Martine autour du monde ...

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Sur la route de Pinar Del Rio, dans la sierra Rosario, on découvre « Las terrazas » au coeur d'un très beau paysage.

 

Cet endroit était exploité par les français au 19ème, pour le café. Il y eut alors beaucoup de déforestation. Dans les années 70, Cuba entreprit la reforestation de cette zone montagneuse par des paysans qui y furent envoyés, contraints. Ils ont été aujourd'hui regroupés dans la « communauté de Las Terrazas » et travaillent au maintien de l'environnement, et l'organisation d'un projet touristique, dont l'hôtel Moka où je loge.

 

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L'attraction essentielle est la rivière et ses « piscines » où l'on peut se baigner quand on ne craint pas trop l'eau froide, mais c'est très joli. En revanche les « barres » en préfabriqué dans lesquelles logent les ouvriers cubains sont assez déprimantes et en très mauvais état comme d'habitude.

 

Noël m'a emmené voir une ancienne "encommienda" où les esclaves faisaient le tabac au 19ème. On y voit encore les « barracones », les anciennes cabanes en pierre, où ils étaient logés, et la roue qu'il faut pousser pour écraser les feuilles de tabac.

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La végétation dans cette endroit est incroyable : des palmiers  "royaux" d'une cinquantaine de mètres de hauteur (j'adore leurs troncs tachés), et des almacicos, arbres au tronc rouge dont l'écorce cuite dans de l'eau est réputée soulager les maux d'estomac.  On trouve ces arbres partout en Amérique latine (mais là, je les découvre).

 

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Sur la route, Noël  m'a confirmé que maintenant les cubains avaient le droit d'acheter, à l'étranger, des voitures « qui marchent », mais pas n'importe qui et n'importe comment : il faut avoir de la famille ou des amis dans le pays depuis un certain temps, la faire acheter par eux, revenir avec la voiture, payer des taxes... donc peu de cubains peuvent se le permettre. Même chose pour l'achat ou la construction d'une maison. De toute façon, aucun cubain ne peut s'acheter une maison, c'est trop cher et trop long, trop de paperasses. Souvent, une famille entière, sur plusieurs générations vit dans une ou deux pièces.

Ci-dessous les bus pour les cubains et les bus pour les touristes (2 Compagnies pour eux : Transtour et Transgovia)

 

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Il pense que rien ne changeait avec Raoul, un homme sans aucun charisme, pas très intelligent , incapable de parler sans son papier, extrêmement autoritaire... et il est très inquiet pour l'avenir de son pays.

 

Pour essayer de m'éloigner un peu des touristes de l'hôtel qui m'agacent de plus en plus car ils restent entre eux sans jamais m'adresser la parole, (mais j'ai l'habitude !) , je suis allée déjeuner ce midi et dîner ce soir (avec ma lampe de poche car il faut nuit noire dès 18h) à la « cafeteria » un petit resto local situé près de la rivière pour 1 CUC ( (au lieu de 15 à l'hôtel!) . En fait il faut payer en peso local, mais la dame m'a dit que je pouvais lui donner un peso convertible. J'ai dîné avec 2 français routards (c'est rare les français dans ce genre d'établissement!), un père et son fils qui parcourent Cuba en vélo!

 

Demain départ pour Cienfuegos.

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Ce matin j'ai fait la connaissance de Noël, le « guide-chauffeur » qui va m'accompagner pendant quelques jours.

Il est vraiment génial, comme tous les guides que j'ai pu rencontrer jusqu'à présent : très gentil, très cultivé et parlant sans détour de son pays. Une chance ! En plus il parle un peu français, à peu près comme moi espagnol, et donc nous avons décidé qu'il me parlerait en français et moi en espagnol, et que nous nous corrigerions réciproquement ! Il était électronicien dans le temps, mais depuis 1990 il n'y avait plus de travail, donc il s'est reconverti dans le tourisme.

 

A La Havane, tout le monde m'avait dit, que personne ne savait où habite Fidel … et bien Noël m'a fait passer devant sa maison, dans le quartier de Miramar. Pas le droit de prendre de photos bien sûr … de toute façon il n'y a rien à voir car la propriété est entouré d'arbres qui forment une véritable muraille. Seul un gardien en civil est posté devant le portail.

 

Vinales est un village adorabe, aux petites maisons traditionnelles aux toits de chaume ou de tôle ondulée, colorées, agrémentées de vérandas soutenues par des piliers. Calme et paisible. La vallée de Vinales, est verdoyante, recouverte d'arbres aux couleurs éclatantes, un peu cultivée, la réserve à tabac du pays. En route, nous avons donc visité une  plantation familiale de tabac  : elle appartient à l'Etat bien sûr, et le cultivateur doit lui reverser 90% de ses bénéfices!

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Fabriquer des cigares n'est pas une mince affaire : les graines de tabac ont été semées il y a trois semaines environ et commencent juste à pousser.

Le tabac pousse vite, encore quelques semaines de plus, et on pourra enlever délicatement les feuilles, en commençant par celles du bas de la tige, les trier, les faire sécher pendant plusieurs mois dans les « casas de secado », avant de les moudre et chaque cigare (la tripe) sera moulé puis enroulé dans 5 feuilles différentes de plus en plus fine et souple (les capas).

  

Nous nous sommes arrêtés aussi chez une dame qui fait visiter son jardin horticole, immense et rempli de centaines d'espèces de fleurs, de plantes, d'arbres fruitiers.

 

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Cacao (à gauche)  et calebasse (à droite, pour la musica !)

goyave  et l'arbre sacré : le ceiba   (ci- dessous)

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Caramboles et "queues de chat" : 

 

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 Champ de tabac, hangar à séchage, préparation des tripes, et cigares finis :

 

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Enfin nous sommes allés voir la « grotte de l'indien » ainsi que le "mur de la préhistoire", alors là vraiment un attrape nigaud : une attraction pour touristes à éviter !

 

Puis, arrivée à l'hôtel « La Hermita » qui surplombe un magnifique paysage parsemé de pains de sucre impressionnants : les « mongotes » … on se croirait au Vietnam dans la baie d'Along terrestre. La vallée de Vinales est très belle, beaucoup d'habitants se déplacent à cheval, en charrette, ou même à dos de buffle ...

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L'hôtel est charmant … mais il n'y a pas d'eau au robinet ! donc pas de toilette ce soir. J'apprends en effet que la région est en manque d'eau chronique. ll n'a pas plu depuis 3 mois. C'est la raison pour laquelle d'ailleurs on ne cultive pas de riz ici.


En revanche excellent repas « buffet » pour 10 CUC . Un hôtel que je recommande.

Je dois partir demain, mais j'y serais bien restée plus longtemps ...

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J'arrive à La Havane à 21h (3h du matin en France), après un « jour- nuit » sans fermer l'oeil, en même temps que 6 autres gros porteurs : autant dire qu'il y a foule de touristes ! Et qu'il me faut plus d'une heure avant de m'en sortir, après de multiples contrôles, prise de photo, etc...

 

Cuba touristique

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Une jeune femme, Odalize, m'attend et nous sympathisons tout de suite avant de parcourir les 17 km qui rejoignent le centre de la ville. Il fait nuit, la grande autoroute à 6 voies est vide... je me demande où ont bien pu passer tous ces gens de l'aéroport. Sur les bas côtés, une banlieue manifestement très pauvre à peine éclairée... puis on traverse le quartier de Centro Habana et la Place de la Révolution, avec ses grands portraits, éclairés eux, du Che, d'un côté, et de Camillio Cienfuegos, de l'autre. Le chauffeur très sympa, m'explique les quartiers traversés.

Les rues sont toujours désertes, les rares véhicules roulent à toute vitesse … je stresse un peu et demande au chauffeur s'il n'y a pas de limitation en ville, il me dit : si, 50 ! Il y a 2 sortes de taxis : les officiels (plaque d'immatriculation bleue) et les non officiels (plaque d'immatriculation jaune). Je constaterai par la suite, que tout est comme ça ici : l'officiel et le non officiel.

Mon hôtel « O'Farrill » de style andalou, avec un magnifique patio, est très bien situé dans la Habana Vieja, mais le tuyau d'écoulement de eaux qui passe juste à côté de ma chambre fait un bruit d'enfer et m'empêche une nouvelle fois de dormir. Je change de chambre le lendemain !

 

Pendant 2 jours je vais parcourir le quartier de la « Habana Vieja » clasée au patrimoine mondial par l'UUNESCO en 1982, dans tous les sens, quartier le plus ancien, témoignage de la période coloniale espagnole, en pleine rénovation (qui devrait être terminée en 2050!), le plus touristique, le plus vivant peut être aussi. Avec ses bâtiments du 16ème au 19ème siècle, les restes de ses anciennes fortifications, ses maisons en calcaire qui s'effondrent, la plaza de armas, la plaza vieja, la magnifique cathédrale construite par les jésuites au 18ème siècle, le Capitolio construit de 1920 à 1929, copie de celui de Washington, le Prado qui relie le Malecon, une immense promenade de 7km, le long de la baie de la Havane …

 

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 Le Malecon, la Cathédrale, entrée d'immeuble, promenade en "bicitaxi" :

 

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J'ai passé plus de 2 heures au « Musée de la Révolution » dédié à l'histoire du pays et surtout bien sûr à la gloire de Fidel Castro que l'on voit sur des centaines de photos qui retracent sa vie et son parcours.

 

Plusieurs choses me frappent immédiatement en arrivant ici : la grande pauvreté de la population et l'état de délabrement des habitations. Derrière les façades parfois correctes se cachent des entrées d'immeubles dans un état de saleté et de dénuement impressionnant.

Les petites rues sont défoncées, à tel point que prendre un pousse-pousse devient un véritable expoit! Les voitures sont rares, les tuk tuk et les taxis les remplacent.

 

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Ce que je vois de la fenêtre de mon hôtel , et mon hôte (O'Farril)l ! 

avec un excellent groupe de musiciens "Son de Oro", dont j'ai acheté le disque 

 

Les gens manquent d'argent, ils ont faim. Ils vivent dans des maisons complètement décaties. Ils « mendient » beaucoup à leur façon, c'est à dire qu'avec un savoir faire bien rodé ils apostrophent le touriste par des « amigo ! » à n'en plus finir pour quémander un peso … Ils engagent la conversation sur n'importe quel sujet pour finir par demander de l'argent que l'on ne peut refuser. C'est ainsi qu'une jeune femme est venue m'aborder pour me présenter ses deux petits enfants, parler avec moi de tout un tas de choses, puis elle a fini par me demander si je voulais bien la suivre pour voir un « magasin d'alimentation », ces magasins où se rendent les cubains pour acheter leur nourriture avec leur ticket de rationnement (les libretos) ce que j'ai fait bien sûr. Là, dans un magasin qui ressemble un peu à un petit « Lidle » de chez nous, j'ai vite compris qu'elle avait épuisé tout ce à quoi elle avait droit, et que je devrai payer pour elle. Elle a commandé une énorme quantité de nourriture qu'elle s'est fait mettre dans deux grands sacs en plastique … il y en avait pour 50 euros ! J'ai dû négocier quand même un peu pour qu'elle en rende une partie. Puis elle a disparu très vite...

 

Par la suite à de nombreuses reprises j'ai pu constater que les gens avaient vraiment faim, c'est leur plus gros problème. Les carnets d'alimentation ne sont pas suffisants, tout est dépensé en quelques jours et comme ils ne sont pratiquement pas payés même s'ils travaillent beaucoup, ils ont des difficultés à survivre. Heureusement les touristes sont là.

 

Mais il y a bien d'autres façons d'aborder le touriste : se déguiser, danser, chanter, prendre des photos... 

Je me suis rendue compte et cela m'a été confirmé que Cuba vit « au noir », tout se joue sous la manche. Le marché noir est omniprésent dans tous les domaines et pour tout le monde. C'est en quelque sorte un marché noir « autorisé » sinon légalisé.

 

Les cubains de La Havane chantent et dansent beaucoup. Ils aiment ça : la salsa est omniprésente, à chaque coin de rue, dans les bars et les cours des habitations.

Ils parlent beaucoup aussi. J'ai l'impression que contrairement aux Birmans par exemple, qui dans leur grande majorité se taisent et ne quémandent jamais, les cubains se « défoulent » sans crainte, avec les touristes. J'ai notamment été surprise de la liberté de parole des guides qui n'hésitent pas à nous dire tout ce qu'ils ont sur le coeur et sont très critiques avec leur régime. Odalize m'a tout de suite plu pour ça, et Miguel aussi, le guide de Christian et Jocelyne avec qui j'ai passé une journée : nous avons été heureux de nous retrouver ici, quelle coïncidence !

 

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J'ai fait aussi hier une autre belle rencontre : un jeune homme de 30 ans très « noir » rencontré dans la rue, qui m'a emmené déjeuner chez un de ses amis dont la mère tient une « paladar », un "restaurant privé" chez elle : nous sommes donc rentrés dans sa petite salle à manger et nous avons discuté pendant plus d'une heure : Yoaundry m'a raconté sa vie et son envie de partir le plus vite possible retrouver sa mère partie à Miami il y a 5 ans. Il a fait des études, parle anglais, et travaille comme assistant dans un atelier d'art : 50 euros environ par mois. Il m'a expliqué qu'il n'arrivait à vivre que parce que sa mère lui envoyait 100 euros par mois via Western Union. Il met cet argent de côté pour pouvoir se payer son « exil » aux USA. Il pourra le faire dans la mesure où sa famille est là bas. Mais cela coûte très cher, surtout les visites médicales à faire avant de partir (800 euros), ainsi que tous les papiers, démarches, et billet d'avion. Nous devions nous revoir aujourd'hui, mais cela n'a pas été possible, alors il vient de me téléphoner, tout triste, à l'hôtel. J'essaierai de le revoir avant de partir.

