Ce fut notre premier voyage au Proche - Orient ! Une belle découverte d'un pays particulier si je le compare à tous mes autres voyages ... découverte d'une civilisation particulière , par son histoire, sa mixité sociale, ethnique et la gentilesse de ses habitants, heureux de voir que le tourisme se développe énormément !
Il y a beaucoup de beaux monuments , religieux ou autres à découvrir ... mais il faut du temps pour s'imprégner de cette civilisation particulière, et tout comprendre. Je pense que 8 jours ne sont pas suffisants. Pour tout voir et tout comprendre il faut , à mon avis, au moins 15 jours et même plus si possible !
Ce que je retiens le plus , c'est qu'il y a beaucoup de hautes montagnes toutes en pierre, peu de chemins et donc peu de possiblités de faire des randonnées à pied . Il faut se déplacer en voiture . Même , dans Mascate la capitale qui s'étale sur environ 70 kms ... En revanche, pouvoir naviguer entre mer et montagne , avec tous ces forts qui bordent la mer, c'est très impressionnant et en met plein la vue !
Les Omanais sont très accueillants et très gentils ... mais comme il n'y a pas pas beaucoup de monde, nous n'avons pas pu discuter avec eux. Nous étions le plus souvent seuls avec notre très sympathique chauffeur Mohamed Ahmed AI-Tawqi que je remercie .
La nourriture est très variée et spéciale, presque tous les aliments sont importés car il n'y a pas beaucoup de culture locale pour cause du manque d'eau et de prairies ... je conseille d'aller se servir à volonté dans les buffets que l'on trouve dans presque tous les restaurants.
Ce pays fut une belle découverte , en particulier la nuit dans les déserts !
Un grand merci à tous ceux qui nous ont aidé pour notre voyage parfaitement organisé.
Petit rappel pour ceux qui veulent lire le circuit de notre voyage dans le bon sens ,( du début à la fin ) , commencez par le premier le 46, puis 46-1, 46-2, 46-3 , 46-4
Un dromadaire nous souhaite bon voyage 😊
Et c'est parti vers un incontournable site touristique d'Oman : le wadi BaniKhalid. Ses piscines naturelles, jamais à sec, qui s'étendent sur plusieurs niveaux, en font un plaisir des yeux et, comme le site est aménagé et assez facile d'accès, les touristes s'y pressent. On peut s'y baigner sans problème. Un vrai hâvre de paix qui risque de ne pas durer si on prend en compte la construction d'un grand hôtel sur les hauteurs et d'un grand restaurant au niveau des rochers.
Les plus téméraires peuvent poursuivre le périple en passant dans une grotte fort étroite.
La visite de la ville côtière de Sur est également un incontournable avec ses boutres, bateaux en tek décorés, toujours construits ici dans un petit chantier naval qui a gardé tout son caractère authentique et artisanal. Ces bateaux sont la fierté de la ville.
Les marins bénéficient, dans leurs boutres, de la vue des tours. Cette ville a déplacé son port pour l'agrandir. Son phare d'Al Ayjah, récent, guide les pêcheurs qui voient les tours de gué encore debout, construites par les omanais.
Et évidemment la grande mosquée de Sur : ici à la sortie de la grande prière du vendedi.
Un dernier arrêt pour une curiosité : Sink Hole. Il s'agit d'une dépression naturelle remplie d'eau qui, selon la tradition locale, serait due à la chute d'une météorite. L'eau vient de la montagne et se jette dans la mer. Lieu aussi de baignade mais l'eau est froide apparemment et il y a plein de petits poissons.
Et pour finir ce voyage enrichissant à Oman, pour la petite partie qui a été visitée, une référence du pays s'impose : l'arbre à encens.
On accède à Nizwa par une belle route en excellent état. D'ailleurs tout le réseau routier même dans les endroits les plus reculés est impressionnant encore plus compte tenu du relief très montagneux.
Surnommée la rebelle en raison de sa résistance au perses, aux yéménites et aux britanniques, la ville compte 40 000 habitants et est très étendue. Elle doit son rayonnement, encore actuel, à l'imam Sultan bin Saif Al Ya'Rubi qui a fait ériger le fort au milieu du 17ème siècle dans lequel se trouve maintenant également le château, protégé par un rempart. Le fort avait été très abîmé lors des bombardements britanniques de la guerre du Jebel Al Akhdar à la fin des années 1950. Le tout a été fort bien restauré. On est accueilli par une troupe en habit d'époque chantant la gloire du peuple omanis à Nizwa
Le fort et le château
La tour de rempart
Une des salles du château mettant en valeur les habits et les bijoux portés par les femmes autrefois
Le souk aussi a été entièrement rénové et l'ancien souk typique n'accueille pas beaucoup de visiteurs. Il est divisé en trois souks dédiés aux poissons, aux viandes et aux fruits et végétaux. La visite de ce dernier nous permet de découvrir, outre les citrons séchés, le jus de dattes, les patates douces ou le chou, le dessert classique des omanais : la halwa, composée d'eau de rose, de safran, d'amandes, de farine, de sucre blanc et roux, de beurre et de cardamone : très bon et très sucré.
Le souk est beaucoup fréquenté par les hommes dans leur belle tenue blanche (Adja)
La place des artisans à proximité du souk des légumes et de nombreux épices, est pittoresque et on a pu prendre quelques photos de femmes avec leur autorisation. Les hommes discutent à l'ombre sur la place.
Et pour finir la visite de Nizwa, une vue extérieure de l'une des deux mosquées principales de la ville.
La visite du village en ruine Al Manzifat présente un intérêt somme toute assez limité sauf peut-être qu'il y avait autrefois de très grandes et belles maisons. Ces ruines cohabitent avec les constructions récentes du village.
Le relief s'adoucit pour arriver dans le désert qui représente 17 % du territoire et s'étend sur plus de 600 kms. C'est là que sont extraites les matières fossiles (pétrole et gaz) qui font la richesse du sultanat. Le désert de Wahiba offre des jolis paysages d'un sable assez fin et d'une très jolie couleur ocre. Les bédouins qui le sillonnaient se sont sédentarisés selon notre guide. Ils ont pour la plupart des maisons en dur avec tout le confort moderne (eau, électricité, internet). Le bédouin va le matin et le soir voir ses animaux qui sont restés dans le désert.
La nuit dans le désert est assez confortable compte tenu de "l'aménagement" des tentes . Cela permet de voir le coucher du soleil.
Départ de Mascate pour la montagne (plus de 75 % de la superficie du territoire) direction Nizwa et le Hadjar de l'Ouest. Les travaux entrepris par l'ancien sultan entre 1970 et 2020 sont impressionnants. Il y a des routes partout et chaque village est relié à l'électricité, dispose de l'eau et est desservi par une route. Une école est également présente en fonction de la taille du village.
Sur la route vers la montagne, plusieurs arrêts s'imposent.
D'abord le château de Jibreen (ou Jabrin) construit par un imam en 1670 puis modifié et étendu au 18ème siècle avant d'être rénové en 1980. Il ne s'agit pas d'un château de défense mais plutôt d'un palais où l'imam recevait ses hôtes le matin au premier étage et l'après midi au second. Les boiseries des plafonds des salles de réception ont conservé leur décoration d'origine.
