Martine autour du monde ...

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Départ de Mandalay tôt le matin pour Bagan en « speed boat » ... lequel porte bien son nom puisque nous avons mis 9 heures pour descendre l'Irrawaddy et les 208 km qui séparent les deux villes ! Le matin il faisait très froid et à midi une chaleur caniculaire ... un peu longuet mais tranquille et un très beau paysage, le long des rives plates et sablonneuses bordées de cultures de toutes sortes de granulés et d'arbres : des « dani » ou palmiers Nipah à l'extrémité des feuilles jaunies, de cocotiers et d' arbres du voyageur avec leur feuilles en éventail, d''épicéas, de forêts d'acajou, de bosquets de bambous ... et des buffles d'eau à la couleur caramel. Nous croisons d'immenses barques chargées de centaines de troncs de teck énormes, mais peu de pêcheurs. Sur la route des femmes n'hésitent pas à se tremper pour approcher le bateau etnous lancer des bananes contre quelques kyats ...

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Bagan est aujourd'hui divisée en deux : « New Bagan » et « Old Bagan ».

En fait il s'agit plutôt de groupes de villages. Après que ses habitants ont été « délogés » il y a 20 ans, vers  New Bagan, Vieux Bagan est désormais exclusivement un site archéologique, où se dressent des centaines de temples (2219 exactement) construits entre le 11ème et le 13ème siècle par les souverains successifs.

 

 

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Je suis logée à « New Bagan », dans le plus charmant des hôtels depuis le début de mon voyage, un « hôtel de charme », très calme... Je vais enfin pouvoir me reposer du vacarme de Mandalay. Mais c'est un « hôtel d'Etat » bien sûr et les services annexes sont hyper chers. Donc je vais tout boycotter comme d'habitude, ce qui va m'amener à faire de belles rencontres...

 

 

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 Au bout de 3 jours, tout le monde me connait dans « ma rue » (qui est un chemin de terre ), et Kiu Kiu, rencontrée par hasard au marché où je suis allée acheter un pull en prévision du froid du lac Inle, va me faire visiter son atelier de peintures qu'elle vend à l'entrée des temples, ensuite elle m'emmène au pas de course (j'ai du mal à la suivre) par des petits chemins de sable, jusque sur les bords du fleuve voir un temple, puis au retour elle me conduit au seul endroit de Bagan où l'on peut trouver un bon taux de change ( 1 dollar pour 800 Kyats - prononcer « chatte » - alors qu'à l'hôtel et partout ailleurs c'est 1 dollar pour.. 700 K au mieux....il n'y a pas de cours officiel ici, c'est la débrouille, au meilleur offrant), Enfin elle m'emmène déjeuner dans un resto à 1000 K où je partage mon plat avec elle, et me régale !

 

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  En fin d'après midi, je vais essayer un massage de pied à l'hôtel car je me souviens avec bonheur de celui de Paksé ... mais ici c'est 3 fois plus cher : 10 000 K! Tant pis, j'y vais! Une heure pendant laquelle je vais encore découvrir beaucoup de choses : la jeune fille qui s'occupe de moi est bien triste sous son sourire de convenance : le matin elle commence à 10h pour aider au ménage des chambres, ensuite c'est à la cuisine, et enfin au « spa » jusqu'à 10h du soir ! Trois autres de ses collègues arrivent : même scénario : toutes sont tellement fatiguées, qu'elles vont s'asseoir par terre dans un coin en se parlant à voix basse, et ne bougent plus. Pour rentrer chez elles elles devront faire une demie heure de marche à pied dans la nuit. Dur dur ...

 

 

Le lendemain matin je pars visiter quelques uns des plus célèbres temples ... Je ne peux quand même pas venir ici sans aller voir quelques temples comme tout le monde! Alors c'est parti pour le Shwezigon, l'Ananda et quelques autres... je dois dire qu'une fois encore je suis ravie. Ces temples sont fabuleux. Surtout les plus grands, très différents les uns des autres. Je ne m'en lasse pas. La guide qui m'accompagne parle si vite anglais et avec un tel accent que j'ai du mal à suivre d'autant plus que ses explications sont très pointues.. mais peu importe. C'était très beau !

Bon, peut être pas aussi beau que la "Basilique Notre Dame d'Afrique " à Alger ...mais quand même .... et puis chacun prie le dieu qu'il peut ! 

 

 

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 Au passage visite d'une fabrication d'objet d'art en laque Je ne savais pas que la laque provient du suc d'un arbre : le laquier. C'est très très long de faire des objets en bambou recouverts de laque (plusieurs semaines). La laque est marron : c'est par coloration qu'elle devient noire.C'est une des plus importante spécialité de Birmanie. 

 

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  Par curiosité je vais faire un tour à l'école primaire du coin ... et j'y rencontre une jeune fille Thidar , 21 ans, qui a l'air très attachée à ses études et très intelligente . Elle m'a donné RV pour diner chez elle le lendemain! ... on verra bien.

En attendant, au petit resto chinois du coin, on vient m'offrir des bananes flambées pour mon dessert... je n'en reviens pas!

 

De nouveau je rencontre Kiu Kiu et je vais chercher mon ordinateur pour lui montrer les photos que j'ai prises d'elle la veille : elle est très contente. Elle me propose de m'arranger un tour « pas cher », en « horse -car » pour le lendemain matin... OK ça marche.

 

Une demie-heure de horse- car jusqu'au village très rustique et typique de Minnanthu : des paillotes sur pilotis avec des murs en bambou tressé comme au Laos. Chaque maison est séparée des autres par une rangée de cactus : les cactus servent à faire des médicaments contre la douleur. Une femme coupe le foin de manioc pour nourrir les cochons, une autre me montre comment filer le coton sur un rouet tandis que dans la cour les « plums » deviennent rouges en séchant au soleil: leur graines serviront à faire du piment .

 

 

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C'est le moyen- âge.

 

Mais j'ai le dos en compote à cause de la carriole qui n'a plus de suspension et des cailloux sur la route en mauvais état, malgré toujours les femmes qui y travaillent, alors je décide de rentrer.

Sur la route toujours l'étonnant spectacle : des buffles qui trainent les charrettes, des boeufs et des chèvres qui se promènent au milieu des pagodes, une multitude d'acacias : leur fleurs jaunes se récoltent, après les avoir fait sécher, on les mélange à des cacahouètes et à du piment pour les déguster en apéritif. Des tamarins dont les pétales de fleur séchés et sucrés, feront de délicieux bonbons.

 

 

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la Birmanie c'est vraiment un voyage hors du temps.

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Je m'arrête pour déjeuner rapidement dans un restaurant de bord de route : je suis seule dans la salle, mais bientôt entourée de 5 serveurs qui sont au petits soins, m'offrent du thé vert, des pea nuts avec un bouillon de légumes (mélange de Chaman yuet et de Manla hou ... bon j'ai noté les noms pour leur faire plaisir, mais j'ai rien compris ... sauf peut être le manla hou que le garçon est allé me chercher en cuisine pour me le montrer et qui me semble être du navet).

J'achète 2 gros paquets de gâteaux pour le dîner du soir au cas où ... on ne sait jamais !

Je rentre à l'hôtel pour me reposer un peu au bord de la piscine, quand j'entends des chuchotements de derrière la haie :  Matine ! Matine!... quelqu'un m'appelle : je m'approche et c'est Kiu Kiu venue me remettre un cadeau « pour souvenir » : un joli bol en laque !! je n'en reviens pas et ne sais comment la remercier ... je vais lui chercher un de mes T-shirt et lui donne avec mon adresse et mon e – mail. Elle n'a pas d' e- mail, ne sait même pas se servir d'un ordinateur, mais me dit qu'elle va se débrouiller ... Des enfants s'approchent aussi pour me donner des fleurs de bougainvilliers par dessus la haie

 

 

 

Et puis en effet le soir Thidar m'attend devant l'hôtel : elle s'est fait toute belle avec une jolie robe rouge qui change un peu des longyi, et s'est lavé les cheveux. Elle m'emmène jusqu'à sa « case » car on ne peux appeler ça autrement : une cabane de plein pied en bambou, environ 15 m2, sans fenêtre, sans électricité, sans eau bien sûr (il faut aller la chercher à fontaine) et ils vivent au moins à 10 là dedans! Kiu Kiu est là aussi , elles se connaissent. Nous montons les 3 marches de l'échelle pour s'installer dans la « mezzanine » accroupies par terre sur une natte en bambou... éclairées par une bougie. Des tapis sont roulés dans un coin. Mais elle a mis une nappe sur la petite table ronde, et c'est elle-même qui a préparé le diner : riz accompagné de plusieurs petites assiettes qu'elle place au milieu de la table : légumes, quelques morceaux de bœuf bouilli, du piment et des tomates. Elle me sert elle-même une assiette énorme. Je prie le bon dieu pour n'être pas malade car les assiettes rincées à l'eau du bassin ne sont même pas essuyées ... bon, on verra bien... heureusement j'ai ma petite bouteille d'eau dans mon sac :). Elle gronde très fort Kiu Kiu qui ne veut pas manger ...je ne sais pas pourquoi... mystère. Les autres membres de la famille sont restés en bas et nous regardent en attendant que ça se passe ! Le repas est joyeux, je les fais rire !

Thidar m'explique qu'elle veut devenir guide. Pour l'instant elle en est au 5ème grade de high school , il lui en reste 5 à faire avant de pouvoir entrer à l'université. Elle travaille à mi temps comme employée de maison chez son professeur principal pour pouvoir se payer l'école. Quand elle aura fini, elle fera un break d'une année pour travailler et gagner de l'argent pour la fac ! Elle compte qu'elle aura alors 31 ans ! Mais elle m'a l'air très volontaire et très bonne élève, ce que me confirme Kiu Kiu . Elle prend beaucoup de plaisir à me montrer ses cahiers de mathématiques, histoire-géo, anglais. Elle a une adresse internet et me fait promettre de lui écrire.

 

 

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Une petite heure plus tard, toutes les deux me raccompagnent. Il commence à faire froid. Thidar me dit qu'elle n'a pas de couverture, et que quand il fait froid elle dort toute habillée!

Nous nous quittons avec tristesse et je promets de revenir ...

 

Avec le jeune de Mandalay , Kiu Kiu et Thidar seront mes plus belles rencontres.

 

Je rentre un peu abattue à l'hôtel où des « femmes-girafes » sont entrain de faire des pitreries devant une horde de touristes français qui vient de débarquer ... Ce sont des Danaung, une ethnie du nord de l'État Shan. Bien triste ... je m'éclipse.

 

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Départ pour Mandalay (capitale de la « Division de Mandalay ») située à 650 km au nord de Rangoon, 1 million d'habitants, dernière capitale royale, plus de 150 monastères et 100 OOO moines (mon guide me disait un million au total dans la Province!), d'où son importance pendant la « révolte des moines » en 2007, et la surveillance militaire particulière dont elle fait l'objet aujourd'hui. Mais je dois être honnête, je n'ai rien ressenti de tel.

Capitale aussi des P : Porcs, Prostituées, Pagodes, Parias, et Prêtes disait George Orwell dans son livre « Une histoire birmane »... et de la Police secrète ajoute le « Routard ». C'est encore vrai aujourd'hui : il faudrait juste remplacer « prêtres » par « moines ».

 

Justement, pour faire entièrement « routarde » j'ai laissé ma grosse valise à Rangoun, où je la retrouverais dans 10 jours, et suis partie avec un petit sac de 3 kg acheté 3 euros. au marché du coin. Juste un change, une paire de tongs, une lampe de poche et ma brosse à dent ... et c'est reparti pour l'aventure!

 

Et pour mon carnet de route ...

 

Le quel commence ainsi : dans le taxi qui me conduisait à l'aéroport, j'ai oublié mon porte- monnaie avec ma carte de crédit et ma carte d'identité ... je devrais le récupérer à mon retour ... sans les dollars qui eux ont paraît- il, disparu ! « No problem » ...

 

Mandalay est une ville complètement différente Yangon, moins « policée » parfois. Elle est située dans une vaste plaine, non loin de l'Irrawaddy. C'est le centre commercial du pays. Les paysages qui l'entourent sont magnifiques et pleins de surprises!

Quadrillée comme New York, au carré, en rues et avenues, je suis donc 26ème rue/82ème avenue ...

 

La circulation, très dense et confuse, est un vrai cirque qui vaut son pesant d'or (de l'or toujours et encore !). Aucune règle de circulation, aucun feu (les rares qui existent ne servent à rien), pas de passage piétons, c'est la débrouille pour traverser au péril de sa vie entre véhicules d'un autre âge (j'ai vu une vieille voiture italienne de 1950!), scooters, vélos, tuk-tuk, rickshaw et compagnie..C'est le règne du klaxon ... Si l'on ajoute que les trottoirs sont, non seulement couverts de flaques rouges de crachats de bétel, encombrés de marchandises en tous genres, de gargottes, de cyclo... mais aussi complètement défoncés, et qu'il faut à chaque pas faire attention à ne pas mettre le pied dans un trou ou une bouche d'égout, on imagine sans peine que la vie du piéton n'est pas facile !! Toute une expédition, avec la lampe torche obligatoire le soir !! Il faut dire que la grande majorité des conducteurs n'ont pas le permis de conduire (en fait certains l'ont mais ils ont du verser un bakchich pour ça!).

 

 

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 Cependant ici les gens sont vraiment très gentils, ce soir encore un homme me voyant hésiter à traverser m'a demandé si j'étais « OK? » et puis comme il a compris que je voulais juste me rendre à l' hôtel de l'autre côté de la rue, il a arrêter la circulation, m'a attrapée par le bras et m'a fait traverser ! J'ai trouvé ça super gentil! Les jeunes me paraissent aussi plus rapides et malins que les Lao et n'hésitent pas à venir en aide.

 

Ce qui frappe c'est la grande mixité de populations : beaucoup d'indiens (mauvaise réputation de « menteurs » sic) et de chinois (encore pire) venus pour le business et autres .. De nombreux birmans sont d'ailleurs métissés et la couleur de leur peau varie du clair au très foncé. Beaucoup de chinois aussi . Les religions aussi sont multiples : temples hindous, bouddhistes, églises anglicanes, et mosquées, et même des témoins de Jehovah!

 

La pauvreté atteint des proportions inimaginables. Beaucoup de mendiants et de clochards dans les rues. Le salaire moyen d'un serveur de resto est de 40 dollars par mois, celui d'un enseignant de 60 dollars ... Le salaire moyen de moins d'un dollar par jour. L'école est payante : 50 dollars par an minimum pour envoyer son enfant à l'école. C'est sûr que lorsqu'on a 5 enfants comme c'est la moyenne ici, ce n'est pas facile ... Un bon moyen de maintenir les pauvres pauvres et les riches riches !! D'ailleurs, les hôtels « d'État » sont de vraies pompes à fric : il font tout payer un prix exorbitant y compris la tasse de thé vert -1 dollar- qui est normalement gratuite dans tous les cafés et restaurants ! Et l'Etat perçot une taxe sur tout (laverie, repas, internet ...)

Le tourisme est en baisse : 1% du PIB, alors qu'il était de 5% il y a 5 ans. La faute à la dictature disent les gens. On m'a dit aussi que ça commençait à repartir.

Et pour un birman qui voudrait se rendre à l'étranger, ce qui est pratiquement impossible, il faut d'abord verser 5 à 600 dollars à l'Etat avant d'essayer d'obtenir un visa ! De toutes les rencontres que j'ai fait en Birmanie, guide compris, pas une seule personne n'est jamais sortie de son pays.

 

Quant à la religion principale, mélange de bouddhisme et d'animisme, elle est omniprésente, avec des milliers de monastères, de temples et de pagodes : 300 dans la seule ville de Mandalay! Et le paysage est parsemé à perte de vue, de stûpas dorés ou blanchis à la chaux, c'est très beau.  

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J'en ai visité plusieurs pendant un circuit de 2 jours Mandalay-Amarapura-Sagaing-Mingun.

Un circuit vraiment très intéressant au cours duquel on s'arrête admirer l'artisanat local qui est merveilleux : entre sculpteurs (marbre, pierre, bois) ateliers de tissage de soie et de coton, fabrication de marionnettes, de bijoux, et même des artiste-peintres, les birmans sont de merveilleux créateurs.

 

 

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 Départ vers Mingun en bateau, Marionnettes, Frappe des feuilles d'or (on les agrandit 7 fois) pour coller s les stûpas,

 

 

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Enfin une visite à ne pas manquer : celle du marché Zegyo, le plus grand jamais vu, les Galeries Lafayette style Birmanie ! On y trouve de tout sur 4 étages, on peut même se faire confectionner des habits sur place, au dernier étage, par des couturières qui utilisent des machines de 1940. Ce marché « couvert » se prolonge à l'extérieur par un immense marché alimentaire extraordinaire! Moi qui adore les marchés, ce fut un vrai régal :)

 

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 Les deux derniers jours que j'ai passé seule dans la ville m'ont permis de découvrir autre chose que ce que veulent bien nous montrer les tours-opérateurs, de recueillir des témoignages et de confirmer ma première impression : Mandalay est une ville d'une saleté, d'une pollution, d'une misère inimaginables. Les gens sont gentils certes, mais ils s'ennuient, -surtout les gens d'un certain âge-, dorment dans la rue, vivent au jour le jour de débrouille à 3 sous, ils ont peur, ils sont tristes sous leur apparence joyeuse. Par exemple souvent les petits serveurs de gargote se mettent à chanter à tue- tête, ce qui me surprenait au début , et puis j'ai compris que c'était pour tuer l'ennui et essayer de se mettre un peu de baume au coeur.

