qu'un seul parti, dont donc pas de débat et pas de contestation comme en Thaïlande!" . Les députés sont élus au Congrès par circonscription, tous les 5 ans, mais ils doivent être inscrits sur la liste des candidats agrées par le Parti (ces listes obtiennent 95% des voix aux élections).Je regrette de n'avoir pas pu aborder la question. 

  • En juin 2011, l'Assemblée nationale du laos, contrôlée par le parti communiste au pouvoir, a reconduit pour 5 ans le Président et n° 1 du parti unique (PPRL): Choummaly Sayasone, un ancien militaire.

  •  Enfin ce qui m'a marquée aussi c'est la télévision que les lao regardent beaucoup, bien qu'elle soit sans grand intérêt entre pub et chansons douces...le bruit, la musique  envahissent  l'atmosphère...

  • La nourriture, elle est très bonne, sans être très variée : soupes de légumes,  poissons grillés, et  riz gluant....  Mais je suis peut être un peu difficile :) !!

  • Voilà ce qu'en tant que touriste, j'ai pu apprendre et ressentir au Laos, c'est sans doute insuffisant : je suis bien consciente que les pays en voie de développement ont la vie rude ... on leur souhaite bonne chance, au laos en particulier, un  pays magnifique à visiter abslument  parce qu'il  ne laisse pas indifférent... et que les avis partagés  le concernant sont toujours intéressants.

  •  
  • Pour reprendre jean d'Ormesson, je dirais:: "rien n'est jamais acquis ni assuré pour toujours : les institutions, les systèmes, les doctrines, les hommes passent leur temps à s'élever et à être abaissés. C'est le sort des empires, des religions, des ambitions. On dirait que l'histoire se résume à une lutte entre forts et faibles : par une ruse de l'histoire, ce sont les plus faibles qui deviennent les plus forts. Les maîtres règnent, les tyrans exterminent, les orgueilleux tiennent le haut du pavé, mais partout à la longue, les esclaves l'emportent sur les maîtres, les peuples sur les tyrans, les humbles sur les orgueilleux. C'est la loi.

    Les pays qui ont avancé reculent, et ceux qui ont été dominé prennent leur revanche : c'est une résurrection triomphale".  

  •  

  • Quant à moi, j'ai laissé le voyage me prendre par la main, j'ai oublié mes certitudes et mes repères, et ce fut le début d'un belle aventure. .. je m'en suis enrichie.

  • Rien que pour cela  "Merci le Laos!".

 

 

 

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Mon itinéraire sera le suivant : direction tout au sud près de la frontière cambodgienne pour vi les chutes d'eau de  KONE PHAPHENG, les  plus impressionnantes du pays.

Puis les îles très tranquilles de , DON KHONE, et DON DAENG toujours à l'extrémité sud.

Retour sur le continent par le plateau des Bolovens  (ses plantations de cafés et ses minorités ethniques), et les chutes d'eau de TAD LO et Tad Fane.

enfin 3 jours à Paksé avant de prendre l'avion pour Bangkok via Savannakhet.

 

Les "quatre mille îles" (Province de Champasak) 

  bonne carte !

 Pakse-laos-map

 mon voyage 2010 095

 

mon voyage 2010 096

 

Ce matin donc, lever à 4h.pour prendre l'avion en direction de PAKSE (capitale de la Province de Champasak), où j'arrive une heure et demie plus tard.

 

Rencontre très agréable avec Vilhad (il était à l'école à Ventiane avec Duangmala!) qui va me guider pendant quelques jours.

 

 Sans perdre de temps, nous partons à l'aventure : descente de la « grande » route construite par les français, qui traverse le Laos du nord au sud en suivant le cours du Mékong, devenue la « nationale 13 », toute droite à travers une vaste plaine, parsemée de rizières asséchées . Dans le sud du Laos, on ne fait qu'une récolte par an.

 

On s'est arrêté sur le bord de la route pour acheter un paquet de papayes ou les « manpao » sortes de "radis blancs" que l'on trouve partout ici,  afin que je goûte : c'est très bon (" seib lay") !

 

 

  mon voyage 2010 003

 

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Trois heures plus tard, nous arrivons dans la région « des 4000 îles » (Si Phan Don), un archipel qui s'étire sur 50 km au milieu du Mékong lequel atteint par endroit 14 km de largeur, la plus grande de tout son cours (4350km) , parsemé de centaines d'îles et d'îlots qui affleurent à la saison sèche.