Puis la ville de Bahla qui était l'ancienne capitale d'Oman du 12ème au 15ème siècle. Son principal point d'intérêt est la forteresse, classée au patrimoie mondial de l'Unesco, dont l'origine remonterait au 13ème siècle. Elle est la plus vieille et la plus grande place forte d'Oman. Elle est encore vide à l'intérieur mais sa restructuration va bon train. Autour de la forteresse il y avait un mur d'enceinte de 18 kms pour préserver le village. Il en reste encore quelques vestiges.
Sur la route vers le Jebel Al Akhdar, massif montagneux impressionnant situé à l'extrémité est du Hajar de l'Ouest, un arrêt s'impose au village d'Al Hamra. Les maisons de ce village, constuites en torchis, datent de 400 ans et quelques-une sont en cours de restauration. La visite du musée Bait Salah est intéressante et permet d'avoir un aperçu de la vie des omanais. Il donne une image de la vie de l'époque avec la confection des galettes de pain mais aussi des traditions vestimentaires récentes pour les femmes (généralement cachées dans la rue par le port dabayas souvent noires).
Le village de Birkat Al Mawz (ou Al Mouz) est stratégique car il ferme l'unique accès au Jebel Al Ahdar surnommé ici la montagne verte.
Comme souvent dans toutes les villes d'Oman, il faut ici passer une porte monumentale enjambant la route pour entrer dans la ville.
Le village retient à plusieurs titres l'attention par sa palmeraie qui donnent toutes les dates du pays qui les expporte aussi
, son système de dérivation de l'eau qui descend de la montagne par le falaj en plusieurs canaux (classé à l'Unesco) et son vieux village (Harat As Sibani) sur les hauteurs de la cité.
De ce village démarre la route qui grimpe de plus de 1500 mètres sur une longueur de plus de 35 kilomètres pour atteindre le plateau de Sayq principale zone de vie du massif montagneux.
Ce massif comprend de canyons plutôt impressionnants que l'on découvre notamment depuis notre très bel hôtel Alila Jabal Akdhar au bord de la falaise.
Situé à plus de 2000 mètres, le plateau est entouré de sommets de 3000 mètres. Il est caractéristique par ses cultures en terrasse de roses, de palmiers, d'oliviers et de vergers. Une superbe randonnée se fait sur un sentier en terrasse allant des trois villages d'Al Ayn, puis d'Ash Shairayjah et de Sayq.
Et enfin le vieux village de Wadi Bani Habib qui se compose en fait de deux villages en ruines. il faut d'abord descendre beucoup de marches pour aller au fond du wadi puis on remonte à travers les maisons inoccupées mais de belle facture en pierre de taille. Certines maisons contiennent des peintures murales mais le parcours est assez risqué. L'autre village (As Sab) se situe sur une arpete de rocher surplombant le wadi.
Il n'y a pas une goutte d'eau. Tout est sec dans le fond des gorges.
Mascate se situe au pied de la chaîne du Hajar, principal massif montagneux du pays et fait face à la mer d'Oman. La ville se distingue par le style typiquement arabe de ses maisons blanches que dominent les minarets et les dômes des mosquées. Les vestiges archéologiques témoignent d'un village de pêcheurs dès le Ve millénaire av.JC. C'est l'une des villes les plus anciennes du Moyen-Orient. Après sa conversion à l'Islam au VIIe siècle, l'expansion de son port commercial s'est poursuivie attirant navigateurs et commerçant du monde entier.
La découverte de la ville offre de nombreux attraits : une promenade sur la corniche du bord de mer de Muttrah qui abrite aussi des souks traditionnels et de très belles et anciennes habitations , un dédale de petites ruelles , la mosquée Lawati avec son dôme orné de mosaïqueset son minaret bleu, le musée Bait al Baranda consacré à toute l'histoire de Mascate, la Grande Mosquée du Sultan Qaboos le plus grande du pays, dans la vieille ville le Palais Royal Al Alam lieu de cérémonies officielles, entouré des forts de Jilali et Mirani construits vers 1580 à l'époque portugaise, le musée ethnographique Bait al Zubair, le musée franco-omanais qui retrace les relations entre les deux pays, et le musée d'Histoire Naturelle situé dans le bâtiment du Ministère du Patrimoine et de la Culture.
Mascate (ou Muscat en anglais) sinue sur une cinquantaine de kilomètres entre des roches escarpées au pied desquelles elle aligne une dizaine de quartiers ; On y arrive de l'aéroport par une belle autoroute bordée d'arbres, de petits magasins, de restaurants, puis l'immense mosquée du Sultan Qaboos, ses dômes et minarets, véritable bijou de l'architecture islamique. La route, en retrait de la mer débouche, sur le port de Mutrah, son marché aux poissons, son souk et une grande porte matérialise l'entrée dans l'ancien quartier, magnifique petit village coincé entre mer et terre , avec de superbes mosquées, de grandes maisons blanches. Mutrah est le quartier le plus visité et le plus touristique avec le vieux Muscat, le long de la corniche, à quelques kms de là, où 3 entrées donnent accès à la partie fortifiée de la ville , la cité est ainsi enfermée entre ses murailles et la mer, c'est une petite crique coincée entre les montagnes et dominée par 2 forts Al-Jibali et Al-Mirani.
Vous pouvez avoir un aperçu de la ville en copiant ce lien sur youtube
https://www.youtube.com/watch?v=8MpzAVYWK9M
Cliquer sur les photos qui suivent pour les faire défiler ! On y voit les forts qui entourent la ville, l'immense Opéra, le Palais royal du Sultan avec son tapis , le plus grand du pays (le Sultan possède 4 palais royaux) , la grande mossquée d'Oman (en bas ) avec son dôme coloré et sa tour
Nous découvrons aussi la façon dont les Omanais s'habillent :
La " dishdasha " est la robe longue , le vêtement traditionnel que portent les hommes (en blanc) et les femmes (en noir) qui les couvrent des pieds à la tête . Les Dishdasha peuvent être aussi beige ou marron .
La majorité des femmes ont la tête recouverte par leur dishdasha et quelques unes ne laissent apparaitre que leur yeux.
Les hommes du sultanat d'Oman, eux, portent presque tous les "Kumma" , des calottes traditionnelles rondes et brodées
.Elles sont portées lors de diverses occasions, notamment les fêtes religieuses et les évènements officiels. D'autres, selon leur situation sociale : paysans, riches, entrepreneurs, distinction entre les tribus .
D'autres hommes portent un turban enroulé autour de leur tête : le " keffieh"
Nous allons bientôt partir quelques jours au Sultanat d’Oman, pays du Moyen Orient (aussi appelé "Proche Orient"), situé au sud de la péninsule d’Arabie.
(Petit rappel pour ceux qui veulent suivre notre circuit dans le bon sens : aller du numéro 46 au 46-4 ... c'est mieux !)
Oman, aussi appelé « Sultanat de la mer », avec ses 3165 kilomètres de côtes ouvertes sur l’océan Indien, a longtemps été une plaque tournante du commerce entre Orient et Occident. Trait d’union naturel entre l’Inde et l’Afrique, pays de l’encens et de marins émérites, Oman est riche de 5000 ans d’histoire, avec des sites archéologiques classés au patrimoine mondial de l’Unesco, et de nombreuses forteresses à l’ombre de sommets de plus de 3000 mètres, en particulier des tombes en forme de tours. Son histoire est longue et complexe compte tenu de sa situation géographique et de la diversité de ses anciennes populations tribales.