 

J'ai rencontré un couple de français qui arrivait d'un voyage en bus de nuit. Ils m'ont raconté leur aventure : le bus s'est arrêté en cours de route près d'un marché de nuit, quand des policiers sont arrivés et ont matraqué à mort un jeune qui venait soit disant de voler quelque chose au marché ... sauf qu'ils n'ont rien trouvé . Tout le monde faisait semblant « de ne pas voir » ... Le gamin a été ligoté et emmené sur une moto en très mauvais état.

Plus loin, le bus a fait l'objet d'un contrôle : les policiers s'en sont pris sans aucune raison à deux jeunes juste parce qu'ils avaient un look un peu « punk ».Ils les ont fouillés de fond en comble. La aussi ils m'ont raconté que les gens du bus sont restés impassibles, détournant la tête ... et que les 2 jeunes sont restés très dignes, faisant preuve d'un beau courage.

Et puis j'ai rencontré un jeune sur le quel je ne dirai rien ici, qui m'a fait des confidences à voix basse. Il ne souhaite qu'une chose : partir. Quitter son pays. Je garde de lui un souvenir ému et finis par comprendre cette tristesse qui se lit en filigrane sur les visages, cachée sous les sourires et les « hello! ».

 

 

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     1 - YANGON

 

Le présent change tout le temps, l'avenir est imprévisible ....Mon blog a été "bloqué" ou "censuré" dès mon arrivée  en Birmanie ; il m'a fallu attendre le Vietnam pour le publier. Vraiment ... imprévisible !!

 

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Après trois petits vols qui se sont enchaînés au dessus de nuées de nuages floconneux  et 7 heures plus tard je vais découvrir un autre monde...hors du temps. 

J'arrive à Yangon (Rangoon) l'ancienne capitale du Myanmar (Birmanie), certains me disent 40 000 habitants, d'autres 4 millions en comptant les banlieues...Allez donc savoir.

L''aéroport déjà, montre tous ses ors...

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Mais aucun.problème au passage de la douane.  

Ma guide « Tin Tin » (eh oui comme notre Tintin national !), m'attend.  

Une jeune femme très cultivée, qui parle un anglais remarquable, dont le mari est mort d'une cyhrose du foie (on boit beaucoup ici), et se débrouille seule avec une petite fille de 10 ans. Elle se montrera pleine de gentillesse et d'attention à mon égard pendant les 3 jours à venir.  

Je suis très surprise : le long du trajet entre l'aéroport et la ville, ce ne sont que larges et belles avenues bordées d'arbres, de parcs immenses, de somptueuses demeures autour du lac Inya le plus grand de Yangon. J'apprends que c'est le quartier des « officiels » et des « politiques ». Nous passons devant l'Université le quartier de la résidence surveillée de la « dame de Yangon »...  

 

La pagode "Shwedagon" 

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L'hôtel est situé tout près de la célèbre et incontournable pagode « Shwedagon »,( Shwe signifie « or » en birman et « pagode » lieu de prière) pagode sacrée depuis plus de 2500 ans, coeur de la vie religieuse, sociale et politique du pays. Je pars la visiter seule à pied très tôt le matin : le site ouvre à 4h!. Il est immense, véritable ville dans la ville. Et il faut bien le dire, absolument superbe. Je découvre un monde fantastique à la rencontre du bouddhisme et de l'animisme. Etonnant. Le grand stûpa d'or central (le « zedi » en Birmanie), de 100 mètres de hauteur, recouvert de 700 kg d'or brille dans la lumière matinale, sa girouette et son globe incrustés de milliers de pierres précieuses. Tout autour, des monastères, des abris de pélerins, des pagodons, des « tazaung » (petit stûpa) de toutes tailles parmi une multitude de toitures à étages, de pinacles, de flèches, d' oratoires ...

 

Ici comme partout ailleurs, le culte animiste des nats coexiste avec le bouddhisme. Les nats sont les esprits tutélaires des lieux. Ils y en a 37. Les offrandes quotidiennes qui leur sont faites sont destinées à conjurer le mauvais sort. Les birmans accrochent les statuettes des esprits aux branches des arbres.

 

J'ai eu la chance de rencontrer un vieux professeur d'histoire – 76 ans, sans travail, car son enseignement ne convenait pas aux autorités, et sans aucune retraite - qui m'a expliqué tout un tas de choses moyennant tout de même 4 dollars. C'est ainsi qu'il m'a fait faire ma prière puis m'a donné sa « bénédiction» devant le « bouddha du mardi » puisque je suis née un mardi : j'ai du verser un verre d'eau sur la tête dudit Bouddha et il a tenu ma main pendant qu'il récitait la prière ...

 

En effet , autour des pagodes, de petits autels marquent les 8 jours de la semaine (le mercredi est divisé en deux le matin et l'après midi) : chaque jour est symbolisé par une planète , un chiffre, et représenté par un animal. Je suis née un mardi (comme Pierrot) : mon chiffre c'est le 3 mon signe la lune et mon animal le tigre. C'est parait-il le meilleur jour : j'ai un 6ème sens!, donc je devrais avoir beaucoup de chance dans ma vie... (ou ce qu'il en reste :). Bien sûr il est recommandé de déposer son offrande dans la « donation boxe ». Il y en a une auprès de chaque autel, de chaque tazaung.

L'atmosphère est au recueillement et l' ambiance bon-enfant.

 

En Birmanie les femmes et les hommes portent tous et partout, tout le temps, le traditionnel

« Longyi », qui s'appelle aussi « Htame » pour les femmes qui le nouent sur le côté, et « Pasoe » pour les hommes qui le nouent devant.

Le longyi des femmes est souvent à motifs  géométriques, plutôt coloré.

Celui des hommes vert ou brun foncé à petits carreaux.

Les femmes ont toutes les cheveux longs ramassés en des chignons cylindriques. Les enfants qui vont à l'école portent des uniformes : chemises blanches et longyi verts. Mais la couleur peut varier selon leur lieu de résidence.

 

Ci dessous l'esplanade de la Pagode Shwedagon, qui m'a vraiment émerveillée par sa beauté et son atmosphère si sereine.  

 

 

 

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  Puis je pars au hasard vers le centre ville.  

Là les choses changent complètement. Une ambiance tout à fait indienne, comme un peu partout d'ailleurs en Birmanie, celle-ci étant une ancienne province « anglo-indienne », et cela se voit ! Il y a ici énormément d'indiens, ou de gens de descendance indienne. On y parle un tout petit peu mieux anglais qu'au Laos, et c'est tant mieux pour moi! Mais j'aurais tout de même beaucoup de mal à les comprendre à cause de leur fichu accent.

   

Le centre ville est dans l'ensemble en pleine décrépitude : partout d'anciens immeubles coloniaux décatis qui tombent en lambeaux et des trottoirs complètement défoncés, plein de trous qui peuvent être dangereux la nuit..Mieux vaut donc toujours avoir sa lampe de poche sur soi. D'autant plus que les trottoirs sont envahis de marchands à la roulotte et de tout un bric à brac incroyable... Les plus grandes avenues parallèles, sont coupées par de petites ruelles piétonnes qui valent vraiment le détour : tellement de fils électriques et autres, partout au dessus des têtes, qu'ils forment une vraie toiture laissant à peine filtrer le soleil, ce n'est pas plus mal car cela apporte un peu de fraîcheur et fait scintiller les lumières et les couleurs...Il faut se frayer son chemin à travers la foule grouillante et les échoppes qui envahissent tout.

 

Quant à l'état des taxis ...je vous laisse juger ! Même les billets ont un goût de vieux...

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Tous les cultes sont pratiqués: j'ai vu une église catholique, une grande mosquée, une église anglicane, et bien sûr tout un tas de temples hindous et bouddhistes.

 

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 Enfin  déjeuner local dans le quartier chinois : j'ai dû me tromper de commande car on m'a servi des viscères de poisson ... pas trop à mon goût !  

Ensuite j'ai tout vomi ...

 

Voilà qui finit bien ma première journée, pleine de contrastes, en Birmanie . Un pays qui, je le sens déjà, va me marquer profondément.


2 - BAGO:  

 

Le lendemain route vers le sud avec Tin Tin : 4 h de voiture pour atteindre le Rocher d'or dans l'Etat Môn.

 

La route est belle, moins défoncée que d'habitude (mais tout est relatif), le paysage est luxuriant, très cultivé, surtout de rizières vert fluo car c'est le début de la deuxième plantation de riz. On y voit aussi d'immenses espaces de plantation de teck et de palmiers à huile, sur des terrains ayant  manifestement fait l'objet de déforestations par brulis. On traverse de petits villages très pauvres, sur le bord de la route.

Maisons de paille et bambou, sur pilotis comme au Laos, chars tirés par des boeufs,  femmes qui portent d'énormes paniers d'osier sur la tête, comme en Inde.

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A 80 km de Yangon, premier arrêt sur la route à BAGO, capitale d'un royaume MON, connue autrefois sous le nom de PEGU, chef lieu de la division de Bago, pour y voir la pagode Shwemawdaw qui culmine à 114 m., date du 1er millénaire, et  est surtout connue pour la chute du « bourgeon de bananier » de son stûpa qui s'est écroulé en 1917, et est resté là depuis cette chute ... il est donc particulièrement vénéré.

 Bago pagode Shwemawdaw

Tin Tin m'a bien expliqué la composition d'un stûpa :

-         Tout en haut le globe d'or recouvert de pierres précieuses

-         une tige sur laquelle est fixée une girouette incrustée aussi de pierres précieuses

-         en dessous l'ombrelle « de Mindon » entourée de cloches (la Shwedagon a 1400 cloches)

-         un bourgeon de bananier

-         une fleur de lotus (symbole de la sagesse de Bouddha)

-         un bol à aumônes renversé

-         une cloche

-         plusieurs terrasses superposées

-         la base du stûpa entouré de pagodons

 

                           mon voyage 2010 024mon-voyage-2010-011.jpg                                                                                                                                                                                                             

 

Dans une autre pagode de Bago, on peut voir un très grand (et tout neuf) bouddha couché ( le Bouddha couché de Shwemawdaw) dans la position de la « relaxation totale » de 55 m de long, et dont les dessins sculptés sur ses immenses pieds racontent les préceptes  bouddhistes.  

 

       bouddha-couche-de-Bago.jpgles pieds du bouddha                                                                                                               

 

3 -  le ROCHER d'OR (le KYAIK-HTI-YO).  

 

Une vraie merveille, j'ai adoré cet endroit. Un côté Bénares et cour des miracles, les infirmes en moins.

Effectivement considéré comme l'une des trois merveilles du pays, avec la pagode Shwedagon de Yangon, et le Mont Popa de Bagan.

Le Rocher d'Or fait l'objet d'un pèlerinage essentiel pour tout bouddhiste, comme la Mecque pour un musulman.

 

Il faut bien comprendre que l'on ne monte pas au Rocher d'or (1400 m d'altitude) comme ça!...

On s'arrête en bas à la « station », on y laisse la voiture, pour prendre un « truck », seul autorisé à effectuer la bonne heure de "grimpette" par une petite route très pentue et cahoteuse. Chaque truck part lorsqu'il a fait le plein de voyageurs serrés sur des bancs de bois, les valises entassées comme on peut à l'arrière du véhicule. 50 « locaux » autorisés au maximum (qui est souvent dépassé...) ou 20 phalangs (étrangers). Tin Tin a bien négocié l'affaire et nous avons  pu monter, à l'aller comme au retour, dans un truck pour les locaux, moyennant une négociation assez épique, sur le siège avant à côté du chauffeur ( qui conduit pieds nus!) !! Ouf, merci pour mon dos !!.

 

déchargement-copie-1 ma place 

     

 

 Cela ne s'arrête pas là : arrivé sur l'esplanade en terre entourée de boutiques, on est loin d'être arrivé : il faut GRIMPER A PIED !... les « porteurs »   se précipitent pour vendre leur services ... les chaises à baldaquin sont de service pour les personnes en difficulté... et nous voilà parties, à pied cette fois, pour une heure de grimpette supplémentaire. Notre porteuse de sacs était jeune, veuve (elle aussi : cyhrose...) et mère d'une petite fille de 3 ans qui nous accompagnait sans broncher avec des tongs qui faisaient « couic couic » à chaque pas ... Elle m'a vraiment fait de la peine. Nous l'avons reprise au retour, et en nous quittant, elle a pleuré.

 ma porteuse chaise à porteur 

 

 

Il y a ce rocher, qui tient en équilibre au bord du précipice retenu bien sûr par un cheveu de Bouddha, recouvert d'or ( que seuls les hommes ont le droit d'appliquer et de toucher),

 

mon voyage 2010 047 mon voyage 2010 043 

     

 les cloches

 mais il y a surtout ici, autour du centre du site, en descendant les ruelles qui l'entourent (on a compté avec Tin Tin, que l'on avait descendu et monté plus de mille marches - très hautes en plus!-  un site immense, un spectacle permanent de traditions culturelles en tous genres, de scènes de la vie quotidienne, qui surprennent, choquent ou émerveillent les visiteurs occidentaux. Abris pour pélerins, boutiques de bouddhasseries et souvenirs, effluves odorantes des gros bâtons d'encens incandescents plantés dans des vasques sur trépieds,  groupes de pélerins accroupis qui psalmodient, prières incessantes et tintinnabulements de mille clochettes invisibles agitées par la brise du soir. Un autre monde. Tellement riche.

 

 mon voyage 2010 083mon voyage 2010 084

 

Et une rencontre très sympathique avec un groupe de jeunes filles (des lycéennes venues visiter le site) ...qui ne voulaient plus me laisser partir ! 

discussion avec des petites filles

 

 mon voyage 2010 073bétel (feuille de menthe+bétel nut+feuille béte-copie-1

Préparation du bétel : feuilles de bétel, chaux, et noix d'arec . 

  800px-Betel_nuts_-from_bottom-.jpg 

 

 Les ingrédients culinaires aussi sont  hallucinants et j'ai beaucoup appris à ce sujet grâce à Tin Tin. Elle m'a appris à reconnaître les palmira nuts ( du palmier) , les ice potatoes, l'arbre des noix de cajou, les différentes sortes de mangues, les Yarn ou sweet potatoes ... m'a fait goûter au yellow sticky rice (un riz de désert mélangé a du curcuma, du sucre, de la noix de coco ), aux différents tempora ou samosa ( beignets fourrés et frits à l'huile ).  

 

 Tin Tin m'a expliqué comment on faisait la poudre de  Thanaka dont les femmes se badigeonnent le visage pour avoir une belle peau et rester fraîches (on mélange tout simplement de la poudre de bois de thanaka avec de l'eau sur une plaque de métal. La poudre de tanaka est aussi réputée pour son effet antiseptique.

 

 Enfin j'ai été initiée à  la fabrication du "bétel" : sur des feuilles de bétel qui ressemblent à des feuilles de thé, on dépose un peu de chaux (oxyde de calcium) et de la noix d'arec, on replie, la préparation prend le nom de bétel et c'est prêt à être mastiqué puis craché ... la salive devient rouge sous l'effet conjugué de la chaux et de l'arec.

On en trouve partout, à tous les coins de rue.

 

Poudre de tanaka: 

 bois de thanaka poudre pour la peau mélange de la poudre avec de l'eau 

 

mon voyage 2010 059

   

Tin Tin attablée pour la dégustation de beignets :   

 J'ai aussi tenté le massage de jambes très local, ,  dans la rue,  à l'huile « miraculeuse »  de plantes sauvages, au milieu de grappes de bois de santal. Cela m'a fait beaucoup de bien après toutes ces marches grimpées!

bois de santal

Sur  le site du Rocher d'or, il y a  beaucoup de femmes et de fillettes,  des hommes aussi, qui travaillent dur, pendant que les bonzesses, en robe orangée et crâne rasé viennent en pélerinage, et que les moines en robe grenat font l'aumône:

les-enfants-travaillent.jpg mon voyage 2010 009 

     

 bonzesses rasées aumône-copie-1 

     

 Notre hôtel était très bien situé à 250m de l'entrée du site,  j'ai pu ainsi y retourner plusieurs fois, notamment au coucher du soleil, pour m'en mettre plein les yeux et la tête.

mon voyage 2010 067 de ma fenêtre - hotel top montain 

     

Ces deux jours passés au Rocher d'Or ont été absolument  merveilleux :

 Merci Tin Tin !

 

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  LA BIRMANIE ou UNION DE MYANMAR

16 janvier au 5 février 2011 

 

Le 16/1 : vol PAKSE / RANGOON arrivée le 16,

Visite de la pagode Shwedagon

17 et 18 et 19 : le Rocher d'Or, Bago et retour à Rangoon

Le 20 nuit à Rangoon

21 : vol pr MANDALAY

21/26 : Mandalay et environs

26 : départ en bateau sur l'Irrawady pour Bagan

26/30 Bagan

30 : vol pour HEHO puis Pindaya (   Kyaikhteeyoe : Golden Rock Buddhist Site) - nuit à Pindaya

31/ 02 : Lac Inle

3 : retour en avion à YANGON

5 février: départ pour Hanoi

 

 

Burma en

.

Carte Birmanie - Plan Birmanie

  

L'ancien et le nouveau drapeau :

 

 Le nouveau drapeau est constitué de trois bandes égales jaune, verte et rouge. Il  est surmonté d'une grande étoile à cinq branches qui occupe 6/ 7 e de la hauteur.