 

 Premier arrêt aux chutes de KHON PHAGHENG, à 15 km de la frontière du Cambodge.

Là le Mékong s'emballe ... les pêcheurs pêchent à la nasse quand le niveau de l'eau est assez haut.                                                     mon-voyage-2010-005-copie-1.jpgmon-voyage-2010-054.jpgmon-voyage-2010-008.jpg                                                     

Puis nous remontons la nationale 13 jusqu'à un embarcadère où nous prenons un bac qui nous emmène sur la plus grande île de l'archipel : DON  KHONG (« don » signifie « île » en laotien). Une île toute plate, couverte de rizières, très peu peuplée et silencieuse : un peu de calme après Ventiane ça fait du bien ! J'apprécie beaucoup. D'autant plus que Vilhad m'emmène visiter une entreprise familiale de fabrication de sucre de palmier ... je ne savais même pas qu'avec les palmiers, l'on faisait du sucre !

 

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Voilà l'affaire :

On (enfin JE ...) grimpe dans le palmier le long d'une échelle de bambou

Tout en haut, on cueille les fleurs du palmier (mâle et femelle!)

Puis on les presse très fort et longtemps  dans des tiges de bambou  pour en faire sortir le jus 3 jours plus tard,

 On fait bouillir ce jus (auquel on a ajouté un morceau d 'écorce pour enlever l'acidité), pendant 4 heures dans une marmite au feu de bois, jusqu'à évaporation complète : on obtient alors une pâte brune.

Si l'on veut  faire des bombons ronds de diverses grosseurs, on verse la pâte dans de petits rouleaux de feuille de bambou ... puis lorsque c'est bien froid et solide, on « démoule »!

Et voilà de délicieux bombons au goût de caramel :)

 

Quant aux fruits du palmier, ils se mangent aussi en légumes ou en en dessert, suivant leur degré de maturité

 

 

Le lendemain nous reprenons une jolie barque à moteur pour 2 h de descente ... assez dangereuse (j'ai fait un petite prière à Bouddha pour que l'on ne chavire pas avec toutes mes affaires à bord ... mais ça c'est bien passé :)

 

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« bomi banha » = « pas de problème » !! Une expression que je commence à connaitre ...

Nous arrivons à l'île de DON  DET réputée pour ses routards qui consomment de la drogue dure.

 

Le pavot et l'opium :

On appelle pavot toutes les papaveracées du genre papaver, regroupant plusieurs espèces allant du coquelicot (rouge et blanc) au pavot à opium (ou pavot somnifère ou pavot blanc) psychotrope, qui peut être utilisé à des fins ornementales, alimentaires ou médicinales. En effet le pavot à opium contient de la codéine et de la morphine (dont l'on fait un usage pharmaceutique). C'est cette morphine que l'on transforme en latex puis en héroïne;

La culture du pavot est une pratique traditionnelle très ancienne dans cette partie du Laos, de même que la fabrication d’opium. Ce produit narcotique a donc des vertus médicinales connues depuis l’antiquité et, sous certaines formes (huile, sève), entre dans la consommation alimentaire quotidienne des paysans laotiens qui le cultivent.

Les fumeries d’opium sont d’ailleurs restées un commerce parfaitement légal au Laos jusqu’au milieu des années 70. L’explosion du marché mondial de la drogue depuis trente ans a néanmoins introduit de graves déséquilibres dans cette activité jusqu’alors « limitée » : la pression de la demande et la flambée des prix ont incité les zones de culture du pavot à produire davantage (notamment sous forme d’héroïne, une forme raffinée de l’opium, plus facile à transporter), et les phénomènes de toxicomanie « dure » tels qu’on les connait en Occident, bien loin de l’usage médicinal traditionnel du produit, ont fait leur apparition depuis plusieurs années au Laos même.

Actuellement la culture du pavot est interdite, et le gouvernement tente d'inciter les gens à faire autre chose...

Je n'ai personnellement pas vu de plantation de pavot, ni dans le nord, ni dans le sud, et encore moins bien sûr « d'usine » de transformation en opium ou héroïne, mais on m'a dit que cela existait encore pas mal, et était toujours une source importante de revenu pour le Laos ... et pour certains de ses habitants qui recyclent.