- Durant l’Antiquité, Oman était en relation avec les 3 premières grandes civilisations (égyptienne, mésopotamienne et de la vallée de l’Indus) ;
- Puis ce fut l’occupation par l’empire Perse (l’Iran aujourd’hui) vers 500 av JC, suivi par l’ère Islamique, quand en 751 le premier Imam fut élu à Nizwa, avec l’arrivée d’un islam modéré, « l’ibadisme ».
- Au XI et XII siècle, Oman est sous domination de l’empire Seldjoukide (confédération de peuples turcs), puis de la tribu des Al Nabhani (Sultans de Sohar, ville côtière du nord).
- Au début du XVIe siècle, ce furent les marins portugais, qui passèrent le cap de Bon Espérance, et s’installèrent sur les côtes d’Oman où ils construisirent de nombreux ports pour y faire commerce, pendant près d’un siècle.
- La reconquete : Rapidement les Omanais récupérèrent les comptoirs africains et asiatiques occupés par les portugais et reprirent la main sur le commerce maritime dans l’Océan Indien. L’empire omanais atteint son apogée au début du XIXe siècle .
- Au XIXe siècle, ce furent les anglais qui imposèrent leur domination économique sur le pays, et aidèrent le Sultan à maintenir l’unité du pays, en mettant fin aux rebellions des tribus des montagnes.
- Depuis 1970, plusieurs Sultans se succédèrent, ce qui coïncida avec l’arrivée des revenus du pétrole, et marqua un tournant dans l’histoire du pays pacifié. L’actuel sultan depuis le 11 janvier 2020 est Haïtham benTariq, musulman ibadite ( « croyant aux bonnes œuvres et à la pratique du bien ») , qui habite au Palais royal de Mascate. Il est chef de l’Etat et du gouvernement. Le "calife", ancien successeur de Mahomet, était dans le passé, le chef religieux de l'Islam. Le sultanat semble se diriger vers une monarchie constitutionnelle ou vers un régime républicain. Les droits de l’homme et de la femme sont respectés. La grande majorité des habitants d’Oman (5 millions d’habitants) sont musulmans (75% environ d’Ibadis ou sunnites – les autres sont chiites). Les femmes ne sont pas tenues de porter le hijab, mais des vêtements couvrants sont recommandés. Si la langue officielle est l’arabe, l’anglais est largement parlé dans les villes. L’argent est en le rial ou OMR (1 OMR=2,7 euros )
Oman a pris la voie d’un développement durable et homogène. Le Sultan a ouvert son pays, lui apportant le confort matériel moderne, tout en veillant à ce qu’il conserve ses traditions et sa population dans les campagnes pour conserver une agriculture traditionnelle. Il a aussi mis l’accent sur le développement des services publics jusqu’en zone rurale (hôpitaux et écoles, autoroutes, petites routes, pistes pour desservir jusqu’au moindre petit hameau). Les Omanais sont réputés pour leur gentillesse et leur accueil chaleureux des touristes. Le Sultanat d'Oman est peuplé d'une mosaïque humaine aux origines très diverses. La densité est faible avec seulement 12 habitants au km2, pour une population de urbanisée à 86%. Les montagnes rocheuses et souvent inaccessibles représentent 75% du pays .
Notre itinéraire sera le suivant : visite de Mascate, la capitale, puis de Jebel Akhdar, de Niswa, du désert de sable de Wahiba avant un retour à Mascate.
Arrivée à notre hôtel " le Grand Millenium" , après un voyage bien fatigant 3 heures de train, 3 métros jusqu'à Paris CDG et 7 heures d'avion , mais l'accueil est chaleureux , la mer n'est pas bien loin, et le soleil est au rendez-vous :)
C'est avec un très grand plaisir que nous allons bientôt retourner au Maroc revoir Jean-Pierre et Jamila, ainsi qu'Edwige et Judicaël qio nous ont fait le plaisir de venir nous rejoindre
Pour commencer un petit résumé de ce qui se passe sur le Sahara occidental, un conflit politique vieux d'un demi-siècle.
Il y a 50 ans, le 6 novembre 1975, alors que l'Espagne vient de renoncer à ce qui était sa colonie depuis presque 1 siècle, 350 000 Marocains entreprenaient une " Marche verte "vers le Sahara occidental à l'appel du roi Hassan II, pour marquer son appartenance au Royaume. Un demi-siècle plus tard, le conflit n'est toujours pas réglé et depuis 1991 un cessez-le-feu fragile se maintient sous l'égide de l'ONU. Rabat administre de facto 80% du territoire tandis que le Font Polisario, soutenu par l'Algérie et la Mauritanie, contrôle les 20% restants. Ces trois pays se disputent toujours le territoire, son sous-sol riche en phosphate, pétrole et minerais précieux;
Le 31 octobre 2025 , le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une "résolution" demandant aux parties d'orienter les "négociations" sur la base d'un plan d'autonomie proposé par le Maroc. Ce vote, poussé par les Américains et les autres grandes puissances mondiales de l'ONU, dont la France, constitue donc une victoire pour le Maroc. A la suite à ce vote, le Roi a instauré, pour la 1ère fois de son règne, une nouvelle fête nationale qui aura lieu tous les 31 octobre ! Cette résolution a une grande valeur symbolique mais rien n'est encore acquis en ce qui concerne l'autonomie du Sahara occidental ! Affaire à suivre ...
Premier jour à Agadir.
En trois ans, la ville a considérablement changé avec des travaux partout visant à la rendre bien plus verdoyante et attrayante. Des jolis ronds points et des routes impeccables : quel changement ! Une ville en plein boum économique et esthétique qui fait plaisir à voir par son dynamisme. En plus les gens d'Agadir sont très gentils et souriants comme le sont les marocains en général.
Le soir promenade sur le remblais là encore bien transformé. En ce dimanche soir, l'animation est très forte et on se promène en toute tranquillité avec des gens très accueillants
Grande marche (10 km !) aujourd'hui sur la plage du village d'Emiouaddar.
On assiste à l'arrivée des petits bateaux de pêche qui sont sortis de l'eau par un tracteur et tractés jusqu'au petit port de pêche situé sur la terre ferme. Les pêcheurs vendent leur pêche immédiatement.
Le point d'orgue de cette promenade sur la plage est la visite du village coloré situé presqu'au bout de la plage.
Ce village aux maisons aux vives couleurs est très pittoresque et mérite le détour. Il est évidemment devenu un lieu d'attraction touristique car il se singularise non seulement par le mélange des couleurs mais aussi par les diverses fresques peintes sur les murs des maisons ou par la décoration parfois singulière de certaines portes d'entrée.
Puis retour au point de départ pour un déjeuner de poissons achetés par le restaurant aux pêcheurs. On choisit son poisson et le restaurateur le prépare et le grille à souhait. Un délice.
Aujourd'hui promenade dans les rues près d la grande mosquée.
Puis visite de Salam, quartier marocain typique d'Agadir
Et visite du souk très agréable et pittoresque comme tous les souks. Le souk est assez récent, reconstruit après le tremblemnt de terre de 1960. Il s'est agrandi et modernisé.
Ce qui surprend peut-être un peu c'est la largeur de certaines allées
Nouvelle journée de découverte à Agadir.
D'abord le quartier de Tafarnout. Avec son beau jardin à proximité des deux palais du Roi, qui ne se voient pas de l'extérieur.
Puis visite d'un complexe artisanal avec des objets authentiques fabriqués par des artisans devant soi. De belles choses et les prix défient toute concurrence.