 Le jaune représente la solidarité ; le vert la paix, la tranquillité et le végétal de l'environnement du pays ; et le rouge la valeur et l'esprit de décision. L'étoile représente « l'existence perpétuelle de l'Union consolidée ».

 Ce drapeau ne respecte pas une des règles de l'héraldique, puisqu'il superpose de l'argent (blanc) sur de l'or (jaune).

 

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 Géographie :

 

 Le Myanmar est un pays du Sud-Est asiatique situé dans la péninsule indochinoise.

D'une superficie de 678 500 km2 (plus grand que la France : 547 000 km2) pour une population de 51,5 millions d'habitants.

 Il est limité :

- à l'Ouest par l'Océan indien (mer des Andaman et golfe du Bengale), le Bangladesh et l'Inde.

- au Nord par la région autonome du Tibet (Chine)

- à l'Est par la Chine (Yunnan), un tout petit bout du Laos, et la Thaïlande jusqu'au golfe de Thaïlande.

Le pays s'allonge sur 1900 km du nord au sud et 900 km dans sa plus grande largeur d'Ouest en Est.

Il est entouré de hauts reliefs (à l'extrême nord le mont Hkakabo culmine à 5881m!) qui forment un espèce de "fer à cheval" entourant une vaste plaine centrale sèche

traversée sur toute sa longueur par le fleuve Irrawaddy, navigable sur 1500km au Myanmar et dont le vaste delta aux terres fertiles arrive dans le golf du Bengale.

En période de mousson, de juillet à décembre, les pluies sont abondantes dans l'ouest. La saison sèche débute en janvier et prend fin en juin.

La température moyenne oscille entre 25 et 30° en basse altitude. Mais il peut faire froid même l'été dans le centre dès que l'on prend un peu d'altitude …J'ai donc prévu une petite polaire en plus de mon K-way habituel : je verrai bien !

 

Données historiques :

 

 L'histoire du Myanmar a toujours été marquée par l'influence culturelle et religieuse de l'Inde, et par les guerres entre les différents empires et royaumes qui se sont succédés.

Le premier empire fut fondé par les Môns bouddhistes au XIe siècle.

Puis vinrent les Birmans des régions de l'est du Tibet : le célèbre roi birman ANAWRATHA conquit le royaume Môn et fonda le fabuleux royaume de Bagan et ses milliers de temples et pagodes en 849.

Puis ce fut les Mongols qui s'emparèrent de Bagan (Qubilai Khan) et la chute de Bagan plongea le pays dans des guerres tribales pour plusieurs siècles …

 1824 - 1942 : époque de la colonisation : les anglais occupent Rangon puis l'ensemble de la Birmanie intégrée à l'Empire des Indes. Les habitants du pays réagirent très mal à la colonisation extrêmement brutale et maladroite des Britanniques.

 1942 - 1948 : Invasion des Japonais.

-Finalement au lendemain de la seconde guerre mondiale, la Birmanie proclame son indépendance (négociée par le Général Aung San) le 4 janvier 1948.

- Il s'ensuit une relative période de prospérité troublée par les rebellions des minorités ethniques (notamment les Karens et les Shans) ainsi que les contestations bouddhistes.

-Depuis 1962, le régime en place est un régime militaire à parti unique, dirigé depuis 1997 par le Général Than Shwe à la tête du SPDC "Conseil d'Etat pour la Paix et le Développement"

-en 1989 le Myanmar ("le pays merveilleux") pris le nom d'"Union de Myanmar"

-En 2005 une nouvelle capitale est créée à 300 km au nord de Rangoun : Nay Pyi Daw

-En août/septembre 2007 la hausse brutale du coût des carburants provoque un mouvement de protestation populaire auquel les moines bouddhistes participent.

-En 2008 : Le cyclone Nargis ravage le delta de l'Irrawaddy, grenier à blé du pays, faisant plus de 130 000 morts et 2 millions de personnes sans abri.

-En 2008, un projet de nouvelle Constitution a été adopté. Le but essentiel est de préserver l'unité de l'Union du Myanmar : l'Union du Myanmar est donc une République fédérale composée de 7 Etats et de 7 Provinces.

-2010 : des élections législatives (Parlement et Assemblées provinciales) ont eu lieu le 7 novembre, et Aung San Suu Kyi vient d'être libérée au moment même où j'écris cet article, le 19 novembre 2010.

 

Nous sommes aujourd'hui le 4 novembre 2016, et je complète l'histoire de la Birmanie par cet article en date du 30 mars 2016 : la victoire d'Aung San Suu Kyi

HISTORIQUE. Aung San Suu Kyi et les démocrates officiellement au pouvoir en Birmanie

30 Mars 2016

Ce 30 mars 2016 fut une journée historique pour toutes les Birmanes et les Birmans! Une journée qu'ils ne sont pas prêts d'oublier! Après 56 ans de pouvoir militaire et une résistance inlassable, Aung San Suu Kyi et les démocrates ont, très officiellement, pris le pouvoir et les rênes du pays!

Htin Kyaw, un des plus grands économistes de Birmanie et proche d'Aung San Suu Kyi, a prêté serment devant l'Assemblée et est devenu le tout premier Président démocrate, ouvrant ainsi une nouvelle ère.

Aung San Suu Kyi, encore interdite de Présidence par la Constitution militaire toujours en vigueur jusqu'à sa refonte, a, quant à elle, pris la tête d'un super Ministère.

Selon ses voeux et ceux des démocrates, elle sera responsable à la fois de l'Education, de l'Energie, des Affaires étrangères et des Affaires présidentielles.

Afin de travailler d'urgence à la pacification du pays et au respect de toutes les ethnies, ostracisées et violentées par l'ex-pouvoir militaire (tels les Rohingyas, les Kachins, etc.), elle a annoncé la création d'un Ministère des Ethnies, tout spécialement chargé de cette mission, ô combien urgente et nécessaire.

Pour en finir définitivement avec les années-sang, peur et violences, Aung San Suu Kyi, fidèle à l'éthique de Nelson Mandela, a appelé une nouvelle fois, toutes et tous, sans exception, à reconstruire ensemble et dans la réconciliation, une Birmanie nouvelle, pacifiée, respectueuse et démocratique.

Rédaction France Aung San Suu Kyi

 

Les données démo-linguistiques :

 

L'Etat birman, né des frontières que lui a laissé le Grande Bretagne, forme donc une union fédérale (d'où son nom d'Union du Myanmar) composée de sept Etats et de sept Provinces (ou divisions) administratives.

 

Je n'arrive pas très bien à saisir ce qui différencie les "Etats" des "Provinces" … il semble que les Etats soient peuplés de non-birmans, tandis que les divisions seraient peuplées de Birmans.

 

Toujours est-il que le pays englobe plus d'une centaine d'ethnies et donc de langues, et c'est sans doute un des aspects les plus intéressants d'un voyage au Myanmar .

- Les Birmans : 75% ,34 millions, leur langue maternelle est le birman (famille sino-tibétaine)

- Les Shans :11% : 3 millions, langue le Shan (famille sino tibétaine)

- Les Arakans : 6%: 2,3 millions, langue le Shan,(famille sino-tibétaine)

- Les Karens : 5% 6 sous ethnies, environ 6 millions. (Tous de la famille sino-tibétaine).

- Les Môns : 3% : un peu plus d'1 million, langue le pegu,(famille austro-asiatique)

- Les Kachins :2,5% 700 000, langue le jingpho (famille sino-tibétaine)

Et bien d'autres … on y retrouve par exemple les Hmongs , les Nagas, les Akhas comme au Laos.

Il y a aussi plus de 150 000 chinois et 800 000 indiens.

 

Ce qui me parait intéressant de noter c'est que les Birmans, qui représentent 75% de la population occupent 1/3 du pays, alors que les autres minorités qui représentent environ 23% de la population seulement, occupent les 2/3 du territoire.

 

On voit aussi sur la carte qui suit, que les "Divisions" tracent pratiquement une ligne droite nord/sud, alors que les "Etats" des minorités entourent cette ligne à l'est et à l'ouest.

 

birmanie eth

 

  L'alphabet birman repose sur le sanskrit et le pali les deux langues sacrées du bouddhisme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le Laos est un pays en voie de développement : c'est toujours une situation complexe...

et les chiffres "à jour" difficiles à obtenir. 

 

Ce qui m'aura le plus marquée, c'est :

  • l'extrême pauvreté, surtout celle des minorités qui ont un degré d'acculturation plus ou moins grand en fonction de leur cohésion sociale et de leur position géographique. C'est ainsi que les minorités du sud m'ont paru beaucoup plus pauvres et « primaires » que celles du nord, qui pourtant le sont déjà. On pourrait ajouter des contrastes entre riches (peu nombreux) et pauvres, souvent criants et choquants (mais là rien de vraiment inhabituel...). Cependant  il ne semble pas y avoir de jalousie : le fatalisme accepté? L'indice de développement humain est de 0,553, soit le 133ème pays sur 177.En 2009, le revenu moyen par habitant était de moins de 1 euro par jour. Cependantselon les chiffres officiels, le laos a connu une croissance annuelle moyenne de 7,9% entre 2006 et 2010 et veut sortir de la liste des pays les moins avancés d'ici 2020.

  •   

  • La population : le nombre incroyable de petits enfants. La génération actuelle compte 5 enfants, la future devrait en avoir 2. Les lao sont constitutionnellement monogames, mais certaines ethnies sont autorisées à la polygamie.

  •  

  •  Le niveau très faible de l'éducation, bien que le système éducatif soit le même qu'en France, (sauf que l'entrée à l'université se fait sur concour). Les Lao ne parlent pas du tout français, ni anglais (sauf dans le tourisme). L'état civil n'existe pas (sauf pour les fonctionnaires m'a- t -on dit!) Il est donc impossible de déterminer le nombre réel d'habitants malgré les recensements effectués ici et là. En revanche, tout candidat à la naturalisation perd sa nationalité d'origine lorsqu'il est naturalisé. Cependant l'éducation est en progrès : 72% de scolarisation dans le primaire et un taux d'alphabétisation de 58% . Tant mieux car c'est la  seule solution pour que le pays s'en sorte.  

  •  

  • La santé est dans un état asez déplorable : l'espérance de vie est de 50 ans. Il y a certes des hôpitaux, mais pas de médecins suffisamment qualifiés pour se servir des équipements. Les gens sont obligés d'aller en Thaïlande se faire soigner, et certaines femmes même pour y accoucher. .

  •  

  •  Les femmes travaillent beaucoup à des travaux pénibles : coupe du bois, récolte, marchés, portage, restaurants, enfants ... ceci dit, elles sont souvent d'un nonchalance et d'une décontaction  surprenante... ou rassurante! Pas plus tard que ce matin par exemple, je suis allée me faire faire des soins de pédicure (2 euros quand même!) : le jeune fille ne pensait qu'à bien placer son portable à côté de mon pied pour ne pas en perdre un brin et à rigoler avec sa copine elle aussi branchée sur son portable tout en regardant la télé !!

  •  

  • Les hommes sont surtout employés à tout ce qui est mécanique, conduite des véhicules,  bâtiment... mais dans l'ensemble ils me semblent assez "mous" et peu ambitieux. Ils boivent et fument beaucoup. On les voit souvent dans les villages, accroupis sans rien faire. Ils sont parait-il, très infidèles. Pour illustrer cela deux proverbes lao : 1 : « pour tout travail donné, il faut soit un français, soit 4 vietnamiens, soit 8 cambodgiens, soit 16 lao ». 2 : « Le vietnamien plante le riz, le cambodgien le regarde pousser, le lao l'écoute pousser, le thaïlandais le coupe, le chinois le vend ! ». C'est vrai qu'ici les gens me semblent plus indolents qu'ailleurs. Ce qui n'enlève rien à leur  grande gentillesse. 

  •  

  •  La religion bouddhiste et animiste est omniprésente, mais comme d'habitude on se demande quelle rôle elle tient en réalité. Elle permet c'est sûr, à des enfants pauvres de « trouver » un abri, aux adultes de croire en des jours meilleurs ... je discutais ce matin encore avec de jeunes novices du temple d'à côté : des enfants de 12 à 20 ans qui étaient là pour certains d'entre eux, depuis plusieurs années. Ils apprenaient trois mots d'anglais sur leur unique cahier, et ne savaient pas ce qu'ils allaient faire plus tard...on peut se poser des questions ... 

  •  

  •  Le manque d'infrastructures à tous les niveaux : pas de voies ferrées, pas ou très peu d'usine (on exporte tous les produits récoltés et on importe beaucoup des pays voisins qui ne demandent pas mieux), le pays, essentiellement agricole, n'est pas auto suffisant en riz, son aliment principal. Pas de liaison aérienne directe avec les pays développés : passage obligé par Hanoï ou Bangkok. Pour me rendre à Rangoon demain je dois passer par Bangkok !! Les relations avec la France sont excellentes : le Laos est demandeur de présence et d'investissements français pour faire contrepoids à la Chine, l'ASEAN porte d'ailleurs un grand intérêt à la présence de l'Europe.

  •  De même au niveau du tourisme, (10% du PIB) le pays a des atouts importants, c'est un  pays magnifique à visiter, très intéressant sur le plan culturel , mais qui manque d'infrastructures hôtelières de bon niveau. Excepté à Luang Prabang bien sûr, où c'est peut-être d'ailleurs l'inverse. La durée moyenne de séjour des touristes au Laos est de 5,6 jours en absence de compagnie aérienne nationale. Avis aux investisseurs français !

  •  

  • Quant au régime politique, dans la population c'est le calme plat. Un laotien me disait : "ici c'est bien parce qu'il n'y a qu'un seul parti, dont donc pas de débat et pas de contestation comme en Thaïlande!" . Les députés sont élus au Congrès par circonscription, tous les 5 ans, mais ils doivent être inscrits sur la liste des candidats agrées par le Parti (ces listes obtiennent 95% des voix aux élections).Je regrette de n'avoir pas pu aborder la question. 

  • En juin 2011, l'Assemblée nationale du laos, contrôlée par le parti communiste au pouvoir, a reconduit pour 5 ans le Président et n° 1 du parti unique (PPRL): Choummaly Sayasone, un ancien militaire.

  •  Enfin ce qui m'a marquée aussi c'est la télévision que les lao regardent beaucoup, bien qu'elle soit sans grand intérêt entre pub et chansons douces...le bruit, la musique  envahissent  l'atmosphère...

  • La nourriture, elle est très bonne, sans être très variée : soupes de légumes,  poissons grillés, et  riz gluant....  Mais je suis peut être un peu difficile :) !!

  • Voilà ce qu'en tant que touriste, j'ai pu apprendre et ressentir au Laos, c'est sans doute insuffisant : je suis bien consciente que les pays en voie de développement ont la vie rude ... on leur souhaite bonne chance, au laos en particulier, un  pays magnifique à visiter abslument  parce qu'il  ne laisse pas indifférent... et que les avis partagés  le concernant sont toujours intéressants.

  •  
  • Pour reprendre jean d'Ormesson, je dirais:: "rien n'est jamais acquis ni assuré pour toujours : les institutions, les systèmes, les doctrines, les hommes passent leur temps à s'élever et à être abaissés. C'est le sort des empires, des religions, des ambitions. On dirait que l'histoire se résume à une lutte entre forts et faibles : par une ruse de l'histoire, ce sont les plus faibles qui deviennent les plus forts. Les maîtres règnent, les tyrans exterminent, les orgueilleux tiennent le haut du pavé, mais partout à la longue, les esclaves l'emportent sur les maîtres, les peuples sur les tyrans, les humbles sur les orgueilleux. C'est la loi.

    Les pays qui ont avancé reculent, et ceux qui ont été dominé prennent leur revanche : c'est une résurrection triomphale".  

  •  

  • Quant à moi, j'ai laissé le voyage me prendre par la main, j'ai oublié mes certitudes et mes repères, et ce fut le début d'un belle aventure. .. je m'en suis enrichie.

  • Rien que pour cela  "Merci le Laos!".

 

 

 

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Mon itinéraire sera le suivant : direction tout au sud près de la frontière cambodgienne pour vi les chutes d'eau de  KONE PHAPHENG, les  plus impressionnantes du pays.

Puis les îles très tranquilles de , DON KHONE, et DON DAENG toujours à l'extrémité sud.

Retour sur le continent par le plateau des Bolovens  (ses plantations de cafés et ses minorités ethniques), et les chutes d'eau de TAD LO et Tad Fane.

enfin 3 jours à Paksé avant de prendre l'avion pour Bangkok via Savannakhet.

 

Les "quatre mille îles" (Province de Champasak) 

  bonne carte !

 Pakse-laos-map

 mon voyage 2010 095

 

mon voyage 2010 096

 

Ce matin donc, lever à 4h.pour prendre l'avion en direction de PAKSE (capitale de la Province de Champasak), où j'arrive une heure et demie plus tard.

 

Rencontre très agréable avec Vilhad (il était à l'école à Ventiane avec Duangmala!) qui va me guider pendant quelques jours.

 

 Sans perdre de temps, nous partons à l'aventure : descente de la « grande » route construite par les français, qui traverse le Laos du nord au sud en suivant le cours du Mékong, devenue la « nationale 13 », toute droite à travers une vaste plaine, parsemée de rizières asséchées . Dans le sud du Laos, on ne fait qu'une récolte par an.