 

Nous ne nous sommes donc pas arrêtés à Dan Set, mais sur l'île suivante : DON KHONE, le paradis des grenouilles , des noix de coco , du bétel, et des dauphins ... une vieille dame était en pleine activité de pilage de bétel pour en bourrer sa pipe. 

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Don Khone est aussi le paradis des balades à vélo (j'en ai fait 2 fois 3 heures sur des chemins caillouteux avec à la clé un bon mal de dos ... mais je n'ai pas osé refuser : c'était si beau !) et des promenades en barques « très très rustiques » !! ...

 

Un endroit absolument splendide, qui m'a fait penser à Cochin (les backs waters) en Inde. On navigue dans la mangrove fleurie comme des orthensias, au milieu des îlots, des rochers, des arbres tous penchés dans le même sens par courant. C'est d'un calme absolu et le paysage, quand la lumière descend, est vraiment magique. Nous étions à une centaine de mètres de la frontière cambodgienne lorsque nous avons enfin aperçu quelques épines dorsales de dauphins, après avoir attendu quand même une bonne heure à midi en pleine cagnasse . Il fait très chaud : 30 à 35° du matin au soir, alors que dans le nord il fallait bien se couvrir en fin de journée. Pas une goutte de pluie depuis que je suis arrivée au Laos : c'est la saison sèche. En revanche, beaucoup de moustiques et de moucherons ... qui ne sont, parait-il, pas dangereux à cette époque de l'année. A voir ... je le saurai bientôt, je me suis fait piquer.

 

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Nous reprenons route et bateau pour une autre île, située dans la province de Champasak : l'île de DON DAENG.

 

Sur la route, près de Champasak, visite d'un village de sculpteurs sur bois et du fameux VAT PHU , un ancien sanctuaire Kmer, dédié à Shiva, puis aujourd'hui plutôt à Bouddha... le plus ancien du Laos. L'un des joyaux dont le Laos est très fier ! Ce temple est en très mauvais état et en cours de reconstruction. Il est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2001. Le site archéologique comprend 3 niveaux et des centaines de marches très hautes qu'il m'a été très difficile de monter.

 

Mais du sommet du complexe, la vue est superbe sur les plaines environnantes. Les datations de l’ensemble sont encore relativement imprécises, mais les archéologues pensent que l’édification progressive du Vat Phu s’étend du VIe au XIIe siècle. Sa fondation serait donc antérieure à la « période angkorienne » constituant l’apogée de l’immense Empire khmer. Certains historiens estiment même que Champasak, avec le Vat Phu comme principal site sacré, a peut-être été la capitale du royaume de Chenla, précurseur à partir du VIe siècle de ce qui deviendrait plus tard l’Empire khmer, avec Angkor pour capitale.

 

 

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En arrivant à Don Daeng une curieuse surprise m'attendait : à la descente de bateau, il a fallu prendre un « tracteur » pour traverser la « plage » et rejoindre l'hôtel, tant le niveau de l'eau du Mékong est bas ! Un souvenir inoubliable ! Qui s'est terminé par une autre bonne surprise : sur cette île paradisiaque (on se croirait à Tahiti :) , où il n'y a RIEN que des plages et des palmiers, un bel hôtel m'attendait Je reconnais qu'une fois de temps en temps ça fait du bien !! j'ai passé une heure sous la douche et j'ai fait le grand ménage/lessive de mes affaires, avant de déguster un délicieux poisson du Mékong cuit à la vapeur avec des pommes de terre ! (Whaou ... c'est c'était génial, et ce n'est pas David qui va me contredire :) - je donne quand même le nom de cet hôtel aux amateurs de luxe : « La Folie Lodge » !! Une vraie folie !! (mais bon c'est la première fois, et pour une nuit ça suffit car pas très sympa les touristes « luxe »... même français ils ne vous adressent pas la parole...). mon-voyage-2010-093.jpg

  

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  Le plateau des Boloven

 

Le lendemain nous quittons la région des « 4000 îles » pour remonter toujours la nationale 13 puis la route 20, en direction de la province de SALAVAN, et du PLATEAU des BOLOVENS « la patrie des LANVENS » qui vivent comme partout au le sud du Laos, dans des maisons sur pilotis.Cette région est habitée par des groupes môn-khmers (Alak, Katu, Ngay, Tayoy, Suay).Cette région, une des plus bombardées pendant la guerre, s'étend sur trois provinces : Salavan, Sékong et principalement Champassak. Disposant d'un climat très agréable et de terres très fertiles, les Boloven représente la région productrice de café la plus importante du Laos : de nombreuses familles ont déménagé sur ce plateau afin de profiter des récoltes de café, introduit par les coloniaux français à partir de 1920.