Enfin visite de la Médina d'Agadir. Ce complexe conçu par un architecte né à Rabat et d'origine sicilienne reproduit une médina marocaine habituelle avec beaucoup de raffinement et de sens de la beauté. Il y a quelques boutiques d'art à l'intérieur. Située un peu à l'écart de la ville, cette médina vaut vraiment la visite (payante mais à un prix très raisonnable). On ne s'en lasse pas
Nouveau voyage à Singapour et au Vietnam du 27 février au 23 mars 2025 .
Nous arrivons à Singapour le 27 février chez nos enfants , nous découvrons leur nouvelle maison , une belle maison bien située au coeur de la ville ! Un vrai plaisir de se retrouver :)
Nous visitons la ville que nous connaissons déjà, mais on y apprend toujours plus, avec ses parcs , son zoo, ses rues arborées, ses nombreux musées (musée national - musée des civilisations- la national Gallery- le musée Peranakan descendants des premiers immigrants chinois installés dans la région - le musée d'art qui fait la part belle à l'art contemporain ...) , son quartier indien et chinois (Chinatown) ses temples hindou taoïste et bouddhique, sa cathédrale, ses monuments historiques ....
Le coeur de la ville occupe le sud de l'île où se trouve le fleuve Singapour , bordé de quais, du quartier des affaires et Chinatown, et de l'imposante Marina Bay Sands composée de 3 tours de 55 étages reliées par une plateforme en surplomb+
Sentosa :
Les monuments symboliques de Singapour : le Merlion, Marina Sands, l'opéra, le Fullerton hôtel (ancienne poste), Victoria Mémorial Hall, l'ancienne Cour suprême
Evidemment visite du beau quartier de Little India avec ses temples boudhistes
Et aussi le quartier chinois
Singapour est une grande ville riche de son passé et de sa modernité ... il y a tant de choses à voir qu'on ne s'y ennuie jamais !
44-2 : Vietnam,
la ville de Hué
L'arrivée au Vietnam a lieu à l'aéroport internationale de Danang. Après deux heures de route, on arrive à la cité impériale à Hué située au centre du pays à proximité du golfe du Tonkin et s'étendant le long de la rivière des parfums. Elle a cessé d'être une cité impériale après la fin de la seconde guerre mondiale
Notre hôtel à Hué
Visite guidée de la cité impériale avec une guide exceptionnelle parlant admirablement le français
D'abord l'extérieur
L'intérieur de la cité avec l'entrée par un premier palais pour accéder au palais de l'harmonie suprême
Le palais de l'harmonie suprême abrite le trône du dernier empereur (Bau Daï) de la dynastie Nguyen avec ses 80 colonnes laquées
Puis on accède à la maison des ancêtres aves les urnes dynastiques et l'autel des empereurs de la dynastie (photos interdites à l'intérieur)
Visite du "palais de la reine mère" remarquablement remis en état. C'est dans ce palais que l'on retrouve tout le faste de la maison Nguyen. Il fut construit pour sa mère, par l'empereur Gia Long, au début du 19ème siècle, puis remeublé à l'identique par Bao Daï , le dernier empereur du Vietnam qui en fit sa résidence privée.
Entrée dans la cité interdite mais il n'y a plus rien. Tout a été détruit lors de la guerre du Vietnam
Le palais de Kien Trung (surnommé le Versailles vietnamien)
Et enfin la salle de lecture de l'empereur et le théâtre royal
Sortie de la cité impériale pour une visite mémorable au marché de Dong Ba
Visite ensuite du tombeau du 2ème empereur Huong Dan
Pour finir la journée tour sur la rivière des parfums en bateau du dragon pour assister au coucher du soleil à la pagode de la Dame céleste (1845) Pagode octogonale dédiée à Boudha et qui contient à l'intérieur les cendres des vénérables. On accède à un temple boudhiste par une triple porte
Visite dans les rues de Hué. des motos et encore des motos. Il y a aussi quelques monuments
44- 3 - Suite du Vietnam :
la ville de Hoï An
Arrivée dans cette charmante petite ville touristique, classée au patrimoine mondial de l'Unesco, située à 150 km de Hué au sud de Danang le long de la rivière Thu Bon.
Confortablement logés dans un très bel hôtel, la ville se laisse découvrir en raison de son animation le soir le lon des quais et les multiples bateaux aux lanternes ou lampions éclairés.
Le lendemain visite guidée de la ville avec le quartier français un peu décrépi, un temple chinois, la pagode Phuc Kien qui réunit les 5 congrégations, la maison de la médecine et le clou de la visite : le pont couvert japonais construit au 17ème siècle avec de la porcelaine bleue avec sur le pont l'ancienne maison de Phung Hung qui appartient toujours à la même famille
Le lendemain visite du village de légumes de Traqué et promenade dans les champs de rizières et au milieu de ces champs un atelier d'art du bois . Magnifique promenade !
J'étais déjà allée au Vietnam , mais vraiment ces 2 villes de Hué et Hoî An sont vraiment les plus plus belles et intéressantes que j'ai visité ! Un beau résumé de l'histoire du Vietnam, un panorama de couleurs et des vietnamiens très sympathiques ! Un voyage que je conseille à tous les grands voyageurs 😀😍
La Martinique, que je ne connaissais pas, est une île splendide et très intéressante à découvrir !
Ce qui m'a le plus surprise, ce sont les paysages, les montagnes et les forêts omniprésentes ... je ne pensais pas que l'île était si montagneuse, recouverte de végétation tropicale extrêmement variée, très verdoyante et très fleurie, c'est d'ailleurs pourquoi on l'appelle " L'île aux fleurs" ! Souvent le sommet des montagnes est recouvert de brume et les routes longent les falaises. On y découvre aussi d'immenses étendues de cannes à sucre et de bananiers ... C'est un vrai plaisir de la parcourir du nord au sud et de l'ouest à l'est, comme nous l'avons fait !
Cependant, il faut être prudent sur les routes très pentues, qui descendent à pic des montagnes et collines abruptes, avec des virages non-stop en épingle à cheveux ! Cela fait parfois peur, surtout que les Martiniquais roulent vite, sans toujours respecter le code de la route ... et les petites routes secondaires, bordées de rigoles pour permettre à l'eau de s'écouler, ne sont pas toujours en bon état ...
Il est vrai que lorsqu'on parcourt l'île, on découvre une certaine pauvreté, dans les villes et surtout les faubourgs, comme dans les campagnes : les maisons sont souvent en mauvais état et auraient besoin de rénovation ... Certains habitants vivent même dans ce que j'appellerais des "cabanes" . Sur les collines, il y a aussi de très belles maisons toutes neuves.
On m'a dit que 80% de la richesse et des entreprises appartenaient aux Békés... En Martinique, on trouve "Carrefour", "Leclerc", Castorama, "Les Galeries Lafayette" , "La Fnac" etc... mais aussi de petits étalages de fruits et légumes sur le bord des routes.
Ce qui m'a surprise aussi, ce sont les côtes, très découpées sur tout le pourtour de l'île où criques, baies, plages de sable blanc ou noir, anses se succèdent au touche à touche ... Les plages sont bordées de petits restaurants qui ont aujourd'hui, avec la montée des eaux, les pieds dans l'eau ... ou presque !