 

On s'est arrêté sur le bord de la route pour acheter un paquet de papayes ou les « manpao » sortes de "radis blancs" que l'on trouve partout ici,  afin que je goûte : c'est très bon (" seib lay") !

 

 

  mon voyage 2010 003

 

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Trois heures plus tard, nous arrivons dans la région « des 4000 îles » (Si Phan Don), un archipel qui s'étire sur 50 km au milieu du Mékong lequel atteint par endroit 14 km de largeur, la plus grande de tout son cours (4350km) , parsemé de centaines d'îles et d'îlots qui affleurent à la saison sèche.

 

 Premier arrêt aux chutes de KHON PHAGHENG, à 15 km de la frontière du Cambodge.

Là le Mékong s'emballe ... les pêcheurs pêchent à la nasse quand le niveau de l'eau est assez haut.                                                     mon-voyage-2010-005-copie-1.jpgmon-voyage-2010-054.jpgmon-voyage-2010-008.jpg                                                     

Puis nous remontons la nationale 13 jusqu'à un embarcadère où nous prenons un bac qui nous emmène sur la plus grande île de l'archipel : DON  KHONG (« don » signifie « île » en laotien). Une île toute plate, couverte de rizières, très peu peuplée et silencieuse : un peu de calme après Ventiane ça fait du bien ! J'apprécie beaucoup. D'autant plus que Vilhad m'emmène visiter une entreprise familiale de fabrication de sucre de palmier ... je ne savais même pas qu'avec les palmiers, l'on faisait du sucre !

 

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Voilà l'affaire :

On (enfin JE ...) grimpe dans le palmier le long d'une échelle de bambou

Tout en haut, on cueille les fleurs du palmier (mâle et femelle!)

Puis on les presse très fort et longtemps  dans des tiges de bambou  pour en faire sortir le jus 3 jours plus tard,

 On fait bouillir ce jus (auquel on a ajouté un morceau d 'écorce pour enlever l'acidité), pendant 4 heures dans une marmite au feu de bois, jusqu'à évaporation complète : on obtient alors une pâte brune.

Si l'on veut  faire des bombons ronds de diverses grosseurs, on verse la pâte dans de petits rouleaux de feuille de bambou ... puis lorsque c'est bien froid et solide, on « démoule »!

Et voilà de délicieux bombons au goût de caramel :)

 

Quant aux fruits du palmier, ils se mangent aussi en légumes ou en en dessert, suivant leur degré de maturité

 

 

Le lendemain nous reprenons une jolie barque à moteur pour 2 h de descente ... assez dangereuse (j'ai fait un petite prière à Bouddha pour que l'on ne chavire pas avec toutes mes affaires à bord ... mais ça c'est bien passé :)

 

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« bomi banha » = « pas de problème » !! Une expression que je commence à connaitre ...

Nous arrivons à l'île de DON  DET réputée pour ses routards qui consomment de la drogue dure.

 

Le pavot et l'opium :

On appelle pavot toutes les papaveracées du genre papaver, regroupant plusieurs espèces allant du coquelicot (rouge et blanc) au pavot à opium (ou pavot somnifère ou pavot blanc) psychotrope, qui peut être utilisé à des fins ornementales, alimentaires ou médicinales. En effet le pavot à opium contient de la codéine et de la morphine (dont l'on fait un usage pharmaceutique). C'est cette morphine que l'on transforme en latex puis en héroïne;

La culture du pavot est une pratique traditionnelle très ancienne dans cette partie du Laos, de même que la fabrication d’opium. Ce produit narcotique a donc des vertus médicinales connues depuis l’antiquité et, sous certaines formes (huile, sève), entre dans la consommation alimentaire quotidienne des paysans laotiens qui le cultivent.

Les fumeries d’opium sont d’ailleurs restées un commerce parfaitement légal au Laos jusqu’au milieu des années 70. L’explosion du marché mondial de la drogue depuis trente ans a néanmoins introduit de graves déséquilibres dans cette activité jusqu’alors « limitée » : la pression de la demande et la flambée des prix ont incité les zones de culture du pavot à produire davantage (notamment sous forme d’héroïne, une forme raffinée de l’opium, plus facile à transporter), et les phénomènes de toxicomanie « dure » tels qu’on les connait en Occident, bien loin de l’usage médicinal traditionnel du produit, ont fait leur apparition depuis plusieurs années au Laos même.

Actuellement la culture du pavot est interdite, et le gouvernement tente d'inciter les gens à faire autre chose...

Je n'ai personnellement pas vu de plantation de pavot, ni dans le nord, ni dans le sud, et encore moins bien sûr « d'usine » de transformation en opium ou héroïne, mais on m'a dit que cela existait encore pas mal, et était toujours une source importante de revenu pour le Laos ... et pour certains de ses habitants qui recyclent.

 

Nous ne nous sommes donc pas arrêtés à Dan Set, mais sur l'île suivante : DON KHONE, le paradis des grenouilles , des noix de coco , du bétel, et des dauphins ... une vieille dame était en pleine activité de pilage de bétel pour en bourrer sa pipe. 

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Don Khone est aussi le paradis des balades à vélo (j'en ai fait 2 fois 3 heures sur des chemins caillouteux avec à la clé un bon mal de dos ... mais je n'ai pas osé refuser : c'était si beau !) et des promenades en barques « très très rustiques » !! ...

 

Un endroit absolument splendide, qui m'a fait penser à Cochin (les backs waters) en Inde. On navigue dans la mangrove fleurie comme des orthensias, au milieu des îlots, des rochers, des arbres tous penchés dans le même sens par courant. C'est d'un calme absolu et le paysage, quand la lumière descend, est vraiment magique. Nous étions à une centaine de mètres de la frontière cambodgienne lorsque nous avons enfin aperçu quelques épines dorsales de dauphins, après avoir attendu quand même une bonne heure à midi en pleine cagnasse . Il fait très chaud : 30 à 35° du matin au soir, alors que dans le nord il fallait bien se couvrir en fin de journée. Pas une goutte de pluie depuis que je suis arrivée au Laos : c'est la saison sèche. En revanche, beaucoup de moustiques et de moucherons ... qui ne sont, parait-il, pas dangereux à cette époque de l'année. A voir ... je le saurai bientôt, je me suis fait piquer.

 

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Nous reprenons route et bateau pour une autre île, située dans la province de Champasak : l'île de DON DAENG.

 

Sur la route, près de Champasak, visite d'un village de sculpteurs sur bois et du fameux VAT PHU , un ancien sanctuaire Kmer, dédié à Shiva, puis aujourd'hui plutôt à Bouddha... le plus ancien du Laos. L'un des joyaux dont le Laos est très fier ! Ce temple est en très mauvais état et en cours de reconstruction. Il est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2001. Le site archéologique comprend 3 niveaux et des centaines de marches très hautes qu'il m'a été très difficile de monter.

 

Mais du sommet du complexe, la vue est superbe sur les plaines environnantes. Les datations de l’ensemble sont encore relativement imprécises, mais les archéologues pensent que l’édification progressive du Vat Phu s’étend du VIe au XIIe siècle. Sa fondation serait donc antérieure à la « période angkorienne » constituant l’apogée de l’immense Empire khmer. Certains historiens estiment même que Champasak, avec le Vat Phu comme principal site sacré, a peut-être été la capitale du royaume de Chenla, précurseur à partir du VIe siècle de ce qui deviendrait plus tard l’Empire khmer, avec Angkor pour capitale.

 

 

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En arrivant à Don Daeng une curieuse surprise m'attendait : à la descente de bateau, il a fallu prendre un « tracteur » pour traverser la « plage » et rejoindre l'hôtel, tant le niveau de l'eau du Mékong est bas ! Un souvenir inoubliable ! Qui s'est terminé par une autre bonne surprise : sur cette île paradisiaque (on se croirait à Tahiti :) , où il n'y a RIEN que des plages et des palmiers, un bel hôtel m'attendait Je reconnais qu'une fois de temps en temps ça fait du bien !! j'ai passé une heure sous la douche et j'ai fait le grand ménage/lessive de mes affaires, avant de déguster un délicieux poisson du Mékong cuit à la vapeur avec des pommes de terre ! (Whaou ... c'est c'était génial, et ce n'est pas David qui va me contredire :) - je donne quand même le nom de cet hôtel aux amateurs de luxe : « La Folie Lodge » !! Une vraie folie !! (mais bon c'est la première fois, et pour une nuit ça suffit car pas très sympa les touristes « luxe »... même français ils ne vous adressent pas la parole...). mon-voyage-2010-093.jpg

  

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  Le plateau des Boloven

 

Le lendemain nous quittons la région des « 4000 îles » pour remonter toujours la nationale 13 puis la route 20, en direction de la province de SALAVAN, et du PLATEAU des BOLOVENS « la patrie des LANVENS » qui vivent comme partout au le sud du Laos, dans des maisons sur pilotis.Cette région est habitée par des groupes môn-khmers (Alak, Katu, Ngay, Tayoy, Suay).Cette région, une des plus bombardées pendant la guerre, s'étend sur trois provinces : Salavan, Sékong et principalement Champassak. Disposant d'un climat très agréable et de terres très fertiles, les Boloven représente la région productrice de café la plus importante du Laos : de nombreuses familles ont déménagé sur ce plateau afin de profiter des récoltes de café, introduit par les coloniaux français à partir de 1920.

 

 Nus nous arrêtons dans un village LAVEN : animistes et chamanistes ( on se fait prédire l'avenir par le MO DOU ), ils vivent de façon très primitive, de plantations d'hévéas et de teck, ainsi que de la culture de fruits et d'huile de palme. Quelques femmes tissent devant leur maison, assises par terre, les jambes allongées supportent le métier à tisser. Elles font des « SIN » ces robes de soie aux multiples motifs colorés.

 

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  Arrêt dans un village de l'ethnie KATU . Leur caractéristique : ils sont polygames, mettent les morts dans un cercueil qu'ils conservent sous les pilotis de leur maison . ..ce que j'ai pu constater. Ils vivent essentiellement de la culture du café ( Arabica -le champagne du café comme on dit ici - et Robusta selon la saison ) qui est d'excellente réputation et s'exporte très bien en Thaïlande, au Vietnam. Mais il n'y a malheureusement pas de fabrique de poudre de café sur place. Les grandes marques de café lao sont « Seenouk » et « Dao » noms que l'on retrouve sur les paquets.

 

 

 

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Enfin, un village de l'ethnie NGAY , où les maisons sont disposées en cercle autour d'une place où se trouve le « bâtiment central » lieu de réunion du village rassemblé par le chef qui sonne la cloche. S'y déroule notamment la grande fête annuelle du sacrifice du buffle, durant la pleine lune de mars : le chef tue le buffle à coups de lance, et les morceaux sont distribués aux villageois.

 

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  Arrivée enfin à mon point de chute pour 2 nuits : le village de TAT LO (treck, promenade à dos d'éléphant, cascades...) , très pauvre, et très sommaire, ce qui me panique un peu, car mon guide vient d'être rappelé en urgence à Paksé ou un groupe l'attend ... il s'est trompé dans son programme !! Bomi banda : je le laisse partir ... il va falloir que je me débrouille seule dans mon-voyage-2010-046.jpg

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cette jungle .

Quand je lis dans mon « Lonely Planet » qu' « atteindre les villages de cette contrée reculée tient de l'expédition et requiert une bonne dose d'audace » ... je me dis que je peux être assez fière de moi :) N'exagérons rien tout de même je n'ai pas dormi à la belle étoile, même si ma chambre n'a pas de fenêtre, et si j'ai du plier ma couverture en deux pour ne pas avoir trop froid ... et puis je profite de la compagnie des éléphants qui viennent faire leur toilette tous les matins dans la rivière (un bras du Mékong ) qui passe sous ma fenêtre ... je suis allée faire un tour dans le village de Tat Lo : misérable et très primitif...les vaches viennent manger les bananes récoltées sur les arbres,  au marché du soir, et sur la route j'ai vu beaucoup de femmes décortiquant des graines d'une espèce d'arachide, qui sert à faire de l'huile pour les moteurs de tuk tuk et de cyclo... les femmes s'en servent aussi comme produit cosmétique et onguent pour rendre les cheveux plus brillants.

 

 

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  Après une journée de repos bienvenu à Tat Lo, je reprends la route en direction de PAKSE

Sur la route près de la petite ville de Paksong, nous nous arrêtons dans un village de l'ethnie KATU dont le souvenir me hantera longtemps : outre la pauvreté extrême et le manque d'hygiène évident, les femmes se cherchent des poux dans la tête, tout en fumant la grande pipe de bambou ... elles ne sont pas les seules : les enfants aussi, même tout petits («3 /4 ans!) ont la bouche collée au bambou ! Les hommes, accroupis sur les talons, inactifs, ont l'air hébétés et hagards . Un enfant passe, la pipe à la bouche, une grosse blessure sanguinolente et infectée à l'oreille.. Il n'y a qu'un seul robinet d'eau (non potable) au centre du village. Et pas de toilettes. Un tout petit sort tout nu de sa cabane et se prend une bonne bouse de buffle en pleine tronche ... c'est ce qu'on appelle dans les spa « un bain de boue »...

Ce village dépasse toute la misère du monde.

 

 

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On y récolte aussi du café qui sèche devant les maisons. Le café rapporte très peu aux villageois. Une coopérative a mis sur pied un commerce équitable. Non loin du village je passe devant une usine de fabrication de poudre de café, alors qu'on m'avait dit qu'il n'y en avait pas...

 

Arrivée à PAKSE au bord du Mékong, et capitale de la province de Champasak, fondée par les français en 1905: 70 000 habitants environ : on ne sait jamais exactement car au Laos il n'y a pas d'état civil obligatoire. En outre les populations des villes se comptent toujours par villages ( une ville est un ensemble de villages) .Aujourd'hui Pakse est une petite ville qui me parait bien tranquille comparée à Ventiane. Mon hôtel donne sur la place du grand marché où l'on vend toutes sorte de produits en provenance de Thaïlande, du Vietnam ou de Chine, et où je suis allée  déjeuner avec les laotiens un poisson grillé et du "sticky rice" cuit à la vapeur, que l'on mange en faisant des boulettes avec les doigts   (je deviens "pro" .... il est temps que je quitte la Laos !!)  mon-voyage-2010-064.jpg

  

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Et ça y est ! Le voyage en solo,  c'est reparti ... !!

 

Le petit avion "basse altitude" m'a permis de découvrir un superbe paysage de forêts et de rivières ... des montagnes calcaires  escarpées et très hautes : 2500  mètresmon-voyage-2010-001.jpg

Waaou ... on est quand même haut  ...alors c'est tout petit !!!! 

 

Ventiane, la capitale du Laos, est une petite ville d'environ 250 000 habitants, qui fut rasée par les Thaîlandais, et où les français arrivèrent en 1867, pour commencer sa reconstruction lorsqu'elle devint capitale du protectorat français.

 

Pour mon premier déjeuner à Ventiane,  j'avais RV avec Sirisavan Phathaphone , qui travaille à l'Ambassade de France comme attachée commerciale, et m'a gentillement consacré 2 heures pour me parler de son pays,de son travail, et m'indiquer les principaux sites intéressants à visiter.   Je l'ai prise en photo à côté de sa jolie petite voiutre rouge chinoise, dans la cour de l'Ambassade, située juste derrière le Palais Présidentiel, qui lui même donne sur le front de mer.   

 

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mon-voyage-2010-026.jpgLe Palais présidentiel , qui ne sert plus que pour les réceptions  conférences, concerts... .  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est encore une ville en plein essor : les chantiers sont partout, y compris sur le bord du Mékong (on est entrain d'y faire une sorte de "promenade plantée" un peu comme sur les berges de Hong Kong en février 2010 ... hein tu vois DD, je me souviens encore ! :) Partout ln construit de grandes maisons style colonial (un peu pompeux) et d'imposant immeubles rutilants, style "stalinien", qui me semblent démeusurés par rapport à la ville. Pour construire, on rase tout . Comme c'est le cas pour l'ancien "morning market" que l'on est entrian de démolir pour le remplacer par des bâtiments modernes. .: mon-voyage-2010-111.jpg

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    ....même si l'on s'y endort parfois !!

On y vend notamment de belles étoffes en coton noir bordées en bas d'une bande  colorée et brodée à la main, qui servent pour faire les jupes quotidiennesdes femmes lao.: mon-voyage-2010-111.jpg

 

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   Les travaux en cours sur les rives du Mékong:

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Voici le chantier ...

Le grand immeuble blanc au loin vient d'être construit par Singapour, on m'a dit que c'était pour "recevoir les pesonnalités"

Le niveau du Mékong est très bas (comme partout ...) et les enfants y jouent au foot, au nez des Thaïlandais ... car eh oui, de l'autre côté, c'est la Thaïlande !! mais pas de bateaux, pas de pont ... rien entre les deux rives ! 

 

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Voici ma rue, en plein quartier chinois,  qui donne sur le front de mer, et sur ce front de mer justement

la statue de Chao Amou, le dernier roi de Ventiane.

On lui fait des offrandes comme à un dieu.

 

Qaund à mon hôtel (le Lao Orchid) il est très correct, sauf que comme vous pouvez voir, il y a encore un temple en face, 3 immeubles en construction  ainsi qu'une boîte de nuit avec musique à tue tête jusqu'à 2h du matin... j'ai choisi la boîte de nuit et une chambre sur cour  pour pouvoir dormir un peu le matin :)

 

Le soir, la promenade du front de mer se remplit de promeneurs  et de marchands ambulants : c'est là que j'ai acheté mon épis de maïs cuit à la vapeur, (délicieux) qui constituera, avec un yaourt bulgare trouvé par miracle (ça existe les miracles au pays de Bouddha), et une banane, mon repas du soir ! 