 

Le voyage c'est toujours ça aussi : un peu de culpabilté et de tristesse quand l'on ne peut revoir ni aider ceux qui en auraient besoin.

 

Demain je pars pour Vinales... avant de revenir une journée ici à la fin de mon séjour à Cuba. Ce sera avec plaisir car La Havane, malgré sa pauvreté est tout de même une ville pleine de charme qui ressemble à Séville ou Cordoue.

 

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Ola  Amigos ! Estoy a Mexico y yo puedo al fin  utilizar  wifi !  

 

 

 

 

cuba-drap

Carte d'identité

 

Régime : république parlementaire socialiste à parti unique.

La Constitution définit le pays comme un "Etat socialiste des ouvriers et des paysans". Le PCC est le seul parti légal. Le pouvoir législatif est exercé par l'Assemblée nationale (589 membres élus pour 5 ans au suffrage universel). Le système électoral est du type scrutin à deux tours. Les personnes autorisées à se présenter sont sélectionnées par la "Commission nationale de candidature". L'Assemblée nationale élit le Président de la République. Chacune des Régions et des 169 Municipalités est dirigée par un comité exécutif.

 

- Superficie : 114 525 km2 îles comprises (1/5 de la France)

- Population très métissée : 11,2 millions d'habitants - 102 ha/ km2. Les habitants sont en grande majorité blancs, puis métis et noirs.

- Capitale : La Havane avec 3 millions d'habitants banlieue comprise.

- Langue officielle : l'espagnol parlé par 90% de la population, les autres parlant des langues immigrantes : donc un pays très homogène sur le plan linguistique.

-Religion : catholique et "santéria" (syncrétisme religieux : catholicisme, animisme et rites africains)

- Monnaie nationale : à Cuba il y a 2 monnaies : la monnaie "pour les cubains" : le peso ou CUP (1€=32 pesos cubains) et le peso "convertible" ou CUC qui a remplacé "pour les touristes" le dollar américain en 2004 (1 CUC = 26 CUP = 0,75 € le 16 août 2011).

- Le salaire moyen se situe aux alentours de 20/25 euros par mois, malgré le doublement du salaire minimum en 2005

-Commerce : la balance commerciale excédentaire (aujourd'hui le tourisme rapporte plus que le sucre)

Cuba possède les 2èmes réserves mondiales de nickel. Il est 3ème exportateur mondial d'agrumes, mais n'a pas été épargné par la crise, et la croissance du pays aurait été de 2 % en 2010, P

- PIB par habitant : 5854 dollars : 76ème rang (PIB/hab.France : 35 000)

- un taux de chômage de 1,7%

- Education : L'analphabétisme est inexistant : 99% des enfants vont à l'école primaire, et il y a 50 universités. Le français est la langue étrangère la plus enseignée. Tout étudiant est dans l'obligation de donner 2 ans de "service social" à l'Etat souvent dans les régions éloignées

- Santé : Le niveau de la santé est très bon... à vérifier sur place ! L'espérance de vie : 77,9 ans. Les hôpitaux ont le meilleur niveau d'Amérique Centrale

- Presse : toute la presse écrite, les médias et la télévision sont contrôlés par le gouvernement.

Les journaux du Parti : Granma, Trabajadores et Juventud Rebelde

Les cubains ne peuvent pas capter les télévisions étrangères. Internet est interdit et contrôlé par le Ministère de l'intérieur (et ça coûte très cher!). L'accès à certains sites est interdit sous peine de prison. Il n'existe pas de publicité commerciale.

-Ce pays est membre de plusieurs organisations internationales dont : l'ONU, l'OMC, l'OEA, le CIO.

Géographie :

caraibes20Les Caraïbes sont divisées en deux grandes régions distinctes : les Grandes Antilles (Cuba -Haïti - République dominicaine - Jamaïque - Porto Rico) et les Petites Antilles.

L'île principale de Cuba est la plus grande des îles Caraïbes (114 525 km2 si l'on compte les petits archipels autour de l'île principale - 5 fois plus petit que le France : 551 500 km2), en forme d'un crocodile de 1250 km de long de la tête à la queue, et 200 km dans sa plus grande largeur. Elle est essentiellement plate en dehors de petites "sierras" dont la fameuse Sierra Maestra à l'ouest de Santiago où le pic Turquino culmine à 1974 m. l'île la plus importante est le "Isla de la Juventud" :3056 km2

L'ouest de l'île est appelé "Occidente" et l'est "Oriente". Le fleuve le plus long, le Cauto fait 370 km de long.

L'île est entourée au nord par le détroit de Floride, à l'est par l'océan Atlantique, au sud-est par le passage du Vent, au sud par la mer des Caraïbes, à l'ouest par le détroit du Yucatan.

 

Histoire :

 

La première occupation de Cuba par les populations amérindiennes remonte à 2000 av. JC

 

- En 1492 Christophe Colomb débarque à Cuba (qui signifierait "terre") dans ce qu'il croit être la Chine

L'île est alors peuplée de 2 peuples amérindiens : les Arawak (les Grandes Antilles étaient le centre de leur civilisation), et les Caraïbes dont le groupe majoritaire sont les Taïnos , de pacifiques agriculteurs qui vivaient nus, se peignaient le visage et le corps, portaient des amulettes, des masques …Leur société était très hiérarchisée (noblesse, prêtres, peuple). Les Taïnos vivaient dans des villages où ils occupaient des huttes que l'on trouve encore aujourd'hui dans les campagnes cubaines. La maison du cacique, située sur la place centrale, servait de temple pour le culte des différentes divinités (les zémis). Ils étaient de très bons agriculteurs, chasseurs, pêcheurs, artisans. Ils commerçaient avec les autres îles et même les tribus du Mexique auxquels ils fournissaient des plumes de perroquet. Ils avaient un goût prononcé pour le chant et la danse. On dit souvent que ces peuples indigènes avaient tous disparu à la fin du 16ème siècle, mais il semble que des groupes isolés aient survécu jusqu'au 19ème surtout dans les montagnes.

 

Christophe Colomb reviendra dans le coin en 1494 pour installer la première colonie espagnole sur l'île toute proche d'Hispaniola dont le gouverneur espagnol va décider la conquête de Cuba, entreprise dont il charge Diego de Velasquez..

 

- En 1510 la colonisation espagnole commence lors de l'expédition de Diego Velasquez de Cuellar avec l'exploitation des métaux précieux, le massacre des populations indigènes et l'appel aux esclaves noirs en provenance du Bénin et du Nigeria.

Les africains qui arrivent comme esclaves sont issus de 5 groupes ethniques majeurs : Yoruba, Mandinguas, Congos, Carabalies, Bantous. Un millier d'esclaves noirs arrivent à Cuba en 1527, mais la traite ne prend vraiment son essor qu'à partir de 1595.

En 1513, l'île devient la base de départ des conquistadors : Cortès part pour le Mexique, Pizarro pour le Pérou où se trouvent l'or et l'argent des Incas, et la mer des Caraïbes est envahie par les pirates (Drake, Morgan). Les missionnaires franciscains et dominicains arrivent car les rois catholiques considèrent l'évangélisation des Indiens comme leur premier devoir…

Velasquez crée 7 cités, les villas, (dont Santiago qui a pour maire un certain Cortès) et les "encomiendas" pour répartir les indiens entre les domaines auxquels ils seront rattachés de force et où ils devront servir.

 

Des mouvements de syncrétisme apparaissent entre esclaves et propriétaires créant de nouvelles combinaisons génétiques, et de nouvelles souches culturelles.

Mais aujourd'hui il n'y a pratiquement plus d'habitants de souche aborigènes, juste un mélange racial unique (mélange d' espagnols, d'africains et de métis), qui est d'ailleurs la spécificité de la population cubaine actuelle, ce qui n'empêche pas l'existence de deux classes sociales clairement définies:

- les cadres dirigeants du gouvernement et de la nomenklatura (niveau de vie très élevé, maisons somptueuses et accès aux hôtels de luxe …)

- le reste de la population cubaine qui se caractérise par un fort taux de paupérisation, une vie difficile sous tous ses aspects, une quantité de nourriture journalière réglementée par ticket d'alimentation…etc….ce qui est à l'origine d'un marché noir florissant !

- Il faut ajouter à ces deux classes une catégorie un peu particulière: celle des touristes et résidents étrangers. Des infrastructures spécifiques ont été construites pour les accueillir (les hôtels de Varadero surtout) . Ils ont leur propre réseau de transport en commun et bénéficient d'un niveau d'accueil de luxe. Ils ont leur propre monnaie, le CUC, et représentent la première source d'importation de devises fortes pour l'Etat.

 

En 1607 La Havane remplace Santiago comme capitale. La culture du tabac et de la canne à sucre se développe. Le sucre est devenu l'élément essentiel de l'économie.

 

En 1789 l'autorisation d'introduire librement des esclaves succède au système de contrôle et de contrats. La traite devient alors une source d'activité des plus lucratives et dans le siècle qui suit c'est environ un million d'esclaves qui arrive à Cuba.

 

En 1809 ont lieu les premières manifestations importantes contre l'occupant espagnol.

 

- 2ème moitié du 19ème siècle : Deux guerres d'indépendance se succèdent :

-la "guerre des 10 ans" de 1868 à 1878 suite à laquelle l'abolition de l'esclavage devient effective en 1886.

- puis la guerre menée par José MARTI, de 1895 à 1898 alors que les esclaves représentent la moitié de la population.

José Marti y laissera sa vie et il devient le héros et le père de l'indépendance.

En janvier 1898, les Etats-Unis, jusqu'alors neutres, changent de politique : "pour protéger leurs intérêts" ils interviennent au soutien des indépendantistes cubains en envoyant le croiseur USS Maine dans la baie de La Havane. Le bateau explose pour une raison encore controversée, ce qui justifie l'entrée en guerre, pour la première fois, des Etats Unis contre l'Espagne. Les Espagnols se rendent en 1898. La guerre a fait plus de 200 000 victimes cubaines.

Le Traité de Paris (10 décembre 1898) marque la fin de l'Empire colonial espagnol. Un gouvernement militaire est mis en place par les américains qui succèdent donc aux espagnols et créent la base de Guantanamo (qui devait disparaître en 2010 mais ne l'est toujours pas).

 

La République de Cuba est formellement instituée en 1902. Mais Cuba n'est plus qu'une annexe des Etats-Unis et devient le lieu de tous les plaisirs des "gringos" en Cadillac et de l'oligarchie des planteurs de l'île. Les Etats-Unis contrôlent la très grande majorité de l'économie du pays grâce à leurs capitaux.

 

- De 1902 à 1959 les dictateurs se succèdent au pouvoir : notamment Morales qui instaure un régime de terreur puis le général Batista appuyé par les Etats-Unis, qui écrase une première tentative de soulèvement dirigée par Fidel Castro, jeune avocat, qui fut emprisonné et s'exila 2 ans plus tard, au Mexique. Le "castrisme" était en marche.

 

 

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- La révolution castriste : En 1956, Fidel Castro, son frère Raoul, et Ernesto Guevara - le "Che" - un médecin argentin rencontré au Mexique, débarquent à Cuba à bord d'un petit yacht le Granma, et 82 hommes à son bord. Ils se réfugient dans la Sierra Maestra, la chaîne montagneuse qui surplombe Santiago, les guérilleros forment "l'Armée rebelle" qui grossit, et se rend maître de Santiago puis de La Havane où Fidel Castro entre en héros le 8 janvier 1959 pour prendre la tête d'un gouvernement provisoire. Il y restera plus de 50 ans …

 

En 1960/61, les Etats-Unis déclarent l'embargo commercial et rompent leurs relations diplomatiques avec Cuba. Les années 60 sont celles de la radicalisation de la révolution, des réformes, et du rapprochement avec l'URSS.

 

En 1976 la constitution socialiste de la République de Cuba est proclamée et Fidel Castro est consacré Chef d'Etat, premier secrétaire du PCC, président du Conseil des Ministres, du Conseil d'Etat et commandant en chef des forces armées.

 

Après une période de prospérité, le désenchantement arrive car l'économie s'essouffle, les récoltes de canne à sucre et de tabac sont mauvaises. Cuba perd le soutien effectif de l'URSS confrontée à d'autres difficultés après l'effondrement du mur de Berlin. En 1991 l'URSS retire ses 11 000 conseillers et techniciens militaires en poste à Cuba, et l'aide économique disparut ce qui précipita l'île dans une crise économique aiguë. Les importations chutent, le niveau de vie aussi, les USA maintiennent leur embargo. Des dizaines de milliers de cubains (les balseros) cherchent à gagner les USA sur des bateaux de fortune.

 

Cuba est au bord de la faillite, le marché noir se généralise, la délinquance (vols) est omniprésente (les jiniteros), de même que la prostitution et la sollicitation permanente des touristes.

 

En 1993 la détention de dollars devient légale et le tourisme international fait rentrer des devises (2 millions de touristes par an). Les investissements étrangers limités sont autorisés. Les étrangers investissent notamment dans les grands complexes touristiques qu'ils ont le droit de gérer en reversant une taxe importante à l'Etat cubain (Varadero).

 

En 1998 la visite du pape Jean Paul II rompt un peu aussi l'isolement du pays.

 

Le pouvoir se radicalise, de nombreux journalistes sont arrêtés en 2003 (il y aurait actuellement 3 ou 400 prisonniers d'opinion).