 

 Nus nous arrêtons dans un village LAVEN : animistes et chamanistes ( on se fait prédire l'avenir par le MO DOU ), ils vivent de façon très primitive, de plantations d'hévéas et de teck, ainsi que de la culture de fruits et d'huile de palme. Quelques femmes tissent devant leur maison, assises par terre, les jambes allongées supportent le métier à tisser. Elles font des « SIN » ces robes de soie aux multiples motifs colorés.

 

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  Arrêt dans un village de l'ethnie KATU . Leur caractéristique : ils sont polygames, mettent les morts dans un cercueil qu'ils conservent sous les pilotis de leur maison . ..ce que j'ai pu constater. Ils vivent essentiellement de la culture du café ( Arabica -le champagne du café comme on dit ici - et Robusta selon la saison ) qui est d'excellente réputation et s'exporte très bien en Thaïlande, au Vietnam. Mais il n'y a malheureusement pas de fabrique de poudre de café sur place. Les grandes marques de café lao sont « Seenouk » et « Dao » noms que l'on retrouve sur les paquets.

 

 

 

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Enfin, un village de l'ethnie NGAY , où les maisons sont disposées en cercle autour d'une place où se trouve le « bâtiment central » lieu de réunion du village rassemblé par le chef qui sonne la cloche. S'y déroule notamment la grande fête annuelle du sacrifice du buffle, durant la pleine lune de mars : le chef tue le buffle à coups de lance, et les morceaux sont distribués aux villageois.

 

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  Arrivée enfin à mon point de chute pour 2 nuits : le village de TAT LO (treck, promenade à dos d'éléphant, cascades...) , très pauvre, et très sommaire, ce qui me panique un peu, car mon guide vient d'être rappelé en urgence à Paksé ou un groupe l'attend ... il s'est trompé dans son programme !! Bomi banda : je le laisse partir ... il va falloir que je me débrouille seule dans mon-voyage-2010-046.jpg

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cette jungle .

Quand je lis dans mon « Lonely Planet » qu' « atteindre les villages de cette contrée reculée tient de l'expédition et requiert une bonne dose d'audace » ... je me dis que je peux être assez fière de moi :) N'exagérons rien tout de même je n'ai pas dormi à la belle étoile, même si ma chambre n'a pas de fenêtre, et si j'ai du plier ma couverture en deux pour ne pas avoir trop froid ... et puis je profite de la compagnie des éléphants qui viennent faire leur toilette tous les matins dans la rivière (un bras du Mékong ) qui passe sous ma fenêtre ... je suis allée faire un tour dans le village de Tat Lo : misérable et très primitif...les vaches viennent manger les bananes récoltées sur les arbres,  au marché du soir, et sur la route j'ai vu beaucoup de femmes décortiquant des graines d'une espèce d'arachide, qui sert à faire de l'huile pour les moteurs de tuk tuk et de cyclo... les femmes s'en servent aussi comme produit cosmétique et onguent pour rendre les cheveux plus brillants.

 

 

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  Après une journée de repos bienvenu à Tat Lo, je reprends la route en direction de PAKSE

Sur la route près de la petite ville de Paksong, nous nous arrêtons dans un village de l'ethnie KATU dont le souvenir me hantera longtemps : outre la pauvreté extrême et le manque d'hygiène évident, les femmes se cherchent des poux dans la tête, tout en fumant la grande pipe de bambou ... elles ne sont pas les seules : les enfants aussi, même tout petits («3 /4 ans!) ont la bouche collée au bambou ! Les hommes, accroupis sur les talons, inactifs, ont l'air hébétés et hagards . Un enfant passe, la pipe à la bouche, une grosse blessure sanguinolente et infectée à l'oreille.. Il n'y a qu'un seul robinet d'eau (non potable) au centre du village. Et pas de toilettes. Un tout petit sort tout nu de sa cabane et se prend une bonne bouse de buffle en pleine tronche ... c'est ce qu'on appelle dans les spa « un bain de boue »...