 

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Bon ça suffit pour cette première journée : dodo !

 

Le lendemain, journée bicyclette : départ très périlleux à 8h du matin, en pleine circulation et pollution :mon-voyage-2010-060.jpg

Je me suis fait photographier par un agent de police, véridique !

 

Il est assez difficile de se repérer en ville car les cartes sont encore très sommaires et seules les noms des grandes artères principales sont indiqués ... mais bon, je demande ma route aux passants ... qui ne comprennent pas car très peu de personnes parlent anglais ici (sauf dans le tourisme) ... donc je vais un peu au hasard, me faufilant entre les voitures et passant comme les autres au feu rouge !!

 

J'ai donc fait le trajet que Sirisavan  m'avait indiqué : les grands monuments de la ville :

 

Le plus célèbre monument national du Laos : le Pha (ou Vat) THAT LUANG qui symbolise à la fois la religion bouddhique et la souveraineté Lao . De loin, ce monument ressemble à un groupe de missiles dorés, avec une flèche à 4 côtés comme un bourgeon de fleur de lotus, et sur l'esplanade une statue du roi Setthathirat ( Roi du  Lan Xang au 16ème siècle)  que les gens vénèrent aussi : j'ai vu le monsieur à la veste bleue lui apporter des bananes, des mangues, un ananas.

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Un autre monument célèbre :

"L'arc de Triomphe" du laos , sur la plus grande avenue de la ville

Sauf que nous ne sommes pas sur les Champs Elysées, et que ce monument magnifique a 4 côtés et 4 ouvertures.

 

 

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Et enfin j'ai eu la chance de trouver sur mon chemin  le plus ancien temple (ou plutôt sanctuaire ou monastère) de Ventiane, le suel qui ait échappé au sac de la ville par les thaïlandais : le Vat Si Saket, construit par le roi Chao Anou (celui du front de mer) entre 1819 et 1824. C'est vraiment très  très beau et très intéressant aussi car j'ai peu enfin comprendre un peu mieux les différents termes relatifs aux "temples" :

 

L'ensemble s'appelle un VAT (ou WAT). (en Inde on dit temple, dans d'autres pays d'Asie : pagode)

Le Vat est composé de plusieurs bâtiments :

L'édifice central : le SIM est réservé aux actes de la communauté religieuse (c'est là que l'on prie et que l'on fait les offrandes)

Le THAT ou STUPA ( prononcer tat ) est un monument funéraire ou commémoratif  pouvant accueillir des reliques (de Bouddha ou de personnages religieux ou non, importants. Leurs ossements y sont consevés. 

Le  CLOITRE, est une galerie d'enceinte permettant d'isoler le SIM du reste du monde. Il abrite des Bouddhas et sont décorés de peintures anciennes. Parfois le vat n'est entouré que d'un simple mur d'enceinte le long duquel s'alignent des stupas .

 enfin les KOUTIS sont les petites habitations des moines, en bois ou torchis, qui se trouvent dans la cour, à l'intéieur de l'enceinte.

Dans la cour il y a toujours un BANYAN SACRE  pour rappeler l'arbre sous lequel Bouddha a connu "l'éveil"

Et la TOUR DU TAMBOUR  que l'on tape lors de l'appel l'aumône, et les heures de prières  

 et souvent une sculpture de la DEESSE INDRA, la déesse de l'eau, qui en pressant sa longue chevelure, fait couler l'eau sur la terre qu'elle rend ainsi fertile

  et aussi le "HORJAEK" un bâtiment qui sert et de salle à manger  et de salle de conférence aux moines ou aux bonzes :

 

Voilà ce que cela donne ce vaste ensemble architectural et religieux que constitue un VAT qui fait souvent plusieurs milliers de mètres carrés::

 

 On entre dans le VAT: deux ou quatre entrées qui se font face débouchent dans les rues adjacentes 

Ll'entrée principale est toujours orientée à l'Est et surmontée d'une multitude de décorations, de fresques , qui illustrent la vie du Bouddha,

et  des nagas protègent l'entrée du sim. 

 

 le SIM

mon-voyage-2010-005.jpg                                                                                                         mon-voyage-2010-047.jpg                                                                                                            mon-voyage-2010-094.jpg

        

Les STUPAS

Un ancien (reliques... supposées du Bouddha)

et un moderne ( sorte de tombe qui porte la photo du défunt )  

 

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   Le cloître: il abrite souvent des Bouddhas :mon-voyage-2010-071.jpg mon-voyage-2010-072.jpg

 

Un KOUTI:

leur confort est très variable et dépend de l'importance du Vat. Les petits bonzes y vivent mais vont parfois à l'école à l'extérieurmon-voyage-2010-075.jpg

Le banian sacré :

  

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    La Tour du Tambour : mon voyage 2010 128

La salle de réunion et salle à manger (une femme préparait les tables et apportait la nourriture) = le HORJAEK

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La déesse INDRAmon-voyage-2010-090.jpg

 

  Je suis allée voir aussi un autre  temple  très intéressant : Le Vat Simuang , temple de la chance et de la divination. Le  plus fréquenté  et le plus sacré de la ville  Il est célèbre pour l'ancienne borne khmère autour de laquelle il fut construit au 16ème siècle. Ce "vieux tas de peirres" est aujourd'hui recouvert de tissus colorés : 

 

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J'ai assisté à bénédiction par le moine, à l séance de prédiction de l'avenir ( on secoue le pot de baguettes, l'une d'entre elles tombe, on regarde quel numéro elle porte, on prend le papier qui porte ce numéro ,et on peut y lire son avenir ... j'avais déjà vu ça au temple des 1000 bouddhas à H Kong.

Et quand un voeu est exaucé, on fait une offrande sous forme de billets ou de bouquets, d'où la présence de marchands de fleurs tout autour du temple : 

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  mon-voyage-2010-146.jpgmon-voyage-2010-150.jpg Enfin un grand merci à Andrée Bizavarn, Professeur au Lycée français Josué Hoffet(géologue et ethnologue né en 1901 mort à la guerre contre les japonnais en 1945)  de Ventiane, qui m'a fait visiter des temples, m'a donné un petit cours, pas de français ....mais de bouddhisme, et avec qui j'ai passé une agréable soirée !

J'espère  bien vous accueillir un jour à Nantes !

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Je viens d'accompagner Gilles à l'aéroport  pour un retour à Paris .... SNIF SNIF ..je reprends la plume ...

 

Mais nous avons passé quelques jours ensemble à Luang Prabang : 2 ans après, Luang Prabang, dont la beauté de la nature environnante n'a bien sûr pas changé, m'est apparue bien différente du souvenir que j'en gardais : celle d'une petite ville calme et sereine.

 

Cette semaine j'ai été sidérée par le changement : la ville est devenue trépidente et hyper touristique, remplie du vacarme des  voitures (alors qu'il n'y avait pas de voitures dans le centre il y a 2 ans) des centaines de tuk-tuk qui pétaradent, d' innonbrables motos qui font un bruit d'enfer et envoient des nuages de pollution, à tel point que j'ai attrapé une bonne bronchite et dû m'acheter un masque "anti poussière". ! Si l'on ajoute à ça qu'il n'y a pas de feux, pas de passage piétons, cela donne un aperçu de la joyeuse cohue règnante !

   

A Luang Prabang, classée au Patrimone Mondial depuis 1995, à part les temples bien sûr qui sont toujours aussi beaux, il n'y a plus que des resto. et des guest-houses à touche-touche. C'est incroyable !

La population locale, qui travaille à la ville, ce qui l'a certainement enrichi, est déplacée plus loin, dans les "faubourgs" et les villages  de l'autre côté du Mékong,  qui se développe à toute vitesse et où il est prévu de construire une vraie ville, avec des hôtels grand luxe à ce que l'on m'a dit ...

 

Certaines personnes "autorisées" m'ont même fait part de leur inquiétude sur l'avenir du tourisme ici, si les autorités ne prennent pas des mesures draconienes pour développer un tourisme plus authentique et surtout plus écologiste ...

Affaire à suivre

 

mon voyage 2010 082  A  Luang Prabang, pour retrouver un peu de calme, il faut donc aujourd'hui, s'éloigner du centre ville et la rue principale,  pour aller se promener à pied ou en vélo dans les alentours ... les rives de la Nam Khan  (maintenant il faut payer pour prendre le petit pont en bambou!) , la rive nord du Mékong en face : même si partout ça se transforme, elles sont encore très belles surtout au coucher du soleil ! Les petits villages au nord de la Nam Khan , son marché Lao ... 

 

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 Nous avons même vu une pharmacie très locale (pour Marie-Jo) et un camion de déménagement (pour Dav)

 

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Mais bon, Luang Prabang reste une petite merveille pour ceux qui savent mettre des boules quies pour se protéger de la musique, des gongs des bonzes, des coqs ... et se lever à 5h du mat. pour profiter de l'air pur !

En fait les laotiens dinent et se couchent très tôt (9h) mais se lèvent très tôt aussi(5/6h)

Ils ne fêtent pas du tout  Noël, et juste un peu le 1er de l'an ...pour faire plaisir aux occidentaux,

En revanche, c'est vrai que la musique a donné à fond le 31 jusqu'à 2h du matin !

 

La nature environante est toujours aussi belle et propice à de superbes randonnées :) mon-voyage-2010-105.jpg mon voyage 2010 122

 

 

 

Gilles a même traversé les waters falls au péril de sa vie ! 

 

 

 

Avant d'aller méditer  davant l'Eternel au soleil couchant, sur les bords du Mékong,  

 

 

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Bye bye Luang Prabang !

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  A Luang Namtha, nous sommes allés faire un tour au marché avec Duangta qui nous a accompagnée pendant 2 jours avec beaucoup de gentillesse. Et comme moi, elle est passionnée par les marchés !: mon-voyage-2010-130.jpg

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  Nous nous  sommes ainsi concoctés un bon petit repas de réveillon : le cochon étant encore vivant, pour moi, sauterelles grillées, et, pour Gilles, peau séchée de buffle et pour éviter les mélanges queue de buffle ! Tout un programme....

 

Et puis, nous sommes repartis  : Gilles découvre la vie de routard !! - vers Nong  Khiaw  : 7 heures de route par endroits délabrée et défoncée, avec une pause déjeuner bananes/biscuits, pour découvrir cette petite ville du bord de la Nam Ou.

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Nous avons passé la nuit dans une très jolie guest-house que je recommande : Riverside.

Le lendemain, longue tractation au petit port pour trouver un bateau ... Horreur pour mon dos : tous les bateaux sont très rudimentaires, avec des chaises en bois !  ... et la descente dure quand même 7 heures !

Alors les tractations commencent : nous trouvons finalement un bateau plus petit et plus confortable , avec de vrais fauteuils, mais c'est cher, et il nous faut trouver des co-passagers pour partager le coût ... finalement nous partons à 5 et tout va bien ... sauf que, le niveau du fleuve est très bas et donc nous cassons 2 fois notre hélice : arrêt sur la berge pour la changer (pas de problème il y en a tout un stock dans le bateau!).

Nous voilà repartis jusqu'à un prochain arrêt pour porter secours à un autre bateau qui vient de tordre son gouvernail!

Nouvel arrêt sur la berge et feu de bois pour faire chauffer le fer, taper sur le gouvernail pour le redresser... chose faite en une bonne petite heure :)

Heureusement que le bateau était confortable, nous avons eu le temps de faire une petite sieste !  

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Et c'est reparti, entre d'impressionnants remous, des bancs de cailloux qui affleurent, et de petits bouts de rochers qui sont de vrais dangers!

Mais les paysages sont d'une incroyable beauté et on ne se lasse pas de les admirer. Nous arrivons finalement à bon port à Luang Prabang au soleil couchant :

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Deuxième étape :

 

Nous arrivons à Luang Namtha après un voyage en voiture de 3 h. sur une route goudronnée par endroits. Nous traversons des petits villages tous agglutinés en bord de route et qui, à en croire la végétation toute grise sur le bord de la chaussée,  reçoivent un lot de poussière impressionnant. Merci pour ce massage gratuit du dos !!!. 

 

Luang Namtha est une très jolie petite ville d'environ 35 000 habitants, située au sein d'une cuvette plantée de rizières et entourée de montagnes.

 

Le matin, Daniel Gilbert nous conduit à un village Lanten, situe à environ 8 km de Luang Namtha. Cette ethnie, très accueillante, appartient au même groupe linguistique que les Hmongs : la famille des Miao-Yao.

Les femmes portent des  jambières, comme la jeune fille ci-dessous en tenue d'apparat (carte postale).

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L'activité de cette ethnie est très riche, que ce soit la fabrication du papier à partir de bambous  que les femmes nettoient dans la rivière toute proche....  

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...  ou la fabrication du coton qu'elles filent après l'avoir laissé tremper dans du lait de coco pour le durcir puis qu'elles teignent en noir ou en indigo, tiré des fleurs qu'elles vont cueillir sur place dans la montagne environnante    

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 L'après -midi nous partons visiter un village Akha situé à environ 10 km de Luang Namtha (village Ban Nam Dee).  Ce groupe de la famille sino-tibétaine est animiste (esprit et âmes). Les Akha que nous visitons sont spécialisés dans un petit artisanat constitué de bracelets et de colliers à partir de pierres trouvés alentour;

Le costume traditionnel est là encore bien différent : sur fond noir avec des broderies très colorées et décoré par des pièces de métal argenté voire d'argent (carte postale) :

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La tradition animiste se manifeste par deux grandes portes des esprits en bambou, l'une à l'entrée et l'autre à la sortie du village auxquelles sont suspendus divers objets symboliques. Ces portes sont destinées à empêcher les mauvais esprits qui viennent de la montagne de pénétrer dans le village : ci-dessous le triangle qui marque la date de création du village (ce triangle est démonté chaque année afin d'y ajouter un boute de bois marquant l'année nouvelle et une porte  

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Le village est ici en pleine transformation après l'arrivée de l'électricité. Sur les toitures la tôle ondulée remplace progessivement la paille et les murs en bambou laissent la place aux  murs en parpaing ou en brique. On leur a distribué un sac d'oranges que les enfants se sont arrachées.    mon-voyage-2010-030.jpg

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Bien que ce village se développe, ses habitants (ici une femme du village avec la coiffe traditionnelle) vivent néanmoins dans une extrême pauvreté ce qui explique peut-être leur accueil que nous percevons moins bienveillant pour les touristes. 

 

 

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Nous voici partis pour quelques jours dans le nord du Laos, dans les provinces d'Oudomxay et de Louang Nam Tha :

 

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Première étape :

 La province d'Oudomxay , montagneuse,  a plus de vingt groupes ethniques, principalement des Hmong, et  Khamu.

 La ville d'Oudomxay, capitale de la province, est sans grand intérêt pour ne pas dire plus, mais cela nous a permis, grâce à Daniel Gilbert , auteur d'un livre remarqué sur le Laos, pays qu'il visite depuis plusieurs années et qui est bien connu dans les villages que nous irons voir, d'aller d'abord  dans un village Khamu et Hmong.

 

L'ethnie Khamu Les Khamu font partie de la famille ethnolinguistique austro-asiatique dont le langage dérive du mong et du khmer. On estime leur nombre à 490 000 ce qui fait d'eux le groupe le plus important de la famille mon-khmer. Premiers habitants du Laos, ils vivaient dans les vallées avant l'arrivée des Lao du sud de la Chine au XIème siècle. Les Lao maîtrisaient les techniques d'irrigation et ont sans doute repoussé les Khamu sur les hauteurs. Peuple d'essarteurs ou paysans défricheurs de la forêt, ils ne cultivent plus, me dit-on,  le pavot à opium  contrairement aux Akha.   mon voyage 2010 016mon voyage 2010 019 mon-voyage-2010-023.jpg

  

une Laowé (population du sud, située à environ 800kms du village Khamu le plus proche) qui fume la pipe (à la vérité nous ne l'avons pas vue sauf en reproduction d'une carte postale), les dents noires comme beaucoup (cela oui on l'a vu), une autre en train de tisser, et une grand mère Khamu bien triste car son petit fils s'est noyé ...  et ci- dessous sa maison :

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 L'ethnie Hmong  : C'est le groupe le plus important des Lao Soung (les Lao du haut), également appelés Miao ou Méo, et sont divisés en de nombreux  sous groupes: les Hmongs blancs, noirs, rouges et rayés.

Ce sont ceux qui habitent dans le haut des montagnes. Ils sont estimés à 300 000 environ. Ils sont dans la grande majorité animistes. 

 

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 ci-dessus une Hô (Province de Phongsaly) en tenue traditionnelle (reproduction d'une carte postale car nous n'avons pas vu cette tenue effectivement portée)  et ci-dessous une habitation Hmong avec deux exemples d'intérieur, l'un riche et l'autre pauvre,

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  Les deux ethnies ont une école commune, un exemple de classe maternelle et leur cantine, chaque enfant a droit à 4 boulettes de maïs pour le déjeuner servi dans les classes :mon-voyage-2010-011.jpg  mon-voyage-2010-015.jpg

 

 

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Huit mois plus tard,après moult péripéties nous voici enfin arrivés au Laos !