 

En 2004 le peso convertible, le CUC, remplace le dollar, mais le "peso cubano" la monnaie nationale qui vaut 20 fois moins et ne sert qu'aux cubains pour se procurer des produits de première nécessité, perdure.

 

Le 19 février 2008 Fidel Castro, bien qu'il continue de publier ses "réflexions" dans la presse officielle, renonce à la présidence en faveur de son demi frère Raul (déjà Président par intérim depuis l'accident de santé de Fidel en 2006) qui est élu à l'unanimité par l'Assemblée nationale Président de la "République socialiste unitaire" de Cuba.

 

Depuis 2008, les cubains "qui ont de l'argent" sont autorisés à fréquenter les hôtels et sites pour touristes. En 2008 encore Cuba a signé le "Pacte international des droits civils et politiques de l'ONU"…. La coopération avec l'Union Européenne a été rétablie, Cuba a été admise au sien du "Groupe de Rio" (pays d'Amérique Latine) et a rejoint "l'Organisation des états américains" l'OEA.

 

Les USA ont levé en 2009 les restrictions concernant les envois d'argent des Américano-Cubains vers leur pays d'origine, quelques petits commerces ont été libéralisés (les salons d'esthétiques … de moins de 3 fauteuils!) et la possibilité pour certains cubains d'ouvrir des "chambres chez l'habitant" les "casas particulares" qui doivent être déclarées et se reconnaissent par un petit logo bleu sur les portes … Les Américains d'origine cubaine et les hommes d'affaires ont la possibilité de prendre un avion direct au départ de Miami vers la Havane.

Le gouvernement vient d'autoriser les ventes et achats de véhicules par tous les citoyens mais à des conditions très difficiles (et avec un salaire moyen de 20 euros par mois ça ne va pas être facile …mais c'est un progrès).

 

En août 1011, après avoir été interdits pendant 7 ans, les voyages des USA vers Cuba ont été de nouveau autorisés pour tous les américains. Mais pas "touristes" au sens général : seulement pour des "entreprises disposant de licences spécifiques" pour organiser des voyages pouvant être "utiles à Cuba".

 

La dissidente Laura Pollan, fondatrice du mouvement des "Dames en blanc" qui organisait des manifestations hebdomadaires avec d'autres épouses de prisonniers politiques, et qui avait obtenu le pris Sakharov des Droits de l'homme en 2005 est décédée le 14 octobre, alors que la libération de plusieurs dizaines de prisonniers politiques est en cours.

Mon itinéraire : La Havane, la vallée de Vnales, Las Terrazas, Cienfuegos, Trinidad, retour à La Havane.  

 

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Recommandations de lectures :

- Outre le "guide du routard", très bien fait,  

- "Les guides de l'état du monde" : Cuba : histoire, société, culture - Ed. "La découverte"

- "Comprendre Cuba" : Guide Ulysse

- et l'autobiographie de Reinaldo Arenas: "Avant la nuit" . Collection Babel.

 

 

 

 

 

 

 

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 "A soixante ans, on a franchi depuis longtemps le solstice d'été... c'est peut être déjà l'été indien, il n'y a plus de temps à perdre..." (Philippe Delerm).

 

C'est peut-être pour cela que me voici repartie  pour un voyage de 10 semaines en Amérique latine : Cuba (10 jours) puis  Mexique (Yucatan - 13 jours), Guatemala (23 jours) et Equateur (28 jours).  

 

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Un voyage "à la carte" finalisé avec le précieux (et patient ...!) concours de Michel Deparis, le spécialiste des Tours du Monde , qui avait déjà organisé le mien, magnifique, en 2008 (voir article 12) : http://www.connaisseursvoyage.fr/

Merci Michel !(Agence parisienne : 10 rue Beaugrenelle dans le 15ème  arrondissement).

 

C'est donc en toute sérénité - enfin presque  - que je pars "en terre inconnue", après plusieurs mois de préparation, dans ces pays réputés un peu "difficiles" ...mais le goût du voyage l'emporte !  

     

A l'exception de Cuba, toujours  à part, mon souhait est  de mieux comprendre la mystérieuse civilisation maya ancienne, d'aller le plus possible à la rencontre des peuples autochtones d'aujourd'hui, de m'enrichir de leur histoire, de leur culture, de comprendre leurs difficultés aussi, pour témoigner et partager avec eux.

Comme toujours, essayer de privilégier les rencontres.

 

C'est aussi tout simplement de prendre un grand "bol d'air", qui risque en l'occurence   de se transformer en grand "bol d'eau et de boue", compte tenu de l'état de catastrophe naturelle dans lequel se trouveraient actuellement les pays d'Amérique centrale...

 

Ces quelques lignes avant de partir car je crains les difficultés avec les connections  internet à Cuba ... Donc ne vous inquiétez  pas.

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles !  

 

Hasta luego !

Martine

Le 17 novembre 2011.

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18 : Mon deuxième long voyage en solo :

 

 Voyager seule peut se révéler un plaisir autant que parfois, à certains moments de la journée, une épreuve. Il y a des moments de solitude, de petite déprime, de coup de bourdon au goût d'amertume.

 

Mais c'est cela aussi qui donne tout son sens au voyage et rend plus fort et plus lucide sur le monde qui nous entoure.

On peut se dire alors qu'il faut prendre la vie comme elle vient, comme elle va ... sans se préoccuper du lendemain, et finalement c'est à l'image de la vie toute entière : vivre pleinement l'instant présent quel qu'il soit : plaisir et bonheur, ou tristesse et coups de blues.

Et puis l'on apprend à se débrouiller seul, à régler les problèmes au jour le jour, sans se faire trop de bile, et ça marche! : j'ai appris que partout dans le monde, malgré les différences de cultures, de coutumes, d'histoire, les gens sont confrontés, au fond, à des problèmes identiques, même si le touriste de passage peut les voir sous des angles différents.

 

Voyager seul permet aussi de mieux partager, lorsqu'on réalise que finalement nous sommes tous dans le même "bateau de la vie", que la richesse de l'homme, ce qui donne tout son sens à notre si courte existence, c'est le partage, la générosité, et non la solitude qui mène souvent à l'égoïsme ...

.

J'ai rencontré cette fois encore, quantité de personnes généreuses, qui sans rien attendre en retour, sont attentionnées aux autres, donnant et demandant des nouvelles juste pour faire plaisir, et cela n'a pas de prix ... Je pense aux gens du Kamu Lodge bien sûr, mais aussi à Sirisavan et Andrée au Laos, à Tin Tin, à Kay Kay, Thidar en Birmanie, à Han, Tuan et tant d'autres au Vietnam, à tous ceux qui par exemple, me sont spontanément venus en aide en me voyant mon chemin   : prenant la peine, sans que je ne leur demande rien, d'aller chercher un crayon pour me flècher la route à suivre sur la carte : ce n'est pas grand chose, mais ça fait tellement plaisir! ...Tous ceux qui m'ont invitée à prendre la tasse de thé rituelle ou un repas avec eux. Je leur donnerai de mes nouvelles.

 

Tous ces gens rencontrés  donnent de vraies leçons de vie, de partage, d'humilité et de conviavilité qui ont tellement tendance à se perdre chez nous ... et cet échange les rend heureux  : ce faisant, ils s'enrichissent eux aussi ...le yin et le yang toujours ..Ces rencontres m'ont  rappelé  encore une fois s'il en était besoin, que l'essentiel dans le voyage, n'est pas "l'exotisme du bout du monde" mais celui que l'on porte en soi, celui de la rencontre et du partage..

 

J'espère que mon blog aura un peu joué ce rôle de "partage" !

 

 

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Chào ! (Bonjour! ) ... mais non, ne croyez pas, au Vietnam on ne fait rien à l'envers

 

Réponse à la question : bravo à Marie-Jo qui a trouvé !

Ce sont en effet des caramboles, fruits du carambolier . Une baie à 5 carpelles soudées dont la section forme une étoile et dont chacune contient 2 graines plates.  Les caramboles sont utilisées en jus ou en salade de fruits, en confiture ou dans les sauces. D'un goût spécial, il est surtout utilisé pour décorer les plats et desserts.

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Il est 20 heures et tandis que tous les « Phap » sont entrain de guincher dans les resto branchés qui alignent leurs lumières le long du quai en sirotant du « Lua Moi », la vodka locale, je me mets pour la dernière fois à mon carnet de route... eh oui, c'est ça la vie des routardes-écrivains « en solo » qui ont échappé au dragon de la baie d'Along !

 

Il était prévu que je quitte Hué pour Hôi An (135 km plus au sud) en passant par le « col des nuages », une très belle route qui domine la mer de 500 mètres environ ... mais le fameux col s'est transformé en « col du brouillard à couper au couteau », donc nous avons pris la route normale : très joli paysage quand même au milieu des rizières et des collines.

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Hôi An (ça change un peu de Han Oi ...quand je vous dis qu'on ne fait rien à l'envers !) est une charmante petite ville classée au Patrimoine mondial .

 

Alexandre de Rhodes, originaire d'Avignon (comme son nom l'indique) y est connu pour y avoir latinisé la langue monosyllabique vietnamienne (le quoc ngu), mais c'est surtout aujourd'hui un parfum sino-japonais qui flotte sur la ville où les chinois sont venus se réfugier après la chute de la dynastie des Ming. Les japonais ne furent pas en reste pour le commerce (ci dessous le "Pont japonais") ...C'est aussi une des seules villes du Vietnam épargnée par la guerre avec les américains qui n'ont pu y aborder grâce à l'ensablement de sa rivière.

 

Hôi An est vraiment un très joli village, un port, une rivière, un marché extraordinaire (sans doute le plus beau que j'ai eu l'occasion de voir depuis le début de mon voyage), J'y ai découvert  d'énormes escargots gluants flottant dans un sauce brune, le « indian taro », et le « rabotin ».  J y ai aussi  acheté tous les intruments de cuisine neccessaires pour m'essayer à la maison!. Hôi An c'est aussi des ruelles adorables bordées de pots de chrysanthèmes jaunes, un centre piétonnier - s'il vous plaît! - des temples magnifiques, de nombreuses boutiques d'art en tous genres et notamment des peintures sur laque , une architecture complètement différente de celle du reste du pays : les maisons , ne sont plus tout en hauteur, mais allongées, sur 1 ou 2 étages maxi couleur "cacahouète grillée sucrée". L'on m'a expliqué qu'en fait au Vietnam les maisons sont en général  toutes en hauteur car le terrain qui donne sur la rue est très cher :alors on achète une toute petite surface et on construit en hauteur et sur l'arrière. Ce qui n'est pas le cas ici puisqu'il s'agit de vieilles maisons coloniales.

Bref, Hôi An c'est genre Le Pouliguen ou Le Croisic style Vietnam....

Un vrai bonheur.    

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 Fruits, légumes, râpes et couteaux de cuisine en tous genres.

 

 

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   La maison familiale TRAN (1802) celle d'un mandarin attaché à Gia Long. 

Le marché vu de la rivière. 

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  La spécialité de Hoi An : la peinture sur laque

 

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Au marché, il faut que je vous dise quand même : une dame accroupie entrain de laver dans une bassine quelques assiettes (car au marché on peut manger sur place) ...  s'est mise à cracher, ce qui n'a rien de surprenant ici, mais ... dans la bassine ! C'est ce qui s'appelle « cracher dans la soupe » ... quand même!  

 

Ci dessous 2  petits temples : Je Quan Công, un célèbre Général encensé par la communauté  chinoise et vietnamienne :(à gauche)

et Quan Thanh (à droite).mon-voyage-2010-082.jpg mon-voyage-2010-102.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Alors que je demandais à une jeune femme qui venait de brûler des bâtons d'encens, ce en quoi elle croyait, elle m'a paru assez perplexe et m'a finalement répondu : bouddhisme et confusianisme ... mais surtout culte des ancêtres,. Cette réponse m'a semblé intéressante car au fond, j'ai l'impression que les vietnamiens, comme beaucoup de gens en Asie,  mélangent un peu  toutes les religions : ils sont croyants - pratiquants et c'est bien l'essentiel ... 

 

Juste après j'ai assisté à une cérémonie d'enterrement : au son du tambour, la famille est en blanc, le veuf en noir, l' on prépare des offrandes et de la nourriture pour le repas qui va suivre.

 

Plus loin, des tas de faux billets brûlent  : c'est ce que l'on fait lorsque la fête du Nouvel An est passée .sur une table,   

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 Ville très touristique certes, mais dans ambiance sereine et bon-enfant ... 

 

Cependant plus qu'ailleurs encore peut-être, le  phalang  est la proie incessante des cyclos-pousse, restaurateurs, boutiquiers, vendeurs à la roulotte en tous genres, femmes la palanche sur l'épaule et le chapeau conique qui tombe sur les yeux, qui vous épient, vous filent, et vous relancent pour vous vendre leur affaires « very cheap Madam... » de véritables chiens de chasse derrière leurs proie, jusqu'à ce qu'on ait envie de leur dire tout simplement « Merde », laissez- moi un peu tranquille !! Ce que je n'ai jamais fait rassurez vous . Je me suis même permis d'expliquer à une jeune serveuse de restaurant qui ne cessait de héler le client, qu'à mon avis ce n'était pas la bonne méthode ...elle m'a écoutée avec surprise mais beaucoup d'attention et d'intérêt. D'une certaine façon je comprends cet acharnement, car le Vietnam traverse en ce moment une mauvaise passe : l'inflation est galopante, le dong vient d'être dévalué de 10%, les exportations sont en baisse, et beaucoup de vietnamiens s'en vont travailler à l'étranger (87 000 en 2010), notamment au Japon. Pourtant les investissements étrangers sont en forte augmentation.