Quant à la cuisine antillaise, elle résulte du métissage des populations, en s'inspirant des cuisines africaines, indiennes et européennes. Riche en couleur et en arôme, elle est originale et variée. La viande et le poisson sont souvent macérés dans un assaisonnement de cives, d'ail, de jus de citrons verts, de vinaigre blanc, de feuilles de bois d'inde, de tomates. Les plats les plus connus sont les célèbres "beignets d'accras de morue", le boudin créole, le colombo de porc ou de poulet, macérés, comme décrit ci-dessus, avec en plus de la poudre de curry. On trouve aussi des fricassées de lambis (gros coquillages en forme de conque), des chatrous (poulpes), des langoustes et des écrevisses, des vivaneaux grillés, et pour le dessert, des sorbets de "coco" (glaces mélangées avec du rhum, raisin, cacahuète, manioc), ainsi que tout un tas de fruits et de légumes tropicaux... J'avoue que je n'ai pas goûté à tout ... mais c'est un plaisir des yeux ! (merci Chantal pour toutes ces infos).
Pour terminer, j'ajoute que les Martiniquais, dont les couleurs de peau s'étalent du noir au blanc compte tenu du métissage, sont des gens extrêmement gentils, accueillants et généreux . Un vrai plaisir de les rencontrer et de discuter avec eux ... une raison de plus d'aller visiter la Martinique, même si je pense que 8-15 jours suffisent pour en faire le tour.
Quel beau voyage !
Si vous y allez, je vous conseille l'hôtel "Le Bakoua" où nous étions. Idéalement situé, face à la plage, à la "Pointe du Bout" sur la commune des "Trois îlets", il permet d'éviter les bouchons quotidiens pour rejoindre Fort de France en voiture.
Nous visitons le "Musée de la canne", qui expose l'histoire de la canne à sucre en Martinique depuis 3 siècles , d'abord autour de l'esclavage, puis après 1848, autour de l'usine centrale où se fabrique le sucre .
Une photo d'un champ de canne à sucre :
Les tiges de canne sont coupées et récoltées
Les tiges font l'objet d'un double broyage entre les rolles (gros cylindres) , d'où sort le "vésou" , un jus sucré que l'on chauffe. Après refroidissement du vésou, et évaporation de l'eau, on obtient le sucre brut de couleur brune , lequel peut être traité pour devenir blanc.
La"mélasse " est le sirop résiduaire de la fabrication du sucre. Elle sert à fabriquer le rhum industriel , à la différence du rhum agricole qui est obtenu par fermentation puis distillation du seul jus de canne. Il n'existe plus qu'une seule sucrerie à la Martinique ( "Le Gallion" ).
Le jardin de Balataest situé à 12 kms au nord de Fort de France.
Ce jardin a été créé par le paysagiste Jean-Philippe Thoze il y a une trentaine d'années. Ce jardin réuni des fleurs, des plantes et des arbres du monde entier, à travers un circuit remarquablement conçu avec plusieurs parcelles au-dessus de la canopée.
La visite commence par la maison créole de la grand-mère de Mr Thoze.
On se balade pendant 1 à 2h dans ce parc parfaitement harmonieux.
Caféier :
Cacaoyer :
Cocotier :
Palmiers royaux :
Un bambou tropical qui a un seul pied et de nombreux troncs
Ficus étrangleur :
Fromager :
Palmier pandanus :
Flamboyant :
Noisetier :
Broméliacées épiphytes :
Plan d'eau avec ses poissons, des tilapias rouges :
et aussi de très belles fleurs :
Anthuriums :
Alpinias :
Bougainvilliers :
Hibiscus :
Rose de porcelaine :
Héliconia :
Famille des Héliconias :
Passage sur des ponts suspendus :
avec une belle vue sur la vallée de Fort de France et la mer :
Arrivé à Saint-Pierre , au nord, sur la côte des Caraïbes, ville détruite lors d'une éruption de la Montagne Pelée en 1902 et reconstuite depuis ,
Puis un petit tour au marché , avec des légumes locaux
Racines de choux durs :
Des dachinés :
La mairie d'aujourd'hui , Saint Pierre était avant 1902 la Préfecture de la Martiique :
Sur la route, on s'arrête au village de "Le morne rouge" avec une jolie vue sur la baie :
Pas de chance, quand on arrive à La Montagne pelée, on est en plein brouillard et nous avons droit à une vraie pluie tropicalpas la et ... du coup, on ne voit pas la Montagne Pelée, la plus haute de la Martinique , 1397 mètres. Heureusement j'avais pris une photo sur la route :
Nous redescendons vers Fort de France par la magnifique "Route de la trace" (N3), bordée sur des dizaines de kms, d'immenses fouguères arborescentes, de bambous ... et beaucoup d'autres arbres tropicaux :
Nous partons à l'Est, vers la côte Atlantique, direction la presqu'île de La Caravelle à l'ouest de l'Île ...
Premier arrêt à la commune de Saint Esprit, avec son église de 1903, perchée sur un promontoire :
La vieille Mairie singulière, car elle est rose :)
et les enfants qui sortent de l'école primaire en uniforme :
Deuxième arrêt à la ville "Le François" , un petit port de pêche , connu pour ses 8 petites îles avec ses baignoires chaudes :
Nous continuons vers "Le Robert" , avec arrivée à Tartane, sur la presqu'île de " La Carvelle " où l'on pique-nique :
Sur la route, beaucoup de zébus ...
Et enfin, sur la route du retour , que l'on pourrait appeler "La route des bananes" tant il y en a à perte du vue :
Des milliers de régimes de bananes, qui sont coupés quand les bananes sont encore vertes . Le sac en plastique bleu sert à accélérer leur murissement et à les protéger des maladies
Surprise, on traverse à gué la route inondée par un cours d'eau qui déborde ! On s'en est sorti vivant :)
Et voilà, c'est fini pour aujourd'hui, demain direction Saint-Pierre, vers le Nord .
La"Savane de Esclaves" est un village situé dans la campagne, pas loin des "Trois Îlets", créé par un Martiniquais, Gibert Larose, par devoir de mémoire, pour ses ancêtres, sur l'histoire de la Martinique depuis 400 ans et notamment de l'esclavagisme .
Un site incontournable, à voir absolument, passionnant et très émouvant !
L'entrée du village qui s'étend sur 3 hectares :
On y trouve un village (Kalinago) dédié aux premiers habitants de la Martinique, qui révèle les rites et coutumes des Amérindiens avant l'arrivée des colons européens. Les toits des habitations sont faits de feuilles de palmiers ou de cannes.
La rue "Cases Nègres" avec ses nombreux panneaux et statues sur l'esclavage et le mode de vie des esclaves dans leurs habitations :
Dans la "rue cases nègres" il y a 7 cases où l'on détaille les conditions de l'esclavage,de l'organisation du travail aux punitions ... On y voit même une femme qui crie car on est entrain de la vendre !
On y visite aussi l'immense parc et jardin botanique, où sont cultivés arbres, fruits et plantes médicinales.
Le parc :
L'arbre du voyageur :
Les 2 espèces de "crotons" que l'on trouve partout en Martinique :
L'habitation Clément est située à l'ouest , pas loin de la ville "Le François". Nous allons traverser l'île d'est en ouest , avec Didier (qui nous y emmène avec sa voiture) et Pierre , un autre ami de Gilles, qui fat aussi partie des "conférenciers" :)
On traverse de hautes collines, la route est très pentue et sinueuse ... il faut s'accrocher :), mais les paysages sont magnifiques, avec d'incroyables étendues de cannes à sucre !