 

Pour ce qui est de mes habituelles données géographiques et historiques ...je renvoie à mes précédents articles sur le Laos (n°15 et 9) !     

 

 Je vais ensuite prolonger un peu mon voyage en Birmanie et au Vietnam, deux pays de la Péninsule Indochinoise que je ne connais pas.

 

Voici donc une carte de l'Indochine aujourd'hui ( Laos, Birmanie, Vietnam, Cambodige, Thaïlande, on peut y ajouter la Malaisie et Singapour ).

Ce que l'on appelait "Indochine Française" était composée du Laos , du Cambodge et du Vietnam .

Ajourd'hui pour désigner ces trois derniers pays on parle encore  "d''Indochine francophone" sans aucune raison d'ailleurs, la langue française n'y étant plus beaucoup parlée je crois ...

  

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17 décembre 2010 : Nous voici donc de retour à Luang Prabang... enfin je dis "nous" ... mais pour Gilles c'est la première fois, puisque c'était le seul de la famille à ne pas connaître le Laos !

Bienvenue  au Laos  Gilou....! 

 

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  Notre arrivée au Kamu Lodge et au village de Yoi Hai  

 

 

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Mon but était de revenir voir l'école de Yoi Hai

Yoi hai est d'ailleurs devenu un "Village modèle".

 

  Nous sommes donc retournés 2 jours au Kamu Lodge, en compagnie de Duangmala et d'Alain Daout (www.exotissimo.com)  qui ont assuré la maîtrise d'oeuvre de l'opération , le suivi de la construction, et avaient fait le déplacement de Ventiane pour l'occasion.

En présence également  du Directeur du Tourisme de la Province d'Oudomxay, Monsieur Sivanh Bounsavath, représentant le Gouverneur de la Province .



Le premier soir, notre arrivée a été fêtée par la cérémonie du "baci" ("rappel des âmes"), souvent pratiquée au laos dans de multiples occasions : C'est un rituel dirigé par le chef du village, durant lequelles 32 esprits protecteurs  (les "khwans") qui nous habitent sont attachés à l'invité d'honneur par des fils de coton blanc  noués aux poignets. Ceci va lui assurer un bon

voyage, une bonne santé , et tout un tas d'autres bonnes choses  

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 J'ai été très émue de voir cette école pour la première fois, de participer à son inauguration "surprise" à laquelle je ne m'attendais pas :  

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Une plaque inaugurative, des diplômes m'ont été remis, les plus grands élèves m'aivaient écrit des lettres de remerciement qu'ils m'ont lues. J'ai dû faire un petit discours ainsi que Monsieur Bounsavath. Duangmala m'a servi d'interprète. Pour l'occasion toutes les tables d'une classe avaient été sorties dehors !

J'ai tenté d'expliquer ma démarche : l'importance de l'instruction et de l'éducation, base de tout  progrès, et que d'autre part, pour moi, "un enfant vaut un enfant", qu'il soit français ou laotien peu importe! Mon geste est un témoignage de cette conviction, c'est aussi le témoignage que les voyageurs peuvent apporter parfois quelque chose de concret aux pays traversés, sans être d'éternels consommateurs.

 

Le lendemain j'étais vraiment contente car j'ai pu passer un peu de temps avec les enfants dans les classes.

 

Il y a actuellement 3 bâtiments  de 2 classes chacunes, et au total 100 élèves environ , mais les chiffres sont difficiles à obtenir.. de même que le nombre d'institutrices : je n'en ai rencontré qu'une seule d'une vingtaine d'années, et qui avait l'air complètment débordée ...  il semble qu'il y en ait une autre, absente car c'était le jour de son mariage !

Il y a aussi un "directeur" d'école qui s'occupe de l'intendance et avait organisé toute cett cérémonie. Il n'empêche que le gros problème semble être maintenant les institutrices et le matériel scolaire pratiquement inexistant.Nous avons disribué des cahiers et crayons, des map-monde que j'avais apportées, ainsi qu'une de mes toiles en guise de "signature" .

 

 

 

 

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Et voilà, au revoir les enfants de Yoi Hai, merci à tous de m'avoir réservé un accueil si chaleureux, et bon courage pour étudier... vous réussirez, j'en suis sûre !!

 

Merci aussi à Exotissimo Laos, organisme de tourisme fortement impliqué dans l'écotourisme qui contribue de façon notable au développement du pays.  

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Marina et Charles reviennent du Laos, où ils sont passés par le Kamu Lodge  et le village de Yoi Hai : ils ont vu "l'école et ses petits écoliers" :

Ils nous ont raconté ce moment très émouvant de leur voyage  ... 

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 Quelques photos de l'école du village de Yio Hai, terminée en avril, me sont parvenues,  les voici.

Merci à tous ceux qui ont contribué à faire aboutir ce projet !

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Un gros nuage de cendre venu d'Islande est venu mettre un terme à notre projet de départ pour le Laos.

C'est notre "Mère Nature" qui décidera toujours ...Ce jeudi 15 avril 2010 restera dans l'histoire de l'aviation ... et dans ma tête!

 

 Désolés pour tous les amis laotiens qui nous attendaient. Un grand merci à tous ceux qui ont activement contribué à la mise en oeuvre du projet et à sa réalisation .

 

Nous vous souhaitons une très joyeuse "cérémonie de remise"  

et vous assurons de toute notre amitié : nous retournerons vous voir bientôt ! 

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Après m’être rendue au Laos en février 2009, et avoir fait une exposition de peinture en novembre, j’ai  voulu participer financièrement, avec le précieux concours  de Duangmala (www.laos.exotissimo.com) et d’Alain Daout (www.appletree-asia.com), à la reconstruction de l’école du village de Yio Hai situé sur les bords du Mékong à trois heures de bateau environ, en amont de Luang Prabang..

 

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Situation du village de YIO HAI et du Kamu Lodge

(20°03'54''N - 102°04'50"E)

  

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Départ et arrivée au village de Yio Hai.

 

 L'occasion d'un retour sur la géographie, l’histoire et les cultures de ce pays....

 

1 - GEOGRAPHIE

 

Le Laos est situé entre le 14ème et le 20ème parallèles nord. D’une superficie de 236 800 km2  (environ 1/3 de la France) et 6,7 millions d' habitants en 2009, soit 29 ha. au km2. Le pays, qui n’a pas d’accès à la mer, s’étend du nord au sud sur 1500 km. Il est bordé à l’Est par la cordillère annamitique (le mont Phou Bia culmine à 2850 m), et à l’ouest par le Mékong  "la Mère des fleuves" (1900 km au Laos), qui forme en grande partie la frontière avec la Thaïlande, mais est peu navigable à cause de son débit irrégulier. Le Laos a une frontière avec 5 pays : la Chine la Birmanie, la Thaïlande, le Vietnam et le Cambodge.

 

Les montagnes et plateaux occupent 70% du pays, les forêts sont très dégradées : le brûlis, bien qu’en principe interdit, reste toléré et très pratiqué, ce qui est problématique pour la conservation des sols.

L’agriculture est la principale source de revenu en occupant 70% de la population. Les principales cultures sont : le riz, le maïs, les fécules, le café, les cacahouètes, le coton et le tabac.

 

C’est aussi le troisième producteur mondial d’opium après l’Afghanistan et la Birmanie.

 

Le climat tropical, est  caractérisé par les moussons, avec 2 saisons : sèche d’octobre à avril et des pluies de mail à septembre.

 

2 - HISTOIRE : LE LAOS DANS L’INDOCHINE FRANCAISE :

  

L’histoire du Laos remonte à l’ère chrétienne comme le démontrent les vestiges de la plaine des jarres.

 

La tribu Lao appartient à la même ethnie répartie dans tout le sud-est asiatique : au 9èmè siècle le pays est peuplé de vagues de migrations successives de Tais originaires de Chine du sud (on parle de Tais pour les distinguer des citoyens de la Thaïlande moderne : les Thaïs) lesquels fondèrent des meuang (principautés, royaumes, Ville Etat…).

Au 14ème siècle, trois de ces territoires furent regroupés sous le nom de Lan Xang (pays du million d’éléphants) où le bouddhisme thérâvada devint religion d’Etat lorsque les Khmers offrirent un bouddha d’or au roi Visounarat. C’est alors que la capitale pris le nom de Luang Prabang (« Grand Bouddha »), avant que Ventiane ne prenne le relais en 1545. Ce fut la période d’or du Laos.

 

Ensuite l’histoire du pays devint plus complexe et chaotique, le royaume fut morcelé et passa successivement sous domination des Birmans, des Chinois, du Siam (nom de la Thaïlande jusqu’en 1939) jusqu’au 19ème siècle.

 

L'histoire de l'Indochine Française est importante pour mieux comprendre comment la France est intervenue au Laos.

 

L'Indochine française - ou "Union indochinoise" - est une ancienne colonie française composée du Vietnam (regroupant du nord au sud la Cochinchine, l'Annam et le Tonkin), du Laos et du Cambodge. Le terme "Indochine" étant une notion géographique désignant  tous les pays de la péninsule indochinoise entre l'Inde et la Chine.

 

Les premiers missionnaires catholiques, principalement des jésuites, portugais, espagnols, italiens et français, arrivèrent dans la région au 17ème siècle.

La colonisation française se fit à partir du 19ème siècle.

 

Quelques dates :

         - 1858/1862 : sous prétexte de protection de ces missionnaires, les français se font remettre la Cochinchine, une des régions de l'empire vietnamien, qui devient donc une colonie.

         - 1863 : Le Cambodge est placé sous protectorat français. C'est une monarchie sous tutelle française (Norodom Sihanouk est "intronisé" par la France en 1941).

         - 1884 : C'est au tour du Tonkin et de l'Annam d'être placés sous protectorat. L'Annam devient une monarchie sous tutelle française : l'Empereur Bao Daï est intronisé par les français en 1932.

         - 1887 : toute cette région est baptisée "Union indochinoise"

         - 1893 : Après une guerre de 6 ans avec le Siam, le Lan Xang est placé lui aussi sous protectorat français et intégré à l'"Union Indochinoise".

Sa partie occidentale à l'ouest du Mékong restait cependant occupée par le Siam. Les français unifièrent les autres principautés lao pour constituer un territoire colonial et donnèrent au pays son nom actuel de LAOS (pluriel de Lao). 

       - 1904 commença le long règne de Sisavang Vong jusqu'en 1959.

       - 1907 : Le Cambodge récupère 2 de ses provinces du Siam (dont Siem Reap), ce qui fixe définitivement les "frontières" de l'Indochine française.

 

Seule la Cochinchine fut donc une colonie à proprement parler.

Après des années d'hésitations, ce fut le protectorat qui fut choisi pour le Cambodge et l'Annam (contrôle indirect reconnaissant la validité des institutions existantes). Le Tonkin et le Laos étant placés sous "régime mixte".

Mais toutes les monarchies étaient vidée de leur substance, l'administration coloniale dirigeant les pays sous la responsabilité du Gouverneur général (Paul Doumer en 1897 organisa un système de prélèvement fiscal lourd et impopulaire).

 

La colonisation de l'Indochine par la France passa très rapidement du stade de colonie de peuplement à celui de colonie d'exploitation de nature économique (installation de négociants, de grands groupes industriels et financiers, de banques d'affaires dont la Banque d'Indochine). Mais le Laos, pour ce qui le concerne n'a jamais compté beaucoup aux yeux de la France, servant essentiellement de zone tampon entre la Thaïlande et le Vietnam. Les français demeuraient peu nombreux en Indochine : le chiffre de 34 000 ne fut jamais dépassé (ils étaient 600 au Laos en 1940), sauf pendant la guerre d'Indochine.

 

C'est dans ce contexte de colonisation que la seconde guerre mondiale débuta.

 

    - 1945, les Japonais envahirent l'Indochine française, y compris le Laos, mais elle fut peu touchée par les combats. Quand les Japonais comprirent qu'ils allaient perdre la guerre, ils attaquèrent l'armée française, proclamèrent l'indépendance du Vietnam (le 2 septembre 1945) puis du Laos (le 8 avril 1945) en exerçant leur pression sur le roi Sisavang Vong. La France voulu alors rétablir sa souveraineté pour préserver ses intérêts économiques et sa main mise sur les ressources naturelles de ces trois "colonies" (notamment le caoutchouc).

Ce fut le début de "la guerre d'Indochine".

 

La "guerre d'Indochine" : 1946 / 1954 

 

Au Vietnam, les français bombardèrent le port d'Haiphong le 23 novembre 1946.

 

Hô Chi Minh, désormais Président de la République démocratique du Vietnam, appela tout le peuple vietnamien à se soulever contre la présence française.

Le "combat du tigre contre l'éléphant" commença, opposant la France, très largement financée par les Etats-Unis, au Viet Minh d'Hô Chi Minh qui mena la guérilla dans les montagnes couvertes de forêts tropicales. Mais toutes les minorités ethniques ne soutenaient pas le combat d'indépendance du peuple vietnamien.

 

Au Laos cette période fut marquée par la montée en puissance du mouvement de résistance indépendantiste/communiste le Lao Isara (Lao Libre), puis du Pathet Lao (PL - pays des Laos), mouvement de libération du Laos soutenu par les Vietnamiens.

 

Le conflit prenait une telle ampleur au Vietnam, et la tension était telle dans l'ensemble des territoires sous influence française, que la France finit par accorder - ou plutôt avaliser- leur indépendance aux royaumes du Laos en 1949 et du Cambodge en 1953 :

La convention générale franco lao de 1949 proclamait en effet le Laos "Etat associé indépendant" continuant à faire partie de l'Union française.

En 1950 le PL forma un "gouvernement de résistance". En 1953/54, le Laos était encore dirigé par une monarchie constitutionnelle de type européen. En 1953 un nouveau traité franco-laostien reconnaissait enfin la pleine souveraineté du Laos, qui gagna ainsi son indépendance à tous petits pas … Mais la résistance s'intensifiait surtout dans les campagnes, après la défaite de Dien Bien Phu face au Viet Minh en 1954.

 

Au Vietnam, la bataille de Dien Bien Phu (il s'agissait pour les français de couper l'ancienne piste d'aviation japonaise située dans les montagnes à la limite du Tonkin et du Laos) mit un terme à la domination française en Indochine : la base de Dien Bien Phu tombe le 7 mai 1954.

 

La conférence de Genève du 21 juillet 1954 (19 nations), est consacrée au règlement de la question indochinoise : la France se retire d'Indochine, les accord de Genève établissent l'indépendance du Laos, du Cambodge, et le partage du Vietnam en 2 zones de regroupements militaires (sud et nord du 17ème parallèle). Ces accords ne furent pas ratifiés par les Etats-Unis.

Un référendum était prévu en 1956 afin de former un gouvernement unifié. Mais ce référendum truqué par Diem, soutenu par les Etats-Unis, conduisit à la reprise de la rébellion du Viet Minh et ce fut le début de la "deuxième guerre d'Indochine" communément appelée "guerre du Vietnam"menée par les américains et qui durera 20 ans.

 

Au Laos en 1957, les participants à la conférence de Genève parvinrent à u accord : le PL et le gouvernement royal formèrent le premier gouvernent d'union nationale, puis un second en 1962, mais le pays entra dans une succession de coups d'état,  et en 1964 le PL refusa toute participation à d'éventuelles coalitions et se tourna de nouveau vers les nord -vietnamiens.

 

Le Laos pendant la guerre du Vietnam : 1954 - 1975

 

De 1964 à 1975 la guerre du Vietnam s'intensifie et gagne le Laos survolé, entre la Thaïlande et le Nord- Vietnam, par l'aviation américaine qui au passage, y largue ses bombes : la piste Ho Chi Minh qui traversait le laos fut de plus en plus utilisée pour alimenter l'effort de guerre au Sud-Vietnam.

 

Dès 1961, la CIA entreprit d'armer les tribus montagnardes laotiennes et constitua "l'armée secrète", une unité spéciale de 11 000 hommes surtout composée de Hmong, puis de Thaïs, de Yao, de Khamu. Au début des années 1970, elle atteignait près de 30 000 hommes. Elle fut dissoute en 1973, et  120 000 Hmong préférèrent alors fuir le pays. Beaucoup se sont réfugiés aux Etats-Unis. L'ethnie des Hmong du nord du pays (notamment dans la zone de Saysomboune) serait depuis 1975 et encore aujourd'hui opprimée par le régime communiste à cause de son choix de combattre aux côtés des Etats-Unis lors de la guerre du Vietnam (voir à ce sujet le film "Les oubliés du Laos" de Thierry Mauvignier et Christophe Guyonnaud).

 

De 1973 à 1974, alors que la guerre du Vietnam touchait à sa fin, les Etats-Unis, qui n'avaient jamais eu de force terrestres au Laos, retirèrent tous leurs "conseillers" du pays.

 

Au Laos, le 4 mai 1975, après une troisième tentative de gouvernement d'union nationale, les forces du PL s'emparèrent des provinces méridionales et de Ventiane, et la PRPL (Parti Révolutionnaire Populaire Lao) fut proclamé parti unique de la RDPL (République Démocratique Populaire Lao).

Suvanouvong est le premier Président de la République et Phomvihane, secrétaire général du PL est nommé Premier Ministre.

Tous deux mettent en place une politique de socialisation accélérée, tandis que les combats continuent dans les montagnes du nord entre des Viet Minh-PL et des rebelles Hmong.