 

Comme c'est la fin du voyage je me suis offert quelques prestations de luxe : une "croisière" en bateau sur la rivière Thu Bon ( 1 heure de navigation – 5 euros , c'était "tu bon" !) où j'ai pu admirer l'adresse des pêcheurs au filet et les rives bordées de bambous d'eau ...).  

 

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Puis cet après midi une virée en taxi jusqu'au bord de la mer ...(10 km A/R pour 8 euros) . La mer, que je n'ai pas vue depuis 3 mois me manque ... alors bon, j'aurais pu y aller en vélo, beaucoup de touristes le font, mais ... je me suis dit que sans casque ce n'était pas très prudent ... il fallait bien trouver une excuse . Magnifique la plage de Cua Dai, entre Golfe du Tonkin et mer de Chine, une mer démontée, où seul un français a osé affronter les vagues, alors que cela pouvait être très dangereux à cause d'un fort courant ... Ah ces français: incorrigibles ! J'y ai découvert aussi les drôles de barques rondes des pêcheurs en mer avec filets en « macro synthétique » ... c'est un australien qui m'a expliqué que ces nouveaux filets plus légers que ceux en coton et qui ne se déchirent pas, sont arrivés tout récemment d'Australie ...Et puis une heure plus tard, je suis allée retrouver mon chauffeur de taxi ... qui dormait à poings fermés allongé sur son siège ! j'ai attendu patiemment qu'il se réveille  ... 

 

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J'ai  acheté pour 30 000 dongs un journal à un vieux monsieur handicapé, en chaise roulante, qui m'a fait pitié avec la seule jambe qui lui restait, l'autre peut-être partie en combattant les français ? Je me suis dit qu'on lui devait bien ça. 

Le quotidien en question : « Le courrier du Vietnam » ... Eh bé, vous savez quoi ?

En première page :

un petit clin d'œil à Make-Make ! 

du coup je me suis dit que le Yin et le Yan ça existait vraiment 

 

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Voili voilou,, il ne me reste plus maintenant qu'une petite escale à HK du côté des Mid Levels, Bowen Road 5P..., histoire de voir si tout va bien là bas et ensuite HOP ! Si, perdue au beau milieu des nuages, le « Dragon du Ciel » ne me dévore pas, dans 2 jours je suis in PARIS

Oui Mimi, je retourne au front !  

 

Ma conclusion sur le Vietnam :

 

Le Vietnam est un pays très touristique où souffle un fort vent de modernité mêlé à de belles traditions ancestrales qui font son charme et son intérêt, tel le culte des ancêtres. Un très beau pays qui mérite d'être visité, ne serait-ce par le passé guerrier que nous y avons laissé, de très beaux vestiges, et aussi des paysages magnifiques.

Il est à l'image de l'Asie telle que nous, européens,  l'imaginons : turbulente, grouillante, colorée, surprenante ...

J'ai trouvé ses habitants très gentils, bien que certains, parfois, un peu "filous" ... mais c'est de "bonne guerre" !

Les grandes villes sont souvent très bruyantes et fatigantes, aussi, à mon avis un court séjour de 2 jours suffit à Hanoi ou Hué par exemple. En revanche sortir des sentiers battus peut se révéler un vrai plaisir : les petites villes, les campagnes (telle la région de Ninh Binh ou celle de Hôi An), et certainement  le nord du pays (où je ne suis pas allée  car il ressemble beaucoup je pense du nord du Laos ou du Yunnan en Chine ... que je connaissais déjà).

 

Surtout, j'ai eu la chance de faire la connaissance de Han Do, dont j'ai déjà évoqué la personnalité , un guide professionnel, universitaire, parlant couramment français, dont les qualités humaines et les connaissances culturelles méritent vraiment qu'il réussisse dans la création d'agence de tourisme qu'il est entrain de monter avec trois autres jeunes.

C'est ce que je lui souhaite. Han est quelqu'un qui organise, avec beaucoup de compétence et en toute sécurité,  des voyages à la carte et "sur mesure" pour petits groupes, hors des sentiers battus du tourisme habituel . Je donne donc ici la référence de son tout nouveau site web :

www.tonkinvoyage.com

 

(Quatre beaux livres à lire avant de partir : un juste reflet du Vietnam d'aujourd'hui :

- " Itinéraire d'enfance " de Duong Thu Huong

- "Suite indochinoise " de Jean- Luc Coatalem

- "Légendes et contes du Vietnam" aux Editions Thê Gioi

- "Le bonheur selon Confucius" de Yu Dan) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  arrivée Hué

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Voici HUE, ville de 400 000 habitants, située à 25 km du golfe du Tonkin , sur les bords de la « rivière des Parfums » dans la région du Centre (le Trung Bô, ancien Annam de l'époque coloniale française).

Hué est une ville sans grand intérêt, typiquement vietnamienne : fièvre immobilière et touristique, hyper bruyante dans le centre, véritable imbroglio de ruelles qui partent dans tous les sens bondée de cyclos... je n'arrête pas de m'y perdre et chaque fois dois prendre un cyclo-pousse pour retrouver mon hôtel! Hué m'ennuie : ville fatiguée, bruyante et sans charme. Beaucoup d'hôtels sont en rénovation, et le tout ressemble fort à un chantier plus ou moins abandonné.

 

Cependant Hué vaut le détour pour son seul intérêt à mon sens, et pas des moindre : son histoire .

 

L'histoire de ses empereurs : la dynastie des Nguyens (19ème siècle) pendant la période de la colonisation française, et ce qu'ils ont laissé : des tombeaux , des pagodes et une cité impériale magnifique. Formellement ce sont les français qui dirigeaient le pays à cette époque durant laquelle 13 empereurs se sont succédés de 1802 à 1945.

Ayant laissé Han Do à Hanoï, et ayant échappé à la noyade dans la baie d'Along (Ouf!, à 2 jours près j'étais bonne pour être avalée par le dragon!), je suis partie faire un tour pour visiter quelques uns de ces sites historiques :

 

1 – le tombeau de Tu Duc (1848-1883) ou « Palais de la Modestie ») , un empereur qui n'eut pas d'héritier malgré ses 100 épouses et concubines, put cependant profiter de son tombeau qu'il se fit construire de son vivant dans un parc agrémenté d'un lac artificiel... pas très modeste le tombeau ... mais on se console comme on peut ! En outre Tu Duc était très cruel, il fit assassiné son frère, et tué beaucoup de personnes et d'ouvriers qui travaillaient à la construction du fameux tombeau.

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2 – Le tombeau de Minh Mang : (règna de 1820 à 1840) : cet empereur eut plus de chance car 142 enfants avec il faut le dire, 30 femmes et 300 concubines. Tellement occupé ( il disait que ce qui lui était le plus difficile était de gouverner son harem ) qu'il n'eut pas le temps de faire construire son tombeau lequel ne fut édifié qu'après sa mort ...snif snif. Vingt huit hectares quand même sur un axe de 700 mètres de long. Comme tous les tombeaux : portique d'entrée à trois portes bordées de mandarins civils et militaires, éléphant, dragon, chevaux ... ensuite comme tous les temples aussi , plusieurs niveaux à franchir pour atteindre les édifices suivants : porte, pavillon, temple, pont ...Les deux grands piliers de chaque côtté de l'entrée symbolise la stabilité du royaume.C'est pas moi l'impératrice, mais c'est moi quand même qui suis assise sur les marches:)  

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 3 – le tombeau de Khai Dinh ( avant-dernier empereur 1885-1925) , dernier tombeau à avoir été construit de 1920 à 1931, sur une colline en suivant les règles de la géomancie, science qui prend en compte la configuration des astres au moment de la recherche du site, les critères géographiques et astrologiques, et parfois même les histoires du yin et du yang ...

Ce tombeau est très différents des autres, car inspiré de l'architecture européenne donc pas mal de béton....Cet empereur n'était pas lui non plus très aimé de son peuple : on le disait mégalo, aimant la frime et l'ostentation. ..Il a en outre augmenté les impôts de 30% pour financer son tombeau ! Bref, dans l'ensemble pas vraiment sympa tous ces empereurs vietnamiens !

(les funérailles de l'empereur en 1925 en présence du gouverneur général français... quand même!)

 

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4 – La cité impériale : ville impériale construite de 1804 à 1833, à l'initiative de Gia Long le fondateur de la dynastie des Nguyen. On y accède par la porte du midi, et ensuite trois enceintes successives qui mènent à des temples, palais, pavillons, théâtre, portes et temples...un immense ensemble architectural qui fait penser à la Cité Interdite de Pékin. A la différence qu'aujourd'hui 60 000 personnes habitent encore à l'intérieur de la citadelle, ce qui n'est pas le cas me semble-t-il, à Pékin. Ci dessous une maquette de la cité et, à son entrée sud : la "Tour du drapeau"   

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 Visite aussi de la pagode THIEN MU située sur les bords du fleuve, construite en 1601, qui se caractérise par une haute tour de 7 étages évoquant les 7 réincarnations de Bouddha. Et son bouddha souriant , au gros ventre comme en Chine!

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Cette visite à la journée, pour intéressante qu'elle fut, avec un guide anglophone très stressé qui nous a mené au pas de course, ne s'est pas très bien passée : certains se sont plaints ... mais quand les touristes « en groupe » seront- t-ils donc satisfaits ??

 

Pour changer un peu d'air, je suis allée voir la fabrication des bâtons d'encens, fait à partir d'écorse d'arbre malaxée :  le aloe wood dans la région du Quang Nam ( ou le « huoing »  ), que l'on mélange ensuite à des parfums ( attar, amice, cinnamon).

 Ensuite on roule cette pâte de bois sur une tige de bambou, que l'on a laissé tremper 3 mois dans de l'eau pour qu'il devienne dur et résistant aux termites.

Il faut "rouler" vite, puis couper au couteau d'un coup sec, avant de passer à la suivante ... un peu comme j'avais vu filer la fibre de lotus sur le lac Inle.

J'ai voulu m'y essayer ... mais sans succès : je ne vais pas assez vite et tout casse !

Chaque bâton d'encens reflète la quintescence de l'harmonie entre le ciel, la terre et ses habitants. Ce rituel est observé par es familles vietnamiennes le 1er et le 15ème jour de chaque mois lunaire, les jours de fête, festivals, et anniverssaires des morts. encens.jpgencens-3.jpg

 

Enfin retour en ville sur un sampan, ou plus exactement un bateau à moteur très kitch, très "un certain Vietnam" quoi ... le long de la « rivière des parfums » ( on l'appelle comme ça, paraît-il, car les fleurs cultivées sur ses rives sentent très bon.

Je dois avoir le nez un peu bouché en en ce moment :)

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  Ce matin, après une bonne nuit grâce à une double couche de boules quies et la tête enfouie sous les couvertures, brève rencontre avec Phan Thi Ngoc Anh ... ça y est, Jocelyne : mission accomplie !

 

Et pour finir en beauté la journée, j'essaie de faire une petite sieste car comme vous savez je suis une grande « siesteuse », mais pas de chance le karaoké d'en face se met à jouer à tue-tête ... on doit l'entendre à 1 km à la ronde! Il s' ajoute à l'immeuble mitoyen en construction au vacarme de la rue, aux klaxons etc... donc je renonce pour aller faire un tour à pied jusqu'au « marché » ... j'avais demandé que l'on m'indique le chemin ... 1heure de marche pour arriver enfin devant ... un « super market » style Monoprix ! C'est bien ma veine ! La prochaine fois je préciserai marché « en plein air »... Bref, sur la route du retour, j'ai pu voir les vendeurs de pain ambulants taper leur sachets jaunes pour indiquer qu'ils vendent du pain (le Vietnam se met à la baguette !...à moins que ce ne soit les petits pains souvenir de l'époque coloniale dont parlait Dav.?), les parents venir chercher leurs enfants à l'école en scoot (ils n'ont peur de rien ... justement je viens de voir un accident de moto), et je suis bien contente quand j'aperçois de loin le « Gold Hotel » ... ouf !! je vais pouvoir souffler un peu ... le Karaoké c'est fini, mais ... un match de foot l'a remplacé juste sous ma fenêtre ! Pour vous montrer que je ne raconte pas d'histoires, je vous mets la photo prise de ma fenêtre :) ... et les matchs de foot ici, c'est quelque chose ! Quand un but est marqué, c'est toute la ville qui s'enflamme!

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La baie d'Along ( également orthographié Halong - ), classée au Patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO  en 1993, est un endroit naturel du golfe du BAC BÔ  ou Tonkin,  soumis aux marées, et parsemé d'environ 2000 pains de sucre calcaires de toutes formes et dimensions, d'îles, de rochers et d'aiguilles aux formes délirantes, sur plus de 1500 km2, datant de l'ère primaire (280 millions d'années) avec ci et là quelques villages flottants. Il y aurait environ 500 personnes vivant de la pêche et du tourisme, sur l'eau. La baie tire son nom d'une léende , celle de la mère dragon et de ses enfants combattant les ennemis des Viêts.  Ha Long signifie "la descente du dragon")

Je dois dire que la baie d'Along m'a un peu déçue : les ports de Bai chay et HonGai, deviennent d'immenses parcs immobiliers très touristiques et sans charme. Il y a même un "Disney Land" ...Le splendide et unique paysage marin de la baie elle-même est un peu dénaturé par la multitude des bateaux qui se suivent à la "queue leu leu" ...(on m'a dit 600 jonques en moyenne selon la saison!) .