Ce village dépasse toute la misère du monde.

 

 

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On y récolte aussi du café qui sèche devant les maisons. Le café rapporte très peu aux villageois. Une coopérative a mis sur pied un commerce équitable. Non loin du village je passe devant une usine de fabrication de poudre de café, alors qu'on m'avait dit qu'il n'y en avait pas...

 

Arrivée à PAKSE au bord du Mékong, et capitale de la province de Champasak, fondée par les français en 1905: 70 000 habitants environ : on ne sait jamais exactement car au Laos il n'y a pas d'état civil obligatoire. En outre les populations des villes se comptent toujours par villages ( une ville est un ensemble de villages) .Aujourd'hui Pakse est une petite ville qui me parait bien tranquille comparée à Ventiane. Mon hôtel donne sur la place du grand marché où l'on vend toutes sorte de produits en provenance de Thaïlande, du Vietnam ou de Chine, et où je suis allée  déjeuner avec les laotiens un poisson grillé et du "sticky rice" cuit à la vapeur, que l'on mange en faisant des boulettes avec les doigts   (je deviens "pro" .... il est temps que je quitte la Laos !!)  mon-voyage-2010-064.jpg

  

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Et ça y est ! Le voyage en solo,  c'est reparti ... !!

 

Le petit avion "basse altitude" m'a permis de découvrir un superbe paysage de forêts et de rivières ... des montagnes calcaires  escarpées et très hautes : 2500  mètresmon-voyage-2010-001.jpg

Waaou ... on est quand même haut  ...alors c'est tout petit !!!! 

 

Ventiane, la capitale du Laos, est une petite ville d'environ 250 000 habitants, qui fut rasée par les Thaîlandais, et où les français arrivèrent en 1867, pour commencer sa reconstruction lorsqu'elle devint capitale du protectorat français.

 

Pour mon premier déjeuner à Ventiane,  j'avais RV avec Sirisavan Phathaphone , qui travaille à l'Ambassade de France comme attachée commerciale, et m'a gentillement consacré 2 heures pour me parler de son pays,de son travail, et m'indiquer les principaux sites intéressants à visiter.   Je l'ai prise en photo à côté de sa jolie petite voiutre rouge chinoise, dans la cour de l'Ambassade, située juste derrière le Palais Présidentiel, qui lui même donne sur le front de mer.   

 

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mon-voyage-2010-026.jpgLe Palais présidentiel , qui ne sert plus que pour les réceptions  conférences, concerts... .  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est encore une ville en plein essor : les chantiers sont partout, y compris sur le bord du Mékong (on est entrain d'y faire une sorte de "promenade plantée" un peu comme sur les berges de Hong Kong en février 2010 ... hein tu vois DD, je me souviens encore ! :) Partout ln construit de grandes maisons style colonial (un peu pompeux) et d'imposant immeubles rutilants, style "stalinien", qui me semblent démeusurés par rapport à la ville. Pour construire, on rase tout . Comme c'est le cas pour l'ancien "morning market" que l'on est entrian de démolir pour le remplacer par des bâtiments modernes. .: mon-voyage-2010-111.jpg

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    ....même si l'on s'y endort parfois !!

On y vend notamment de belles étoffes en coton noir bordées en bas d'une bande  colorée et brodée à la main, qui servent pour faire les jupes quotidiennesdes femmes lao.: mon-voyage-2010-111.jpg

 

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   Les travaux en cours sur les rives du Mékong:

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Voici le chantier ...

Le grand immeuble blanc au loin vient d'être construit par Singapour, on m'a dit que c'était pour "recevoir les pesonnalités"

Le niveau du Mékong est très bas (comme partout ...) et les enfants y jouent au foot, au nez des Thaïlandais ... car eh oui, de l'autre côté, c'est la Thaïlande !! mais pas de bateaux, pas de pont ... rien entre les deux rives ! 

 

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Voici ma rue, en plein quartier chinois,  qui donne sur le front de mer, et sur ce front de mer justement

la statue de Chao Amou, le dernier roi de Ventiane.