L'habitation St Clément, dont nous faions une visite guidée, est un lieu de mémoire classé Monument Historique. C'est aussi le lieu ou l'on fabrique le meilleur rhum de Martinique à partir de la canne à sucre ! On y découvre une ancienne maison d'habitation du XIIIème restaurée et meublée d'époque, témoin de l'art de vivre créole une ancienne distillerie avec toute sa machinerie, ainsi qu'un centre d'art contemporain.
C'est Homère Clément qui racheta l'habitation en 1887, un des premiers médecins de couleur qui deviendra député de la Martinique. La distillerie est aussi située dans un magnifique parc de 16 ha, un univers botanique captivant rempli d'arbres centenaires de toutes les espèces.
Un bananier n'est pas un arbre, mais une herbe, lorsque le régime de banane est coupé, une nouvelle herbe pousse au pieds, et un nouveau bananier va pousser
Un baobab :
Un "figuier maudit" (qui donne pas de figues ):
Un flamboyant :
Un palmier royal (le tronc en haut est lisse et vert) :
Un fromager :
La canne à sucre :
Beaucoup de bougainvilliers :
Fabrication du rhum agricole :
Après la récolte de la canne à sucre, le "vesou" (jus frais de canne après broyage des tiges) est mis à fermenter pendant 2-3 jours en général avec des levures sauvages, dans la plus pure tradition, ou industrielles et des bactéries. C’est le jus ainsi obtenu qui titre à 5-6° et qui va fermenter et que l’on va ensuite distiller. On obtient ainsi un peu moins de 100 litres de rhum à 70° par tonne de canne.
La caractéristique principale du rhum agricole (rhum blanc), véritable eau-de-vie de canne, est une grande fraîcheur qui monte aux narines dès qu’on approche le nez du verre.
Le rhum peut aussi être fabriqué à partir de "mélasse", c'est un résidu qui sert à fabriquer le rhum industriel. Ce n'est pas le cas du "rhum Clément" .
Le rhum Clément est désormais distillé à quelques kms du site Clément, mais les étapes de vieillissement, d'assemblage, de réduction et de mise en bouteilles sont toujours réalisées sur place. Le "vieux rhum" est fabriqué à partir du rhum blanc. Il prend sa couleur ambré en raison de son séjour pendant au minimum 3 ans en fûts de chêne, qui viennent de France ou des Etats-Unis. On peut d'ailleurs avoir droit à une dégustation de rhum et de punch
Le punch est une boisson alcoolisée, flambée ou non, à base de rhum, de gin, de liqueur ou de vin mélangé à du thé, à une infusion, à des jus de fruits, à du lait ou à de l'eau, sucrée et parfumée au citron, à la cannelle.
C'est beaucoup moins fort que le rhum blanc ou vieux. Ils en fabriquent aussi à " L'habitation Saint Clément" ... on en a d'ailleurs acheté 3 bouteilles pour ? (énigme du jour).
La pointe des Salines se situe à l'extrême sud de l'île . Environ 1 heure de route , cette fois avec une voiture que nous avons finalement réussi à louer, même sans permis de conduire, grâce à Didier qui connaît tout le monde ici et a pu faire des démarches efficaces ... Merci Didier !
Nous allons descendre par la N5, vers le lamentin, la Rivière Salée, Sainte Luce, Le Marin, Sainte Anne , avant d'arriver aux Salines.
Les paysages sont magnifiques, une vraie forêt vierge qui me fait penser à l'Amazonie ! Il faut dire qu'il a beaucoup plu ici et que la végétation est devenue luxuriante , ç'est splendide ...
Le Marin :
Saint Anne :
L'Anse du Darlet :
La plage des Salines :
On mange bien en Martinique , beaucoup de poissons et de crudités
Puis retour en suivant la côte de la presqu'ile par des départementales, pour rejoindre Les Trois Îlets ... On s'arrête à la "Pointe du diamant" une des vues les plus emblématiques de la Martinique : le "Rocher du Diament" ... impréssionant !
Le village créole de "La Poterie", unvillage isolé, entouré de mangrove, est situé à une dizaine de kms de la "Pointe du Bout"et fait aussi partie des "Trois Îlets" . C'est Chantal, une amie martiniquaise avec laquelle nous avons sympathisé, qui nous y emmène avec sa voiture (car nous n'en avons toujours pas à cause des papiers que Gilles s'est fait voler dans le RER qui nous conduisait à Orly ).
Un site vraiment très interréssant : une briquerie qui remonte à 1783, la plus vieille de France!... quand il fut décidé d'utiliser l'argile rouge du site pour fabriquer briques,, tuiles et poterie. Les cases du XIII ème qui hébergeaient les ouvriers, abritent à présent de nombreux ateliers d'artisans, (savonneries, parfuns à la vanile, produits du terroir local,, bijoutiers, fabriquants de bougies,,artisanat caribéen...) des restaurants et un musée de la mer.
Une maison d'artiste :
Après l'abolition de l'esclavage, les anciens esclaves ont été relogés dans des "cases" derrière le village. Ils étaient logés à 8 dans 4m carrés ! Ces cases ont été conservées en l'état et font partie du patrimoine historique de l'Île :
Il y a encore de très vieilles maisons du 17ème dans le village :
et de drôles de voitures :)
Ce fut une visite très intéressante ! Merci Chantal !
Après un long voyage de 7h, nous arrivons à l'aéroport Aimé Césaire situé à un dizaine de kms de Fort de France . L'aéroport n'est pas en très bon état !
Le collègue de Gilles, Didier, qui connaît la Martinique comme sa poche vient très gentiment nous y chercher en voiture pour nous emmener à notre hôtel, le "Bakoua" qui se trouve au sud de la baie de Fort de France ... un très bel hôtel au bord d'une plage privée :
Au loin, on aperçoit Fort de France;
Nôtre village s'appelle "les Trois Îlets" , entouré de petites montagnes.Il fait chaud, 30 degrés, avec de petites averses de temps en temps. Les gens se baignent dans une eau très chaude dès 7h du matin et même de nuit !
Il faut prendre une navette pour se rendre à Fort de France, il y en une toutes les demi heure, la traversée dure 20 minutes
Notre premier dîner avec Didier et Pierre, merci à eux pour leur aide et gentillesse ! :
Fort-de-France, située sur la côte Caraïbe, à l'ouest de l'île, dans la "Baie de Fort-de- France" est une commune française, chef-lieu et capitale de la Martinique. . Ses habitants sont appelés les Foyalais ( Fort-Royal = "Foyal" en créole). Cette ville qui compte 76 512 habitants en 2019, 72 308 en 2022 (la population baisse) concentre d'importantes fonctions administratives, militaires et culturelles. Elle est très étendue (environ 12km sur 5), et certains quartiers sont très éloignés du centre ville (sa superficie est de 44,21 km2), son altitude de 535 jusqu'à 1000 m, actuellement il fait 30° , et 65% d'humidité.
Fort-de-France a changé plusieurs fois d'appellation : les français baptisent d'abord le site " Cul-de-Sac-Royal " (1635-1672), il devient la paroisse puis la ville de Fort-Royal (1672-1793) , avant de devenir "Fort de la République " ou "République -Ville " à la suite de la révolution (1793-1794) . La ville redevient "Fort-Royal (1794-1807) et enfin "Fort-de-France" depuis 1807 sous Bonaparte alors 1er Consul.