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   Cela dit, j'étais sur un petite jonque "traditionnelle" - en fait elles ne font plus qu'imiter la tradition -  ( nous étions 11 passagers .... très bon conseil de Dav :)  très confortable avec eau chaude et chauffage, ce qui en l'occurence a été bien venu!) et d'excellents repas de fruits de mer bien sûr. En outre, des passagers fort sympathiques (j'ai même fait la  connaissance d'un française qui est à Londres aujourd'hui, mais dont la meilleure amie habite ... Carquefou !)

 

Nous avons  visité plusieurs sites : la "grotte de la surprise" et la "grotte du tunnel", puis monté 450 marches pour atteindre le sommet d'un pic (le mont Titov) surplombant la baie : une jolie vue ...qui se mérite  !

 

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 Sur le chemin du retour, la route d'Along à Hanoi est très bonne ( 3 heures quand même) et arrêt très intéressant dans une fabrique de ces fameuses céramiques bleues et blanches ... que je croyais importées de Chine : eh bien non, pas du tout, elles sont belle et bien fabriquées au Vietnam.  

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 E tune petite devinette pour finir : qui me dire le nom du  fruit  ci dessous ? Une surprise à mon retour  :)

 

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de Ninh Binh à Along 

 

Nous avons quitté Ninh Binh tôt ce matin, pour une grande remontée vers le nord et la baie d'Along où nous sommes arrivés vers 17h30.

Nous avons donc traverser 4 Provinces (les capitales des Provinces portent le même nom que les Provinces) : Ninh Binh, Nam Dinh, Thai Binh, et Haiphong , cette dernière étant la Province de la baie d'Along, en suivant la grande route nationale 1 qui traverse le Vietnam du nord au sud... avec quelques écarts comme vous allez voir !

Tout d'abord un arrêt à la pagode de Kéo, en pleine campagne, près de la ville de Thai Binh.

Une belle pagode ancienne où l'on retrouve le plan traditionnel des pagodes du 17ème siècle., avec plusieurs cours, et de très belles sculptures sur les étais en « bois de fer » qui soutiennent les toits, et notamment son clocher à trois toits superposés avec balcons très ouvragés. Et l'autel du génie Khong Lo Thiew Su, un ancien bonze devenu Saint .

 

 

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  Dans cette pagode, bomdée de monde, bouddhisme et taoïsme ... et superstition  se mêlent ... ce mélange de "religions" au Vietnam, ne cesse de me surprendre! Il est vrai que le bouddhisme n'est pas une religion au sens propre, et le Taoïsme encore moins ! Ce qui autorise aussi d'ailleurs bon nombre de personnes à se prétendre dignes et capables de vous lire les lignes de la main, ou de vous faire tirer au sort des jetons yin et yan pour vous faire : la prédiction de l'avenir, ...ce que j'ai fait pour l'expérience, mais qui ne m'a pas paru très sérieux :) de toute façon c'était très mauvais pour moi ... alors mieux vaut ne pas trop y croire !

 

Plus sérieusement en revanche, cela a été l'occasion pour Han de me faire un cours sur le « Tao » ou « Taoïsme », la philosophie de Lao Tseu un chinois qui vécu au 6ème siècle avant l'ère chrétienne, selon laquelle le monde est régi par deux principes contradictoires mais complémentaires, le Yin et le Yang. Une belle leçon de sagesse universelle qui me séduit

Je me demande bien si je ne vais pas devenir taoïste 

Le sujet mériterait d'être approfondi : je le ferai plus tard !!

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La route continue jusqu'à un arrêt surprise chez notre chauffeur bien aimé : TUAN qui a eu la gentillesse de nous emmener déjeuner chez lui, en compagnie de ses parents et de sa grand mère, qui nous avaient préparé pour l'occasion un délicieux déjeuner! Vraiment gentil !! Le père de Tuan m'a montré comment il fume la pipe à eau ...et Tuan a fait bruler de encens sur l'hôtel de ses ancêtres. Je suis vraiment étonnée par la fervente dévotion que chacun porte ici aux ancêtres : il y a, dans la pièce principale de toutes les maisons, un hôtel des ancêtres . Ce moment convivial qui fut un vrai plaisir pour tout le monde, s'est terminé par par une petite promenade à pied dans son village natal :

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Les "arrêts-surprise" continuent par une visite au domicile de HAN à Long Hung (capitale du district du même nom) . Là aussi j'ai rencontré ses parents autour d'un tasse de thé vert comme c'est la coutume ici lorsque l'on reçoit des visiteurs de passage. J'ai découvert le goût savoureux du « fruit du dragon » mon-voyage-2010-026.jpg

 

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 Han a également fait ses dévotions devant l'hôtel de ses ancêtres. Parfois les photos de ces derniers sont placées sur l'autel ( 4 générations seulement, après ils revivent une autre vie), parfois non : ils sont seulement symbolisés par une tablette. Nous avons bien sûr fait des photos, sans oublier celle du pêcher à fleurs roses (magnifique) qu' Etienne reconnaitra :)

 

La maison de Han se trouve juste en face les rizières et nous sommes allés lézarder le long des ruelles pleines de la quiétude du Vietnam éternel... Une bien jolie escale avant de reprendre la route vers Halong.

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Voilà les voyages come je les aime : plein d'imprévu et de belles rencontres ...

Arrivée à Along, je découvre la baie pour la première fois ...du 7ème étage de la fenêtre de mon hôtel... elle est baignée dans un crachin brumeux que l'on appelle ici "la poussière du ciel"

 

Il va falloir patienter jusqu'à demain !

 

 

 

 

 

 

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Hoa Lu  est le site de l'ancienne capitale royale du vietnam, auquel les Vietnamien attachent une très grande importance et déférence..

 

La route est très belle à travers les rizières verdoyantes, surtout un jour comme aujourd'hui où les sommets incertains sont enveloppés dans la brume humide. Le silence d'un paysage qui représente bien le Vietnam.

 

Le premier temple celui de Dinh Tien Hoang fut construit sur les fondations de l'ancien palais royal de Hoa Lu. Au fond du santuaire, la statue du roi Dinh du 11ème siècle, entouré de ses fils.

 

 

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Le deuxième temple est tout proche : c'est le temple de Lê Dai Hanh : il faut traverser plusieurs cours avant de trouver la statue du roi enveloppée dans la fumée des offrandes. Il est entouré de son fils ainé et de sa femme.

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Le lendemain nous parton pour le site de TAM COC, plus connu sous le nom de baie d'ALONG TERRESTRE,100 km au sud de Hanoï, ses pitons rocheux calcaires qui se rejoingent par des passages souterrains, des grottes, que l'on traverse dans le noir...

Sur les sampans, les femmes pagaient avec les pieds. Le paysage est magnifique malgré le froid qui m'a incité à me couvrir d'un pancho en plus de mon K-way ...

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Pour se remettre de ces aventures, un bon petit déjeuner dans un restaurant local où mes compères Han et  Caun se confectionnent eux mêmes leur nems avec un morceau de chèvre bien cuit, un légume,  un morceau de pamplemousse et une feuille de menthe, le tout enveloppé dans une feuille de papier de riz puis  trempé dans du noc man ou des épices :

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Enfin visite d'un beau vieux temple bouddhiste : la pagode de Kéo :

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Le froid (tout relatif ) est venu, avec la bruine et le brouillard, ce qui ne nous empêche pas de de faire une belle balade en vélo le long du "canal du poulet" .

 

dans le village, nous rendons visite aux élèves d'une école maternelle tout contents de la grosse boîte de gâteaux que je leur offre, car certains commençaient à pleurer en me voyant ... je ne suis pas "comme les autres " ... ils me prennent pour une sorcière !

 

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 Et puis nous sommes très gentillement accueillis par des femmes âgées qui sont entrain de préparer des feuilles de bétel. Elles nous invitent à prendre une tasse de thé vert, et me montre comment elles attachent leur coiffe : un moment très chaleureux, les gens du Vietnam sont très accueillants !

 

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La Birmanie étant un des pays qui m'avait le plus marquée  en 2011, c'est avec infiniment de plaisir que j'ai retrouvé ce pays avec Gilles en décembre 2018 pendant 15 jours  !

Notre circuit fut pratiquement identique à celui de 2011, à savoir les incontournables , c'est pourquoi cet article sera essentiellement fait de quelques photos. Si vous voulez en savoir plus sur la Birmanie et sur chacun des sites visités, vous pouvez aller consulter les chapitres 16-1 à 16-6 .

 1 - Yangon : la pagode Shwedagon et le marché

                                                      

2 : Le Rocher d'Or , le marché, la ville basse... sans oublier le massage pro ...

       

                                                        

3 - Mandalay : la pagode Mahamuni et le monastère Shwenandaw

 

4 - Vers Mingun en bateau sur l'Irrawaddy, puis le village d'Amarapura  que l'on rejoint par le pont en teck le plus long du monde, construit en 984 : le pont U Bein Bridge 

5 - Bagan : une journée entière de navigation sur l'Irrawaddy pour arriver à Bagan

6- Village d'Heho puis de Nyaung Shwe, village passerelle vers le lac Inle

7 - Le lac Inle : la pêche sur le lac, notre hôtel, le marché au village In Dein sur les berges du lac où vit l'ethnie Pa-oh, fabrication de cigares, activité de tissage...

 ...  sur le lac le monastère d'Alaung Sitho 

 C'est Noël !! J'ai même droit à un cadeau  

... et pour finir les villages flottants

Et voilà retour à Yangon puis à Singapour pour y passer le nouvel an avec nos enfants

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Départ avec Han Do pour ce que j'aime : la campagne !

 

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La petite ville de MAI CHAU est située à 200 km à l'ouest de Hanoi. C'est une jolie régiion montagneuse.

  

Sur la route nous faisons un arrêt au village classé de DOUG LAM : nous y visitons "la maison communale" vieille de 400 ans, maison qui existe dans tous les villages au Vietnam, qui sert au rassemblement des gens pour différentes manifestations et cérémonies, et dont, pour respecter les principes de la géomacie, aucune rue ne fait face.

 

Lors d'une "pause café", ce petit garçon m'a joyeusement fait, sur mon jean tout propre, une "pause pipi" :)

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  Dans la cour de la Maison Communale, des jarres de soja en fermentation qui servira à faire de la sauce pour le riz gluant mélangé à de la viande et des légumes. 

 

A Duang lam, je rencontre un vieux Monsieur qui est très content car il vient de recevoir une lettre de Frqnce qu'il ne peut pas traduire .... je la lui traduis avec Han Do , je le prends en photo ( il fume la pipe à l'eau) et lui promet d'envoyer la photo à son ami  

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   Nous visitons aussi deux temples taoïstes :  ceux des rois Ngo Quyen et Phung Hung.

Là, comme dans beaucoup de temples, deux "cigognes" ont les pattes qui reposent sur le dos de deux tortues : elles symbolisent le ciel et les tortues la terre, les deux sont inséparables .

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  Le soir nous arrivons à MAI CHAU, le pays des Thai blancs, pour diner et passer la nuit dans une grande maison sur pilotis, dont l'hôtesse est vraiment adorable ! 

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mon-voyage-2010-046.jpgLe lendemain matin nouvelle balade à pied cette fois autour du village. Han hésite à manger une petite grenouille ...

 

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Je découvre les fruits "du paradis" dont la poudre sert à parfumer le riz gluant en lui donnant une couleur rouge , et la citronnelle :mon-voyage-2010-013.jpg

 

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   la maison d'hôte sur pilotis ... très jolie !

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   A midi, après un bon repas, nous reprenons la route vers Van Long ....

 

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Quatre jours à Hanoi pour découvrir à pied cette ville authentiquement asiatique, mélange de civilisation chinoise (1000 ans d'inflence chinoise ) , française (100ans),  de Bouddhisme, de confusianisme, de taoïsme . Un vrai melting pot en tous genres, et surtout de traditions ancestrales et de modernité dernier cri ... ce qui lui donne un aspect étrange et déroutant ... mais bien bien sympathique : les gens sont très gentils. Ici plus de longyi ni de chignons, les femmes sont toutes en pantalon ou mini jupes très branchées ... téléphone portable à l'oreille.

 

Mon hôtel " le Prince Hotel" (très routard)  est situé en plein coeur du vieux quartier (le "quartier des 36 rues") rue Tô Tich, tout près du lac Hoan Kiem. Le quartier des artistes et des boutiques d'art de toutes sortes.

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C'est la fête du Têt, le nouvel an vietnamien - comme en Chine- et vacances pour tout le monde pendant 8 jours :la ville est en pleine effervessence ! C'est la période des mariages, et des retrouvailles familiales agrémentées de cérémonies autour de l'autel des ancêtres pour lesquels les vietnamiens ont beaucoup de respect et de vénération.

On m'a dit aussi que d'habitude il y avait beaucoup plus de monde, car lors de la fête du nouvel l'an de nombreux vietnamiens rentrent chez eux dans leur familles à la campagne .... j'imagine ce que cela doit être en temps normal ! 

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A HanoÏ, la circulation est une vraie folie : je croyais avoir atteint le sommet à Mandalay : eh bien non, ici c'est pire ! des millions de cyclos (3 millions!)  qui foncent dans tous les sens et les piétons doivent traverser "très lentement pour éviter les accidents m'a expliué Han do" .  Les différences avec Yangon ou Mandalay : ici les cyclomotoristes portent des casques et leurs engins ont des phares, si bien que dès que la nuit tombe on se retrouve éblouis par des milliers de lumières ... étrange ambiance. Les voitures sont très modernes et confortables, contrairement à la Birmanie, ce qui n'empêche pas les "vélos-pousse" et les échoppes ambulantes d'être toujours là... et de solliciter les passants et touristes à qui mieux mieux!