On lui fait des offrandes comme à un dieu.

 

Qaund à mon hôtel (le Lao Orchid) il est très correct, sauf que comme vous pouvez voir, il y a encore un temple en face, 3 immeubles en construction  ainsi qu'une boîte de nuit avec musique à tue tête jusqu'à 2h du matin... j'ai choisi la boîte de nuit et une chambre sur cour  pour pouvoir dormir un peu le matin :)

 

Le soir, la promenade du front de mer se remplit de promeneurs  et de marchands ambulants : c'est là que j'ai acheté mon épis de maïs cuit à la vapeur, (délicieux) qui constituera, avec un yaourt bulgare trouvé par miracle (ça existe les miracles au pays de Bouddha), et une banane, mon repas du soir ! 

 

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Bon ça suffit pour cette première journée : dodo !

 

Le lendemain, journée bicyclette : départ très périlleux à 8h du matin, en pleine circulation et pollution :mon-voyage-2010-060.jpg

Je me suis fait photographier par un agent de police, véridique !

 

Il est assez difficile de se repérer en ville car les cartes sont encore très sommaires et seules les noms des grandes artères principales sont indiqués ... mais bon, je demande ma route aux passants ... qui ne comprennent pas car très peu de personnes parlent anglais ici (sauf dans le tourisme) ... donc je vais un peu au hasard, me faufilant entre les voitures et passant comme les autres au feu rouge !!

 

J'ai donc fait le trajet que Sirisavan  m'avait indiqué : les grands monuments de la ville :

 

Le plus célèbre monument national du Laos : le Pha (ou Vat) THAT LUANG qui symbolise à la fois la religion bouddhique et la souveraineté Lao . De loin, ce monument ressemble à un groupe de missiles dorés, avec une flèche à 4 côtés comme un bourgeon de fleur de lotus, et sur l'esplanade une statue du roi Setthathirat ( Roi du  Lan Xang au 16ème siècle)  que les gens vénèrent aussi : j'ai vu le monsieur à la veste bleue lui apporter des bananes, des mangues, un ananas.

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Un autre monument célèbre :

"L'arc de Triomphe" du laos , sur la plus grande avenue de la ville

Sauf que nous ne sommes pas sur les Champs Elysées, et que ce monument magnifique a 4 côtés et 4 ouvertures.

 

 

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Et enfin j'ai eu la chance de trouver sur mon chemin  le plus ancien temple (ou plutôt sanctuaire ou monastère) de Ventiane, le suel qui ait échappé au sac de la ville par les thaïlandais : le Vat Si Saket, construit par le roi Chao Anou (celui du front de mer) entre 1819 et 1824. C'est vraiment très  très beau et très intéressant aussi car j'ai peu enfin comprendre un peu mieux les différents termes relatifs aux "temples" :

 

L'ensemble s'appelle un VAT (ou WAT). (en Inde on dit temple, dans d'autres pays d'Asie : pagode)

Le Vat est composé de plusieurs bâtiments :

L'édifice central : le SIM est réservé aux actes de la communauté religieuse (c'est là que l'on prie et que l'on fait les offrandes)

Le THAT ou STUPA ( prononcer tat ) est un monument funéraire ou commémoratif  pouvant accueillir des reliques (de Bouddha ou de personnages religieux ou non, importants. Leurs ossements y sont consevés. 

Le  CLOITRE, est une galerie d'enceinte permettant d'isoler le SIM du reste du monde. Il abrite des Bouddhas et sont décorés de peintures anciennes. Parfois le vat n'est entouré que d'un simple mur d'enceinte le long duquel s'alignent des stupas .

 enfin les KOUTIS sont les petites habitations des moines, en bois ou torchis, qui se trouvent dans la cour, à l'intéieur de l'enceinte.