C'est une ville qui a connu de nombreuses catastrophes depuis le 18ème siècle ... inondations, marais qui durent être asséchés, épidémies de fièvre jaune, cyclones, tremblements de terre, incendie qui détruisit toute la ville en 1890. Après l'éruption de la Montagne Pelée en 1902, elle recueillit tous les habitants de la ville de Saint-Pierre. C'est avec Aimé Césaire, maire emblématique de Fort-de-France de 1945 à2001, qu'ell connut un véritable décollage économique et se modernisa. Elle n'a jamais cessé de s'étendre au point de faire quasiment la jonction avec ses 2 voisines plus résidentielles : Schoelcher et le Lamentin. Autrefois terrain vague, la Savane a subi une métamorphose, en devenant aujourd'hui la place principale de la ville, lieu de vie très fréquenté par les Foyalais qui aiment se balader sur le "malécon" (la jetée en espagnol. Des quartiers entiers sont rénovés... Césaire disait qu'il s'agissait "de transformer une mangrove en ville, puis une ville en cité" .
Aujourd'hui, de très nombreux monuments historiques et culturels sont à découvrir !
Notre hôtel se situe de l'autre côté de la baie , sur "Les Trois - Îlets", à "La Pointe du Bout" , il faut prendre une navette pour rejoindre le centre de Fort-de-France
Arrivés à Fort de France, nous sommes un peu décus, car le dimanche tout est fermé ! Boutiques, momuments , musées, bibliothèques, marchés ... Nous parcourons les rues qui sont vides, et ruelles où l'on voit de vieilles maisons authentiques, mais la ville est sans grand intérêt, comme on nous l'avait dit, et on s'arrête pour se reposer un peu sur la place de la Savane (un jardin d'agrément), située au pied du Fort Saint Louis édifié au XIIème pour contrer les nombreuses attaques hollandaises et britanniques. On peut faire aussi une balade sur le long malécon qui borde la mer ;
Quelques photos quand même prises de l'extérieur :
Le Fort Saint Louis :
La Cathédrale St Louis (patron de la ville), édifiée en 1671, mais 5 fois détruite par diverses catastrophes, elle fut reconstuite en béton armé antisismique et structure métallique en 1895, par un disciple de Gaston Eiffel :
La bibliothèque Sshoelcher :
La pace de la Savane :
La Préfecture :
Bref, je pense que l'on y retournera pour visiter les musées d'histoire et la bibliothèque Schoelcher ...
Nous allons bientôt partir en Martinique, donc petite présentation de ce Département français d'Outre Mer ( DOM )... devenu le 1er janvier 2016 la "Collectivitéterritoriale de Martinique" (CTM), collectivité unique qui remplace département et région,constituée d'une seule Assemblée (51 conseillers territoriaux) et d'un Conseil exécutif chargé de mettre en oeuvre les politiques publiques necessaires à son développement.
La liste des îles des Antilles Françaises.
L’île de Guadeloupe.
La Désirade.
Marie-Galante.
L’Archipel des Saintes.
La Martinique.
Saint-Barthélemy.
Saint-Martin.
La Martinique est donc une île de l'archipel des "Petites Antilles" (ou îles du vent), entre l'île de la Dominique au Nord et l'île de Sainte Lucie au sud, bordée par l'océan Atlantique à l Est et la mer des Caraïbes à l'Ouest :
L'île de la Martinique fait environ 60 km de long , et 20 km de large ( 80 sur 30 , îles comprises), pour une superficie de 1128 km2 (7 fois moins que la Corse).
En hiver, le décalage horaire est de 5h de moins en Martinique par rapport à la France.
La Martinique comptait en 2022, 350 400 habitants, en forte diminution depuis quelques années.
C'est une île d'origine volcanique, qui s'est développée dans les derniers 20 millions d'années, par suite d'éruptions volcaniques . Le dernier volcan toujours actif, est la "Montagne Pelée" qui occupe tout le nord de l'île et culmine à 1397 mètres. Dans le nord, on trouve forêts et végétations tropicales. Dans le sud, à la suite d'érosions dues à une forte pluviosité, les volcans font place à des "mornes" aux sommets arrondis ou plats, qui ne dépassent pas les 500 mètres d'altitude dans des zones sèches et désertiques. Entre nord et sud, se trouvent des zones de transition variées.
Concernant le climat, l'année se divise en deux saisons bien distinctes : la saison sèche de novembre à fin juillet, et la saison humide ou "hivernage" en août, septembre et octobre, pendant laquelle l'air est lourd (30°), voire étouffant lorsque les alizés ne rafraîchissent pas l'atmosphère, et les après-midi sont pluvieux.
Brève histoire de la Martinique :
Les premières traces de vie humaine en Martinique datent de 2000 avant J-C. Au 1er siècle avant J-C arrivent les "Arawaks" de la forêt amazonienne, puis vers le 10ème siècle , arrivée des "Caraïbes", des indigènes originaires du nord du Venezuela.
Christophe Colomb y débarque le 15 juin 1502 (jour de la Saint-Martin:), mais il n'y reste pas ... et les français ne prennent possession de l'île qu'en 1635, avec l'arrivée du premier colon, un flibustier aventurier, Pierre Belain d'Esnanbuc. Louis XIII créa alors "la Compagnie des îles d'Amérique" afin de coloniser les "îles des Petites Caraïbes".
C'est le début de l'esclavage et de périodes sanglantes en Martinique, à tel point que fin 17ème, les Caraïbes sont exterminés ou fuient vers d'autres îles. Face au manque de main d'oeuvre pour faire fructifier le commerce du sucre, la Martinique commence les premiers trafics négriers d'esclaves en provenance de l'Afrique.. Entre 1635 et 1789, environ 700 000 personnes furent déportées vers la Martinique, la Guadeloupe et Saint-Domingue, les trois colonies françaises.
En 1724 c'est la publication de la 2ème version du "Code Noir" martiniquais, qui légalise la pratique de l'esclavage! Les esclaves venus d'Afrique, qui travaillaient dans les plantations, vivaient dans des cases en bois sur le domaine de leur maître, considéré comme leur propriétaire, tandis que les femmes occupaient les postes de domestiques et de gardiennes d'enfants. Le Code Noir réprimait les naissances hors mariage entre une femme esclave et un homme libre. Les esclaves pouvaient se marier entre eux, se constituer un pécule pour racheter leur liberté, mais toute tentative d'évasion était lourdement sanctionnée lorsque l'esclave était retrouvé. Il pouvait être échangé ou vendu à un autre propriétaire. La situation et la vie des esclaves en Martinique a été d'une atrocité incroyable.
A plusieurs reprises la Martinique se retrouva sous possession anglaise puis française. Mais il a fallu attendre le 22 mai 1848, sous l'intervention pressante de François Arago, ministre des colonies, et de Victor Schoelcher, sous-secrétaire d'Etat aux colonies, pour que l'abolitiion del'esclavage est officiellement proclamée ... ce qui n'empêcha pas de nouveaux travailleurs forcés arrivants d'Inde, (les nouveaux "Coulis"), de Chine et encore d'Afrique . De 1853 à 1885, plus de 29 000 noirs sont amenés d'Afrique, avec contrat et garantie de retour gratuit. Certains épousent des Créoles ( descendants des anciens esclaves).
Pendant la période esclavagiste, les principales cultures furent : le café, le tabac, la canne à sucre, le sucre et les mélasses, la banane ...
La 3ème République marque cependant certaines avancées (suffrrage universel, enseignement public obligatoire laïc et gratuit).
La population de Martinique :
La Martinique est multi-ethnique.
