Martine autour du monde ...

1 les environs d'OTAVALO 

Me voici arrivée dans la petite ville d'IBARRA (tout en haut sur la carte), où se trouve plusieurs communautés d'indiens Kichwas, dont la communauté INTIWASI (600 personnes, 75 familles) où je vais passer 3 nuits dans une famille qui accueille des voyageurs : la famille Pupiales, la maman Martina, (eh oui comme moi !) le papa Alfonso, la jeune fille Margaritta, et le petit garçon de 11 ans Camillo ...tous absoluement adorables!

Avec Camillo, nous sommes devenus de vrais copains, nous avons beaucoup ri !

 

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur le système "communautés" en Equateur , voici les références d'un article particulièrement intéressant :  

 http://www.iheal.univ-paris3.fr/IMG/pdf/DEA_v1_N_Mazars.pdf

 

au-revoir-a-la-famille.JPG

 

 Le papa est ébéniste, ll fabrique des meubles de très grande qualité et de style ... Louis XV !!

Le voici dans son atelier :

 

1--66--Mr-Pupiales-ds-son-telier-de-menuiserie.JPG          1--67--fabrication-de-meubles.JPG

 

 Ses parents (très agés, et qui vivent à côté)  étaient esclaves et lui-même l'a été jusqu'à l'âge de 7 ans (enfin pas tout à fait puisque l'esclavage a été aboli en 1861...mais c'est tout comme...) . Ils ont mis 18 ans à construire la maison qu'ils habitent aujourd'hui. Alfonso a fait tous les meubles, les portes  et fenêtres de la maison. Une très jolie maison entourée d'un jardin qu'ils cultivent  pour produire pratiquement toute leur alimentation.

 

1--64-Maison-de-la-famille-Pupiales--Communaute-San-Clemen.JPG       1--71-le-salon.JPG

 

Leur jardin, comme tous ceux que j'ai pu voir, sont étonnants , dans la mesure où ils donnent l'impression d'un grand désordre : tout  est mélangé, tout pousse n'importe où, n'importe comment ... on a plus l'impression de se promener dans un champ abandonné que dans un jardin cultivé!   Mais il n'en est rien : ils savent exactement ce qui se trouve où, pourquoi et comment ... à quelle date la pousse a été plantée et quand il faudra venir récolter.

 

Ils sont également très connaisseurs des plantes médicinales qui sont aussi une spécialité de l'Equateur. Ainsi ils m'ont expliqué que le jus blanc de la plante ci-dessous (qui coule lorsqu'on casse la tige) soigne les verrues. 

 

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La vie des Kichwas  est encore assez "rustique" : pas de machine à laver le linge ni la vaisselle, pas de chauffage , juste 2 cheminées,  pas d'eau chaude ...et dans la maison,  à plus de 2000 m d'altitude, je dois dire qu'il faisait très froid !

 

Ici le poulet grille dans le four extérieur, et dans le jardin les lamas s'amusent.

 

1--68--le-four-exterieur.JPGlama.JPG

 

DSCN2523.JPG   DSCN2556.JPG

 

Le lama est une des 4 espèces de camélidés d'Equateur. On l'appelle le "chameau d'Amérique centrale" , un chameau sans bosse. Il y a plusieurs espèces de lamas (nom générique de ces camélidés)  en Amérique centrale : les "guanacos" et les "vigognes" qui sont sauvages, les "alpagas" et les "lamas glama" qui sont domestiqués depuis des milliers d'années... Ils sont de différentes couleurs et tailles. La longueur de leurs poils est variable.   Les lamas sont sont  les premiers animaux de l'Equateur. Ils étaient déjà là sans doute lors des civilisations précolombiennes. En tout cas, ils y étaient lorsque les espagnols sont arrivés, les ont pourchassés pour les remplacer par des chevaux, des vaches et des moutons. La destruction de l'emire Inca par les colons espagnols  contribua à leur déclin. Ils sont aujourd'hui réintroduits en grand nombre, notamment par les communatés indigènes, même s'ils se trouvent de nouveau menacés par le besoin de terres cultivables qui commence à faire sérieusement défaut en Equateur.  Donc ils sont en quelque sorte "sacrés" et parfois, dans certaines communautés, ils sont encore tués lors de cérémonies rituelles. Ils sont surtout utiles aujourd'hui pour leur laine et pour leur viande très riche en protéines et pauvre en graisse. La viande de lama se mange grillée ou en daube. 

 

J'ai participé  à la vie familiale (à la cuisine, on mange avec les doigts !) et j'ai visité l'école de la communauté, ainsi qu'un atelier de couture, où j'ai pu essayer l'habit traditionnel des femmes de la communauté : la "camissa" le chemisier blanc brodé,  l"'anaco", la jupe plissée, parfois le châle le "latchalina"  et le large collier traditionnel doré : le walka .

Elles ont toutes une tresse qu'elles entourent d'un lacet coloré.

Les hommes eux, portent pantalons et chemises blancs,  chapeaux et ponchos noirs.

 

  DSCN2550.JPG  essai-de-robe-traditionnelle.JPG

 

Je les quitte avec regret : merci à la famille Pupiales

Muchas gracias a toda la familia Pupiales, Yo paso un  momento muy bonito  con ustedes ! 

Published by Martine Bachelier - - Equateur

commentaires

myriam 15/01/2012 15:38

Chère Martine, Hello! j'avais une semaine de retard sur ton voyage car je me suis absentée, sans t'oublier bien sur. La famille Pupiale serait-elle jusqu'ici la plus accueillante et la plus joyeuse
qui a croisé ta route- hors Cuba? Tu portes bien l'habit reposant des Quechuas, après ton périple digne d'Indiana Jones en forêt amazonienne. Pierre sera très vite ton dynamique compagnon à la
recherche du Graal. Nous t'embrassons bien. Myr et Pat

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