 

Il faut d'ailleurs être prudent à la sortie de l'aéroport où de "faux taxis" vous emmènent, non pas à l'hôtel indiqué, mais chez leur copains , ce qui m'est arrivé !

 

Bref, le dernier jour Han Do mon guide et organisateur de mon séjour au  Vietnam m'a fait découvrir quelques beaux sites de la ville : le Mausolée Hô Chi Minh et la maison que ce dernier a habité jusqu'à sa mort en 1969, le Temple de la Littérature construit en 1070, destiné à recevoir les fils de princes et de mandarins,  qui fut en fait la première université du Vietnam, et le magnifique Musée d'ethnographie  à ne pas rater.

 

Le mausolée Ho Chi Minh qui demeure encore aujourd'hui la grande référence des vietnamien. C'était il est vrai un homme remarquable qui a passé sa vie à voyager pour ensuite se consacrer à reconquérir l'indépendance de son pays.

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 Voici Han Do qui m'accompagne au Temple de la Littérature,en fête aussi pour le Nouvel An !

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Le très beau musée d'ethnographie, où l'histoire de toutes les ethnies du Vietnam est magnifiquement racontée.

 

 Il est temps que je parte : je deviens une vraie vietnamienne ...je vends des ananas !! 

 

ce qui n'est pas encore tout à fait le cas d'Etienne qui a bien failli se casser la figure en voulant marcher sur une tige de bambou  :)

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J'ajoute que Han Do est un garçon merveilleux, d'une très grande gentillesse, d'une culture époustouflante à tous les niveaux (histoire, géographie, ethnologie, agriculture .... Merci Catherine de me l'avoir fait connaître!)

 

  

 

 

 

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Un article écrit en juin 2011 pour la revue "Globe-Trotteurs"

 

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Le paradoxe Birman : 

 

Difficile d'écrire sur la Birmanie… Difficile de faire passer en quelques lignes toute l'émotion ressentie au cours de ce voyage initiatique de trois semaines , de ce  pays qui m'aura passionnée, marquée, déboussolée, plus que tout autre sans doute… Par où commencer ? Quels mots choisir pour exprimer tout cela ?

 Mon itinéraire fut des plus classiques pourtant : Rangoon, Bago, le Rocher d'Or, Mandalay, descente de l'Irrawady en bateau jusqu'à Bagan, Heho, Pindaya, le Lac Inle, avant le retour à Rangoon.

Mais un séjour en Birmanie est tellement enrichissant : ses paysages, sa culture, ses habitants…

 Puisqu'il me faut choisir, je m'en tiendrais à évoquer brièvement deux sites que j'ai trouvés magnifiques : la Schwedagon à Rangoon et le Rocher d'Or à Kin Pun.

Et puis surtout, je voudrais parler des Birmans, rendre hommage à ce peuple qui m'a tant impressionnée et auquel je pense encore souvent aujourd'hui.

Une déambulation dans l'enceinte de la célébrissime pagode Schwedagon de Rangoon est féerique : au sortir du grand escalier d'ombre qui y monte, lorsqu'on arrive sur l'immense parvis dallé de marbre blanc, l'on est ébloui par la lumière et l'or, de l'or partout… le grand stupa central incrusté de plus de 5000 diamants, les innombrables pagodons qui l'entourent, le dédale des tazaung de toutes tailles parmi une multitude de toitures, de pinacles et de flèches, de temples et d'autels, d'arabesques de bois sculptés, de colonnes en mosaïques de miroirs, de plafonds lambrissés de stuc doré… et les oratoires de chaque jour de la semaine où l'on offre bâtons d'encens, fleurs de lotus et quelques petits billets tout fripés et crasseux en allumant un cierge.

La Schwedagon ressemble à une petite ville baignée de lumière, des senteurs de gardénia et de jasmin, des sonorités cristallines de centaines de clochettes qui bruissent dans le vent. Il y règne une atmosphère très calme, empreinte de grande sérénité et pourtant grouillante de pélerins debout, accroupis, allongés, qui mangent ou qui prient Bouddha et les nats. Des pélerins recueillis, isolés du monde qui les entoure… en espérant renaître dans une vie meilleure. Un curieux mélange de bouddhisme et d'animisme qui ne peut laisser indifférent tant la ferveur ressentie y est grande, dans une ambiance pourtant très bon enfant. Bref, un monde étrange et fascinant. Un des lieux de notre planète qu'il faut, je crois, avoir vu une fois dans sa vie !

Le Rocher d'or, c'est une autre merveille. Il est situé au sud de Rangoon, dans l'Etat Mon, à 12 km du petit village de Kin Pun, point de départ de la piste qui monte au sommet de la colline. Là, ce qui m'a marquée, c'est surtout la beauté du site, le courage de tous ces pélerins venus souvent à pied de très loin (car tout Birman bouddhiste doit y venir au moins une fois dans sa vie) et bien sûr, l'impressionnant rocher.

Je me souviendrai toujours de l'ascension de la colline, qui se fait dans des conditions rocambolesques, d'abord en camion débâché (1h) assis sur des ridelles rudimentaires, serrés comme des sardines, soumis aux cahots du sentier, ensuite à pied (45 mn de marche, mais heureusement il y a des porteurs!) pour atteindre le fameux Rocher couronné d'un stupa, suspendu  au bord d'une falaise au sommet du Mont Kyaiktiyo, et dont la légende raconte qu'il serait retenu par un cheveu du Bouddha. Je me souviendrai aussi de l'inoubliable coucher de soleil qui embrase le Rocher et couvre les montagnes environnantes de couleurs changeantes. La Birmanie a des paysages magiques, des paysages de carte postale. Je me souviendrai enfin du pittoresque des alentours de la vaste esplanade : des petites ruelles qui descendent les pentes de la colline, recouvertes de bâches pour se protéger du soleil, bordées d'échoppes très simples en tous genres. Une ambiance très locale, animée et conviviale.

De tous les peuples que j'ai eu l'occasion d'approcher, les Birmans (au sens large) sont certainement  ceux qui m'ont le plus marquée.

Ils m'ont impressionnée et ils m'ont émue, parfois aux larmes. Impressionnée par leur intelligence, leur calme, leur détermination sans faille pour affronter le manque de liberté, les contraintes, la pauvreté.

Pas de lamentations, pas de violence dans leur discours. Juste la volonté de s'en sortir avec patience et douceur mais sans résignation.

Et une grande reconnaissance pour ceux qui "osent venir les voir". Une grande générosité spontanée et non feinte aussi, à l'égard des étrangers que nous sommes.

Dans quel autre pays aurais-je trouvé un passant, qui, me voyant embarrassée pour traverser compte tenu du flux incontrôlé de la circulation, se place au milieu de l'avenue les bras tendus pour faire stopper tout le monde ? Un autre qui m'emmène chez un petit commerçant isolé où il sait que je pourrai changer des dollars en  kyats à un taux raisonnable, sans me demander le moindre sou en échange du service ? Un ex-étudiant, conducteur de rickshaw, qui m'emmène pour le plaisir à la "beer station" pour me raconter son histoire, son implication lors de la "révolution safran" de 2007, et discuter de la vie dans son pays à l'abri des regards ? Une jeune porteuse qui pleure en silence lorsque l'on se quitte sur le sentier du Rocher d'Or ? Mon adorable guide "TinTin" qui m'a "donné" une journée supplémentaire afin de m'accompagner et qui malgré une jambe cassée, a monté et descendu avec moi des centaines de marches ? Qui est venue me retrouver 15 jours plus tard à l'aéroport de Rangoon et m'a serrée dans ses bras en partant ? Dans quel autre pays aurais-je rencontré (par hasard sur un chemin)  une jeune femme aussi dynamique et déterminée que Kiu Kiu qui m'a fait visiter (sans rien me demander) une partie de Bagan au pas de course durant toute une journée - elle marchait très vite ! - et m'a trouvé un horse car "pas cher" pour continuer la visite ? M'a emmenée chez elle voir son "atelier de peinture" (très rudimentaire!) et m'a discrètement offert un bol en bambou laqué avant que je ne quitte Bagan ? Et cette autre jeune fille, Thidar, également rencontrée par hasard, qui m'a invitée à dîner un soir dans sa très pauvre  hutte ? Ainsi que  ces enfants qui venaient me tendre des fleurs en se dissimulant derrière l'enceinte  grillagée de l'hôtel, pour ne pas être vus ? Tout cela sans jamais rien demander en échange, sans se plaindre de quoi que ce soit… mais avec dans le regard une tristesse parfois, une détermination et une volonté incroyables, toujours.

Ces rencontres ont mis en évidence pour moi, l'envie irrépressible des Birmans de communiquer malgré leur peur toujours palpable.

Mon grand désir est d'y retourner, de les revoir… mais le pourrais-je ? Je leur avais laissé mon e-mail et ceux qui en avaient un (très rares), me l'avaient donné aussi : j'en ai reçu un du jeune conducteur de rickshaw et j'en ai envoyé plusieurs… mais je n'ai pas eu aucune réponse. La censure toujours.

Où en est donc aujourd'hui la Birmanie, un des régimes militaires les plus durs au monde ?

Les choses ont bougé depuis que j'en suis partie, fin janvier 2011.

La dernière constitution datant de 1974, n'était pas appliquée depuis plus de 20 ans. En effet, depuis 1988, le pays était soumis au pouvoir exclusif de la junte militaire (le SPDC) avec pour chef suprême le Général Than Shwe, aujourd'hui âgé de 78 ans, soutenu par le "Parti de la junte" (l'USDP) dirigé par le Général Thein Sein, son ami inconditionnel… Tout était donc bouclé.

 Après la révolte des bonzes en 2007, la junte a décidé d'élaborer une nouvelle Constitution de manière à se donner une façade démocratique. En 2008, cette Constitution est approuvée par référendum à 92% des voix. Conformément à la nouvelle loi, des élections législatives ont eu lieu en novembre 2010. L'USPD, le parti pro junte, a obtenu une écrasante majorité, ce qui n'est pas surprenant quand on sait que 25% des sièges était réservé l'armée, et que beaucoup de militaires ont démissionné ou ont  pris leur retraite pour pouvoir se présenter à titre "civil", après avoir racheté les plus grosses entreprises publiques "privatisées" pour la circonstance.

Un Parlement birman a siégé le 31 janvier 2011 pour la première fois depuis 20 ans ! Et grande nouveauté : il y a désormais un parlement national et 14 parlements régionaux dans lesquels sont représentés les minorités ethniques de la mosaïque birmane. Mille députés au total.

Puis, en février 2011, la Birmanie s'est dotée d'un nouveau Président : l'ancien Général Thein Sein (65 ans dont 47 dans l'armée), nommé par un comité composé de parlementaires élus et de militaires nommés par la junte laquelle fut ensuite immédiatement dissoute, ce qui constitue le dernier pas de la transformation du régime militaire en un "gouvernement civil" composé… essentiellement de généraux à la retraite. Les deux vice-présidents de la Birmanie sont également deux généraux appartenant à L'USPD. Le Président est responsable devant le Commandant en chef des armées qui n'est autre que Than Shew… qui viendrait d'ailleurs, aux dernières nouvelles, de céder sa place.

Bref, on le voit, le régime est encore sous le joug des militaires et ces élections ont été qualifiées par beaucoup de véritable mascarade.

N'empêche qu’il y a pour la première fois des parlements qui vont siéger dans les régions, ce qui pourrait bien constituer les prémices d'une société démocratique. L'USPD n'est pas constitué uniquement de militaires, mais aussi d'une nouvelle élite civile qui n'a pas forcément les mêmes priorités. D'autre part, dans au moins 7 des 14 parlements régionaux, il y a une majorité de partis ethniques et de partis plus ou moins éloignés des centres d'intérêts du pouvoir actuel. Il y a désormais incontestablement un éparpillement du pouvoir entre plusieurs instances : législatif, gouvernement, parti, armée. On est certes encore loin de la démocratie, mais je pense que l'on peut tout de même parler de transition politique.

Pourtant déjà le mois dernier, des combats ont repris entre l'armée et les rebelles des Etats Kachin et Shan, provoquant la fuite de nombreux réfugiés… des bombes ont éclaté à Naypyidaw et Mandalay… Aung San Suu Kyi a été priée le 29 juin d'arrêter définitivement la reprise de ses activités politiques… L'ONU a renoncé à demander une commission d'enquête pour crimes contre l'humanité…

La partie est donc loin d'être gagnée, mais compte tenu de ce que j'ai pu ressentir là bas, à travers les non-dits ou les mots couverts, je pense que le peuple de Birmanie, avec sa patience, son intelligence, et son incroyable volonté, finira par s'en sortir, même si le chemin doit être long… Je ne sais pas si cela se fera en douceur ou par la violence… Je penche plutôt pour la première hypothèse… seul l'avenir le dira. Mais cela se fera.

Ceux qui ont été dominés prennent toujours leur revanche… L'Histoire a toujours été dans ce sens.

Alors faut-il aller en Birmanie ?

Dans ce pays où la moitié de la population vit au dessous du seuil de pauvreté, où le taux d'alphabétisation est parmi les plus bas de la planète, où l'OMS classe le système de santé au 190ème rang mondial (sur 191), où les prisons sont pleines de plus de 2000 prisonniers politiques, où la liberté d'expression et d'information est inexistante ?

Je dis oui, mille fois oui.