Elle est composée ... en utilisant de nombreux termes souvent difficiles à définir avec précision :
- de "Noirs"
- les "Zoreilles" : Européens
- les "Blancs-France" : les métropolitains résidants en Martinique
- de " Békés" ( ou "blancs-Pays" : blancs héritiers des premiers colons européens) qui conservent leurs terres et leur pouvoir économique dans les grandes entreprises , la culture et le commerce de la banane , du sucre de canne et du rhum
- de "Créoles" : personnes d'ascendance européenne nées en Martinique
- de "Métis" : personne née de l'union d'un blanc et d'un noir . Ils sont à la croisée des communautés blanche et noire, mais moins privilégiés que les "Blancs"
- de "Mulâtres" , issus de l'union de 2 personnes d'origine ethnique différente
- de "coolis" ( ou "Koulis" : hindous ,qui sont quelques dizaine de milliers, et ont conservé leur patrimoine culturel : temples, mats tricolores, réceptacles pour les offrandes ...)
- ainsi que les descendants de Syriens et Libanais (bijoux, tissus, vêtements), Asiatiques, immigrés d'origines diverses, Haïtiens, Saint-Luciens etc...
Environ 9% des Martiniquais sont "blancs".
Religions :La plupart des martiniquais sont catholiques
Langues :Le français est la langue officielle, mais une grande majorité de la population s'exprime aussi en Créole, langue régionale composée de mots de diverses origines (français, anglais, espagnol, caraïbe, africain ...) . Le créole est enseigné à l'école et il existe même depuis 2000 un doctorat en langue et culture régionale créole.
La Martinique au 20ème siècle :
L'un des faits les plus marquants de l'histoire de la Martinique au 20ème siècle , a été l'éruption de la Montagne Pelée, le 8 mai 1902 qui va changer les cartes et faire de Fort-de-France la nouvelle capitale.
Aimé Césaire, un jeune martiniquais noir (né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe dans une famille modeste de 7 enfants.. et mort le 17 avril 2008 à Fort-de-France), a été toute sa vie très marqué par le souvenir de cette éruption... la ville de Saint-Pierre ayant été complètement détruite par les laves du volcan. Il se dit lui même "le fils du volcan". C'est un des personnages les plus célèbres de la Martinique, encore aujourd'hui.
Il fut écrivain et homme politique;
Après de brillantes études en France (ENS - Agrégation de lettres) où il fait la connaissance de Léopold Sédar Senghor, avec qui il restera ami pour toujours, il fonde, en 1934, avec d'autres étudiants antillais et africians le journal "L'étudiant noir". C'est dans cette revue qu'apparaîtra pour la première fois le terme de "négritude", en réaction à l'oppression culturelle du système colonial français. Il veut promouvoir l'Afrique et sa culture, dévalorisées par le racisme issu de l'idéologie colonialiste. Il revient en Martinique en 1939, où il enseigne et publie un de ses chefs d'oeuvre "Cahier d'un retour au pays natal". Aimé Césaire pense que la meilleure voie pour le développement et la modernisation économique de la Martinique, serait d'être mieux intégrée au sein de la France. Il défend donc la loi de départementalisation visant à faire de la Martinique un département français et non plus une colonie.
En 1945, il est élu Maire de Fort-de-France et le restera jusqu'en 2001 ! Il sera aussi élu député de la Martinique de 1946 à 1993.
En décembre 1982, l'Académie française a décerné à Aimé Césaire le Grand Prix de la Poésie et un hommage national lui a été rendu le 6 avril 2011 au Panthéon.
C'est en 1946 que la Martinique devient un département français à part entière. Si ce changement de statut l'a aidé à se développer économiquement grâce aux aides de la France et de l'Union Européenne, il n'en reste pas moins que le visage économique de la Martinique n'a guère changé. Les Békés détiennent toujours l'essentiel des pouvoirs économiques et des grands groupes commerciaux... La situation de la population noire est plus modeste que celle des héritiers des anciens colons ... On verra ça sur place ...
Des grèves et manifestations ont éclaté en 2019 ... un peu comme en France métropolitaine aujourd'hui ! 40 jours de paralysie complète des services publics et privés ... des accords ont été signés et la situation de la Martinique s'est apparemment apaisée sans que pour autant certains problèmes de fond soient réglés ...
Pour info, mes articles sont classés du plus récent au plus ancien . Le Maroc est le n°42 (début) à 42-4 (fin).
Vous pouvez donner les références de mon blog à vos amis 😀 !
Le 27 septembre , après avoir rendu notre voiture de location à l'aéroport Al Massira d'Agadir, nous reprenons l'avion pour Nantes, avec la compagnie Transavia, un vol direct Agadir-Nantes à 21h . Jean-Pierre et Fatiha nous accompagnent ... nous les quittons avec tristesse en espèrant nous revoir bientôt 😊
Encore un grand merci à eux deux de nous avoir accueillis avec tant de gentillesse !
De l'avion nous avons une belle vue sur la ville d'Agadir et ses plages :
Bye bye le Maroc, et arrivée à l'aéroport de Nantes à 23h30 où Charles vient nous chercher ... merci Charly 😍
Ma conclusion sur le Maroc :
Nous sommes ravis de notre voyage au Maroc, surtout bien sûr des retrouvailles avec Jean-Pierre , et d'avoir fait la connaissance de son amie Fatiha.
Le Maroc est vraiment un pays très intéressant en histoire, magnifique aussi tant en ce qui concerne ses paysages diversifiés entre montagnes, gorges rocheuses, palmeraies, plages et déserts ... le charme et la beauté des villes et villages, des médinas, des souks qui exhalent tous les parfuns de l'Orient ( coriandre, gingembre, cumin, paprika, curcuma, graines de nigelle, ail, poivre, clou de girofle, safran ...) . Le cumin est sans conteste l'épice oriental le plus utilisé . La cuisine marocaine est délicieuse ! L'alcool est pratiquement inexistant (sauf à l'intérieur de quelques restaurants), tout le monde boit du thé à la menthe.
Le Maroc est toujours un plaisir des yeux, des oreilles et de la bouche !
Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité. Les Marocains sont très gentils et accueillants. Leur réputation d'accueil n'est pas surfaite. On peut juste être parfois agacés, dans les rues, par leurs sollicitations d'achats et de services (guides, visites, voitures ...). Il suffit de faire un geste négatif de la main en souriant, et tout se passe bien.
Il est vrai qu'il y a un gros écart , très visible, entre les plus riches (plutôt dans le centre des villes) et les plus pauvres (plutôt des les campagnes).
La vie au Maroc est très bon marché, aussi bien pour les touristes que pour les marocains, on peut y prendre un bon repas pour 5-6 euros ! Rien n'est cher, même pas les taxis ( auxquels il faut juste bien vérifier ou leur demander de mettre leur compteur en marche! ).
Bon à savoir aussi : ne pas échanger des euros en dirhams avant de partir. On peut retirer des dirhams sur place, à l'aéroport, avec notre carte bancaire sans problème et sans payer de commission. De même, prendre sur place une carte SIM pour la mettre dans notre téléphone portable! Le coût des échanges téléphoniques sera bien moins cher . Quant à la circulation routière, il faut être prudent, surtout quand on traverse une rue à pied, car les passages piétons ne sont souvent pas respectés, et en voiture , le code de la route pas toujours non plus !
Le Maroc est un pays où il fait vraiment bon aller, grâce aussi à son climat très clément toute l'année ;
Bon voyage au Maroc pour tous ceux qui ont l'intention d'y aller ! 😍