En 1977, le dernier roi Savang Vatthana, qui avait pris la succession de son père Sisavang Vong en 1959, après avoir abdiqué et s'être vu offrir le poste de Conseiller Suprême du Président au sein du nouveau gouvernement, fut exilé avec sa famille à Vieng Xai, le quartier général du PL pendant la guerre, où ils moururent en camp d'internement.

L'ancien Palais Royalrebaptisé en 1997 "National Museum et Centre culturel" se visite actuellement.

Près de 40 000 personnes furent envoyées dans des camps, et 30 000 autres emprisonnées pour crimes politiques.

10% des Hmongs auraient trouvé la mort pendant la guerre.

300 000 personnes auraient quitté le Laos principalement vers la Thaïlande et les Etats-Unis.

Au Vietnam, les accords de Paris signés en 1973 marquent le retrait des forces américaines, mais la guerre continuait  et des milliers de combattants s'infiltraient encore au Cambodge et au Laos.

 

Cette guerre, qui fut un véritable massacre faisant 2 millions de morts, s'achève avec la chute de Saigon le 30 avril 1975. Hô Chi Minh était mort depuis 1969 d'une crise cardiaque et Saigon fut rebaptisée "Hô Chi Minh Ville" en 1976. La réunification du pays fut proclamée la même année. Les Etats-Unis levèrent leur embargo sur le Vietnam en 1994.

 

Quelques dates dans l'histoire contemporaine du Laos

 

  17 juillet 1977 : Traité d'amitié et de coopération entre le Laos et le Vietnam qui permet à l'armée vietnamienne de stationner dans le pays pour assurer la défense des frontières. En butte à l'hostilité de la Chine (qui soutient les kmers rouges) et de la Thaïlande pro-occidentale, le Laos reçoit l'aide de l'URSS.

 

1986 : Rétablissement de l'économie de marché. C'est le "nouveau mécanisme économique", basé sur la décentralisation, l'initiative privée et l'aide extérieure.

 

1987 : Phoumi Vongvichit devient chef d'Etat.

 

Février 1988 : Accord thaïlandais-laotien mettant fin à un conflit frontalier de 2 mois qui a coûté la vie à  plusieurs centaines de soldats de part et d'autre.

 

1988 : Les troupes vietnamiennes quittent le pays, ce qui entraîne la normalisation des relations entre Vientiane et Pékin.

 

1991 : Entrée en vigueur d'une nouvelle constitution. Le parti populaire révolutionnaire, converti à l'économie de marché, reste parti unique. Son président Kaysone Phomvihane est élu le 15 août président de la république en vertu de la Constitution que vient de voter l'Assemblée nationale, seize ans après la proclamation de la République.

 

1992 : Mort de Kaysone Phomvihane . Nouhak Phoumsavan devient chef de l'Etat. Le Laos entreprend alors dans le contexte nouveau correspondant à la fin de la guerre froide, de mettre en œuvre une politique de large ouverture vers l'occident, marquée notamment par la signature d'un pacte d'amitié et de coopération avec la Thaïlande.

 

Décembre 1992 : Elections générales.

 

1994 : Le pays connaît une situation alimentaire inquiétante puisque 400 000 personnes, c'est-à-dire le dixième de la population, souffre de disette. La production de riz a en effet chuté de 17% en raison de la sécheresse de 1993. Il faut faire parvenir l'aide alimentaire aux régions concernées avant que la saison des pluies ne rendent les pistes impraticables.

 

Janvier 1995 : mort de Souvanouvong, le "prince rouge".

 

1997 : Le Laos subit de plein fouet les répercussions de la crise économique asiatique, ce qui amène des troubles politiques et étudiants, ainsi que des attentas à la bombe qui amenèrent à renforcer les mesures de sécurité.

 

Avril 1997 : Accord de coopération entre la RDL et l'Union européenne.

 

                   Le Laos rejoint l'ANSEA  (Association des nations du sud-ouest asiatiques).

 

21 décembre 1997 : Les élections législatives sont sans surprise et ne voient l'élection que d'un seul candidat indépendant sur les quatre autorisés à se présenter.

 

Février 1998 : Le chef du parti devient le nouveau Président : Khamtay Siphandone.

 

26 octobre 1999 : Marche pacifique des étudiants et enseignants, réprimée par les autorités.

 

Février 2002 : Les élections à l'Assemblée nationale voient la victoire des seuls candidats officiels.

 

Juin 2006 : Election du Président / chef du Parti : Chummaly Saygnasone

                  et du Premier Ministre / Chef du gouvernement : Bouasone Bouphavanh, pour 5 ans.

 

L'assemblée nationale comprend 115 membres dont 113 PRLP, qui entérinent les décisions du Politburo et du Comité Central.

 

2010 : Le Laos doit rejoindre l'OMC.

 

3 - ECONOMIE

 

La pauvreté affecte encore la majeure partie de la population.

Avec 51% d'agriculteurs, 24% d'employés du secteur secondaire, et 25% d'actifs dans les services, il présente les signes d'un retard considérable (143ème rang dans le monde pour l'indice de développement humain - 75% de la population vit sous le seuil de pauvreté, soit avec moins de 2 dollars par jour), même si des progrès sensibles ont été enregistrés ces dix dernières années, avec une croissance moyenne de 6%. La balance des paiements est positive, mais le budget reste très déficitaire et la dette publique représente l'équivalent de 150% du PIB. Un taux d'inflation de 10% et la dépréciation de la monnaie nationale, le kip, par rapport au baht thaïlandais constituent également de sérieux handicaps.

 

Le Laos est très dépendant de l'aide économique extérieure, ce qui n'est pas surprenant dans la mesure où il n'existe pas de fiscalité. L'argent manque donc pour construire les routes, les hôpitaux, les écoles, les chemins de fer (encore totalement inexistants)

 

Néanmoins au sortir de plusieurs décennies d'instabilité et de crise, la pays peut réussir grâce à  sa population jeune et aux ressources que lui offre son potentiel touristique, hydroélectrique et minier.

 

Quant à la Chine, elle investit des bénéfices colossaux au Laos, mais semble-t-il, sans beaucoup de considération pour les habitants et leur environnement, contrairement aux programmes d'aide occidentaux.

 

4 - RELIGIONS : 

 

60% des Laotiens sont Bouddhistes, 30% animistes (attachés aux culte des esprits de la terre ou "phii") plus quelques chrétiens et musulmans.

 

1 - Le bouddhisme du "Petit Véhicule" ou Theravâda, le plus ancien et le plus proche des enseignements de Bouddha, est pratiqué mais avec beaucoup moins de ferveur que dans les autres pays du sud-est asiatique.

Ce Bouddhisme est également connu sous le nom "d'école du sud" car il a gagné le Skri Lanka et l'Asie du sud-est par la route du sud depuis l'Inde.

Selon la doctrine Théravada, l'existence se caractérise par la souffrance et la non permanence. Le but ultime est de parvenir au nirvana (ou extinction de toutes les causes de souffrance) par le mérite.

Le Bouddhisme a subi une régression pendant les guerres. De nombreux bouddhistes rejoignirent alors le communisme. Le Bouddhisme fut interdit à l'école, et la population n'avait plus le droit de nourrir les moines. Mais face au mécontentement populaire, le gouvernement revint sur sa décision. Aujourd'hui la "Sangha", l'ordre monastique est placée sous la tutelle du département des affaires étrangères, mais jouit d'une souplesse bien plus grande qu'en 1975. Seules, la promotion du culte des esprits, les "phii", et la "secte thamayut", communauté bouddhique portée sur la méditation, fondée en Thaïlande, sont interdites.

 

En fait, depuis 1995, les communistes développent une "politique du tourisme", et pour cela, la pratique du bouddhisme peut être porteuse. Ils l'encourage donc et lui ont rendu ses lettres de noblesse puisqu'un stage de 3 mois dans une "pagode" où le bouddhisme est enseigné, est obligatoire pour tous les jeunes bouddhistes si possible, à la fin de leur scolarité. On les appelle les "novices" ou les "bonzes", le terme de "moine" étant réservé à ceux qui en font leur "profession". Aujourd'hui un stage de 15 jours ou d'une semaine suffit pour "accroître son mérite". On dénombre environ 22 000 moines dont 9000 "permanents".

 

2 - Le Culte des Esprits, bien qu'officiellement interdit demeure la principale croyance non bouddhique du pays. Mais les deux coexistent souvent, ainsi qu'en témoignent les temples miniatures dans les maisons. Ils sont même parfois célébrés ensemble dans les temples et les piliers de la ville.

La cérémonie la plus connue est celle du "baci" (rappelle des âmes) : ils s'agit de rappeler les 32 "gardiens du corps", qui parfois s'échappent, à l'aide de fils rattachés aux poignets.

 

L'animisme est surtout pratiqué par les Thaïs de la vallée du Mékong.

 

 5 - LES GROUPES ETHNIQUES :

 

Le taux de croissance de la population du Laos est de 2% par an, le taux de natalité de 35 pour mille, le taux de mortalité de 11 pour mille et celui de mortalité infantile de 85 pour mille et l'espérance moyenne de vie de 55,1 ans. (chiffres 2005).

 

Les ethnies du Laos forment une véritable mosaïque difficile à répertorier et classer tant elles sont nombreuses, que certaines sont en voie de disparition, qu'il n'existe pas de sources précises, et que le classement peut se faire selon plusieurs critères : civilisation ou localisation, les deux pouvant se recouper.

 

Le terme "ethnie" - dérivé du grec signifiant "peuple" -  est défini comme un groupe humain possédant un héritage socio culturel commun, comme la langue, la religion ou les traditions. C'est le sentiment de posséder une ascendance, une histoire commune (ce que l'on appelle ethnogenèse dans le vocabulaire des sciences sociales). C'est aussi le pendant sociologique de la notion de "race" qui peut entraîner une catégorisation à des fins politiques ou discriminatives (positives ou négatives), ce qui explique que certains Etats aient banni ce terme "d'ethnie".

 

Le critère le plus "scientifique" me parait cependant être celui de la civilisation : langue, histoire, religion, coutumes.

 

Si l'on retient donc le critère de la langue, les 6 678 000 habitants du Laos regroupent 4 grands groupes ou "familles linguistiques", elles- mêmes divisées en 46 ethnies, ou  137 ethnies et sous ethnies, parlant au total environ 70 langues :

 

1 - La famille Taï-Kadaï

 

Certains l'assimilent à la famille Austro-Thaï (de "sud" et "Thaïlande") que l'on retrouve dans toute l'Asie du Sud Est, pour leur vocabulaire agricole souvent commun.

 

Le thaï (ou "siamois", langue officielle de la Thaïlande) fait partie du groupe Taï, partie de la branche Kam-taï, elle-même partie de la famille Taï-Kadaï.

 

Cette famille linguistique est parlée par 60 millions de locuteurs dans le monde.

 

C'est la famille la plus importante au Laos où elle regroupe 60%  de la population et 37 ethnies environ, parmi lesquelles on trouve les LAO et tous les groupes de THAI (on devrait écrire Taï pour les distinguer des habitants de la Thaïlande moderne), dont les Lao-Thaï et les Thaï-Dam, les plus nombreux. Mais la distinction entre Lao et Thaï est assez récente, les deux se mélangent souvent, notamment au nord de la Thaïlande et du Laos.

 

Les Lao sont venus du nord il y a plusieurs siècles, au gré des conflits avec diverses peuplades chinoises. Ils ont toujours mené une vie sédentaire et pratiqué la cultures des rizières inondées le long des vallées fluviales (leur variété de riz préférée étant le riz "niao" ou gluant).

Leurs villages sont de plus grande taille, leurs maisons en bois et boambous sur pilotis. Comme tous les Austro-Thaï, ils étaient à l'origine animistes (cf. aujourd'hui encore la cérémonie du Baci), puis ils ont adopté le bouddhisme Theravada au premier millénaire.

 

Les Lao-Tai (sous groupe des Thai), sont très liés aux Laos mais s'en distinguent cependant en ce qu'ils ont parfois conservé le culte des esprits, et préfèrent souvent les hauteurs des collines aux vallées inondées, ce qui leur permet de cultiver aussi le riz de colline et de pratiquer l'essartage.

 

Les Thaï Dam (Thaï "noirs" - principale tribu Lao -Thaï, mais aussi les Thaï rouges, les Thaï blancs …) vivent sur les plateaux du Nord et de l'Est du Laos.

Beaucoup sont venus de Dien Bien Phu dans les années 50. Ce sont eux qui ont le mieux conservé leurs traditions. Ils se divisent eux-mêmes en 3 classes : les prêtres, les anciens et tous les autres. Du fait de leur isolement géographique, ils ont peu accès à la scolarisation.

 

Dans l'ensemble, les Lao  et les Lao Thaï, installés dans les plaines cultivables le long des fleuves, ont plutôt eu une position dominante, composant une grande partie du pouvoir politique, militaire et administratif. Le gouvernement s'attache à leur intégration. Leur langue, le Lao, est devenue langue nationale et leur religion la plus pratiquée,  le Bouddhisme la religion nationale.

   

2 - La famille Austro-Asiatique :  

 

Cette famille linguistique se compose d'environ 47 ethnies et sous- ethnies, la plupart arrivées au Laos vers l'an 1000, installées aujourd'hui dans tout le  nord du pays, et représente environ 30% de la population. Leur origine fait débat : arrivés par le sud pour certains, par le nord (province du Yunnan en Chine) pour les autres. On s'accorde à dire qu'ils sont les plus anciens habitants du pays, présents au Laos avant les Lao et les Thaï.

 

Parmi ses sous ethnies, les KHAMU (ou Khmu ou  Khamou) sont les plus nombreuses suivies des HTIN et des LAMET.

Parmi les Kamu on dénombre 8 sous groupes (Khamu Ou, Rok, Lu, Me, Kong, Keun …).

La langue des Khamu est classée parmi les langues Khmiriques qui forment une branche des môn-khmer (langues d'Asie du SE : Thaïlande, Vietnam, Chine, Birmanie), elles mêmes faisant partie du groupe des langues austro-asiaques, l'autre groupe étant formé par les langues Munda parlées en Inde. Les langues parlées par la famille Taï-Kadai et la famille Austro-asiatique sont parfois très proches.

 

Les Khamu pratiquent généralement la culture sur brûlis et la cueillette. Ils vivent du riz des collines, du café, du tabac, du coton. Ils consomment de la bière de riz dans de petites jarres.

Vivant sur les hauteurs et les terres inhospitalières, leur survie est difficile. Les autorités essaient toutefois de les faire descendre dans les vallées pour qu'ils puissent cultiver le riz en rizières.

Leurs villages sont installés près des cours d'eau. Leurs maisons sont généralement posées à même le sol, ou sur des pilotis plus courts que ceux des Taï, avec des toits soutenus par des poutres croisées.

 

 

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Le village de Yio Hai 

  

Luang Prabang 2 056

 

De tradition animiste et chamaniste, certains sont bouddhistes (ceux qui vivent près des Lao) voire chrétiens. Les animistes croient que le corps est habité d'esprits (30 à 300 esprits), que le riz même en contient plusieurs, lesquels sont célébrés lors du rituel annuel du "khouan kao", la fête basi spécialement dédiée au riz. Leur esprit communautaire est très fort.

Ils n'ont pas d'écriture.

 

Les Khamu sont parfois appelés "khàa" ce qui signifie esclave ou serviteur, car ils ont servi de main d'œuvre aux populations d'immigrés thaï il y a plusieurs siècles, et plus récemment pendant la monarchie lao. Aujourd'hui ils travaillent encore souvent au service des Hmong ou des Miens. Ce sont eux qui ont le plus bas niveau de vie.

 

Les Htin qui vivent essentiellement dans la province de Sayaboury, vivent de la chasse, de l'élevage et de quelques cultures. Le métal étant tabou, tous leurs outils sont fabriqués en bambou.

 

3 - La famille Miao-Yao :

 

Cette famille linguistique, venue récemment de Chine, du Tibet, du Myanmar, par le nord du Laos entre 1815 et 1900, n'est représentée que par 5 ethnies et sous ethnies, soit environ 10% de la population: les HMONG (largement majoritaires) les MIEN, les Lao Lantene, Pana. On les trouve dans les 9 provines du nord, ainsi que dans le Bolikhamsai au centre.

Leur langue est d'origine Sino-tibétaine, proche des dialectes  de Chine du sud. Ils ont d'ailleurs adopté l'écriture chinoise.

 

Les HMONG (on dit aussi Meo mais c'est péjoratif) sont environ 20 000, divisés en Hmong blancs, rayés, verts ou noirs … cela dépend de la couleur de leur vêtements.

Leurs maisons en bois et bambou sont posées à même le sol. Ils sont animistes pratiquant le culte des ancêtres, ou chrétiens et attachent une grande iportance à l'unité clanique.

Le riz et le maïs constituent la base de leur agriculture. Ils élèvent des bovins, des cochons, des kérabaus (une variété domestique du buffle).

L'économie repose beaucoup sur le troc, le fer étant la monnaie d'échange. Leur principal revenu est encore assuré par l'opium.

Ils sont facilement reconnaissables par leurs costumes colorés et les bijoux d'argent des femmes.

Les Hmong ont été choisis et entraînés par la CIA pour servir le gouvernement royal dans les années 60/70. De très nombreux Hmong (et Mien) ont quitté le pays après la révolution de 1975. Comme leur Général Vang Pao, ils sont majoritairement partis aus Etats-Unis (environ 50 000 et 8000 dans d'autres pays). Beaucoup aussi sont allés se réfugier dans les forêts et 2000 seraient rentrés au Laos depuis 1991. Du fait de leur anti- communisme et et de leur religion (parfois chrétienne), ils sont considérés avec méfiance par les autorités.