Ces gens ont besoin de nous, qu'on aille les voir, qu'on les encourage, qu'on leur dise qu'on les admire, qu'on les aime et qu'on ne les oubliera pas.

Je suis allée parfois, dans de petits "hôtels d'Etat" ce qui ne m'a pas empêchée de faire de merveilleuses rencontres. Ces gens qui y travaillent, juste parce qu'ils en ont besoin et ne peuvent faire autrement pour survivre, pourquoi seraient-ils toujours privés de rencontrer eux aussi des "touristes" qui parlent avec eux, les comprennent et les soutiennent ? En ce qui me concerne, j'ai noué avec eux des liens d'une exceptionnelle qualité, leur ai donné un peu d'argent, je ne le regrette pas même si, quand je retournerai les voir, j'essaierai sans doute de m'organiser autrement.

La Birmanie est un pays qui suscite le meilleur et le pire : c'est ce que j'appelle "le paradoxe birman".

Martine Bachelier 2011.

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La République socialiste du Vietnam :

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L'étoile symbolise l'unité du Vietnam et le fond rouge : le sang versé.

 

   Géographie :

 

Cet Etat du Sud-Est asiatique, situé à l'ouest de la péninsule indochinoise, de 335 000 km2 (France 547 000) et de 88 millions d'habitants (donc plus petit que la Birmanie, mais beaucoup plus peuplé). Il s'étire en forme de dragon sur 1500 km entre à l'est, la mer de chine méridionale, à l'ouest le Laos (1650 km de frontière commune) et le Cambodge (930 km de frontière), au nord la Chine (1159 km).

 

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 Le Vietnam présente un relief très contrasté où montagnes (point culminant : le mont Fansipan 3143 m) et collines occupent les deux tiers du territoire. On distingue traditionnellement 3 grandes régions appelées " Bô " :

 1 - Le TONKIN (Bac Bô) est situé au nord avec deux grandes villes qui sont aussi les plus grands centres industriels du pays : Hanoi (la capitale) et Haiphong.

 2 - L'ANNAM (Trung Bô) au centre désigne une région constituée de longs chapelets de petites plaines : la longue plaine du littoral est adossée à la cordillère Annamitique, et relie le delta du fleuve rouge au nord, à celui du Mékong au sud. L'Annam a pour villes principales Hué et Da Nang.

 3 - La COCHINCHINE (Nam Bô) au sud (avec Ho-Chi-Ming-Ville l'ancienne Saigon)

 

Ces trois "Bô" comptent au total sept régions administratives, subdivisées en 53 provinces (les tinh) , mais Hanoi, Haiphong, Ho-Chi-Minh et Da Nang forment des districts particuliers qui dépendant directement du pouvoir central.

 

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Deux grands fleuves :

 - Le fleuve Rouge (couleur de ses limons ferrugineux) long de 1500km (470 km au Vietnam) qui prend sa source en chine du sud avant de se jeter dans le golfe du Tonkin. Il est à la base de la culture du riz en champs immergés

. - Le Mékong (appelé "Neuf Dragons")… le Vietnam est le dernier des 6 pays qu'il traverse séparé en 2 bras (le Mékong et le Bassac), puis plus loin en 9 autres bras, et un immense delta de plus de 4000km de canaux, avant de se jeter dans la Mer de Chine méridionale.

 

 L'agriculture occupe les 2/3 de la population (riz, canne à sucre, manioc, maïs, pomme de terre, banane, soja, café, thé et caoutchouc). Le poisson est le produit alimentaire le plus important après le riz. Le sous-sol est également très riche en métaux de toute sorte, gaz, pétrole, bauxite… et premier producteur mondial de "ferraille de récupération". Le Vietnam subit une inflation très importante, l'Etat contrôle 50% de l'industrie, et les menaces écologiques sont graves. (un important programme de reboisement est en cours).

 

Bref rappel historique (voir aussi article n° 15) -

 

Les origines :

 -A l'origine, l'Indochine est peuplée de Papous et d'Aborigènes australiens …et au Vietnam deux grands peuples se distinguent : les Hans (chinois) et les Yué ( qui deviendront les "Viet"

 

 - La domination chinoise : Elle dure plus de mille ans, jusqu'en 938 date à laquelle Ngô Quyên libère le Vietnam de l'emprise des Hans. - Le Dai Viet: Avec la dynastie des Ly (puis des Trân, des Yuan, des Lê …), l'Etat pris le nom de Dai Viet.

 

 -La colonisation française : Dès 1516 des marins portugais avaient débarquent au Vietnam et au XVII la Cochinchine (Cambodge y compris) était devenue une base marchande importante. Le 19ème siècle est l'époque des conquistadeurs français (Francis Garnier, Jules Ferry, Pierre Lot …).

 

 En 1858 la France s'empare de Da Nang, puis de Saigon, de plusieurs provinces du delta du Mékong dont la Cochinchine et de tout le pays en 1873, pour y installer en 1984 un Protectorat (reconnu par la chine en 1885) En 1887 le Vietnam, le Laos et le Cambodge, furent regroupés au sein d'un Indochine française (L'Union Indochinoise) confiée à un gouverneur général (Coursy, Paul Doumer…), et le français devient la langue officielle au mépris du vietnamien. L'exploitation du pays commence et profite bien sûr surtout aux colons français, d'où la naissance de mouvements de protestations radicaux et révolutionnaires jusqu'à ce que Ho Chi Minh ("Oncle à la volonté éclairée") fonde depuis Hong Kong, le parti communiste indochinois : le Viet-minh, avant que les troupes japonnaises occupent le pays de 1941 à 1945.

 

 Le 2 septembre 1945 Hô Chi Minh proclame l'indépendance de la "République démocratique du Vietnam". 

 

- La guerre d'Indochine :

 

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Les négociations échouent, en octobre 45 le Général Leclerc débarque ses troupes (28 000 soldats en Indochine) et la flotte française bombarda Haifong en 1946. La guerre continue : Ho Chi Minh soutenu par la Chine et la France par l'aide matérielle des Etats Unis, jusqu'à la défaite de Dien bien Phu en 1954. Les accords de Genève mettent fin à la guerre pour la France, en reconnaissant l'indépendance du laos, du Cambodge et du Vietnam partagé en deux au 17ème parallèle.

 

- La partition et la "guerre du Vietnam": Au lieu de s'acheminer vers la paix, le régime de partition mis en place au Vietnam déclenche une nouvelle guerre : la "guerre du Vietnam" entre nord vietnamiens et américains (350 000 hommes), avec des bombardements intensifs (dont les minorités du nord ont beaucoup souffert bien qu'elles aient été souvent mobilisées par les Américians), des déplacements de populations entières, jusqu'aux accords de Paris en 1973, et la chute de Saigon le 30 avril 1975.

 

 Ces guerres d'Indochine et du Vietnam, qui furent -comme bien d'autres, mais peut être plus que d'autres-, un véritable scandale, restent une "honte de l'histoire". De quel droit a-t-on voulu évangéliser ces pays, les coloniser, les brutaliser, les soumettre au prix de tant de morts de tous côtés ? Ces questions restent pour moi une énigme sur la nature profonde des hommes…. A- t- on changé depuis ?

 Voici ce que l'on lit sur le site du Ministère des Affaires Etrangères : "Les liens tissés par l’Histoire ainsi que le degré élevé de notre coopération font de la France un partenaire privilégié du Vietnam et son principal interlocuteur en Europe. Le rythme des visites à haut niveau témoigne de la vigueur de nos relations Les 8ème Assises de la coopération décentralisée franco-vietnamienne se tiendront à Haiphong, les 5 et 6 novembre 2010. L’organisation de ces Assises, soutenue par le ministère des Affaires étrangères et européennes, est assurée par un comité de pilotage présidé conjointement par Brest Métropole Océane et le Comité Populaire de la Ville d’Haiphong. La coopération entre collectivités territoriales françaises et collectivités vietnamiennes s’est développée dans les années 90. En vingt ans, 36 coopérations ont été identifiées totalisant plus de 206 projets. À l’heure actuelle, une trentaine de collectivités françaises, villes, départements, régions et structures intercommunales sont impliqués dans des partenariats avec une autorité locale vietnamienne.")

 

 - La République socialiste du Vietnam : Le Vietnam réunifié devient la " République Socialiste du Vietnam" et Saigon rebaptisée Hô Chi Minh Ville, Hanoi est désignée comme capitale nationale, le français et l'anglais sont interdits.

 

Aujourd'hui cependant les langues étrangères les plus enseignées sont l'anglais, le français et le russe. Le Vietnam continue la guerre contre les Khmers rouges au Cambodge jusqu'en 1989, des centaines de milliers de vietnamiens fuient leur pays (les boat people), des populations entières sont déplacées dans le sud pour repeupler les campagnes, une politique d'intégration des minorités nationales est mise en place, en même temps qu'une politique d'ouverture vers l'occident, un assouplissement du système économique.

 Hanoi accueille les sommets de la Francophonie en 1994 et de l'ASEAN en 1998.

 Une nouvelle constitution est adoptée en 1992.

 

Les Institutions :

 

Le Vietnam est donc une République socialiste, avec, selon les termes de la Constitution de 1992 une Assemblée Nationale élue au suffrage universel (498 députés élus pour 5 ans, dont 2/3 sont élus sur une base territoriale et le reste sur une base centrale) et source de tout pouvoir. Article 4 de la constitution :"Le parti communiste du Vietnam, l'avant-garde de la classe ouvrière vietnamienne, représentant fidèle des droits et intérêts de la classe ouvrière, laborieuse et de toute la nation, guidé par le marxisme-léninisme et la pensée de Ho Chi Minh, est la force qui dirige l'Etat et la Société" Environ 90% des députés appartiennent au PC. Le Président de la République élu en 1997 puis 2002 est actuellement Mr. Tran Duc Luong, ancien chef du Parti communiste. La devise nationale est :"Indépendance, Liberté, bonheur".

 

 Les données demo-linguistiques - (cf aussi article n°15)

 

Le Vietnam constitue une nation multi-ethnique et multiconfessionnelle, dans laquelle on inventorie environ 75 ethnies (les chiffres divergent) et donc de langues.

 

 **Les plus nombreux sont : les Viets : environ 75 millions (groupe linguistique : austro-asiaque) Ils occupent essentiellement le littoral (villes, delta, plaines). La langue officielle est le vietnamien (le Kinh)

 

NB : Les langues austro-asiatiques sont éparpillées entre l'Inde et l'Asie du Sud-Est, séparées par des régions où d'autres types de langues sont parlées. On suppose généralement que les langues austro-asiatiques sont les langues des autochtones d'Asie du Sud-Est et de l'est de l'Inde, tandis que les autres langues de la région, comprenant ont été apportées par des migrations postérieures.

 

** et les minorités :

les Khmers (Cambodgiens) 8 millions (famille linguistique : austro-asiaque) surtout dans la région du Mékong

 les Chinois : 3 millions (famille sino-tibétaine) dans le nord

les Thaïs : plus de 2 millions (famille thaï kadai) surtout dans la région nord-est

les Hmongs : environ 900 000 (famille Miao-Yao)

les Yao des montagnes : environ 800 000 (Famille Miao-Yao)

Les Cham, Churu, Raglai .. (famille austronésienne) et bien d'autres …

Les minorités occupent environ les deux tiers du territoire, surtout les massifs montagneux, alors qu'elles ne représentent que 15% de la population.

Ces minorités enjambent les frontières, ce qui n'est pas le cas des Viet, pratiquement tous concentrés au Vietnam. Elles sont reconnues officiellement dans la Constitution, et au sein d'un "conseil des ethnies". On dit que les minorités ont tendance à être considérées comme une "pâture pour touristes" …ce qui n'est pas tout à fait faux malheureusement.

 

 

 

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Après un arrêt au marché de Nyaung Shwe, porte du lac, où je découvre encore comment l'on fait des crêpes de « poudre de riz » sticky mélangé au sucre brun, les « mustak » tiges vertes à fleurs jaunes que l'on trouve dans toutes les soupes, de même que les feuilles du fruit « marrow » également dans les soupes, les « damson », petites pommes vertes très savoureuses, et quelques heures de routes toujours aussi cahoteuses, nous embarquons à bord d'une pirogue traditionnelle à moteur pour rejoindre une demie heure plus tard, l' hôtel situé sur le lac.

 

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(Tiges de cannes à sucre - Cannes à sucre broyées - Bombons de cannes à sucre)

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  Ce lac qui fait 22 km de long sur 11 de large, à 1328 mètres d'altitude, abrite l'ethnie des « INTHA » (« les fils du lac ») dans une quarantaine de villages flottants sur pilotis, est enserré de montagnes, possède un charme fou et tous les aspects de la vie sociale et professionnelle de sa population. Les Inthas sont agriculteurs et pêcheurs, mais aussi des artisans remarquables

 Pardon de mentionner ce détail, mais il me semble avoir son importance:les petites annexes que l'on aperçoit  sur les côtés des paillotes, ce sont les WC ! 

 

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Ils cultivent des jardins flottants, constitués d'herbes aquatiques découpées en longues bandes flottantes sur lesquelles ils rajoutent de la terre, le tout arrimé dans le sol par des piquets de bambou.

Ce sont aussi des pêcheurs originaux puisqu'ils pagaient debout à l'arrière de leur pirogue en enroulant la gaffe autour de leur jambe, ce qui leur permet d'avoir une main libre pour manipuler leur filets en forme de cône.