Dans la cour il y a toujours un BANYAN SACRE  pour rappeler l'arbre sous lequel Bouddha a connu "l'éveil"

Et la TOUR DU TAMBOUR  que l'on tape lors de l'appel l'aumône, et les heures de prières  

 et souvent une sculpture de la DEESSE INDRA, la déesse de l'eau, qui en pressant sa longue chevelure, fait couler l'eau sur la terre qu'elle rend ainsi fertile

  et aussi le "HORJAEK" un bâtiment qui sert et de salle à manger  et de salle de conférence aux moines ou aux bonzes :

 

Voilà ce que cela donne ce vaste ensemble architectural et religieux que constitue un VAT qui fait souvent plusieurs milliers de mètres carrés::

 

 On entre dans le VAT: deux ou quatre entrées qui se font face débouchent dans les rues adjacentes 

Ll'entrée principale est toujours orientée à l'Est et surmontée d'une multitude de décorations, de fresques , qui illustrent la vie du Bouddha,

et  des nagas protègent l'entrée du sim. 

 

 le SIM

mon-voyage-2010-005.jpg                                                                                                         mon-voyage-2010-047.jpg                                                                                                            mon-voyage-2010-094.jpg

        

Les STUPAS

Un ancien (reliques... supposées du Bouddha)

et un moderne ( sorte de tombe qui porte la photo du défunt )  

 

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   Le cloître: il abrite souvent des Bouddhas :mon-voyage-2010-071.jpg mon-voyage-2010-072.jpg

 

Un KOUTI:

leur confort est très variable et dépend de l'importance du Vat. Les petits bonzes y vivent mais vont parfois à l'école à l'extérieurmon-voyage-2010-075.jpg

Le banian sacré :

  

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    La Tour du Tambour : mon voyage 2010 128

La salle de réunion et salle à manger (une femme préparait les tables et apportait la nourriture) = le HORJAEK

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La déesse INDRAmon-voyage-2010-090.jpg

 

  Je suis allée voir aussi un autre  temple  très intéressant : Le Vat Simuang , temple de la chance et de la divination. Le  plus fréquenté  et le plus sacré de la ville  Il est célèbre pour l'ancienne borne khmère autour de laquelle il fut construit au 16ème siècle. Ce "vieux tas de peirres" est aujourd'hui recouvert de tissus colorés : 

 

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J'ai assisté à bénédiction par le moine, à l séance de prédiction de l'avenir ( on secoue le pot de baguettes, l'une d'entre elles tombe, on regarde quel numéro elle porte, on prend le papier qui porte ce numéro ,et on peut y lire son avenir ... j'avais déjà vu ça au temple des 1000 bouddhas à H Kong.

Et quand un voeu est exaucé, on fait une offrande sous forme de billets ou de bouquets, d'où la présence de marchands de fleurs tout autour du temple : 

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  mon-voyage-2010-146.jpgmon-voyage-2010-150.jpg Enfin un grand merci à Andrée Bizavarn, Professeur au Lycée français Josué Hoffet(géologue et ethnologue né en 1901 mort à la guerre contre les japonnais en 1945)  de Ventiane, qui m'a fait visiter des temples, m'a donné un petit cours, pas de français ....mais de bouddhisme, et avec qui j'ai passé une agréable soirée !

J'espère  bien vous accueillir un jour à Nantes !

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Je viens d'accompagner Gilles à l'aéroport  pour un retour à Paris .... SNIF SNIF ..je reprends la plume ...

 

Mais nous avons passé quelques jours ensemble à Luang Prabang : 2 ans après, Luang Prabang, dont la beauté de la nature environnante n'a bien sûr pas changé, m'est apparue bien différente du souvenir que j'en gardais : celle d'une petite ville calme et sereine.

 

Cette semaine j'ai été sidérée par le changement : la ville est devenue trépidente et hyper touristique, remplie du vacarme des  voitures (alors qu'il n'y avait pas de voitures dans le centre il y a 2 ans) des centaines de tuk-tuk qui pétaradent, d' innonbrables motos qui font un bruit d'enfer et envoient des nuages de pollution, à tel point que j'ai attrapé une bonne bronchite et dû m'acheter un masque "anti poussière". ! Si l'on ajoute à ça qu'il n'y a pas de feux, pas de passage piétons, cela donne un aperçu de la joyeuse cohue règnante !

   

A Luang Prabang, classée au Patrimone Mondial depuis 1995, à part les temples bien sûr qui sont toujours aussi beaux, il n'y a plus que des resto. et des guest-houses à touche-touche. C'est incroyable !