 

Les MIEN (ou Lu Mien, Yao ou Man) forment le second plus grand groupe : on en dénombre 30 à 50 000. Les Hmong et les Mien, qui partagent de nombreuses caractéristiques, se marient peu entre eux.

 

4 - La famille Sino-Tibétaine : 

 

Cette famille linguistique est essentiellement formée par des tibéto-birmans (Yunnan, Tibet) qui vivent dans des endroits reculés en quasi autarcie.

Elle représente 30% de la population et une trentaine d'ethnies et sous ethnies dont les Ikos ou Akha, les Punnoy.

 

Les gens de cette famille vivent dans dans des maisons en bois et bambou à même le sol, n'ont pas d'écriture, sont animistes (esprits et âmes), vivent de la culture du riz ordinaire sur brûlis de cueillette de chasse et du pavot.

 

Nota : il existe enfin quelques "étrangers" immigrés installés au Laos comme partout ailleurs en Asie du SE : Kmers, Birmans, Chinois, Thaïs, Singapouriens, Taïwanais, Indiens du nord, Français …) représentant entre 2 et 5% de la population. Ces "étrangers" sont là essentiellement pour les affaires, le commerce, la construction et la gestion des hôtels, le tourisme, les programmes de développement ou la formation. Ils n'y résident souvent qu'à titre provisoire.

 

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Les Laotiens quant à eux, ont pour habitude encore aujourd'hui, de se référer à "l'ancienne classification" et de se  diviser en 3 groupes selon le seul critère de l'altitude du village,

Les  pourcentages de ces goupes  varient un peu  par rapport au classement linguistique :

 

Les LAO LOUM ou "Lao des plaines" : 60%

Jusqu'à 300 mètres d'altitude.

Ils correspondent à peu de choses près à la famille linguistique Taï-Kadaï ( ou Austro-Thaï) : les Lao et les Thaï en font souvent partie.

 

Les LAO THEUNG ou " Lao des plateaux" : 23%

Entre 300 et 900 mètres.

Les Khamu et les Htin en font souvent partie.

 

Les LAO SOUNG  ou "Lao des montagnes" : 17%

Ils habitent dans les montagnes au dessus de 1000 mètres d'altitude.

En font notamment partie certains  Hmong et les Miao.

 

Si cette classification selon le critère de l'altitude apparaît un peu artificielle sur le plan ethnique et culturel au sens propre, elle permet  une certaine homogénéisation de la population, ce qui peut tendre à favoriser le sentiment d'identité nationale et d'assimilation .

 

Cependant le gouvernement laotien, probablement dans le même but, a récemment établi une reclassification des groupes ethniques en 3 familles linguistiques :

Austro-thaï, Austro-asiaque et Sino-tibétaine.  

C'est désormais la classification officielle.

 

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Un article écrit pour la revue "Globe-trotters"  (novembre-décembre 2012)

 

"L'île de Cheung Chau dans la baie de Hong Kong : un paradis perdu."

 

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Loin du vacarme de la trépidante Hong Kong, l'île de Cheung Chau  recèle des paysages de toute beauté. Entre calme et authenticité, une gourmandise qui se visite à pied.

 

Il est tôt ce jeudi 4 mars 2010. La baie de Hong Kong est plongée dans la brume matinale, tout est étrangement calme autour de moi. Le bateau sur lequel je suis confortablement installée, largue les amarres du quai n°5 de l'Outlying Islands Ferry Pier à Central.

Il n'y a pas grand monde sur ce ferry : quelques femmes, d'énormes d'emplettes sur les genoux, ouvrent leurs barquettes de nouilles et "petit-déjeunent" en bavardant gaiement.

 

Pour ma dernière journée de vagabondage à Hong Kong, et pour 10 $HK (soit 1€ environ), je pars à la découverte de Cheung Chau - "La longue île" en cantonnais - l'une des rares îles habitées des quelques 234 qui parsèment la baie… Le voyage qui dure une heure parce que j'ai choisi un "ferry lent", est agréable. Nous filons vers le sud -ouest, les contours d'autres îles se dessinent au loin parmi les nuages de brume bleuâtre, et toutes sortes de bateaux qui croisent dans la baie … finalement, 12 km plus loin seulement, j'aperçois ce morceau de terre minuscule : le village de Cheung Chau niché au fond de "l'abri des typhons" et son unique jetée où déambulent, nonchalants, quelques habitants qui promènent leur chien.

 

Quel contraste étonnant et salvateur avec l'atmosphère bouillonnante de Hong Kong !

Ma surprise ne s'arrête pas là : le petit port est adorable, coloré, calme et joyeux. Près du débarcadère, l'on peut louer des bicyclettes ou des tricycles. Le port est plein à craquer de dizaines de jonques et de sampans, ces bateaux chinois motorisés à fond plat qui servent pour la pêche, mais aussi pour l'habitation : on y voit les femmes faire leur lessive ou leur cuisine, tandis que les hommes trient les poissons. Les bâches bleues ou vertes, qui protègent les ponts du soleil ou de la pluie, forment des ondes colorées et mouvantes qui se détachent sur l'horizon  où se profilent les sommets de l'île de Lantau, toute proche.

De petits restaurants bordent la jetée : l'on y choisi son poisson dans les aquariums avant de se le faire préparer, ou l'on y savoure tranquillement un thé vert en observant la vie des pêcheurs…

Une jeune femme m'aborde en me voyant examiner les menus, et me dit en anglais - ce qui est exceptionnel sur l'île, mais j'apprendrai qu'elle travaille au petit office du tourisme !- : "non non, allez plutôt chercher des dim sum là bas, venez avec moi!". Je la suis. Effectivement elle va chercher son repas de midi chez le cuisinier du coin qui travaille sur le trottoir. Elle achète deux boîtes vapeur en bambou, et s'en va avec un sourire, en me recommandant de les acheter tout de suite, car à midi il n'y en aura plus … ce que j'ai pu vérifier une heure plus tard!

 

Pas de problème pour passer la nuit ici : des îliennes vantent, toujours sur le trottoir, leur chambres d'hôtes à prix très bas … qui parait-il, grimpent le week-end. L'on m'a en effet confirmé que de nombreux  gwailos (étrangers) venaient profiter des plages le samedi et le dimanche, et qu'il valait donc mieux s'y rendre en semaine pour apprécier pleinement la tranquillité des lieux.

 

Je vais ensuite à la découverte du village, de ses ruelles étroites où les locaux se déplacent en vélo, zigzaguant  entre les étals des échoppes, car il n'y a pas de voiture sur l'île sauf pour les pompiers et le médecin.

 

On trouve là tout ce qui fait la Chine traditionnelle : légumes, poissons séchés, pâte de crevettes à l'odeur piquante, pâtisseries, pharmacopée chinoise à base d'herbes médicinales et d'hippocampes, boutiques pour ménagères remplies de serpillières et de balais colorés. On y trouve aussi les  fameux chapeaux en bambou ou encore de l'encens et du papier monnaie destiné à être brûlé dans les temples pour communiquer avec les dieux ou honorer la mémoire des défunts, ainsi que pour fêter le nouvel an chinois… Le tout se mélange en un incroyable bric à brac, les sacs ouverts débordent sur les pavés des ruelles entre les auvents qui se rejoignent  au dessus de ma tête. Un rai de lumière filtre et je peux apercevoir le linge qui sèche sur les petits balcons.

 

A Cheung Chau les maisons n'ont pas plus de deux étages, à l'exception du seul hôtel de l'île, le massif Warwick, à éviter!

 

A détour d'une ruelle, légèrement surélevé par rapport au village, je découvre le monument historique le plus célèbre de l'île : le Pak Tai Temple, construit en 1783 en l'honneur du dieu taoïste qui vainquit le roi des démons et ses alliés, la tortue et le serpent, que l'on retrouve à ses pieds, broyés. A l'intérieur, l'on peut voir un sabre retrouvé en mer par des pêcheurs, il y a plus de 100 ans et qui daterait de la dynastie des Song (960-1279). Dans la cour se trouvent quatre paires de dragons de pierre. Pak Tai est le "Dieu  Patron" de l'île : le dieu de la mer. C'est de ce temple que part chaque année le défilé coloré du célèbre "Festival des petits pains" , une fête qui dure une semaine et attire des centaines de touristes en avril ou mai selon le calendrier lunaire ( la fête a lieu le 8ème jour de la quatrième lunaison).

 

Je continue ma promenade à travers les dédales. Malgré le peu d'espace, tout est étonnamment  paisible. Les femmes regagnent  tranquillement leurs habitations, chargées de lourds paniers, des enfants en uniformes sortent de l'école, achètent un cornet de frites au passage, et enfourchent leur bicyclette.

 

Au gré des échanges, j'apprends que la population de l'île est aujourd'hui de 25 000 habitants environ, pour une superficie de 2,5 km2  seulement, mais elle est concentrée dans le village et le reste de l'île est pratiquement vierge. La moyenne d'âge est assez élevée, mais on me dit aussi que beaucoup de jeunes ont décidé de s'installer ici car la vie y est moins chère et moins trépidante qu'à Hong Kong. Ils n'hésitent pas à faire quotidiennement le trajet en bateau pour aller travailler "en ville".

 

Sur une toute petite place, j'aperçois un banian sacré et vénéré : on dit qu'il est habité par les esprits de la terre. A son pied se trouve un autel miniature devant lequel les passants s'arrêtent pour y brûler un bâton d'encens … et puis la ruelle débouche soudain à ma grande surprise, sur une magnifique plage de sable blanc : Tung Wan Beach. Je ne pensais pas en être si près, mais il est vrai que l'île est toute petite et que le village de Cheung Chau est situé  au milieu, sur l'isthme qui relie le nord au le sud : il suffit donc de marcher 15 minutes en partant du port, pour se retrouver de l'autre côté, à la plage… Une plage célèbre pour son école de planche à voile qui a permis à Lee Lai San, une îlienne bien sûr, de remporter la médaille d'or aux jeux olympiques d'Atlanta en 1996.en son honneur, une très belle sculpture abstraite lui est dédiée, face à la mer. Des panneaux suggèrent quand même d'être prudent : les requins ne sont pas loin !

 

A Cheung Chau il y a aussi des chemins côtiers enchanteurs, parmi lesquels le sentier de randonnée Peak Road qui descend jusqu'à la pointe sud-ouest de l'île. Ce sentier, pour lequel il faut compter deux heures de marche du port jusqu'à la crique de Sai Wan, est une vraie merveille, surtout en fin de journée, dans la lumière du soleil qui décline. L'on traverse des paysages de toute beauté avec vue sur la mer, de petites forêts, des temples dédiés à Tin Hau, un autre dieu de la mer! On peut y voir  le Yee Pavillon  dédié au poète chinois Zang Renshi, le paisible cimetière communal tourné vers la chine du sud que l'on aperçoit au loin, le Care Village, un groupe de maisonnettes construites en 1968 grâce à un don américain (!), la grotte de Cheung Po Tsai, célèbre pirate dont on dit  qu'il y cacha ses trésors volés au début du 19ème siècle. Au sud, le sentier devient rocailleux, et le bord de mer ourlé d'impressionnants blocs de roche sculptés par le vent, ce qui explique que les gens de l'île l'appellent la "mini grande muraille"!

 

Arrivée à Sai Wan, j'ai pris un sampan pour me ramener rapidement au port, histoire d'avoir le temps quand même avant de partir, de m'attabler à l'un de ces restaurants de poisson si sympathiques qui bordent le quai pour y déguster poulpes et méduses séchées.

 

C'est par cette belle escapade que s'achève mon séjour d'un mois à Hong Kong; J'ai beaucoup apprécié la tranquillité et l'authenticité de Cheung Chau, si proche et si lointaine à la fois de la fascinante mais trépidante mégalopole qu'est le centre de Hong Kong.

Cheung Chau recèle à elle seule la plupart des "ingrédients" de la culture hongkongaise.

Il faut cependant se dépêcher d'y aller, car ce petit coin de paradis, de plus en plus recherché, risque bien dans peu de temps  d'être à tout jamais "perdu" …

 

Martine Bachelier.   

 

 

 

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14 - 9 : l'île de CHEUNG CHAU
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Pour ma dernière journée de vagabondage, j'ai découvert une île magnifique. Sans doute celle que j'ai préférée : assez éloignée de HK (presque une heure de ferry) , très authentiquement "vieille Chine traditionnelle" et pleine de surprises pour les occidentaux que nous sommes :
pas de voiture, pas de touristes, personne ne parlant l'anglais ...Un village de pêcheurs et de commerces de bric à brac en tous genres, loin des envies surfaites des touristes :

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La valse incessante des  immenses cargots qui se faufilent entre les îles, puis la plage, le port, les  ruelles très étroites où les gens se déplacent à vélo,

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Les enfants qui s'offrent un cornet de frites en sortant de l'école, et moi une brochette qu'il a fallu que je goûte devant l'insistance du vendeur : je n'ai pas trouvé ce que c'était : mou et un peu gluant , genre toffu ou courgette ... trempé dans ... de la sauce brune.

Dans cette île, on trouve aussi beaucoup de pharmacies où l'on soigne par les plantes ou les animaux  (sur ordonnance ). Là par exemple : des hippocampes, qui jouxtent un magasin de balais, font partie de la pharmacopée chinoise. 

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Allez , pour ce dernier retour de nuit j'ai voulu accomplir un exploit : rentrer à pied des quais jusqu'à Bowen Rd. sans prendre aucun escalier roulant ni rien qui roule...sauf ma bosse.
Une petite heure de grimpette plus tard, et quelques centaines de marches supplémentaires dans les baskets, je  suis enfin arrivée et me suis effondrée au bercail ... avec pas plus de charisme qu'une serpillère mouillée !

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Bye bye HK ...  ville des escaliers, des taxis rouges, des Bouddhas, des contrastes, du plus fantastique et du plus ordinaire, de la démesure, de l'hyper luxe et de la pauvreté, des tours démentielles et des maisons minuscules, et partout d'un dynamisme  étonnant et d'une incroyable énergie au travail . 

Merci David pour cette échappée belle !
Mon amical bonjour à tous tes amis que j'ai eu le plaisir de rencontrer,
et bonne continuation à tous !

 

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14 - 8 : le monastère des 10 000 Bouddhas

Ce monastère est perché sur les collines au nord ouest de Kwoloon, que l'on aperçoit au loin.
c'est le 2ème site le plus fréquenté de HK, après ... les champs de courses d'happy Valley!

Ce monastère 100% bouddhiste, qui date de 1950, est empreint de la sérénité et du calme carctéristiques des temples bouddhistes.

N'empêche - que moi qui ne voulais faire que "du plat" aujourd'hui histoire de me ménager un peu les gambettes - il a fallu que je me farcisse les 4OO marches qui permettent d'accéder au temple principal ! 
L'escalier, bordé de sculptures de Bouddhas, le plus souvent très récentes, est très drôles grâce aux incroyables expressions des divers bouddhas.

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Toutes les expressions de la condition humaine sont représentées ... c'est vraiment génial.

Ensuite, éreinté et le souffle coupé, on accède à la terrasse où l'on découvre, devant une grande pagode rouge ( encore 150 marches!) 2 grands bodhisattvas: le protecteur du monastère et la déesse de la miséricorde:

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A l'intérieur du temple, les murs sont tapissés d'étagères sur lesquelles se trouvent 13 000 statuettes de bouddhas, chacune gravée au nom de son donateur :

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On reprend la grimpette et là c'est l' armée des bodhisattvas gardiens du Maître qui nous attend au virage : ils ont des airs farouches et sont armés jusqu'aux dents : je l'ai échappé
belle !
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Enfin retour "à la maison", en passant par le village de Sai Kung où les pêcheurs rentrent. Les clients choisissent  leurs poissons directement dans les aquariums (avec des gants !), et les apportent  au cuisinier  qui les prépare avant de leur servir en terrasse.: 

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Mais il fait presque nuit et il est temps que moi aussi je rentre .
Quelle belle journée  !!

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14 - 7 : Clear Water Bay

 

C'est dimanche, nous voilà partis l'extrémité sud de "Clear Water Bay", dans les Nouveaux Territoires, où de belles randonnées pédestres devraient nous faire découvrir  la beauté de la côte et apercevoir quelques îles de la mer de Chine ....aux eaux si claires comme son nom l'indique ...
Mais voilà, pas de bol : un brouillard à couper "à la baguette" ! On n'y voit rien !! On se perd même ... n'empêche, nous nous sommes "farci" les 291 mètres et les centaines de marches du chemin qui grimpe jusqu'en haut : malgré le brouillard, c'était très beau (juste un peu fatigant :)

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Je me suis dit que c'était comme si j'étais monté à pied en haut de la Tour Eiffel !

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Et puis on attaque la descente : pareil, dans la brume...
Il faut dire que l'humidité est à son maximum à cette période de l'année et qu'il fait très chaud (ou que l'on a "l'impression" qu'il faut très chaud )
Au retour, on est tellement fatigués que l'on fait un bout de chemin dans la voiture d'une jeune allemande très sympa qui nous prend en stop.
Enfin, nous apercevons quand même un bout de côte :

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Avant de rentrer Dav. achète un deshumidificateur, car ça commence à moisir dans l'appartement.
Et dans le ciel, une apparition magique : la tour  "ICC"  qui flotte dans les airs...C'est superbe!

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