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 Le lac Inle – qui me fait penser au Tonlé Sap au Cambodge - est quand même un monde à part et unique en son genre, car les villages y sont beaucoup plus grands, entrecoupés de canaux pour ruelles, et les habitants ne peuvent s'y déplacer qu'en bateau. Chaque famille a sa pirogue, sa barque, son jardin, ses légumes. Seule l'école est un peu plus loin sur la terre ferme.

 La lumière du matin comme celle du soir, magnifique, rajoute au charme et au mystère de ce lieu magique baigné d'une très grande quiétude : pas un souffle de vent, pas un bruit hormis celui des moteurs de pirogues ( diesel à un seul cylindre) assez désagréable je dois dire .

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Avec un guide pour la journée, nous avons fait une promenade en pirogue et visité notamment un temple, une fabrique de bijoux en argent et pierres précieuses (tout ça sur l'eau !) avant de rentrer passer la nuit sur l'eau !

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 Là, j'avoue avoir eu un peu de mal, car depuis ma mésaventure à Tahïti, j'ai un peu la phobie des bungalows sur l'eau ... j'ai demandé à changer de chambre pour avoir vue sur l'arrière et les jardins flottants, plutôt que vue directe sur le lac ... mais là surprise encore : pas d'eau chaude, pas d'électricité ... seulement sur demande ! En effet, l'eau qui se trouve plus loin, dans un ballon ...chauffe au bois ! Donc il faut faire du feu ... et commander son eau chaude une demie heure à l'avance puis laisser couler 10 minutes avant que ça chauffe (enfin que ça tiédisse un peu)! D'autant plus que, s'il fait très très chaud le jour, la nuit il fait vraiment très froid – environ 5° - et j'ai du mettre 3 couvertures + mon pull acheté au marché de Bagan pour dormir! Curieuse, je suis allée voir l'installation : 

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 Heureusement que ma cousine Marie m'avait prévenue !! et puis, on finit par se faire à tout sans râler :)

 Le lendemain je suis partie seule faire un tour « sur le continent » . Quinze minutes de barque pour atteindre un très long pont en bois qui mène jusqu'à la rive. Et je pars à l'assaut de la montagne pour atteindre une pagode dont je vois le stûpa briller au loin.

Su le chemin je rencontre des femmes qui coupent les cannes à sucre, gardent la précieuse canne et jettent le foin dont elles font des gros tas que l'on brûle ensuite et dont on utilise la cendre pour fertiliser la terre ... c'est le cycle de la nature!

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  Je rencontre aussi de jeunes moines qui cassent des cailloux sur le chemin : c'est bon signe , la pagode n'est plus très loin ... en effet elle est bientôt là, avec son Bouddha qui fait des deux mains le geste de « tourner la roue » (le Dharmachakra), entourée de son monastère, et de là haut la vue sur le lac est splendide.

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 Le jour suivant je repars avec un guide pour un grand tour très « culturel » du lac Inle :

 Nous commençons par le marché du matin sur le lac : des femmes de toutes les ethnies  s'y rendent parfois en pirogue pour vendre leurs produits (ici des Inthas), d'autres descendent des montagnes à pied, en portant leurs lourds paniers. Le marché fini, elles repartent en groupe, à pied toujours.  

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 Nous remontons une rivière pour nous rendre au village de IN DEIN : par un long escalier couvert, l'on arrive au complexe d'Along Stthou et de son millier de vieux stupas enfouis dans la végétation : un petit Bagan !

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  Retour sur le lac vers la pagode Phaung Daw U, la plus vénérée des Shans. Elle est construite sur pilotis et c'est le point de départ de la très célèbre "Fête des Bouddhas" qui a lieu en octobre. Elle abrite la barge royale qui transporte les bouddhas sur l'eau ... On m'a raconté que cette fête était assez incroyable . Ceux qui s'y rendent en octobre ne doivent surtout pas manquer ça ! Un peu comme la fête du Têt à Luang Prabang.

                               

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 On continue par un atelier de fabrication de « cheeroots » (mélange de tabac, d'alcool et de fleurs de lotus ) que je ne manque pas de tester bien sûr :) Chaque femme, assise par terre en tailleur, fait 1000 cigares par jours!Mais dans ma soupe du soir, ce ne sont pas des feuilles de cheroot, mais de "marrow" :) 

 

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    Puis un atelier de tissage de soie et de fibre de lotus qui m'a beaucoup impressionnée tant par la difficulté des conditions de travail de femmes, leur rapidité, leur adresse, que par la complexité et la vétusté des métiers à tisser ...là encore nous sommes hors de notre temps.

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  J'ai vu comment on obtient la fibre de lotus, c'est très rudimentaire : il faut laisser tremper les tiges de lotus dans l'eau pour qu'elles s'assouplissent, puis on les coupe en petits morceaux de 10 cm de long environ, en tirant doucement les fils blancs qui se trouvent à l'intérieur. Il y a toujours plusieurs fils : on les tord rapidement pour en faire un seul plus épais que l'on joint au précédent, puis on embobine. Et c'est prêt pour le tissage ! Il faut 20 jours de travail pour la confection d'une petite écharpe. Mais c'est vendu beaucoup plus cher que la soie. Ambiance aussi impressionnante : une grande concentration malgré le tam-tam des dizaines de métiers à tisser qui fonctionnent sans répit.Si j'ai bien compris, la fibre de lotus reste blanche : elle n'est jamais teintée. 

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                                                         On y voit aussi le fonctionnement du rouet ...                      

Et enfin, ce n'était pas prévu au programme mais j'ai voulu voir, une fabrique de pirogues et de meubles en teck.

Dans un immense atelier, sans aucune machine : tout se fait à la main. Pour couper un tronc dans sa longueur, une personne en bas et l'autre à l'étage : ils tiennent la longue scie chacun de leur côté, et ça y va ! Très dur ...

On fabrique sur commande seulement, et à la taille voulue, environ 50 pirogues par an.

Elles ont une durée de vie de 40 ans, mais il faut de temps en temps leur redonner un coup de jeune. Le résultat est très beau, les pirogues sont élégantes et d'une finition remarquable.

Mais là aussi les conditions de travail sont très dures ... d'autant plus qu'il ne faut pas oublier que tout ça se passe .... sur l'eau !

 

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Et c'est retour à Rangoon le 3 février, jour de la fête du 1er de l'an chinois ... des lampions rouges partout, de la musique, des petites enveloppes rouges contenant quelques centaines de Kyats que l'on offre à ses amis, ses employés ....et des lions qui paradent, un peu comme à Hong Kong, mais beaucoup plus sobre ! Je termine donc mon voyage en Birmanie en allant vers un tour à China Town, alors que la nuit commence à tomber. J'admire le temple chinois situé sur le front de mer, et en profite une dernière fois pour savourer cette ambiance si particulière du port où d'innombrables petites embarcations prennent le large...

 

Ma conclusion sur la Birmanie :

 Un pays du moyen âge, qui m'aura marqué plus que tout autre peut être.

D'abord par sa grande pauvreté, pour ne pas dire misère.

La misère criante ou cachée de ses habitants. Alors que le pays possède un potentiel si riche grâce à son fleuve, son ouverture sur la mer, sa terre si fertile, ses ressources minières et énergétiques, ses pierres précieuses, son teck.

L'injustice aussi aux niveaux les plus essentiels : la gratuité de l'école et la liberté d'expression (Ici on ne parle pas politique, il n'y a ni journaux, ni journal télévisé ... ou si peu, ni téléphone portable, ni internet, ni blog ... ou si peu). Mais cela tout le monde le sait.

La Birmanie en revanche m'est apparue sous un jour que je ne soupçonnais pas: l'intelligence de ses jeunes, leur rapidité, leur ténacité, leur détermination juste pour vivre, leur ingéniosité , leur incroyable esprit inventif et créatif.

Ils se débrouillent tout seuls, ne reculent devant rien, savent tout faire avec si peu.

Et leur immense et incomparable gentillesse, qui n'est pas feinte mais bien réelle et spontanée.

Et encore leur merveilleux artisanat d'objets d'art.

Comment leur venir en aide ? Je ne vois pour l'instant (et toujours « en tant que touriste ») qu'une seule réponse : venir en Birmanie pour voir et témoigner.

 

Enfin je voudrais vraiment et sincèrement remercier le personnel d' "Exotissimo Birmanie".

Bien que je sache parfaitement qu'ils sont « sous contrôle », cela n'empêche pas leur gentillesse et leur professionnalisme. Ils m'ont organisé un circuit « en solo » à la carte, selon ce que j'avais moi même  demandé, avec des journées entièrement « libres » ce qui, j'en conviens, ne doit pas être évident et demande certainement plus de travail ... pour moins de rentabilité ! Donc un grand merci à Sarah : je me suis toujours sentie en sécurité en Birmanie.

Je remercie aussi mes guides, et en particulier Tin Tin qui a monté avec moi un millier de marches au Rocher d'or, malgré sa jambe cassée! ... je ne l'oublierai pas.

 

Et ... merci Dédé de m'avoir conseillé ce pays et cet itinéraire :)

 Ce voyage fut passionnant. J'espère vraiment, un jour peut être, pouvoir y retourner...

 

Conseils de lecture avant de partir :

-"Histoire de la Birmanie contemporaine" 

de Renaud EGRETEAU paru aus Editions Fayard 2010.

-"Aung San Suu Kyi, demain la Birmanie" de jean Claude Buhrer et Claude Levenson- Edition Picquier poche 2007

-"Chroniques Birmanes" de Jean-claude Augé - Nouvelles de voyage - Edition l'Harmattan 2009

-"A mots couverts" (en Birmanie sur les traces de George Orwell) par Emma Larkin - Edition Olizan 2004.

-"Le goût de la Birmanie", textes choisis par C. Ono -Dit-Biot - Edition mercure de France

 

enfin un lien vers un reportage interessant sur la Birmanie :

http://www.lapresse.ca/voyage/destinations/asie/birmanie/201203/25/01-4509173-les-touristes-se-bousculent-aux-portes-de-la-birmanie.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4490630_article_POS1

 

 

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Une petit vol de coucou et voilà Heho l'aéroport qui dessert l'État SAHN. Un Etat réputé "rebelle".La terre est riche bien cultivée, le fleuve suit son cours ...

 

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Deux heures d'une route défoncée et où encore une fois on peut voir des femmes et des hommes pieds nus, refaire la chaussée en cassant et portant à mains nues de lourds cailloux -des prisonniers politiques m'a-t-on dit - , pour se rendre à PINDAYA, une toute petite bourgade située à 1200 mètres d'altitude au pied d'un lac serti de montagnes, célèbre pour sa grotte aux 9000 bouddhas, la plus grande parait-il de l'Asie du Sud-Est. C'est vrai que c'est assez impressionnant! La grotte de « Pak Ou » à côté semble bien petite!

 Il faut grimper à pied ou en voiture pour accéder à la grotte principale puis aux nombreux labyrinthes où les bouddhas ont été entassés au fils des ans. Les plus anciens dateraient du 12 ème siècle.

 

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Ville célèbre aussi pour ses énormes banians centenaires qui entourent le lac. Les banians sont des arbres sacrés en Birmaniecomme dans toute l'asie du sud-Est d'ailleurs : avec leurs énormes racines aériennes ils sont censés faire se rejoindre le ciel et la terre. C'est pour cela que les statues de Bouddha et les autels funéraires sont souvent disposés à leurs pieds. 

 

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 Et  pour son « grand marché » ... et comme j'adore les marchés je demande à mon guide d'y aller faire un tour : une merveille . C'est le rendez-vous des ethnies locales ( les PAOH habillées de noir avec un turban de couleur sur la tête, les PADAUNG que l'on appelle chez nous les « femmes girafes »- une horreur - , les INTHAS du lac Inle ...) qui viennent y vendre leurs produits : la grande spécialité c'est parait-il les fourmis rouges grillées, mais parmi toutes les bestioles grillées, j'avoue que je n'ai pas pu identifier les fameuses fourmis rouges ! En revanche énormément de pommes de terre, de maïs, de blé, des haricots, de potirons, de tomates. Ainsi que de sucre de canne sous toutes ses formes liquide, solide, en morceaux, en gâteaux mélangé à du riz et de la noix de coco , ...du riz gluant enveloppé dans des feuilles de bananiers pour qu'il se conserve plus longtemps, ou en galettes mélangé à d'autre ingrédients, et des sachets de graines, de graines, et encore des graines : tournesol, soja, potiron, lentilles, tofu... Des feuilles fraiches de thé vert (slapy tea) que l'on pile pour parfumer les salades, contrairement à celles que l'on fait sécher utilisées pour la boisson.

  

arret-au-marche-de-AUNG-BAN--les-crepes-de-riz-gluant-au.jpg

betel.jpg 

 

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-Crêpes de riz gluant sucré, à la noix de coco

-Bétel: noix d'arec aux propriétés astringentes -mâchée dans toute l'Asie, et dont les consommateurs crachent le jus rouge à intervalle régulier 

-Feuilles de thé "slapy"

 Ce pays, à la terre ferrugineuse, très rouge rouge est peu être le plus cultivé que j'ai jamais vu. Et la riche diversité de ses aliments, de sa cuisine, absolument incroyable. Il me faudrait des années pour tout connaitre! Pour tout goûter ... ça, en revanche ce serait plus difficile !!

 

Pindaya c'est aussi le lieu de la fabrication d'ombrelles traditionnelles en bambou et en papier. Là encore j'ai pu admirer le savoir- faire artisanal des Birmans, un vrai plaisir de les voir travailler avec autant d'adresse et de rapidité.

 

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 Une nuit dans un bungalow fort sympathique et hop le lendemain de bonne heure en route pour le Lac Inle ... que j'attends depuis longtemps avec impatience !

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