La population locale, qui travaille à la ville, ce qui l'a certainement enrichi, est déplacée plus loin, dans les "faubourgs" et les villages  de l'autre côté du Mékong,  qui se développe à toute vitesse et où il est prévu de construire une vraie ville, avec des hôtels grand luxe à ce que l'on m'a dit ...

 

Certaines personnes "autorisées" m'ont même fait part de leur inquiétude sur l'avenir du tourisme ici, si les autorités ne prennent pas des mesures draconienes pour développer un tourisme plus authentique et surtout plus écologiste ...

Affaire à suivre

 

mon voyage 2010 082  A  Luang Prabang, pour retrouver un peu de calme, il faut donc aujourd'hui, s'éloigner du centre ville et la rue principale,  pour aller se promener à pied ou en vélo dans les alentours ... les rives de la Nam Khan  (maintenant il faut payer pour prendre le petit pont en bambou!) , la rive nord du Mékong en face : même si partout ça se transforme, elles sont encore très belles surtout au coucher du soleil ! Les petits villages au nord de la Nam Khan , son marché Lao ... 

 

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 Nous avons même vu une pharmacie très locale (pour Marie-Jo) et un camion de déménagement (pour Dav)

 

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Mais bon, Luang Prabang reste une petite merveille pour ceux qui savent mettre des boules quies pour se protéger de la musique, des gongs des bonzes, des coqs ... et se lever à 5h du mat. pour profiter de l'air pur !

En fait les laotiens dinent et se couchent très tôt (9h) mais se lèvent très tôt aussi(5/6h)

Ils ne fêtent pas du tout  Noël, et juste un peu le 1er de l'an ...pour faire plaisir aux occidentaux,

En revanche, c'est vrai que la musique a donné à fond le 31 jusqu'à 2h du matin !

 

La nature environante est toujours aussi belle et propice à de superbes randonnées :) mon-voyage-2010-105.jpg mon voyage 2010 122

 

 

 

Gilles a même traversé les waters falls au péril de sa vie ! 

 

 

 

Avant d'aller méditer  davant l'Eternel au soleil couchant, sur les bords du Mékong,  

 

 

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Bye bye Luang Prabang !

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  A Luang Namtha, nous sommes allés faire un tour au marché avec Duangta qui nous a accompagnée pendant 2 jours avec beaucoup de gentillesse. Et comme moi, elle est passionnée par les marchés !: mon-voyage-2010-130.jpg

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  Nous nous  sommes ainsi concoctés un bon petit repas de réveillon : le cochon étant encore vivant, pour moi, sauterelles grillées, et, pour Gilles, peau séchée de buffle et pour éviter les mélanges queue de buffle ! Tout un programme....

 

Et puis, nous sommes repartis  : Gilles découvre la vie de routard !! - vers Nong  Khiaw  : 7 heures de route par endroits délabrée et défoncée, avec une pause déjeuner bananes/biscuits, pour découvrir cette petite ville du bord de la Nam Ou.

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Nous avons passé la nuit dans une très jolie guest-house que je recommande : Riverside.

Le lendemain, longue tractation au petit port pour trouver un bateau ... Horreur pour mon dos : tous les bateaux sont très rudimentaires, avec des chaises en bois !  ... et la descente dure quand même 7 heures !

Alors les tractations commencent : nous trouvons finalement un bateau plus petit et plus confortable , avec de vrais fauteuils, mais c'est cher, et il nous faut trouver des co-passagers pour partager le coût ... finalement nous partons à 5 et tout va bien ... sauf que, le niveau du fleuve est très bas et donc nous cassons 2 fois notre hélice : arrêt sur la berge pour la changer (pas de problème il y en a tout un stock dans le bateau!).

Nous voilà repartis jusqu'à un prochain arrêt pour porter secours à un autre bateau qui vient de tordre son gouvernail!

Nouvel arrêt sur la berge et feu de bois pour faire chauffer le fer, taper sur le gouvernail pour le redresser... chose faite en une bonne petite heure :)

Heureusement que le bateau était confortable, nous avons eu le temps de faire une petite sieste !  

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Et c'est reparti, entre d'impressionnants remous, des bancs de cailloux qui affleurent, et de petits bouts de rochers qui sont de vrais dangers!

Mais les paysages sont d'une incroyable beauté et on ne se lasse pas de les admirer. Nous arrivons finalement à bon port à Luang Prabang au soleil couchant :

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